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Débats

  • 10 mai : le schisme allemand commence avec les unions homosexuelles

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    De Luisella Scrosati sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Allemagne, 10 mai : le schisme commence avec les unions homosexuelles

    23-04-2021

    Déjà 2500 curés et diacres allemands se sont inscrits pour la journée de bénédiction de tous les amoureux, y compris les couples homosexuels. Et certains évêques ont déjà fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention d'imposer des sanctions aux prêtres "rebelles". C'est le gant que l'Eglise allemande a jeté à Rome après son "non" à la bénédiction des unions homosexuelles.

    Les "catholiques" teutons ont été bouleversés, dans une large mesure, par la position prise par la Congrégation pour la doctrine de la foi contre la bénédiction des couples homosexuels. Une simple congrégation romaine a osé faire obstacle à la voie synodale de l'Eglise qui détient le Geist (l'Esprit) : scandaleux !

    Et donc, sans plus attendre, l'opposition désormais clairement schismatique a pris des mesures correctives en organisant le 10 mai une journée de bénédiction pour tous les amoureux, incluant spécifiquement les couples homosexuels, objet principal de la contestation. Évidemment, l'organisation est à l'allemande : un site web a été créé sous le titre "très original" #liebegewinnt (l'amour gagne), sur lequel il est possible de s'inscrire en tant qu'individu et en tant que paroisse. Il y a aussi une carte Google, avec des drapeaux identifiant les lieux où se dérouleront les célébrations de bénédiction : utile pour que les sept anges des bols de la colère de Dieu puissent localiser leurs cibles...

    Après les remarques critiques du cardinal Reinhard Marx sur le Responsum de la Congrégation, le président de la Conférence épiscopale allemande, Monseigneur Georg Bätzing, l'évêque d'Osnabrück, Monseigneur Franz-Josef Bode, et l'évêque auxiliaire de Münster, Monseigneur Dieter Geerlings, passent maintenant à l'action. Et ils le font avec une intention clairement polémique : "Face au refus de la Congrégation pour la doctrine de la foi de bénir les couples de même sexe, nous élevons la voix et disons : nous accompagnerons aussi à l'avenir les couples qui sont dans une relation stable et nous bénirons leur relation. Nous ne leur refuserons pas une cérémonie de bénédiction" (voir ici).

    L'accent mis sur la bénédiction de la relation constitue donc un rejet explicite de l'idée maîtresse du Responsum du 22 février, qui affirmait précisément que le problème de ces bénédictions ne réside pas dans les individus, mais dans " les relations ou [...] les partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle en dehors du mariage (c'est-à-dire en dehors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverts en tant que tels à la transmission de la vie), comme c'est le cas des unions entre personnes du même sexe ".

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  • Quel bilan pour l'euthanasie aux Pays-Bas ? (2001 - 2020)

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    Du site d'Alliance Vita :

    Bilan de l’euthanasie aux Pays-Bas : de 2001 à 2020

    La présente note dresse un bilan approfondi de la situation actuelle, avec les données statistiques et la législation applicable, ou en cours de discussion pour élargir son champ d’application. Elle examine les principales dérives éthiques constatées, avec une interprétation de plus en plus laxiste des organes de contrôle, au point que même l’ONU s’en est préoccupé.

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    POUR TÉLÉCHARGER LA NOTE D’ANALYSE
    “Euthanasie aux Pays-Bas”  : cliquer ici

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    I – LA SYNTHÈSE

    L’euthanasie est légale aux Pays-Bas depuis maintenant plus de vingt ans, par une loi du 12 avril 2001 entrée en application le 1er avril 2002. Les Pays-Bas sont historiquement le premier pays en Europe à avoir autorisé cette pratique. Depuis cette légalisation, le nombre d’euthanasies pratiquées a plus que triplé. Les chiffres présentés chaque année par les comités régionaux d’examen de l’euthanasie montrent également une augmentation du nombre de dérives, et une interprétation toujours plus large des conditions requises par la loi de 2001.

    Si les conditions strictes établies par la loi n’ont pas évolué stricto-sensu, leur interprétation très extensive donne lieu en effet à des situations de plus en plus discutables : euthanasie de personnes atteintes de troubles psychiatriques, de personnes démentes, de personnes très âgées ou encore de personnes souffrant de plusieurs pathologies, mais ne respectant pas les conditions initiales requises par la loi. D’autres voix se font entendre, et notamment de la part de certains médecins regrettant une banalisation de l’euthanasie.

    Alors que les dérives sont dénoncées par certains, d’autres souhaitent élargir les conditions d’accès et de pratique de l’euthanasie. Des pressions fortes s’exercent pour que le Parlement autorise le suicide assisté des personnes de plus de 70 ans qui en feraient la demande, en n’invoquant pas d’autre mobile que l’âge et la « fatigue de vivre ».

    Les divers projets et propositions de loi déposés ces dernières années n’ont pas encore abouti. Cet élargissement reste à l’agenda de plusieurs formations politiques. En avril 2021, l’organisation ‘Coöperatie Laatste Wil’ a assigné l’État néerlandais en justice afin de le sommer de permettre le suicide assisté sans motif médical particulier, au nom du droit à l’autodétermination.

    II – LES DONNÉES STATISTIQUES

    Les données présentées ci-dessous proviennent du rapport annuel des comités régionaux de l’examen de l’euthanasie (Regionale Toetsingcommissies Euthanasie, RTE). Ces chiffres ne prennent pas en compte les euthanasies clandestines et les sédations palliatives cachant en réalité des euthanasies[1].

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  • Houellebecq, le bluff euthanasique et sœur Morphine

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    Houellebecq 20313494lpw-20313507-article-michel-houellebecq-confinement-coronavirus-jpg_7089608_1250x625.jpgLe débat euthanasique n’a hélas plus cours en Belgique : le pire est advenu et l’opinion inerte est chloroformée depuis longtemps déjà. Il n’en va pas encore de même en France. Entre autres, l’écrivain Houellebecq démontait, voici peu, la manipulation du discours publicitaire euthanasique avec l’objection retentissante d’un seul mot : la morphine. Oui, mais encore ? L’absence de douleur ne donne pas nécessairement un sens à la vie. Voici un commentaire D’Henri Quantin, lu sur le site web « aleteia » (21 avril 2021) :

    «De la récente tribune percutante de Michel Houellebecq contre l’euthanasie, beaucoup ont essentiellement retenu la conclusion : « Lorsqu’un pays — une société, une civilisation — en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir. » De la part d’un auteur qui préfère son travail de romancier aux postures des « guignols de l’engagement », la déclaration est de fait frappante. Aucun champion de la rébellion médiatique n’a, à notre connaissance, affirmé aussi clairement le droit non seulement à l’objection de conscience, mais même à l’insurrection salutaire. 

    La souffrance n’est plus un problème

    Il y a tout juste deux ans, le président Macron décorait Houellebecq de la légion d’honneur. À cette occasion, il tenta discrètement de minimiser la portée de sa critique de la Modernité, en le qualifiant de « romantique perdu dans un monde qui est devenu matérialiste ». Il aura sans doute quelques difficultés à réduire le propos à une mythologie adolescente de la révolte, héritée du XIXe siècle. Car l’argument principal de Houellebecq ne se trouve pas dans les nuages, mais dans la réalité la plus simple et dans un progrès décisif de la médecine, tout à fait compatible avec un monde matérialiste : la découverte de la morphine. Déjà au moment où l’État français décida de mettre à mort Vincent Lambert qui « n’était en proie à aucune souffrance du tout […] et n’était même pas en fin de vie », Houellebecq avait fait ce rappel magistral : « Une découverte extraordinaire, qui apportait une solution élégante à un problème qui se posait depuis les origines de l’humanité, a eu lieu en 1804 : celle de la morphine. Quelques années plus tard, on a vraiment commencé à explorer les étonnantes possibilités de l’hypnose. En résumé, la souffrance n’est plus un problème, c’est ce qu’il faut répéter, sans cesse, aux 95 % de personnes qui se déclarent favorables à l’euthanasie. »

    Houellebecq racontait qu’il avait connu lui-même des circonstances dans lesquelles il était prêt à supplier qu’on l’achève et qu’il avait suffi d’une piqûre de morphine pour que son point de vue change presque instantanément. 

    Étatisme et capitalisme réunis

    La grande force de Houellebecq est de mettre à nu en quelques mots les impostures du rouleau compresseur idéologique qui tente d’écraser toute objection. Houellebecq ôte à tous les arguments leurs parures compassionnelles et leurs atours publicitaires. La clé de voûte du « bluff technologique », jugeait Jacques Ellul, est la publicité. Le bluff euthanasique, qui n’est que l’application à l’homme des diktats de l’efficacité technique, fonctionne de la même façon. 

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  • Le christianisme sociologique est-il condamné à disparaître ?

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    De Jean Duchesne sur Aleteia.org

    Le christianisme sociologique est-il voué à disparaître ?

    20/04/21

    Le pluralisme et l’individualisme ambiants occultent le fait que c’est nécessairement au sein de la société et de sa culture que la foi se choisit et s’exprime.

    Parmi les opinions reçues ces temps-ci se trouve la thèse que le « christianisme sociologique » a disparu au profit d’un « christianisme par choix » : on ne serait plus croyant et pratiquant grâce à l’histoire dont on est issue, mais parce qu’après examen, on décide de s’approprier ce donné-là, et pas forcément en totalité ni irréversiblement. Ce constat semble condamner la foi à n’être plus désormais qu’une option facultative parmi d’autres. Mais le bien-fondé de l’analyse et de la distinction durcie en opposition n’est pas évident du tout.

    On n’est pas chrétien tout seul !

    Il apparaît en effet arbitraire de séparer la foi collective ou ambiante de l’engagement individuel. On ne croit jamais tout seul, par illumination directe exclusivement. Il y a toujours des médiations : la notion de Dieu n’est pas innée, et encore moins celle qu’il aurait un Fils qui s’est fait homme, a été crucifié et est ressuscité. Autrement dit, ce n’est pas une idée que l’on fait sienne ou que l’on rejette. C’est l’événement historique d’une révélation et ses répercussions jusqu’au présent et même pour l’avenir, dont on prend connaissance parce que tout cela est véhiculé au sein de la culture où l’on baigne.

    ...

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  • Pourquoi le Vatican se tait sur les violations des droits de l'homme en Chine

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    20 avril 2021

    Jeffrey Sachs et le Vatican : Silence sur les violations des droits de l'homme en Chine

    On ignore encore si l'approche de Sachs vis-à-vis de la Chine a eu une influence directe sur les relations du Saint-Siège avec Pékin.

    Jeffrey Sachs, professeur d'économie, leader en matière de développement durable, conseiller principal de l'ONU, participe au deuxième jour d'un sommet international des maires sur "l'esclavage moderne et le changement climatique", le 21 juillet 2015 au Vatican.

    Le gouvernement chinois continue d'être fortement critiqué pour son traitement des Ouïghours, une minorité ethnique musulmane du nord-ouest du pays, tandis que le Vatican reste publiquement silencieux - ainsi que l'un de ses influents conseillers de longue date. 

    Un rapport de Human Rights Watch publié lundi, intitulé "Break Their Lineage, Break Their Roots - China's Crimes against Humanity Targeting Uyghurs and Other Turkic Muslims", déclare que le gouvernement communiste chinois commet des "crimes contre l'humanité" contre cette minorité ethnique. 

    Selon le rapport, le régime gère des centaines de camps de détention dans la province ouïghoure du Xinjiang, et d'anciens détenus ont fait état de tortures et d'agressions sexuelles systématiques dans ces camps. Le rapport fait également état d'abus et de restrictions des pratiques religieuses et culturelles qui ont atteint "des niveaux sans précédent". 

    Mais alors que beaucoup, y compris l'administration Biden, condamnent ces atrocités et d'autres transgressions des droits de l'homme commises par le gouvernement chinois, y compris les rapports en cours sur la persécution des catholiques ainsi que les violations des droits de l'homme à Hong Kong, le Vatican est resté publiquement silencieux. 

    Interrogé sur cette approche le mois dernier, l'archevêque Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États du Vatican, a déclaré au magazine America que le Saint-Siège "n'a pas de politique, de politique diplomatique, de dénonciation presque partout dans le monde, et il y a des violations des droits de l'homme dans de très nombreux pays". 

    Il a ensuite expliqué que le Saint-Siège essaie de travailler avec les Chinois pour "résoudre les difficultés que nous avons dans la nomination des évêques, et c'est tout ce dont il s'agit." 

    Mgr Gallagher a ajouté que lui et ses collègues "essaient constamment de plaider pour la normalisation des relations entre l'Église catholique et les autorités chinoises, mais nous sommes conscients qu'il s'agit d'un objectif à très long terme." 

    Mais l'absence de tout commentaire ou réaction peut aussi être en partie influencée par certains des avis que le Saint-Siège reçoit de conseillers extérieurs. L'un d'entre eux est le professeur Jeffrey Sachs, intervenant régulièrement au Vatican sur le développement durable et le changement climatique, qui a longtemps fait l'apologie et défendu avec zèle le Parti communiste chinois tout en gardant le silence sur ses violations des droits de l'homme. 

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  • Le Christ-Roi aujourd’hui : une doctrine en creux

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    Une réflexion de l’abbé Claude Barthe publiée dans « Res novae » :

    théorie des deux glaives images.jpg« Notre propos dans cet article n’est pas d’examiner des projets politiques qui pourraient avoir en vue, même lointainement, un idéal de chrétienté, mais seulement d’examiner comment le catholicisme d’aujourd’hui, plongé dans une situation d’ultra-laïcité, considère ou plutôt ignore la doctrine du Christ-Roi. Pour saisir le formidable hiatus historique auquel il est confronté, on peut mettre en regard le symbole exprimé dans le narthex de la basilique Saint-Pierre de Rome, par la présence, à droite et à gauche, des statues cavalières de deux « évêques de l’extérieur », Constantin et Charlemagne[1], manifestant ce que l’Église attendait des pouvoirs civils chrétiens : qu’ils soient les protecteurs de l’Église et comme des introducteurs de leurs peuples vers le royaume éternel ; et à l’inverse, le refus symbolique du Président Chirac, à Rome, le 29 octobre 2004, d’insérer dans la constitution de l’Europe la mention, pourtant presque honteuse tant elle était modeste, de ses « racines chrétiennes ».

    L’impossible laïcité

    Rémi Brague dans son ouvrage Sur la religion[2], qui certes apporte des éléments tout à fait opportuns dans le débat sur la présence envahissante de l’islam, exprime sur le fond, de manière assez radicale, la négation devenue commune de la doctrine du Christ-Roi, laquelle, pense-t-il n’a jamais eu de réalité. Selon lui, « l’Église et État n’ont jamais été séparés, parce qu’ils n’ont jamais été unis », il suppose donc que l’État serait par nature neutre. Et du coup, il prend en bonne part le terme de « séparation » de l’intitulé de la loi de 1905, qui abrogeait les dispositions du concordat de 1801[3].

    Et cependant, les pouvoirs religieux et civil sont inséparables et distincts, comme le naturel l’est du surnaturel, du fait que l’un et l’autre exercent une emprise globale sur les mêmes individus qui ne sont pas, de manière schizophrène, spirituels d’une part, et d’autre part temporels, plus précisément politiques, puisqu’ils sont des êtres politiques comme dit Aristote[4]. Pouvoirs inséparables et distincts, et jusqu’à un certain point autonomes[5] – à la différence de la fusion indistincte que prône l’islam.

    Au reste, rendant ainsi à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, l’homme, dans les deux cas obéit à un pouvoir qui vient de Dieu (Rm 13, 1), dans l’ordre naturel pour le gouvernement de la Cité, et dans l’ordre surnaturel pour le gouvernement de l’Église. Mais César (les détenteurs du pouvoir civil), à l’image du père de famille, ne saurait être neutre, et a des devoirs religieux comme père de la Cité[6] et, comme tel, il doit créer toutes les conditions favorables pour que ceux dont il est chargé s’engagent librement dans la voie du salut éternel. 
    Léon XIII, dans Immortale Dei du 1er novembre 1885,explique que l’homme, destiné par Dieu à la béatitude éternelle que l’Église lui donne les moyens d’obtenir, a également grand besoin de la Cité terrestre pour parvenir à la perfection. C’est en effet le propre de la société civile (dans la mesure où elle cherche à poursuivre son but propre, c’est-à-dire de régler les réalités humaines selon la loi de Dieu), de conduire les membres de la Cité à mener sur la terre « une vie calme et paisible » (1 Tm 2, 2) en leur procurant le bien de la paix, le respect du juste, le cadre d’une vie honnête. Lorsque, au contraire, les institutions ne se réfèrent pas à la loi du Christ, c’est le salut du grand nombre qui est en péril. Et pire encore, lorsque ces institutions se sont données une essence laïque, hostile, du moins étrangère par nature à la loi du Christ.

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  • Le Conseil de l’Europe admet la véracité du rapport sur les ONG et les juges de la CEDH et rejette la candidature d’une nouvelle « juge-Soros »

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    20 avril 2021

    Le rapport de l’ECLJ a fait le tour du monde, il a révélé l’emprise de quelques grandes fondations privées sur les institutions européennes, en particulier la CEDH. Les premiers effets bénéfiques de sa publication apparaissent au sein même du Conseil de l’Europe.

    Ce 20 avril 2021, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a élu le nouveau juge à la CEDH au titre de la Belgique. Parmi les trois candidats proposés par le gouvernement belge figurait une juriste salariée de l’Open Society de George Soroscomme cela arrive fréquemment. Mais pour la première fois depuis fort longtemps, l’Open Society a échoué à faire élire son candidat, malgré sa puissance financière et politique considérable. C’est finalement un avocat belge, moins politique et plus compétent, qui a été élu en la personne de M. Frédéric Krenc, avec 148 voix contre 81 à la salariée de l’Open Society et 29 à Sylvie Saroléa. C’est une victoire pour l’indépendance de la Cour, et un fruit du Rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH.

    Cette défaite de l’Open Society intervient alors même que les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe viennent d’adopter un texte officiel admettant la véracité du rapport de l’ECLJ sur les ONG et les juges de la CEDH, et faisant part de sa décision de réévaluer l'efficacité du système actuel de sélection et d'élection des juges de la Cour d'ici fin 2024. C’est là aussi une suite importante au Rapport.

    En effet, depuis un an, les ambassadeurs représentant les 47 États membres du Conseil de l’Europe étaient saisis de trois questions écrites fort embarrassantes, déposées par des députés, visant « le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour » (lire ici) et les interrogeant sur les moyens à mettre en œuvre pour « restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme » (lire ici).

    Les gouvernements du Conseil de l’Europe avaient été saisis à la suite de la publication du rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH, révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la CEDH sont d’anciens collaborateurs de sept ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres ONG, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces ONG, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité.

    Les révélations de ce rapport sont gravissimes ; elles ont fait le tour du monde, mais se sont aussi heurtées au silence de la CEDH et au refus de la Commission européenne et de quelques gouvernements d’y répondre sur le fond, au point de nier l’évidence. Le soutien le plus important, à l’appui du rapport, est venu de M. Sergeï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie. (voir ici les réactions au rapport)

    On pouvait craindre que les 47 ambassadeurs, qui constituent ensemble l’instance suprême du Conseil de l’Europe dont dépend la Cour européenne, enterrent eux aussi cette question ou y répondent de façon évasive. Heureusement, ce ne fut pas le cas : ils sont parvenus à adopter une réponse commune, avec seulement six mois de retard (lire la réponse).

    À première vue, cette réponse adoptée par consensus semble lisse et convenue, mais quand on la lit entre les lignes, comme il sied à un document diplomatique, les sous-entendus apparaissent clairement. Ici, ils sautent aux yeux : à aucun moment les ambassadeurs ne contredisent, ni même ne cherchent à minimiser la réalité des faits révélés dans le rapport de l’ECLJ et rappelés par les députés. En soi, c’est un aveu essentiel, que n’avait pas concédé la Commission européenne. Le Conseil de l’Europe admet les faits révélés par l’ECLJ.

    La réponse consiste ensuite dans le rappel de la nécessité de « garantir le niveau le plus élevé de qualification, d'indépendance et d'impartialité des juges de la Cour », et dans l’énoncé des mesures prises à cette fin. Les ambassadeurs ont aussi indiqué vouloir réévaluer « d'ici fin 2024, à la lumière de l'expérience acquise, l'efficacité du système actuel de sélection et d'élection des juges de la Cour ». En indiquant cette échéance, les ambassadeurs montrent qu’une occasion prochaine se présente pour réviser les modalités de sélection des juges, et ainsi commencer à agir pour remédier à la situation.

    L’ECLJ suivra de près cette révision du mécanisme de sélection des juges et veillera à ce que ses recommandations soient entendues. À cet égard, deux nouvelles questions écrites issues du rapport de l’ECLJ ont été soumises aux ambassadeurs le 8 avril dernier. L’une met en cause l’impossibilité pratique de demander la récusation d’un juge de la Cour européenne, puisque l’identité des juges n’est révélée que lors de la publication du jugement, en violation des règles qu’impose la CEDH aux juridictions nationales. L’autre question écrite met en cause l’impossibilité de demander la révision de certains jugements de la Cour.

  • L'avortement hors la loi en République Dominicaine

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    La République dominicaine s’oppose à l’avortement via la réforme de son Code pénal

    20 Avr, 2021

    En République dominicaine, les députés ont présenté le projet de réforme du Code pénal « la semaine dernière ». Le code actuel date du 19e siècle. Trois motifs de dépénalisation de l’avortement étaient envisagés à cette occasion : si la grossesse met en péril la vie de la mère, le viol ou l’inceste, et les malformations du fœtus « incompatibles avec la vie ». Ils ont tous trois été rejetés.

    Un seul article du texte évoque l’avortement, c’est l’article 112. Il dispose qu’interrompre volontairement une grossesse n’est pas punissable à condition qu’« au préalable, pour sauver la vie de la mère et du fœtus en danger, tous les moyens scientifiques et techniques disponibles aient été épuisés dans la mesure du possible ». L’avortement dans ce cas doit être pratiqué « par du personnel médical spécialisé dans des établissements de santé publics ou privés ».

    Sources : One of us (19/04/2021) ; ACI Prensa, Diego López Marina (25/03/2021)

  • Une "Curie de combat" dans l’esprit de Vatican II, pour gouverner une Église exsangue

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    De Don Pio Pace sur Res Novae :

    Une Curie de combat dans l’esprit de Vatican II

    Si on considère l’ensemble de l’histoire du post-Concile, on peut constater une alternance, comme dans les démocraties, entre périodes de recentrage (sous Jean-Paul II et Benoît XVI), et de domination libérale (sous Paul VI pour la plupart des épiscopats et aujourd’hui, à Rome même). À propos du pontificat actuel, on pourrait parler d’une sorte de despotisme éclairé, qui impose, de manière paradoxalement centraliste, une « synodalité » – c’est-à-dire l’interprétation la plus libérale possible de Vatican II – à l’institution ecclésiastique.

    On assiste donc aujourd’hui à une accélération de ce processus. François sait que le temps lui est compté et ceux qui partagent sa ligne entendent la faire perdurer au-delà du prochain conclave. On peut énumérer les actes en ce sens, qui se suivent à bonne cadence, et qui auront peut-être été complétés par d’autres au moment où ces lignes seront publiées.

    Le personnel en charge de la morale conjugale avait déjà été renouvelé (le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie confié à Kevin Farrell ; le limogeage de Mgr Melina, Président de l’Institut Jean-Paul II ; la nomination de Mgr Paglia comme Président de l’Académie Pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut Jean-Paul II). Enfin, a été annoncée pour septembre la nomination à la tête de l’Institut Jean-Paul II de Mgr Philippe Bordeyne, 61 ans, jusque-là recteur de l’Institut catholique de Paris, le plus fervent des promoteurs d’Amoris lætitia[1].

    L’archiprêtre de la Basilique Saint-Pierre, le cardinal Comastri, homme classique, ayant atteint 80 ans, après avoir subi l’humiliation de voir son administration de la Basilique soumise à un commissaire, a été remplacé le 20 février dernier par le cardinal Mauro Gambetti, 55 ans, un franciscain des plus progressistes. Cette nomination a été suivie le 12 mars d’une mesure liturgique drastique : Mgr Peña, Substitut du Secrétaire d’État, a décidé que les célébrations individuelles de la messe étaient désormais exclues de la Basilique vaticane, qui ne connaîtra plus que des concélébrations, ce au mépris du droit (canon 902).

    Le 20 février, a été acceptée la démission du très ratzinguérien cardinal Sarah de sa charge de Préfet de la Congrégation pour le Culte divin. Et avant la nomination de son successeur, la gestion de sa congrégation a été soumise, comme celle du cardinal Comastri, à une étrange visite canonique de trois jours (le commissaire était Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta et Président de la Commission Liturgique de la Conférence des Évêques italiens). Concrètement, il semble que cela écarte Maniago de la succession du cardinal Sarah. Le  but de l’opération était de jauger les insuffisances conciliaires d’une congrégation qui fut longtemps un bastion ratzinguérien (préfets Medina, Arinze, Cañizares, Sarah) et qui droit redevenir un moteur de la liturgie de Vatican II.

    Mgr Vittorio Francesco Viola, 55 ans, franciscain comme Gambetti, évêque de Tortona, qui se veut l’héritier d’Annibale Bugnini, le maître d’œuvre de la réforme liturgique, dont il porte pieusement l’anneau épiscopal, pourrait remplacer le cardinal Sarah. À moins que le Secrétaire actuel, Arthur Roche, Anglais de 71 ans, bugninien bon tein lui aussi, ne devienne Préfet et que Vittorio Viola ne soit nommé Secrétaire.

    Cette « remise aux normes » de la Curie va se poursuivre également avec des nominations à la tête de différentes autres congrégations : à celle pour les Évêques, pour remplacer le cardinal Ouellet (76 ans), et à celle pour le Clergé, pour nommer un prélat dans la même ligue que le très influent cardinal Stella (80 ans en août).

    Le cardinal Blase Joseph Cupich, archevêque de Chicago, 71 ans, pourrait prendre en charge la Congrégation pour les Évêques et veiller spécialement au renouvellement de l’épiscopat américain, à moins que ce ne soit Mgr Robert Francis Prevost, religieux augustin, 65 ans, né aux États-Unis, évêque de Chiclayo au Pérou, et que Cupich ne soit chargé du Clergé en août prochain. On avait parlé aussi, il y aquelques temps, du cardinal Angelo de Donatis, vicaire du pape pour le diocèse de Rome.

    Verra-t-on bientôt paraître la constitution apostolique pour la réforme de la Curie, Prædicate Evangelium, en chantier depuis dix ans ? Il faut en attendre des décisions spectaculaires sans grands effets (le Dicastère pour l’Évangélisation, dirigé par le cardinal Tagle, prenant rang en tête des organismes de Curie devant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi). Le rôle de supervision du renouveau liturgique par la Congrégation pour le Culte divin sera souligné. Mais il y aura aussi de petits changements gros de conséquences conciliaires, comme la suppression probable du bureau de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui a hérité des compétences de la Commission Ecclesia Dei, le petit monde Ecclesia Dei étant dès lors réduit au « droit commun ».

    En un mot, se met en place une Curie de combat dans l’esprit de Vatican II. Pour gouverner une Église exsangue.

    Pio Pace


    [1] Voir Thibaud Collin, Divorcés remariés Ce qui change avec François (Salvator, 2017).

  • Et maintenant, qui demandera pardon au cardinal Barbarin ?

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    De Nicolas Kermabon, Professeur d'Histoire du droit, agrégé des facultés de droit, sur Actu-Juridique.fr :

    Qui demandera pardon au cardinal Barbarin ?

    16/04/2021

    Dans un arrêt du 14 avril, la chambre criminelle de la Cour de cassation vient de mettre un point final à l’affaire dite « Barbarin ». Elle a rejeté le recours des plaignants au motif que l’obligation de dénoncer les atteintes sexuelles sur un mineur « a pour but de lever l’obstacle aux poursuites pouvant résulter de ce que l’âge ou la fragilité de la victime l’ont empêchée de dénoncer les faits ». Or, en l’espèce les victimes étaient en situation de saisir elles-mêmes les autorités compétentes. L’innocence du cardinal Barbarin est donc reconnue par la justice, mais le mal médiatique est fait, dénonce Nicolas Kermabon, professeur d’histoire du droit, agrégé des facultés de droit. 

    L’arrêt qui vient d’être rendu par la Cour de cassation le 14 avril dernier est le dernier épisode de « l’Affaire Barbarin » de laquelle l’ancien archevêque de Lyon sort complètement innocenté. La Cour de cassation vient en effet de rendre un arrêt rejetant le pourvoi des parties civiles et rejoignant pour l’essentiel l’argumentation des juges d’appel qui avait relaxé le 30 janvier 2020 Philippe Barbarin au sujet des accusations d’omissions de porter secours et de non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. L’affaire judiciaire avait démarré lorsque le Cardinal Barbarin avait été accusé d’avoir « couvert » les abus pédophiles du père Preynat, prêtre condamné le 16 mars 2020 pour des agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans commises dans les années 80 et 90.

    Mais la façon dont Philippe Barbarin sort ainsi totalement blanchi de cette affaire contraste avec la violence avec laquelle il a été sali depuis plusieurs années par le « tribunal médiatique » de la bouche duquel n’est sorti que de la boue. Si l’on peut saluer la sérénité avec laquelle la réalité judiciaire a consacré l’innocence du cardinal, il faut dénoncer avec force le fantasme médiatique qui a contribué en partie à aveugler l’opinion publique.

    Réalité judiciaire

    Au milieu du « brouhaha » médiatique la justice a, il est vrai, œuvré sereinement : à l’origine, au moment où les victimes du père Preynat s’étaient manifestées pour mettre en cause l’ancien Primat des Gaules, le ministère public avait très rapidement classé sans suite les accusations d’omission de porter secours et de non-dénonciation. Le procès, reposant sur du sable, n’a eu lieu que parce que les parties civiles ont cité Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel en 2018. Le tribunal était certes entré en voie de condamnation mais au prix d’un raisonnement très critiquable, qui a ensuite été anéanti en appel. Entre l’arrêt de relaxe du 30 janvier 2020 et l’arrêt de la Cour de cassation du 14 avril 2021, les juges ont démontré sans doute possible l’innocence du cardinal. Pour l’essentiel, les ressorts de cette innocence se trouvent d’abord dans le fait que Philippe Barbarin ne pouvait évidemment pas se voir reprocher ne pas avoir porté secours aux victimes du père Preynat, puisqu’il n’est devenu archevêque de Lyon que près de onze ans après la commission des faits ! Mais surtout, la Cour de cassation a rejoint ce qui était au cœur de la relaxe prononcée en appel. L’ancien archevêque de Lyon ne pouvait vouloir entraver la justice en ne dénonçant pas les agissements du père Preynat, alors qu’au moment où il avait connaissance des faits, toutes les victimes étaient majeures et en état elles-mêmes de porter plainte : « La cassation n’est pas (…) encourue, dès lors que (…) la cour d’appel énonce que les victimes étaient, au moment où les faits ont été portés à la connaissance de M. Y…, en état de dénoncer elles-mêmes et que ce seul motif est de nature à justifier la relaxe ». Pouvait-on, en toute justice, reprocher au cardinal de s’être abstenu d’effectuer une démarche que les parties civiles elles-mêmes n’avaient pas accomplie ?

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  • Le linceul de Turin : nouvelles avancées

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    De Wlodzimierz Redzioch sur le Daily Compass :

    Le linceul qui enveloppait Jésus : les dernières découvertes

    19-04-2021

    Le Suaire est une relique pour les croyants, tandis que pour les scientifiques, il s'agit d'un objet mystérieux qui anime leur débat permanent. Emanuela Marinelli s'en occupe depuis des années, en tant qu'experte mais aussi en tant que croyante qui nous rappelle l'histoire du tissu et les dernières découvertes, indiquant le Crucifix réalisé par Monseigneur Giulio Ricci comme l'une des représentations les plus "véridiques".

    Le Linceul est un objet unique : pour les fidèles, il s'agit d'une icône et d'une relique qui a enveloppé le corps de Jésus, pour les scientifiques, c'est un objet mystérieux qui anime le débat permanent des spécialistes. Le professeur Emanuela Marinelli s'occupe du suaire depuis des années, en tant que scientifique mais aussi en tant que croyante. Elle a écrit de nombreux livres sur le linge sacré, dont le dernier a été édité et intitulé par elle "Nuova luce sulla Sindone. Storia, scienza, spiritualità" (Nuova luce sulla Sindone - Edizioni Ares) offre une approche multidisciplinaire du sujet. Nous lui avons posé une série de questions pour rappeler à la fois l'histoire et les dernières découvertes scientifiques concernant le Linceul.

    Professeur, est-il vraiment possible que le Linceul soit le drap qui a enveloppé le corps du Christ descendu de la croix ?

    Les études réalisées sur le Linceul conduisent à cette conclusion, à savoir qu'il s'agit précisément du drap funéraire de Jésus-Christ. Pour vérifier scientifiquement la vraisemblance de l'identification de l'Homme du Linceul avec Jésus, il faut comparer les informations fournies par les Évangiles avec ce qui est observé sur le Linceul. Une fois l'existence de caractéristiques communes établie, il est possible de recourir à la confirmation du calcul de probabilité. C'est ce qu'a fait le mathématicien Bruno Barberis, professeur à l'Université de Turin. Une probabilité a été attribuée à chacune des caractéristiques communes à Jésus et à l'Homme du Linceul. Au terme de ce calcul, la probabilité que ces caractéristiques se retrouvent toutes ensemble sur le même homme qui a subi le supplice de la crucifixion s'est avérée être égale à 1 sur 200 milliards. Cela signifie que sur 200 milliards de crucifixions, il n'y en a peut-être eu qu'une seule qui possédait les caractéristiques communes à l'Homme du Suaire et à Jésus. Puisqu'il est clair que dans l'histoire de l'humanité il n'y a peut-être pas eu 200 milliards de crucifixions, le calcul effectué nous permet de conclure que la probabilité qu'un crucifix présentant ces caractéristiques soit unique est très élevée et que par conséquent l'Homme du Suaire est réellement Jésus.

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  • Vatican : des invités pas très catholiques pour la prochaine Conférence sur la Santé

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    17 avril 2021

    Le Vatican accueillera Chelsea Clinton, le Dr Fauci, les PDG de Moderna et Pfizer et d'autres stars et milliardaires pour sa 5e conférence sur la santé

    Le Vatican a annoncé la tenue de sa cinquième conférence internationale sur la santé, intitulée « Explorer l'esprit, du corps et de l'âme », qui accueillera un grand nombre d'orateurs mondialistes et favorables à l'avortement, tels Chelsea Clinton, vice-présidente de la Fondation Clinton, qui entretient des liens étroits avec les avorteurs industriels de Planned Parenthood, les PDG des sociétés Pfizer et Moderna, qui fabriquent des vaccins au moyen de lignées de cellules obtenues à partir de fœtus avortés, le directeur des National Institutes of Health des États-Unis et le Dr Anthony Fauci, artisan du confinement et de la dictature sanitaire version US. L’événement, qui aura lieu en ligne du 6 au 8 mai, a pour principal organisateur le Conseil pontifical pour la culture sous la responsabilité du cardinal Ravasi.
     
    Mais la Cura Foundation est aussi impliquée, comme lors de conférences précédentes dans ce cycle. Si elle ne soutient pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires sur son site, cette organisation philanthropique explique : « Nous stimulons le changement par la génomique, l'intelligence artificielle et les big data, afin de soutenir et de concrétiser la révolution de la médecine régénérative. – Nous sommes les champions des corps sains résistants aux maladies. Nous nous efforçons d'aider les gens à vivre plus longtemps, mieux et sans souffrance. »
     
    Parmi les intervenants figurent des noms aussi éminents que divers. Si les PDG de Moderna et de Pfizer sont probablement invités en tant que développeurs du vaccin anti-COVID, il faut noter que Pfizer produit et commercialise des pilules abortives. Et que le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, est entré dans le classement Forbes des milliardaires français grâce à la pandémie… On notera que le directeur du National Institute of Health (NIH), Francis Collins préconise l'utilisation de tissus fœtaux dans des projets de recherche. Le directeur de Google Health, David Feinberg s’exprimera lui aussi : au nom des projets du groupe Alphabet en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données des patients – une activité qui a déjà suscité quelques scandales médiatiques ?
     
    Egalement invité à la conférence du Vatican : le PDG de Salesforce, Marc Benioff, ce milliardaire qui s'est offert le magazine Time en 2018 consacre également 1 % du capital, du temps de travail et des produits Salesforce à des « œuvres de charité ». « Les causes qu’il soutient sont variées : égalité homme/femme, LGBT, anti-racisme », note L’Echo, média belge. A tu et à toi avec « l’élite » mondialiste et libérale, sa société a interdit les courriels des républicains et de la campagne Trump à la suite des manifestations du 6 janvier au Capitole, et même toute interrogation à propos de l'élection américaine de 2020. Time le décrit comme « l'un des dirigeants les plus ardents » pour la défense des LGBT.