Cet attachement inconditionnel au controversé Concile Vatican II est-il de bonne augure ?
De Victoria Cardiel sur ACI Prensa via CNA :
Le pape Léon XIV souligne la pertinence du concile Vatican II avant sa rencontre avec les cardinaux.
7 janvier 2026
Le pape Léon XIV a entamé mercredi, lors de sa première audience générale de 2026, une série de réflexions sur le concile Vatican II.
L'audience publique, qui s'est tenue à l'intérieur de la salle Paul VI du Vatican en raison des basses températures, a eu lieu peu avant le début de la première consultation de Léon avec les cardinaux, appelée consistoire, convoquée les 7 et 8 janvier.
Le pape a fait remarquer que, bien que le concile Vatican II ait eu lieu il y a un peu plus de 60 ans, la génération d'évêques, de théologiens et de laïcs catholiques qui l'a composé n'est plus de ce monde, ce qui rend nécessaire une nouvelle étude de ses enseignements.
« Bien que nous entendions l’appel à ne pas laisser s’estomper la prophétie [du concile] et à continuer de chercher des moyens de mettre en œuvre ses enseignements, il sera important de la connaître à nouveau de près, et de le faire non pas par le biais de “rumeurs” ou d’interprétations qui ont été données, mais en relisant ses documents et en réfléchissant à leur contenu », a déclaré le pape le matin du 7 janvier.
Il a affirmé que le magistère de Vatican II « constitue encore aujourd’hui l’étoile polaire qui guide le chemin de l’Église ».
« Au fil des années, les documents conciliaires n’ont rien perdu de leur actualité ; bien au contraire, leurs enseignements se révèlent particulièrement pertinents face à la nouvelle situation de l’Église et à la société mondialisée actuelle », a-t-il déclaré, citant le pape Benoît XVI.
Le Saint-Père a également rappelé l’impulsion initiale de ce grand événement ecclésial, convoqué par saint Jean XXIII, qui a ouvert « la voie à une nouvelle saison ecclésiale » à la suite d’une « riche réflexion biblique, théologique et liturgique qui a traversé le XXe siècle ».
Léon a passé en revue certains des principaux fruits du concile, notamment le fait qu'il avait « redécouvert le visage de Dieu comme le Père qui, en Christ, nous appelle à être ses enfants ».
Cela a également conduit, a-t-il dit, à une compréhension renouvelée de l’Église « comme mystère de communion et sacrement d’unité entre Dieu et son peuple », et a initié une importante « réforme liturgique » en plaçant au centre le mystère du salut et la participation active et consciente de tout le peuple de Dieu.
« Cela nous a permis de nous ouvrir au monde et d’embrasser les changements et les défis de l’ère moderne dans le dialogue et la coresponsabilité, en tant qu’Église qui souhaite ouvrir ses bras à l’humanité », a-t-il expliqué.
Citant saint Paul VI, il a déclaré que l’Église s’était engagée sur une nouvelle voie afin de « rechercher la vérité par la voie de l’œcuménisme, du dialogue interreligieux et du dialogue avec les personnes de bonne volonté ».
Ce même esprit, a-t-il ajouté, « doit caractériser notre vie spirituelle et l’action pastorale de l’Église, car nous n’avons pas encore pleinement réalisé la réforme ecclésiale au sens ministériel et, face aux défis d’aujourd’hui, nous sommes appelés à continuer d’être des interprètes vigilants des signes des temps, des proclamateurs joyeux de l’Évangile, des témoins courageux de la justice et de la paix. »
« Alors que nous nous penchons sur les documents du Concile Vatican II et que nous redécouvrons leur pertinence prophétique et contemporaine, nous saluons la riche tradition de la vie de l’Église et, en même temps, nous nous interrogeons sur le présent et renouvelons notre joie de courir vers le monde pour lui apporter l’Évangile du royaume de Dieu, un royaume d’amour, de justice et de paix », a-t-il déclaré.
Commentaires
Les songes et les rêves de Léon semblent tout submerger !
Mais la réalité exprimée par certains blogs catholiques sérieux exprime une opinion presque à l’opposé des rêves de Léon qui est écouté, applaudi et suivi par une hiérarchie de plus en plus déconnectée, débranchée de la réalité christique.
Infovatican nous informe que :
Le concile se concentre sur la synodalité : « La liturgie, eh bien, peut-être… »
https://infovaticana.com/2026/01/08/el-consistorio-se-centra-en-la-sinodalidad-la-liturgia-ya-si-eso/
Une information reprise par Béatrice Bohly sous le titre :
Consistoire: ça commence mal !
https://www.benoit-et-moi.fr/2020/2026/01/08/consistoire-ca-commence-mal/
Ça commence mal et ça commence à bien faire. Pour la plus part des catholiques encore croyants, c’est la pratique dominicale et la liturgie qui domine leur vie religieuse. Et bien, c’est de cela que Léon et sa hiérarchie moderne semble le moins se soucier.
” Le ciel est haut, l'empereur est loin !”, a-t-on coutume de dire à Chengdu. Et que l’on soit pour le Vetus Ordo ou le Novus Ordo, force est de constaté que cette question n’est qu’un obstacle sur le chemin de ceux qui veulent instaurer une religion universelle bien évidement antichrist.
N’abandonnons pas la Sainte Messe dominicale pour autant qu’elle soit bien célébrée avec foi et piété, que ce soit selon Summorum Pontificum (si cher à Benoît XVI) ou selon le Novus Ordo. Elle est et restera toujours le sommet de la vie chrétienne, n’en déplaise à tous ces polichinelles.