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Actualité

  • Le pape Léon XIV explique pourquoi le sacerdoce est réservé aux hommes

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    De Victoria Cardiel sur EWTN News :

    Le pape Léon XIV explique pourquoi le sacerdoce est réservé aux hommes

    Le pape a également invité les catholiques à prier pour les vocations sacerdotales.

    25 mars 2026

    Le pape Léon XIV a déclaré mercredi que le ministère sacerdotal dans l'Église catholique, confié uniquement aux hommes, se comprend à la lumière de la succession apostolique et a appelé à des prêtres « ardents dans la charité évangélique » et « courageux missionnaires ».

    Lors de sa catéchèse du 25 mars consacrée à la constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II, Léon XIV a expliqué que l’Église « est fondée sur les apôtres, que le Christ a désignés comme les piliers vivants de son corps mystique ».

    S'exprimant sur la place Saint-Pierre, le pape a souligné que l'Église possède une « structure hiérarchique qui œuvre au service de l'unité, de la mission et de la sanctification de tous ses membres », et qu'il ne s'agit pas simplement d'une structure organisationnelle, mais d'une institution d'origine divine.

    Le pape a rappelé que les apôtres, témoins faisant autorité de la Résurrection, ont reçu du Christ la mission d’enseigner, de sanctifier et de guider, et que ce ministère « est transmis à des hommes qui, jusqu’au retour du Christ, continuent de sanctifier, de guider et d’instruire l’Église “par l’intermédiaire de leurs successeurs dans la charge pastorale” ».

    Cette transmission, expliqua-t-il, constitue la base de la succession apostolique et du sacrement de l'ordre, qui est structuré en trois degrés : l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat.

    Le pape a cité le chapitre 3 de Lumen Gentium , qui traite de la structure hiérarchique de l'Église, et affirme que cette structure « n'est pas une construction humaine, fonctionnelle à l'organisation interne de l'Église en tant que corps social », mais une institution divine par laquelle la mission du Christ se poursuit à travers l'histoire.

    La différence essentielle du sacerdoce ministériel

    Dans son discours, le pape a souligné que Vatican II enseigne que le sacerdoce ministériel ou hiérarchique « diffère par essence et non seulement par degré » du sacerdoce commun des fidèles », tout en précisant que ces derniers sont « néanmoins interdépendants : chacun d’eux, à sa manière particulière, est une participation à l’unique sacerdoce du Christ ».

    Ainsi, le ministère ordonné est conféré aux hommes qui reçoivent la « sacra potestas », ou pouvoir sacré, pour le service dans l’Église, dans la continuité de la mission apostolique confiée à l’origine aux Douze Apôtres.

    Ce lien avec les apôtres — choisis par le Christ parmi les hommes — constitue le fondement théologique expliquant pourquoi l’Église considère le sacerdoce ministériel comme réservé aux hommes, par fidélité à la tradition et au mandat reçu du Christ.

    Un service né de la charité

    Léon insistait sur le fait que cette structure hiérarchique devait toujours être comprise comme un service. Citant le concile Vatican II, il rappelait que la mission confiée aux pasteurs « est un véritable service, que la littérature sacrée appelle de manière significative "diakonia" ou ministère ».

    Il a également rappelé les paroles de saint Paul VI, qui décrivait la hiérarchie comme une réalité « née de la charité du Christ, pour accomplir, répandre et assurer la transmission intacte et fructueuse de la richesse de la foi, des exemples, des préceptes et des charismes légués par le Christ à son Église ».

    Appel à de nouveaux prêtres

    Dans la dernière partie de sa catéchèse, le pape a invité les catholiques à prier pour les vocations sacerdotales.

    « Prions le Seigneur afin qu’il envoie à son Église des ministres ardents dans la charité évangélique, dévoués au bien de tous les baptisés, et des missionnaires courageux dans toutes les parties du monde », a-t-il déclaré.

    Adoption spirituelle des enfants à naître

    Dans son discours aux pèlerins polonais lors de l'audience générale, le pape a salué une initiative en faveur de la défense de la vie humaine, notamment dans un contexte international marqué par les conflits et les guerres.

    Le 25 mars, la Pologne célèbre la « Journée pour la sainteté de la vie », instituée en réponse à l’appel de saint Jean-Paul II à promouvoir le respect de la vie humaine dans l’encyclique Evangelium Vitae .

    « Nous avons vraiment besoin d’initiatives comme l’adoption spirituelle d’un enfant à naître, qui est lancée aujourd’hui. En cette période marquée par la folie de la guerre, il est important de défendre la vie de la conception à sa fin naturelle », a déclaré Leo.

    En Pologne, les catholiques encouragent la population à s'engager à prier pendant neuf mois, entre la solennité de l'Annonciation le 25 mars et le 25 décembre, pour un enfant à naître menacé d'avortement.

  • Attaque contre la « Rome de l’Orient » : le « chrétien » Poutine ordonne le bombardement d’églises à Lviv

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    De kath.net/news :

    Attaque contre la « Rome de l’Orient » : Poutine, « chrétien », ordonne le bombardement d’églises à Lviv

    26 mars 2026

    Le dictateur russe, qui aime se présenter comme « chrétien » deux fois par an, ordonne le bombardement de Lviv en plein jour. Des églises sont gravement endommagées, des dizaines de personnes sont blessées.

    Alors que quelques individus, encore égarés, perçoivent la Russie comme une « nation chrétienne » et un rempart contre la décadence occidentale, le dictateur russe a lancé cette semaine une attaque en plein jour contre Lviv, ville de l'ouest de l'Ukraine surnommée la « Rome de l'Orient », causant de graves dommages à plusieurs églises centenaires. 

    Le complexe du monastère des Bernardins, place Soborna, a été particulièrement touché. Un drone s'est écrasé directement sur le site, déclenchant un incendie qui a gravement endommagé les bâtiments de l'église Saint-André (XVIIe siècle). Cette église gréco-catholique est un chef-d'œuvre baroque et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Selon des témoins, les vitraux richement décorés ont volé en éclats et des débris ont pénétré profondément dans la nef. Au moment de l'attaque, des personnes s'étaient réfugiées dans le sous-sol de l'église, mais heureusement, elles ont pu s'échapper indemnes.

    Les autorités locales ont également signalé des dégâts à l'église Sainte-Marie-Madeleine, qui abrite aujourd'hui la salle d'orgue de Lviv. Là aussi, les ondes de choc ont détruit des vitraux historiques et des parties de la façade. Les autorités municipales font état d'au moins 26 blessés dans toute la ville, victimes de cette attaque coordonnée de drones.

    Le président Volodymyr Zelensky a qualifié l'attaque perpétrée en plein jour contre une église de « perversion absolue » et de preuve que Moscou n'a aucun intérêt à mettre fin à la guerre.

    Depuis le début de l'invasion à grande échelle en 2022, près de 700 églises et édifices religieux en Ukraine ont été endommagés ou entièrement détruits. Si l'attention s'est souvent portée sur les zones de première ligne à l'est du pays, l'attaque d'hier à Lviv montre que la mémoire culturelle de l'ouest du pays est elle aussi délibérément anéantie.

    Même au sein du parti pro-Poutine AfD, des voix s'élèvent de plus en plus pour dénoncer cette guerre d'agression. Rainer Kraft, député au Bundestag, écrit sur X : « La Russie bombarde des églises catholiques en Europe ! (Le statut UNESCO n'a rien à voir avec ça.) Malgré cela, certains croient encore que cela a un lien avec l'OTAN ou l'Occident « woke ». C'est faux ! C'est une guerre culturelle. On vise à détruire l'identité d'un État souverain ; des monuments culturels, témoins de l'histoire d'un peuple, sont délibérément attaqués.

  • Nigéria : une église attaquée dans l'État de Taraba (nord-est du pays)

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGÉRIA - Une église attaquée dans l'État de Taraba, au nord-est du Nigéria

    25 mars 2026
     

    Abuja (Agence Fides) – L'église catholique Saint-Jacques-le-Grand d'Adu, dans le district de Takum, dans l'État de Taraba, au nord-est du Nigeria, a été attaquée.

    Les faits remontent au 23 mars, lorsqu'un groupe armé de bergers peuls a attaqué l'église, causant d'importants dégâts : des vitres brisées, des bâtiments paroissiaux vandalisés et la résidence du curé endommagée.

    L'attaque a été décrite comme précise et coordonnée, conformément à un avertissement lancé par les forces de sécurité le 19 mars qui mettait en garde contre des attaques coordonnées imminentes à Taraba et dans le sud de Kaduna.

    Selon la presse locale, l'alerte des forces de sécurité nigérianes était assez détaillée, indiquant qu'une attaque terroriste coordonnée contre la population civile était imminente dans les villes de Chenchenji et Yelwa, le long de la route Wukari-Takum, vers le dimanche 22 mars.

    Le rapport des services de renseignement nigérians indiquait qu'un groupe de bergers peuls armés avait été aperçu le 19 mars alors qu'il traversait la rivière Donga, se dirigeant vers Gbundu, puis vers le sud-ouest en direction d'Amadu et de Chenchenji.

    Il s'agit là d'un signe supplémentaire, observé ces derniers mois, d'une intensification des infiltrations de bandes armées dans la région, qui utilisent comme couverture les déplacements de grands troupeaux de bétail. Les bandits ont ainsi installé des camps dans la brousse, s'implantant dans les zones rurales.

    Le rapport des services de renseignement précise que la surveillance aérienne effectuée à l'aide de drones avait confirmé la présence de bergers se déplaçant avec des armes automatiques prêtes à l'emploi, ce qui, selon les forces de sécurité, indique « une escalade allant au-delà de l'activité banditique habituelle ».

    L'attaque contre l'église est considérée comme une mesure de représailles suite aux pertes subies par les bandits le 17 mars, lorsque des groupes d'autodéfense de la communauté locale de Tor-Damisa ont repoussé un groupe de bergers armés accompagnés de leurs troupeaux, causant d'importantes pertes de bétail.

    L'insécurité qui règne dans la région a contraint environ 90 000 personnes à fuir. (LM) (Agence Fides 25/3/2026)

  • Léon, « bon mathématicien », même dans la méthode pour se réconcilier avec le rite tridentin

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Léon, « bon mathématicien », même dans la méthode pour se réconcilier avec le rite tridentin

    Ce jeudi 5 mars au matin, l’agenda du pape Léon était rempli de rencontres de haut niveau : avec le président autrichien, le président de Singapour, la gouverneure du Canada et le président de la Banque mondiale.

    Mais dans la liste des audiences figuraient discrètement les noms de deux professeurs inconnus du grand public : Stephen Bullivant et Stephen Cranney.

    Et pourtant, en matière de bonne gouvernance de l’Église, le pape tenait plus à écouter ces derniers que d’illustres chefs d’État, pour les mêmes raisons que celles qui avaient incité quelques jours auparavant le célèbre cardinal Brandmüller à lancer cet appel dramatique sur Settimo Cielo : « Pour l’amour de Dieu : baissez les armes ! ».

    Les armes en question sont celles avec lesquelles on s’écharpe au sein de l’Église catholique depuis des décennies dans la guerre pour ou contre la célébration de la messe dans l’ancien rite, ou rite tridentin comme on l’appelle souvent en référence au Concile de Trente. Avec des accusations réciproques parfois très lourdes et, par-dessus le marché, l’ultra-traditionaliste Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, fondée par l’archevêque Marcel Lefebvre (1905 – 1991), au bord de la rupture si elle persiste, comme elle l’a annoncé, à vouloir ordonner cinq nouveaux évêques le 1er juillet prochain, en désobéissance avec Rome.

    En 2007, le pape Benoît XVI avait cherché à apaiser le conflit en publiant le motu proprio « Summorum Pontificum », parce qu’il était intimement convaincu que « les deux formes de l’usage du rite romain », c’est-à-dire l’ancienne et la nouvelle, « auraient pu s’enrichir mutuellement ».

    Mais son successeur, le pape François, était d’avis contraire. Pour lui, la célébration de la messe dans l’ancien rite n’était qu’un foyer de divisions et correspondait à « un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II ». Et le 16 juillet 2021, avec le motu proprio « Traditionis custodes », il rendait au nouvel missel postconciliaire le statut d’ « unique expression de la ‘lex orandi’ du rite romain », ne laissant à l’ancien rite que quelques maigres espaces résiduels.

    Pour justifier cette fermeture, le pape François avait alors cité – sans les publier – les réponses à un questionnaire qu’il avait fait parvenir l’année précédente aux évêques du monde entier.

    Mais en réalité, les réponses, au nombre d’environ un millier sur les plus de trois mille diocèses interrogés, révélaient en majorité un bon voisinage entre l’ancien et le nouveau rite, avec des fruits jugés positifs, comme on l’a appris à l’été 2025 grâce à la publication des résultats officiels de l’enquête par deux experts en vaticanisme : l’Américaine Diane Montagna et l’Italien Saverio Gaeta.

    Le pape Léon ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. À l’occasion du consistoire qu’il avait convoqué le 7 et 8 janvier, la question figurait à l’ordre du jour, avec un exposé introductif signé par le cardinal Arthur Roche, un opposant farouche à l’ancien rite, mais elle a été ajournée.

    Et le pape Léon XIV avait personnellement souhaité s’entretenir avec les professeurs Bullivant et Cranney ce 5 mars en vue d’une démarche d’apaisement sur ce point particulièrement essentiel à la vie de l’Église qu’est la célébration de l’Eucharistie.

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  • Le message du Pape pour la 63e Journée mondiale de Prière pour les Vocations

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    MESSAGE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV POUR LA 63e JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

    IVe dimanche de Pâques - 26 avril 2026

    _______________________

    La découverte intérieure du don de Dieu

    Chers frères et sœurs, très chers jeunes !

    Guidés et protégés par Jésus Ressuscité, nous célébrons, en ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, la 63Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. C’est une occasion de grâce de pouvoir partager quelques réflexions sur la dimension intérieure de la vocation, comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous. Parcourons donc ensemble le chemin d’une vie vraiment belle, que le Pasteur nous indique !

    Le chemin de la beauté

    Dans l’Évangile de Jean, Jésus se définit littéralement comme le “beau berger” (ὁ ποιμὴν ὁ καλός) ( Jn 10, 11). Cette expression désigne un berger parfait, authentique, exemplaire, car il est prêt à donner sa vie pour ses brebis, manifestant ainsi l’amour de Dieu. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ». Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Comme l’écrit le théologien Pavel Florenskij, l’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme “beau” [1]. En effet, outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ. Ainsi, la vocation chrétienne se révèle dans toute sa profondeur : participer à sa vie, partager sa mission, rayonner de sa propre beauté.

    Cette communication intérieure de vie, de foi et de sens fut aussi l’expérience de saint Augustin qui, dans le troisième livre des Confessions, tout en déclarant et en confessant ses péchés et ses erreurs de jeunesse, reconnaît Dieu « plus intime que toute mon intimité » [2]. Au-delà de la conscience de soi, il découvre la beauté de la lumière divine qui le guide dans l’obscurité. Augustin perçoit la présence de Dieu au plus profond de son âme, ce qui implique d’avoir compris et vécu l’importance de prendre soin de son intériorité comme espace de relation avec Jésus, comme moyen d’expérimenter la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie.

    Cette relation se construit dans la prière et le silence et, si elle est cultivée, elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais un projet d’amour et de bonheur. Le soin de l’intériorité : c’est de là qu’il est urgent de repartir dans la pastorale des vocations et dans l’engagement toujours renouvelé de l’évangélisation.

    Dans cet esprit, j’invite tout le monde – familles, paroisses, communautés religieuses, évêques, prêtres, diacres, catéchistes, éducateurs et fidèles laïcs – à s’engager toujours plus à créer des contextes favorables afin que ce don puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde. En nous engageant sur la voie que Jésus, le beau Pasteur, nous indique, apprenons alors à mieux nous connaître nous-mêmes et à connaître de plus près Dieu qui nous a appelés.

    Connaissance réciproque

    « Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour » [3]. En effet, toute vocation ne peut que commencer par la conscience et l’expérience d’un Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 16) : Il nous connaît profondément, il a compté les cheveux de notre tête (cf. Mt 10, 30) et il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Comme le jeune Samuel qui, dans la nuit, peut-être de manière inattendue, a entendu la voix du Seigneur et a appris à la reconnaître avec l’aide d’Élie (cf. 1 Sam 3, 1-10), de même nous devons créer des espaces de silence intérieur pour percevoir ce que le Seigneur a dans son cœur pour notre bonheur. Il ne s’agit pas d’un savoir intellectuel abstrait ou d’une connaissance savante, mais d’une rencontre personnelle qui transforme la vie [4]. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle – malgré le bruit parfois assourdissant du monde – en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentiques.

    « Noli foras ire, in te ipsum redi, in interiore homine habitat veritas – Ne sors pas de toi-même, reviens à toi-même, la Vérité habite dans l’homme intérieur » [5]. Saint Augustin nous rappelle encore combien il est important d’apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ.

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  • Education, abus, liturgie : le message du Pape aux évêques français réunis à Lourdes

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    Du site de l'Eglise catholique en France :

    Le pape Léon XIV encourage les fidèles français et leur clergé à l’annonce de l’Évangile, en des temps certes difficiles

    Le pape Léon XIV, par la voix de son Secrétaire d’Etat le Cardinal Pietro Parolin, a encouragé les travaux des évêques de France réunis en Assemblée plénière du 24 au 27 mars 2026.

    Chers frères,

    Sa Sainteté le Pape Léon XIV me charge de vous transmettre ses vœux les meilleurs pour le bon et fructueux déroulement des travaux de votre Assemblée plénière. Il vous assure de sa prière fraternelle. Il souhaite que ce moment soit une occasion renouvelée de resserrer les liens de charité fraternelle entre vous, dans la recherche commune de la Volonté de Dieu pour l’Église qui est en France.
     
    Le Saint-Père a pris connaissance des sujets que vous avez l’intention de traiter et plusieurs ont suscité son intérêt. En particulier, vous allez aborder, en réponse à la Lettre Apostolique Dessiner de nouvelles cartes d’espérance, le thème de l’éducation, un thème qui avait particulièrement retenu l’attention du pape François en raison de son importance capitale tant pour l’avenir du monde que pour l’annonce de l’Évangile. Vos travaux se déroulent dans le contexte d’une hostilité croissante envers les établissements catholiques avec la remise en cause de leur caractère propre. Dans le respect des convictions de chacun et avec toujours le souci d’accueillir largement, le Pape vous encourage à défendre avec détermination la dimension chrétienne de l’enseignement catholique qui, sans références à Jésus-Christ, perdrait sa raison d’être.
     
    Un point de votre réflexion portera sur la poursuite de la lutte contre les abus sur mineurs, et du processus de réparations, que vous avez entrepris avec détermination. Il convient, en effet, de persévérer à long terme dans les actions de prévention engagées et de continuer à manifester l’attention de l’Église aux victimes et la miséricorde de Dieu envers tous. Il est bon que les prêtres coupables d’abus ne soient pas exclus de cette miséricorde et fassent l’objet de vos réflexions pastorales. Par ailleurs, après plusieurs années de crises douloureuses, l’heure est venue de se tourner résolument vers l’avenir et d’adresser aux prêtres de France, durement éprouvés, un message d’encouragement et de confiance.
     
    Vous avez enfin, chers frères, l’intention de traiter du délicat thème de la Liturgie, auquel le Saint-Père est particulièrement attentif, dans le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo. Il est préoccupant que continue de s’ouvrir dans l’Église une douloureuse blessure concernant la célébration de la Messe, le sacrement même de l’unité. Pour la guérir, un regard nouveau de chacun porté sur l’autre, dans une plus grande compréhension de sa sensibilité, est certainement nécessaire ; un regard pouvant permettre à des frères riches de leur diversité de s’accueillir mutuellement, dans la charité et l’unité de la foi. Veuille l’Esprit Saint vous suggérer des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo, dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II en matière de Liturgie.
     
    Chers frères, le Souverain Pontife vous assure de son attachement et de l’intérêt qu’il porte à la Fille aînée de l’Église. Il prie pour tous les catholiques de France, pour son clergé, afin qu’ils persévèrent dans la foi et la courageuse annonce de l’Évangile, en des temps certes difficiles mais où les signes d’espérance et de présence de Dieu dans les cœurs ne manquent pas. Vous renouvelant ses encouragements, et vous confiant à l’intercession de Notre Dame de l’Assomption et de tous les Saints de France, le Saint-Père vous donne bien volontiers la Bénédiction apostolique.
     
    Cardinal Pietro Parolin
    Secrétaire d’État de Sa Sainteté
     
    Du Vatican, le 18 mars 2026
     
  • Belgique : la mort sur demande comme remède à la vieillesse et à la dépendance ?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    +50% d’euthanasies en trois ans en Belgique : la mort sur demande comme remède à la vieillesse et à la dépendance ?

    Ce 20 mars, la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie en Belgique (CFCEE) a communiqué les chiffres relatifs aux euthanasies déclarées durant l'année 2025.

    Le nombre d'euthanasies officiellement pratiquées l'année dernière a ainsi atteint un nouveau record : 4486 euthanasies ont été déclarées à la Commission. Ce chiffre correspond à une hausse de 12,4 % par rapport à 2024, de 51 % en trois ans et même presque à un doublement en à peine cinq ans.

    L’euthanasie représente désormais 4 % des décès enregistrés en Belgique et cette tendance à la hausse pourrait s’accentuer si l’on en croit les motifs qui sont indiqués dans les formulaires d’enregistrement de l’euthanasie.

    Les polypathologies, deuxième type d’affection mentionné après le cancer, ont augmenté de 67 % en deux ans et représentent désormais près d’un tiers du total des euthanasies déclarées. Plus spécifiquement, la part d’euthanasies pour motif de polypathologies parmi les euthanasies pratiquées sur des personnes qui n’étaient pas en fin de vie a littéralement décuplé en cinq ans, passant de 5,9 % à 57,3 %.

    Ces pourcentages, en constante augmentation depuis la dépénalisation de cette pratique en Belgique, suscitent de profondes interrogations : la vieillesse serait-elle devenue une raison suffisante pour recourir à l’euthanasie ?

    La polypathologie : une catégorie floue qui s’apparente à la fatigue de vivre

    Dans son dernier rapport bisannuel publié en 2025, la Commission de contrôle soulignait cette hausse continue des euthanasies sur la base du critère de polypathologie et expliquait que « ce pourcentage continuera à augmenter, car la polypathologie est associée au processus de vieillissement que subissent les patients ».

    En effet, la polypathologie désigne, toujours selon la Commission, « une combinaison de la souffrance provoquée par plusieurs affections chroniques qui évoluent vers un stade final ». En pratique, ces affections peuvent notamment consister en une insuffisance cardiaque terminale, une hémiplégie due à un AVC, mais aussi des troubles cognitifs, la baisse de la vue ou de l'audition, la polyarthrite ou l'incontinence.

    Si certaines de ces affections mettent la vie en danger, celles-ci affectent principalement la qualité de vie, ce qui explique qu’en 2025, plus de la moitié des euthanasies de cette catégorie (57,3 %) a été pratiquée alors que le décès n’était pas attendu à brève échéance.

    La peur de la dépendance deviendrait-elle suffisante pour abréger la vie ?

    Pour comprendre ce qui justifie l’euthanasie sur la base de ces affections qui ne mettent pas directement la vie en jeu, il faut avoir à l’esprit la logique subjective suivie par la Commission de contrôle dans sa vérification de la légalité des euthanasies, selon laquelle ce que dit le patient de sa souffrance fait loi.

    Dans le cas des polypathologies, l’évolution chronique des affections s’étend sur plusieurs années et peut être à l’origine d’une souffrance psychologique importante, selon la Commission. En se basant sur les recherches scientifiques de Marianne Dees, la Commission rapporte que « le sentiment de désespoir, la dépendance aux soins, la peur d'une dégradation supplémentaire et celle de souffrances physiques accrues sont des facteurs déterminants dans la demande d'euthanasie ».

    Dans ce contexte, on comprend aussi que dans 86 % de l’ensemble des euthanasies déclarées, des souffrances physiques et psychiques étaient mentionnées simultanément.

    Ce constat souligne en réalité le besoin vital d’un meilleur accompagnement de la vieillesse et de la fin de vie en général afin que la lassitude de vivre et la peur de la dépendance ne deviennent pas des raisons suffisantes pour abréger la vie d’une personne.

  • L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre

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    D'OSV News :

    La béatification de l'archevêque Sheen le 24 septembre sera « un moment d'immense grâce »

    CITÉ DU VATICAN (OSV News) — L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre à Saint-Louis, a annoncé le Dicastère pour les causes des saints le 25 mars.

    La béatification aura lieu à Saint-Louis, sous la présidence du cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l'évangélisation.

    Le 9 février, le diocèse de Peoria, dans l'Illinois, avait annoncé que le Vatican avait donné son feu vert pour que la béatification de l'archevêque Sheen puisse se poursuivre, six ans après que le Saint-Siège l'eut reportée , initialement prévue pour décembre 2019, quelques semaines seulement avant la date prévue.

    Au Dôme du Centre des États-Unis

    Dans un communiqué du 25 mars, l'évêque Louis Tylka de Peoria a déclaré que la béatification aurait lieu à 14h00, heure centrale, au Dôme de l'America's Center à Saint-Louis.

    « Anticipant une forte participation, nous avons choisi ce lieu en raison de sa disponibilité, du fait qu'il soit en intérieur et de sa proximité avec le diocèse de Peoria », a déclaré l'évêque Tylka.

    L’évêque Tylka a ajouté qu’un certain nombre d’événements auront lieu à Peoria pour célébrer cette merveilleuse occasion.

    « C’est un moment de grâce immense pour l’Église, et plus particulièrement pour nous, dans le diocèse de Peoria, où l’archevêque Sheen est né, a été ordonné et a débuté son ministère sacerdotal », a-t-il ajouté. « Sa vie et son ministère continuent d’inspirer d’innombrables personnes à connaître et à aimer Jésus-Christ plus profondément. »

    « La messe de béatification sera un moment intense de prière et de célébration pour les fidèles, proches et lointains », a déclaré Mgr Tylka. « J’invite tous ceux qui ont été touchés par la vie et l’héritage de Mgr Sheen à se joindre à nous, en esprit ou en personne, pour cet événement historique. »

    « Joie indescriptible » lors de l'annonce

    Mgr Roger Landry, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires des États-Unis, a accueilli la nouvelle de la date de béatification avec une « joie indescriptible » et s'est dit « ravi » que le cardinal Tagle ait été choisi « pour être le légat pontifical, le célébrant et le prédicateur de la messe de béatification ».

    L’archevêque Sheen — qui fut lui-même directeur national des Œuvres pontificales missionnaires (1950-1966) — « est une source d’inspiration non seulement pour nous tous qui poursuivons son œuvre de prière et de soutien à l’œuvre missionnaire de l’Église à travers le monde, mais aussi pour tous ceux dont la foi a été renforcée par ses prédications, ses émissions, ses écrits et sa vie sainte de catholique », a déclaré Mgr Landry dans un communiqué du 25 mars à OSV News.

    « Le cardinal Tagle, tout comme Sheen », a-t-il ajouté, « est un prédicateur incroyablement doué, mais il saura sans aucun doute mettre l'accent sur les contributions que le bientôt bienheureux Fulton Sheen a apportées et continue d'apporter à bien des égards à l'œuvre missionnaire de l'Église. »

    Une voix majeure dans l'évangélisation

    En février, lors de l'annonce de la béatification de l'archevêque Sheen, l'évêque Tylka a qualifié le prélat de « l'une des plus grandes voix de l'évangélisation dans l'Église et dans le monde au XXe siècle ».

    « J’ai toujours admiré son engagement indéfectible au service de l’Église comme prêtre, un engagement nourri par sa profonde dévotion à la Vierge Marie et à l’Eucharistie », a déclaré Mgr Tykla. « Tout au long de sa vie, sa capacité à partager l’Évangile et à établir une véritable relation avec les gens a conduit d’innombrables âmes à une rencontre avec Jésus – une rencontre qui a transformé non seulement sa propre vie, mais surtout celle de ceux qu’il a côtoyés. »

    L'archevêque Sheen reste dans les mémoires comme l'un des évangélistes les plus influents et novateurs de l'histoire américaine. Surnommé autrefois « le porte-parole de Dieu », il annonçait la vérité divine avec une approche non conflictuelle, mais non moins vivifiante, à des millions de personnes par le biais de la radio, de la presse écrite et de la télévision.

    « Que l’annonce de la date de béatification de l’archevêque ait été faite le jour de la solennité de l’Annonciation est tout à fait appropriée », a déclaré Mgr Landry dans son communiqué. « Mgr Sheen a consacré sa vie à poursuivre l’œuvre de l’archange Gabriel, nous appelant à nous réjouir car le Seigneur est avec nous, et imitant la réponse de Marie en se mettant au service du Seigneur, laissant toute sa vie se développer selon sa parole. »

    Le prêtre a ajouté : « J'ai hâte d'être à Saint-Louis le 24 septembre pour célébrer avec les catholiques venus de tous les États-Unis et du monde entier. »

  • Vocations : le miracle inspirant de Tolède

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    De Regina Einig sur le Tagespost :

    Tolède remporte la palme

    Dans aucun autre diocèse espagnol, le nombre de jeunes hommes choisissant la prêtrise, proportionnellement à la densité de population, n'est aussi élevé que dans l'archidiocèse de Tolède. Comment expliquer cela ?

    24 mars 2026

    Bien que le nombre absolu de candidats à la prêtrise soit plus élevé dans le diocèse voisin de Madrid (Madrid : 120, Tolède : 80), le diocèse de la capitale, avec ses près de sept millions d’habitants, est beaucoup plus densément peuplé. Quant à Tolède, avec ses 750 000 habitants, il se situe dans la moyenne des diocèses espagnols, et son troupeau catholique de près de 650 000 âmes est à peu près équivalent à celui du diocèse de Wurtzbourg. Depuis des années, le primat d’Espagne envoie des prêtres de son clergé diocésain vers les diocèses du nord et de l’est de l’Espagne, qui manquent cruellement de prêtres.

    Les fruits de la tradition

    Comment expliquer le « miracle de Tolède » ? Interrogés sur les raisons de ce flux constant de prêtres, l'archevêque Cerro et le recteur mettent en avant les fruits de la tradition : Tolède a respecté les directives du Concile de Trente et du Concile Vatican II et n'a pas participé à la phase expérimentale post-conciliaire. L'archidiocèse accorde une grande importance à la formation au séminaire, à des professeurs de théologie hautement qualifiés et à une identité forte. La fidélité au Magistère et la dévotion à Marie et aux saints y sont cultivées naturellement. Les séminaristes doivent être formés pour devenir des prêtres saints d'une manière profondément humaine, mais résolument détachée du monde, explique le primat, qui, l'an dernier, en plus des ordinations estivales traditionnelles, a célébré une seconde ordination sacerdotale avant Noël – pour deux candidats qui n'avaient pas encore atteint l'âge requis pour l'ordination estivale.

    Le petit séminaire, institution quasi disparue au nord des Alpes, fait également partie de la tradition à Tolède. L'accompagnement des familles et des jeunes y occupe une place centrale – il se passe manifestement quelque chose en marge du catholicisme traditionnel.

  • Le cardinal Hollerich du Luxembourg affirme que l'ordination des femmes est essentielle à l'avenir de l'Église

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    D'Alexander Folz sur EWTN News :

    Le cardinal Hollerich du Luxembourg affirme que l'ordination des femmes est essentielle à l'avenir de l'Église.

    Lors d'un symposium intitulé « Synodalité et Évangile prédiqué » à l'Université de Bonn, le cardinal a déclaré qu'il était auparavant plus conservateur sur cette question, mais qu'il avait changé d'avis.

     
    Le cardinal Hollerich du Luxembourg affirme que l'ordination des femmes est essentielle à l'avenir de l'Église.
    Cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg. | Crédit : Daniel Ibáñez/EWTN News

    24 mars 2026

    Le cardinal Jean-Claude Hollerich, SJ, ancien rapporteur général du Synode sur la synodalité, a publiquement plaidé en faveur de l'ordination des femmes, arguant que l'Église ne peut perdurer longtemps si la moitié du peuple de Dieu n'a pas accès au ministère ordonné.

    « Je ne peux pas imaginer comment, à long terme, une Église peut survivre si la moitié du peuple de Dieu souffre parce qu'elle n'a pas accès au ministère ordonné », a déclaré Hollerich jeudi lors d'un symposium sur la synodalité et Praedicate Evangelium à l'Université de Bonn, selon l'agence de presse KNA.

    L’archevêque de Luxembourg, qui se décrivait auparavant comme plus conservateur sur la question, a déclaré que son point de vue avait évolué. « J’ai également appris, en tant qu’évêque, qu’il ne s’agit pas seulement du désir de quelques associations féministes de gauche », a-t-il affirmé.

    Tout en appelant à la patience envers les autres cultures qui pourraient considérer le débat sur l'ordination comme un « problème artificiel », Hollerich a cité ce qu'il affirmait être un large soutien à l'ordination des femmes dans ses paroisses.

    « Lorsque je parle avec les femmes des paroisses, 90 % d’entre nous partagent le même avis », a-t-il déclaré, ajoutant que les évêques sont tenus d’écouter ces voix.

    L'enseignement définitif de l'Église

    Dans sa lettre apostolique de 1994, Ordinatio Sacerdotalis, le pape Jean-Paul II a déclaré de manière définitive que « l’Église n’a aucune autorité pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes et que ce jugement doit être définitivement adopté par tous les fidèles de l’Église ».

    Puisque l'ordination est un sacrement unique comportant trois degrés, cette règle s'applique également au diaconat et à l'épiscopat.

    Réforme de la Curie et succession papale

    Hollerich a également salué l'influence du défunt pape François sur la Curie romaine. Par sa constitution apostolique Praedicate Evangelium, François – qui a été pape de 2013 à sa mort en 2025 – a ouvert les postes à responsabilité au Vatican aux femmes. Hollerich a affirmé que cette évolution se poursuivrait sous le pontificat de Léon XIV. « Je souhaite ardemment que toute l'Église s'en réjouisse », a-t-il déclaré.

    Le symposium était organisé par le département de théologie morale de l'université de Bonn, sous la direction du théologien Jochen Sautermeister. Les cardinaux Óscar Rodríguez Maradiaga et Oswald Gracias, ainsi que les évêques Franz-Josef Overbeck d'Essen et Klaus Krämer de Rottenburg-Stuttgart, tous deux en Allemagne, y ont également pris la parole.

    Cet article a été initialement publié par CNA Deutsch, le service frère germanophone d'EWTN News.

  • Des théologiens pressent le Vatican de répondre aux préoccupations concernant « Mater Populi Fidelis »

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Des théologiens pressent le Vatican de répondre aux préoccupations concernant un document marial

    Des érudits demandent une réponse officielle au Dicastère pour la Doctrine de la Foi à leur critique détaillée de « Mater Populi Fidelis », qui, selon eux, s'écarte de l'enseignement papal et conciliaire sur Notre-Dame.

    Des membres d'un groupe international de théologiens et de mariologues de renom ont écrit au cardinal Victor Fernández pour lui demander de répondre à leurs critiques détaillées d'une note doctrinale du Vatican publiée en novembre dernier, qui minimisait certains titres mariaux de dévotion établis de longue date.

    Dans une lettre datée du 19 mars , jour de la fête de saint Joseph, et rendue publique le jour de la fête de l'Annonciation, la Commission théologique de l'Association mariale internationale a exprimé sa déception que le Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF), dirigé par le cardinal Fernández, n'ait pas encore répondu à leurs préoccupations concernant Mater Populi Fidelis (Mère du peuple fidèle) qu'ils avaient publiées dans un long commentaire le 8 décembre , jour de la fête de l'Immaculée Conception.

    Mater Populi Fidelis , la note doctrinale publiée par la Doctrine de la Foi le 4 novembre, enseigne que la coopération unique de Marie au salut doit toujours être comprise comme entièrement dépendante et subordonnée à l’unique médiation et au sacrifice rédempteur universel du Christ, rejetant toute formulation qui brouillerait cette asymétrie. De manière significative, elle juge les titres de « Corédemptrice » et certaines occurrences de « Médiatrice de toutes les grâces » pastoralement et théologiquement ambigus, déconseillant leur utilisation dans l’enseignement officiel ou la liturgie, sans pour autant nier les vérités qu’ils cherchent à exprimer. 

    La réduction du nombre de titres mariaux dans ce document a suscité de vives critiques de la part des mariologues, qui craignent qu'il n'adopte une vision minimaliste de la Vierge Marie et de son rôle dans le salut. Si certains ont salué cette mesure comme une clarification et unification œcuménique, recentrant le langage marial sur le Christ et décourageant l'emploi de titres susceptibles d'être mal interprétés, d'autres s'inquiétaient d'un possible affaiblissement de la dévotion populaire et du risque de voir disparaître les nouveaux dogmes mariaux liés à ces titres, après des décennies de travaux mariologiques. 

    Dans leur lettre du 19 mars adressée au cardinal Fernández, les membres de la commission théologique ont indiqué que leur commentaire de 23 pages citait plusieurs déclarations mariologiques dans la note doctrinale, lesquelles « constituaient des omissions, des minimisations, voire, dans certains cas, des contradictions avec les enseignements mariaux doctrinaux préconciliaires et postconciliaires antérieurs ».

    Ils ont ajouté que les clarifications et corrections mises en évidence dans leur commentaire « sont nécessaires afin de refléter une herméneutique mariologique de continuité avec les enseignements mariologiques papaux préconciliaires et postconciliaires, ainsi qu’avec les enseignements mariologiques essentiels du Concile Vatican II ». 

    Pour étayer leur demande de correction de la note doctrinale, les théologiens ont attiré l'attention du cardinal Fernández sur des notes doctrinales antérieures du Saint-Office (aujourd'hui la Congrégation pour la Propagation de la Foi) qui avaient nécessité une rectification et qui seraient alors intégrées au Magistère. Ils ont notamment cité l'exemple notable de l'Instruction sur l'esclavage de 1866 du Saint-Office, Collectanea S. Congregationes de Propaganda Fide Sue Decreta Instructiones Rescripta Pro Apostolicis Missionibus (Recueil de la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi : Décrets, Instructions et Rescrits pour les Missions Apostoliques) , qui affirmait que l'esclavage n'était contraire ni au droit naturel ni au droit divin. Le pape Léon XIII a renversé cette position en 1888, et saint Jean-Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor (La Splendeur de la Vérité), a désigné l'esclavage « comme l'une des pratiques qui sont par nature "intrinsèquement mauvaises" ».

    Dans leur commentaire du 8 décembre, les théologiens ont salué les propos informels tenus le 27 novembre par le cardinal Fernández à la journaliste du Vatican Diane Montagna. Dans ces propos, le cardinal modifiait de manière informelle le libellé de la note doctrinale concernant le titre de « Co-rédemptrice ». Il précisait que son usage n’est pas « toujours inapproprié », comme indiqué dans Mater Populi Fidelis , mais simplement exclu des documents et liturgies officiels. Bien que les théologiens aient considéré cette évolution comme positive, ils regrettaient qu’elle demeure non officielle et sans correction formelle de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (DDF) .

    Le document, écrivent-ils, comporte toujours « une omission substantielle de la valeur rédemptrice de la coopération active et unique de Marie à la rédemption objective, ainsi que ce que nous considérons comme une interdiction inutile du titre légitime de Corédemptrice dans les futurs documents officiels du Saint-Siège et dans les textes liturgiques ». La note doctrinale, écrivent-ils, représente « un recul pour la doctrine ».

    La commission théologique, composée de cardinaux, d'évêques et de plus de 40 théologiens et mariologues de renommée internationale, dont les universitaires américains Scott Hahn, Mark Miravalle et Michael Sirilla, a souligné qu'ils avaient formulé leurs critiques de Mater Populi Fidelis « dans le cadre d'un dialogue synodal respectueux et dans la recherche de la meilleure formation théologique possible pour le bien de l'Église ». 

    Ils ont également affirmé que leurs critiques étaient cohérentes avec leur responsabilité de théologiens, telle que spécifiée dans l'instruction DDF de 1990 Donum Veritatis (Don de la Vérité) , qui stipule qu'il est « du devoir » des théologiens de « faire connaître aux autorités magistérielles » les enseignements problématiques.

    Ils ont conclu leur lettre en demandant respectueusement une réponse officielle au commentaire de l'IMATC sur Mater Populi Fidelis , ainsi qu'à d'autres pétitions faites par les fidèles du monde entier « concernant les lacunes de cette note doctrinale ». 

    Le journal The Register a contacté le cardinal Fernandez pour obtenir un commentaire, mais celui-ci n'avait pas répondu au moment de la publication. 

  • 25 mars : Journée Européenne de l'enfant à naître

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    Les membres du Congrès Européen des Mouvements au service de la Vie et de la Famille, organisé par le Conseil Pontifical pour la Famille, réunis à Grenade en Espagne en l'an 2000, proposaient que soit célébré le jour de l'enfant à naître sur tout le continent européen. "Nous pensons qu'il conviendrait d'unir cette journée à la célébration, par l'Eglise catholique, de la solennité de l'Incarnation du Seigneur, le 25 mars, jour où le Fils de Dieu s'est fait homme au sein de la Vierge".

    Jean-Paul II lui-même, lors de la prière de l'Angelus, le jour de l'Annonciation 2001, soit lors de la 1ère Journée Européenne de l'Enfant à Naître soulignait l'importance de cette journée :

    "Que, face à la culture de la mort et aux atteintes qui, malheureusement, se multiplient contre la vie de l'homme, l'engagement à la défendre au cours de toutes ses étapes, du premier instant de sa conception jusqu'à la mort, ne fasse jamais défaut. Puisse l'humanité connaître un nouveau printemps de la vie, dans le respect et l'accueil de chaque être humain, dans lequel resplendit le visage du Christ ! Pour cela, prions ensemble Celle qui est " parole vivante de consolation pour l'Église dans son combat contre la mort " (EV,105). Je salue les membres des divers groupes et mouvements activement engagés contre l'avortement, en faveur de la vie. En rappelant le jour où Marie conçut l'Enfant Jésus, je désire envoyer une Bénédiction spéciale aux femmes qui attendent un enfant et, en particulier à celles qui se trouvent dans des situations difficiles. A toutes, je dis : un enfant conçu est toujours une invitation à vivre et à espérer." Des mouvements respectueux de la dignité de tous. En soutenant les mouvements qui oeuvrent pour la vie, nous entendons attirer l'attention sur toutes celles et tous ceux qui agissent, souvent silencieusement, dans un esprit de compassion et d'accueil, dans le respect de la diversité de chacun. Nous ne cautionnons en aucune façon ceux qui usent de moyens violents pour promouvoir une juste cause, considérant qu'ils desservent ceux qu'ils prétendent servir."

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