L'université belge qui a inclus une lecture du Coran dans sa messe d'ouverture de l'année universitaire a réagi aux commentaires du cardinal Arthur Roche sur la situation.
Dans un entretien accordé à AdVaticanum, le préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a qualifié la décision d'inclure la lecture du Coran de « totalement erronée » et a déclaré qu'elle reflétait une « incompréhension de ce qu'est la célébration de l'Eucharistie ». Il a expliqué en outre que « négliger ce qui nous a été donné lors de la réforme de la liturgie est une chose très grave, car cela revient à faire de la liturgie ce que nous voulons qu'elle soit, plutôt que ce qu'elle est dans le culte de Dieu ». Son Éminence a conclu ses propos en affirmant que cette « adaptation sociale n'est qu'une mode dénuée de substance théologique, ce qui est révélateur ».
Dans une déclaration transmise à AdVaticanum, l'université a indiqué prendre « prise note des propos du cardinal Roche ». Elle a par ailleurs expliqué qu'elle « attache une grande importance à son héritage catholique » et « au dialogue respectueux, tant avec l'Église qu'avec les personnes d'autres confessions et convictions ».
Interrogée sur la possibilité que l'événement se déroule à nouveau sous la même forme l'année prochaine, l'université n'a pas exclu cette éventualité. Le communiqué précise que « la préparation de la messe est coordonnée par la paroisse universitaire, en concertation avec le rectorat et les évêques flamands. Ils examineront les modalités d'organisation des futures messes. »
La vidéo initiale de la messe montre un jeune homme chantant en arabe au lutrin. Le passage est tiré de la sourate Ash-Shu'ara (Les Poètes, chapitre 26), versets 69-70 : « Et raconte-leur l’histoire d’Abraham, lorsqu’il demanda à son père et à son peuple : “Qu’adorez-vous ?” »
La vidéo a été visionnée des milliers de fois et a suscité de vives critiques. En réaction, un groupe d'étudiants de l'université, KVHV-Leuven, a déclaré à AdVaticanum : « Nous souhaitons que notre université et nos évêques rendent l'église aux chrétiens et laissent les mosquées aux musulmans. Alors, et alors seulement, un véritable dialogue et un échange culturel entre les religions seront possibles. »
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