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  • À Montevideo, Léon XIV lance un appel mondial pour réveiller les vocations et redonner à la foi sa place dans la société

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    À Montevideo, Léon XIV lance un appel mondial pour réveiller les vocations et redonner à la foi sa place dans la société

    En Uruguay, où la pratique religieuse demeure particulièrement faible en Amérique latine, le pape a lancé un appel inédit aux évêques du monde entier : organiser des journées de prière et de jeûne pour obtenir de nouvelles vocations sacerdotales et religieuses. Mais son message dépasse largement la seule question du manque de prêtres. À travers deux interventions majeures à Montevideo, Léon XIV a rappelé que l'avenir de l'Église dépend de la fidélité au Christ et que la foi chrétienne doit pouvoir contribuer librement à la vie publique.

    Il y aura peut-être désormais un avant et un après Montevideo dans la réflexion de l'Église catholique sur les vocations. Vendredi 6 novembre, au cœur de sa visite en Uruguay, première étape d'un voyage apostolique de onze jours en Amérique latine, Léon XIV a lancé une initiative destinée à dépasser les frontières de ce petit pays sud-américain. Depuis la cathédrale de Montevideo, le pape a invité tous les évêques du monde à organiser, dans leurs diocèses, des journées de prière et de jeûne afin de favoriser l'émergence de nouvelles vocations sacerdotales et consacrées.

    « Que les paroisses, les familles et les communautés religieuses s'unissent dans cette supplication », a-t-il demandé.

    L'appel est significatif. Alors que de nombreuses Églises locales sont confrontées à la diminution du nombre de prêtres et à la difficulté de susciter de nouveaux engagements religieux, Léon XIV ne propose ni une réforme administrative ni une adaptation de circonstance. Il invite d'abord les catholiques à retrouver le sens profond de la prière et à redécouvrir que les vocations sont, avant tout, un don de Dieu.

    L'Uruguay, laboratoire d'une espérance inattendue

    Le choix de Montevideo n'est pas anodin. L'Uruguay est l'un des pays les plus sécularisés d'Amérique latine. Sur une population d'environ 3,5 millions d'habitants, une proportion relativement faible se déclare catholique pratiquante. En 2024, aucun candidat ne s'était présenté au séminaire en vue du sacerdoce. Une situation particulièrement préoccupante, révélatrice des difficultés rencontrées par l'Église dans un environnement largement éloigné de la pratique religieuse.

    Mais c'est précisément de cette situation de découragement qu'est née une initiative remarquable.

    Face à l'absence de vocations, de simples fidèles ont décidé de ne pas se résigner. Ils ont entrepris de prier avec insistance, de jeûner et de supplier Dieu d'appeler de jeunes hommes à consacrer leur existence au service de l'Église. Une démarche humble, sans moyens particuliers, mais animée par une conviction fondamentale : les vocations ne se fabriquent pas, elles se demandent.

    Et les premiers signes d'espérance sont apparus. Plusieurs jeunes ont depuis commencé leur cheminement au séminaire ou dans la vie consacrée.

    Léon XIV a tenu à souligner cette persévérance. Sans présenter les événements comme un miracle spectaculaire, il a invité les catholiques à reconnaître dans cette évolution un encouragement à ne jamais abandonner la prière.

    Le message est clair : face à la crise des vocations, l'Église ne peut se contenter de constater les statistiques, de multiplier les diagnostics ou de rechercher des solutions purement humaines. Elle doit retrouver la confiance dans la puissance de la prière.

    La vocation sacerdotale : revenir sans cesse au Christ

    Aux prêtres et aux personnes consacrées, le pape a adressé un autre appel, tout aussi exigeant : celui de la fidélité.

    « Préservez le silence de la prière, l'écoute de la Parole, la rencontre avec le Christ dans l'Eucharistie », leur a-t-il recommandé.

    Pour Léon XIV, la persévérance dans la vocation ne repose pas simplement sur la volonté personnelle ou sur le sens du devoir. Elle suppose une relation vivante et constante avec le Christ. C'est dans cette intimité que se renouvelle l'amour qui a conduit un homme à donner sa vie à Dieu.

    Le pape a ainsi rappelé une vérité essentielle : on ne peut annoncer durablement le Christ si l'on ne cherche pas d'abord à lui ressembler.

    Il a même identifié dans cette exigence l'un des secrets de l'évangélisation. Dans une société où beaucoup de contemporains connaissent à peine Jésus-Christ, le témoignage personnel des prêtres et des religieux revêt une importance particulière.

    Leur manière de regarder les autres, d'écouter, d'accueillir et de se rendre proches de ceux qui souffrent doit susciter une interrogation : d'où vient cet amour ?

    Autrement dit, avant même les discours, c'est la vie du chrétien qui doit rendre visible la présence du Christ.

    Cette insistance sur la fidélité et la persévérance mérite d'être relevée. À l'heure où la question des vocations est parfois abordée principalement sous l'angle des structures ecclésiales ou des adaptations disciplinaires, Léon XIV replace au centre de la réflexion la nature même du sacerdoce : une vie entièrement consacrée au Christ et à son Église.

    Il n'y aura pas de renouveau durable sans approfondissement spirituel.

    Une société ne peut se construire sans fondement moral

    Quelques heures auparavant, sur la place de Montevideo, devant le président uruguayen Yamandú Orsi, le pape avait développé une autre dimension de son enseignement. Son discours, adressé aux responsables politiques et aux représentants de la société civile, dessinait les contours d'une organisation sociale fondée sur le respect de la personne humaine, la responsabilité politique et la recherche du bien commun.

    Léon XIV a d'abord rappelé que l'autorité politique ne constitue pas une fin en soi. Elle trouve sa légitimité dans le service de la communauté et doit s'exercer dans le respect des libertés et de la responsabilité des citoyens.

    La politique ne saurait donc se réduire à la conquête ou à la conservation du pouvoir. Elle implique une responsabilité morale, notamment à l'égard des générations futures.

    Le pape a également salué les efforts de l'Uruguay en matière de transition énergétique, tout en rappelant que le développement économique doit être pensé dans une perspective durable.

    Mais c'est surtout sur les questions relatives à la dignité humaine que son intervention a pris une dimension particulièrement importante.

    De la conception à la mort naturelle : la dignité humaine ne se négocie pas

    Dans un pays où les législations sur l'avortement et l'euthanasie figurent parmi les plus libérales du continent, Léon XIV a rappelé avec fermeté que la protection de la vie humaine ne peut être sélective.

    Il a notamment insisté sur la dignité de l'enfant à naître : celui qui n'est pas encore né appartient déjà à la famille humaine et à l'avenir de son peuple. Sa dépendance à l'égard de sa mère ne diminue en rien sa dignité ni la protection à laquelle il a droit.

    Cette affirmation s'inscrit dans la continuité de l'enseignement constant de l'Église sur le caractère inviolable de la vie humaine, depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle.

    Le pape a également évoqué la situation des personnes âgées, qui doivent être accompagnées jusqu'au terme naturel de leur existence. La valeur d'une personne, a-t-il rappelé en substance, ne dépend ni de son autonomie, ni de sa productivité, ni de son utilité sociale.

    Une société véritablement humaine se reconnaît précisément à la manière dont elle traite les plus fragiles.

    Cette attention aux plus vulnérables l'a conduit à évoquer la solitude, l'angoisse et le désespoir, qui peuvent mener jusqu'au suicide. Personne ne devrait avoir le sentiment d'être devenu étranger parmi les siens, ni croire que son absence aurait moins d'importance que sa présence.

    La défense de la vie ne se limite donc pas à des principes juridiques ou à des déclarations de circonstance. Elle suppose une véritable culture de l'accueil, de la solidarité et de l'accompagnement.

    Le travail et l'économie doivent rester au service de l'homme

    Le discours pontifical a également abordé les transformations économiques et technologiques. À l'heure où l'intelligence artificielle bouleverse progressivement le monde professionnel, Léon XIV a mis en garde contre une conception de l'économie dans laquelle l'être humain deviendrait un simple instrument de production.

    Le travail doit être au service de l'homme et non l'homme au service du travail.

    Cette exigence implique que la personne ne soit jamais réduite à un rouage dont on pourrait se passer dès lors que les impératifs de rentabilité ou de productivité l'exigent.

    Le pape a également insisté sur l'accès aux soins de santé, qui ne devrait pas dépendre des seules ressources financières. Évoquant sa propre expérience récente de la maladie et les soins dont il avait bénéficié, il a exprimé sa reconnaissance tout en attirant l'attention sur ceux qui ne peuvent obtenir à temps un diagnostic ou les traitements nécessaires.

    L'économie, l'organisation des services publics et les choix politiques doivent donc être évalués à partir d'une question fondamentale : servent-ils réellement la personne humaine ?

    La laïcité ne doit pas devenir une mise à l'écart de la religion

    L'un des passages les plus significatifs du discours de Montevideo concerne la place de la religion dans une société démocratique et laïque.

    Léon XIV a repris une conviction déjà exprimée lors de ses interventions précédentes : la distinction entre l'État et les institutions religieuses ne signifie nullement que la foi doive être confinée à la sphère privée.

    La neutralité de l'État doit garantir la liberté de conscience et permettre aux croyants comme aux non-croyants de vivre ensemble dans le respect mutuel. Elle ne saurait devenir un instrument d'exclusion de la dimension religieuse de la vie collective.

    Le pape a ainsi rappelé que nul ne devrait être contraint d'agir contre sa conscience ni empêché d'agir conformément à celle-ci, dans les limites légitimes du droit, individuellement ou collectivement.

    Cette position mérite une attention particulière dans les sociétés occidentales où la laïcité est parfois interprétée comme une invitation faite aux religions à se taire dès qu'il est question de politique, d'éducation ou de morale publique.

    Pour Léon XIV, les communautés religieuses ont pleinement leur place dans la construction du bien commun. Leur contribution doit être respectée, à condition que soit également reconnue l'autonomie propre des institutions civiles.

    Il ne s'agit donc ni d'imposer une religion à la société ni de réclamer des privilèges pour l'Église. Il s'agit de défendre une liberté religieuse authentique, qui ne s'arrête pas aux portes des lieux de culte.

    Un christianisme qui ne renonce pas à témoigner

    Au terme de cette première journée à Montevideo, deux dimensions du message de Léon XIV apparaissent étroitement liées.

    D'un côté, le pape appelle l'Église à retrouver le chemin de la prière, à susciter des vocations et à former des prêtres profondément enracinés dans leur relation au Christ. De l'autre, il rappelle que les chrétiens ne doivent pas renoncer à apporter leur contribution à la société, notamment dans les grands débats concernant la vie, la famille, l'économie, la liberté et la dignité humaine.

    Ces deux exigences procèdent d'une même conviction : l'Église ne peut être fidèle à sa mission si elle se replie sur elle-même, mais elle ne peut davantage transformer la société si elle perd son identité spirituelle.

    Le renouveau missionnaire ne viendra donc pas simplement de nouvelles stratégies de communication ou d'une adaptation permanente aux attentes du monde contemporain. Il suppose des chrétiens capables de vivre pleinement leur foi, de témoigner du Christ sans complexe et de défendre la dignité de toute personne humaine.

    Samedi soir, au mythique stade du Centenaire de Montevideo, qui peut accueillir quelque 80 000 spectateurs, Léon XIV devait poursuivre cette rencontre avec la jeunesse uruguayenne. Une nouvelle occasion de rappeler que l'avenir de l'Église ne se construit pas sans les jeunes, mais surtout qu'il ne se construit pas sans Dieu.

    L'appel de Montevideo pourrait ainsi dépasser largement les frontières de l'Uruguay. Dans une Église confrontée à la raréfaction des vocations et dans des sociétés où la foi chrétienne est souvent reléguée à la périphérie de la vie publique, Léon XIV invite à retrouver l'essentiel : prier, croire, témoigner et transmettre.

    Car une Église qui ne prie plus pour les vocations risque de ne plus savoir comment transmettre sa foi. Et une société qui refuse toute référence à la transcendance risque, elle aussi, de perdre de vue les fondements spirituels et moraux de la dignité humaine.

  • Notre-Dame de Banneux apporte un message d'espoir aux pauvres

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    D'Alexandra Greeley sur le National Catholic Register :

    Notre-Dame de Banneux apporte un message d'espoir aux pauvres

    En 1933, la Vierge Marie est apparue huit fois à une jeune Belge de 11 ans, lui apportant un message d'espoir et de guérison qui continue d'attirer des pèlerins dans un humble village.

    Sanctuaire BANNEUX - Etoile Notre Dame

    L'une des apparitions catholiques les moins connues a eu lieu dans le village de Banneux, en Belgique, en 1933.

    Le village ressemblait à bien d'autres villages de campagne européens des années 1930, une époque où les villageois se désintéressaient de leur foi catholique et ne prenaient plus la peine d'assister à la messe le dimanche. Mais une série d'apparitions dans le village a bouleversé leur vie.

    Entre le 15 janvier et le 2 mars, Notre-Dame de Banneux est apparue à huit reprises à Mariette Beco, une jeune fille issue d'une famille pauvre. Mariette a raconté à sa famille et à son curé avoir vu une silhouette vêtue de blanc qui s'est présentée comme la Vierge des Pauvres. Elle a précisé que l'apparition lui avait dit : « Je viens soulager les souffrances. » Le lendemain matin, le prêtre fut surpris de voir Mariette à la messe, car elle n'allait plus à l'église depuis quelque temps.

    Mariette, âgée de 11 ans, était connue pour sa douceur et son attention envers ses jeunes frères et sœurs. Le dimanche 15 janvier, elle aperçut une lueur dans son jardin. L'hiver était froid, aussi, au lieu de sortir, elle s'agenouilla pour regarder par une fenêtre givrée.

    Dans le jardin, elle aperçut une femme vêtue de blanc qui l'appela et l'invita à la rejoindre. Cependant, la mère de la jeune fille lui interdit de sortir. Trois jours plus tard, vers 19 heures, Mariette priait dans le jardin. Soudain, elle revit la même femme qui l'invita à la suivre sur la route. Là, Mariette s'agenouilla près d'une source jaillissant d'une mare. La Dame lui dit : « Plonge tes mains dans l'eau » et « Cette source m'est réservée. »

    Le lendemain, la Vierge apparut à Mariette alors qu'elle était agenouillée sur un chemin. Mariette lui demanda : « Qui êtes-vous, belle Vierge ? » Elle répondit : « Je suis la Vierge des Pauvres. »

    La Vierge conduisit Mariette à la source, lui disant : « Cette source est réservée à toutes les nations… pour soulager les malades. » La source devint ainsi un lieu de guérisons et de miracles, et des décennies plus tard, elle continue d’attirer les foules.

    Le 20 janvier à 18h45, Mariette eut une autre apparition. La fillette demanda à la « Belle Dame » ce qu'elle désirait. La Vierge répondit : « Je voudrais une petite chapelle. » Après plusieurs autres apparitions, la Vierge entra en contact une dernière fois avec Mariette le 2 mars, un jour de pluie. La Vierge s'adressa à Mariette d'un ton grave et lui dit : « Je suis la Mère du Sauveur, la Mère de Dieu. Priez beaucoup. Adieu . » Puis elle la bénit et fit le signe de la croix sur la tête de l'enfant.

    Après les apparitions, Mariette a mené une vie paisible jusqu'à sa mort en 2011, à l'âge de 90 ans.

    Mais les apparitions eurent un impact profond sur le village, incitant de nombreux habitants à renouer avec la pratique de leur foi catholique. La chapelle demandée par Notre-Dame de Banneux fut construite, et la source où la Vierge Marie apparut à Mariette est associée à de nombreuses guérisons physiques et spirituelles.

    En 1949, l'évêque Louis-Joseph Kerkhofs a reconnu les apparitions, et en 1985, le pape saint Jean-Paul II a visité le site et y a célébré la messe, confirmant ainsi son importance pour toute l'Église.

    Notre-Dame de Banneux, priez pour nous !

  • Belgique : jusqu’à 20 000 enfants confrontés chaque année à un accès très inégal aux soins palliatifs pédiatriques

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Belgique : jusqu’à 20 000 enfants confrontés chaque année à un accès très inégal aux soins palliatifs pédiatriques

    5 novembre 2026
     

    Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a publié une étude faisant état de l’offre des pédiatriques que propose la Belgique. Il propose aussi des améliorations à mettre en place pour garantir une meilleure orientation vers ces soins. La Fondation Roi Baudouin (FRB), fondation d’utilité publique belge, rappelle elle aussi dans un rapport publié le 5 novembre que l’accès aux soins palliatifs pédiatriques demeure très inégal en Belgique (cf. Un rapport révèle un important déficit mondial en matière de soins palliatifs pédiatriques). Elle recommande notamment de renforcer les soins palliatifs à domicile et de faciliter le passage vers les soins pour adulte.

    Les soins palliatifs pédiatriques ne se limitent pas à la fin de vie

    Le rapport de la FRB souligne que les soins palliatifs pédiatriques doivent débuter dès l’annonce du diagnostic pour se poursuivre jusqu’après le décès de l’enfant en soutenant les proches. Ils ne se limitent donc pas à la fin de vie. Ainsi, appliqué à des enfants, « le concept de soins palliatifs est beaucoup plus large que pour les adultes ». Plus que des soins médicaux, ce sont « les besoins psychologiques, sociaux, relationnels, spirituels et pratiques de l’enfant et de son entourage » qu’il faut prendre en compte. La FRB réclame par ailleurs une meilleure formation des médecins généralistes et des autres soignants afin que l’accompagnement à domicile dure le plus longtemps possible.

    Sur la base de la classification Pediatric Complex Chronic Conditions (CCC), le KCE estime que « jusqu’à 20 000 enfants avec un nouveau diagnostic pourraient être concernés chaque année en Belgique ». Même si les patients avec un diagnostic classé CCC n’ont pas tous nécessairement besoin de soins palliatifs pédiatriques, chaque année, seules quelques centaines d’enfants ont réellement accès à ce type de soins (cf. Pays-Bas : première euthanasie d’un enfant de moins de 12 ans).

    « Nous devons faire des soins palliatifs pédiatriques un véritable parcours de soins, accessible à chaque enfant »

    La continuité dans le parcours de soins de ces enfants reste un défi : la transition vers des soins palliatifs pour adulte représente une véritable rupture dans le parcours de soins. En effet, grâce aux progrès de la médecine, de plus en plus d’enfants souffrant de maladies graves atteignent l’adolescence ou l’âge adulte (cf. « La culture des soins palliatifs peine à s’implanter en pédiatrie »).

    En Belgique, on compte 8 équipes de liaison pédiatrique qui permettent d’assurer le lien entre l’hôpital, le domicile, l’école et les professionnels de premiers recours. Néanmoins, c’est un arrêté royal de 2010 qui en fixe l’organisation et le cadre de financement. Il apparaît nécessaire de l’actualiser et ainsi l’adapter à la réalité du terrain et aux besoins des familles. « Nous devons faire des soins palliatifs pédiatriques un véritable parcours de soins, accessible à chaque enfant, quels que soient son affection, son lieu de résidence ou la situation socio-économique de sa famille », plaide le directeur de la FRB, Brieuc Van Damme.

    Sources de la synthèse de presse : L’Avenir (05/11/2026) ; La Libre, Annick Hovine (05/11/2026)

  • L’Église catholique bientôt condamnée à effacer de ses registres toute mention des personnes qui le demandent ?

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    De l'ECLJ :

    La Cour de justice de l'Union européenne (Luxembourg) et la Cour européenne des droits de l'homme (Strasbourg) pourraient bientôt condamner l’Église catholique à effacer définitivement de ses registres toute mention des personnes qui le demandent. Une telle condamnation causerait un grand désordre dans l’Église, car on ne saurait plus avec certitude qui est baptisé, confirmé, ou marié…

    À l’appui de cette attaque, on retrouve le lobby antichrétien de la Libre pensée et du Centre d’action laïque qui espère trouver dans le droit européen le moyen de combattre l’Église. La menace est sérieuse, car l’avocate générale de la Cour de justice de l'Union européenne, Mme Medina, a rendu des conclusions qui penchent en faveur d’un droit à l’effacement complet. 

    L’ECLJ a demandé à intervenir dans l’affaire à la CEDH.

    Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ, vous explique les arguments et enjeux de ces affaires importantes dans notre entretien du mois:

    YouTube EDM

    Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’analyse complète: "L'intégrité des registres baptismaux menacée."

    La défense de l’Église, sur le terrain juridique, passe souvent par le recours à une notion aussi importante que méconnue en droit français, celle d’«autonomie religieuse». C’est pourtant elle qui détermine l’étendue de la liberté dont peuvent jouir les diverses organisations religieuses dans la société occidentale. Il était donc impératif d’en offrir une analyse accessible au plus grand nombre. 

    C’est chose faite avec la publication de notre «Guide pratique sur l’autonomie religieuse». Nous remercions notre collègue, Dr Alicja Słowik, pour son excellent travail. C’est sur la base de cette notion juridique que nous avons défendu la liberté des établissements de santé confessionnels à refuser la pratique de l’euthanasie.

    C’est aussi pour défendre la liberté de ces établissements de santé que Grégor Puppinck et Vincent Cador publient une note sur la liberté des établissements confessionnels face à l’aide à mourir. Il s’agit d’un guide pratique qui répond à toute une série de questions pour aider les responsables d’établissements à connaître et à exercer leur liberté en sécurité juridique.

  • Rouen : quand afficher sa foi chrétienne dans l’espace public devient un acte de courage

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    Rouen : quand afficher sa foi chrétienne dans l’espace public devient un acte de courage

    Une soirée de retrouvailles entre amis, quelques chants scouts et religieux, puis une violente agression. Dans la nuit du 31 octobre, à Rouen, treize jeunes hommes ont été pris à partie par un groupe d'individus alors qu'ils se rendaient à la Foire Saint-Romain. Au-delà des violences physiques, cet épisode soulève une question préoccupante : quelle place notre société réserve-t-elle encore à l'expression publique de la foi chrétienne ?

    Il suffisait de quelques chants pour que la soirée bascule dans la violence. Le 31 octobre dernier, treize jeunes hommes, réunis à Rouen à l'occasion d'un week-end de retrouvailles, ont été violemment agressés alors qu'ils se dirigeaient vers la Foire Saint-Romain. Rien, en apparence, ne devait troubler cette soirée conviviale entre amis, dont plusieurs avaient noué des liens au fil de leurs années de scoutisme.

    Dans le bus qui les conduisait à la foire, ils avaient entonné quelques chants scouts et religieux. Arrivés à destination, ils avaient poursuivi leur chemin à pied en chantant un cantique de louange bien connu des milieux catholiques. Une expression spontanée de leur amitié et de leur foi, sans volonté de provoquer ni de défier quiconque.

    Mais leur présence n'a manifestement pas été du goût de tout le monde.

    Une trentaine d'individus les ont interpellés, les traitant notamment de « fachos » et de « sales blancs » . Des insultes ont rapidement fusé, avant que des projectiles ne soient lancés dans leur direction. Puis le groupe a été attaqué. Plusieurs jeunes ont été jetés à terre et frappés, y compris au visage, alors qu'ils se trouvaient déjà à terre.

    Le bilan aurait pu être beaucoup plus grave. Trois victimes ont été conduites à l'hôpital dans la nuit, tandis que d'autres souffraient de blessures et de contusions. L'intervention de policiers présents à proximité a finalement mis fin à l'agression. Selon le témoignage de Pierre-Alexis, l'un des jeunes hommes agressés, la violence a été soudaine et disproportionnée. Aucun affrontement préalable ne semblait avoir eu lieu.

    Une violence qui interroge sur ses motivations

    Pourquoi s'en prendre ainsi à un groupe de jeunes hommes qui ne demandaient qu'à passer une soirée entre amis ?

    La question demeure d'autant plus préoccupante que plusieurs témoignages rapportés par les victimes font état d'insultes visant leur apparence et leur identité supposée. Leur style vestimentaire, assez classique, leur passé scout et surtout les chants religieux qu'ils entonnaient ont-ils contribué à déclencher l'hostilité ?

    L'enquête devra naturellement établir les circonstances précises de l'agression et les motivations de ses auteurs. Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives avant que les faits aient été pleinement éclaircis. Mais les propos rapportés par les victimes, notamment certaines invectives faisant explicitement référence à leur identité religieuse, ne peuvent être ignorés.

    Une question se pose alors : aurait-on assisté à la même scène si ces jeunes gens avaient chanté des chansons populaires, des refrains sportifs ou des airs sans aucune connotation religieuse ?

    L'expression de convictions politiques, philosophiques ou culturelles est généralement considérée comme une composante normale de la liberté individuelle. Pourquoi l'expression d'une appartenance chrétienne devrait-elle, elle, être systématiquement suspectée, assimilée à une provocation ou à une manifestation politique ?

    Être chrétien ne signifie pas appartenir à un mouvement partisan. Porter une chemise classique, avoir fait du scoutisme, chanter un cantique ou simplement se retrouver entre amis autour d'une foi commune ne constitue ni une agression ni une menace pour autrui.

    La tentation de rendre sa foi invisible

    Cet épisode dépasse donc le seul fait divers. Il touche à une question fondamentale pour les sociétés européennes : la liberté religieuse se limite-t-elle au droit de croire dans l'intimité de son domicile, ou comprend-elle également celui de manifester sa foi dans la vie quotidienne ?

    La liberté de conscience ne saurait être réduite à une liberté intérieure. Elle implique aussi la possibilité de témoigner de ses convictions, individuellement ou collectivement, dans le respect des lois et des droits d'autrui.

    Or, une forme de pression sociale semble parfois s'exercer sur les chrétiens : leur foi serait acceptable à condition de rester discrète, de ne pas se montrer, de ne pas se faire entendre. La religion pourrait avoir sa place derrière les murs des églises, dans les familles ou dans la sphère privée, mais deviendrait embarrassante dès qu'elle s'exprime dans l'espace commun.

    Cette conception est profondément réductrice. Le christianisme n'est pas une conviction honteuse que l'on devrait dissimuler pour ne pas déranger. Il appartient à l'histoire, à la culture et à l'identité spirituelle de l'Europe. Mais, au-delà de cet héritage, il constitue d'abord une foi vivante, librement professée par des millions de personnes.

    La laïcité, lorsqu'elle est correctement comprise, garantit précisément cette liberté. Elle protège la neutralité de l'État, non l'effacement des convictions religieuses des citoyens. Elle ne saurait devenir un instrument de mise à l'écart du christianisme ni servir de justification à l'intimidation de ceux qui souhaitent manifester leur foi.

    Entre charité chrétienne et légitime défense

    L'une des dimensions les plus intéressantes du témoignage de Pierre-Alexis concerne la réaction des victimes face à leurs agresseurs.

    Les jeunes hommes n'ont pas cherché à riposter. Dépassés en nombre, conscients du danger et ne voulant pas risquer leur vie, ils ont principalement tenté de se protéger. Certains ont même cherché à apaiser leurs assaillants. L'un d'eux, malgré les coups et les insultes, aurait ouvert les bras en leur disant : « Mais on vous aime ! »

    Ce geste résume toute la difficulté de la situation. Comment demeurer fidèle à l'exigence évangélique d'amour du prochain lorsqu'on est confronté à une haine qui semble ne connaître aucune limite ?

    Le pardon chrétien n'est pas une approbation de la violence. La charité n'oblige pas à accepter passivement l'injustice, pas plus que la non-violence ne commande de renoncer à toute protection de soi-même ou d'autrui.

    Le Catéchisme de l'Église catholique reconnaît d'ailleurs la légitimité de la défense de sa propre vie et, dans certaines circonstances, en souligne même le devoir lorsqu'il s'agit de protéger celle des personnes dont on a la responsabilité.

    Il existe donc une différence essentielle entre la vengeance, qui cherche à rendre le mal pour le mal, et la légitime défense, qui vise à empêcher une injustice. Un chrétien peut refuser la haine sans renoncer à la justice. Il peut tendre la main sans offrir sa joue à une violence qui menace sa vie ou celle de ses proches.

    Cette distinction mérite d'être rappelée dans une époque où le pacifisme est parfois confondu avec l'acceptation de toutes les formes d'agression.

    Ne pas renoncer à témoigner

    Les jeunes Rouennais devront sans doute longtemps réfléchir à ce qui leur est arrivé. Leur interrogation est légitime : comment se comporter en chrétiens lorsque la foi devient un motif d'hostilité ?

    Mais leur témoignage contient aussi une réponse. Ils ne veulent pas que cette agression les conduise à renoncer à ce qu'ils sont, ni à dissimuler leurs convictions pour éviter de déplaire.

    C'est là un enjeu qui concerne bien au-delà de leur groupe d'amis. Les chrétiens d'Europe ne peuvent accepter que leur présence dans l'espace public soit progressivement conditionnée par la susceptibilité ou l'hostilité de ceux qui ne partagent pas leur foi.

    Ils n'ont pas à revendiquer de privilèges, encore moins à imposer leurs convictions aux autres. Ils demandent simplement que leur liberté soit respectée, comme doit l'être celle de tous les citoyens.

    Il serait également dangereux de transformer cette agression en prétexte à des amalgames ou à une opposition entre communautés religieuses. La responsabilité des auteurs doit être établie individuellement. La coexistence pacifique exige le respect mutuel, mais ce respect ne peut être à sens unique.

    Une société véritablement libre ne demande pas aux croyants de cacher leur foi pour garantir la tranquillité de ceux qui ne la partagent pas. Elle protège au contraire le droit de chacun à exprimer ses convictions sans intimidation ni violence.

    Le christianisme enseigne à aimer ses ennemis, à pardonner et à rechercher la paix. Mais il n'enseigne pas à avoir honte de sa foi. Dans une société où l'affirmation publique de son identité chrétienne peut susciter l'hostilité, continuer à chanter, à prier et à témoigner devient, en soi, une forme de courage.

    Ne pas répondre à la haine par la haine, mais ne pas céder non plus à l'intimidation : c'est peut-être là le véritable défi posé aux chrétiens de notre temps.

    Source d'inspiration : « Nous ne voulons pas abdiquer d’être chrétiens en public » – Famille Chrétienne, 7 novembre 2026

  • La Cour suprême du Pakistan confirme la condamnation à mort de Qaiser Ayub pour blasphème.

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    D' sur Bitter Winter :

    La Cour suprême du Pakistan confirme la condamnation à mort de Qaiser Ayub pour blasphème.

    6 novembre 2026

    Son jeune frère, Amoon, fut acquitté après douze ans de prison. Deux jours plus tard, une foule au Pendjab incendia la clinique d'un autre croyant accusé.

    Manifestations contre la persécution des chrétiens au Pakistan.
    Manifestations contre la persécution des chrétiens au Pakistan.

    Le 7 octobre 2026, dans une décision récemment publiée, la Cour suprême du Pakistan a rejeté l'appel de Qaiser Ayub, chrétien et père de trois enfants, et a confirmé sa condamnation à mort pour blasphème. La même cour a acquitté son frère cadet, Amoon Ayub, jugeant les preuves insuffisantes. Amoon recouvre ainsi la liberté après près de douze ans d'emprisonnement. Quant à Qaiser, ses recours juridiques sont désormais très limités.

    L'affaire a débuté en 2011, suite à des allégations de publication de contenus blasphématoires sur un site web lié au nom de Qaiser. Sa défense a toujours été simple : il a affirmé avoir fermé le site en 2009, puis qu'une autre personne l'avait réactivé, en conservant son nom dans la mention de droit d'auteur. Selon cette version, la personne ayant publié les contenus incriminés était un tiers exploitant un site abandonné. Les frères n'ont été arrêtés qu'en 2014, trois ans après les accusations. En décembre 2018, un tribunal de première instance les a condamnés à mort, et en juin 2022, la Haute Cour de Lahore a confirmé les condamnations.

    L'accusation a fondé son dossier en grande partie sur des preuves électroniques. Les défenseurs des droits humains s'interrogent sur l'authentification de ces éléments et sur l'identification de l'identité du véritable responsable du site web au moment de la mise en ligne du contenu. Les fichiers numériques sont manipulables, et la présence d'un nom dans une mention de droit d'auteur ne permet guère d'identifier l'auteur d'un texte. La Cour suprême a jugé les preuves insuffisantes pour confirmer la condamnation d'Amoon, mais suffisantes pour condamner son frère à la peine capitale. On peut légitimement se demander comment un même ensemble de preuves a pu aboutir à des conclusions aussi divergentes.

    Le Centre d'aide juridique, d'assistance et de règlement (CLAAS), une organisation britannique qui a soutenu les deux frères tout au long de la procédure, a exprimé son inquiétude face à cette décision et a appelé à ce que tous les recours juridiques restants soient épuisés au nom de Qaiser. Le droit pakistanais autorise un recours devant la Cour suprême, et la Constitution confère au président le pouvoir d'accorder la grâce.

    Qaiser a été condamné en vertu de l'article 295-C du Code pénal pakistanais, qui punit quiconque profane le nom de Mahomet, le prophète de l'islam, par des paroles, des images ou par « imputation, insinuation ou subterfuge ». Cette disposition a été introduite en 1986 sous le régime militaire du général Zia-ul-Haq et, depuis un arrêt de 1990 de la Cour fédérale de la charia, la peine de mort est la seule sanction prévue. Les tribunaux pakistanais ont prononcé de nombreuses condamnations à mort en vertu de l'article 295-C, bien que l'État n'ait jamais exécuté personne pour blasphème. Ce constat est peu réconfortant. Les accusés peuvent passer dix ans, voire plus, dans le couloir de la mort, et le cas d'Asia Bibi, une chrétienne acquittée par la Cour suprême en 2018 après huit ans de détention, a démontré que même un acquittement ne met pas fin au danger. Menacée par des extrémistes, elle a finalement dû quitter le pays.

    Dans les affaires de blasphème, les véritables bourreaux sont souvent des foules. Les accusations ont déclenché des lynchages et des exécutions extrajudiciaires, et les organisations de défense des droits humains documentent depuis longtemps comment la loi est utilisée pour régler des différends privés, s'emparer de biens ou intimider les minorités religieuses. Les avocats de la défense et les juges qui acquittent les accusés reçoivent également des menaces.

    Le danger a refait surface deux jours après la décision de la Cour suprême à Narang Mandi, une ville du district de Sheikhupura, au Pendjab. Le 9 octobre, la police a enregistré une plainte au commissariat de Narang contre un homme chrétien, Kamran Gill Masih, suite à la plainte d'un habitant, Raees Ahmed. Ce dernier accusait Masih d'avoir mis en ligne et partagé sur les réseaux sociaux une vidéo au contenu offensant pour le prophète Mahomet et sa famille. Masih a été arrêté.

    Son arrestation n'a pas apaisé une partie de la population locale. Une foule a incendié la clinique où Masih exerçait la médecine traditionnelle, un modeste bâtiment attenant à sa maison qui abritait également une petite pharmacie. Craignant de nouvelles attaques, les familles chrétiennes du quartier ont quitté leurs maisons.

    Human Rights Focus Pakistan (HRFP), qui a dépêché une équipe d'enquête pour vérifier les preuves disponibles et évaluer les besoins des familles déplacées, a condamné les violences. Son président, Naveed Walter, a déclaré qu'« aucune allégation ne saurait justifier les violences collectives, les incendies criminels, les intimidations ou les châtiments collectifs », et a demandé au gouvernement, à la police et à l'administration locale de protéger Masih, ses proches et la communauté chrétienne. Il a insisté sur le fait que seuls les tribunaux sont habilités à déterminer la culpabilité d'un accusé et que Masih a droit à un avocat et à un procès équitable et impartial.

    Considérées ensemble, ces deux affaires illustrent la situation critique des chrétiens du Pakistan. À Narang Mandi, la simple accusation a suffi à ruiner une famille et à vider un quartier avant même qu'un juge n'ait visionné la vidéo. Les frères Ayub, quant à eux, ont subi toutes les étapes de la procédure judiciaire évoquée par Walter, pendant plus de quinze ans. Qaiser a finalement été condamné à mort sur la base de preuves numériques contestées concernant un site web qu'il affirme avoir abandonné. Les autorités pakistanaises présentent souvent les tribunaux comme la protection dont les accusés ont besoin face à la violence de la rue. Les critiques rétorquent que les juges travaillent eux aussi dans un contexte où acquitter un accusé de blasphème peut mettre leur propre sécurité en danger, et que la loi elle-même, avec sa peine de mort obligatoire et son libellé vague, est à l'origine du problème.

    Qaiser Ayub attend désormais dans sa cellule ce qui pourrait être sa dernière chance devant les tribunaux ou le Président.


  • Le cardinal Ranjith avertit que l'Église allemande ne peut modifier l'enseignement catholique sur l'homosexualité et l'ordination des femmes

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    De Tribune Chrétienne :

    Cardinal Malcolm Ranjith : « Les jeunes veulent changer la manière dont l’Europe considère le christianisme »

    Cardinal Malcolm Ranjith @tribunechretienne
    Cardinal Malcolm Ranjith @tribunechretienne
    Dans un entretien exclusif accordé à Tribune Chrétienne, le cardinal Malcolm Ranjith évoque la déchristianisation de l’Europe, la montée de l’islam et le renouveau spirituel de la jeunesse. Il revient également sur la visite de Léon XIV en France, les débats doctrinaux, la liturgie traditionnelle et la situation des chrétiens en Asie

    Figure majeure de l’Église catholique en Asie, le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, au Sri Lanka, possède une longue expérience de la Curie romaine. Ancien secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements sous Benoît XVI, créé cardinal en 2010, il est particulièrement connu pour son attachement à la tradition liturgique, à la fidélité doctrinale et à la défense des communautés chrétiennes.

    Dans un long entretien exclusif accordé à Tribune Chrétienne, le cardinal Malcolm Ranjith livre une réflexion sur la déchristianisation de l’Europe et les défis de l’Église. Face à la montée de l’islam politique, il appelle les catholiques à redécouvrir leur propre identité spirituelle plutôt qu’à privilégier la confrontation. Il voit dans la mobilisation exceptionnelle des jeunes lors des voyages du pape Léon XIV en France et en Espagne un signe d’espérance pour le renouveau du christianisme. Il aborde également la liturgie traditionnelle, les controverses doctrinales, les attentats islamistes de Pâques 2019 au Sri Lanka et les relations entre le Saint-Siège et la Chine.

    Lire l'interview sur Tribune Chrétienne

    Lire aussi : https://advaticanum.com/article/cardinal-ranjith-warns-german-church-cannot-change-catholic-teaching-on-homosexuality-and-womens-ordination/

  • A Montevideo, Léon XIV plaide pour une fin de vie naturelle de chaque personne

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    De Myriam Sandouno sur Vatican News :

    En Uruguay, Léon XIV plaide pour une fin de vie naturelle de chaque personne

    L’autorité publique au service du bien commun, la protection de la vie, l’éducation des enfants, la situation des personnes vulnérables, l’accès aux soins de santé, le travail “pour l’homme”, le caractère laïc de l’État et les relations avec les autres peuples: toutes ces questions ont été évoquées par le Pape dans son discours adressé aux autorités uruguayennes à son arrivée ce 6 novembre. Il a souligné que «l’Église souhaite collaborer avec tous ceux qui s’efforcent d’apaiser la souffrance».

    Pour un périple de 12 jours en Amérique latine du 6 au 17 novembre, placé sous le signe de l’écoute, de l’unité et de l’espérance, mêlant mémoire, foi et grands enjeux sociaux, le Pape pose ses valises en Uruguay où il séjournera jusqu’au 8 novembre et visitera Montevideo, Paysandú et Florida: première étape de son voyage apostolique, le sixième à l'international. Il s'agit de la première visite d'un Pape dans le pays depuis le voyage de saint Jean-Paul II en 1988. Léon XIV y est pour «annoncer une grande joie», (Lc 2, 10) celle de l’Évangile, dans ce pays le plus sécularisé d'Amérique latine, devenu, en octobre 2025, le premier pays de cette zone à adopter une loi permettant l’euthanasie sous certaines conditions, malgré les vives préoccupations exprimées par l’Église catholique uruguayenne.

    «Bienvenue dans cette ''Grande Patrie''»

    À Montevideo, sur la Plaza Independencia (place qui tient son nom de l'indépendance uruguayenne, officiellement proclamée en 1825), le Pape a tenu son premier discours, face aux autorités, aux représentants de la société civile et au corps diplomatique, après celui du président de la République, Yamandú Orsi, qui lui a souhaité la bienvenue: «Bienvenue en Amérique latine, bienvenue dans cette ''Grande Patrie'' qui vous attend et vous accueille à bras ouverts et le cœur grand ouvert. C’est un honneur et un privilège de pouvoir vous accueillir dans cette région du monde qui a traversé des processus difficiles et douloureux lors de la formation de ses États et de ses institutions, mais qui est aujourd’hui l’un des rares endroits sur terre où il n’existe pas de guerres entre pays». En 2025, le pays a célébré quarante ans de démocratie ininterrompue, au cours desquels plusieurs gouvernements se sont succédé selon la volonté des citoyens.

    Le Saint-Siège et l’Uruguay 

    Prenant ensuite la parole, le Pape a dit être «venu en Uruguay en tant que Successeur de Pierre et en tant que pasteur, avec le désir de rencontrer l’Église en marche sur cette terre et de me rapprocher, avec affection, de tout son peuple». Léon XIV s’est ainsi exprimé, revenant sur les liens entre le Saint-Siège et l’Uruguay qui remontent aux premières années de son indépendance. Dans ce contexte, son prédécesseur, le Pape Grégoire XVI, confirma les prérogatives du père Dámaso Antonio Larrañaga et le nomma vicaire apostolique de la République par une lettre apostolique du 14 août 1832. «Cet acte, de nature ecclésiastique, a également été interprété comme une reconnaissance implicite de l’indépendance du nouvel État oriental, qui, à l’époque, cherchait à consolider sa position parmi les nations».

     

    Forte d’une histoire de foi et de service qui remonte à plusieurs siècles, «l’Église souhaite continuer à offrir au peuple uruguayen ce qu’elle a elle-même reçu – Jésus-Christ et l’espérance de son Évangile – et collaborer, dans le cadre de sa mission, avec tous ceux qui œuvrent pour le bien commun et la dignité de chaque personne». Dans la vie de l’Uruguay, perdure cette «responsabilité mutuelle, qui permet à des personnes de différentes générations et de différentes conditions de continuer à construire une histoire commune».

    Le monument Artigas en plein cœur de Montevideo

    Dans son discours, Léon XIV s’est focalisé sur l’Exode du Peuple de l’Est de 1811 également connu sous le nom de «La Redota», et particulièrement sur le monument dédié au général José Gervasio Artigas (père fondateur de l'identité nationale uruguayenne), qui se trouve au centre de la place et qui arbore sur son socle une frise en bronze dans laquelle le sculpteur italien Angelo Zanelli a représenté des scènes de cette marche. Le Souverain pontife s’est attardé sur certains détails qui «offrent un point de départ concret pour porter également un regard sur l’Uruguay d’aujourd’hui».

    “La Redota occupe une place particulière dans la mémoire uruguayenne: elle rappelle un peuple mis à l’épreuve, qui a dû laisser derrière lui une grande partie de ce qu’il possédait et qui a cherché à rester uni au milieu de l’incertitude.”

    L’autorité et la responsabilité au service du bien commun

    Au sommet du monument, Artigas apparaît seul, à cheval. Plus bas, dans le relief frontal, il réapparaît parmi ses hommes, comme faisant partie de cette foule. Ce détail, a déclaré le Souverain pontife, rappelle certaines paroles qu’il prononça peu après devant les représentants orientaux réunis au Congrès d’avril 1813: «Mon autorité — dit-il — émane de vous et cesse par votre présence souveraine». En une seule phrase, «il unissait l’origine de l’autorité et la responsabilité de celui qui l’exerce: la recevoir d’une communauté concrète et en répondre devant elle».

    «L’autorité publique trouve sa raison d’être dans le service du bien commun et est appelée à exercer ses fonctions dans le cadre de l’ordre juridique, dans le respect de la liberté et de la responsabilité des citoyens». C’est de là, a poursuivi Léon XIV, que «découle la valeur des voies qui permettent de participer à la vie publique, de délimiter clairement les compétences des institutions et d’élire ceux qui assument la charge de gouverner».

    L’évêque de Rome a également soutenu que le bien commun comprend également «la responsabilité de transmettre à ceux qui viendront après nous les biens que nous avons reçus aujourd’hui». Comme le soulignait le Pape François dans l’encyclique Laudato si, «le concept de bien commun inclut également les générations futures». Cette responsabilité se traduit par «les décisions concernant l’utilisation des ressources naturelles et des sources d’énergie». Au cours des dernières décennies, a noté le Souverain pontife, l’Uruguay a profondément transformé son système de production d’électricité, qui repose aujourd’hui presque entièrement sur des sources renouvelables. «Il s’agit d’un résultat remarquable qui a nécessité des décisions fermes au fil des ans et l’implication de différents secteurs du pays. Ce pas franchi pose désormais de nouveaux défis dans les domaines des transports, de la production et de l’utilisation responsable de la terre, de l’eau et de l’énergie».

    Le Pape Léon XIV prononçant son discours

    Accueillir une nouvelle vie

    L’une des frises du monument sur lequel Léon XIV a en grande partie centré son discours, représente une femme tenant un nouveau-né dans ses bras. Elle le serre fort contre elle tandis qu’autour d’elle, le cortège poursuit son chemin. «Ce geste de protection nous amène à penser à la vie qui commence, mais aussi à celle qui grandit encore dans le sein maternel», a-t-il lancé, interrompu par les applaudissements des personnes présentes. «Celui qui n’est pas encore né appartient déjà à la famille humaine et à l’avenir de son peuple. Sa dépendance absolue vis-à-vis de sa mère ne diminue en rien la dignité qui lui revient, ni la protection qu’il mérite. Jésus lui-même a voulu assumer cette condition en s’incarnant». Il est clair que pour le Successeur de Pierre, accueillir une nouvelle vie, «exige que le père s’engage à assumer sa responsabilité aux côtés de la mère, que la famille offre son soutien et qu’il existe des conditions sociales permettant aux deux parents de grandir et de prendre soin de leurs enfants. La protection de celui qui va naître et le soutien de celui qui l’accueille sont indissociables».

    L’éducation adéquate des enfants 

    La famille, a-t-il ajouté, reste le premier cadre dans lequel chaque personne est accueillie et apprend à vivre avec les autres. Saint Jean-Paul II, qui a lui aussi eu la joie de visiter cette région, l’avait exprimé par une phrase qui conserve toute sa force et que rappelle aujourd’hui Léon XIV: «L’avenir de l’humanité passe par la famille». Le Pape a encouragé à prendre soin des plus petits qui implique nécessairement de leur garantir une éducation adéquate. «Le foyer dans lequel un enfant grandit, la nourriture qu’il reçoit et la présence d’adultes qui l’accompagnent soutiennent ses premières années de vie; l’éducation prolonge cette tâche, développe ses capacités, forme son jugement et le prépare à participer librement et de manière responsable à la vie de la société».

    Personnes vulnérables et dignité

    Parmi les personnages du monument, a observé le Souverain pontife, on trouve également une vieille femme courbée, qui avance péniblement en s’appuyant sur une canne. Autour de l’un des chars, plusieurs personnes se rapprochent les unes des autres et ouvrent les bras; certaines semblent plus soucieuses de s’entraider que de hâter le pas. Même ceux qui avaient besoin d’aide pour continuer faisaient partie de ce peuple. «Leur appartenance ne dépendait pas de leur force, de leur autonomie ou de leur capacité à apporter une contribution». Aujourd’hui encore, a affirmé Léon XIV, «on ne peut mesurer la valeur d’une personne à l’aune de ce qu’elle produit, de son travail ou de sa capacité à se débrouiller seule». Comme souligné dans Magnifica humanitas, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée».

    Solitude, angoisse et perte d’espérance

    Le bronze de la frise immortalise les visages et gestes de ces personnages, «mais ne nous dit rien de ce que chacun portait en lui alors qu’il avançait parmi les autres». Aujourd’hui encore, «nous pouvons vivre entourés de gens, partager avec eux le travail, la rue ou même notre propre maison, tout en ignorant le fardeau qu’ils portent en eux». Poursuivant, le Pape a ajouté que la solitude, l’angoisse et la perte d’espérance «peuvent devenir si profondes qu’une personne cesse de trouver des raisons de continuer à vivre. Face à la douloureuse réalité du suicide, les soins de santé, les liens familiaux et la proximité de la communauté s’avèrent indissolubles. Personne ne devrait en arriver à se sentir étranger parmi ses proches ni à penser que son absence compte moins que sa présence».

    Hospitalisation du Pape, maladies et accès aux soins, souffrances 

    «D’autres formes de souffrance se manifestent dans le corps ou dans les conditions de vie. La maladie, le handicap, la douleur physique, la perte d’autonomie, la pauvreté, le chômage ou l’exclusion peuvent rendre l’aide des autres particulièrement nécessaire». Léon XIV est revenu sur son hospitalisation au Gemelli pour une opération le 13 octobre dernier, visant à retirer un adénocarcinome pulmonaire. Il a confié avoir fait «l’expérience personnelle des limites imposées par la maladie. J’ai reçu des soins pour lesquels je suis profondément reconnaissant».

    “Il appartient à tous de veiller à ce que chaque personne puisse vivre dans la dignité, recevoir les soins dont elle a besoin et être accompagnée jusqu’à la fin naturelle de sa vie.”

    Le Pape a tourné ses pensées vers toutes ces personnes qui ne disposent pas de moyens nécessaires pour obtenir un diagnostic rapide ou recevoir les soins dont ils ont besoin. «Veiller à ce que les soins de santé soient accessibles à chacun, quelles que soient ses ressources, est une responsabilité qui interpelle l’ensemble de la société. Ceux qui se trouvent dans l’une de ces situations n’en cessent pas pour autant d’être des membres à part entière de la société et ne perdent rien de la valeur de leur vie», a déclaré le Pape aux autorités uruguayennes.

    “L’Église souhaite collaborer avec tous ceux qui s’efforcent d’apaiser la souffrance, lorsque cela est possible, et de soutenir la personne lorsque la souffrance ne peut être éliminée. À cette tâche commune, elle apporte ce qui lui est propre: une espérance qui ne s’éteint pas lorsque les ressources humaines atteignent leurs limites et qui rappelle à celui qui traverse l’épreuve que sa vie conserve toujours un sens et une valeur, qu’il n’est pas seul et que, même dans les ténèbres, il n’a pas cessé d’être aimé de Dieu.”

    Économie et travail

    Le Saint-Père a aussi abordé les questions liées à l’économie qui, «organisée et orientée finit par avoir des répercussions directes sur les conditions de vie des personnes et sur leurs possibilités de se construire un avenir»; ou encore au travail, «l’un des moyens permettant à chaque personne de développer ses capacités et de contribuer au bien des autres. Il convient de rappeler, a-t-il continué s’appuyant sur la Lettre encyclique Laborem exercens, que le travail est “pour l’homme” et non l’homme “pour le travail”». Ce principe conserve toute son actualité face aux évolutions rapides de la technologie et de l’intelligence artificielle. «Le développement de ces technologies doit élargir les capacités humaines, faciliter les tâches et créer de nouvelles possibilités, en veillant à ce que la personne qui travaille ne soit pas réduite à un simple élément remplaçable au sein du processus de production», a-t-il souligné, évoquant ensuite «la coexistence, entre des personnes d’origines et de traditions différentes qui fait également partie de l’histoire de l’Uruguay».

    Le caractère laïc de l’État

    La pluralité de ce pays qui compte environ 3,579 millions d’habitant, s’exprime aujourd’hui dans les croyances et les convictions de ses citoyens. Le Pape a souhaité que le caractère laïc de l’État puisse garantir un espace où croyants et non-croyants puissent cohabiter dans la liberté et le respect mutuel, car il existe des valeurs universelles. «Sur la base de cette liberté, les personnes et les communautés religieuses peuvent contribuer au bien commun, dans le respect de l’autonomie des institutions civiles».

    L’apport de l’Uruguay dans la région

    Léon XIV n’a pas manqué de préciser que le respect et la coexistence recherchés au sein d’une nation doivent également guider ses «relations avec les autres peuples». La Constitution uruguayenne elle-même stipule que, dans les traités internationaux, «la République s’efforce de faire en sorte que les différends soient résolus par l’arbitrage ou d’autres moyens pacifiques et qu’elle favorise l’intégration sociale et économique des États d’Amérique latine (cf. art. 6)». «À une époque où les différences peuvent facilement se transformer en motifs de conflit, a fait remarquer Léon XIV, persévérer dans le respect du droit, dans la négociation et dans la recherche patiente d’accords constitue un service que l’Uruguay peut continuer à offrir à ses voisins».

    “Le fait que Montevideo soit également le siège du Secrétariat du Mercosur concrétise cette vocation à favoriser les espaces de concertation et de coopération dans la région.”

    Une visite sous la protection de Notre-Dame des Trente-Trois, sainte patronne de l'Uruguay

    Au cours de ces journées en Uruguay, le Pape visitera «avec joie» certains lieux de cette terre, de découvrir son histoire et de rencontrer des hommes et des femmes qui, dans des contextes très variés, prennent part à la vie active du pays. Parmi ces lieux, «Florida occupe une place particulière: on y vénère Notre-Dame des Trente-Trois, patronne de l’Uruguay». Au début de cette étape de son voyage apostolique, l’évêque de Rome a confié à la protection de la Vierge, «toutes les personnes que je rencontrerai sur mon chemin. Sa présence est associée à une page décisive de l’histoire nationale et continue, aujourd’hui encore, à rassembler des générations très diverses d’Uruguayens».

  • Notre Dame du Suffrage (pour les âmes du Purgatoire)

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    Notre-Dame du Suffrage

    Le mois de novembre est consacré aux âmes du Purgatoire et, de manière générale, à l’âme de tous les défunts.

    Nous avons célébré récemment la Toussaint et la Commémoration des défunts, mais connaissez-vous Notre-Dame du Suffrage ?

    Elle est fêtée le 1er samedi après la fête de la Toussaint et nous invite à intensifier nos prières pour aider les âmes souffrantes du Purgatoire en invoquant tout spécialement Notre Dame du Suffrage.

    Cette aide est donc appelée un suffrage et le suffrage le plus fort et le plus précieux reste le Saint-Sacrifice de la Messe.

    Ceux qui ont eu le souci d’aider les âmes du Purgatoire, s’entendront dire au dernier jour par Jésus Lui-même :

    « Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; malade, et vous m’avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi ». (Mt 25:35-36)

    Voici une prière à Notre Dame du Suffrage :

    « Notre-Dame du Suffrage, pleins de confiance, nous venons nous joindre à votre prière en faveur de nos défunts !
    Vous avez pleuré au pied de la Croix où Jésus mourait pour nous sauver. Vous comprenez notre peine.
    Que votre Compassion nous soutienne dans l’épreuve de la séparation. Vous avez connu la joie de la Résurrection de Jésus.

    Vous êtes aujourd’hui auprès de Lui dans la Gloire de Dieu. Mais, vous êtes l’Immaculée et nous sommes pécheurs.
    Nous implorons Votre maternelle affection pour nos défunts. Veuillez les accompagner devant le Seigneur et priez avec nous pour le pardon de leurs péchés.

    Que par Votre intercession le feu de l’Amour Divin les purifie.
    Que leur soient accordées les grâces du Sacrifice de Votre Fils. Qu’ils puissent ainsi entrer dans le lieu de rafraîchissement, de Lumière et de Paix.

    Notre-Dame du Suffrage, accueillez dans Votre tendresse notre prière filiale. Unis à Vous, avec nos défunts, nous chanterons pour l’éternité l’Hymne Céleste de Louange à la Gloire du Père, du Fils et de L’Esprit Saint. Amen »