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Sciences

  • Liège, 6 octobre : "Et si Dieu existait"; grande conférence avec Olivier Bonnassies et Michel-Yves Bolloré

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  • Il n’y a pas d’être humain asexué

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    De gènéthique.org (Coin des experts) :

    Pr René Ecochard : « Il n’y a pas d’être humain asexué »

    26 septembre 2022

    Sabra Klein est microbiologiste[1]. Au cours de sa thèse, elle a étudié l’influence des hormones sexuelles sur le cerveau et le comportement. « Tout le monde sait que les hormones influencent de nombreux processus biologiques – notre métabolisme, notre cœur, notre densité osseuse ». Mais « elles doivent aussi avoir un impact sur notre système immunitaire », pense-t-elle. Pourtant, à l’issue de sa thèse en 1998, quand elle propose de mener une recherche post-doctorale sur le sujet, elle ne trouve « pas un microbiologiste ou immunologiste » pour la laisser étudier cette problématique.

    Aujourd’hui Sabra Klein a développé son propre laboratoire de recherche à l’université Bloomberg School of Public Health. Au cours des dernières années, elle et d’autres chercheurs ont pu montrer comment le système immunitaire de la femme et de l’homme répondent différemment au virus de la grippe, du VIH, et à certaines thérapies contre le cancer. Ou encore pourquoi les femmes développent une plus grande immunité après un vaccin, mais sont aussi plus susceptibles de souffrir d’asthme sévère ou de maladies auto-immunes. Des réponses biologiques différentes qui appellent une prise en charge différente, notamment pour une bonne gestion des effets secondaires.

    Décryptage du professeur René Ecochard, professeur à l’université Claude-Bernard (Lyon I) et auteur de Homme, Femme : Ce que nous disent les neurosciences paru aux Editions Artège.

    Gènéthique : Les chercheurs ont mis en évidence l’influence du sexe biologique sur le système immunitaire. Quels sont les mécanismes mis en jeu ?

    René Ecochard : L’immunité défend contre les infections et contre les cancers. Plus généralement, elle protège contre ce qui est « étranger » au corps.

    Plusieurs travaux montrent une différence entre les marqueurs de l’immunité des hommes et des femmes [2][3]. En particulier, les maladies liées à l’immunité ne sont pas aussi fréquentes chez les hommes que chez les femmes. C’est le cas de la sclérose en plaque (SEP) et du lupus érythémateux disséminé (LED), tous deux plus fréquents chez la femme que chez l’homme.

    Les résultats des travaux récents montrent aussi une variation des capacités immunitaires entre le début et la fin du cycle féminin[4]. Enfin, ils signalent une différence entre les femmes qui utilisent une contraception hormonale et celles qui n’en utilisent pas [5][6].

    Parmi les hypothèses les mieux argumentées pour expliquer l’impact des hormones sexuelles sur l’immunité, il y a la nécessité d’une immunité particulière pour rendre la femme apte à tolérer l’implantation de l’embryon dans l’utérus[7]. En effet, alors que tout organisme étranger est normalement rejeté par le corps, l’embryon, dont la moitié du capital génétique n’est pas celui de la mère mais celui du père, est accueilli dans l’utérus pour pouvoir s’y développer jusqu’à la naissance. Ceci est permis par une adaptation de l’immunité de la mère pendant la période post-ovulatoire, au moment où l’enfant conçu vient s’implanter dans l’utérus[8].

    G : Vous avez étudié l’impact du sexe biologique sur le cerveau (cf. Neurosciences : « On naît homme ou femme et on le devient »). Y a-t-il des parties du corps qui échappent à cette influence ?

    RE : Hommes et femmes ont une commune humanité, et partagent donc un grand nombre de traits corporels et psychiques. Cependant, il n’y a pas d’être humain asexué. Chacun est de sexe masculin ou féminin, homme ou femme. Ceci se traduit en effet par un grand nombre de différences.

    La bipolarité des sexes a son origine dans la complémentarité des sexes pour la transmission de la vie. La femme porte le petit et a la capacité de le nourrir. L’homme, comme plus généralement le mâle chez de nombreux autres mammifères, a la capacité de protéger l’enfant et sa mère.

    Pour réaliser ces tâches, chacun a un corps et un psychisme dotés de capacités permettant de remplir ces missions spécifiques. Au-delà des organes génitaux eux-mêmes, la charpente osseuse, la répartition des graisses et le fonctionnement endocrinologique, comme celui de l’immunité, sont adaptés pour cela.

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  • L'Église catholique est la mère de la science moderne

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    De Thomas Maino sur le National Catholic Register :

    L'Église catholique est la mère de la science moderne

    Dans toutes les civilisations, la science a été "mort-née", mais dans la chrétienté, elle a prospéré et a donné lieu à des réalisations telles que le télescope spatial James Webb.

    21 septembre 2022

    "Je te prie, mon enfant, de regarder le ciel et la terre et de voir tout ce qui s'y trouve, et de reconnaître que Dieu ne les a pas faits avec des choses qui existaient. Et c'est de la même manière que le genre humain est né."

    Ainsi parla la mère à son fils qui allait être martyrisé pour sa foi. Ce passage du deuxième livre des Maccabées exprime la fascination des Juifs de l'Antiquité pour l'œuvre de Dieu. La Creatio ex nihilo, ou création à partir de rien, a été introduite dans la conscience du monde par l'Écriture des Hébreux. Les Pères de l'Église ont suivi cette croyance, s'opposant aux néo-platoniciens, qui considéraient que le monde faisait partie de Dieu.

    Le télescope spatial James Webb, récemment lancé, a capturé des images de l'espace lointain encore plus impressionnantes que son prédécesseur, le télescope spatial Hubble. L'un des premiers concepts de télescope remonte à Roger Bacon, un franciscain du 13e siècle. Dans un article écrit en 1260, il décrit la possibilité d'un instrument grossissant : "Une petite armée peut paraître très grande", et il prophétise également que "l'homme sera capable d'étudier la lune et les étoiles dans les moindres détails". Ce concept étonnant ne sera réalisé que lorsque les brevets et la construction de télescopes commenceront au début du 17e siècle.

    Lorsque l'on étudie l'histoire des sciences, il devient immédiatement évident que quelque chose dans le monde occidental a donné naissance à la science moderne. Mais pourquoi cela ? C'est un sujet qui a profondément fasciné le père bénédictin Stanley Jaki. Influencé par les travaux pionniers du physicien et historien des sciences Pierre Duhem, Jaki a consacré sa vie académique à l'étude de la relation entre la foi et la science, et plus précisément à l'essor de la science et à l'implication du christianisme dans ce processus. En étudiant l'ensemble de l'histoire des sciences, Jaki a identifié ce qu'il a appelé des moments "mort-nés" de la science - des exemples de génie scientifique qui n'ont jamais abouti à l'établissement de la méthode scientifique en tant que discipline dans une culture donnée. Il a constaté que c'était le cas dans de nombreuses cultures anciennes : l'Égypte, Babylone, l'Inde, la Chine, la Grèce et le monde musulman. La découverte de Jaki est que c'est la vision du monde omniprésente dans ces cultures qui a étouffé tout développement de la science.

    L'Égypte ancienne était consumée par l'animisme, le panthéon des dieux régissant tous les aspects du monde. Un manque de signification était attribué au cosmos en raison de la perception de la nature immuable et cyclique de la réalité, ce qui empêchait toute discipline intellectuelle continue de prendre racine.

    Babylone, une culture imprégnée de mathématiques et d'astronomie, ne pouvait séparer ses dieux du monde. Leur cosmologie consistait à attribuer les événements célestes à des combats de dieux - une fantaisie qui rendait leur concept de "science" trop abstrait pour être durable. Les recherches dans un monde imaginé comme un conflit entre le chaos et l'ordre étaient vouées à l'échec.

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  • Liège, 6 octobre : grande conférence "Et si Dieu existait ?"

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    « Le livre « Dieu, la science, les preuves » est un succès de librairie avec 180.000 exemplaires vendus en neuf mois. Les auteurs ont pour objectif de donner au lecteur les éléments nécessaires pour réfléchir à la question de l’existence d’un dieu créateur. « Notre souhait est qu’au terme de cette lecture, vous puissiez avoir en main tous les éléments pour décider de ce que vous voulez croire, en toute liberté et de manière éclairée.» .

    Inscription via :

    https://www.eventbrite.co.uk/e/billets-conference-et-si-dieu-existait-389684756597

    Ou par tél. 04 344 10 89 ou GSM 0498 334 694

    Ou par email : conference6octobre.liege@gmail.com  

     P.A.F. :

    En ligne, jusqu’au 4 octobre : étudiants 3€, autres 12€

    À l’accueil : étudiants 5€, autres 15€

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  • La mort de Rodney Stark, le sociologue agnostique qui appréciait la religion

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    De Stefano Chiappalone sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Stark, le sociologue agnostique qui appréciait la religion

    17-08-2022

    Rodney Stark, un éminent sociologue des religions, est décédé. En tant qu'agnostique, il a fait voler en éclats de nombreux lieux communs et préjugés, notamment anticatholiques. Selon Stark, la religion n'est en aucun cas "l'opium du peuple" et la société du troisième millénaire sera encore une société religieuse, malgré les prophéties positivistes. Avec un avenir même en Chine.

    En lisant l'ouvrage de Rodney Stark, on passe de la considération de la religion comme "opium du peuple", selon la vulgate marxiste, à celle d'un facteur de civilisation et de progrès. Le plus grand sociologue des religions s'est éteint à l'âge de 88 ans, laissant derrière lui des pages extrêmement significatives qui allient la rigueur scientifique à une prose extrêmement populaire, permettant même aux non-initiés d'entrer en contact avec ses études et de démystifier de nombreux lieux communs, démasquant ce subtil complexe d'infériorité dont souffrent de nombreux catholiques qui s'ébahissent devant les défauts qu'on leur attribue avant même de les vérifier.

    La religion prendrait fin, la religion ne causerait que le mal, et la présence de multiples religions ferait en sorte que l'on ne croie en aucune. On pourrait résumer de cette façon certains des "dogmes" répandus parmi les gens du peuple et au-delà. Même parmi ses collègues, ces sociologues de la religion - dont Stark se moquait - qui, pourtant, méprisaient a priori leur " objet " d'étude. Avec La découverte de Dieu, le regretté sociologue "a voulu clore les comptes avec les universitaires spécialistes des religions, dont beaucoup - assez curieusement - ne sont pas religieux, détestent les religions et considèrent les personnes religieuses comme des arriérés incurables, si ce n'est qu'elles souffrent d'une maladie dont il faut chercher le remède", comme le rapporte le sociologue Massimo Introvigne, directeur du Cesnur et co-auteur de plusieurs titres avec Stark, qui n'avait aucun parti pris...

    "Je ne suis pas catholique et je n'ai pas écrit ce livre pour défendre l'Église. Je l'ai écrit pour défendre l'histoire" : ainsi Stark dans ses faux témoignages. Comment démasquer plusieurs siècles d'histoire anti-catholique. Un titre que l'on attendrait d'un apologiste, pas d'un agnostique issu d'une famille luthérienne. De plus, il a enseigné à l'université de Washington et à l'université Baylor (une université baptiste) et compte des dizaines de publications. Outre les titres déjà mentionnés (publiés en italien par les Edizioni Lindau), nous trouvons, par exemple, Il trionfo del cristianesimo (Le triomphe du christianisme), dans lequel il renverse l'étiquette des "âges sombres" médiévaux, qui étaient au contraire denses en ferveur culturelle et en innovations technologiques (évidemment avec les moyens de l'époque). Ou La victoire de la raison, où Stark ose une opération considérée comme " blasphématoire " par le politiquement correct, à savoir combiner raison et religion. Et encore un seul vrai Dieu. Les conséquences historiques du monothéisme.

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  • Bethsaïde: la ville perdue des Apôtres Pierre, André et Philippe aurait été retrouvée par les archéologues

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    De Cécile Lemoine sur TerreSainte.net :

    Bethsaïde: la ville perdue des Apôtres, retrouvée

    11 août 2022

    La mise au jour d'une mosaïque byzantine portant une inscription dédiée à Saint-Pierre renforce l'hypothèse que le site archéologique d'el-Araj est bien Bethsaïde, la ville des apôtres Pierre, André et Philippe, dont on avait perdue la trace.


    La saison de fouilles 2022 aura été encore plus fructueuse que celle de 2021, dont nous vous relations les trouvailles dans le numéro 679 de Terre Sainte Magazine. « Il va y avoir un petit tremblement de terre dans le monde chrétien« , annonçait Steven Notley, directeur académique des fouilles, dans un post de blog plein de suspense daté du 8 août, dernier jour de la sixième campagne de fouilles sur le site d’el-Araj, situé au bord du lac de Tibériade.

    Quelques jours plus tard, le 10 août, le communiqué tombe. Une grande inscription grecque a été mise au jour dans la basilique byzantine, que les archéologues du Kinneret College, en charge des fouilles du site d’El-Araj depuis 2014, appellent « l’église des Apôtres ».

    Conformément à la tradition byzantine des mosaïques dédicatoires, l’inscription commence en nommant le donateur, un certain « Constantin, le serviteur du Christ », avant de poursuivre vers la partie intéressante : une demande d’intercession au « chef et commandant des apôtres célestes ». Un titre « couramment utilisé par les chrétiens byzantins pour désigner l’apôtre Pierre« , éclaire le communiqué.

    Maison de Pierre et André

    Encadrée par un médaillon rond composé de deux lignes de tesselles noires, l’inscription fait partie d’un sol en mosaïque plus vaste situé dans le diaconion (sacristie) de l’église et partiellement décoré de motifs floraux. « Cette découverte est notre meilleur indicateur pour dire que Pierre était associé de manière particulière à la basilique, et qu’elle lui était probablement dédiée », explique Steven Notley, également professeur d’études bibliques.

    Selon les hypothèses des archéologues, l’église pourrait recouvrir les restes de la maison de Pierre et André, disciples de Jésus originaires de Bethsaïde, ville mentionnée dans la Bible, dont on a depuis perdu la trace. « La tradition chrétienne byzantine identifie régulièrement la maison de Pierre à Bethsaïde, et non à Capharnaüm comme on le pense souvent aujourd’hui », précice Steven Notley.

    Découvrir >> Capharnaüm, la ville que Jésus aimait – Mooc Bernardins

    A l’époque du Christ (Ier siècle), Bethsaïde n’est qu’un petit port de pêche sans prétention. Elle acquiert le statut de polis par la main de Philippe le Tétrarque, gouverneur de la région en 30 ap. J.-C. L’historiographe Josèphe Flavius raconte que la ville est à cette occasion rebaptisée “Julias”, en l’honneur de la fille de l’empereur Romain (Antiquités juives 18:28). Les Évangiles relatent qu’en plus d’avoir vu naître plusieurs des disciples, Bethsaïde assiste au miracle de la guérison de l’aveugle, avant d’être condamnée par Jésus pour son manque de foi. 

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  • Grossesses extra-utérines, fausses couches : l'avortement n'est "jamais nécessaire" selon ces médecins

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    De Katie Yoder sur Catholic News Agency :

    Grossesses extra-utérines, fausses couches : L'avortement n'est "jamais nécessaire", selon ces médecins

    3 août 2022

    L'avortement - une procédure avec l'intention et le but unique ou principal de mettre fin à la vie humaine dans l'utérus - n'est jamais médicalement nécessaire, selon les experts médicaux.

    Trois médecins ont parlé avec l'AIIC de la nécessité de l'avortement, ou de son absence, suite à la récente décision de la Cour suprême d'annuler l'arrêt Roe v. Wade, qui a légalisé l'avortement dans tout le pays en 1973. Suite à cette décision, plusieurs mythes ont circulé sur son impact, notamment l'affirmation que les femmes mourront sans accès à l'avortement en cas de grossesse extra-utérine, de fausse couche et d'autres situations dangereuses.

    Dans ces situations, les experts médicaux considèrent que l'avortement n'est pas pertinent ou soulignent que les femmes peuvent choisir des alternatives qui leur permettent de vivre. 

    L'avortement, disent-ils, n'est "jamais nécessaire" pour prendre soin de la mère et du bébé. Pour comprendre cela, il faut d'abord savoir ce qu'est l'avortement - et ce qu'il n'est pas.

    Qu'est-ce que l'"avortement" ?
    Les procédures utilisées pour pratiquer un avortement ne sont pas des avortements en soi. La définition de l'avortement inclut l'intention et la finalité.

    Le Dr Kathleen Raviele, gynécologue-obstétricienne et ancienne présidente de l'Association médicale catholique, la plus grande association de catholiques dans le domaine de la santé, a qualifié l'avortement d'"attaque directe d'un embryon ou d'un fœtus par la chirurgie ou des produits chimiques dans le but de mettre fin à la vie du bébé".

    Le Dr Grazie Pozo Christie, spécialiste en radiologie et membre senior de l'Association catholique, une organisation vouée à la défense de la liberté religieuse, de la vie et de l'Église sur la place publique, a également souligné l'importance de l'intention.

    L'avortement, a-t-elle dit, "signifie familièrement la fin délibérée d'une vie humaine".

    Le Dr Donna Harrison, gynécologue-obstétricienne et directrice générale de l'Association américaine des obstétriciens et gynécologues pro-vie (AAPLOG), a cité la définition qui, selon elle, est utilisée par la majorité des lois des États. 

    L'avortement, ou avortement volontaire, est ici "défini comme tout médicament, dispositif ou procédure utilisé pour mettre fin à une grossesse dans le but principal d'assurer la mort de l'être humain in utero avant, pendant ou au cours du processus de séparation de la mère et de son embryon ou fœtus", a-t-elle déclaré.  

    L'avortement est-il jamais nécessaire pour sauver la vie d'une femme ?
    Mme Christie a déclaré que l'avortement, défini comme la fin volontaire d'une vie humaine, n'est "jamais médicalement nécessaire". 

    "Dans certaines circonstances, un traitement de sauvetage qui implique l'interruption précoce d'une grossesse peut être indiqué", a-t-elle dit. "Dans ce cas, l'intention n'est pas de mettre fin à la vie du bébé mais de sauver la mère, et cette intention est manifeste dans le fait qu'un médecin ferait tout son possible pour préserver la vie d'un bébé prématuré lorsque cela est possible."

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  • Télescope spatial James Webb : Réfléchir à l'univers et au Créateur

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    De Kathy Schiffer sur le National Catholic Register :

    Télescope spatial James Webb : Réfléchir à l'univers et au Créateur

    Plus que de nous amener à imaginer nos réalisations futures, les nouvelles images de la NASA nous incitent à tourner notre cœur et notre esprit vers le Créateur qui a imaginé tout cela.

    14 juillet 2022

    "Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l'œuvre de ses mains". - Psaume 19:2
    Le psalmiste a raison : Il y a une grande beauté à trouver dans les cieux - et dans toute la création. Et cette semaine, le télescope spatial James Webb de la NASA a offert un aperçu de cette gloire, dans les images infrarouges les plus profondes et les plus nettes jamais vues de l'univers lointain. Pas les petites étoiles scintillantes qui ont capturé nos cœurs et nos esprits depuis l'enfance, le Webb a révélé un paysage scintillant d'étoiles et de falaises cosmiques, des galaxies entières aux couleurs vives. 

    En regardant les images saisissantes sur le site Web de la NASA ou à Times Square, les spectateurs ont été captivés par les étoiles bleutées de notre propre galaxie, la Voie lactée, chacune avec huit pointes de lumière s'étendant dans l'espace, comme la lumière des étoiles se répand autour du mécanisme qui maintient les miroirs du télescope en place. 

    Au-delà de nos étoiles les plus proches, d'autres galaxies - chacune avec des millions d'étoiles - sont apparues comme de plus petites taches de couleur, beige, orange et rouge vif. 

    Certaines avaient une forme de spirale, d'autres étaient courbées, d'autres encore n'étaient que de simples filaments de couleur.

    Pour créer un télescope doté de capacités aussi époustouflantes, la NASA s'est associée à l'Agence spatiale européenne (ESA) et à l'Agence spatiale canadienne (ASC). Ensemble, ils ont célébré l'aube d'une nouvelle ère en astronomie, offrant une vue jamais vue auparavant. Gregg Robinson, directeur du programme Webb au siège de la NASA, a célébré le dévoilement des images en promettant :

    "La belle diversité et les détails incroyables des images et des données du télescope Webb auront un impact profond sur notre compréhension de l'univers et nous inciteront à rêver grand."

    Mais plus que de nous amener à imaginer nos réalisations futures, le dévoilement des nouvelles images de la NASA nous inspire à tourner nos cœurs et nos esprits vers le Créateur qui a envisagé tout cela. 

    L'évêque Joseph Strickland du diocèse de Tyler, au Texas, a tweeté : "Que cette image de l'espace lointain nous rappelle le Dieu génial qui nous fait naître alors même que nous contemplons les merveilles de sa création. Puissions-nous être inspirés à retourner sur le chemin de la Lumière qui brille de Jésus Son Fils."

    Le frère Guy Consolmagno, astronome jésuite et directeur de l'Observatoire du Vatican à Tucson, en Arizona, a publié une déclaration exprimant son excitation face aux nouvelles images du télescope. 

    "De telles images, a-t-il dit, sont une nourriture nécessaire pour l'esprit humain - nous ne vivons pas seulement de pain - surtout en ces temps." Le Frère Guy a ensuite fait l'éloge des scientifiques qui ont construit les instruments et planifié les observations, dont beaucoup sont ses amis personnels, et il a dit que c'était un "hommage à l'esprit humain, à ce que nous pouvons faire lorsque nous travaillons ensemble." 

    Le frère Guy a apprécié le psaume noté au début de cet article, mais il a ajouté un autre psaume qui loue également Dieu pour les merveilles de la création :

    "Quand je considère tes cieux, l'ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu as mises en place, qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui, les êtres humains pour que tu en prennes soin ? Tu les as faits un peu plus bas que les anges et tu les as couronnés de gloire et d'honneur." - Psaume 8:3-5

    Le philosophe William Carroll, écrivant dans First Things, a cité le pape Pie XII qui a déclaré, dans un discours à l'Académie pontificale des sciences, que "la vraie science découvre Dieu à un degré toujours plus élevé - comme si Dieu attendait derrière chaque porte ouverte par la science". 

    Dans ce discours de 1951, le pape Pie XII s'est penché sur les réalisations scientifiques d'Edwin Hubble, qui a découvert que l'univers est en expansion constante. Le pontife a rappelé la déclaration de Dieu Fiat Lux (" Que la lumière soit ") et a noté que la création s'était déroulée dans le temps. "Il semblerait," écrit le Pape Pie XII, ... que la science actuelle, en faisant un pas en arrière à travers des millions de siècles, a réussi à témoigner de ce "Fiat lux" primordial prononcé au moment où, en même temps que la matière, une mer de lumière et de radiation a jailli du néant. ... Elle a ainsi confirmé la contingence de l'univers et la déduction fondée de l'époque à laquelle le cosmos est sorti des mains du Créateur. La création a donc eu lieu dans le temps. Par conséquent, il y a un Créateur. Par conséquent, Dieu existe !"

    Puisse la révélation par Webb de l'inestimable beauté du cosmos conduire de nombreuses personnes sur le chemin de la découverte pour voir, non seulement les merveilles de la création, mais aussi l'ineffable beauté de Dieu.

  • "Changement de genre" : 140 médecins et intellectuels (dont 14 Belges) appellent à informer les jeunes objectivement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Genre : 140 médecins et intellectuels appellent à informer les jeunes objectivement

    7 juillet 2022

    « Nous, scientifiques, médecins et universitaires des sciences humaines et sociales, appelons les médias du service public et les médias privés de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse et d’autres pays d’Europe à présenter fidèlement les études sérieuses et les faits scientifiquement établis concernant le “changement de genre” des enfants dans les émissions destinées à un large public. » Initié par l’Observatoire de la Petite Sirène, 140 scientifiques et intellectuels signent un « manifeste européen pour une approche objective du “changement de genre” des mineurs dans les médias ». Ces premiers signataires sont français, belges, allemands britanniques, suisses, suédois, norvégiens ou encore finlandais[1].

    Des faits scientifiques face à l’idéologie

    « En tant que scientifiques, professionnels de l’enfance et universitaires, nous nous opposons fermement à l’assertion selon laquelle les femmes et les hommes ne seraient que des constructions sociales ou des identités ressenties, écrivent-ils. On ne choisit pas son sexe et il n’y en a que deux. On naît fille ou garçon. Le sexe est constaté à la naissance et inscrit à l’état civil. » « On peut changer l’apparence de son corps mais jamais son inscription chromosomiale », rappellent-ils (cf. « En tant que scientifiques, nous nous opposons fermement à l’idée que les femmes et les hommes ne sont que des constructions sociales ou des identités ressenties »).

    Ces personnalités déplorent que les médias reprennent « de manière univoque » « les revendications infondées des militants transaffirmatifs, souvent sans objectivité », mettant « sur le même plan des vérités scientifiques et des opinions ».Sans laisser de place à la critique ou la moindre réserve.

    L’impact sur les jeunes

    En présentant le changement de « genre » comme une « solution miracle » au mal-être adolescent, ces « émissions répétitives ont un effet d’endoctrinement sur les jeunes que les réseaux sociaux accentuent » (cf. Changement de sexe chez les enfants : « C’est comme si mon fils était sous emprise »). Ce qui conduit à multiplier les « autodiagnostics » chez les jeunes. Les demandes de prise en charge ont ainsi été multipliées par 25 « en moins de dix ans ».

    D’ailleurs, l’augmentation des « jeunes détransitionneurs » illustre « la légèreté avec laquelle ils ont été traités par des médecins, des psychiatres et d’autres professions de santé » (cf. Changement de sexe chez les enfants : « un des plus grands scandales sanitaire et éthique »).

    Et « en parallèle, se développe, dès le primaire dans les écoles, une “éducation à la sexualité” qui ne tient aucunement compte de l’immaturité psychique des enfants en les exposant à des contenus intrusifs et contraignants », dénoncent les signataires du manifeste. Ainsi, au-delà d’une prise de conscience par les médias, ils demandent aussi aux « institutions publiques » de « veiller à l’exigence d’impartialité dans la présentation et la transmission des connaissances sur un sujet aussi important. » (cf. La fragile protection des enfants face aux lobbies trans-affirmatifs)

    [1] France :

    Nicole Athéa, gynécologue-endocrinologue, membre du directoire de l’Observatoire La Petite Sirène. Elle a été réfèrent médical au CRIPS, le Centre régional d’information et de prévention du sida.

    Elisabeth Badinter, philosophe, féministe.

    Martine Benoit, germaniste, Professeure des Universités, membre du laboratoire « Analyses littéraires et histoire de la langue » de l’Université de Lille

    Marie Myriam Blondel, Chef d’établissement- adjoint

    Marie-Jo Bonnet, historienne, écrivaine, féministe

    Rémi Brague, Professeur émérite de philosophie à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne et à l’université Louis et Maximilien de Munich, membre de l’Institut de France.

    Jean-François Braunstein, Professeur émérite de philosophie contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Anna Cognet, psychologue clinicienne, Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Picardie Jules Verne, co-directrice de l’Observatoire La Petite Sirène

    Dominique Crestinu, gynécologue-endocrinologue.

    Daniel Dayan, sociologue de la culture et des médias. Directeur de recherches, Centre National de la Recherche Scientifique.

    Chantal Delsolphilosophe, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

    Gilles DenisMaître de conférences-HDR, histoire et épistémologie des sciences du vivant, Université de Lille

    Bernard Devauchelle, Professeur émérite de médecine de l’Université Picardie Jules Verne, Membre de l’Académie de Chirurgie, Membre Correspondant de l’Académie de Médecine.

    Catherine Dolto, médecin, haptothérapeute, essayiste

    Xavier Emmanuelli, médecin et homme politique français, fondateur du SAMU social de la ville de Paris.

    Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste, co-directrice de l’Observatoire La Petite Sirène

    François Farges, gynécologue-obstétricien, échographiste, Hôpital des Diaconesses, Paris

    René Frydman, ancien Professeur de médecine spécialisé en gynécologie-obstétrique, spécialiste de la reproduction.

    Francis Galibert, Professeur de médecine, UMR 6290 CNRS/Faculté de Médecine, Université de Rennes 1, membre de l’Académie Nationale de Médecine

    Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste, Professeur émérite de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent à l’Université Paris-Cité.

    Claude Habib, Professeure émérite de littérature à la Sorbonne Nouvelle.

    Ghada Hatem-Gantzer, ancienne cheffe de service de la maternité de Saint-Denis, a créé en 2016 la Maison des Femmes à Saint-Denis. Médecin engagée contre les violences faites aux femmes, l’excision en particulier.

    Yana Grinshpun, linguiste, Maître de Conférences à la Sorbonne Nouvelle
    Olivier Halimi, psychologue clinicien, psychanalyste, membre de la Société Psychanalytique de Paris

    Claudine Junien, Professeure émérite de génétique médicale de la Faculté Paris-Ouest, ancienne directrice de l’unité Inserm U383, membre correspondant de l’Académie Nationale de Médecine.

    Jean-Marie Lacroix, Professeur des Universités, Resp. groupe Génétique des Enveloppes Bactériennes, UGSF UMR CNRS8576, Faculté des Sciences et Technologies-Université de Lille

    Jean-Daniel Lalau, Professeur de nutrition, chef du service d’endocrinologie-diabétologie-nutrition au CHU d’Amiens

    Manuel Maidenberg, pédiatre.

    Céline Masson, psychanalyste, Professeure des Universités, membre du Centre d’Histoire des Sociétés, des Sciences et des Conflits à l’Université de Picardie Jules Verne. Co-directrice de l’Observatoire La Petite Sirène

    Jean-François Mattei, médecin, ancien Professeur de pédiatrie et génétique médicale. Président honoraire de l’Académie de médecine (2020), membre de l’Institut (Académie des Sciences morales et politiques). Ancien ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées.

    Isabelle de Mecquenem, philosophe, Professeur agrégé à l’Université de Reims Champagne Ardenne (URCA)

    Olga Megalakaki, Professeur en psychologie cognitive, Université de Picardie Jules Verne

    Vannina Micheli-Rechtman, psychiatre, psychanalyste, philosophe, Présidente d’Espace Analytique

    Jacques-Alain Miller, psychanalyste, membre de l’Ecole de la cause freudienne, ancien président de l’Association Mondiale de Psychanalyse, ancien directeur du département de psychanalyse de l’université Paris 8.

    Arnold Munnich, Professeur de génétique à l’Université Paris V, chef de service à l’hôpital Necker – Enfants Malades où il dirige l’Unité de génétique INSERM U 781.

    Israël Nisand, Professeur de gynécologie obstétrique, il a été président du Collège national des gynécologues-obstétriciens français

    Jean-Robert Pitte, géographe, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques

    Véronique Quaglino, Professeur de neuropsychologie, Université de Picardie Jules Verne

    Sylvie Quesemand Zucca, psychiatre, membre du directoire de l’Observatoire La Petite Sirène

    Gérard Rabinovitch, philosophe, sociologue, essayiste.

    François Rastier, linguiste, Directeur de recherche au CNRS.

    Caroline Rey-Salmon, pédiatre des Hôpitaux, médecin légiste, elle est coordonnatrice des urgences médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu à Paris (AP-HP).

    Hélène Romano, docteur en psychopathologie-habilitée à diriger les recherches, docteur en droit privé et sciences criminelles.
    Thierry Roth, Président de l’Association Lacanienne Internationale (ALI)

    Didier Sicard, Professeur de médecine, ancien président du Comité consultatif national d’éthique de 1999 à 2008.

    Claire Squires, Psychiatre, psychanalyste, Maître de conférences émérite à l’Université Paris-Cite et directrice de recherches

    Julien Taïeb, Professeur de médecine à l’Hôpital Européen Georges Pompidou.

    Pierre André Taguieff, philosophe et historien des idées, Directeur de recherche au CNRS

    Sonia Timsit Taïeb, psychiatre, psychanalyste, membre associé de la Société de Psychanalyse Freudienne.

    Jean-Pierre Winter, psychanalyste, essayiste. Président du mouvement du Coût freudien.

    Éric Zuliani, psychanalyste, Président de l’École de la Cause freudienne

     

    Belgique :

    Marc Crommelinck, Professeur émérite à la Faculté de médecine de l’Université de Louvain.

    Sophie Dechêne, pédopsychiatre, TCC, co-directrice de la branche belge de l’Observatoire La Petite Sirène

    Xavier de Muylder, médecin gynécologue, Docteur en Sciences de la famille et de la sexualité, Enseignant à Université Catholique de Louvain

    Diane Drory, psychologue, psychanalyste

    Jean Florence, psychanalyste et professeur émérite aux Facultés St Louis, Bruxelles

    Nadia Geerts, Maître-assistante en philosophie et en morale à la Haute Ecole Bruxelles-Brabant, militante laïque

    Jean Giot, Professeur ordinaire émérite, département Langues et littératures françaises et romanes, université de Namur, Belgique.

    Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre, professeur émérite à la Faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain

    Beryl Koener, pédopsychiatre, docteur en sciences médicales (Institut des Neurosciences, UCL)

    Joël Kotek, Professeur en Sciences Politiques à l’Université Libre de Bruxelles

    Jean-Pierre Lebrun, pédopsychiatre, psychanalyste, co-directeur de la branche belge de l’Observatoire La Petite Sirène

    Patrick De Neuter, Professeur émérite en psychopathologie du couple, de la famille et de la sexualité de l’Université de Louvain

    Jean-Louis Renchon, Professeur émérite en droit de la personne et de la famille à l’Université catholique de Louvain et à l’Université Saint-Louis – Bruxelles

    Jean-Paul Roussaux, Professeur émérite à la Faculté de médecine de l’Université de Louvain psychiatre, chef de service honoraire du service de psychiatrie de l’Université de Louvain.

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  • Il est urgent que la bioéthique retrouve l’amitié de la nature humaine

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    De Gènéthique magazine :

    François-Xavier Putallaz : « La nature ne se laisse pas manipuler »

    30 Juin, 2022

    Alors que l’écologie, le climat, l’environnement sont au cœur de l’actualité, la notion de nature est souvent mal comprise. Le philosophe François-Xavier Putallaz, professeur à l’Université de Fribourg et auteur de Qu’est-ce que la nature ?, a accepté de répondre aux questions de Gènéthique.

    Gènéthique : En quoi la bioéthique est-elle influencée par la question de la nature ?

    François-Xavier Putallaz : Aujourd’hui la bioéthique oscille entre deux extrêmes : la raison débarrassée de la nature, ou l’utilitarisme avec son calcul visant à maximiser le plaisir. Ayant rejeté la possibilité de toute connaissance en profondeur des choses naturelles, il ne restait à la pensée de Kant que la pure raison, ce qu’on appelle « l’impératif catégorique » : la raison dicte de manière rigide les comportements. A l’autre extrême, l’utilitarisme évalue une technique biomédicale en fonction des seules conséquences, avantages et souffrances qu’elle implique : la bioéthique se réduit à une mise en balance des intérêts. Dans les deux cas, la nature est écartée.

    Pour éviter ces deux positions extrêmes, nous invitons à reconsidérer en profondeur la nature des choses et surtout la nature humaine, car celle-ci fournit les normes adéquates pour le comportement et pour la technique. C’est une forme d’écologie intégrale à laquelle tout le monde aspire actuellement. Ce livre prétend offrir quelques clarifications indispensables.

    G : Quelles sont les conséquences sur la bioéthique de l’opposition caractéristique de la pensée actuelle entre liberté et nature ?

    FXP : L’opposition est en effet radicale aujourd’hui entre liberté et nature : ou bien, dit-on, il faut respecter les processus naturels sans que les humains y interviennent ; ou bien, on absolutise la liberté individuelle, qui se prétend souveraine : selon la formule de Descartes, on rendrait l’homme « comme maître et possesseur de la nature ». La conséquence en est une arrogance outrancière, où l’individu se met au centre, au point de détruire les ressources naturelles : la crise écologique est manifeste. En bioéthique cette même déviance s’exprime dans la prétention à « l’autonomie reproductive » pour le début de la vie : toute technique devrait être mise à disposition de la liberté individuelle de réaliser tous ses désirs. Une femme ne peut porter d’enfant ? Alors la Grossesse pour Autrui (GPA) est aussitôt réclamée, sans qu’on s’inquiète de la « nature » ni de la servitude que cela impose à des femmes exploitées dans leur corps. De même pour la fin de vie : puisque la liberté individuelle est absolutisée, elle se prétend maîtresse de la vie comme de la mort. Et cela est si ancré dans nos mentalités depuis 300 ans, qu’on ne voit même plus ce qui pourrait poser problème.

    Or problème il y a dans les deux cas : par nature, on ne peut sans dégât majeur arracher un enfant à une femme qui l’a porté durant 9 mois ; par nature, on peut difficilement revendiquer un « droit de mourir », comme si nous maîtrisions tout. Si on comprend certes les souffrances et les aspirations de chacun, euthanasie et GPA ne trouvent pourtant aucun fondement naturel et rationnel.

    G : Comment trouver le chemin d’une réconciliation entre l’homme et la nature qui soit normative, une éthique applicable en bioéthique ?

    FXP : Le problème vient que la notion de « nature », que je viens d’employer, est comprise de manière inadéquate. On réduit hélas la « nature » à l’ensemble des phénomènes physiques et biologiques du monde qui nous entoure et du corps humain. Dans ce sens, évidemment, la nature n’est pas normative : une paire de lunettes n’est pas naturelle. Mais il faut entendre le terme « nature » dans un sens bien plus riche et plus large : c’est l’essence d’une chose, aspirant à se réaliser pleinement. « Par nature » les yeux sont faits pour voir : la technique (lunettes ou opérations au laser) est justifiée parce qu’elle contribue à la réalisation de cette finalité. Les lunettes sont en ce sens naturelles : elles vont dans la direction indiquée par la nature.

    Par nature un enfant est destiné à naître dans une famille avec un père et une mère. Une technique (GPA) qui dissocie la parentalité ne va pas dans le sens de la nature.

    Mais ce langage est inaudible actuellement, car il heurte une liberté absolutisée et la volonté de réaliser ses désirs à n’importe quel prix dans une société de consommation déviante. Ce que nous défendons au contraire, c’est une liberté qui, au lieu de porter atteinte à la nature extérieure (source de la crise écologique), au lieu de brimer la nature humaine (comme si le corps humain était un bien de consommation), discerne la finalité inscrite de la nature et développe des moyens techniques qui la respectent et la perfectionnent. Nous prônons une amitié de la liberté et de la technique avec la nature. Car la technique n’est pas auto-normative : elle n’a de sens que si elle est au service de l’humain, et notamment des plus faibles.

    G : La nature peut-elle remettre en cause les choix qui ont été faits ces dernières décennies en matière de bioéthique ?

    FXP : L’avenir le dira. Mais de même que, sous nos yeux, la nature environnante réagit avec force à la violence d’une exploitation exagérée, de même la nature humaine réagira aux exagérations dans l’utilisation des techniques qui ne respectent pas sa finalité. A qui fera-t-on croire qu’une « mère porteuse » sort indemne de cette aventure ? Croit-on vraiment que les proches ne seront pas impactés à long terme par un suicide médicalement assisté ?

    La nature ne se laisse pas manipuler : elle est si imprégnée de finalités qu’elle finira par s’imposer à toute liberté qui ne se résout pas à la respecter.

    C’est le sens de ce livre : la nature n’est pas figée dans un passé derrière nous (ça c’est le natif), mais elle est devant nous, comme accomplissement que l’homme réalise librement (ça c’est le naturel). Il est urgent que la bioéthique retrouve l’amitié de la nature humaine, car c’est à cette « écologie intégrale » qu’aspire notre humanité.

  • Prouver Dieu, la différence homme-femme, le sacerdoce : une émission (Esprit des Lettres) à ne pas manquer sur KTO

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    De KTO Télévision, une émission à ne pas manquer :

    L’Esprit des Lettres de juin 2022 : P. François Euvé, René Écochard, P. François Potez

    01/07/2022

    Jean-Marie Guénois a choisi pour vous des lectures de vacances plus exigeantes que beaucoup de ses confrères. Mais l’été n’est-il pas l’occasion de méditer sur l’essentiel ? Le père François Euvé, aiguillonné par des publications récentes proposant des preuves de l’existence de Dieu, enrichit le débat, de sa plume alerte (La science, l’épreuve de Dieu? chez Salvator). René Écochard fait un remarquable travail de compilation des découvertes et savoirs sur la différence homme-femme, aujourd’hui souvent relativisée. Il nous offre Homme, femme... ce que nous disent les neurosciences chez  Artège. Enfin, le père François Potez, dans « La grave allégresse » - être prêtre aujourd’hui, chez Mame, délivre une réflexion sur le sacerdoce fondée sur des années de ministère et d’accompagnement. UNE COPRODUCTION KTO-JDS-LA PROC.

  • Le linceul de Turin : la plus belle figure

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    De CNews :

    Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, et Laurent Touchagues, président du centre international d’études sur le linceul de Turin :

    Voir aussi : Le linceul de Turin preuve de l'amour du Christ