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Enseignement - Education

  • Covid 19 et alii : le pape François lance un marathon de prière pour en finir avec la pandémie

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    pape 5e87628c619c294b2a8b4575.jpgSelon I.Media  le pape François a décidé de consacrer le mois de mai à un "marathon de prière" afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation (21 avril) :

    « Face à la pandémie de Covid-19, le pape François sort l’artillerie lourde. Il a décidé de consacrer le mois de mai, mois de Marie, à un marathon de prière afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ce 21 avril. Le thème choisi par le pontife, « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » (Ac, 12,5), sera le fil rouge de l’initiative qui devrait impliquer une trentaine de sanctuaires du monde entier.

    L’initiative les encourage à promouvoir la récitation du chapelet auprès des fidèles, des familles et des communautés. Le pape François ouvrira en personne cette chaîne de prière le 1er mai et la conclura le 31 mai. 

    Un thème symboliquement fort

    Le verset retenu par le pape François pour ce marathon de prière – « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » – est issu des Actes des apôtres. Ce livre du Nouveau Testament raconte les débuts de la communauté chrétienne après la résurrection du Christ et son ascension au Ciel.

    L’extrait choisi intervient alors que l’apôtre Pierre vient de se faire arrêter par le roi Hérode Agrippa. Le récit rapporte que tous les membres de la communauté chrétienne se mettent alors à prier pour lui. Et, la nuit précédant sa comparution, Pierre, qui était pourtant enchaîné et surveillé par deux soldats, est délivré par un ange ; preuve, pour l’Église, que la prière peut délivrer les hommes des pires turpitudes.

     Lire aussi :Joseph en mars, Marie en mai… à chaque mois de l’année, sa dévotion particulière

    Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie. À cette occasion, l’intercession de la Mère du Christ est souvent demandée en récitant la prière mariale du chapelet.

    L’an passé, le pape François avait aussi dédié ce mois de prière à la fin de la pandémie. Le 30 mai 2020, il avait dirigé la prière du chapelet devant la reproduction de la grotte de Lourdes des jardins du Vatican, en communion avec de nombreux sanctuaires mariaux du monde entier. »

    Ref. le pape François lance un marathon de prière pour en finir avec la pandémie

    Lire aussi :Une prière pour les 100.000 morts du Covid-19 en France

    On cherche en vain une initiative belge similaire pour les 24.000 personnes qui ont succombé à ce jour dans notre pays. 

    JPSC

  • Houellebecq, le bluff euthanasique et sœur Morphine

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    Houellebecq 20313494lpw-20313507-article-michel-houellebecq-confinement-coronavirus-jpg_7089608_1250x625.jpgLe débat euthanasique n’a hélas plus cours en Belgique : le pire est advenu et l’opinion inerte est chloroformée depuis longtemps déjà. Il n’en va pas encore de même en France. Entre autres, l’écrivain Houellebecq démontait, voici peu, la manipulation du discours publicitaire euthanasique avec l’objection retentissante d’un seul mot : la morphine. Oui, mais encore ? L’absence de douleur ne donne pas nécessairement un sens à la vie. Voici un commentaire D’Henri Quantin, lu sur le site web « aleteia » (21 avril 2021) :

    «De la récente tribune percutante de Michel Houellebecq contre l’euthanasie, beaucoup ont essentiellement retenu la conclusion : « Lorsqu’un pays — une société, une civilisation — en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir. » De la part d’un auteur qui préfère son travail de romancier aux postures des « guignols de l’engagement », la déclaration est de fait frappante. Aucun champion de la rébellion médiatique n’a, à notre connaissance, affirmé aussi clairement le droit non seulement à l’objection de conscience, mais même à l’insurrection salutaire. 

    La souffrance n’est plus un problème

    Il y a tout juste deux ans, le président Macron décorait Houellebecq de la légion d’honneur. À cette occasion, il tenta discrètement de minimiser la portée de sa critique de la Modernité, en le qualifiant de « romantique perdu dans un monde qui est devenu matérialiste ». Il aura sans doute quelques difficultés à réduire le propos à une mythologie adolescente de la révolte, héritée du XIXe siècle. Car l’argument principal de Houellebecq ne se trouve pas dans les nuages, mais dans la réalité la plus simple et dans un progrès décisif de la médecine, tout à fait compatible avec un monde matérialiste : la découverte de la morphine. Déjà au moment où l’État français décida de mettre à mort Vincent Lambert qui « n’était en proie à aucune souffrance du tout […] et n’était même pas en fin de vie », Houellebecq avait fait ce rappel magistral : « Une découverte extraordinaire, qui apportait une solution élégante à un problème qui se posait depuis les origines de l’humanité, a eu lieu en 1804 : celle de la morphine. Quelques années plus tard, on a vraiment commencé à explorer les étonnantes possibilités de l’hypnose. En résumé, la souffrance n’est plus un problème, c’est ce qu’il faut répéter, sans cesse, aux 95 % de personnes qui se déclarent favorables à l’euthanasie. »

    Houellebecq racontait qu’il avait connu lui-même des circonstances dans lesquelles il était prêt à supplier qu’on l’achève et qu’il avait suffi d’une piqûre de morphine pour que son point de vue change presque instantanément. 

    Étatisme et capitalisme réunis

    La grande force de Houellebecq est de mettre à nu en quelques mots les impostures du rouleau compresseur idéologique qui tente d’écraser toute objection. Houellebecq ôte à tous les arguments leurs parures compassionnelles et leurs atours publicitaires. La clé de voûte du « bluff technologique », jugeait Jacques Ellul, est la publicité. Le bluff euthanasique, qui n’est que l’application à l’homme des diktats de l’efficacité technique, fonctionne de la même façon. 

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  • Bergoglio ou Imbroglio ?

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    Bergoglio 8513869_20171209-142400.jpgNotre confrère « Diakonos.be » publie cette traduction d’un récent article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso :

    « François, le pape qui s’autocontredit. Théorie et pratique d’un pontificat non-infaillible. Bravo à celui qui arrive à comprendre. Lisez plutôt :

    « Prenez quatre éléments : pour apprendre la réalité, il y a le concept et l’intuition et pour expliquer la réalité il y a les deux termes d’une antinomie. Ces quatre éléments entrent en tension entre eux. Nous ne pouvons pas dire que le signe de l’adéquation soit l’équilibre entre la réalité et le fait de la percevoir. Nous devons chercher un signe qui, en lui-même, renferme la tension des quatre éléments. À mon sens, ce signe est la consonance. »

    « La consonance dont le sujet qui connaît a l’expérience en lui-même est, dans ce cas, le reflet de la consonance qu’il y a entre la réalité en soi et la réalité connue. Je m’explique : celui qui connaît a une expérience directe de la consonance qu’il y a entre ce qu’il apprend et ce qu’il exprime. Sur base d’une telle consonance, il peut savoir quand on donne la consonance entre la réalité en elle-même et la réalité apprise. »

    « Saint Ignace utilise cette expérience pour s’assurer du fait qu’un esprit soit bon ou mauvais : la consonance figurée par l’eau qui tombe sur une éponge plutôt que sur la pierre. C’est une consonance ambivalente pour ce qui se réfère à l’identité des esprits, parce qu’il faut prendre son signe positif ou négatif de l’état habituel du sujet, qui soit monte du bien vers le mieux ou qui tombe de mal en pis ».

    Cet extrait que nous venons de citer est le cœur d’un texte inédit de Jorge Mario Bergoglio par lequel « La Civiltà Cattolica » a solennellement ouvert son dernier numéro afin d’en décortiquer le « style d’argumentation ».

    > Interpretare la realtà

    Ce texte remonte aux années 1987-88 et coïncide avec l’apogée du parcours intellectuel du jésuite argentin qui est aujourd’hui pape quand, alors âgé d’un peu plus de cinquante ans, il travaillait à une thèse de doctorat sur la pensée du théologien et philosophe Romano Guardini.

    Cette thèse n’a jamais été achevée, malgré que Bergoglio ait été envoyé en Allemagne pour cette raison. Mais un des chapitres, d’après l’auteur en personne, a été inséré tel quel dans « Evangelii gaudium », le document-programme du pontificat de François. Et il s’agit du chapitre avec les soi-disant « quatre postulats » si chers au pape actuel, selon lesquels le temps est supérieur à l’espace, l’unité prévaut sur le conflit, la réalité est plus importante que l’idée et que le tout est supérieur à la partie.

    À plusieurs reprises, le Pape François a reconnu qu’il avait une dette envers Guardini et en particulier avec son essai de 1925 « Der Gegensatz », en italien « L’opposizione polare ».

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  • Crèches et garderies : ce n'est pas la panacée

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Les crèches et garderies pourraient avoir un impact négatif sur le développement intellectuel

    Une publication récente par trois chercheurs de l'Université de Bologne, dont Andrea Ichino, suggère que les crèches et garderies ne sont pas la panacée.

    Cette étude confirme qu'un temps plus important passé à la crèche entre l'âge de 0 à 2 ans pour les enfants issus de familles relativement aisées réduit de manière significative les capacités cognitives et comportementales durant l'enfance et l'adolescence.

    Concernant l'intelligence, un jour supplémentaire  passé à la garderie par mois est associé à une réduction du quotient intellectuel (QI) de 0,5 %.

    Ce phénomène aurait une explication claire : la crèche réduit les interactions en face à face avec les adultes, qui sont essentielles pour le développement cérébral. Les effets sont encore plus prononcés chez les filles — qui sont capables plus tôt de bénéficier de ces interactions — et dans les familles aisées, où la qualité des interactions parents-enfants est meilleure quand elle peut prendre place. 

  • Le latin liturgique populaire… en Afrique

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    Le latin liturgique et le chant grégorien, méprisés par les idéologues ecclésiastiques occidentaux, auraient-ils trouvé une seconde vie dans la surprenante inculturation populaire que les africains eux-mêmes leur réservent ?  Voici ce qu’on peut entendre de nos jours dans la cité de Bukavu au Kivu:

     

    stella duce i284571214496356227._szw3000h2000_.jpgFaut-il alors s’étonner que le Collège des Jésuites (« Alfajiri » plus de 2500 élèves) de cette ville congolaise ait aussi une section latine et que la devise de ce vaste établissement s’intitule « Stella Duce » en l’honneur de la Vierge Marie (Notre-Dame de la Victoire) : l’étoile qui pilote ce grand navire ancré sur la presqu’île de Nya-Lukemba ?

    JPSC

  • Les missionnaires de la miséricorde divine : une communauté en pleine expansion

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    Le deuxième dimanche de Pâques était consacré à la miséricorde divine : une occasion de mettre en lumière une jeune communauté catholique en pleine expansion : les « Missionnaires de la Miséricorde divine », à l’école de sainte Faustine. Lu sur le site web du mensuel « La Nef » :

    SMMD-Communauté-été-2020-620x330.jpg

    « L’abbé Jean-Raphaël Dubrule est supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine depuis juillet 2020, succédant au fondateur, l’abbé Loiseau. Il nous parle de sa communauté en plein développement et de ses projets.

    La Nef – Comment succède-t-on à un fondateur charismatique comme l’abbé Loiseau ? Quels sont vos principaux objectifs comme supérieur ?

    Abbé Jean-Raphaël Dubrule – Succéder à l’abbé Loiseau a été bien sûr une surprise pour moi, puisque ce sont des raisons de santé qui l’ont amené à remettre sa charge de supérieur avant le premier chapitre de la communauté qui se réunira quand nous serons douze membres incorporés définitivement. L’abbé Loiseau avait été mon directeur spirituel avant que je ne rentre au séminaire, puis mon supérieur et curé depuis la fondation de la communauté en 2005. J’ai donc beaucoup reçu de lui et aussi appris à le connaître. C’est pourquoi je lui succède avec reconnaissance et dans un souci de continuité. Après le temps de la fondation, vient maintenant le temps de la stabilisation durant lequel j’ai pour objectif de développer l’assise de la communauté, tout en veillant bien sûr à sa croissance, avec le souci particulier des vocations.

    Pourriez-vous nous rappeler ce que sont les Missionnaires, leur charisme et leur vocation, et aussi où en est votre communauté (statut, implantations et accueil…) ?

    C’est la spiritualité de la miséricorde reçue, vécue et répandue qui nous caractérise et nous unit. Nos statuts demandent en effet de mettre en valeur, à travers une vie communautaire, le témoignage de la miséricorde, comme le Christ l’a révélé à sainte Faustine, de puiser cette miséricorde dans l’Eucharistie, célébrée particulièrement dans la forme extraordinaire du rite romain, dans un esprit d’enrichissement mutuel avec la forme ordinaire et de répandre cette miséricorde en vue de la nouvelle évangélisation, particulièrement envers les musulmans. C’est notamment pour cette forme de mission que le bienheureux Charles de Foucauld est notre second saint patron.
    Après s’être vu confier des apostolats dans le sud de la France, à Toulon, Marseille et Draguignan, la communauté exerce maintenant un ministère à Lyon, Strasbourg et Colmar. Pour les quelques années qui viennent, il nous faudra conforter ces derniers lieux. Le reste appartient à la Providence. Notre croissance, modeste mais régulière, nous permet cependant d’envisager l’ouverture d’autres lieux d’ici 3 ou 4 ans.
     

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  • Comment la "révolution woke" s'est emparée des Etats-Unis

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    De Claire Meynial (envoyée spéciale aux États-Unis) sur le site du Point via ce blog :

    Comment le « wokisme » s’est emparé de l’Amérique

    Ils veulent imposer une vision de la société fondée sur la race et le genre. Né aux États-Unis, le mouvement woke (éveillé) gagne le monde.

    15/04/2021

    Cela a commencé en 2014. Meghan Daum, essayiste, a remarqué les interpellations sur Twitter. Sur les campus, on parlait beaucoup d’agressions sexuelles. « Tout nommer ainsi pouvait nuire aux vraies victimes.En tant que femme, je voulais que nous nous percevions comme fortes, pas infantilisées. » L’éditorialiste du Los Angeles Times se rend bientôt à l’évidence : « Le second degré que j’écrivais en 2008, que tout le monde comprenait, ne passait plus. Ces conversations se sont étendues à la race, puis à d’autres sujets. » Meghan Daum réserve désormais ses idées iconoclastes à son podcast « Unspeakable » (indicible). Le podcast est devenu, pour tous les penseurs qui résistent au wokisme, terre d’asile. Ils sont de plus en plus nombreux à prendre le droit de continuer à penser.

    Être « woke » (participe passé du verbe « éveiller » que certains Afro-Américains utilisent à la place de « awake »), c’est, comme le chante, en 2008, l’artiste hip-hop Erykah Badu, être conscient des inégalités. « What if there was no niggas, Only master teacher ? (I stay woke) » : « Et si on arrêtait de traiter les gens de nègres, qu’on ne parlait d’eux qu’avec respect ? (Je fais gaffe) » L’expression « politiquement correct » était employée par les conservateurs, à la fin du XXe siècle, pour dénigrer les méthodes et le langage de gauche à l’université. Le terme « woke » est, lui, revendiqué par la gauche. En 2014, Michael Brown est tué par la police à Ferguson et Black Lives Matter prend de l’ampleur. #StayWoke est affiché sur les pancartes. Le terme est ensuite utilisé par les détracteurs des excès des « progressistes », notamment parce qu’il « annule » ceux qui s’y opposent (à la « call-out culture », celle de l’invective, succède la « cancel culture » : des interventions sont annulées, des profs et des journalistes, licenciés).

    Culture de la sécurité. Dans The Coddling of The American Mind (« Le dorlotement de l’esprit américain »), Jonathan Haidt et Greg Lukianoff exposent les facteurs qui l’ont favorisé. Les enseignants actuels sont des baby-boomers influencés par les manifestations des années 1960. Le ratio entre ceux qui se disent conservateurs et « libéraux » (de gauche) est d’un pour dix-sept (en 2016). Les étudiants, nés dans une Amérique traumatisée par des enlèvements d’enfants, ont été élevés par des « parents paranoïaques » qui les ont surprotégés. Les suicides d’adolescents des années 2010 ont accentué la culture de la « sécurité ». Dressés pour entrer dans une bonne université, ils ont multiplié les cours de chinois ou de piano au détriment du jeu sans supervision adulte, où ils apprennent à interagir et négocier. Résultat, ils pensent, à 18 ans, qu’un intervenant dont les idées les dérangent est « violent » et qu’il faut punir un étudiant qui ne pense pas comme eux, plutôt que de débattre avec lui. Ils en réfèrent à un adulte, le directeur, qui souvent fait de la « sécurité » intellectuelle une priorité. Les réseaux sociaux et les concepts de justice sociale mal maîtrisés accentuent la dérive. Greg Lukianoff est à la tête depuis 2001 de la Fondation pour les droits individuels dans l’éducation (FIRE). Depuis 2013, les étudiants estiment devoir être protégés par (et non de) la direction.

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  • "Agir en liberté : le rôle de la volonté"; conférence par Stéphane Mercier, le 20 avril (Philo à Bruxelles)

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  • Saint Jean-Baptiste de la Salle (7 avril) (KTO)

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    Pourquoi surnommait-on notre saint « Monsieur ailleurs » ? On l'aura compris, parce que, ne tenant point en place, véritable ambassadeur de l'amour de l'homme pour l'homme, saint Jean-Baptiste de la Salle conjugua le verbe aimer aux quatre coins d'une France perturbée où la Régence ne tardera pas à succéder à la mort du roi Louis XIV. Sa devise : « Souris au monde et le monde te sourira ». Convaincu qu'on ne peut chasser la solitude que par la solidarité, il n'a de cesse de prêcher que le monde est à aimer « avec les yeux de la foi ». Stupéfiante personnalité que celle de saint Jean-Baptiste de la Salle, dont la Communauté des Frères des Écoles Chrétiennes est, de nos jours, plus prospère que jamais : présence effective dans 79 pays du monde, 90.000 éducateurs, en partie laïcs, 4.500 frères et un million d'élèves et étudiants de tous âges, un millier d'oeuvres éducatives lasalliennes, enfin, qui prennent leur place du jardin d'enfants aux centres universitaires. « Une communauté qui s'ouvre à de jeunes hommes dont le coeur se laisse pénétrer par des vents de grand large ». Où l'on constate que saint Jean-Baptiste de La Salle ne manqua point de courage. Qui a dit que les saints sont devenus des saints parce qu'ils ont eu le courage de recommencer tous les jours ? Mais, ce courage, mot que d'aucuns traduiront par « volonté de fer », contraste paradoxalement, comme on le verra, avec une sensibilité exacerbée. Jean-Baptiste de La Salle est incontestablement une personnalité hors du commun devant laquelle on se sent tout petit. Mais, rassurons-nous : ce n'est pas péché mortel que de se sentir tout petit. Aucun péché n'est mortel, d'ailleurs. Ce qui est mortel, c'est d'oublier de vivre.

    UNE COPRODUCTION KTO/CAT PRODUCTION 2019 - Réalisé par Armand Isnard Documentaire du 08/04/2019.

  • Tous prêtres ?

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    orant.jpgChaque année, dans tous les diocèses du monde, prêtres, diacres et fidèles se réunissent pour célébrer la Messe Chrismale. Elle se célèbre normalement au matin du Jeudi Saint mais peut être anticipée. Ainsi dans de nombreux diocèses elle est célébrée le soir du Mercredi Saint  et même avant.

    La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

    Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont bénites : l’Huile des Catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands ; et l’Huile des Malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades .

    Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque.

    Elle nous offre un point de départ pour réfléchir  au sens du sacerdoce royal du Christ dont dérivent le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel, deux modes qu’il convient de distinguer soigneusement l’un de l’autre, comme le démontre l’abbé Bruno Jacobs dans l’article ci-dessous paru dans le magazine « Vérité et Espérance - Pâque Nouvelle » (n°82, 1er trimestre 2012)  Une réflexion d’autant plus appropriée qu’au soir même du Jeudi-Saint on célèbre aussi, à la messe commémorative de la Dernière Cène, l’institution des sacrements de l’Eucharistie et de l’ordre:

    « Pourquoi les laïcs ne peuvent-ils pas présider l’Eucharistie, alors que tous les baptisés ont part au sacerdoce du Christ ?  Pourquoi faire une distinction entre prêtres et laïcs ?  Et d’ailleurs, le Christ n’était pas prêtre…  Il arrive que des chrétiens d’aujourd’hui posent des questions ou font des remarques de ce genre, en rappelant que le Concile Vatican II a insisté sur le sacerdoce commun de tous les fidèles baptisés.  Mais que signifie cette expression ?  Récemment, je lisais dans un bulletin paroissial une réflexion semblable :  … les laïcs peuvent exercer des charges dans l’Église…  on appelle cela le sacerdoce commun des fidèles.  S’agit-il seulement d’un droit de présider des célébrations, d’aider, voire de remplacer les prêtres devenus trop rares ?  Lorsque le sens des mots n’est pas clair, le sens des textes – en l’occurrence ceux du Concile Vatican II, a peu de chances d’être compris.  Il convient donc de clarifier les choses.

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  • Vivre la Semaine Sainte et Pâques avec les enfants

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    Description

    Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants est un Dossier numérique Transmettre. Il comprend une explication des différents jours de la Semaine sainte ainsi que des conseils pour la vivre avec les enfants et des réponses aux questions qu’ils se posent.

    Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants comporte aussi un coloriage représentant le Triduum et un Chemin de croix illustré sous forme de petit carnet à monter et colorier.

    Vivre la Semaine sainte avec nos enfants est fondamental car c’est aimer Jésus. C’est prendre conscience de sa joie teintée d’amertume lors de sa triomphale entrée à Jérusalem le jour des Rameaux. Et ressentir avec lui, au soir du Jeudi saint, son indicible angoisse au jardin des Oliviers. C’est L’accompagner dans ses terribles souffrances physiques avant l’ultime sacrifice rédempteur. Afin de nous rapprocher de son cœur brûlant d’amour, nous suivrons Jésus dans les étapes de la Semaine sainte.

    Sommaire

    COMPRENDRE LES TROIS JOURS SAINTS

    • Célébrer le Triduum
    • Jeudi saint
    • Vendredi saint
    • Samedi saint
    • Veillée pascale

    VIVRE LA SEMAINE SAINTE

    • La Semaine sainte avec les tout-petits
    • La Semaine sainte avec les enfants

    QUESTIONS D’ENFANTS

    • La procession des Rameaux
    • Le bon larron
    • La Croix, arbre de vie
    • Discrétion de Dieu
    • A propos des cloches
    • La joie de Pâques

    COLORIAGE

    • le Triduum.

    CARNET DE PRIERES

    • Mon chemin de croix

    Extrait de l’introduction à Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants

    C’est par la croix que nous allons vers la lumière : ad lucem per crucem. Le peuple chrétien est invité à suivre pas à pas le Seigneur dans les derniers jours de sa vie terrestre et à partager ses sentiments les plus intimes. Par le chemin escarpé et parfois difficile du carême, voici que parvenons à la Semaine sainte, que les Orientaux nomment “Grande semaine” parce qu’elle s’achève avec le “Grand dimanche” de Pâques dont la lumière irradie notre vie.

    L’année liturgique culmine avec la Semaine sainte et le dimanche de Pâques qui lui donne toute sa signification.
    Dans le tableau de préséance des jours liturgiques, le Triduum pascal vient en première place. Par cette expression de Triduum pascal, on entend ce laps de temps qui court depuis la célébration de la Cène du Seigneur le Jeudi Saint jusqu’aux Vêpres du dimanche de Pâques. Communément, ce sont ces cérémonies du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, de la nuit et du jour de Pâques que l’on désigne lorsque l’on dit qu’on assiste aux offices de la Semaine sainte.

    Si le Carême constitue la longue période de préparation à la plus grande fête de l’année liturgique, certainement aussi une digne célébration de la Résurrection du Seigneur inclut-elle une fidèle assistance aux cérémonies dont nous parlons.

  • La voie de l’éducation intégrale : en famille et à l’école, des enfants heureux et responsables

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    De Jean-François Chemain sur Smart Reading Press :

    LA VOIE DE L’ÉDUCATION INTÉGRALE. EN FAMILLE ET À L’ÉCOLE : DES ENFANTS HEUREUX ET RESPONSABLES

    Il n’est pas facile de rendre compte d’un livre aussi riche que La voie de l’éducation intégrale, de François-Xavier Clément. L’auteur fonde en effet sa réflexion sur une vie entière consacrée à l’éducation, en tant que professeur, chef d’établissements (dont le prestigieux Saint-Jean de Passy) et directeur diocésain de l’Enseignement catholique, mais aussi père de famille nombreuse. Fils d’André Clément, fondateur de l’IPC – dont il est lui-même diplômé – et neveu de Marcel Clément, il a comme de naissance acquis l’aptitude à développer une pensée droite et profondément enracinée. Ce que l’on appelle de nos jours une pensée «clivante», qualificatif qu’il n’hésite pas à revendiquer.

    Son postulat de départ est que l’enfant «n’est pas un cerveau avec un cartable», mais une personne qu’il faut conduire à la sainteté à travers la découverte de Dieu. Car, «abstraitement séparées de l’expérience spirituelle qui les fonde, les valeurs sont comme des fleurs coupées dans un vase» explique-t-il, citant le philosophe Paul Ricœur. Si l’école a, certes, une mission éducative, elle passe après, elle vient compléter celle, primordiale, de la famille, lieu où s’apprend la complémentarité homme-femme et où s’acquièrent la vie sociale, le sens du service, la culture et la foi. L’exemplarité parentale est à cet égard essentielle.

    L’école arrive donc seulement après. François-Xavier Clément plaide à juste titre pour une hiérarchisation des savoirs, dont certains sont, au sens propre, plus «fondamentaux» que d’autres, et il regrette que la mission d’éducation ait de plus en plus pris le pas sur celle d’instruction.

    En outre, loin d’entendre cette mission, pourtant revendiquée, d’éduquer, comme celle de tirer les enfants vers le haut, l’école fait volontairement s’effondrer le niveau de leurs connaissances, dans un but social égalitariste. La perte de la maîtrise du langage, et même en amont celle du latin, lui apparaissent à juste titre dommageables, tout comme celle de la culture chrétienne, source d’un total déracinement. Il juge, à bon droit, que l’Histoire est aussi une base qui se perd.

    L’auteur regrette surtout que l’intelligence humaine ne soit plus ordonnée vers la contemplation de la vérité, qui implique la découverte de Dieu. Il cite Simone Weil : «En dernière analyse, si le travail de la raison ouvre aux voies de la connaissance de Dieu, c’est parce que Dieu est la vérité, la totalité du Sens». À ce titre, pour pouvoir proposer aux élèves plus «qu’un vague programme culturel humanitaire», la foi ne devrait pas être une option pour le personnel de direction des établissements catholiques.

    Dans l’impossibilité, encore une fois, de rendre compte en quelques lignes d’un ouvrage aussi complet que passionnant, je me bornerai, pour conclure, à mentionner qu’il a eu pour moi le grand mérite de corroborer les conclusions que j’ai pu, de la façon la plus empirique, tirer de ma propre expérience, tant de père de famille que d’enseignant en zone d’éducation prioritaire. Ainsi, la nécessité de la frustration, la puissance de l’humour, l’importance de l’amorevolezza («l’amour exercé à la mesure de l’autre» ou la bienveillance inconditionnelle chez Don Bosco), qui répond au besoin de l’enfant de «se sentir aimé dans le regard de l’adulte», ont pu trouver sous la plume de François-Xavier Clément les explications dont j’avais besoin.

    François-Xavier ClémentLa voie de l’éducation intégrale. En famille et à l’école : des enfants heureux et responsables, Artège, Paris-Perpignan, 2021, 356 pages.