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Ethique

  • Quand les GAFAM et autres NATU prennent le pouvoir

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    De sur l'Incorrect :

    LE COUP D’ÉTAT DES GAFAM

    Il n’y a pas eu de coup d’État aux États-Unis. L’assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump n’aura point renversé la première démocratie du monde. D’aucuns pensent que le véritable coup d’État de ces derniers jours tient en la prise du pouvoir par les GAFAM et autres NATU, acronymes désignant les géants de la Silicon Valley. Ce serait méconnaître l’histoire récente, tant ces entreprises dominent déjà le monde sans partage.

    Qui n’utilise pas Facebook, Twitter, Amazon, Instagram ou YouTube ? Nos vies ont été bouleversées par l’apparition de ces compagnies informatiques américaines, en un peu moins d’une vingtaine d’années. Les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber), nouvelles têtes de pont de la « disruption numérique », et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), sont aujourd’hui des acteurs déterminants, habituellement plus conscients que les décideurs politiques de l’ampleur de la révolution technologique à l’œuvre, des changements anthropologiques que provoque la connexion en temps réel de la planète entière. Comme le note l’économiste Paul Veltz, « les apports du numérique sont d’une autre nature que ceux de l’automobile ou de l’électroménager, par exemple. Ils sont davantage comparables, par leurs implications ubiquitaires, à ceux de l’imprimerie », soulignant leur dimension proprement « disruptive » ou révolutionnaire.

    Google affiche désormais une capitalisation de plus de 1 000 milliards de dollars. Les bénéfices enregistrés par Alphabet, maison mère de Google, sont supérieurs aux PIB de plus d’une centaine d’États. En 2017, Amazon dépensait 22,6 milliards de dollars en recherche et développement, soit plus que des pays comme Israël ou la Corée du Sud. Mais ce n’est pas le poids économique délirant de ces champions du numérique qui doit nous inquiéter le plus, leur position monopolistique et notre dépendance étant des questions autrement pressantes. L’Union européenne, au contraire de la Chine ou de la Russie qui ont su développer des alternatives aux services américains, est une véritable colonie numérique américaine. Nous sommes soumis à des entreprises « hors limites » qui tiennent l’information, le commerce en ligne ou la production de logiciels.

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  • Lettonie : la FAFCE soutient l'amendement de la Constitution en faveur du mariage et de la famille

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    Communiqué de presse 

    Lettonie : la FAFCE soutient l'amendement de la Constitution en faveur du mariage et de la famille

     

    Bruxelles, le 13 janvier 2021

    "Nous soutenons les efforts des législateurs lettons en faveur de la reconnaissance du mariage comme l'union stable d'un homme et d'une femme, à la base de la famille, dans sa loi fondamentale" - ce sont les mots du Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), Vincenzo Bassi, concernant les modifications constitutionnelles soumises dans ce sens à la Saeima (Parlement letton).

    Ce changement serait dans la même ligne que d'autres Constitutions européennes (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne et Slovaquie). "Ce type de changements peut être le signe positif de sociétés démocratiques vivantes et matures. Nous espérons réellement que le Parlement letton ira dans cette direction", a déclaré Cornel Barbut, Vice-Président de la FAFCE.

    Le Président d'honneur de la FAFCE, Antoine Renard, a également déclaré : "La reconnaissance de la famille en tant qu'institution de base de la société revient également à reconnaître le rôle crucial qu'un homme et une femme, engagés dans une union stable par le mariage, jouent en étant ouverts à la vie et - en tant que parents - dans l'accueil, la prise en charge et l'éducation de leurs enfants. Leur engagement contribue directement à la croissance économique et sociale et garantit un avenir durable pour l'ensemble de la communauté nationale et humaine".

    Le Président Vincenzo Bassi conclut : "La pandémie actuelle a démontré à tous et de manière claire le rôle génératif de la famille : il s'agit d'un moment favorable pour les législateurs, de tout parti politique, de reconnaître ce simple fait. Il n'est pas question ici d'idéologie. Tous devraient souhaiter ce changement constitutionnel, qui, nous l'espérons, apportera des fruits concrets aux familles lettones grâce à des politiques favorables à la famille".

    Les données publiées le 22 décembre 2020 par le Bureau central de statistiques letton montrent que 21,6 % de la population lettone était menacée de pauvreté en 2019 et que le risque de pauvreté avait augmenté pour les familles avec des enfants. Cette situation ne fera malheureusement que s'empirer après la crise actuelle. L'amendement constitutionnel qui sera discuté par la Saeima souligne également que l'État "fournit une assistance spéciale aux enfants handicapés, aux enfants laissés sans soins parentaux et aux victimes de violence".

    Si la Commission des affaires juridiques décide de poursuivre cette procédure ce jeudi, la proposition devra obtenir une majorité de 2/3 dans les trois lectures pour pouvoir être adoptée.
  • Que penser de l’avis du pape François sur le vaccin ?

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    D'Arnaud Dumouch sur sa chaîne youtube :

    Virus : Que penser de l’avis du pape François sur le vaccin ? (10 mn) 

    9 décembre 2021 : Le pape François a annoncé samedi qu'il se ferait vacciner "la semaine prochaine", dans un entretien avec la chaîne italienne de télévision Canale 5, estimant que l'opposition au vaccin contre le Covid traduit un "négationnisme suicidaire". 

    « La semaine prochaine, nous commencerons à le faire ici (au Vatican) et j'ai pris rendez-vous. Quand j'étais enfant, je me souviens qu'il y a eu l'épidémie de poliomyélite, à cause de laquelle beaucoup d'enfants sont restés paralysés et on attendait désespérément un vaccin (...) », se remémore le pape argentin.  

    Il parle de ceux qui refusent les vaccins comme ceci : « il y a un négationnisme suicidaire que je ne saurais pas expliquer, mais aujourd'hui il faut se faire vacciner. » 

    Cette vidéo traite de quatre questions : 

    1° Le pape François engage-t-il l’autorité de l’Eglise ?   

    2° Un principe que rappelle le pape en fin d’entretien : « Ecouter les médecins pour les vaccins. Ecouter le pape pour le salut éternel. » Il faut prendre l’avis de plusieurs médecins, les médecins « politiques » comme les médecins « non politiques » qui ne parlent que de science.  

    3° Que penser des vaccins à cellules d'embryon ? Une note existe dans un document publié en 2005 par l’académie pontificale pour la vie, intitulé : « Réflexion morale sur les vaccins préparés à partir de cellules de fœtus humains avortés. » On peut, en effet, accepter de tels vaccins SI et SEULEMENT S’il n’y a pas d’autres vaccins disponibles et si c’est pour éviter une pandémie mondiale.  

    4° Le problème majeur, c’est que l’essai rapide sur les personnes âgées donne l’impression d’un essai clinique à grande échelle.  

  • ONU : une pression constante pour instiller un droit de l'homme à l'avortement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Avortement : le rôle « discret » du Fonds des Nations Unies pour la Population

    11 janvier 2021

    Une récente publication du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) est symptomatique des tendances de l’Organisation des Nations Unies (ONU) : « pression constante pour instiller un droit de l’homme à l’avortement, le pouvoir excessif des experts spéciaux dans le système des droits de l’homme », et enfin de la transmission du langage et des idées problématiques d’une agence de l’organisation à une autre.

    Dans un document d’orientation publié en décembre, le FNUAP se penche sur la façon « d’appliquer une approche fondée sur les droits de l’homme à son travail dans le domaine de la planification familiale et de la santé maternelle ».

    « L’avortement n’a jamais été un droit international de l’homme, et ni le FNUAP ni les mécanismes des droits de l’homme de l’ONU, tels que les organismes conventionnels, n’ont le pouvoir d’en faire un droit » (cf. L’avortement ne pourra jamais être un « droit fondamental », ni une « liberté »). Mais les institutions internationales, parmi lesquelles le FNUAP et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), insinuent qu’un tel droit existe et cherchent à l’imposer. Si le Fonds affirme qu’il « n’effectue pas, ne promeut pas et ne finance pas l’avortement », il a suggéré, lors d’une précédente rencontre de son Conseil, « qu’il pourrait faire plus pour promouvoir l’avortement », tout en se félicitant de son « leadership discret » pour que les produits « provoquant l’avortement [figurent] sur les listes de médicaments essentiels de plusieurs pays ».

    Si le financement du FNUAP a été réduit sous la présidence de Donald Trump (cf. Planning familial : pas de financement américain pour le Fnuap), Joe Biden projette de le rétablir. Des pays, en Europe et le Canada, ayant « plus que compensé le manque à gagner », il semble que le fonds ait « plus d’argent » que jamais à disposition. En conséquence, les pressions des institutions onusiennes concernant le suivi des traités qui s’imposent aux signataires et le soutien des législateurs et des juges, augmenteront dans les années qui viennent.

    Pour se protéger, les Etats devront assumer une posture d’« objecteurs persistants », « un concept du droit international qui mettrait fin à un droit coutumier à l’avortement » que soutient la récente « Déclaration de consensus de Genève ».

    Source : C-FAM, Rebecca Oas (08/01/2021)

  • Avortement : de nouveaux propos fermes du pape

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    De sur zenit.org :

    La protection de la vie, une question de « conscience humaine », estime le pape

    On ne résout pas les problèmes en éliminant un enfant

    Dans une conversation avec le journaliste Fabio Marchese Ragona qui a eu lieu à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le pape parle du « problème de la mort » qui « n’est pas un problème religieux », dit-il: « c’est un problème humain, pré-religieux, c’est un problème d’éthique humaine ».

    Les religions « suivent » la question de l’avortement, affirme le pape, « mais c’est un problème que même un athée doit résoudre dans sa conscience ». Le pape invite à réfléchir : « Ai-je le droit de faire cela? La réponse scientifique est : la troisième semaine, presque la quatrième, il y a tous les organes du nouvel être humain dans le ventre de la mère, c’est une vie humaine. Je pose cette question: est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème, n’importe quel problème? Non, ce n’est pas juste. »

    Il élargit la question à la « culture du déchet » : « Les enfants ne produisent pas et sont éliminés, constate-t-il. Les personnes âgées ne produisent pas et sont éliminées… Eliminer afin d’obtenir plus de confort… »

    Selon le pape, le rejet des migrants se situe dans la même ligne: « Les personnes qui se sont noyées en Méditerranée parce qu’elles n’avaient pas le droit de venir pèsent lourdement sur notre conscience. Comment y faire face plus tard, c’est un autre problème que les États doivent aborder avec prudence et sagesse, mais les laisser se noyer pour résoudre un problème à venir n’est pas bon. »

    Le pape François plaide pour le seul « moyen de se sauver » : « La proximité, la fraternité, tout faire ensemble. Fraternité, ça ne veut pas dire faire un club d’amis, non. Tous. »

  • Robert George, un influent intellectuel catholique, évoque les émeutes au Capitole et la polarisation de la nation

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    De Lauretta Brown sur le National Catholic Register :

    Robert George parle des émeutes au Capitole et de la polarisation de la nation

    Selon le célèbre érudit catholique, la colère politique qui enveloppe aujourd'hui la nation trouve ses racines dans la montée de la contre-culture dans les années 1960.

    8 janvier 2021

    WASHINGTON - La certification de l'élection présidentielle a été interrompue mercredi lorsqu'une foule de partisans de Trump a pris d'assaut le Capitole, laissant derrière eux des destructions : ils ont brisé des fenêtres, se sont battus avec la police du Capitole et ont saccagé les bureaux des membres du Congrès récemment évacués. Une manifestante est morte d'une balle dans le cou, et quatre autres personnes sont décédées suite à des urgences médicales. Le Congrès s'est réuni à nouveau tard mercredi soir et le vice-président Mike Pence a qualifié ce jour de "jour sombre dans l'histoire du Capitole des États-Unis". 

    Le Register s'est entretenu avec Robert George, professeur de jurisprudence McCormick à l'université de Princeton et l'un des principaux intellectuels catholiques des États-Unis, à la suite des événements inquiétants de mercredi. George a parlé de la détérioration de l'amitié civique et d'une atmosphère de plus en plus propice à la violence à la lumière des émeutes inquiétantes au Capitole.

    Quelle a été votre réaction aux événements qui se sont déroulés au Capitole hier ?

    Comme tous les Américains patriotes, j'ai été consterné par l'image d'une foule qui attaque le Capitole des États-Unis et qui tente de perturber un processus prescrit par la Constitution, à savoir le processus de comptage des votes électoraux lors d'une élection présidentielle. Les personnes qui qualifient cela d'attaque contre notre système constitutionnel n'ont pas tort. Elle visait précisément à perturber un processus constitutionnel. Je pense que les gens doivent être prêts à reconnaître cela indépendamment de leur opinion sur la personne qui aurait dû être élue président ou même de leur opinion sur l'existence ou non d'une mauvaise conduite ou même d'une fraude électorale généralisée. Nous avons dans ce pays des procédures de litige ou de résolution des différends, y compris des différends électoraux. Ce sont ces procédures qu'il faut utiliser, et non pas enfreindre la loi ou se livrer à des actes de violence.

    Ces procédures produiront-elles toujours les bons résultats ? Non, aucun système procédural d'aucune sorte dans cette vallée de larmes ne garantira des résultats corrects à chaque fois. Le nôtre est un très bon système, mais il n'est pas parfait. Et pourtant, malgré ses imperfections, il est de notre devoir, en tant que citoyens patriotes, de nous fier à ces procédures et de respecter leurs résultats plutôt que d'enfreindre la loi et de perturber les processus prescrits par la Constitution. Je pense que c'est là le point le plus fondamental qui doit être souligné.

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  • Notre démocratie gangrenée par l'idéologie progressiste

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    Cet article de Paul Sugy, paru sur le Figaro Vox en novembre 2018, nous avait échappé :

    « Notre démocratie est gangrenée par l'idéologie progressiste »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans son dernier livre, Laurent Fidès s'attaque à tous les mythes de l'idéologie progressiste dominante. Il déconstruit, un à un, tous les ressorts du discours «politiquement correct».


    Face au discours intimidant Le formatage des esprits à l'ère du mondialisme  - Poche - Laurent Fidès - Achat Livre | fnac

    Laurent Fidès est agrégé de philosophie, ancien élève de l'École normale supérieure. Il vient de publier Face au discours intimidant. Essai sur le formatage des esprits à l'ère du mondialisme (Éd. du Toucan, 2018).


    FIGAROVOX.- Votre livre déconstruit les ressorts de l'idéologie contemporaine dominante. De quelle «idéologie» s'agit-il? Et le terme n'est-il pas exagéré, ou trop lourdement connoté?

    Laurent FIDÈS.- L'idéologie dont je parle est multiculturaliste, échangiste, déconstructiviste, elle nous promet un monde sans frontières, sans différences, atomisé, peuplé d'entités négociables et remplaçables. Plusieurs indices me font penser que nous avons affaire à une idéologie plutôt qu'à une doxa, même si elle n'est pas formalisée: le fait que ces idées soient présentées comme des vérités, voire comme des vérités scientifiques (portées par les «sciences humaines» qui jouent ici un rôle spécifique), le déni de réalité (l'idéologie est vraie, c'est le réel qui ment, comme lorsque vous croyez assister au changement de peuple qui se déroule sous vos yeux et que l'on vous explique que ce que vous voyez n'existe pas), la mobilisation de l'appareil idéologique d'État, de l'école primaire (qui inculque l'antiracisme dogmatique comme un catéchisme) à la Justice (qui criminalise les idées non conformes) en passant par l'Université et bien sûr les médias. Mais surtout cette idéologie, comme toute idéologie à toute époque, correspond aux intérêts de la classe dominante: cette hyperclasse d'affairistes et de financiers à laquelle s'agrègent tous les gagnants de la mondialisation ainsi que cette fraction de la petite bourgeoisie urbaine cultivée qui profite des retombées sociétales du système et y trouve en tout cas son compte.

    Vous parlez d'une «dichotomisation interne» à cette idéologie: qu'est-ce que vous entendez par là?

    J'appelle «dichotomisation interne» une technique de manipulation qui consiste à faire croire à un conflit en opposant simplement deux sensibilités prises au sein d'un même courant. En procédant ainsi, en faussant les lois de la symétrie et en marginalisant les contradicteurs sérieux, le système peut se reproduire à l'infini sans entorse apparente au principe du pluralisme.

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  • "Familia grande", le livre évènement de Camille Kouchner : une étude de mœurs propres à l’élite bourgeoise de gauche

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    La parution de ce livre fait grand bruit; l'analyse de Louis Daufresne sur La Sélection du Jour :

    Affaire Duhamel : sexe, mensonge et gros bobo

    Paru hier au Seuil, le témoignage de Camille Kouchner, la Familia grande, mérite d’être lu. Ses 200 pages sont scotchantes. L’auteur y parle peu d’inceste et beaucoup de résistance, comme si elle sortait d’une très longue apnée en milieu toxiqueLa Familia grande n’est pas un manifeste mais une étude de mœurs propre à « l’élite bourgeoise de gauche qui côtoyait les Pisier, Kouchner et Duhamel », comme le dit Ariane Chemin du Monde. Certes, il faut s’accrocher quand sa mère Évelyne Pisier lui dit (p. 39) : « Tu comprends, j’ai fait l’amour à l’âge de 12 ans. Faire l’amour, c’est la liberté. Et toi qu’est-ce que tu attends ? » Ou quand son beau-père caressait la jambe d’une femme à table, sa mère lui expliquait : « Il n’y a rien de mal à ça. La baise, c’est notre liberté. » On lui apprit à embrasser sur la bouche à 8 ans. Le lecteur conjugue Prozac et Balzac, égout et dégoût, béance et souffrance. Mais ça vaut le coup. Non point parce que ces lignes créent le scandale, bien au contraire : elles y mettent fin. Camille Kouchner tue le silence autour d’un secret familial qu’elle porte depuis 30 ans. En accusant son beau-père d’avoir violé son frère jumeau quand ils étaient adolescents, elle écrase la tête d’un serpent qui l’étouffait. Ce serpent (qu’elle cite très souvent) porte un nom : la culpabilité. N’avoir rien dit, alors qu’elle savait tout ou presque. Le silence n’est pas qu’une lâcheté. Beaucoup étaient ravis de devoir se taire (p.193) : « Être dans la confidence (…) est un moyen (…) de témoigner leur soumission à mon beau-père, l’outil le plus efficace pour (…) lui jurer fidélité. » « Il faut être dans le secret pour appartenir à la Cour. » Misère du pouvoir. « Leur silence sera notre prison », écrit-elle.

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  • Ne pas se faire vacciner : une attitude plus charitable et moralement louable ?

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    D' sur Smart Reading Press :

    CHRÉTIENNEMENT, EST-IL PLUS CHARITABLE ET MORALEMENT LOUABLE DE NE PAS SE FAIRE VACCINER ?

    8 Jan 2021

    L’épidémie de Coronavirus qui sévit depuis plus d’un an atteint non seulement les corps, mais aussi les psychismes, et elle bouleverse les sociétés à l’échelle mondiale. L’arrivée des premiers vaccins suscite de grands espoirs, mais aussi des doutes et des craintes. Elle pose des problèmes éthiques, mais aussi des problèmes de justice. Faut-il ou non se faire vacciner ? Prenant appui sur de récentes Notes du Vatican, Aline Lizotte nous apporte des éléments pour guider notre choix.

    Une note doctrinale émise par le Vatican le 29 décembre dernier, émanant de la Commission pour l’étude du Covid-19 et de l’Académie pour la vie1, propose à notre réflexion une étude en vingt points sur les phénomènes psycho-sociaux, moraux et spirituels que suscite chez les catholiques du monde entier la pandémie. L’infection touche aujourd’hui 85 220 240 cas dans le monde, dont 2 665 228 pour la France, tandis qu’elle décroît dans certaines îles (16 cas à Saint-Pierre-et-Miquelon, 1 cas au Vanuatu). Tous n’en meurent pas, mais tous sont touchés.

    Cette pandémie n’attaque pas uniquement les corps, elle atteint profondément les psychismes, engendrant violences et dépressions. Les querelles conjugales dégénèrent en violences, les jeunes sont privés de leur rencontre amicales, scolaires, sont en chômage partiel et se laissent aller à de graves dépressions. Le découragement augmente les suicides et les tentatives d’enfreindre la loi, comme l’ont fait 2 400 jeunes lors de ce rassemblement de Rennes où ils ont crié leur révolte dans la musique infernale, l’alcool et les stupéfiants. Les gouvernements, pas seulement le nôtre, sont dépassés.
    La Note du Vatican commence par un avertissement sévère : il faudra accepter et se préparer à ce que le remède à cette crise prenne du temps, beaucoup de temps. Il faudra guérir la peur qui a été le motif évoqué de toutes parts par les gouvernements pour que le peuple accepte de porter un masque toute la journée et de vivre à un mètre de distance des autres, comme si le corps social s’effritait en mille miettes. De cette peur, les populations dans leur majorité en ont assez et sont prêtes non pas à en sortir raisonnablement, mais par n’importe quel acte manifestant un élan de survie.

    Il faudra affronter de graves ralentissements économiques, dont souffriront les plus faibles et les plus démunis. Accepter, comme le répète assidûment le pape François, qu’ils ont droit à la priorité de nos soucis et qu’ils demanderont une aide non seulement financière, mais sociale. Il va nous falloir du temps pour reconstruire les amitiés sociales, la confiance mutuelle, l’unité politique et, soyons réalistes, l’assiduité religieuse.

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  • Du marais politique au pays réel : où va l’ancien Congo Belge ?

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    1. Petite incursion dans le vase clos des mandarins

    Lu sur le « carnet de notes » de Colette Braeckman :

     Kabila Tshi20200813_212658.jpg« Une nouvelle étape a été franchie dans le détricotage de l’accord passé voici deux ans entre Joseph Kabila, le président sortant et Félix Tshisekedi, leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social, un parti fondé par son père en 1982), accord qui avait mené à une situation inédite en RDC, une « passation du pouvoir pacifique et civilisée » : un « informateur », Modeste Bahati Lukwebo, a été nommé afin d’identifier un nouveau Premier Ministre d’ici un mois, ou d’occuper lui-même cette fonction. Originaire du Sud Kivu, le sénateur Bahati, à la tête d’un parti appartenant au « camp Kabila », avait fait défection lorsqu’il avait estimé que le maître d’alors ne l’avait pas suffisamment récompensé, entre autres en lui accordant la présidence du Sénat. Bahati est aujourd’hui chargé de pousser vers la sortie le premier ministre en fonction, Ilunga Ilunkamba, qui refuse de céder la place. L’informateur entre donc en fonctions alors qu’il n’y a pas vacance du pouvoir et que la majorité parlementaire fait encore l’objet de savants calculs au rythme des défections et ralliements escomptés.

    En réalité, le président Félix Tshisekedi arrive au bout de sa stratégie de « reconquista », motivée par le fait qu’il estimait que son puissant allié ne lui laissait pas une marge de manœuvre suffisante. Le nouveau rassemblement créé sous son impulsion, l’Union sacrée, créé à l’issue d’un mois de consultations nationales, est en passe de détrôner le Front commun pour le Congo, la coalition que Kabila avait rassemblé à la veille des élections du 31 décembre 1998 et qui devait lui permettre, malgré sa retraite apparente, de garder les rênes du pouvoir et surtout, de préparer la prochaine échéance, les élections de 2023. D’une coalition à l’autre, en l’absence de toute réelle idéologie, le ciment de l’allégeance politique demeure le même et la nouvelle plate forme que l’on appelle déjà l’ « Union sucrée » s’est elle aussi constituée à coup de billets verts, le tarif proposé aux « transhumants » oscillant entre 7000 à 15.000 dollars par défection.

    C’est une longue marche que celle entamée par Félix Tshisekedi au lendemain de ces élections chaotiques, financées par le seul Congo et dont le seul résultat certain avait été l’échec du dauphin de Kabila, Emmanuel Shadary. Joseph Kabila, qui ne pouvait se représenter, avait sauvé les meubles et sa coalition dominait largement l’Assemblée nationale et le Sénat. La Commission électorale n‘ayant jamais publié les chiffres définitifs, on ignorera toujours qui fut le véritable vainqueur du scrutin, même si les observateurs déployés par l’Eglise catholique et financés par les Occidentaux avaient désigné Martin Fayulu comme le probable gagnant, appréciation qui fut confirmée par des fuites au niveau de la CENI et par des journalistes indépendants.

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  • La situation des pro-life américains se complique

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    De Matt Hadro sur Catholic News Agency :

    Analyse : Les pro-vie vont devoir se battre au Sénat lors de stratégies cachées sur le financement de l'avortement

    Washington D.C., 7 janvier 2021

    Avec les démocrates qui devraient gagner les élections sénatoriales de mardi en Géorgie, le paysage politique pour les pro-vie est maintenant clair - ils se défendront sur de multiples fronts contre un lobby de l'avortement enhardi. 

    Avec 50 sièges au Sénat et le vote décisif du vice-président élu Kamala Harris, les démocrates auront la plus faible majorité au Sénat. Alors qu'il faut normalement 60 voix pour adopter une loi en conservant l'obstruction, une simple majorité au Sénat peut approuver les candidats à la magistrature et adopter certains projets de loi budgétaires. Comme les démocrates détiennent déjà la Chambre et la Maison Blanche, c'est dans ce goulot d'étranglement du Sénat que les pro-vie ont encore le meilleur espoir de repousser les politiques pro-avortement. Ils auront besoin de la collaboration de démocrates, et un nouveau courtier en pouvoir - le sénateur modéré Joe Manchin (D-W.Va.) - sera leur meilleure option.

    Représentant un État conservateur, Manchin sera un vote "pivot" sur des textes de loi controversés et devra faire face à une immense pression de la part des dirigeants démocrates et républicains pour voter avec son caucus ou rompre avec eux. Pourtant, M. Manchin est soit un partisan de la vie, soit un vote peu fiable - tout dépend de qui vous parlez. "Il ne cède pas à la pression", a déclaré Kristen Day, directrice exécutive de Democrats for Life of America, à propos de Manchin. "La communauté pro-vie doit le soutenir." Cependant, d'autres défenseurs du pro-vie sont hésitants quant aux références pro-vie de Manchin. Il a soutenu des politiques pro-vie telles que l'interdiction de l'avortement pendant 20 semaines, un mandat de soins pour les bébés survivant à un avortement, et l'interdiction du financement par les contribuables des avortements volontaires. Il a également fait volte-face sur le financement public du Planned Parenthood, et s'est opposé à un amendement constitutionnel pro-vie de 2018 en Virginie-Occidentale - que les électeurs ont promulgué en loi.

    Manchin "n'a pas toujours été cohérent", a déclaré à l'ANC Mallory Quigley, vice-présidente de la communication de la liste Susan B. Anthony. Il fera "tout ce qu'il peut" pour ne pas être le vote décisif "controversé" au Sénat, a prévenu Tom McClusky, président de l'action March for Life. "Quiconque de notre côté qui s'attend à ce que Joe Manchin soit le 51e vote en notre faveur ne connaît pas Joe Manchin", a déclaré McClusky. "Il sera le 52ème vote, mais il est très rarement le 51ème vote."

    Une des priorités du lobby de l'avortement est d'augmenter le financement de l'avortement par les contribuables, et Manchin pourrait très bientôt se retrouver au centre de ce combat. L'amendement Hyde, qui interdit le financement fédéral des avortements électifs dans le cadre de Medicaid, est devenu une cible des démocrates de la Chambre et même du président élu Biden ces dernières années. Ils ont attaqué cette politique comme étant discriminatoire envers les femmes à faible revenu qui sont plus susceptibles de recourir à Medicaid.

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  • Des vaccins acceptables et d'autres à éviter si possible

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Oui, il y a des vaccins acceptables et d’autres qui sont à éviter si les circonstances le permettent »

    Publié le : 7 janvier 2021

    Monseigneur Jacques Suaudeau, théologien et chercheur, explique la position de l’Eglise catholique sur les vaccins utilisant des cellules de fœtus avortés, sujet d’actualité dans la lutte contre le Covid. Le 21 décembre, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une note sur cette question (cf. Vaccin et avortement : la Vatican donne des clés de discernement) qui reprenait, de façon simplifiée, des éléments d’une autre note publiée en 2005 par l’Académie pontificale pour la vie à propos du vaccin contre la rubéole préparé avec des cellules humaines provenant d’un avortement.

    « Oui, il y a des vaccins acceptables et d’autres qui sont à éviter si les circonstances le permettent, comme le vaccin AstraZeneca », explique Monseigneur Suaudeau. En effet, le vecteur adénoviral employé pour produire ce vaccin est « obtenu et propagé dans des cellules particulières, les T-RexHEK293 », qui viennent elles-mêmes de la lignée HEK293, « générée en 1973 à partir de cellules de rein humain fœtal, extraites des restes d’un fœtus avorté volontairement, en Hollande »« Même si ce mal a été perpétré il y a quarante ans », la question est celle de la coopération au mal de l’avortement par l’usage de tels vaccins.

    L’Église distingue différents degrés de coopération au mal : active[1] ou passive[2] ; formelle[3] ou matérielle[4]. La coopération matérielle peut elle-même être divisée en coopération immédiate[5] ou médiate[6]. Et la coopération matérielle médiate peut encore être divisée en coopération « à proximité » ou « à distance », selon la chronologie et l’espace qui sépare l’acte de coopération de l’acte mauvais. La coopération matérielle médiate, qui apparait comme plus lointaine, doit cependant « toujours être considérée comme illicite » lorsqu’elle concerne une matière grave comme une atteinte à la vie humaine. La gravité diminue toutefois avec l’accroissement de la distance. Dans le cas des lignées de cellules de fœtus avortés, la distance de quarante ans implique une « imputabilité négligeable », mais « le fait de la coopération demeure car l’avortement ne peut être effacé de l’histoire et de la mémoire ».

    Selon cet enseignement, « les personnes qui, connaissant l’origine des cellules humaines utilisées pour la préparation du vaccin, ne protestent pas contre l’usage de ces vaccins et ne font rien contre leur utilisation sont coupables de coopération passive, et donc imputable ». Les autorités nationales et internationales, ont un niveau de responsabilité élevé dès lors qu’elles sont au courant du problème éthique mais « n’en tiennent pas compte, et autorisent ou même imposent l’emploi dudit vaccin ». Au niveau moral, « la préparation, la distribution et la commercialisation de [tels] vaccins (…) » sont condamnables, avec des degrés variés selon la position de l’agent coopérant dans la chaîne. Ainsi, les médecins et les utilisateurs du vaccin « réalisent une forme de coopération très éloignée, sans conséquence sur le plan de la responsabilité et de l’imputabilité », à moins qu’ils n’approuvent l’acte d’avortement volontaire qui a permis le développement du vaccin. Il faut donc « s’abstenir d’utiliser les vaccins posant des problèmes éthiques si cela peut se faire sans mettre en danger la santé des personnes. Dans le cas contraire, il convient d’avoir recours à un vaccin alternatif ».

    Si le vaccin protège d’une maladie grave voire mortelle et qu’aucun vaccin alternatif n’est disponible, « le vaccin qui pose des problèmes éthiques sera utilisé, mais il doit être clairement dit que cette acceptation ne signifie pas approbation, mais choix d’un moindre mal, en vue du bien commun ». Mais pour Monseigneur Suaudeau, « on ne voit pas où et quand une telle situation de pénurie de vaccins pourrait se produire. Il y a actuellement 48 vaccins contre le SARS-Cov-2, qui ne posent pas de problème éthique, et qui sont arrivés aujourd’hui au stade de l’utilisation clinique. Parmi ces 48, les vaccins à ARN messager Pfizer/BioNTech et Moderna, se distinguent par leur grande efficacité (95%) et leur sûreté. On peut donc sans problèmes se passer du vaccin AstraZeneca (dont l’efficacité est d’ailleurs relativement basse : 70%) ». Il rappelle aussi que « se taire sur le caractère non éthique du vaccin AstraZeneca reviendrait à coopérer au mal de l’avortement et à encourager d’autres compagnies à avoir elles aussi recours à des lignées cellulaires venant de fœtus humains volontairement avortés ».

    NDLR: L’Institut européen de bioéthique a mis en ligne une liste des vaccins anti-Covid disponibles faisant apparaître l’utilisation de lignées de cellules foetales aux différentes étapes de production : Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux

    [1] « Accomplissement d’un acte de coopération à une action mauvaise qui est exécutée par une autre personne ».

    [2] « Omission d’un acte de dénonciation ou d’entrave à une action mauvaise ».

    [3] « L’agent moral coopère à l’action immorale d’une autre personne, en partageant l’intention mauvaise de cette dernière » ; par exemple, la coopération en partageant l’intention à la réalisation d’un avortement volontaire dans le but de produire des vaccins.

    [4] « L’agent moral concourt matériellement à la réalisation de l’acte mauvais, sans partager l’intention mauvaise de l’acte ».

    [5] « Le sujet coopère directement à l’acte mauvais ».

    [6] « Le sujet ne participe pas à l’acte immoral mais son action en facilite indirectement l’exécution ».

    Source : Aleteia, Mgr Suaudeau (25/12/2020)