L'avortement sélectif se pratique en Grande-Bretagne (09/09/2013)
Lu sur la synthèse quotidienne de gènéthique.org :
De l'avortement sélectif en Grande-Bretagne
Le Ministre britannique de la Santé a demandé au parquet des "clarifications urgentes" sur sa décision de ne pas poursuivre deux médecins ayant accepté de pratiquer un avortement en raison du sexe féminin du foetus.
C'est le Daily Telegraph qui a révélé cette affaire à la suite d'une longue enquête prouvant que des avortements sélectifs sont pratiqués dans les communautés immigrées en Grande-Bretagne. Après avoir équipé quatre femmes enceintes d'origines éthniques différentes de caméras cachées, et les avoir envoyées auprès de neuf cliniques britanniques demander un avortement au motif que le sexe de leur foetus ne leur convenait pas, deux médecins ont accepté de pratiquer un avortement masquant "l'infanticide féminin" par "raisons sociales" ou encore "trop jeune pour être mère".
Malgré les preuves apportées par le quotidien anglais, le parquet a décidé de ne pas poursuivre ces médecins, d'une part "pour ne pas dissuader des médecins de pratiquer des avortements légitimes", d'autre part parce qu'aucun avortement sélectif n'a finalement eu lieu, enfin, parce que, de son point de vue, l'ordre des médecins serait plus à même de gérer "ces cas spécifiques". Une telle décision inquiète Jeremy Hunt, ministre de la santé, qui rappelle que les avortements fondés sur le choix du sexe sont "hors la loi" et "totalement inacceptables".
L'avortement au Royaume-Uni est autorisé jusqu'à 24 semaines (contre 12 en France), période suffisament longue pour connaître le sexe de l'enfant à naître. Or une enquête de l'Université d'Oxford de juin 2007 avait déjà révélé un ratio garçon-fille nettement déséquilibré chez les mères d'origine indienne qui donnent naissance à leurs enfants en Grande Bretagne, qui s'expliquerait, comme en Chine ou en Inde, par l'augmentation de l'identification prénatale du sexe et des avortements des foetus de sexe féminin qui en découlent.
Pour rappel, près de 190 000 avortements sont pratiqués chaque année en Angleterre et au Pays de Galles.
(Lenouvelobs.com 07/09/2013- La Croix 09/09/2013)
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Commentaires
L'avortement sélectif basé sur le sexe du bébé n'est pas plus ou moins intolérable que tous les avortements pratiqués au seul prétexte que ce bébé n'est « pas désiré ». Que le bébé ne soit « pas désiré » en fonction de son sexe ou en fonction de n'importe quel autre motif, cela reste un assassinat de bébé, une suppression préméditée et volontaire d'une vie humaine. À la limite, il est même choquant que des bébés soient sauvés uniquement parce que l'on aurait réussi à prouver (comment ?) que le motif invoqué soit le sexe de l'enfant, tandis que des milliers d'autres, quel que soit le sexe, seraient supprimés sans autre forme de procès.
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Pourquoi nos sociétés s'autodétruisent-elles ainsi, par le refus massif de conception et en outre par l'assassinat massif de bébés conçus « non désirés » ? Une société qui ne met même plus assez d'enfants au monde que pour simplement se renouveler est une société qui se suicide littéralement, qui ne croit plus à la beauté et à la richesse de transmettre la vie, qui ne croit plus en son propre avenir. D'ailleurs, si l'on tenait compte, comme il se devrait, du nombre d'avortements pratiqués dans nos sociétés, ce que l'on appelle l'espérance de vie dans nos sociétés serait sans doute diminuée de moitié.
Écrit par : Pauvre Job | 10/09/2013