L’exposition sur les enfants à naître qui fait peur à la gauche (19/09/2026)
D'Ermes Dovico sur la NBQ :

L’exposition sur les enfants à naître qui fait peur à la gauche
Au Parlement européen, quatorze panneaux présentent le développement de l’enfant dans le sein maternel. La gauche s’insurge, allant jusqu’à demander leur retrait — une demande qui n’a pas été acceptée. Un épisode qui confirme les contradictions de l’idéologie, laquelle redoute la réalité.
18 septembre 2026
« L’aventure de la vie commence au moment de la conception, lorsque le spermatozoïde du père féconde l’ovule de la mère, donnant naissance au zygote, premier stade d’un être humain nouveau, unique et irremplaçable. » Ce sont des paroles que l’on pourrait lire dans n’importe quel manuel de biologie. Elles figurent dans une exposition de quatorze panneaux intitulée Just EUman – Comment naît un citoyen européen, qui décrit les différentes étapes du développement de la vie humaine prénatale, de la conception au neuvième mois.
L’exposition, promue par le député européen Paolo Inselvini (Fratelli d’Italia – groupe des Conservateurs et Réformistes européens) et conçue par Pro Vita & Famiglia, a été présentée du 14 au 17 septembre à Strasbourg, dans les locaux du Parlement européen. Quatre jours seulement : telle était la durée de l’autorisation. Pourtant, certains — c’est-à-dire la gauche et ses alliés — ont tenté de la faire retirer avant son terme.
« Un rejet des valeurs européennes », « une blessure infligée à la démocratie », « une offense faite à toutes les femmes », sans oublier l’inévitable « retour au Moyen Âge », etc. Dans les commentaires publiés ces derniers jours contre l’exposition, on retrouve tout l’arsenal des slogans forgés au cours des dernières décennies par la propagande favorable à l’avortement pour faire passer pour un « libre choix » ce qui, selon l’auteur, n’en est pas un : la mise à mort d’un être humain innocent.
Ces réactions émanent de personnalités connues de la politique italienne, telles qu’Alessandra Moretti (Parti démocrate), Ilaria Salis (Alliance des Verts et de la Gauche), Carolina Morace et Valentina Palmisano (Mouvement 5 étoiles), mais aussi de députés européens étrangers, comme la Française Manon Aubry.
C’est précisément Aubry, coprésidente du groupe de la Gauche, qui a formulé ce qui apparaît comme le commentaire le plus paradoxal, puisqu’il se retourne en quelque sorte contre son auteur : « L’avortement est un meurtre. Voilà, en substance, le message que le Parlement européen diffuse dans ses couloirs à travers une exposition hostile à la liberté de choix, qui affirme que l’embryon est une vie humaine dès la conception. »
Et qu’est-il donc, sinon une vie humaine ? Un commentaire qui, aux yeux de l’auteur, confine au grotesque et qui illustrerait la manière dont l’idéologie peut s’accompagner d’une méconnaissance de la réalité biologique la plus élémentaire : la vie constitue un continuum, dont le commencement est clairement la conception.
Cela ne lui a pas suffi. Manon Aubry avait également écrit à la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, pour lui demander le retrait de l’exposition — laquelle, comme on l’a indiqué, s’est finalement tenue normalement jusqu’à la date prévue, c’est-à-dire jusqu’à hier.
À sa lettre s’étaient associés l’autre coprésident du groupe de la Gauche, Martin Schirdewan, ainsi que les présidentes des groupes des Socialistes et Démocrates, Iratxe García Pérez, et des Verts, Terry Reintke. Ilaria Salis avait elle aussi demandé une intervention immédiate de Roberta Metsola, tandis que Carolina Morace était même allée jusqu’à réclamer l’ouverture d’« une enquête interne afin de vérifier que toutes les procédures avaient été respectées ».
La contradiction est manifeste : nous avons ici des responsables politiques qui, d’un côté, parlent de démocratie et de liberté de choix et qui, de l’autre, voudraient censurer une exposition présentant des informations scientifiquement établies. L’objectif de l’exposition était d’informer afin que « ceux qui sont appelés à légiférer puissent d’abord regarder et constater par eux-mêmes ce que démontre la science ». Depuis quand cela serait-il interdit ?
Le fond du problème, selon l’auteur, est que les militants favorables à l’avortement ne supporteraient pas une exposition comme celle de Strasbourg parce qu’elle constitue une représentation concrète de la réalité : chacun de nous est passé par chacune des étapes décrites sur ces quatorze panneaux et il ne saurait exister de « droit » ni de « valeur européenne » si l’on ne reconnaît pas au préalable le droit à la vie, à commencer par celui des enfants à naître.
À celles et ceux qui, comme Moretti, reprochent à l’exposition de « piétiner le droit des femmes à disposer de leur propre corps », l’auteur répond que, lors d’un avortement volontaire, le corps auquel il est mis fin est celui d’une autre personne, laquelle existe en tant que telle dès la conception et serait donc porteuse de tous les droits qui en découlent (cf. Donum Vitae et Dignitas Personae).
Cette vérité, poursuit-il, échapperait manifestement à certains représentants d’une institution, le Parlement européen, qui depuis quelque temps se « distingue » par des initiatives jugées radicales — notamment le vote par lequel a été adoptée une résolution demandant l’inscription du « droit à l’avortement » dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Et ce, alors même que cette matière ne relève pas des compétences de l’Union européenne elle-même : pour qu’une telle modification puisse éventuellement devenir effective, il faudrait notamment l’accord unanime de tous les États membres.
Lors des obsèques civiles d’Emma Bonino, le secrétaire de +Europa, Riccardo Magi, avait fait l’éloge de la défunte, affirmant qu’elle « n’avait jamais eu peur de critiquer les institutions, jusqu’à désobéir aux lois qu’elle estimait injustes ».
Parmi les lois que Bonino combattait au nom de ce qu’elle considérait comme des « injustices » figuraient celles qui interdisaient l’avortement. Selon l’auteur, son combat aurait ainsi contribué à normaliser ce qui, auparavant, était unanimement reconnu comme un mal.
Et ce qui s’est produit avec l’exposition de Strasbourg confirmerait, toujours selon lui, que la normalisation de l’avortement est allée jusqu’à nier à l’autre partie la liberté d’expression la plus élémentaire et la mieux fondée : montrer que celui qui est tué est un être humain, le plus vulnérable de tous ; et montrer qu’une loi de cette nature — opposée à la loi morale naturelle — est précisément une loi injuste.
Mais, conclut l’auteur, c’est une désobéissance que le pouvoir n’admet pas.
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