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Belgique

  • Bruxelles, 17 septembre : soirée d'information "Bioéthique pour la jeunesse"

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    C'est aussi la rentrée pour le 

    « Bioéthique pour la jeunesse » !

    Une formation complète sur les grandes questions bioéthiques

    Vous êtes chaleureusement conviés à la soirée d'information 

    le mardi 17 septembre à 19h

    au " Puntpunt (Bruxelles) " . 

    Vous avez entre 17 et 30 ans et êtes intéressé par la bioéthique ? 

    Notre formation à destination des étudiants et jeunes pros pourrait vous intéresser !

    Au programme : six soirées et un week-end de réflexion et de partage, activités de volontariat.

    Une soirée d'information se tiendra le

    mardi 17 septembre à 19h au MuntPunt

    Place de la Monnaie 6 - Bruxelles

    Afin de vous accueillir au mieux, merci de vous inscrire à la soirée d'information.

    Si vous souhaitez participer à la formation mais que vous n'êtes pas disponible pour la soirée d'information le 17 septembre 2024, envoyez-nous un mail à bio4youth@gmail.com

    Je m'inscris à la soirée d'information

     

  • Liège, 24 septembre : conférence "Faut-il des écoles catholiques ?"

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    Faut-il des écoles catholiques ?

    Pour répondre aux défis d’une nouvelle époque, l’Eglise a, plus que jamais, besoin de jeunes gens super-motivés. L’éducation se fait à la maison, à l’école et dans les cercles de loisirs. Pour former des jeunes capables d’évoluer à contre-courant, il semble que le message chrétien doive être administré dans les trois lieux de l’éducation. Comment organiser une éducation chrétienne dans le contexte académique ? Qu’est-ce une école catholique, et est-il encore réaliste de vouloir en promouvoir ?

    S'inscrire

  • La minorité germanophone joue un rôle important dans le concert global du fédéralisme belge

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    De Thomas Philipp Reiter sur le Tagespost (traduction deepL) :

    L’Est de la Belgique a une fonction de pont

    Bien que la minorité germanophone représente moins de 1 pour cent de la population totale, elle joue un rôle important dans le concert global du fédéralisme belge.

    7 septembre 2024

    De l’extérieur, la Belgique peut être décrite comme un pays catholique assez stable. Selon le sixième rapport annuel de l'Église catholique publié l'année dernière, dans lequel l'Église catholique donne un aperçu de ses propres activités et de celles de ses organisations affiliées, plus de la moitié des Belges se considèrent catholiques. Une estimation scientifique du sociologue religieux Wim Vandewiele de l'Université catholique de Louvain, que le pape François prévoit de visiter ce mois-ci à l'occasion de son 600e anniversaire, conclut qu'en 2022, un peu plus de la moitié de la population, soit précisément 50,02 pour cent, est catholique. Huit pour cent des Belges appartiennent à des communautés islamiques et les protestants, soit environ un pour cent, ne jouent qu'un rôle mineur dans la perception religieuse.

    La minorité germanophone de Belgique représente moins de 1 pour cent de la population. Il s'agit d'une zone située à la frontière orientale de la Belgique qui a dû changer de nationalité à plusieurs reprises au fil des siècles entre le Luxembourg, l'Allemagne et la Belgique. Près de 80 000 personnes vivent dans les deux cantons d'Eupen et de Saint-Vith, mais elles bénéficient d'une grande autonomie que l'État fédéral belge accorde à leurs parents éloignés germanophones dans la lutte constante entre Flamands néerlandophones et francophones. Wallons. L'Est de la Belgique est représenté par son propre parlement avec son propre gouvernement et un véritable premier ministre, ce qui place la petite région sur un pied d'égalité avec ses voisines la Flandre, la Wallonie et la Bruxelles bilingue, une Belgique à quatre.

    Émancipation de l'archidiocèse de Cologne

    Après que le traité de Versailles ait forcé l'Empire allemand à céder la zone située à l'ouest d'Aix-la-Chapelle et de Trèves au Royaume de Belgique, un diocèse catholique romain distinct a été créé en 1921, appelé Eupen-Malmedy. Auparavant, les anciens quartiers allemands d'Eupen et de Malmedy relevaient de l'archidiocèse de Cologne. Cependant, l'autorité de l'archevêque de Cologne était limitée dans certains domaines par l'autorité spéciale de l'administrateur apostolique et du nonce papal à Bruxelles. Le clergé local était habitué à la situation frontalière, mais était toujours tiraillé entre l'archidiocèse de Cologne et sa nouvelle affiliation à l'Église catholique de Belgique.

    Lorsque la situation menace de dégénérer, le cardinal Désiré-Joseph Mercier, alors primat de Belgique, informe le pape Benoît XV sur la situation insatisfaisante des croyants. Il crée alors rapidement le diocèse indépendant d'Eupen-Malmedy avec la bulle papale "Ecclesiae Universae" du 30 juillet 1921. La ville de Malmedy fut déclarée siège du diocèse car c'était également là que se trouvait le gouvernement militaire belge du général Herman Baltia, qui assurait parfois brutalement l'incorporation des soi-disant nouveaux Belges dans le royaume. L'évêque de Liège, Martin-Hubert Rutten, est nommé évêque en union personnelle. Dans le même temps, l'évêque élève l'ancienne église monastique des Saints Pierre, Paul et Quirin du monastère appartenant à l'abbaye impériale de Stavelot-Malmedy, qui servait alors d'église paroissiale de Malmedy, au statut de nouvelle église. cathédrale. La cathédrale de cette époque est toujours là aujourd'hui.

    Mais le diocèse n’était pas destiné à avoir une longue durée de vie. Dès 1923, le Vicaire général de Liège et délégué épiscopal pour Eupen-Malmedy, Giacomo Laminne, déclarait que le nouveau diocèse n'était qu'une « façade » et qu'il serait intégré au plus vite au diocèse de Liège. Le pape s'y conforma également et scella donc la prise de pouvoir par une bulle papale de dissolution le 15 avril 1925, mais à la condition qu'un délégué germanophone ou un vicaire général connaissant le terrain soit nommé pour les cantons de l'Est. Cependant, cela n'a été respecté à Liège qu'en 1978 avec la nomination d'un vicaire épiscopal germanophone, après que la responsabilité ait été auparavant assurée par divers vicaires généraux qui parlaient à peine l'allemand et encore moins connaissaient la situation locale. La situation s'est désormais apaisée après qu'Aloys Jousten, un Belge de l'Est originaire de Saint-Vith, ait même occupé la charge d'évêque de 2001 à 2013. Le vicaire épiscopal actuel est le prêtre est-belge parfaitement bilingue et docteur en théologie morale Emil Piront.

    Les mesures Corona comme catalyseurs du déclin

    L’Église catholique en Belgique et donc aussi dans la Belgique orientale germanophone est structurée différemment qu’en Allemagne. Les institutions et autorités ecclésiales jouent un rôle subordonné. Cela met en évidence l'importance des acteurs sociaux locaux qui s'appuient sur de bonnes relations avec les autorités civiles. L'Est de la Belgique est structuré comme un village et on peut encore trouver des croix et des statues de Jésus à de nombreux carrefours de rues et de maisons. Chaque communauté a son église où ont lieu régulièrement des offices, mais là aussi la sécularisation et l'individualisation progressent. La vie sociale, y compris la vie ecclésiale, est encore davantage caractérisée par des clubs et des groupes que dans les zones urbaines. Néanmoins, comme partout ailleurs, l’engagement bénévole à long terme diminue et les mesures liées au Corona ont joué un rôle de catalyseur. Les premières chorales d'église se dissolvent. 

    Les gens ici se voient comme un pont entre la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas et bon nombre d'entre eux parlent toutes les langues nationales de ces pays dans leur idiome respectif. L'évêque de Liège, Jean-Pierre Delville, s'adresse également couramment à ses fidèles dans les deux langues de son diocèse, l'allemand et le français. Après tout, il s'inscrit dans la lignée de saints tels que saint Remacle, saint Lambert et saint Hubert, mais aussi des princes-évêques de Liège du Saint-Empire romain germanique.

  • Les Journées du Patrimoine (7-8 septembre) à l'église du Saint-Sacrement (Liège)

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  • Namur : qui succédera à Mgr Warin ? Un choix qui paraît bien délicat...

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    Lu sur L’Avenir du 17/08/2024 :

    Monseigneur Warin, évêque de Namur, a rendu sa démission au pape il y a plus d’un an. La désignation de son successeur se fait attendre. Pourquoi? Les avis divergent.

    Septante-cinq ans. C’est un déjà un âge honorable pour penser à lever le pied. C’est l’âge aussi auquel les prêtres des différentes paroisses peuvent transmettre cette volonté à leur évêque. Et pour ce dernier, c’est au pape qu’il doit directement s’adresser pour formuler une requête
    identique.

    Monseigneur Pierre Warin a entrepris cette démarche début 2023, l’année de ses 75 ans. Des petits soucis de santé pouvaient expliquer et justifier cette demande. Mais à Rome, il a été demandé à l’évêque de Namur de continuer sa mission, le temps de désigner un successeur. Une situation qui perdure depuis plus d’un an. Pour quelles raisons.

    La procédure en elle-même est déjà chronophage. Dans un premier temps, un courrier est envoyé à quelques personnes importantes et influentes, au sein du diocèse. "Le but est de dresser une sorte d’état des lieux", décrit Christine Bolinne, chargée de communication pour l’évêché de Namur.

    Chacun fait part de ses attentes, relate les défis du quotidien, dessine par petites touches le profil du bon candidat. Cette opération a déjà été menée.

    Dans un deuxième temps, c’est le nonce apostolique, qui est monté au jeu. Franco Coppola, c’est lui, peut être considéré comme l’actuel ambassadeur du Vatican en Belgique mais aussi au Grand-Duché du Luxembourg.

    "Durant un bon mois, il a rencontré beaucoup de monde à travers le diocèse", témoigne ce prêtre namurois. "Il a vraiment pris le temps pour écouter ce que chacun avait à dire."

    Sur base de cette vaste consultation, le nonce a dressé une short-list de trois noms. Un courrier envoyé à Rome, il y a quelque temps déjà. Depuis lors, rien ne bouge. Normal? "On peut interpréter ce délai de plusieurs manières", estime Christine Bolinne. "L’évêque de Namur mais aussi celui de Tournai ont tous les deux fait connaître leur volonté de passer la main. Les deux procédures sont peut-être liées." Ce qui pourrait alourdir et complexifier le processus. "Par ailleurs, beaucoup d’énergies sont déjà focalisées sur la future visite du pape François en Belgique, en octobre prochain. La décision pourrait même tomber après cet événement." Ces débuts d’explications ne convainquent pas tous les prêtres du diocèse.

    "Cette lenteur est peut-être aussi révélatrice de certaines crispations", analyse cet ecclésiastique. "Durant cette consultation par le nonce, certaines voix se sont aussi élevées pour désigner ceux qu’on ne voudrait surtout pas voir arriver à la tête de l’évêché. Plus que d’un chef, on a surtout besoin de quelqu’un qui vienne vivre aussi les réalités à nos côtés, quelqu’un qui nous soutiendrait aussi dans les tâches du quotidien." Et il n’y a visiblement pas consensus sur le nom de cette personne.

    Parmi les personnalités citées, on cite régulièrement le chanoine Joël Rochette. La piste la plus sûre? Le successeur de Pierre Warin aura la mission de ramener un peu plus de cohésion, à tous les étages.

    Au sein du diocèse de Namur, on fait en effet état d’un manque d’unité. Entre prêtres belges, devenus minoritaires, et ceux venus d’Afrique et d’Europe de l’Est, il y a des manières radicalement différentes de voir comment exercer la fonction. Plus ouverte sur les communautés locales avec des responsabilités à partager pour certains. Plus autoritaire, centralisée et conservatrice, pour d’autres.

    On ne connaît pas encore le nom du prochain évêque mais on sait d’ores et déjà qu’il devra jouer les grands rassembleurs.

  • A Liège, dans une église, une célébration gay-friendly pour compléter le tableau...

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  • La natalité en berne

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    Du site de RTL :

    La natalité en berne en Belgique: en 2023, le pays a enregistré le plus faible nombre de naissances depuis plus de 80 ans

    En 2023, la Belgique a enregistré le nombre de naissances le plus faible depuis 1942.

    Avec seulement 110.198 bébés nés au cours de l'année 2023, la Belgique a enregistré le nombre de naissances le plus faible depuis 1942. Ce chiffre représente une baisse de 3% par rapport à 2022 et se situe même en-deçà du creux observé en 2002, année qui comptait 111.484 naissances.

    Cette tendance à la baisse est particulièrement prononcée en Région de Bruxelles-Capitale (-5,1%) et en Wallonie (-4,8%), tandis qu'au nord du pays, la diminution est moins marquée, avec une baisse de 1,5% par rapport à l'année précédente. 

    Même chose en France :

    On lira aussi avec profit

    Le baby-bust (effondrement de la natalité) n'est pas seulement politique, c'est personnel

  • Âme du Christ: un commentaire sur la célèbre prière de saint Ignace de Loyola

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    Réflexion faite

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    Âme du Christ

    La célèbre prière de saint Ignace de Loyola n’est en réalité pas de lui. Ses origines remontent au XIVe siècle au moins. Elle s’inscrit dans la ligne de la « devotio moderna »  mais son auteur reste inconnu. C’est le fondateur de la Compagnie de Jésus qui la rendit vraiment populaire, jusqu’à nos jours. Elle figure en tête du Testament spirituel du pape Pie XII (dont le confesseur était un jésuite allemand, le futur cardinal Augustin Bea). Lu sur le blog de l’église du Saint-Sacrement à Liège cet article destiné à la Revue Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle : 

    « L’Anima Christi est une belle prière, éminemment eucharistique, qui convient particulièrement pour l’action de grâce après la communion, ou encore, à un bon moment d’adoration du Saint-Sacrement.  

    De quand date-t-elle ?

    Elle n’est pas récente mais on peut la prier avec un cœur toujours nouveau. Elle s’inscrit dans une tradition séculaire et vénérable. Ses origines remontent au XIVe siècle au moins, car le British Museum en garde un manuscrit, datant probablement de 1370, fût-ce sous une forme légèrement différente de celle qui est devenue classique. On l’a retrouvée aussi dans l’Alcazar de Séville (palais des rois), à l’époque de Pierre le Cruel (milieu du XIVe s.). 

    Qui est l’auteur ?

    Là, on se perd en conjectures. Elle fut attribuée à Bernardin de Feltre, un franciscain (mais celui-ci est de la 2e moitié du XVe s). On l’a mise sous la plume de saint Thomas d’Aquin (1225-1274), et aussi du pape Jean XXII (pape en 1315). Celui-ci accorda à la prière une indulgence de 3000 jours et contribua à sa popularité. Mais en définitive, l’auteur reste inconnu jusqu’à nos jours. 

    Saint Ignace de Loyola.

    Beaucoup d’éditions des Exercices spirituels de saint Ignace font figurer l’Anima Christi au tout début des exercices, même dès avant le texte des Exercices, comme une sorte de portail d’entrée. On ne peut imaginer une plus belle recommandation. Sans conteste, saint Ignace a contribué à un accroissement de la popularité de cette prière. Dès la première semaine des exercices, pour le triple « colloque » (oraison) conclusif de la méditation, saint Ignace la met au même pied que l’Ave Maria et le Pater noster. C’est dire tout le fruit spirituel que le saint escomptait voir retirer de sa pratique par le retraitant. Mais à l’époque elle était déjà bien entrée dans la dévotion, elle était supposée connue, ce qui dispensait les premiers éditeurs des Exercices de la mentionner dans son entier. 

    Actuellement.

    La prière a été traduite dans la plupart des langues. Le cardinal Newman l’a traduite en anglais.

    Pie XII avait coutume de prier l’Anima Christi. La dernière fois, semble-t-il, lorsqu’il reçut les derniers sacrements, peu avant sa mort.

    On aurait pu croire cette vieille prière passée de mode, désuète, mais à l’heure actuelle, il en existe plusieurs versions chantées. On peut l’écouter sur YouTube. C’est en dire toute la jeunesse. 

    Pour mémoire, en voici le texte :

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  • Le coeur de Carlo Acutis à Namur

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    D'Anne van Merris sur zenit.org :

    Interview du P. Fabian Mathot : le cœur de Carlo Acutis en Belgique 

    29 juillet 2024

    Le P. Fabian Mathot, vicaire à la paroisse Sainte-Julienne de Namur, en Belgique, est l’initiateur et le responsable de la chapelle Carlo Acutis, dédiée au jeune bienheureux dont la canonisation aura lieu prochainement. 

    Depuis sa bénédiction en octobre 2023, cette chapelle ne cesse d’attirer des personnes de tous les âges et accueille un nombre grandissant de pèlerins, qui viennent demander l’intercession du futur saint italien.

    Zenit a interrogé l’abbé Mathot à l’occasion du passage de la relique de Carlo dans sa paroisse. 

    Zenit : Ce dimanche 28 juillet, vous avez accueilli à Namur la relique de cœur de Carlo Acutis. Comment cela a-t-il été possible, et que retenez-vous de ce moment unique ?

    En consultant le site flamand de l’Église belge, j’ai appris qu’une relique du cœur de Carlo allait venir à Zonhoven, un village au nord de Hasselt. L’église paroissiale possède, grâce à son curé le P. Wim, une chapelle dédiée à Carlo Acutis. Comment faire pour que la relique fasse escale à Namur ? J’ai pris contact avec le Fr. Marco, le capucin qui accompagne la relique dans ses déplacements. Je ne comptais pas trop sur une réponse positive, j’avoue, quoique j’avais déjà réalisé un projet d’affiche ! La réponse de Frère Marco fut positive et, en quelques jours seulement, nous avons préparé cette visite obtenue in extremis pour le dimanche 28 juillet au matin. Et c’est ainsi que Namur fut la dernière étape d’un périple qui conduisit cette relique en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, avant son retour à Assise.

    Cette journée a été belle et intense. Pour ma part, cela m’a poussé à approfondir le thème du cœur dans la vie spirituelle et humaine. Car il ne s’agissait pas tant d’accueillir un bout de Carlo – ce n’est pas du fétichisme – mais plutôt de laisser Carlo parler à notre cœur, nous dire quelque chose par rapport à l’état de notre cœur. Et comme l’a souligné le P. François Vanandruel, notre curé, dans son homélie devant une église remplie d’une belle assemblée, ce que nous avons à demander à Carlo, ce ne sont pas uniquement des guérisons ou d’autres choses, mais avant tout d’être des saints nous aussi, c’est-à-dire des personnes de communion.

    Après la messe, le Fr. Marco s’est tenu à la disposition de ceux qui désiraient être bénis avec cette relique du cœur de Carlo. Des familles, des jeunes, des grands-parents et des personnes âgées en cette Journée mondiale qui leur était dédiée, se sont alors avancés en procession pour déposer auprès de Carlo bien des fardeaux et repartir encouragés.

    Zenit : Comment est né le projet de cette chapelle dédiée à Carlo Acutis ? 

    P. F. Mathot : Le projet de la chapelle, c’est d’abord une photo de Carlo déposée sur un autel latéral de l’église par une paroissienne. Ensuite, lorsque j’ai eu l’intuition de lancer un pèlerinage paroissial à Assise pour le mois d’août 2022, je me suis dit : « Osons ». J’ai alors demandé, avec l’accord et le soutien de notre évêque Mgr Pierre Warin, une relique à l’évêque d’Assise, que nous avons obtenue et reçue lors de notre pèlerinage. 

    Nous avons aménagé cette chapelle au fond de notre église, d’abord avec du mobilier hétéroclite, puis nous avons fait appel à une architecte qui fréquente notre paroisse, Charlotte Decorte, pour qu’elle imagine l’aménagement qu’on peut voir aujourd’hui. Nous avons récolté les dons nécessaires à la réalisation du mobilier et la chapelle a été inaugurée et bénie le 15 octobre 2023.

    En plaçant Carlo dans notre paroisse, l’idée pour moi était de donner un saint protecteur aux nombreux enfants et jeunes qui la fréquentent.

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  • Des historiens congolais rendent hommage à l'oeuvre des franciscains belges

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    Un historien congolais, assistant à l'Université de Lubumbashi, préfacé par un professeur à l'Université de Kolwezi, rendent hommage à l'oeuvre des franciscains belges à l'époque coloniale et ultérieurement. C'est ce que l'on peut découvrir sous la plume de Paul Vaute sur son blog "Le Passé belge" :

    Hommages congolais aux franciscains belges

    Ils étaient huit au départ pour œuvrer dans le sud-est de la colonie, sur un territoire de 200.000 km². Avec des moyens dérisoires, ils ont évangélisé, construit et transmis un savoir précieux sur les langues et la mentalité africaines. Leurs successeurs noirs n’ont pas oublié de qui ils furent tributaires (1920-2022)

       Entre 1920, année de leur arrivée, et 1940, nonante missionnaires franciscains belges ont été actifs au Congo belge. En règle générale, après une décennie sur place, ils rentraient au pays pendant un an pour retrouver leur famille, se reposer, soigner les maladies ou infections dont la plupart étaient atteints, mais aussi collecter des fonds, témoigner et, si possible, susciter de nouveaux ouvriers pour la moisson. De ces fils de saint François d’Assise, un successeur africain, le frère Nicolas Tshijika Tshifufu, s’est fait l’historien. Je m’arrêterai ici au volume qu’il a consacré aux figures issues de la province flamande Saint-Joseph, en pointe sur ce terrain [1]. Elle comptait du reste des Wallons en son sein.

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  • Abus : Mgr Bonny jette le gant

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    De Luc Coppen sur The Pillar :

    Un évêque démissionne de son poste de responsable de l'Eglise belge en matière d'abus

    25 juillet 2024

    L'évêque qui est le principal responsable de la lutte contre les abus dans l'Église belge démissionne, quelques semaines avant une visite papale qui pourrait être éclipsée par la crise des abus dans le pays.

    L'évêque Johan Bonny a confirmé le 25 juillet qu'il se retirait de ce rôle de premier plan, invoquant une charge de travail excessive qui, selon lui, aurait des conséquences sur sa santé. Son départ laisse l'Eglise belge dans l'incapacité de trouver un successeur avant la visite du pape François du 26 au 29 septembre, visite qui devrait inclure une rencontre privée avec des survivants d'abus. 

    L'évêque de 69 ans a décidé de se retirer de son rôle après avoir fait appel sans succès à Rome pour qu'un évêque auxiliaire l'aide à superviser son diocèse d'Anvers, qui dessert environ 1,2 million de catholiques. Dans une lettre publiée le 1er juillet, Bonny a déclaré que le Vatican avait rejeté sa demande en partie parce que cela perturberait l'équilibre entre les évêques francophones et flamands au sein de la conférence épiscopale de Belgique. 

    Il s'agit d'une question sensible en raison des tensions entre les deux groupes linguistiques prédominants du pays. Pour la même raison, le diocèse le plus important de Belgique, l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, alterne traditionnellement entre les dirigeants francophones et néerlandophones. 

    Mgr Bonny, évêque d'Anvers depuis 2008, a déclaré que sa demande avait également été rejetée en raison de l'opposition de ses collègues évêques. « Bien que j’aie des réserves sur chaque argument, j’accepte cette décision », a-t-il écrit. « Cela signifie que je dois réduire mes fonctions interdiocésaines, notamment en transmettant mes fonctions à la conférence des évêques à partir du 1er septembre 2024. »

    La décision de Bonny de se retirer de son rôle de point de contact officiel de l'Église belge pour les victimes d'abus a été rapportée par le journal flamand Het Nieuwsblad et confirmée par l'évêque dans une interview à Radio 1 en Belgique. Bonny a déclaré : « La politique, les médias, les négociations... C'est une tâche très importante et je dois combiner cela avec la prise en charge d'un grand diocèse comme celui d'Anvers. » « Je n’ai plus la force de supporter toute cette charge. Je dois la réduire. » Il a déclaré au Het Nieuwsblad que ce travail lui avait coûté beaucoup sur le plan émotionnel. « Ce n’est pas seulement une question d’horaires de travail, mais cela a un impact personnel immédiat. C’est d’un ordre différent de tout le reste du travail que l’on fait en tant qu’évêque », a-t-il expliqué. « Même mon médecin me dit : "Arrêtez, ça vous détruit." » 

    Bonny a exhorté la conférence des évêques à réévaluer la répartition des responsabilités alors qu'elle recherche son successeur d'ici la mi-septembre, avec des consultations menées par l'archevêque de Malines-Bruxelles, Luc Terlinden. Bonny a déclaré qu’il était essentiel que « celui qui prendra la relève soit suffisamment compétent, mais dispose également de suffisamment de temps et d’énergie à y consacrer ». « Beaucoup de choses sont désormais entre les mains d’une seule personne. Par exemple, l’enseignement catholique et les contacts avec le gouvernement relèvent également de mes attributions », a-t-il souligné.

    Depuis que la série documentaire en quatre parties « Godvergeten » (« Abandonnés de Dieu ») a été diffusée en septembre 2023 par la chaîne de télévision belge VRT Canvas, Bonny est confronté à une pression considérable en tant que point de contact officiel des victimes d'abus. La série, qui mettait en lumière les abus et les dissimulations commis par le clergé belge, aurait provoqué une vague de départs de l'Église catholique. Elle a également donné lieu à des enquêtes au Parlement fédéral belge et au Parlement flamand, l'organe législatif de la région flamande de Belgique.

    Le 23 février , Mgr Bonny a eu des échanges tendus lors de sa comparution devant une commission d’enquête parlementaire fédérale. Il a déclaré à ses interlocuteurs qu’il était las des « mots forts adressés à l’Église depuis 15 ans, dans les médias, disant que nous n’avons rien fait ». Il a insisté sur le fait que l'Église avait fait des progrès significatifs depuis que la crise des abus a explosé en 2010, lorsque l'évêque Roger Vangheluwe a démissionné de son poste d'évêque de Bruges après avoir admis avoir abusé d'un neveu. Après la démission de Vangheluwe, un rapport indépendant a enregistré 475 plaintes pour abus contre le clergé et les travailleurs de l’Église entre les années 1950 et 1980. La police a lancé des raids surprises dans les propriétés de l'Église, mettant à rude épreuve les relations entre les autorités belges et le Vatican. Vangheluwe a admis plus tard avoir abusé d'un deuxième neveu, mais a déclaré qu'il ne se considérait pas comme un pédophile. Après sa démission, l'évêque s'est installé dans une communauté catholique en France, mais n'a pas été poursuivi car le délai de prescription avait expiré au moment où ses actes ont été révélés. Il a été démis de ses fonctions en mars de cette année, 14 ans après avoir reconnu avoir abusé de lui.

    Le pape François se rend en Belgique, un pays où près de la moitié des 12 millions d'habitants se disent catholiques, principalement pour marquer le 600e anniversaire de l'Université de Louvain, qui s'est scindée en deux selon des critères linguistiques en 1968 : la KU Leuven et l'UCLouvain. Le 27 septembre, le pape se rendra à la KU Leuven, dans la ville de Louvain, en Région flamande. Le lendemain, il se rendra à l'UCLouvain, à Louvain-la-Neuve, en Région wallonne, à majorité francophone.

    Une rencontre papale avec des victimes d'abus est actuellement organisée, mais les détails ne seront pas annoncés avant le voyage. La rencontre a déjà suscité la controverse, les défenseurs des victimes d’abus accusant l’Église de chercher à sélectionner les participants. Selon les médias belges, aucune des victimes interrogées dans « Godvergeten » n'a été invitée à une réunion préliminaire le 15 juin. Mais un porte-parole de la conférence des évêques a assuré qu'il n'était « pas question d'exclure certaines personnes ».

  • L'urgence des élus PS, PVDA, Open Vld et Groen-Ecolo : encore plus d'avortement

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    Du Morgen :

    De nouveaux projets de loi placent à nouveau la législation assouplissant l’avortement en tête de l’ordre du jour

    Quatre projets de loi du PS, du PVDA, d'Open Vld et de Groen-Ecolo, qui devraient assouplir la législation sur l'avortement, sont discutés d'urgence à la Chambre. L’hémisphère en a décidé jeudi (dernier) après-midi.

    Les quatre propositions sont globalement les mêmes. Les partis souhaitent remanier la législation sur l'avortement de 1990, conformément aux recommandations du rapport d'expertise rendu lors de la législature précédente. Le délai doit être porté de douze à dix-huit semaines et le délai de réflexion obligatoire de six jours doit être supprimé. Le fait qu'elles soient désormais devenues urgentes signifie principalement qu'elles seront inscrites plus rapidement à l'ordre du jour de la commission de la justice de la Chambre. C'est possible à partir de septembre.

    Quoi qu'il en soit, selon Sofie Merckx, chef du groupe PVDA, c'est au Parlement d'élaborer la réforme. Elle considère que c’est « le seul moyen de sortir de l’impasse ».

    Merckx fait ainsi référence à la trajectoire de ces dernières années. Une coalition de partis progressistes - Libéraux, Verts, Socialistes, PVDA et DéFI - a approuvé une réforme il y a plusieurs années en commission parlementaire de la justice, mais le texte a été bloqué en séance plénière par la N-VA, le Vlaams Belang et le CD&V. Ce dernier parti s'est alors vu garantir, lors des négociations gouvernementales qui devaient finalement donner vie à Vivaldi, que la majorité demanderait d'abord une expertise. Les démocrates-chrétiens étaient ensuite prêts à étendre ce délai à quatorze semaines, mais cela n'a pas suffi pour les autres partis majoritaires.

    Il n’est pas clair si une majorité pourra être trouvée dans les mois à venir pour la révision de la loi sur l’avortement. En principe, une majorité de députés y sont favorables, comme cela est apparu une fois de plus jeudi après-midi. Lorsque la Chambre a dû voter sur l'examen urgent des textes, Groen-Ecolo, PVDA et Open Vld ont reçu le soutien du Vooruit et également du MR. Ces derniers ont d'abord hésité, mais cela était principalement dû au fait qu'ils travaillent sur un texte similaire. Les Engagés se sont abstenus.

    Frappant : Vooruit, MR et Les Engagés négocient actuellement avec la N-VA et le CD&V au sujet d'un nouveau gouvernement fédéral. Cependant, cette nouvelle majorité n’est pas encore obtenue et les votes au Parlement peuvent être imprévisibles. Chez MR et Les Engagés, le vote sur des thématiques éthiques est en tout cas libre.

    Mais il est encore trop tôt pour estimer si le vote sur l’urgence est réellement un signe avant-coureur d’une éventuelle approbation d’une réforme. Le Parlement est actuellement en vacances et ne se réunira de nouveau qu'en septembre. S'il dépend du formateur Bart De Wever, le nouveau gouvernement est pratiquement prêt et il pourrait avoir d'autres projets.

    S'il devait un jour être voté en séance plénière, la N-VA, le Vlaams Belang et le CD&V pourraient le bloquer, comme par le passé. Ils peuvent soumettre à nouveau des amendements et demander l'avis du Conseil d'État. Pour cela, il vous faut 50 sièges à la Chambre et ils y parviendront ensemble. En demandant cet avis, le traitement et le vote sont reportés à plusieurs reprises.

    S’il ne tenait qu’à Open Vld, il n’y aurait pas que l’avortement qui reviendrait rapidement à l’agenda parlementaire. Les libéraux souhaitent également que leurs propositions concernant la maternité de substitution et l'euthanasie dans les cas de démence soient traitées rapidement, déclare la chef du parti Katja Gabriëls.