Mgr Gänswein salue un "retour à la normale" avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican (23/01/2026)

D'InfoVaticana :

Gänswein célèbre un "retour à la normale" avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican.

Gänswein célèbre ce retour à la normale avec Léon XIV et évoque un changement de climat au Vatican.

L'archevêque Georg Gänswein, nonce apostolique en Lituanie, en Lettonie et en Estonie, affirme qu'avec le pontificat de Léon XIV, « la normalité revient lentement » et qu'il y a « un changement d'atmosphère pour le mieux », selon des déclarations faites dans une interview avec EWTN.

Une phrase chargée d'intention

Pour Gänswein, le mot « normalité » n'est pas un adjectif anodin. Son parcours ces dernières années – d'abord comme préfet de la Maison pontificale, puis surtout comme secrétaire de Benoît XVI – confère à ses analyses une dimension qui dépasse le simple cadre d'une opinion personnelle. Lorsqu'il affirme que le changement de pontificat a eu un « nouvel impact positif » sur les difficultés existantes, il suggère que le problème ne relevait pas uniquement de la gestion, mais aussi du climat ecclésial : le mode de gouvernement, les relations internes et la manière de présenter les valeurs catholiques essentielles.

De la marginalisation à la diplomatie : le contexte du témoignage

L'intervention de Gänswein est significative car ses relations avec le pontificat précédent étaient, pour le moins, tendues. Il fut démis de ses fonctions au sein de la Maison pontificale et, après la mort de Benoît XVI, envoyé en Allemagne sans mission précise. Finalement, le Saint-Siège le nomma nonce apostolique dans les pays baltes. De ce point de vue, son analyse du nouveau pape revêt le poids – et la portée – de celui de quelqu'un qui a été témoin direct des tensions récentes et qui observe désormais un changement de style.

« Accents » retrouvés : ce qui avait été laissé « sous la table »

Gänswein soutient que Léon XIV a mis l'accent sur « certains points » qui ne sont pas nouveaux, mais qui, ces dernières années, « avaient été complètement négligés ». Cette affirmation reflète une perception largement répandue au sein de l'Église : plutôt qu'un débat sur le contenu, il y a eu une période où certaines priorités traditionnelles — la clarté doctrinale, la centralité de la liturgie et un langage théologique moins politique — ont été mises de côté au profit d'une approche plus pragmatique et fluctuante.

Un pape à l'approche claire et au ton catéchétique

Au-delà de l’impression générale, Gänswein souligne une caractéristique fondamentale : une « ligne claire » dans la prédication. Il affirme que dans les catéchèses et les homélies de Léon XIV, on perçoit un homme qui vit et proclame dans « l’esprit augustinien ». Le nonce met également en lumière le recours fréquent à saint Augustin, présenté non comme un ornement savant, mais comme la clé d’un style pastoral centré sur l’Évangile, la conversion et la transmission intégrale de la foi.

Un commentaire que Rome ne pourra ignorer.

Qu’un nonce – et Gänswein, qui plus est – parle de « retour à la normale » et d’une atmosphère plus sereine n’est pas qu’un simple titre réjouissant. C’est un message qui sera perçu comme un baromètre interne, une confirmation que Léon XIV réorganise les formes, le langage et les priorités sans avoir besoin d’inventer quoi que ce soit de nouveau, précisément en renouant avec ce que l’Église a toujours défendu. En cette période de tensions, cette « normalité » pourrait bien être, pour de nombreux catholiques – comme Gänswein –, la meilleure nouvelle.

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