Trump est désastreux, mais le triomphe des démocrates est pire encore (05/11/2026)
De Riccardo Cascioli sur la NBQ :
Trump est désastreux, mais le triomphe des démocrates est pire encore.
Les scénarios qui se dessinent suite à la défaite des Républicains aux élections américaines sont inquiétants : outre l’affaiblissement de l’Amérique sur la scène internationale, on observe le triomphe du parti anti-vie et anti-famille et une forte montée en puissance de l’islam politique qui se fera également sentir en Europe.
– Le droit à la vie vaincu lors des référendums, par Luca Volontè
Malgré les dénégations des parties concernées, il ne fait aucun doute que la défaite des Républicains aux élections de mi-mandat américaines a constitué une sanction pour le président Donald Trump. Cette défaite était prévisible après deux années de présidence durant lesquelles Trump a non seulement trahi les promesses faites aux Américains pendant la campagne électorale, mais a également contredit les politiques qu'il avait défendues lors de son premier mandat à la Maison-Blanche (2016-2020) et sous l'administration Biden qui lui a succédé.
De plus, son exubérance naturelle, qui lui avait valu par le passé une large sympathie car dirigée contre le pouvoir en place et l' État profond , s'est muée en incontinence verbale et en un délire d'omnipotence qui a stupéfié même ses partisans. Les décisions de renommer des lacs et des mers et d'apposer sa marque sur tous les lieux importants possibles, conjuguées à ses intentions de conquérir des pays amis (comme le Canada et le Groenland), aux sanctions imposées à ses alliés et aux revirements dans diverses crises internationales (notamment ses relations avec les présidents ukrainien et russe), ont donné l'impression qu'il était confronté à des problèmes de santé mentale plutôt qu'à des stratégies politiques élaborées et menées avec constance.
De plus, c'était une situation dont les États-Unis n'avaient certainement pas besoin après une administration Biden marquée par la démence sénile manifeste du président, ce qui avait soulevé des questions troublantes quant à la véritable autorité à la tête du gouvernement de la première puissance mondiale.
Ce qui a probablement le plus éloigné les Américains des candidats républicains, ce sont les indicateurs économiques négatifs, principalement dus à la guerre désastreuse contre l'Iran, un dossier toujours en suspens, qui a également de graves conséquences pour le reste du monde.
Alors que les ennemis de Trump, notamment en Europe, jubilent, la situation qui se dessine au Congrès devrait également les inquiéter fortement. Les États-Unis s'apprêtent à traverser deux années d'impasse politique, le Congrès contrôlant le président et Trump ayant déjà annoncé son intention d'user fréquemment de son droit de veto sur les décisions parlementaires. Surtout, cela signifie un leadership américain considérablement affaibli, à l'heure où de graves crises internationales persistent. De plus, la faible crédibilité dont souffre Trump et le manque de confiance que lui témoigne le vote populaire sont aggravés par des crises similaires dans les principaux pays européens : les dirigeants actuels de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni sont tous en fin de mandat, ce qui, à lui seul, dresse un tableau sombre de la situation en Occident, dans un contexte de turbulences internationales qui mènent à un rééquilibrage des pouvoirs mondiaux.
Mais le problème le plus grave est que le désastre électoral des Républicains ouvre la voie à une tragédie qui promet d'être bien pire que la présidence de Trump : le triomphe d'un Parti démocrate animé par des positions radicales, dominé par des tenants du wokisme et de l'islamo-socialisme (ou du communisme).
Dans le premier cas, il n'est certes pas nouveau d'avoir une direction démocrate très libérale, défendant l'avortement jusqu'au neuvième mois et promouvant l'idéologie LGBTQ+, avec Hillary Clinton et Barack Obama en tête. Ces élections ont toutefois marqué un tournant, avec l'élection du premier sénateur ouvertement gay, Chris Pappas du New Hampshire, célébrant son élection sur scène aux côtés de son « mari ». On peut aisément imaginer ce que cela signifiera – une atteinte au droit à la vie et à la famille traditionnelle – dans les États démocrates.
Mais le second aspect est encore plus perturbant : le premier sénateur musulman élu dans le Michigan, Abdul El-Sayed, n’est que le fer de lance d’une alliance entre islamistes et gauche qui porte désormais à sept le nombre de membres musulmans du Congrès élus sous l’étiquette démocrate. Le lien entre l’islam politique et la gauche, en particulier la gauche radicale, est désormais une réalité et ses répercussions dépassent le cadre des États-Unis.
Nous avons déjà écrit à plusieurs reprises sur ce phénomène émergent, qui s'est manifesté lors des manifestations pro-PAL à travers l'Europe et plus récemment lors des émeutes qui, sous prétexte du coût élevé de la vie, ont secoué de nombreuses villes européennes : notamment en France, où les groupes islamistes ont trouvé un soutien important au sein du parti d'extrême gauche La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi en Italie où, outre la complicité du Parti démocrate (PD), ils peuvent compter sur le soutien de l'Alliance écologiste (AVS), qui envisage également de présenter Youssef Siher, le jeune homme accusé d'être l'un des instigateurs du mouvement du 17 octobre, aux prochaines élections. (...)
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