Personnes divorcées et remariées : Benoît XVI ouvrirait-il l'accès à la communion dans certains cas ? (05/12/2011)
Sandro Magister, sur Chiesa.espresso.repubblica.it, soulève cette question en se référant à un essai du cardinal Ratzinger rédigé en 1998 et qui vient d'être publié dans l'Osservatore Romano du 30 novembre:
"Au cours du récent voyage de Benoît XVI en Allemagne, beaucoup de gens ont attendu du pape des "ouvertures" vis-à-vis des catholiques divorcés et remariés : avec l'atténuation, sinon la suppression, de l’interdiction qui leur est faite de recevoir la communion.
Une telle attente a été exprimée par le président de la république fédérale d’Allemagne lui-même, Christian Wulff – il est catholique et remarié – dans le discours de bienvenue officiel qu’il a adressé au pape lorsque celui-ci est arrivé à Berlin.
Toutefois le pape Joseph Ratzinger n’a rien dit à ce sujet pendant les quatre jours de son voyage en Allemagne, ni même après.
Mais, on le sait, cette question lui tient grandement à cœur. Il en a parlé à plusieurs reprises dans le passé et il a dit : "le problème est très difficile et doit être encore approfondi".
Le 30 novembre dernier, Benoît XVI est revenu sur la question d’une manière indirecte : en faisant publier à nouveau, dans "L'Osservatore Romano", un essai "peu connu" qu’il avait rédigé en 1998 et qui a été enrichi d’une note dans laquelle sont repris les propos qu’il avait tenus sur ce sujet, le 25 juillet 2005, au clergé du diocèse d’Aoste.
Cette note est importante. Parce qu’elle concerne justement un point sur lequel Benoît XVI considère qu’il est possible de créer une ouverture dans l’interdiction générale de communier..."Lire la suite ici : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350098?fr=y
L'integralité de l'essai est ici : http://www.osservatoreromano.va/
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Commentaires
Voilà une argumentation bien peu convaincante, avec un côté même déplaisant dans la mesure où elle peut aussi être utilisée pour ouvrir la porte à un divorce canonique qui refuse de dire son nom.
Dans le premier cas, l’ Eglise ne doit-elle pas surtout refuser le mariage religieux si, au terme d’une réelle enquête a priori elle a des doutes fondés sur le sérieux de la foi (avec toutes ses exigences matrimoniales) des candidats à un mariage catholique ? L’annulation doit redevenir ce qu’elle doit être: une exception réservée aux vices de consentement avérés dont l’existence n’a manifestement pu être connue a priori.
Le second cas est un bel exemple de casuistique: si les tribunaux ecclésiastiques sont trop lents, il faut surtout les réformer de préférence à la loi divine…
Écrit par : JPS | 06/12/2011