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  • L'effacement systématique du patrimoine chrétien arménien dans le Haut-Karabakh

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    Du site de l'ECLJ :

    Juillet 2024

    Le Haut-Karabakh, situé dans ce qui est aujourd'hui le sud-ouest de l'Azerbaïdjan, abrite un trésor de patrimoine chrétien arménien - églises, monastères, khachkars et autres objets culturels qui témoignent de la foi et de la culture du peuple arménien. Ces précieux éléments de l'histoire arménienne sont toutefois systématiquement effacés de la région. 

    Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a récemment publié un rapport détaillé intitulé « L'effacement systématique du patrimoine chrétien arménien dans le Haut-Karabakh ». Ce rapport cherche à attirer l'attention sur la destruction et le révisionnisme du patrimoine chrétien arménien, à évaluer la réponse internationale à ce jour et à fournir des recommandations pour lutter contre l'effacement culturel qui se produit au Haut-Karabakh.

    H-K Rapport video

    Le rapport de l'ECLJ fournit une liste exhaustive et un examen détaillé des sites religieux qui ont été détruits, endommagés ou menacés par l'Azerbaïdjan entre septembre 2023 et juin 2024. Le rapport détaille également le révisionnisme culturel mené par l'Azerbaïdjan. Pour parvenir à un effacement culturel complet, l'Azerbaïdjan ne s'est pas contenté de détruire le patrimoine arménien, il nie également son existence.

    L'impact du rapport de l'ECLJ

    L'ECLJ s'est engagé à utiliser son rapport pour inciter les institutions internationales à protéger le patrimoine chrétien arménien. D'ores et déjà, «L'effacement systématique du patrimoine chrétien arménien au Haut-Karabakh» a influencé le dialogue autour de la destruction dans le Caucase du Sud.

    Le 26 juin 2024, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté la résolution 2558 (2024), «Lutter contre l'effacement de l'identité culturelle en temps de guerre et de paix». Cette résolution condamne la destruction méthodique des monuments historiques ukrainiens et la décontextualisation des artefacts culturels ukrainiens par le biais du révisionnisme culturel. 

    Avant l'adoption de cette résolution, pour attirer l'attention sur l'effacement culturel dans le Haut-Karabakh, l'ECLJ a présenté son dernier rapport aux députés de l'APCE et les a exhortés à dénoncer les horribles destructions commises par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh. L'ECLJ a également contacté la rapporteuse Mme Yevheniia Kravchuk (Ukraine), l'autrice du projet de résolution, pour la remercier de son travail sur l'effacement culturel en Ukraine et d'avoir pris en considération les destructions au Haut-Karabakh dans son rapport.

    Des délégués tels que M. Hayk Mamijanyan (Arménie), M. Gergely Arató (Hongrie) et Mme Sona Ghazaryan (Arménie) ont utilisé la tribune pour souligner la situation épouvantable dans le Haut-Karabakh et la nécessité de concentrer les efforts pour protéger ce qui reste du patrimoine culturel de la région. L'ECLJ exhorte l'APCE à écouter les paroles de M. Mamijanyan qui a déclaré lors du débat sur la résolution: «Restons unis dans notre engagement à protéger et à préserver l'identité culturelle de toutes les nations, en veillant à ce que l'histoire, aussi vulnérable soit-elle, ne soit jamais oubliée».

    M. Arató a souligné la nécessité de s'opposer à l'Azerbaïdjan en déclarant que « le mépris du droit international et de l'autodétermination culturelle du peuple arménien dans le cas du Haut-Karabakh est troublant. [...] Si nous acceptons la destruction des valeurs culturelles et de l'identité nationale dans le cas d'un seul pays, d'une seule région, nous ne serons pas non plus protégés si notre culture et notre identité sont en danger ».

    L'APCE doit agir pour protéger le patrimoine en danger au Haut-Karabakh

    L'ECLJ se réjouit de la nouvelle résolution et de sa protection du patrimoine culturel ukrainien. La résolution 2558 appelle les États membres à «promouvoir une protection efficace des identités culturelles, du patrimoine culturel et des droits culturels menacés». La résolution demande également aux États membres de «mettre en commun leurs ressources et de coordonner leurs actions» pour aider l'Ukraine, mettre fin à la destruction culturelle et soutenir les efforts de rétablissement et de reconstruction. 

    Il est impératif que l'APCE adopte une résolution similaire demandant une protection spécifique du patrimoine chrétien arménien en danger. Comme l'a souligné Mme Ghazaryan, «la préservation des monuments historiques et culturels est notre responsabilité collective, quelle que soit leur origine culturelle et nationale, car il est de notre responsabilité collective de protéger notre histoire humaine commune». La même menace d'effacement culturel total qui pèse sur l'Ukraine pèse sur le Haut-Karabakh. L'APCE doit agir avant qu'il ne soit trop tard. 

    Le rapport de l'ECLJ a contribué à souligner l'importance de la protection des sites culturels dans le monde entier, et l'ECLJ continuera à attirer l'attention des institutions internationales sur cette question jusqu'à ce que la protection du patrimoine chrétien arménien soit assurée. 

    Soutenez notre action institutionnelle en signant notre pétition et en partageant notre rapport et notre vidéo : 

    L’Azerbaïdjan n’a plus sa place au Conseil de l’Europe !

  • Les carmélites de Compiègne bientôt canonisées

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    Du National Catholic Register (Kelsey Wicks) :

    Le pape François ouvre un procès spécial pour canoniser 16 martyres carmélites de la Révolution française

    Les martyres depuis longtemps vénérées comprennent 11 religieuses, trois sœurs laïques et deux externes.

    Blessed Martyrs of Compiègne were guillotined for their faith on July 17, 1794.

    Les bienheureuses martyres de Compiègne ont été guillotinées pour leur foi le 17 juillet 1794.

    archive du 25 février 2022

    Leurs voix ont chanté depuis l'échafaud alors qu'elles allaient à la mort le 17 juillet 1794, pendant le règne de la Terreur, la période effrayante de la Révolution française qui a supervisé l'exécution d'au moins 17 000 personnes.

    À la demande des évêques de France et de l'Ordre des Carmes Déchaussés (OCD), le pape François a accepté le 22 février d'ouvrir un processus spécial connu dans l'Église catholique sous le nom de "canonisation équipollente" pour élever les 16 martyrs carmes de Compiègne sur les autels.

    La canonisation équipollente, ou "équivalente", est, comme le processus de canonisation habituel, une invocation de l'infaillibilité papale par laquelle le pape déclare qu'une personne fait partie des saints du ciel. Elle évite le processus formel de canonisation ainsi que la cérémonie, puisqu'elle se produit par la publication d'une bulle papale. 

    Une longue vénération du saint et une vertu héroïque démontrée sont toujours requises, et bien qu'aucun miracle moderne ne soit nécessaire, la renommée de miracles survenus avant ou après sa mort est prise en compte après étude par la section historique de la Congrégation pour les causes des saints. 

    Cette procédure est très rare. Le pape François a déclaré d'autres saints par canonisation équipollente, comme saint Pierre Faber et sainte Marguerite de Costello, ce que le pape Benoît XVI a également fait pour sainte Hildegarde de Bingen et que Pie XI a accordé à saint Albert le Grand.

    Parmi ces martyres, 11 religieuses, trois sœurs laïques et deux externes. 

    Inspirée par l'action spontanée de la seule novice parmi elles - et la première et la plus jeune à mourir - chacune des 16 membres du couvent carmélite de Compiègne a entonné le Laudate Dominum en montant les marches vers la guillotine. La prieure du couvent a accordé la permission solennelle de mourir à chaque sœur qui, agenouillée devant elle juste après avoir embrassé la statue de la Sainte Vierge dans ses mains, a monté les marches de l'échafaud. La prieure fut la dernière à mourir, sa voix résonnant jusqu'à ce que le métal tranche la tête et le corps.

    Leur mort a calmé la foule et, dix jours plus tard, le règne de la Terreur a lui-même été réduit au silence, un exploit pour lequel les sœurs ont offert leurs exécutions à Dieu.

    Le père John Hogan, carme profès et animateur sur EWTN, a ajouté son poids à la nouvelle de l'action du pape François sur Twitter. 

    "Ces sœurs carmélites sont restées fidèles à la foi, même si l'État exigeait qu'elles embrassent ce qui était finalement une nouvelle religion - le culte du séculier", a-t-il tweeté, ajoutant qu'il y a "de nombreux parallèles avec ce qui se passe aujourd'hui."

    Leur fête restera le 17 juillet. 

    Un plan héroïque pour mettre fin à la terreur

    Béatifiées en 1906, la fidélité des sœurs à leurs vœux et le témoignage remarquable de leur mort ont tout inspiré, des romans tels que Le Chant et l'Échafaud, au cinéma, et même un célèbre opéra intitulé Dialogue des Carmélites, inspiré du livre du même nom écrit par le célèbre romancier et essayiste catholique Georges Bernanos.

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  • Affaire Rupnik : un procès qui n’en finit pas; le sien et celui de ses œuvres

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (Diakonos.be) :

    Rupnik. Un procès qui n’en finit pas. Le sien et celui de ses œuvres

    Le Pape François l’a dit et l’a écrit à plusieurs reprises : il préfère entamer des procès à la durée et à l’issue indéterminées plutôt que de prendre des décisions prématurées et imprudentes.

    Il a pourtant mis en branle une « procédure », au sens judiciaire du mot, qui semble franchement dépasser les bornes en matière de délai. Il s’agit du procès pour abus spirituels et sexuels, avec des dizaines de victimes, à l’encontre de l’ex-jésuite Marko Ivan Rupnik, 69 ans, un artiste de renommée internationale dont les mosaïques ornent des dizaines de lieux sacrés dans le monde entier, y compris les palais du Vatican et le sanctuaire de Lourdes.

    La photo ci-dessus est la reproduction d’un détail de la grande mosaïque de la chapelle « Redemptoris Mater » au Vatican, dans laquelle le P. Rupnik s’est représenté lui-même tenant la palette de couleurs, avec le cardinal Tomáš Spidlik (1919-2010) à ses côtés, son maître spirituel, ainsi que sa compatriote et amie Nataša Govekar, 49 ans, qui dirige au Vatican la section théologico-pastorale du Dicastère pour la Communication.

    Les accusations du pèsent sur le P. Rupnik sont à ce point grave que le procès canonique que le Pape François a ordonné au Dicastère pour la Doctrine de la foi d’instruire contre Rupnik le 27 octobre dernier n’est pas le premier mais bien le troisième procès à son encontre.

    Le procès numéro 1 remonte à janvier 2020, et la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait chargé la Compagnie de Jésus de l’instruction, à la suite d’une dénonciation contre le P. Rupnik pour avoir donné l’absolution en confession à un complice dans un péché « contre le sixième commandement ». Les juges, qui n’étaient pas tous jésuites, avaient considéré à l’unanimité que cette accusation gravissime était bel et bien fondée. Et c’est sur cette base que la Congrégation, à l’époque présidée par le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, s’était préparée à rendre son jugement.

    Étonnamment, cependant, au moment même où Rupnik attendait son jugement et alors que la Compagnie de Jésus lui avait déjà imposé des mesures disciplinaires, y compris une interdiction de prêcher, le Pape François, le 6 mars 2020, l’avait chargé de prêcher la première méditation de Carême devant les hauts dignitaires de la Curie vaticane, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique.

    En mai, la Congrégation rendait son jugement, qui comprenait l’excommunication « latae sententiae ». Et nouvelle surprise : quelques jours après – certains disent quelques heures après – et en tout cas le même mois, comme cela a été confirmé dans un communiqué ultérieur de la Compagnie de Jésus, l’excommunication était levée.

    Et qui pouvait bien lever une excommunication de ce genre sinon le seul qui soit au-dessus de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, c’est-à-dire le Pape ?

    *

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  • Défends-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'oeil (graduel du 15e dimanche du T.O.)

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    Graduale Graduel
    Ps. 16, 8 et 2 Ps. 16,8 et 2
    ℟. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi: sub umbra alárum tuárum prótege me. ℣. De vultu tuo iudícium meum pródeat: óculi tui vídeant aequitátem. ℟. Défends-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'oeil, protège-moi à l'ombre de Tes ailes. ℣. Que mon jugement procède de Ta face ; que Tes yeux voient l'équité.
  • "Suscepimus, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui" (Introït du 14e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 47, 10-11  
    SUSCÉPIMUS, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui: secúndum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terrae: iustítia plena est déxtera tua. Ps. ibid., 2 Magnus Dóminus, et laudábilis nimis: in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius. ℣. Glória Patri. Nous avons reçu, ô Dieu, Ta miséricorde au milieu de Ton temple : comme Ton nom, ô Dieu, Ta louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre, Ta droite est pleine de justice. Ps. Le Seigneur est grand et très digne de louange : dans la cité de notre Dieu, sur Sa sainte montagne.
  • Une statue de la Vierge suscite la controverse

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    De kath.net/news :

    P. Goring CC/Canada : « Tout le monde parle de cette inquiétante sculpture dans une cathédrale autrichienne »

    5 juillet 2024

    Un YouTubeur catholique avec 250 000 followers sur la statue scandaleuse de la cathédrale de Linz : Avec de telles performances, il ne faut pas s'étonner que de nombreux jeunes « se tournent vers la 'messe latine traditionnelle' ».

    Linz (kath.net) "Tout le monde parle de cette sculpture inquiétante dans une cathédrale autrichienne qui tente apparemment de représenter la Bienheureuse Vierge Marie." C'est ce qu'a dit le père Mark Goring CC dans sa vidéo YouTube intitulée "La dernière abomination". Goring est curé de la paroisse St Mary's à Ottawa (Canada, province de l'Ontario), père de la jeune communauté sacerdotale des Compagnons de la Croix (reconnue par le Saint-Siège en 2003 comme société de vie apostolique) et YouTuber catholique à succès.

    Le prêtre canadien décrit dans sa vidéo YouTube qu'il avait lu des articles sur cette statue, mais ces articles ne montraient aucune photo. "Vous savez, si vous écrivez sur une statue que vous considérez comme 'blasphématoire', alors en montrant des photos, vous devriez permettre au lecteur de se forger son propre jugement." Mais au début, il n'a trouvé aucune image ni aucun lien correspondant. "La raison pour laquelle certains médias catholiques [internationaux] n'ont pas montré de photo de la statue, c'est parce qu'elle est vraiment, vraiment dérangeante, surtout dans une église catholique, dans une cathédrale épiscopale." C’est « totalement inapproprié dans une cathédrale catholique » et il ne sait pas s’il doit en rire ou en pleurer.

    Il décrit d'abord : « Imaginez que vous vous promenez dans une ville avec votre famille et vos jeunes enfants et que vous voyez une église catholique, une cathédrale. Vous dites à vos enfants : « Hé, allons dans cette église et disons une petite prière à Jésus. Et puis vous entrez dans cette église et vous voyez une sculpture comme celle-ci dans l'église. Vous direz très vite à vos enfants : 'Hé les enfants, allons chercher une glace', vous leur couvrirez les yeux, vous les détournerez précipitamment."

    Göring a une seconde réflexion à propos de cette statue : il entend souvent des prêtres et des évêques se plaindre du fait qu'un si grand nombre de jeunes catholiques et aussi de jeunes hommes dans les séminaires « se tournent vers la messe latine traditionnelle ». Selon Goring, cela est dû au fait que « nous sommes confrontés à un certain niveau de contamination dans l’Église ». « Même un pape a dit que la fumée de Satan était entrée dans l’église.

    Lorsqu'un jeune « a eu une rencontre profonde avec le Seigneur Jésus-Christ et veut lui dire oui de tout son cœur, veut le suivre et suivre ses commandements, alors il voit qu'en de nombreux endroits il y a cette contamination du catholicisme normal. .»

    Le pasteur Goring s’adresse ensuite directement aux responsables de l’Église : « Vous devez faire quelque chose. Au moins un petit commentaire du genre 'hm, ça nous a dérangé' ou 'nous en avons parlé à l'évêque'.

    La vidéo de Goring sur la statue controversée de la Vierge Marie dans le Mariendom de Linz a été visionnée plus de 50 000 fois le premier jour après sa publication. 880 personnes ont déjà laissé un commentaire sur la vidéo du père, et pratiquement tous les commentaires sont entièrement d'accord. Par exemple, une personne écrit : « Merci, Père Mark, d’avoir soulevé ce sujet. J'en ai marre des gens qui nous disent de nous taire et de faire comme si tout allait bien (et qui attaquent ensuite ceux qui dénoncent le mal). Tout ne va pas bien et il faut en parler. Sinon, les mauvaises personnes (y compris les prêtres et les évêques) continueront à faire ces choses terribles parce que personne ne dit rien et [donc] ils pensent pouvoir le faire. Merci encore pour votre courage. Nous avons besoin de plus de prêtres comme vous. Que Dieu te bénisse!"

    Le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a répondu à la demande de presse de kath.net concernant la statue en train d'accoucher de la Vierge Marie par une déclaration détaillée et a déclaré, entre autres : « Une représentation picturale du mystère de la révélation de la véritable naissance de Dieu en tant qu'être humain doit avoir pour objectif de permettre au spectateur de croire en l'incarnation de Dieu et de se concentrer sur le Christ et de l'adorer comme Dieu et Sauveur... Même en décrivant « Jésus dépouillé de ses vêtements sur la croix", l'autorité ecclésiale a toujours attaché de l'importance au fait que Jésus n'est pas un objet de fantasmes érotiques, mais que la vision de sa souffrance et de son humiliation nous convainc de l'amour de Dieu, " qui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Voir le lien.

  • Aux origines du christianisme romain, sur la tombe de saint Paul

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    De Vatican News (Paolo Ondarza) :

    Aux origines du christianisme romain, sur la tombe de saint Paul

    Une dalle romaine portant l'inscription "PAULO APOSTOLO MART"; un lieu de sépulture d'une importante communauté chrétienne; des recherches scientifiques récentes qui permettent d'attribuer à un homme ayant vécu entre le Ier et le IIe siècle, la dépouille mortelle trouvée à l'intérieur d'un sarcophage en marbre brut. Telles sont les données matérielles qui attestent de la présence de «l'Apôtre des Gentils» sous l'autel de la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Un lieu riche d'histoire et de foi.

    Au début des années 2000, la figure de Paul de Tarse suscite un regain d'intérêt. Des découvertes sensationnelles mettent au jour d'abord le plus ancien portrait de «l'Apôtre des Gentils» dans les catacombes romaines de Sainte -Thècle, puis un sarcophage de marbre brut sous l'autel papal de la basilique qui renvoie à l'auteur des treize épîtres du Nouveau Testament.

    La reconnaissance scientifique

    La confirmation a été donnée avec une profonde émotion le 29 juin 2009, lors des premières vêpres de clôture de l'Année paulinienne, par Benoît XVI. À cette occasion, le Souverain Pontife avait annoncé les résultats de l'analyse scientifique minutieuse effectuée sur la tombe deux mille ans après la naissance de Paul: une sonde spéciale introduite dans le sarcophage a révélé des traces d'un précieux tissu de lin teint en pourpre laminé avec de l'or pur, d'un tissu bleu avec des filaments de lin, de grains d'encens rouges et de substances protéiques et de chaux. De très petits fragments d'os ont également été trouvés. Soumis à l'examen du carbone 14 mené par des experts ignorant leur provenance, ils ont permis de remonter à une personne ayant vécu entre le Ier et le IIe siècle. «Cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée selon laquelle il s'agit de la dépouille mortelle de l'apôtre Paul», avait commenté Benoît XVI avec prudence.

    Une reproduction de la dalle au-dessus du tombeau
    Une reproduction de la dalle au-dessus du tombeau

    Un tombeau jamais ouvert

    Quinze ans après cette annonce, nous nous rendons sur la tombe en compagnie du père Lodovico Torrisi, maître des novices de l'abbaye de Saint-Paul-hors-les-murs, gouvernée depuis le VIIIe siècle par des moines bénédictins. «La tombe n'a jamais été ouverte, explique-t-il, car les vibrations, en enlevant le couvercle, le contact avec la lumière et l'oxygène pourraient détruire, désintégrer, ce qui restait du corps de Paul».

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  • Rire de Dieu ? Ce que le Pape n’a pas dit sur sa rencontre avec les comiques

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur Diakonos.be) :

    Rire de Dieu ? Ce que le Pape n’a pas dit sur sa rencontre avec les comiques

    (s.m.) Contribution externe. L’auteur de la lettre, Leonardo Lugaresi, est un expert reconnu des Pères de l’Église.

    L’événement auquel il fait référence, c’est la rencontre du 14 juin dernier entre le Pape François et une centaine d’acteurs comiques issus de quinze pays du monde, dont plusieurs célébrités.

    L’invitation à cette rencontre a été une surprise pour tous les invités, et le discours lu par le Pape pour l’occasion n’a pas apporté de réponse, comme en témoigne le compte-rendu ironique publié le 24 juin dans le quotidien « Il Foglio » par l’un des invités, Saverio Raimondo.

    Mais l’inconnue sur la raison de cette rencontre entre le Pape François et les comiques n’est rien par rapport à une autre inconnue bien plus sérieuse et profonde, celle sur le pourquoi « on peut rire aussi de Dieu ».

    Le Pape a répondu à cette question par une boutade, alors qu’au contraire – écrit le professeur Lugaresi – il s’agit d’une question « théodramatique » au plus haut degré qui a culminé dans le spectacle de Jésus sur la croix, que « le peuple restait là à observer » (Luc 23, 36), qui en croyant au Fils de Dieu, qui en le tournant en dérision.

    La parole au professeur Lugaresi.

    *

    Cher M. Magister,

    Votre dernier article, « Le Pape François, superstar sur la scène mondiale », m’a donné l’envie d’avancer une considération certes marginale mais peut-être utile pour approfondir le problème que vous avez mis en évidence. Elle m’est suggérée par la coïncidence dans la même journée de la double représentation de François, d’abord avec les comiques réunis au Vatican et ensuite avec les chefs d’État et de gouvernement du G7 dans les Pouilles le 14 juin dernier.

    Le Pape a déclaré aux comiques : « Peut-on aussi rire de Dieu ? Certes, et ce n’est pas un blasphème, on peut rire, comme on taquine et on plaisante avec les personnes que nous aimons. […] On peut le faire mais sans blesser les sentiments des croyants, et surtout des plus pauvres ». Que penser d’une telle affirmation, certes bien intentionnée, et qui n’aura pas manqué de susciter l’approbation enthousiaste du public qui l’écoutait ? Je dirais qu’elle est vraie : le monde peut rire de Dieu, mais dans un sens beaucoup plus profond, engageant et dramatique que ce que ne laisse entendre la boutade aguichante de François.

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  • En Loire Atlantique, le côté sombre, violent et anti-chrétien d'un rendez-vous musical

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    De Peter Bannister sur La Sélection du Jour :

    « Infernopolis » en Loire-Atlantique : le visage troublant du « metal » au festival Hellfest

    Le "Hellfest", rendez-vous incontournable des « metalleux » depuis 2006, vient de se terminer à Clisson en Loire-Atlantique. Présenté comme un festival avant tout ludique, il s'accompagne désormais d'un spectacle « Hellfest Kids » pour les enfants. Retour sur les origines troublantes du « metal » et sur son côté sombre, violent et anti-chrétien qui persiste aujourd'hui.

    Malgré son nom sulfureux, le festival de « musiques extrêmes » Hellfest (Fête de l'enfer en français, ndr) semble être devenu un élément plus que respectable du paysage culturel français. Sa dernière édition vient de se dérouler devant quelque 240 000 personnes à Clisson en Loire-Atlantique (44). Dans ses premières années, Hellfest avait provoqué plusieurs réactions fortes chez certains en raison de son imagerie diabolique. Ces temps sont désormais révolus. Le festival est désormais suffisamment bien établi pour collaborer avec la Philharmonie de Paris. Ensemble, ils ont créé une exposition à la gloire du metal, colloque académique à l'appui. Cet exposé « suivant le plan de la nef d'une église et orienté vers sept chapelles rayonnantes » présente notamment un vitrail à la mémoire du bassiste du groupe Metallica. Une provocation qui semble ne plus choquer personne.

    Et pourtant… musicologues et théologiens continuent de s'interroger : derrière une façade souvent humoristique, dans la lignée du Grand-Guignol, le metal cacherait-il un côté sombre ? Pour illustrer cette ambiguïté, observons l'étrange histoire du groupe anglais Black Sabbath. Tirant leur nom d'un film d'horreur avec Boris Karloff, les "Sabs" ont inventé le genre à la fin des années 1960. Ils ont ensuite connu un succès mondial sur des titres glaçants comme le tube éponyme "Black Sabbath". La chanson raconte de manière terrifiante une supposée rencontre avec le prince des ténèbres. Elle est basée sur les expériences du bassiste du groupe Geezer Butler dont les mémoires viennent de sortir en édition de poche. Issu d'une famille irlandaise catholique, le jeune Butler a lu les livres du magicien anglais Aleister Crowley – popularisé de manière posthume par des musiciens comme Jimmy Page de Led Zeppelin. Suite à cela, Butler s'est adonné à des pratiques occultes qu'il a pourtant rejetés après l'épisode paranormal sinistre que relate la chanson "Black Sabbath", décrite par le groupe comme un avertissement contre l'occultisme.

    Curieusement, les membres de Black Sabbath étaient personnellement loin d'être satanistes, malgré un style écrasant et un son menaçant imité par des générations de « metalleux ». Leur guitariste légendaire, Tony Iommi, a fini par composer un morceau inspiré par le Psaume 133 pour la cathédrale de Birmingham. Leur chanteur, Ozzy Osbourne, malgré ses nombreuses addictions et frasques sur scène, se dit quant à lui membre de l'église anglicane. Toutefois, le nom du groupe et la noirceur de ses albums, savamment promue par sa maison de disques, ont vite attiré de véritables sorcières et satanistes. Ils ont alors essayé – sans succès – d'inviter les quatre musiciens à leurs cérémonies.

    Plus de 50 ans après les débuts de Black Sabbath, on peut dire que le Hellfest exhibe précisément la même ambiguïté que les fondateurs du metal envers leur progéniture musicale. D'un côté, la plupart des musiciens et auditeurs traitent sans nul doute les concerts comme un simple divertissement réhaussé d'un d'un brin de flirt avec l'occultisme (comme pour Harry Potter). De l'autre, les scènes de Hellfest, surtout « l'Autel » et « le Temple », accueillent des partisans de musiques « extrêmes » qui prennent absolument tout au sérieux. Certains affichent un satanisme explicite (comme le black metal de groupes sembables aux Polonais Behemoth) ou expriment un néo-paganisme violent, typique du Viking metal, dont l'ancêtre lointain serait l' « Immigrant Song » de Led Zeppelin (et ses cris sanguinaires : « Valhalla, j'arrive… »). Ces deux tendances s'entrecroisent dans les années 1990 en Norvège, donnant lieu à des homicides et des incendies criminels contre plus de 50 églises. L'ancien batteur « Faust » du groupe Emperor, qui vient de jouer à Hellfest, a été condamné pour le meurtre homophobe de Magne Andreassen, tandis que d'autres membres d'Emperor ont été impliqués dans des incendies - des délits également admirés par d'autres groupes musicaux invités à Clisson. On trouve ainsi les Norvégiens Gorgoroth et les Suédois Watain, dont le chanteur Erik Danielsson s'est dit prêt à encourager d'éventuels actes terroristes inspirés par le groupe.

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  • Omnes gentes plaudite manibus (Introït du 13e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 46, 2  
    OMNES gentes, pláudite mánibus: iubiláte Deo in voce exsultatiónis. Ps. ibid., 3 Quóniam Dóminus excélsus, terríbilis: Rex magnus super omnem terram. ℣. Glória Patri. Nations, battez toutes des mains ; célébrez Dieu par des cris d’allégresse. Ps. Car le Seigneur est très haut et terrible, roi suprême sur toute la terre. ℣. Gloire au Père.
  • Du bon goût liturgique et de l'ignorance théologique

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    De Denis Crouan :

    Du bon goût liturgique et de l'ignorance théologique
     
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    Le Figaro de ce 26 juillet montre le futur mobilier liturgique de Notre-Dame de Paris. Il y a de quoi être dubitatif en voyant ce que sera l'autel. 
     
    Traditionnellement et objectivement, un autel est une table où se déroule un repas qui tient son sens de ce qu'il est un sacrifice. Il est aussi l'élément liturgique qui symbolise le Christ, pierre d'angle sur laquelle est bâtie l'Eglise. Il n'est pas réductible à un goût subjectif. 
     
    Or, l'autel prévu pour être placé à Notre-Dame fait davantage penser au véhicule intergalactique de "La soupe aux choux" qui aurait atterri à l'envers qu'à une pierre angulaire en lien avec une doctrine stable soustraite de l'influence des modes."
  • Dominus fortitúdo plebis suæ (Introït du 12ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus Introït
    Ps. 27, 8-9  
    DÓMINUS fortitúdo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est: salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ, et rege eos usque in sǽculum. Ps. ibid. 1 Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me: ne quando táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum ℣. Glória Patri. Le Seigneur est la force de Son peuple, et le protecteur qui ménage les délivrances à Son oint. Bénis Ton héritage; conduis-le à jamais. Ps. Je crierai vers Toi, Seigneur mon Dieu, ne garde pas le silence à mon égard, de peur que, si Tu ne me réponds pas, je ne sois semblable à ceux qui descendent dans la fosse. ℣. Gloire au Père.