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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Déchainement anticatholique au Chili

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    D'infoCatolica :

    PINERA IMPUISSANT FACE À LA VIOLENCE DE L'EXTRÊME GAUCHE

    Les radicaux brûlent deux sanctuaires à Santiago du Chili

    Au moins deux églises du centre de Santiago du Chili ont été incendiées dimanche après une manifestation massive qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour commémorer le premier anniversaire d'une vague de protestations, la plus grave depuis la fin du régime de Pinochet.

    19/10/20 8:34

    (Efe) Le premier sanctuaire à être incendié fut l'église San Francisco de Borja, régulièrement utilisée par la police des carabiniers pour des cérémonies institutionnelles, et quelques heures plus tard, ce fut l'église de l'Assomption, l'une des plus anciennes de la capitale, vieille de plus d'un siècle et demi.

    Les deux temples sont situés autour de la Plaza Italia, l'épicentre de la soi-disant "explosion sociale" et qui, ce dimanche, a été le théâtre de l'une des concentrations les plus massives jusqu'à présent cette année. "L'incendie et la destruction de la paroisse de La Asunción, ainsi que l'attaque de l'église de San Francisco de Borja, deux bâtiments du patrimoine, sont une source d'indignation et de tristesse", a déclaré ce dimanche la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Chili, Consuelo Valdés, sur son compte Twitter.

    L'église de San Francisco de Borja fut également pillée et certaines de ses images religieuses furent brûlées dans la rue, tandis que l'église de La Asunción vit sa flèche s'écrouler sur le sol consumée par les flammes. Dans les environs de la rotonde, baptisée par les manifestants "Plaza Dignidad", plusieurs magasins ont également été pillés, dont un supermarché d'une chaîne internationale, et des attaques ont également été signalées dans certains commissariats de la périphérie de la capitale, comme celui de Puente Alto.

    Piñera, enfermé dans son palais

    Des barricades ont également commencé à être érigées en certains points autour de la place et dans d'autres quartiers de la capitale, tandis que dans des villes comme Antofagasta (nord), il y a eu également quelques incidents violents et des confrontations avec la police. Le président chilien Sebastián Piñera, qui a passé toute la journée dans sa résidence, s'est rendu dans l'après-midi au Palacio de La Moneda - le siège du gouvernement - pour suivre les incidents, qui ont jeté une ombre sur une journée qui s'était déroulée pendant des heures dans une atmosphère très festive et familière.

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  • Le 19 octobre 1984, Jerzy Popieluszko était assassiné

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    La Pologne célèbre la mémoire du père Popieluszko - Vatican News

    Jerzy Popiełuszko, prêtre catholique polonais, né le 14 septembre 1947 a été assassiné à l'âge de 37 ans le 19 octobre 1984. Aumônier de Solidarnosc. Il a été béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie

    Né à Okopy, petit village du nord-est de la Pologne dans une famille modeste de paysans, il est enfant de choeur dans son village. Élève médiocre dans le lycée de Suchowola, c'est à la période du baccalauréat qu'il envisage la prêtrise. Il entre à 18 ans au séminaire à Varsovie. Ses études furent interrompues par deux ans de service militaire, où il fut placé dans une unité spéciale pour les séminaristes à Bartoszyce petite ville du Nord-Est de la Pologne. Durant son service, on exerça au moins une fois des pressions pour qu'il abjure sa foi chrétienne. Il fut jeté au cachot pendant un mois. Il fut malade après la fin de son service militaire et le resta jusqu'à la fin de sa vie. Il est ordonné prêtre en 1972, à Varsovie par le cardinal Wyszynski. En plus de sa paroisse, il s'occupait des jeunes et du personnel de la santé.

    Dans ses sermons, le père Popieluszko condamnait régulièrement la pratique de l'avortement.

    En octobre 1978, Karol Wojtyła, archevêque de Cracovie (ville proche de la frontière tchécoslovaque), est élu pape et prend le nom de Jean-Paul II. Âgé de seulement 58 ans, c'est un homme télégénique, énergique et sportif. Dès l'année suivante, son premier voyage est consacré à son pays natal où il fait entendre ces mots : « N'ayez pas peur ».

    En 1979, le Père Popieluszko s'évanouit alors qu'il célébrait la messe. Il fut de 1979 à 1980 aumônier de l'église universitaire Sainte Anne.

    En 1980, les employés des chantiers navals de Gdańsk, importante ville portuaire sur la Baltique, sont en grève sous la conduite de Lech Wałęsa. Les ouvriers demandèrent à l'archevêque de Varsovie un prêtre pour célébrer la messe pour eux; et c'est le P. Popiełuszko qui est choisi. Le syndicat Solidarnosc est fondé dans l'illégalité. Ami de Lech Wałęsa, le prêtre défend les partisans du syndicat. Le père Popiełuszko est alors inspiré de la spiritualité du bienheureux Maximilien Kolbe.

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  • Ces collaborateurs de Pie XII qui sauvaient des juifs

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    les juifs de Pie XII

    De Jean-Baptiste Noé sur Aleteia.org :

    Les hommes de Pie XII qui sauvaient des juifs

    15/10/20

    Autour du pape travaillait une petite équipe organisant les secours et les fuites des juifs, transmettant les informations, servant de relais entre le Vatican et les réseaux de résistance européens.

    Un nouveau livre vient compléter les nombreuses informations que l’on connaît déjà quant à l’action menée par Pie XII pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Avec Le Bureau. Les juifs de Pie XII (Michel Lafon), Johan Ickx met en forme les informations et documents découverts au cours de ses recherches dans les archives. Archiviste de la Secrétairerie d’État depuis dix ans, auteur de nombreux livres et articles sur la diplomatie du Saint-Siège, Ickx maîtrise parfaitement les pièces du dossier. Ce qu’il présente dans cet ouvrage, c’est la structure créée par Pie XII pour s’occuper des réfugiés et maintenir les liens avec les réseaux de résistance en Italie et en Europe. Autour du pape travaillait une petite équipe organisant les secours et les fuites, transmettant les informations, servant de relais entre le Vatican et les réseaux européens. On y retrouve Mgr Luigi Maglione, le Secrétaire d’État, mais aussi Giovanni Battista Montini, futur Paul VI. Ces hommes ont travaillé en étroite collaboration autour du pape, permettant le sauvetage de milliers de juifs romains ainsi que de leurs frères européens. 

    La grande histoire par des petites histoires

    Johan Ickx a fait un choix rédactionnel qui peut surprendre de prime abord. Son livre est organisé en une série de petites histoires qui racontent des situations, des opérations et la vie des personnes rencontrées dans les archives. Toutes ces histoires sont documentées et référencées par de nombreuses notes de bas de page qui renvoient aux documents d’archives et aux sources. Choix surprenant, car il contrevient aux livres d’histoire classique, mais choix qui permet de rendre la lecture de l’ouvrage plus agréable et facile et qui a le mérite de donner une vie aux archives et aux documents. 

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  • Mexique : et si l'Etat commençait par s'excuser pour les crimes commis contre les chrétiens ?

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    Lu sur le Forum catholique (Jean Kinzler) :

    Quiconque sème des divisions ... est du diable!"

    En direct de la cathédrale Notre-Dame de la Paix, l' évêque du diocèse de La Paz Baja California Sur, Mgr Miguel Ángel Alba Díaz, à la fin de la messe du 10 octobre, surpris par un message ferme et fort, dont la dédicace a été adressée à Andrés M. López Obrador, président du Mexique.

    Le message a été répliqué et s'est rapidement répandu sur les réseaux sociaux en raison de sa force à affirmer que "quiconque sème les divisions, riches et pauvres, fifís et chairos, est du diable!"

    Dans le même message lent, avec emphase, serein et ferme, il a évoqué l'épouse du président, qui a annoncé qu'elle avait remis une lettre au Pape François dans laquelle López Obrador insiste sur le fait que «l'Église doit s'excuser auprès des Mexicains pour le "Atrocités commises lors de la conquête"; Ceci selon la légende noire dans laquelle le président a formé ses critères et l'a répété dans la matinée.

    La réponse du prélat, avec laquelle il a renversé le gouvernement de la république, est extrêmement dure et énergique:

    «J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, la 17 Constitution et la loi Calles qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Qu'il s'excuse pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme.

    Il est clair que ce président de la République n'a épargné aucun effort de polarisation sociale, de division des Mexicains et de colère contre les institutions, les communicateurs, les scientifiques, les enfants qui meurent du cancer, les experts de la santé et avec tout. quiconque se met en travers de son chemin.

    Voici le texte intégral:

    À la fin du texte de la lettre aux Galates que nous avons entendu aujourd'hui, Saint Paul insiste une fois de plus sur la nécessité d'une Église unie, non d'une Église de juifs et d'une Église de non-juifs; une Église où il n'y a plus de juifs et de non-juifs, une Église où les femmes ne sont pas discriminées, une Église où les pauvres ne sont pas discriminés, une Église où l'esclave n'est pas discriminée, une Église où les riches ne sont pas discriminés, une Église où la peau claire n'est pas discriminée, une Église où l'homme n'est pas discriminée. Une Église qui ne propose pas de divisions et qui polarise.

    Quiconque sème des divisions, riche et pauvre, beau et droit, est du diable!

    C'est lui qui aime diviser, c'est lui qui suit le principe de diviser pour conquérir. Cela signifie le mot «diable»: celui qui divise, celui qui crée les conflits, celui qui retourne les femmes contre les hommes, la lutte féministe; les pauvres contre les riches, la lutte marxiste.

    Aujourd'hui, nous devons penser à l'unité et pour cela nous devons rechercher la réconciliation, non pas vers le passé, mais vers l'avenir.

    Aujourd'hui, l'épouse du président López Obrador a remis une lettre au Saint-Père dans laquelle elle insiste une fois encore sur la nécessité pour l'Église de s'excuser pour les atrocités commises lors de la conquête.

    J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, pour la Constitution de 17 et la loi sur les rues qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Puisse-t-il s'excuser pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme. Je m'excuse parce que de nombreux Mexicains rebelles contre cette loi injuste ont pris les armes et ont provoqué une guerre qui a laissé beaucoup de sang et beaucoup de pauvreté.

    Ne retournons pas à 1500, cela s'est passé en 1900. Il faut demander pardon! Prions.

    https://acnweb.com.mx/2020/10/11/todo-aquel-que-siembra-divisiones-fifis-y-chairos-es-del-diablo-obispo-de-la-paz/

  • Finlande : la liberté religieuse mise en cause

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    De Kath.net :

    Persécution des chrétiens en Finlande - La liberté religieuse constamment attaquée

    13 octobre

    Une ancienne grande figure politique fait aujourd'hui l'objet de plusieurs poursuites pénales en raison de ses déclarations sur l'homosexualité fidèles à la Bible.

    L'année dernière, quatre procédures pénales pour incitation à la haine ont été ouvertes contre la politicienne finlandaise Päivi Räsänen parce qu'elle avait exprimé publiquement son point de vue biblique sur l'homosexualité. Ses opinions étaient déjà connues à l'époque où elle était ministre de l'intérieur démocrate-chrétien en Finlande et lui ont valu les critiques constantes des organisations LGBT. (...)

    La procédure est basée sur des déclarations faites à la radio et à la télévision, sur Twitter et dans un tract vieux de 16 ans ( !). Ceci malgré le fait que Räsänen ait récemment souligné dans un programme que tous les gens ont la même dignité devant Dieu, quelle que soit leur orientation sexuelle, mais que tous sont des pécheurs et ont donc besoin de la rédemption de Jésus pour leur salut éternel.

    Détail piquant : bien que la police - malgré des heures d'interrogatoire - n'ait pas voulu poursuivre les accusations criminelles, le ministère public a ordonné l'ouverture d'une procédure pénale. La peine peut aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement, le procès pourrait s'éterniser pendant des années, une perspective désagréable. Selon Madame Räsänen, c'est également l'objectif des opérateurs de ces essais : les voix qui revendiquent la distinction des deux sexes et le mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme doivent être intimidées et réduites au silence.

  • Accord avec la Chine : le Vatican manipule les faits

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Chine, le Vatican manipule les faits

    1-10-2020

    Le Saint-Siège a décidé de proposer l'extension de l'accord sur la nomination des évêques et a confié à Andrea Tornielli la tâche d'en expliquer les raisons. Mais pour soutenir la positivité de l'accord, Tornielli décrit une réalité chinoise qui n'existe que dans l'imagination de ceux qui veulent cet accord à tout prix.

    Il était clair depuis un certain temps que le Saint-Siège avait l'intention de prolonger l'accord avec la Chine pour la nomination des évêques, qui devait expirer en octobre. Mais l'autre soir, nous en avons eu la confirmation officieuse avec un éditorial paru dans Vatican News sous la plume d'Andrea Tornielli, directeur de la rédaction du département des communications du Saint-Siège, qui a toujours été très proche du pape François.

    Oublions le fait que l'annonce a été faite quelques heures après l'arrivée à Rome du secrétaire d'État américain Mike Pompeo - ce qui lui donne une connotation clairement politique et polémique avec la critique américaine du dialogue du Vatican avec la Chine -, attardons-nous plutôt sur le contenu de l'article qui, pour la première fois, explicite les raisons du Saint-Siège pour continuer sur la voie empruntée.

    L'essentiel du discours est le suivant : l'accord provisoire sur la nomination des évêques aurait peut-être pu produire davantage de fruits, mais des mesures positives ont néanmoins été prises (malgré dix mois de blocage dans l'affaire Covid-19) et il est donc juste de poursuivre dans cette voie. Un discours simple, linéaire et cohérent. Il est dommage que pour obtenir une telle conclusion logique, Tornielli ait modifié les cartes sur la table, et aussi la table elle-même.

    Voyons les différents passages. Tornielli souligne que l'accord en question a "toujours été véritablement pastoral", c'est-à-dire qu'il concerne exclusivement la nomination des évêques : donc pas politique, pas diplomatique et ne concernant même pas "les relations entre le clergé et les autorités du pays". En réalité, l'accord se limite aux procédures de nomination des évêques ; personne ne l'a jamais contesté : ne serait-ce que parce que personne ne connaît le contenu de l'accord (scandaleusement encore tenu secret) et qu'il relève donc des déclarations des parties. Mais cela dit, comment peut-on penser que la nomination des évêques peut être totalement isolée de la condition de l'Église - et donc des catholiques - en Chine ? De ce point de vue, la situation a énormément empiré, la répression est devenue plus intense, contre les gens, contre les lieux de culte et contre tout symbole chrétien.

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  • Sur les autels : quatre nouveaux martyrs tués en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1938

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    De Vatican News :

    30 septembre 2020

    Une bienheureuse, quatre martyrs et deux nouveaux vénérables

    Le Pape François a autorisé mercredi 30 septembre la congrégation de la Cause des Saints à promulguer les décrets reconnaissant un miracle attribué à l’intercession de la vénérable servante de Dieu italienne, la fidèle laïque Gaetana Tolomeo, dite Nuccia, le martyr de quatre serviteurs de Dieu espagnols et les vertus héroïques de deux servantes de Dieu espagnoles.

    La vénérable servante de Dieu Gaetana Tolomeo, dite Nuccia, sera bientôt béatifiée: un miracle a été attribué à son intercession par la congrégation de la Cause des Saints. Cette fidèle laïque, née le 10 avril 1936 à Catanzaro en Italie, est morte dans cette même ville le 24 janvier 1997.

    Les décrets publiés reconnaissent également les martyrs du serviteur de Dieu espagnol Francesco Cástor Sojo López et celui de trois de ses compagnons, prêtres de l'association séculière des prêtres ouvriers diocésains, tués en haine de la foi, in odium fidei, en Espagne entre 1936 et 1938.

    Les vertus héroïques de deux servantes de Dieu espagnoles ont aussi été reconnues: Francisca de la Concepcion Pascual Domenech, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de l’Immaculée (1833-1903), et Maria Dolores Segarra Gestoso, fondatrice des Sœurs missionnaires du Christ Prêtre (1921-1959). Elles deviennent donc vénérables. 

  • Chine : l'Eglise catholique officielle théoriquement reconnue par l'Etat mais persécutée dans les faits

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    De YANG XIANGWEN sur Bitter Winter :

    Eglise catholique officielle : Approuvée par l'État, mais persécutée

    09/22/2020

    Le fait de rejoindre l'Association catholique patriotique chinoise ne signifie pas que les persécutions prennent fin : les lieux reconnnus par l'État sont également harcelés, indûment contrôlés et fermés.

    Depuis des années, les églises catholiques non enregistrées de toute la Chine subissent des pressions pour rejoindre l'Association catholique patriotique chinoise gérée par le gouvernement, avec des menaces et des intimidations, mais aussi la promesse d'une paix de l'esprit et d'un culte sans entrave tant qu'elles sont sous le contrôle de l'État. Mais la réalité est loin de là : de nombreux lieux de culte enregistrés sont harcelés et intimidés, quel que soit leur statut officiel.

    Le gouvernement du comté de Linyi à Dezhou, une ville au niveau de la préfecture dans la province orientale du Shandong, a fermé en juin deux églises affiliées à la CPCA (Eglise patriotique reconnue), affirmant que "peu de membres de la congrégation assistent aux rassemblements".

    Le 6 juin, toutes les croix, les autres symboles religieux et les bancs ont été retirés de l'église du village de Wangdangjia. Le panneau "Église catholique" au-dessus de son entrée a été recouvert de planches de bois. L'église catholique de la ruelle de Cuijia fut bientôt fermée de la même manière.

    Le 19 mai, les autorités locales ont ordonné de retirer la croix et la statue de la Vierge Marie qui se trouvaient au sommet de l'église catholique du village de Wuqiu, dans la ville de Jinling, administrée par le comté de Lanling de la ville de Linyi, au niveau de la préfecture, parce qu'elles "étaient plus hautes que le bâtiment du comité de village".

    Le 10 novembre dernier, le gouvernement du comté de Tancheng s'est rendu dans une église catholique enregistrée pour démolir son clocher, une statue de Jésus et un pilier en ciment sur lequel se trouvait la croix précédemment enlevée. Ils ont déclaré que de telles structures religieuses n'étaient pas autorisées. L'église rectifiée ressemble maintenant à un bâtiment résidentiel ordinaire.

    Les lieux catholiques enregistrés sont également supprimés dans la province de Hebei, dans le nord du pays. Une église catholique du village de Zhangmengtun, dans la ville de Dingzhou, ouverte en 2017 avec l'approbation du gouvernement, a été construite dans le style occidental. Le 2 juin, les autorités municipales sont venues fermer l'église. Ils ont d'abord détruit certains des piliers de style roman de l'église, enlevé tous les symboles religieux à l'intérieur et à l'extérieur de l'église, y compris l'autel et le podium, les bancs et les images des 14 stations du chemin de croix, une colombe ornementale sur le toit de l'église, et repeint les symboles de la croix sur des tuiles de céramique.

    À la mi-mai, des fonctionnaires du United Front Work Department et d'autres institutions de l'État, accompagnés de la Brigade de sécurité nationale et de policiers, sont venus superviser le retrait de cinq croix d'une église catholique du comté de Julu, administré par la ville de Xingtai au niveau de la préfecture. Le panneau en caractères chinois indiquant "Église catholique" a également été retiré de ce lieu de 83 ans, approuvé par l'État.

    Le diacre d'une autre église de Hebei, dont la croix a été retirée, et une caméra de surveillance installée à l'entrée en juillet, a expliqué que l'église avait rejoint le CPCA, espérant être laissée en paix en organisant des cultes. "Mais la situation a changé, et les églises enregistrées sont parfois plus harcelées que les non enregistrées. Elles se font également retirer leurs croix", a déclaré le diacre. "Le gouvernement est encore plus confiant dans le contrôle des églises enregistrées. Si nous avions su cela à l'avance, nous n'aurions pas adhéré à la CPCA".

  • France : le combat des écologistes contre les racines culturelles

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    Une tribune de Xavier Patier sur Aleteia.org :

    Le déracinement, nouvel idéal écologique ?

    FredP / Shutterstock
    Un sapin de Noël devant la cathédrale Saint-André, à Bordeaux.
     
     
    Depuis quelques semaines, de nombreux Français se demandent quelle mouche a piqué les nouveaux maires verts de nos grandes villes qui semblent s’être lancés dans un concours de masochisme. Le maire écologiste de Lyon s’en prend au tour de France, évènement cycliste et populaire qu’il semble détester précisément parce qu’il est cycliste et populaire, alors que nous pensions que le vélo et le peuple avaient les verts avec eux.

    Le maire écologiste de Bordeaux s’en prend au sapin de Noël, élégamment qualifié d’ « arbre mort », mot funeste pour dénigrer la tradition vivante qui met un peu de vert dans le noir de nos villes en décembre. Et, cerise sur le gâteau, Laurent Hénart, qui était jusqu’à il y a quelques semaines maire de Nancy, et n’est pas écologiste mais reste toujours président des Radicaux, vient de proposer de supprimer parmi les fêtes chômées le lundi de Pâques, le jeudi de l’Ascension, le 15 août et la Toussaint. Une seule de nos « fêtes d’obligation », celle de Noël, est pour l’instant épargnée par Laurent Hénart, peut-être parce que le la suppression du sapin est pour lui une première étape.

    Anticléricalisme d’un autre âge

    Laurent Hénart, on peut le comprendre : il y a dans son souci d’éradiquer les traces du catholicisme quelque chose d’antique et de réconfortant, un relent de cette France à chapeau haut de forme et à barbichette du temps jadis qui bouffait du curé à la chambre des députés, comme si l’Église représentait encore un danger pour lui et ses amis, et comme s’il existait encore une armée de curés à se mettre sous la dent. La vérité est qu’il n’y a plus beaucoup de curés en France et que Laurent Hénart n’y a plus beaucoup d’amis.

    Ce que les nouveaux édiles reprochent au tour de France et au sapin de Noël, c’est moins l’obstacle qu’il mettent en travers du développement durable que la fidélité qu’ils expriment à une tradition.

    Bientôt, notre vocation chrétienne ne sera signalée que par les reliquats sporadiques d’anticléricalisme qu’elle suscite. Tout cela ne nous émeut pas beaucoup, nous qui croyons que l’Église du Christ ne mourra pas. Les forces du Parti radical ne l’emporteront pas sur elle, le Christ nous l’a promis, et c’est ce qui chagrine le président des Radicaux. Il s’en prend aux vacances non pas parce qu’elles sont improductives, mais parce qu’elles sont religieuses. Rien de neuf. Rien d’alarmant.

    La haine de soi

    Mais les sapins, mais les vélos ! Cachez-moi ce sapin que je ne saurais voir ! Rangez-moi ces vélos ! Ce syndrome municipal a un nom : il s’appelle la haine de soi. Ce que les nouveaux édiles reprochent au tour de France et au sapin de Noël, c’est moins l’obstacle qu’il mettent en travers du développement durable que la fidélité qu’ils expriment à une tradition. Ces écologistes veulent nous empêcher d’être heureux. Maurras rêvait de débarrasser le message catholique du « venin du magnificat ». Les ayatollahs verts rêvent de débarrasser Laudato si’ du venin de la joie. Leur obsession écologique est à ce point forcenée que pour finir l’écologie n’a plus grand chose à voir avec elle. Ce qu’ils veulent, c’est des coupables à punir. Les coupables, c’est nous. Voilà des mandatures qui promettent d’être gaies.

  • Chine : les catholiques non enregistrés doivent obéir au Parti Communiste Chinois ou subir les conséquences

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    De WANG YONG sur Bitter Winter :

    Les catholiques non enregistrés doivent obéir au PCC ou faire face aux conséquences

    16 septembre 2020

    Alors que l'accord Vatican-Chine de 2018 expire ce mois-ci, les prêtres qui refusent d'adhérer à l'Association catholique patriotique chinoise sont menacés de nouvelles restrictions.

    Alors que la date de renouvellement de l'accord provisoire Vatican-Chine de 2018 se rapproche, les prêtres non enregistrés du diocèse catholique de Yujiang, dans la province du Jiangxi, au sud-est du pays, subissent des persécutions accrues. L'archevêque Claudio Maria Celli, principal négociateur du Vatican, estime que l'accord devrait être renouvelé pour un ou deux ans, alors que les objecteurs de conscience catholiques de Yujiang et d'autres diocèses non enregistrés redoutent le nouvel accord. Ils craignent que les demandes d'adhésion à l'Association catholique patriotique chinoise (CPCA), que le PCC applique en ignorant les directives du Vatican de 2019 qui demandent de respecter ceux qui refusent pour des raisons de conscience, s'accompagnent de répressions encore plus sévères.

    Un prêtre des diocèses de Yujiang a déclaré à Bitter Winter qu'il avait été convoqué trois fois en seulement deux semaines par les autorités locales, qui l'ont informé que le nouvel accord avec le Vatican ne serait plus provisoire. "Ils m'ont dit qu'il me serait interdit de célébrer la messe si je refusais d'y participer", a déclaré le prêtre. "Ils m'ont même menacé de me punir selon la loi de sécurité nationale si je le faisais."

    Les fonctionnaires ont également souligné que les églises non enregistrées en Chine sont illégales, et que tous les lieux de culte doivent obéir au Parti communiste et fonctionner selon ses règles ; ceux qui ne le font pas seront considérés comme des xie jiao. Selon eux, la liberté de religion ne peut être exercée que sous la direction du Parti communiste, et toutes les églises catholiques en Chine doivent être "sinisées".

    "Le renouvellement de l'accord Vatican-Chine menacera à la fois le développement de l'Église et l'avenir des prêtres", a ajouté le prêtre. "Le PCC vise à éliminer les églises non enregistrées. Les prêtres qui refusent de rejoindre le PCCA n'ont pas d'autre choix que de retourner chez eux et de vivre en isolement, incapables d'exercer leurs fonctions pastorales".

    Les membres de la congrégation s'inquiètent de l'avenir du prêtre. "S'il résiste au gouvernement et refuse de rejoindre la CPCA, il sera certainement arrêté", a déclaré un catholique local à Bitter Winter.

    Un membre de l'église a ajouté que les autorités locales avaient prévu d'arrêter huit prêtres du diocèse qui refusent de rejoindre le CPCA, menaçant de détenir les membres de la congrégation qui ne révèlent pas leurs allées et venues.

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  • Espagne : le gouvernement va expulser les bénédictins de la Valle de los Caidos et "réfléchir" à la démolition de la Croix

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    De Ketty Garat sur Libertad Digital :

    La dépouille de Franco sera exhumée de la Valle de Los Caidos jeudi | LCI

    Le gouvernement va expulser les bénédictins de la Valle de los Caidos et "réfléchir" à la démolition de la Croix

    Un nouvel écran de fumée idéologique auquel le gouvernement s'accroche pour détourner l'attention de sa gestion de la pandémie et de ses contradictions internes. Ce mardi, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi sur la mémoire démocratique et les droits de l'homme qui vise à interdire la Fondation Francisco Franco, à enseigner une nouvelle matière dans les écoles "sous le paradigme de ne "plus jamais" perdre nos libertés", à créer un ministère public spécifique pour "réparer les victimes", à payer l'exhumation des victimes de Franco des fosses communes avec des fonds publics, et à annuler les procès du régime franquiste.

    Cependant, en plus des mesures déjà prévues, il y a la nouveauté de la "résignation" de la Valle de los Caidos. La fondation des moines bénédictins qui, jusqu'à présent, ont géré l'abbaye, sera "éteinte" du fait de la désacralisation du lieu. "Jusqu'à leur extinction, il y aura un régime transitoire que nous réglementerons par décret." Une fois que cela sera fait, la vallée sera "résigné" et deviendra "un cimetière civil qui rendra hommage aux victimes des deux côtés". Ils envisagent même la démolition de l'emblématique Croix de la Valle de los Caídos, à laquelle l'exécutif va "réfléchir", selon les termes de la première vice-présidente, Carmen Calvo.

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  • Pour en finir avec les préjugés anticatholiques

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Livre de Rodney Stark : Faux Témoignages. Pour en finir avec les préjugés anticatholiques

     
           
    Rodney Stark a enseigné la sociologie et les religions comparées à l’Université de Washington (Seattle) jusqu’en 2004. Il est désormais professeur de sciences sociales à l’Université Baylor au Texas. Traduit dans le monde entier, il est l’auteur du succès de librairie L’essor du christianisme (Excelsis, 2013).

    Son dernier ouvrage est Faux Témoignages.

    On lit souvent que l’Inquisition fut l’un des chapitres les plus terribles et sanglants de l’histoire occidentale ; que Pie XII, dit « le pape d’Hitler », était antisémite ; que l’obscurantisme a freiné la science jusqu’à l’arrivée des Lumières ; et que les croisades furent le premier exemple de l’avidité occidentale. Ces affirmations sont pourtant sans fondements historiques. 
     
    Dans cet ouvrage, l’éminent professeur de sociologie des religions Rodney Stark démontre que certaines idées fermement établies — surtout lorsque l’Église entre en scène — sont en réalité des mythes. 
     
    Il s’attaque aux légendes noires de l’histoire de l’Église et explique de quelles façons elles se sont substituées à la réalité des faits. Un livre passionnant, écrit « non pour défendre l’Église, mais pour défendre l’Histoire ».  Rodney Stark n'est pas catholique.

    Nous reproduisons ci-dessous des extraits de cet ouvrage.

    FAUX TÉMOIGNAGES.
    Pour en finir avec les préjugés anticatholiques
    par Rodney Stark,
    aux éditions SALVATOR,
    à Paris,
    paru le 29 août 2019,
    288 pages,
    ISBN-10 : 2 706 718 226
    ISBN-13 : 978-2706718229

    INTRODUCTION

    Confronter d’éminents sectaires

    JEUNE protestant aux ambitions intellectuelles, je me demandais toujours avec étonnement pourquoi les catholiques faisaient aussi grand cas de la journée dédiée à la mémoire de Christophe Colomb. Ne se rendaient-ils donc pas compte de l’ironie à célébrer un homme qui, bien que catholique, avait réalisé son voyage de découverte contre l’opposition inflexible de prélats catholiques romains qui faisaient valoir des preuves bibliques selon lesquelles la Terre était plate ? Toute tentative pour atteindre l’Asie en naviguant vers l’Ouest finirait donc, selon eux, par un désastre et plongerait les navires dans l’abîme du bout de la terre.

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