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Marie

  • Amsterdam, 5 septembre : importante journée de réparation au Cœur Immaculé de Marie

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    Un mois après les événements marquants de la WorldPride dans le parc le plus célèbre d'Amsterdam, le cardinal Burke conduira une procession du rosaire au même endroit. À ses côtés, pour cet acte de réparation, se tiendront le cardinal Eijk des Pays-Bas, Mgr Van den Hende de la Conférence des évêques néerlandais, l'évêque d'Amsterdam Mgr Hendricks, et Mgr Robert Mutsaerts.

    Une importante journée de réparation au Cœur Immaculé de Marie approche à grands pas.

    Ce samedi 5 septembre, Son Éminence le cardinal Raymond Leo Burke célébrera une messe pontificale solennelle selon le Vetus Ordo à l'église Notre-Dame (Onze Lieve Vrouwekerk), située sur le Keizersgracht à Amsterdam, en plein cœur de la ville.

    Après la messe, nous marcherons en procession avec la statue de Notre Dame de Fátima jusqu'au Vondelpark, où nous réciterons le chapelet et où Son Éminence proposera une réflexion sur les messages de Fátima.

    Un mois après que la WorldPride a animé le parc le plus célèbre d'Amsterdam, le cardinal Burke y amène Notre-Dame de Fatima.

    Il y a un mois à peine, la WorldPride s'ouvrait dans ce même parc – le plus célèbre du pays – en présence même de notre reine Máxima, pourtant réputée « catholique », venue encourager la communauté LGBTQ+. Je ne pouvais donc imaginer de meilleur endroit que ce parc pour rendre hommage au Cœur Immaculé de Marie !

    Outre S.E. le cardinal Burke, plusieurs autres évêques seront présents ce jour-là : notre cardinal S.E. Eijk, qui a célébré le 15 mars une messe pontificale solennelle selon le Vetus Ordo ; S.E. Mgr Van den Hende, président de la Conférence des évêques des Pays-Bas ; S.E. Mgr Hendriks, évêque du diocèse d'Amsterdam‑Haarlem ; et le célèbre Mgr Mutsaerts, évêque auxiliaire du diocèse de Bois‑le‑Duc.

    Veuillez prier pour le succès de cette journée, importante non seulement pour notre petit pays, mais pour toute l'Europe, jadis si catholique.

    Un en Christ et en sa douce Mère Marie.

  • Notre-Dame des Victoires : le sanctuaire aux 37 000 prières exaucées

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    L'autre Notre-Dame de Paris : le sanctuaire aux 37 000 prières exaucées

    Alors que la visite du pape en France en septembre attire l'attention du monde entier sur la cathédrale Notre-Dame et Lourdes, une basilique moins connue — liée à sainte Thérèse de Lisieux et à saint John Henry Newman, aux Augustins, et même à Mozart — perpétue l'une des dévotions mariales les plus vivaces de France.

    Une statue de Notre-Dame est visible dans la Basilique Notre-Dame des Victoires à Paris.
    Une statue de Notre-Dame est visible dans la Basilique Notre-Dame des Victoires à Paris. (photo : Par Guilhem Vellut de Paris, France ; Basilique Notre-Dame des Victoires @ Paris, CC BY 2.0, Wikimedia Commons)

    La dimension mariale du voyage apostolique du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre est déjà évidente dans l'itinéraire détaillé publié par le Vatican, comprenant des vêpres solennelles à la cathédrale Notre-Dame de Paris récemment restaurée (nommée d'après Notre-Dame), suivies d'un week-end à Lourdes, où la Sainte Vierge est apparue 18 fois à une jeune paysanne en 1858. 

    Cette attention portée à la spiritualité est aussi l'occasion de mettre en lumière d'autres lieux importants de dévotion mariale disséminés dans tout le pays, même s'ils ne figurent pas au programme de la prochaine visite papale. Par exemple, de nombreux catholiques connaissent la célèbre chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac, où la Vierge Marie serait apparue à sainte Catherine Labouré. Mais il existe un autre lieu, moins connu mais non moins emblématique, situé à deux pas de la Bourse de Paris : la basilique Notre-Dame des Victoires.

    Ses murs, du sol au plafond, sont recouverts de plus de 37 000 plaques votives en marbre, chacune rendant grâce pour une prière exaucée – une dévotion qui reste vivante à ce jour, la plaque la plus récente ayant été ajoutée en 2021. 

    Érigé en remerciement d'un triomphe militaire du XVIIe siècle, ce sanctuaire a vu passer, au fil des siècles, l'empreinte discrète de saints, de cardinaux et d'une foule d'écrivains et de musiciens. 

    Une série de victoires

    La façade baroque sobre de Notre-Dame des Victoires, inspirée de l'église du Gesù à Rome, est volontairement dépourvue d'ornements, conformément au vœu de pauvreté des Augustins déchaux, connus sous le nom de petits pères , qui furent les premiers gardiens de l'édifice. Cependant, une fois à l'intérieur, l'austérité laisse place à la grandeur de la Contre-Réforme. Huit vitraux illuminent la nef unique, y maintenant une atmosphère feutrée même en plein jour. Seul le chœur resplendit de couleurs vives et de dorures, dominé par sept tableaux monumentaux, dont six illustrent la vie de saint Augustin. 

    L'histoire de ce monument, qui a survécu de sa construction en 1629 jusqu'à nos jours, est à juste titre celle d'une série de victoires remportées contre toute attente. La première est l'événement qui a donné son nom à l'église : un vœu fait par le roi Louis XIII, tenu après une victoire militaire sur le bastion protestant de La Rochelle en 1628. Carle Van Loo, peintre à la cour de Louis XV, a dédié le septième tableau monumental à Louis XIII, le représentant offrant à la Vierge Marie un dessin de l'église même qu'il avait promis de lui construire. Mais il fallut plus d'un siècle, et le patronage de trois autres monarques, avant que l'édifice ne soit finalement achevé en 1740. 

    Puis vint la Révolution française et sa ferveur anticléricale dévastatrice. Les frères augustins qui avaient construit l'église furent expulsés, leur bibliothèque de 40 000 volumes saisie, et l'édifice lui-même dépouillé de sa vocation religieuse : réquisitionné d'abord pour servir de siège à la loterie nationale, puis d'annexe à la bourse voisine. 

    Lorsqu'elle fut rendue au culte catholique en 1809, sa survie était loin d'être assurée, car sa paroisse avait été vidée de sa substance par des décennies de déchristianisation.

    Durant l'hiver 1836, le curé, le père Charles Éléonore Dufriche-Desgenettes, songea à démissionner après quatre années de ministère qui semblaient infructueuses. Le 3 décembre de cette année-là, alors qu'il célébrait la messe devant une poignée de fidèles, il entendit à deux reprises une voix l'exhortant à consacrer sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie. Il agit sans tarder. En quelques jours, il rédigea les statuts d'une association de prière dédiée à la conversion des pécheurs. Une semaine plus tard, près de 500 personnes – dix fois plus que l'assemblée habituelle du dimanche – assistèrent à sa première réunion. L'archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, fondée cet hiver-là, allait compter par la suite des millions de membres à travers le monde, et le flux de pèlerins qu'elle a attiré vers cette paroisse autrefois désertée n'a cessé de croître depuis.

    Un mur de prières exaucées

    Ce qui n'était qu'un filet d'eau se compte désormais en dizaines de milliers. Chaque surface disponible à l'intérieur de la basilique — murs, piliers, même les escaliers — est recouverte de plaques ex-voto en marbre , plus de 37 000 au total, chacune racontant une grâce que les catholiques croient avoir obtenue par l'intercession de la Vierge Marie. 

    Cependant, cette dévotion est bien antérieure à 1836 et a attiré, au fil des siècles, une grande diversité de visiteurs. Jean-Baptiste Lully (1632-1687), le grand compositeur de la cour de Louis XIV, repose dans une chapelle latérale près de la nef. Un siècle plus tard, Wolfgang Amadeus Mozart, alors âgé de 22 ans, avait pris l'habitude de s'y arrêter lors de ses séjours à Londres ; dans une lettre à son père datée de juillet 1778, il écrivait qu'il ne manquait jamais de « réciter [son] chapelet, d'aller à Notre-Dame des Victoires ». 

    Saint John Henry Newman lui-même visita l'église pour rendre grâce après sa conversion, tout comme Alphonse Ratisbonne, qui avait vécu sa propre conversion soudaine à Rome en 1842. Colette Willy, Georges Bernanos et Édith Piaf comptent également parmi ceux qui ont prié entre ses murs.

    Mais l'association la plus emblématique de l'Église avec la sainteté est sans conteste celle de sainte Thérèse de Lisieux. En 1883, alors que Thérèse, âgée de dix ans, était gravement malade, son père fit dire à Paris une neuvaine de messes à Notre-Dame des Victoires pour sa guérison. Elle guérit, attribuant sa guérison au sourire d'une statue de la Vierge à son chevet. Quatre ans plus tard, de passage à Paris pour se rendre à Rome et solliciter auprès du pape Léon XIII l'autorisation d'entrer au Carmel, alors qu'elle était adolescente, elle s'arrêta au sanctuaire. Les doutes qui subsistaient quant à la grâce reçue dans son enfance, écrivit-elle, furent dissipés en ce lieu : « Notre-Dame était d'une grande beauté, et je l'ai vue me sourire. »

    Aujourd'hui, le sanctuaire est animé par une petite communauté de sœurs bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, qui travaillent aux côtés du recteur actuel de la paroisse, le père Antoine d'Augustin. 

    Avec des sanctuaires mariaux comme Notre-Dame de la Victoire qui se dressent comme symboles d'une foi inébranlable en France — pays jadis considéré comme la fille aînée de l'Église —, il reste à voir quels fruits spirituels découleront de la visite dans la capitale française du premier pape augustinien de l'histoire, sur fond de renouveau catholique aussi inattendu que profond. 

  • Entre les mains du Pape : le « remède marial » à la débacle actuelle

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    De Luisella Scrosati sur la NBQ :

    Entre les mains du Pape, le « remède marial » aux maux du monde

    Depuis des décennies, on invoque la paix, mais les guerres se multiplient et, au sein de l'Église, la situation n'est pas meilleure. La voix des simples demande au Saint-Père un acte solennel capable de dissiper les ténèbres et de « déchaîner » la grâce : proclamer Marie mère spirituelle de tous les hommes, corédemptrice, médiatrice et avocate.

    22/08/2026

    « Peut-être que l’Abanà et le Parpar, les fleuves de Damas, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y baigner pour être guéri ? » (2 Rois 5, 12). La réaction du chef de l’armée du roi d’Aram, Naaman, illustre parfaitement la manière dont l’homme se comporte face aux problèmes qui l’affligent. On s’observe et on se rend compte qu’on est atteint de la lèpre ; on cherche de l’aide auprès des hommes, mais en vain. Puis, la voix humble d’une femme étrangère nous indique le remède et, dans notre désespoir, on espère toujours qu’un miracle puisse se produire. Mais lorsque l’homme de Dieu nous demande ensuite de faire quelque chose de simple, nous commençons à avancer nos propres raisonnements : si je devais me plonger dans les eaux d’un fleuve pour guérir, pourquoi pas dans celles que je considère comme les meilleures ? Aux yeux de Naaman, les eaux de l’Abanà et du Parpar semblaient plus salubres et plus abondantes que celles du Jourdain : quel genre d’homme de Dieu est-ce donc qui ne s’en rend pas compte ? Ce n’est sans doute qu’un bigot et un simple d’esprit, qui n’est jamais sorti de son pays et ignore qu’il existe des eaux bien meilleures en dehors de la terre d’Israël.

    Depuis des décennies, on ne cesse de parler de paix, et depuis des décennies, la guerre fait rage aux quatre coins du monde, augmentant sans cesse son potentiel d’anéantissement total de la planète. Depuis des décennies, on entonne des hymnes à la liberté, et depuis des décennies, la vie de l’homme, tant personnelle que sociale, est de plus en plus contrôlée et manipulée. Depuis des décennies, les institutions éducatives (ou prétendues telles) élaborent des projets « scientifiques » pour l’éducation des jeunes générations, et depuis des décennies, l’effronterie, l’impolitesse et la violence se développent de manière démesurée et sont désormais hors de contrôle. Depuis des décennies, la science nous assure avoir trouvé le remède définitif contre le cancer, le diabète, l’hypertension et l’oignon, et depuis des décennies, les maladies chroniques dégénératives se multiplient dans l’ensemble de la population.

    Si nous regardons à l’intérieur des murs de notre Église bien-aimée, la situation n’est pas meilleure. Des années et des années de nouvelle évangélisation, de pastorale des jeunes, de pastorale familiale, de pastorale des migrants, de pastorale de la pastorale, de « marcher ensemble », d’inclusion ; des bureaux par-ci, des colloques par-là, des réunions, des congrès, des synodes, de la formation permanente et Dieu seul sait quoi d’autre encore. Et des années et des années de baisse constante des vocations sacerdotales et religieuses, de couvents vendus, d’églises fermées, d’effondrement des mariages, d’avancée continue de la sécularisation, de nouveaux mouvements religieux ; partout des hérésies, partout des schismes, partout la charité se refroidit.

    Face à ce spectacle, l’idée que la guérison puisse venir de quelque chose d’aussi simple que de s’immerger dans les eaux du Jourdain suscite l’indignation, la protestation et quelques sourires plus ou moins compatissants. Mieux vaut les eaux connues de l’Abanà et du Parpar, de nos projets et de nos initiatives, éprouvées et soutenues par la diplomatie, la culture et la science, même si elles se sont révélées être des eaux stériles, incapables de donner et de rendre la vie et le salut.
    Mais alors, la voix des simples rappelle qu’il y a un prophète en Samarie, et qu’en faisant simplement ce que le prophète ordonne, le salut est encore possible. Va vers le prophète, écoute sa voix qui te dit de te baigner sept fois dans le Jourdain. Et face à l’objection trop humaine « pourquoi le Jourdain ? Pourquoi pas les fleuves de chez nous ? », souviens-toi que l’Arche de l’Alliance, la demeure du Très-Haut, est entrée dans les eaux du Jourdain (cf. Jos 3, 14-17).

    Depuis des décennies, on assiste non seulement à une décadence, sous les yeux de tous, mais aussi à la voix de nombreux humbles du Seigneur qui ont demandé et continuent de demander au Pape de plonger l’Église et le monde dans les eaux du Jourdain, afin que disparaisse cette terrible lèpre qui défigure et ronge leurs chairs : qu’il proclame depuis sa chaire le dogme de Marie, mère spirituelle de tous les hommes, corédemptrice, médiatrice et avocate. Des années d’initiatives, des millions de pétitions adressées au Saint-Siège pour qu’il reconnaisse publiquement et solennellement que Dieu a voulu et veut nous sauver « par la main d’une femme » (Jdt 13, 15), cette femme qui est notre véritable mère, car nous sommes membres du corps du Fils divin.

    Dieu veut que son peuple, son Église, la reconnaissent comme véritable mère dans le plan du salut des hommes : il veut qu’ils reconnaissent l’accouchement douloureux par lequel elle nous a engendrés, en s’associant au Christ en tant que corédemptrice ; il veut qu’ils la reconnaissent comme nourricière des hommes, leur dispensant à tous et à chacun les grâces du salut ; il veut qu’ils la reconnaissent comme leur tutrice, toujours prête à protéger ses enfants et à intercéder en leur faveur. Il veut non seulement qu’ils la reconnaissent comme mère, mais aussi qu’ils fassent l’expérience qu’elle est la femme prévue depuis l’éternité pour que, unie à son Fils, elle écrase la tête de l’ancien serpent, abatte pour toujours ses deux « créatures » infernales – la bête qui monte de la mer et la bête qui monte de la terre (cf. Ap 13, 1.11) –, qui entraînent tous les hommes dans l’erreur, le vice et les ténèbres.

    Le Saint-Père a une responsabilité immense et solennelle envers l’humanité tout entière : il peut ouvrir les portes du Ciel, en proclamant Marie véritable mère de tous les hommes dans l’ordre de la grâce, et offrir ainsi au monde et à l’Église une ère de paix véritable et durable. Il a à ses côtés le peuple de Dieu, qui attend ce moment depuis des années ; il s’appuie sur une théologie désormais mûre pour expliquer en quoi consiste cette maternité, dans sa dimension corédemptrice et de médiation, et pour écarter tout malentendu éventuel ; il bénéficie de l’exemple et de l’intercession de nombreux saints, y compris le saint pontife Jean-Paul II, qui a tant contribué à faire mûrir la réflexion de l’Église à ce sujet.

    Mais si, d’une part, la pensée du grand bien qui pourra découler de cet acte solennel encourage, réconforte et donne de l’espoir au milieu de la grande tribulation que nous traversons, d’autre part, il n’est pas possible de cacher l’inquiétude, voire la consternation, qui envahit l’âme à l’idée que, une fois de plus, cette grande occasion de répondre au désir du Ciel de glorifier la Mère puisse être reportée. Une pensée qui n’est certainement pas lointaine à la lumière du triste et incompréhensible pas en arrière que le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a fait avec la Note doctrinale *Mater populi fidelis*.

    Notre prière pour le Saint-Père doit être de plus en plus insistante, afin qu’il ait l’humilité, la lumière et le courage d’accomplir le grand acte qui dissipera les ténèbres obscures du mal, qui recouvrent désormais chaque recoin de la terre et du cœur de l’homme ; de plonger l’Église et le monde dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant la puissance salvatrice de la nouvelle Arche de l’Alliance. Le monde attend ; chaque homme et chaque créature retiennent leur souffle, attendant de celui qui a reçu le pouvoir de lier et de délier qu’il ouvre les portes du Ciel.

  • Augustin, Irénée, Newman et le rôle de Marie dans le salut

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    De Mark Miravalle sur la NBQ :

    Augustin, Irénée, Newman et le rôle de Marie dans le salut

    Le rôle de la Vierge dans la Rédemption humaine vu par trois grands docteurs de l’Église. Une vérité qui doit être solennellement proclamée au milieu de la confusion doctrinale actuelle afin de conduire à la paix promise et attendue dans l’Église et dans le monde, en apportant de grandes grâces, comme l’a également souhaité sainte Thérèse de Calcutta.

    22/08/2026

    Envoie-la depuis les cieux saints, envoie-la depuis ton trône glorieux, afin qu’elle m’assiste et m’accompagne dans mes efforts et que je sache ce qui te plaît. En effet, elle sait tout et comprend tout, et elle me guidera avec prudence dans mes actions et me protégera par sa gloire (Sag. 9, 10-12).

    Je voudrais commencer par la fin, c’est-à-dire par une conclusion que je considère comme fondamentalement et urgemment vraie : il n’y aura aucun rétablissement profond de la paix et de l’unité au sein de l’Église et dans le monde sans la reconnaissance formelle de Marie, Mère spirituelle de toute l’humanité, comme remède divinement désigné pour nos crises ecclésiales et mondiales actuelles. L’impératif catholique de prêcher, d’enseigner et de vivre Marie dans la plénitude de la vérité et de l’amour doit être fait sien tant par le clergé que par les laïcs, par les évêques et les religieux, depuis les membres les plus humbles du peuple fidèle jusqu’aux plus hauts échelons de la hiérarchie. Dieu l’a en effet « envoyée des cieux saints » et je crois qu’en ce moment précis de l’histoire humaine, nous avons un besoin urgent de sa guidance, de sa sagesse et de sa grâce.

    Qui est Marie et quel est son véritable rôle pour l’humanité, au point qu’il soit urgent et indispensable de reconnaître toute la « vérité sur Marie », selon les paroles de saint Jean-Paul II ? (1) De quelle manière trois grands docteurs de l’Église, dont les vies couvrent tout le cours de l’histoire chrétienne, contribuent-ils à une compréhension authentiquement catholique du rôle de Marie dans la Rédemption humaine ?

    Saint Augustin

    Tout comme c’est le cas pour les styles artistiques, en littérature et dans la mode, il existe également des tendances en théologie. En ce moment, saint Augustin (345-430) est « à la mode ». Cela tient en grande partie à un certain religieux augustinien américain qui a récemment été élu Vicaire du Christ.

    L’éclat et la sagesse classiques du Docteur de la grâce, l’un des plus grands esprits et cœurs de l’histoire de l’Église, font d’Augustin une figure éternellement d’actualité. Examinons seulement trois aspects de sa vaste sagesse, qui ont une pertinence immédiate pour le rôle de Marie dans le salut.
    Commençons par la perle par excellence d’Augustin sur Notre-Dame et le Corps mystique : « [Marie] est sans aucun doute la mère de ses membres, que nous sommes, en ce sens qu’elle a coopéré par l’amour à engendrer pour l’Église les fidèles, qui forment les membres de ce chef » (2). Marie est à la fois la mère physique du Christ, chef divin du corps, et la mère spirituelle de tous ceux qui sont mystiquement unis au chef. Le pape saint Pie X en donne cette explication magistérielle :

    « Marie n’est-elle pas la Mère de Dieu ? Elle est donc aussi notre Mère. […] Or, en tant qu’Homme-Dieu, Il a un corps comme les autres hommes ; en tant que Rédempteur de notre race, Il a un Corps spirituel ou, comme on dit, mystique, qui n’est autre que la communauté des chrétiens liés à Lui par la foi […]. On peut dire que Marie, en portant Jésus dans son sein, y portait aussi tous ceux dont la vie était contenue dans la vie du Sauveur. Ainsi, nous tous […] devons nous considérer comme sortis du sein de la Vierge, tels un corps attaché à sa tête. C’est pourquoi, en vérité, nous sommes appelés, dans un sens spirituel et tout à fait mystique, les enfants de Marie, et Elle, pour sa part, est la mère de nous tous »(3).

    La maternité spirituelle de Marie est un enseignement certain du Concile Vatican II. Les Pères conciliaires ont intégré l’essence de l’enseignement augustinien-mariologique dans Lumen Gentium, n° 61, où l’on conclut à juste titre que Marie « est mère dans l’ordre de la grâce » (4). Sur quels fondements théologiques le Concile a-t-il justifié cette maternité spirituelle ? Cela tient à sa participation unique et antérieure à l’œuvre de la Rédemption, aux côtés du Christ et sous sa conduite : « elle a coopéré d’une manière tout à fait spéciale à l’œuvre du Sauveur, par son obéissance, sa foi, son espérance et sa charité ardente, afin de restaurer la vie surnaturelle des âmes » (5). La Mère de Jésus réalise cette coopération tout à fait unique, depuis la conception de Jésus jusqu’au Calvaire, « en concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant au Père dans le temple, en souffrant avec son Fils mourant sur la croix » (6). Le Concile de Vatican II confirme que Marie est notre mère spirituelle dans l’ordre de la grâce, précisément parce qu’elle a avant tout coopéré à notre Rédemption – une maternité spirituelle fondée sur la corédemption.

    En second lieu, saint Augustin précise un titre particulier pour mettre en évidence le rôle subordonné de Marie par rapport à Jésus dans la Rédemption humaine : « coopératrice » (7). Saint Jean-Paul II commente ainsi ce titre augustinien pour la corédemption de Marie :

    « Au fil des siècles, l’Église a réfléchi à la coopération de Marie à l’œuvre du salut, en approfondissant l’analyse de son association au sacrifice rédempteur du Christ. Déjà saint Augustin attribue à la Vierge le titre de « coopératrice » de la Rédemption (cf. saint Augustin, De Sancta Virginitate, 6 ; PL 40, 399), titre qui souligne l’action conjointe et subordonnée de Marie au Christ Rédempteur » (8).

    Dans l’Église, les titres ont toujours été utilisés pour résumer une vérité doctrinale en un seul terme, même lorsqu’une explication adéquate reste néanmoins nécessaire. Certes, les titres mariaux de « Mère de Dieu », « Immaculée Conception » et même « Tout-Puissante par la grâce », ce dernier ayant été récemment utilisé par le pape Léon (9), requièrent tous une explication approfondie pour en transmettre le sens correct et éviter les malentendus. Le même raisonnement à l’appui de la légitimité peut certainement s’appliquer au titre de « Corédemptrice ».

    En troisième lieu, saint Augustin nous offre la maxime catholique classique qui exprime l’impératif providentiel pour tous les êtres humains de coopérer librement à l’œuvre rédemptrice du Christ : « Celui qui t’a formé sans toi ne te rendra pas juste sans toi » (10). L’humanité est appelée à coopérer librement et activement avec la grâce de Dieu pour atteindre le salut personnel, ainsi que pour participer au salut des autres.

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  • La plus haute statue de la Vierge Marie en Europe a été consacrée en Pologne

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    De Wlodzimierz Redzioch sur la NBQ :

    La plus haute statue de la Vierge Marie en Europe a été consacrée.

    Le 15 août, en la solennité de l'Assomption de Marie, l'évêque Krzysztof Wętkowski a béni une statue monumentale de la Vierge à Konotopie, haute de plus de 55 mètres. Une statue qui nous invite à lever les yeux « vers Marie, qui nous guide vers Dieu ».

    17/08/2026

    « La Pologne sera mise à l’épreuve, elle devra affronter un combat extrêmement difficile, mais la victoire viendra par Marie » : telle est la prophétie du primat de Pologne de l’époque, Auguste Hlond (1881-1948). Né il y a 145 ans, il accéda au siège primatial il y a 100 ans et, il y a 80 ans, au sanctuaire de Jasna Góra (Częstochowa), en présence d’un million de personnes, il consacra la nation polonaise au Cœur Immaculé de Marie. Cette année marque également le 125e anniversaire de la naissance d'un autre primat « marial », le cardinal Stefan Wyszyński (1901-1981), le 45e anniversaire de sa mort et le 70e anniversaire du renouvellement des vœux de confier et de consacrer la nation polonaise à la Mère de Dieu, prononcés à Jasna Góra en 1956. Tous ces anniversaires liés aux primats polonais dévoués à la Très Sainte Vierge Marie sont accompagnés cette année d'un autre événement extraordinaire : le 15 août, solennité de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, la plus haute statue de Notre-Dame du continent européen a été dévoilée à Konotopie .

    Avant la bénédiction de la statue, le chapelet a été récité sous la présidence de l'évêque de Włocławek, Monseigneur Krzysztof Wętkowski. L'évêque a rappelé que le diocèse de Włocławek, fort de plus de 900 ans d'histoire, est un « diocèse de saints et de bienheureux » et que la chapelle Notre-Dame des Douleurs, située à proximité, est depuis longtemps un lieu de pèlerinage pour les fidèles de Marie. Monseigneur Wętkowski a ensuite célébré la messe avec les évêques émérites Wiesław Mering et Stanisław Gębicki, ainsi que plusieurs dizaines de prêtres. « Ici, à Konotopie, nous levons les yeux vers le ciel, nous levons les yeux vers Marie, qui nous guide vers Dieu », a déclaré l'évêque, soulignant ensuite que Marie, tout au long de sa vie terrestre, a aspiré à la présence et à la grandeur de Dieu dans le monde. « Vous savez que si Dieu est grand, nous le sommes aussi », a déclaré l'évêque, ajoutant que ceux qui pensent avec Dieu deviennent sages, forts et courageux, et œuvrent pour le bien dans le monde. Il a appuyé cette affirmation par les paroles de saint Jean-Paul II, du bienheureux Stefan Wyszyński et de Benoît XVI, qui ont déclaré que là où Dieu disparaît, l'homme perd sa dignité divine et la splendeur de Dieu sur son visage. « L'homme n'est grand que lorsque Dieu est grand », a déclaré Mgr Wętkowski, citant Benoît XVI.

    Pointant du doigt la statue de Marie de Konotopie, l'évêque a souligné que « dans cette image, Marie nous accueille tous, se penchant sur nous et ouvrant les bras pour nous inviter à lever les yeux vers Dieu et vers le ciel », ajoutant que « le vrai bonheur est de vivre en paix avec soi-même et avec Dieu ».

    Évoquant le titre de la statue, « Notre-Dame de la Miséricorde », Mgr Wętkowski a rappelé que sainte Faustine Kowalska, grande apôtre de la Miséricorde divine, était née dans le diocèse de Włocławek, à Świnice Warckie. C’est là qu’elle fut baptisée et reçut sa première communion. « Nous devons pratiquer la miséricorde, en témoigner par nos paroles et nos actes », a-t-il exhorté l’assemblée, ajoutant que le monde d’aujourd’hui sera plus beau et meilleur grâce à la splendeur de la miséricorde.

    Après la messe, l'évêque Wętkowski a consacré la statue monumentale. La cérémonie s'est conclue par un concert du célèbre groupe folklorique polonais Mazowsze. Grażyna et Roman Karkosik, mécènes de la statue, étaient présents. Ce monument est leur offrande votive et, comme ils le soulignent, revêt pour eux une signification purement spirituelle. La statue, haute de plus de 55 mètres, est l'œuvre du sculpteur Adam Jakub Matejkowski. Il convient de préciser que Konotopie est un petit village du diocèse de Włocławek, dans la voïvodie de Couïavie-Poméranie, commune de Kikol, non loin de la célèbre ville de Toruń.

    ***

    Vous pouvez visionner à  ce lien  une vidéo sur la statue réalisée par le photographe Krzysztof Pietrzak (pandron.pl).

  • Un journaliste italien publie les résultats d'une "consultation confidentielle" du Vatican relative à Medjugorje menée en 2016

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    De Niwa Limbu sur Ad Vaticanum :

    Un journaliste italien publie une "consultation" du Vatican relative à Medjugorje de 2016

    9 août 2026

    Le journaliste italien David Murgia a publié ce qu'il affirme être les résultats d'une consultation confidentielle menée en 2016 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les apparitions présumées de Medjugorje.

     

    Il a été allégué qu'une consultation confidentielle menée en 2016 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque sur les prétendues apparitions de Medjugorje a abouti à ce que 21 des 33 participants estiment que le phénomène n'était pas d'origine surnaturelle.

    Le journaliste italien David Murgia a publié les résultats présumés le 6 août sur son site web Il Segno di Giona, affirmant que les chiffres provenaient d'avis écrits soumis au Saint-Siège le 17 septembre 2016. Il a rapporté que neuf participants ont jugé le phénomène d'origine surnaturelle, tandis que trois ont déclaré qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour parvenir à une conclusion.

    Si ces chiffres sont exacts, cela signifie que près des deux tiers des personnes ayant émis un avis ont choisi la formule « constat de non supernaturalitate » , signifiant que Medjugorje n'était pas d'origine surnaturelle. Neuf personnes ont choisi « constat de supernaturalitate » , tandis que trois ont opté pour « non constat de supernaturalitate » , indiquant que le caractère surnaturel n'avait pas été établi.

    Selon Murgia, les 33 participants ont été invités à fournir un avis écrit et motivé sur la nature des événements liés à Medjugorje : surnaturels, non surnaturels ou non résolus. La consultation s’est déroulée lors de la session ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, appelée Feria Quarta , au cours de laquelle les membres du dicastère examinent les questions qui leur sont soumises.

    Le dossier comprenait le rapport final de la commission chargée d'enquêter sur Medjugorje, présidée par le cardinal Camillo Ruini, ainsi qu'un document contestant les conclusions de la commission et une réponse complémentaire à ces objections, a rapporté Murgia.

    Ce résultat fut significatif car la Commission Ruini parvint à une appréciation plus favorable des premières apparitions présumées. Ses travaux, entamés sous le pontificat de Benoît XVI, s'achevèrent en 2014 après quatre années d'enquête, et sa documentation fut remise à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

    La commission a été officiellement créée le 17 mars 2010 et a achevé ses travaux le 17 janvier 2014. Elle était composée de 13 membres permanents, ainsi que de collaborateurs, et présidée par le cardinal Ruini. Ses délibérations étaient confidentielles et ses conclusions étaient destinées à être examinées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

    La commission a établi une distinction entre les premiers événements de Medjugorje et le phénomène qui a suivi. Selon des documents précédemment publiés par Murgia, elle a rendu un jugement favorable concernant les sept premières apparitions présumées, survenues entre juin et juillet 1981, tout en adoptant une position plus prudente quant aux affirmations ultérieures.

    La consultation de 2016 a donc abouti à une évaluation nettement moins favorable que la position de la Commission Ruini sur les premières apparitions présumées. David Murgia a publié les noms des 33 participants qui, selon lui, ont pris part à cette consultation. Parmi eux figurent de hauts dignitaires de l'Église ayant occupé des postes importants à Rome et dans des diocèses du monde entier.

    Parmi ceux-ci figurent les cardinaux Gerhard Ludwig Müller, Christoph Schönborn, Jean-Pierre Ricard, Antonio Cañizares Llovera, Peter Turkson, Francesco Coccopalmerio, Ricardo Blázquez Pérez, Angelo Scola, Kurt Koch, John Onaiyekan, Zenon Grocholewski, Donald Wuerl, Crescenzio Sepe, George Alencherry, Fernando Filoni, Marc Ouellet, Camillo Ruini, Julián Herranz, Jozef Tomko, Vinko Puljić, Josip Bozanić et Angelo Amato.

    La liste comprend également l'archevêque Roland Minnerath, l'archevêque Rino Fisichella, l'archevêque Luis Ladaria, l'archevêque Joseph Augustine Di Noia et l'archevêque Charles Scicluna, ainsi que Monseigneur Peter Štulrajter et plusieurs théologiens et experts qui avaient participé à l'enquête précédente.

    La publication de Murgia ne précise pas quel participant a voté pour laquelle des trois options. Il a indiqué avoir décidé de ne pas associer de noms aux votes individuels à ce stade.

    Les six personnes qui se sont présentées comme voyantes ont affirmé avoir vu la Vierge Marie pour la première fois à Medjugorje en juin 1981. Le phénomène s'est ensuite poursuivi, avec des apparitions présumées signalées bien au-delà de la période initiale considérée comme la plus favorable par la Commission Ruini.

    Le pape François s'est particulièrement intéressé à la question après la conclusion des travaux de la commission Ruini. Il a salué l'enquête de la commission et a chargé l'archevêque Henryk Hoser d'examiner la situation pastorale à Medjugorje. Le mandat de l'archevêque Hoser portait sur les circonstances pastorales entourant le phénomène, et non sur le remplacement de l'enquête doctrinale relative aux apparitions présumées.

    Medjugorje a fait l'objet d'un premier examen de la part des autorités ecclésiastiques dans les années 1980. L'évêque Pavao Žanić de Mostar, dont le diocèse comprend la paroisse, s'est montré sceptique dès le départ quant aux apparitions alléguées. Une commission diocésaine, créée pour examiner ces allégations, a rendu un jugement négatif en 1984.

    Face à l'intérêt international suscité par ce phénomène, les évêques de l'ex-Yougoslavie ont publié la Déclaration de Zadar en 1991. Ils y affirmaient que « sur la base des enquêtes menées jusqu'à présent, il n'est pas possible d'affirmer qu'il s'agit d'apparitions et de phénomènes surnaturels ». Le Vatican a continué de se référer à cette déclaration dans les années qui ont suivi. En 2007, le cardinal Tarcisio Bertone, alors secrétaire d'État, déclarait : « Tout se réfère à la Déclaration de Zadar de 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. »

    Après l'éclatement de la Yougoslavie, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a également précisé que la responsabilité de tout examen ultérieur incomberait aux évêques de Bosnie-Herzégovine. Dans l'intervalle, les pèlerinages privés à Medjugorje étaient autorisés, à condition qu'ils ne soient pas présentés comme une authentification des apparitions présumées, qui restaient sous enquête.

    Le Vatican a adopté une approche différente en 2024. Le 19 septembre, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a autorisé les dévotions publiques liées à Medjugorje tout en refusant explicitement de déclarer surnaturelles les apparitions présumées.

    Le dicastère a déclaré que les fidèles pouvaient recevoir « un stimulus positif pour leur vie chrétienne » de la proposition spirituelle associée à Medjugorje et a accordé un nihil obstat pour la dévotion publique, tout en soulignant que cela ne constituait pas une certification du « caractère surnaturel du phénomène ».

    Le vote supposé de 2016 contribue à expliquer l'importance des normes révisées pour discerner les phénomènes prétendument surnaturels, publiées par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi le 17 mai 2024.

    Si l'interprétation des documents par Murgia est exacte, la consultation démontre à quel point les opinions restaient partagées même après la conclusion de l'enquête de la Commission Ruini. Les chiffres montrent une nette majorité rejetant une origine surnaturelle, tout en révélant qu'une minorité significative est parvenue à la conclusion inverse.

    Le pape François a finalement laissé la question être résolue par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi. En 2024, le dicastère a publié sa note Reine de la Paix , accordant un nihil obstat à l'expérience spirituelle associée à Medjugorje sans pour autant déclarer les apparitions présumées comme surnaturelles.

    Selon les normes approuvées par le pape François en 2024, le nihil obstat n'établit pas l'authenticité surnaturelle d'un phénomène allégué et n'en fait pas un objet de foi. Ces normes précisent qu'en règle générale, ni un évêque diocésain, ni une conférence épiscopale, ni le Dicastère ne peuvent déclarer qu'un phénomène allégué est d'origine surnaturelle, même après l' octroi du nihil obstat .

    Ces chiffres donnent néanmoins un aperçu d'un possible désaccord au sein de la Congrégation avant le règlement final. S'ils sont exacts, ils montrent que le dicastère était loin d'être unanime et que l'approche pastorale plus permissive adoptée en 2024 ne reflétait pas nécessairement l'opinion majoritaire exprimée en 2016.

    Toutefois, le vote récemment publié ne rouvre pas le dossier de Medjugorje. La consultation de 2016 s'est déroulée dans le cadre de discernement précédent, tandis que le pape François a par la suite approuvé de nouvelles normes modifiant la manière dont de tels cas doivent être jugés. Cette publication n'oblige pas non plus le Dicastère à revenir sur sa décision de 2024 simplement parce qu'une majorité des personnes consultées huit ans auparavant était parvenue à une conclusion différente.

    L'impact pratique de la publication de ces chiffres sera donc probablement limité à court terme. Cette divulgation pourrait toutefois susciter des discussions sur les raisons pour lesquelles la décision finale diffère de l'avis majoritaire présumé enregistré en 2016. En particulier, si elle s'avère exacte, elle soulève des questions quant à la manière dont l'appréciation plus favorable de la Commission Ruini concernant les premières apparitions présumées a été mise en balance avec les objections examinées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et les fruits pastoraux plus larges associés à Medjugorje. 

    Les chiffres publiés par Murgia ajoutent une nouvelle dimension à l'histoire complexe de l'examen de Medjugorje par l'Église.

  • Le sanctuaire marial de Medjugorje a été vandalisé

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    Dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 juillet 2026, le sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) a été vandalisé et partiellement incendié, quelques jours avant le Mladifest (festival international de la jeunesse, 1er-6 août), qui rassemble habituellement plus de 50 000 jeunes.

    Ce que l’on sait des faits

    • La statue principale de la Vierge Marie sur la Colline des Apparitions (Podbrdo) a été maculée de peinture noire (visage, mains, buste). Sur le socle, l’inscription en anglais « Devil in a skirt » (« Diable en jupe ») a été peinte. Des banderoles et graffitis anti-mariaux ont aussi été placés.
    • Les statues de la Vierge à la Croix Bleue ont subi le même traitement (peinture noire + inscriptions comme « Evil » / « ZLO »).
    • Des traces de vandalisme ont aussi été signalées près de Križevac.
    • Une banderole en polonais nommait les six « voyants » et les qualifiait d’« imposteurs » (« To oszusci, mam dowody » – « Ce sont des imposteurs, j’ai des preuves »).
    • Vers 5 h, un incendie a été allumé sur l’autel extérieur (récemment rénové) de l’église Saint-Jacques. Des caméras de surveillance montrent un homme versant un liquide inflammable (probablement de l’essence) avant d’y mettre le feu. L’incendie a été rapidement maîtrisé et n’a pas gagné l’église.

    La police a sécurisé les lieux. Le bureau paroissial de Medjugorje a exprimé sa grande tristesse, remercié ceux qui ont nettoyé et réparé, et invité les fidèles à répondre par la prière, le jeûne et le pardon. Le sanctuaire est resté ouvert ; le programme de prière a repris normalement après nettoyage.

    L’auteur présumé

    Un homme de 31 ans, ressortissant étranger (identifié par de nombreux médias comme le Polonais Bartłomiej Włodzimierz Krakowiak, dit Bartek, né à Varsovie), a été arrêté le 28 juillet dans la zone de Ljubuški / Cerno. La police bosniaque a confirmé l’arrestation d’un ressortissant étranger de 31 ans soupçonné des faits (vandalisme et incendie criminel) ; son identité officielle n’avait pas encore été pleinement confirmée dans les premières communications, mais les médias locaux, polonais, croates et internationaux le nomment largement. Le parquet a demandé sa détention provisoire.

    Éléments biographiques connus (issus de ses propres témoignages publics antérieurs et de reportages) :

    • En 2017 (alors âgé d’environ 22 ans), après un diagnostic de dépression et un passé difficile (famille problématique, alcool, drogues, problèmes judiciaires, séjour en centre éducatif, etc.), il a marché à pied environ 1 300 km de Varsovie à Medjugorje en 57 jours. Il a documenté le pèlerinage sur une page Facebook (« Z buta do Maryi » – « À pied jusqu’à Marie »), suivi par des milliers de personnes, et en a tiré un livre du même titre (2018).
    • Il a donné des témoignages de conversion dans des paroisses et écoles en Pologne et est apparu dans le film documentaire-fiction polonais Powołany 2 (2024).
    • Il est décrit comme marié et père de famille.

    Le motif exact n’est pas encore établi. Les messages laissés (attaques contre la dévotion mariale, contre les voyants et affirmation d’un « Only Jesus ») ont conduit certains observateurs à évoquer une possible radicalisation de type fondamentaliste évangélique ou un rejet de Medjugorje, mais rien n’est confirmé officiellement. Des problèmes de santé mentale passés (dépression) sont mentionnés dans les reportages, sans précision sur son état actuel.

    L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet. Les informations sont basées sur les communiqués de police, le bureau paroissial, Vatican News, Aleteia, La Croix, LifeSiteNews et de nombreux médias locaux et internationaux (situation au 28-29 juillet 2026).

  • Au sanctuaire de Banneux, premier Festival marial missionnaire : Marie, visage du dialogue et de la mission en Asie

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    Une dépêche de l'Agence Fides (Marie-Lucile Kubacki) :

    Au sanctuaire de Banneux, premier Festival marial missionnaire : Marie, visage du dialogue et de la mission en Asie

    24 juillet 2026
     

    Banneux (Fides) - Mettre en évidence le lien qui unit la dévotion à la Mère de Dieu à la vocation missionnaire et à la joie d'annoncer l'Évangile, joie que l'on peut ressentir par chaque baptisé : c'est le cœur de la première édition du Festival Marial Missionnaire, qui se tiendra au sanctuaire de Notre-Dame de Banneux, en Belgique, le dimanche 26 juillet 2026.

    Organisé par l’Union Pontificale Missionnaire (UPM) en collaboration avec la communauté européenne de pèlerinage vietnamien, cet événement inédit rassemble fidèles et missionnaires autour de la figure mariale, dont la dévotion est largement répandue sur le continent asiatique. Comme l'explique le Père Dinh Anh Nhue Nguyen (OFMConv), Secrétaire Général de l'Union Pontificale Missionnaire : « Il s'agit de la première édition d'un festival qui réunit la matrice mariale et la matrice missionnaire. La dévotion mariale, très ressentie dans les pays asiatiques, s'unit à l'engagement missionnaire de tous les baptisés. Ils sont appelés à être des disciples missionnaires comme Marie. »

    À l’occasion de cette première édition, une messe d’action de grâce sera célébrée pour la béatification du prêtre martyr Francis Xavier Trương Bửu Diệp le 2 juillet 2026, événement de portée majeur puisqu’il s’agissait de la toute première cérémonie de béatification jamais célébrée sur le sol vietnamien. La célébration eucharistique (en vietnamien) sera présidée par Mgr Frédéric Rossignol, évêque de Tournai. En amont de la messe, deux conférences — dispensées en anglais et en vietnamien — seront animées par le père Anthony Chantry (MHM), directeur national de Missio pour l'Angleterre et le Pays de Galles, et le père Dinh Anh Nhue Nguyen.

    Le Père Anh Nhue indique que ces enseignements :« seront concentrés sur les aspects du vécu et du témoignage de la foi dans toutes les circonstances de la vie, que ce soit à la paroisse, au travail, à l’école, et dans la famille, et donc aussi sur le martyre, autour de la promesse du Christ venu "donner sa vie” afin que ses brebis “aient la vie en abondance." Il souligne également que cette perspective rejoint le message du Pape pour la prochaine Journée Missionnaire Mondiale, dans lequel le Souverain Pontife met l'accent sur la "Mission de l'Amour."

    En plaçant la Mère du Christ au centre de ce festival, les organisateurs mettent également l’accent sur une réalité importante de la vie spirituelle en Asie, celle de la dévotion mariale comme lieu privilégié d'inculturation et de rencontre interculturelle sur le continent. Mais comment? Et quelles conclusions les missionnaires peuvent-ils tirer de ce constat?

    Marie, pont entre les croyants et les cultures

    En 2023, le centre de recherche américain Pew Research Center a publié une enquête sur le bouddhisme, l'islam et le pluralisme religieux en Asie du Sud et du Sud-Est, en interrogeant plus de 12 000 personnes en Thaïlande, au Cambodge, en Malaisie, à Singapour et en Indonésie. Cette enquête a établi que de nombreux non-chrétiens vénéraient Marie. Afin de comprendre en profondeur la manière dont les Chrétiens et non-Chrétiens d'Asie abordent la Mère du Christ, l'Initiative for the Study of Asian Catholics (ISAC), un réseau académique international hébergé par l'Institut de recherche sur l'Asie de l'Université nationale de Singapour, en partenariat avec le Center for Marian Studies de Londres, ont organisé une conférence de recherche. Au cours de cette journée, 18 travaux de recherche explorant les dévotions mariales dans 11 pays et à travers cinq traditions religieuses ont été présentés.

    Le théologien et anthropologue Michel Chambon, fondateur d’ISAC, a présenté les résultats dans le World Mission Magazine, où il relève que la Vierge Marie transcende les frontières religieuses et donne plusieurs exemples. À l'église de la Novéna à Singapour, comme sur les sites de pèlerinage de Velankanni en Inde ou de Mariamabad au Pakistan, des milliers de fidèles musulmans et hindous viennent régulièrement confier leurs intentions et faire des vœux à Marie. À Singapour, le mouvement taoïste « Origin of the Self » (Origine du Soi), fondé par le professeur Zhang Bu Sheng, intègre Marie dans son panthéon aux côtés de Jésus et de saint Joseph. Ces fidèles ne s’intéressent pas à la maternité physique ; pour eux, la figure de Marie, considérée à la lumière de leurs croyances, incarne plutôt le modèle accompli de la personne qui, par la méditation et la vertu, génère un être divin de l'intérieur et transcende la mort. En Asie de l'Est, Marie coexiste avec des divinités féminines comme le Bodhisattva Guanyin ou la déesse Mazu à Taïwan. Des statues japonaises de l'ère Edo (Maria Kannon) aux peintures dissimulées de la dynastie Qing, jusqu'aux statues contemporaines coréennes en granit sculptées par Choi Jong-Tae selon le style bouddhique du VIe siècle, la figure mariale dialogue en profondeur avec le patrimoine artistique et spirituel asiatique.

    Michel Chambon rappelle également que l'attrait pour Marie s'enracine dans l’intimité des maisons, où ses images côtoient parfois d'autres figures spirituelles. La sphère domestique devient ainsi un lieu d'expression d'une « religion vécue ».

    De plus, la réappropriation culturelle de figures comme Notre-Dame de La Vang au Viêt Nam,représentée depuis la fin des années 1990 en tenue traditionnelle (áo dài), montre comment le catholicisme se redéfinit continuellement comme une foi authentiquement asiatique. « Les dévotions asiatiques soulignent la centralité de Marie dans le dialogue que les populations asiatiques entretiennent avec les traditions chrétiennes et non chrétiennes, affirme Michel Chambon. Marie en Asie reste une question intrigante qui nous fait sortir de notre zone de confort. Avec ses dévots haut en couleur, elle est une figure stimulante qui nous invite à reconsidérer notre position religieuse et nos manières de conceptualiser la religion, le catholicisme et le dialogue interreligieux. »

    En rassemblant la communauté à Banneux, ce premier Festival Marial Missionnaire illustre ainsi que la mission est avant tout une affaire de rencontre : celle qu'incarne le témoignage des martyrs et que Marie continue de favoriser entre les cultures et les croyants du monde entier.
    (Agence Fides 24/7/2026)

  • Comment réagir quand on vous dit que Jésus avait des frères et sœurs ?

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    De Kathy Schiffer sur le NCR :

    Comment réagir quand on vous dit que Jésus avait des frères et sœurs ?

    Dès les premiers jours qui ont suivi la Résurrection, l'Église a cru que Marie était restée vierge à jamais et que Jésus n'avait pas de frères ni de sœurs biologiques.

    Marie, toujours vierge
    Marie, toujours vierge (photo : Wikimedia Commons)

    « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Josès, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs sont-elles ici parmi nous ? » — Marc 6,3

    Jésus avait-il des frères et sœurs ? Certains pensent que l’Évangile de Marc semble le suggérer.

    Et pas seulement dans l'Évangile de Marc. Dans Luc 8,19-21, le sujet est de nouveau abordé. Alors que Jésus s'adresse à la foule, quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont dehors et ils aimeraient te voir. » 

    Mais Jésus, au lieu d'inviter le reste de sa famille à entrer, les congédie, profitant de l'occasion pour enseigner la proximité qu'il ressent envers ceux qui gardent sa parole.

    « Qui sont ma mère et mes frères ? » demande- t-il . « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

    * * * * * * *

    Parmi les exégètes protestants, certains citent des versets comme celui-ci comme preuve que Marie a bien eu d'autres enfants avec Joseph après la naissance de Jésus. L'exégète biblique James Tabor les cite sur son blog : Jacques, Josès, Judas et Simon et, selon certains, Marie et Salomé.

    L'Église catholique, cependant, rejette de telles affirmations , qui contredisent son enseignement dogmatique sur la virginité perpétuelle de Marie.

    D’où vient donc cette idée chez les catholiques que Marie n’a jamais eu de relations sexuelles, ni d’autres enfants ? Et pourquoi Joseph aurait-il accepté cet accord ?

    Qui est ton frère ?

    Dans le langage courant, il est fréquent d'appeler quelqu'un son « frère » même en l'absence de lien de sang. Nous, chrétiens, sommes tous « frères en Christ ». Le terme « frère » peut désigner une personne avec laquelle on partage un lien de sang, ou une personne sans lien biologique, mais avec laquelle on entretient une amitié ou une appartenance ethnique.

    Il en va de même dans les Écritures. Le terme grec traduit par « frère » ( adelphos ) peut désigner non seulement les parents par le sang, mais aussi les cousins ​​éloignés ou, plus largement, toute personne avec laquelle on partage un lien spirituel.

    Prenons par exemple Genèse 13:8 : « Abram dit à Lot : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, ni entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères. »

    Dans ce cas précis, le terme « frère » est utilisé pour décrire Abraham et Lot — qui ne sont pas frères de sang mais plutôt oncle et neveu.

    Et saint Paul, écrivant sa première lettre aux Corinthiens (15:6), décrit les personnes qui ont vu Jésus après sa Résurrection, y compris ses « frères » : « Alors il [Jésus] est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont beaucoup sont encore avec nous, mais quelques-uns sont morts. »

    Tout de même, Paul n'essayait pas de prétendre que Marie avait donné naissance à plus de 500 enfants !

    * * * * * * *

    Mais les évangélistes présentent également d'autres preuves que Jésus était enfant unique.

    Nous savons, grâce aux Évangiles et aux Actes des Apôtres, ainsi qu'à des textes anciens, ce qu'il est advenu des Douze après la Résurrection du Christ. Nous lisons le récit de leurs exploits : la diffusion de l'Évangile en terres étrangères et le martyre qu'ils ont subi plutôt que de renier Jésus, qu'ils reconnaissaient comme le Christ. Nous savons comment ils sont morts et où ils reposent.

    Les Évangiles nous apprennent-ils quoi que ce soit sur les frères de Jésus ? Non, rien du tout.

    Au pied de la Croix se tenaient Marie, la mère de Jésus, les deux autres Marie – Marie de Cléophas et Marie-Madeleine – et l’apôtre Jean. À l’article de la mort, Jésus confia Marie à Jean et lui dit : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit à Jean : « Voici ta mère. » Dès lors, le disciple la prit chez lui (Jean 19, 26-27).

    Si Jésus avait eu d'autres frères et sœurs, n'auraient-ils pas été là avec lui, aux côtés de sa mère ? Et n'auraient-ils pas pris soin d'elle en l'accueillant chez eux ?

    S’il y avait eu un autre parent par le sang qui aurait pu subvenir aux besoins de Marie, pourquoi Jésus l’aurait-il confiée à Jean ?

    Autre indice : les « frères » de Jésus cités dans Jean 2:1 et Actes 1:14 ne sont jamais appelés les enfants de Marie, bien que Jésus lui-même le soit.

    L'autorité enseignante de l'Église

    Il existe cependant une autre raison de croire que Marie n'a pas eu d'autres enfants : le consensus de l'Église primitive et du magistère pérenne.

    Rappelons-nous que Jésus a promis d'envoyer le Saint-Esprit, le Paraclet, pour guider son Église et la préserver de l'erreur. Sans cette promesse du Christ, ses disciples et leurs descendants pourraient s'éloigner toujours plus de la Vérité, s'égarant complètement à cause de faux enseignements et de prophéties erronées. Cependant, nous avons la promesse du Christ d'être toujours avec nous, jusqu'à la fin des temps. Avec la protection de la Seconde Personne de la Sainte Trinité et du Saint-Esprit, nous pouvons être assurés que l'Église préservera fidèlement le message de l'Évangile.

    Dès les premiers jours qui ont suivi la Résurrection, l'Église a cru que Marie était restée vierge à jamais et que Jésus n'avait pas de frères ni de sœurs biologiques.

    Le Protévangile de Jacques , un ouvrage non canonique mais très respecté datant d'environ 150 après J.-C., évoque la virginité consacrée de Marie depuis sa jeunesse. Il explique que saint Joseph, veuf âgé et père de famille, fut choisi comme époux de Marie afin de la protéger et de veiller sur elle, tout en respectant son vœu de virginité.

    Ce point de vue — selon lequel Joseph avait eu des enfants d'un précédent mariage, qui devinrent les demi-frères et sœurs de Jésus — était partagé au IVe siècle par Épiphane, évêque de Salamine. Il est encore adhéré par de nombreux membres de l'Église orthodoxe aujourd'hui.

    Athanase d'Alexandrie, dans ses Quatre Discours contre les Ariens , écrivait en 360 après J.-C. :

    « Que ceux qui nient que le Fils soit issu du Père par nature et propre à son essence nient donc aussi qu’il ait pris la véritable chair humaine de Marie, toujours Vierge. »

    Saint Jérôme, écrivant en 383 après J.-C. au sujet de la virginité perpétuelle de Marie dans un débat avec Helvidius, a dit :

    Vous dites que Marie n'est pas restée vierge. J'affirme plus encore : que Joseph lui-même, par Marie, était vierge, de sorte que d'une union virginale est né un fils vierge.

    Et au siècle suivant, le pape saint Léon Ier prononça un sermon dans lequel il déclara :

    L’origine est différente, mais la nature est la même : elle n’est pas née de l’union avec l’homme, mais de la puissance de Dieu ; car une Vierge a conçu, une Vierge a enfanté, et elle est restée Vierge.

    Aujourd’hui, le Catéchisme de l’Église catholique (501) reconfirme ce même point :

    Jésus est le fils unique de Marie, mais sa maternité spirituelle s'étend à tous les hommes qu'il est venu sauver : « Le Fils qu'elle a enfanté est celui que Dieu a placé comme premier-né parmi de nombreux frères, c'est-à-dire les fidèles à la génération et à la formation desquels elle collabore avec l'amour d'une mère.
  • 7-8 octobre 2026 : Conférence internationale "De Maria numquam satis"; la Vierge Marie dans le dogme et le culte

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    De Maria numquam satis

    La Vierge Marie dans le dogme et le culte

    contributions théologiques et historiques

    Conférence internationale

    7-8 OCTOBRE 2026

    Institut patristique augustinien

    (Via Paolo VI, 25 – 00193 Rome RM)

     

    La conférence s'ouvrira officiellement par des vêpres solennelles en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire le 6 octobre à 18h45 dans la basilique Notre-Dame du Rosaire (Via Cernaia), présidées par Son Excellence Anthony Colin Fisher, archevêque de Sydney.

    La célèbre maxime De Maria numquam satis – « De Marie, on ne peut jamais en dire assez » – traditionnellement attribuée à saint Bernard de Clairvaux, résume parfaitement une conviction profonde de la tradition chrétienne : la réflexion sur la Vierge Marie est inépuisable, car la mission unique de Marie dans le mystère du Christ et de l’Église ouvre sans cesse de nouveaux horizons pour comprendre la foi.

    La conférence internationale De Maria numquam satis vise à apporter une modeste contribution à cette réflexion qui, précisément parce qu'elle n'est jamais achevée, est toujours nécessaire et féconde. D'une part, l'attention portée aux grands thèmes dogmatiques mariaux nous aide à comprendre le fondement doctrinal de la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Verbe incarné ; d'autre part, l'étude des formes historiques de la dévotion mariale éclaire la manière dont la foi de l'Église s'est exprimée, et peut s'exprimer, à travers l'histoire, sans jamais épuiser la richesse du mystère marial.

  • Frank Michael était très attaché à la Vierge Marie

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    D'Aleteia.org :

    Frank Michael, une vie placée sous le regard de la Vierge Marie

    Le chanteur Frank Michael est mort à l’âge de 79 ans, a annoncé ce 12 juin sa fille Sandra Gabelli. Interprète emblématique de "Toutes les femmes sont belles", l’artiste belge d’origine italienne était très attaché à la Vierge Marie, à laquelle il a voué une profonde et constante dévotion tout au long de sa vie.
  • Le Coeur immaculé de Marie

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    Source

    Le Cœur immaculé de Marie

    Le "Cœur immaculé de Marie" est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

    Le "Cœur immaculé de Marie" est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

    Les lectures liturgiques sont :
    Is 61, 9- 11
    et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).
    L'Evangile révèle le coeur de Marie parce qu'il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c'est de suivre Jésus !
    Marie n'a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu'elle n'a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

    Un peu d'histoire :
    La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l'ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

    Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que "ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie." (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

    On peut donc dire qu'il y a une croissance dans la liturgie de l'attention portée au Cœur Immaculé de Marie.
    Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

    Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l'honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s'adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

    Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

    un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ;
    un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;
    un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

    Voir également : https://p8.storage.canalblog.com/88/90/249840/26242629.pdf