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Solidarité

  • Rencontre avec le Père Pedro, "l'abbé Pierre de Madagascar"

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    De sur le site de La Libre :

    "La vie vaut la peine d’être vécue, mais en combattant, pas en étant un simple consommateur"

    On l’appelle "l’abbé Pierre" de Madagascar. Le père Pedro a fondé l’association Akamasoa. En 33 ans, pour les plus pauvres, celle-ci a permis de construire 22 villages, des écoles, des hôpitaux, des stades qui ont déjà permis de soutenir plus de 500 000 Malgache. Entretien avec un homme au destin hors du commun.

    J'ai compté. En 33 ans, j'ai participé à plus de 3 100 réunions avec Akamasoa. Et chaque fois, cela va assez fort : ce ne sont pas des réunions avec des petites voix…" On veut bien le croire. Avec ses larges épaules, sa poignée franche, son regard droit, sa voix rocailleuse et sa large barbe, le père Pedro Opeka n'est pas homme à se laisser faire. Inutile également d'attendre qu'il s'étale en de complaisantes théories : "mon bureau, c'est la rue", souligne-t-il les manches retroussées. De passage en Belgique pour encourager les Occidentaux à envoyer de l'argent à son association Akamasoa, il revient sur 33 ans d'aventures. En 1989, au large de la capitale Antananarive, il découvre que des milliers de personnes vivent sur une décharge à ciel ouvert. Il se met à les aider. Aujourd'hui 3 000 maisons, des écoles, des hôpitaux ont été bâtis et ont permis à 500 000 Malgaches de trouver de l'aide.

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  • Les néo-chrétiens de gauche s’organisent en Belgique

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    De Théo Moy sur le site du journal La Croix :

    Embryonnaires mais déterminés, les néo-chrétiens de gauche s’organisent en Belgique 

    Enquête 

    Du 29 au 31 juillet, une soixantaine de chrétiens attachés à la justice sociale se réunissent à Beauraing, en Belgique. Une université d’été qui intervient alors que des initiatives de jeunes croyants plus critiques du « système capitaliste » émergent ces dernières années, souvent encouragées par les crises que traverse l’Église.

    29/06/2022

    Dans le mouvement des néo-chrétiens de gauche, la Belgique n’est pas en reste. Du 29 au 31 juillet, un groupe de doctorants et jeunes actifs impliqués dans l’Église organise une université d’été autour de la question : « Que peuvent faire les chrétiens pour œuvrer au bien commun ? ».

    L’événement doit se tenir en pleine nature, à Quartier Gallet, un lieu de retraite créé dans l’esprit de la communion de La Viale et situé sur la commune de Beauraing, à 50 km au sud de Namur, à la frontière avec les Ardennes françaises. Pendant trois jours, la soixantaine de personnes attendues doit assister à des conférences sur le capitalisme ou la théologie de la libération, partager des « moments de fraternité et de prière » et tisser des liens entre chrétiens attachés à la justice sociale.

    Renouer avec la tradition sociale

    L’idée de ce rassemblement a germé dans l’esprit de Jean-Baptiste, Matthias, Julien et quelques autres, tous amis de longue date, à partir du constat d’un « manque » dans les propositions de l’Église catholique. « Dans les retraites ou les camps, il peut y avoir des topos sur l’engagement moral dans la société, mais ça ne va pas plus loin », regrette Jean-Baptiste, doctorant en philosophie de la technologie à l’Université catholique de Louvain et catéchiste dans sa paroisse. Eux partagent le constat d’une « origine structurelle de la pauvreté, de la crise écologique », et pensent que les ressources chrétiennes fournissent des outils conceptuels permettant de construire une critique cohérente du « système capitaliste ».

    L’enjeu, pour Jean-Baptiste, est de « penser comment l’Église peut renouer avec sa tradition sociale alors qu’elle s’embourgeoise ». Parmi les événements qui les ont poussés à lancer cette initiative, ils citent en premier la crise des abus révélés par la Ciase« J’ai l’impression que les scandales m’ont désinhibé », explique Matthias, doctorant en droit engagé sur les enjeux de justice environnementale. « Avant, je ne me sentais pas légitime à ouvrir certains débats, mais je pense que désormais les laïcs doivent prendre la parole, explique-t-il, on ne peut plus laisser aux seuls clercs la gouvernance de l’Église. »

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  • 133 millions d'euros de dons ont été versés à l'Aide à l'Eglise en Détresse en 2021

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    En 2021, l’AED a levé des sommes record pour les chrétiens persécutés et en détresse

    Un diocèse sur trois dans le monde a bénéficié de l’aide de l’AED, de même qu’un prêtre sur huit.

    Au cours de l’exercice 2021, l’œuvre de bienfaisance catholique internationale et Fondation pontificale Aid to the Church in Need (ACN International) a reçu plus de 133 millions d’euros de dons (122,7 en 2020) pour soutenir les chrétiens persécutés et en détresse du monde entier.

    Aide à l’Église en Détresse Belgique/Luxembourg a pu compter sur le soutien de 6.194 bienfaiteurs en 2021 et, grâce à eux, a collecté un montant total de 1.825.644,71 euros de dons. Des bourses d’études ont été attribuées à 18 prêtres et trois sœurs originaires d’Inde, du Nigeria, du Sri Lanka, d’Éthiopie, …..

    Les chiffres annuels de ACN International au niveau international ont été approuvés par le Conseil de gouvernance le 15 juin à Rome. Ils montrent le soutien apporté aux communautés chrétiennes persécutées ou pauvres par l’AED dans le monde entier. « En 2021, la générosité de nos bienfaiteurs dans plus de 23 pays a permis à l’AED de soutenir des programmes totalisant 105,9 millions d’euros. Nous ne pouvons que les remercier, au nom de nos frères et sœurs souffrants, pour ce soutien exceptionnel au cours de la deuxième année de pandémie de COVID-19, et nous sommes certains du fait que Dieu les récompensera abondamment pour leur aide », a déclaré le Président exécutif Thomas Heine-Geldern.

    De ce 105,9 millions d’euros, 92,8 millions (87,6%) ont financé 5.298 projets dans 132 pays à travers le monde où l’Église souffre de persécutions ou d’une extrême pauvreté. 13,1 millions d’euros (12,4 %) supplémentaires ont été utilisés pour remplir la mission d’information, de rappel des droits des chrétiens persécutés et discriminés et de prière de l’AED, par exemple lors de la ‘Red Week’ pour les chrétiens persécutés, ou pour la production et la distribution du « Rapport sur la liberté religieuse dans le monde ». Par ailleurs, un excédent provenant de l’année 2021 représentant 4,6 millions d’euros a été affecté aux projets de 2022.

    Sur un total de 128,5 millions d’euros dépensés, 8,6 millions d’euros (6,7%) ont été consacrés à l’administration et 14 millions d’euros (10,9%) aux relations avec les donateurs et à la collecte de fonds.

    Comme d’habitude, en 2021, les dons faits à l’AED provenaient exclusivement de particuliers, car l’œuvre de bienfaisance n’accepte pas de subventions publiques.

    L’Afrique, l’Asie et le Proche-Orient en tête

    Les effets dévastateurs de la pandémie dans de nombreux pays en développement ont nécessité une réponse robuste de la part de l’AED, les projets liés au Covid-19 représentant 9,7 millions d’euros sur le budget de 2021. L’Inde, particulièrement touchée par le virus, arrive en tête en ce qui concerne le montant total de financement de projets, avec plus de 12 millions d’euros. Ce pays d’Asie est suivi par l’Ukraine, le Liban, la Syrie et la République Démocratique du Congo.

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  • Monde : des millions de chrétiens déplacés de force à cause de leur identité religieuse

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Journée mondiale des réfugiés : plusieurs millions de chrétiens déplacés dans le monde selon un rapport

    17/06/2022

    Quelques jours avant la Journée mondiale des réfugiés (célébrée le 20 juin prochain), l’ONG chrétienne internationale Portes Ouvertes a publié un nouveau rapport intitulé « The Church on the run » (« l’Église en fuite ») sur la situation des populations chrétiennes déplacées et réfugiées. Ainsi, parmi les pays analysés par l’organisation via son Index mondial de persécution des chrétiens 2022, dans 58 pays sur 76, on compte des chrétiens affirmant avoir été déplacés de force à cause de leur identité religieuse.

    Des réfugiés Karen au bord du fleuve Salouen, le 29 mars à Mae Hong Son, Thaïlande.

    En amont de la Journée mondiale des réfugiés (célébrée le 20 juin par les Nations unies, à l’occasion du 50e anniversaire de l’adoption de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés), l’organisation internationale Portes Ouvertes, qui soutient les chrétiens persécutés, a publié un nouveau rapport via son Index mondial de persécution des chrétiens 2022. Le rapport, intitulé The Church on the run « l’Église en fuite » et qui porte sur les personnes déplacées internes et sur les réfugiés, croise ses chiffres sur la liberté religieuse avec ceux de l’UNHCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), qui a élevé récemment à 100 millions le nombre de personnes dans le monde forcées de fuir leur communauté.

    Il en résulte que dans 58 pays sur 76, on compte des chrétiens qui affirment avoir été déplacés de force de leur domicile à cause de leur identité religieuse. Parmi les déplacés internes – c’est-à-dire au sein des frontières de leur propre pays –, presque la moitié (46 %) viennent de cinq pays qui sont sur la liste des lieux où les chrétiens sont les plus persécutés (notamment en Afghanistan et au Yemen). Par ailleurs, 68 % des réfugiés (qui ont dû quitter leur pays à cause de la guerre ou de la violence) viennent de cinq pays considérés parmi le plus dangereux en termes de discriminations et de persécutions religieuses, notamment en Birmanie.

    « Pour bien comprendre la situation des persécutions religieuses, il faut regarder à la fois l’Église dans les pays d’origine et l’Église en fuite », commente Hélène Fisher, une experte de l’équipe de recherche de Portes Ouvertes« Diviser les communautés religieuses, cela fait partie d’une stratégie délibérée. Les déplacements ne sont pas qu’une conséquence des persécutions, mais dans beaucoup de cas, il s’agit de tentatives délibérées d’éradiquer le christianisme de leur communauté ou de leur pays. »

    L’instabilité politique a aggravé la situation des réfugiés internes en Birmanie

    En Asie, les principaux facteurs poussant les gens à quitter leur maison sont la famille et la communauté locale, avec de fortes pressions imposées à ceux qui se convertissent d’une autre religion au christianisme. La situation est particulièrement grave au Pakistan, où les minorités religieuses subissent des lois contre l’apostasie et le blasphème, ce qui veut dire que même au sein des familles, une conversion peut être vue comme une menace bafouant leur honneur. L’instabilité politique et la montée de l’extrémisme religieux sont d’autres facteurs alimentant les déplacements sur le continent asiatique, comme c’est le cas en Birmanie, particulièrement dans les États Karen, Chin, Kayah et Kachin.

    Par ailleurs, en Corée du Nord, où aucune religion n’est autorisée, ceux qui fuient recherchent une plus grande liberté en tentant de traverser la frontière, par exemple en rejoignant la Chine. Mais selon un expert régional, le Covid-19 a compliqué la situation alors que les hommes nord-coréens sont encore plus exposés aux dénonciations des employeurs chinois, et les femmes nord-coréennes risquent d’être victimes de trafics en Chine continentale.

    Portes Ouvertes conclut son rapport en appelant à prendre conscience de la présence de nombreux chrétiens parmi les personnes déplacées internes et les demandeurs d’asile, afin « de mieux les protéger dans leur exode ». « Il y a en fait des situations où leurs souffrances se poursuivent même dans les camps, justement à cause de violences religieuses, ce qui n’est pas suffisamment évoqué », explique l’ONG. « Dans certains cas », explique Eva Brown, analyste pour l’organisation, « les gouvernements et même des ONG internationales bien intentionnées peuvent malheureusement se montrer complices de discriminations contre les chrétiens déplacés ». « C’est pourquoi il est vital d’informer sur cette vulnérabilité à différents niveaux, pour mieux répondre aux besoins des déplacés et des réfugiés marginalisés. »

    (Avec Asianews)

  • Les chrétiens du Nigeria au coeur des ténèbres

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    16 juin 2022

    Au Nigeria, les chrétiens sont au cœur des ténèbres

    Les persécutions islamiques redoublent au Nigeria, spécialement contre les chrétiens. Dernières exactions connues : le meurtre atroce d’une jeune fille et une attaque sanglante contre une église durant la messe de la Pentecôte.

    Il y a huit ans, dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, le groupe terroriste islamique Boko Haram enlevait 276 lycéennes, chrétiennes pour la plupart, à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Ce rapt avait provoqué une émotion mondiale. 109 des lycéennes de Chibok n’ont toujours pas été retrouvées, et ne le seront sans doute jamais… « Selon les témoignages des rescapées, elles ont toutes été mariées de force, vendues, réduites à l’état d’esclaves sexuelles et domestiques » ( La Croix, 15/4/2022). Voit-on des manifestations pour exiger une enquête internationale sur cette abomination ? Où sont passées les féministes ? Depuis cet enlèvement collectif, plus de 1 500 élèves ont été victimes d’enlèvement au Nigeria sans susciter de notable regain d’émotion. L’opinion s’est habituée aux exactions et attentats islamiques sur tous les continents, en particulier en Afrique. Ils n’ont jamais cessé au Nigeria, le pays qui paie le plus lourd tribut aux massacres, enlèvements et viols de chrétiens (cf. LSDJ n°847).

    Le 12 mai, en réaction à un simple message WhatsApp où elle remettait en cause la légitimité de Mahomet, Deborah Samuel, une jeune étudiante dans l'État de Sokoto, a été lapidée par d’autres étudiants et son corps brûlé. Les meurtriers ont été arrêtés, mais leur arrestation a déclenché de violentes manifestations. Dans cet État au nord-ouest du Nigeria, la charia est en vigueur. Un couvre-feu a été décrété. Quelques jours plus tard, dans le Nord-Est du pays, une autre femme accusée elle aussi de blasphème, a été sauvée du lynchage par les tirs de sommation des policiers contre une foule déchaînée.

    Dimanche 5 juin, solennité de la Pentecôte, l’attaque de l'église catholique St Francis dans la ville d'Owo, dans le sud-ouest du Nigeria, une région habituellement épargnée par les djihadistes, a fait au moins 40 morts et une soixantaine de blessés. Un massacre perpétré par explosifs et mitraillage. Selon le ministre nigérian de l’intérieur, les terroristes appartiendraient au groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (acronyme en anglais : Iswap). L’Iswap a été fondée en 2016 par Mohammed Yusuf après une scission de Boko Haram, groupe islamiste fondé en 2002 à Maiduguri. Il est d’ailleurs dirigé par Abou Moussab Al-Barnaoui, le fils aîné du fondateur de Boko Haram, Mohammed Yusuf. L’inspiration est la même : wahhabisme, stricte application de la charia Boko Haram, dictature islamique.

    Le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari, a condamné ce « meurtre odieux de fidèles » tandis que le gouverneur de l'État d'Ondo, appelait les forces de sécurité à retrouver les assaillants après cette « attaque ignoble et satanique ». Mais Muhammadu Buhari, musulman, est originaire du nord-ouest du pays où a été lapidée Deborah Samuel. Son électorat se trouve dans cette zone, où 90% de la population vote pour lui, ce qui ne l’incite pas à prendre des mesures à la hauteur du mal qui ronge le pays depuis des années. Une insurrection djihadiste ensanglante depuis douze ans le nord-est du Nigeria, des gangs de pilleurs et de kidnappeurs terrorisent le nord-ouest et le centre, et le sud-est est le théâtre de mouvements séparatistes.

    L’ambiguïté des autorités se traduit en particulier par une double législation dans plusieurs États du Nigeria où ont été instaurés des tribunaux islamiques pour juger certaines affaires criminelles et civile, explique Benjamin Augé, chercheur associé à l'Ifri, dans un entretien au Figaro (en lien ci-dessous). Paradoxalement, c’est un chrétien (protestant) originaire du sud à majorité chrétienne, Olusegun Obasanjo, président de 1999 à 2007, qui a accepté l’instauration de ces tribunaux islamiques pour donner des gages au Nord où se concentre la majorité des musulmans du pays (sur 206 millions d’habitants, le Nigeria compte 53.5% de musulmans et 45.9% de chrétiens – dont environ 74% sont protestants ou évangéliques, et 25% catholiques).

    Pour aller plus loin :

    «La radicalité religieuse, seule boussole» d'une partie de la population musulmane

    Lire l'article sur : Le Figaro

     

    Lire également :

    Nigéria : les causes de la dégradation de la situation des chrétiens

    Nigeria: la population d’Owo a toujours besoin d’aide

  • L’ONG SOS Chrétiens d’Orient rend hommage aux chrétiens d'Egypte "qui n’ont plus de larmes pour pleurer mais continuent d’espérer !"

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    De Breizh Info :

    Egypte. SOS Chrétiens d’Orient rend hommage « A eux qui n’ont plus de larmes pour pleurer mais continuent d’espérer ! »

    Dans un nouveau clip vidéo diffusé sur Youtube, l’ONG SOS Chrétiens d’Orient rend hommage « A eux qui n’ont plus de larmes pour pleurer mais continuent d’espérer ! ». Et à ces chrétiens d’Egypte qui vivent parfois dans des conditions ultra précaires.

    « Nous sommes le 26 janvier, il est 18h08. Je suis à Deir Rifa, un village 100% chrétien de Haute-Egypte où 8000 chrétiens vivent dans une très grande pauvreté. Je suis dans la voiture qui me ramène à Deir Dronka, un village voisin. Je suis choquée. Cela doit faire 3h que je filme la vie du village et je peux enfin souffler. Je sors mon téléphone, j’écris à ma famille. J’ai besoin de partager ce que j’ai vu et entendu pour le rendre moins envahissant. Je pense aux chiffonniers du bidonville d’Ezbet El Nakhl au Caire, mes pensées reviennent à Deir Rifa, dans l’hébergement de ce monsieur alité après un accident de tuk tuk qui vit dans deux pièces obscures, sans toilettes et avec des vaches, à cette mère de 6 enfants qui n’a rien et qui me tend une bouteille de coca et une barre de chocolat, à ce petit garçon en survêtement qui joue avec son chiot dans la rue. Je n’arrive pas à faire des phrases, mon cerveau est en mode off. Je sais que ce que j’ai vu aujourd’hui va m’empêcher de dormir ou me réveiller pendant longtemps alors je me raccroche à ma réalité, celle où tout va bien. Je me dis que demain je ne serai plus là et que tout ira bien… Pour moi oui ! Mais pour eux ? Je ne les connais pas, je les ai croisés quelques minutes…Et pourtant je me sens proche d’eux et j’aimerai leur venir en aide et que demain, comme pour moi, toute cette réalité ne soit qu’un mauvais souvenir. Et pour 23 familles de Deir Rifa, hier ne sera plus qu’un souvenir car devant l’extrême urgence de la situation, SOS Chrétiens d’Orient s’est engagé à financer la construction de 23 maisons. Un chantier titanesque qui permettra de loger décemment ces familles chrétiennes, aujourd’hui exposées à la maladie »

    Découvrir le reportage ci-dessous.

  • Archie Battersbee : une conversion qui transforme aussi le combat pour la vie

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    Archie Battersbee, 12 ans, de Southend (Essex), n’a pas repris conscience après avoir subi des lésions cérébrales lors d’un accident à domicile il y a deux mois.

    De Patricia Gooding-Williams sur le Daily Compass :

    Archie Battersbee : une conversion qui transforme aussi le combat pour la vie

    4-6-2022

    Dans l'attente de la décision du juge de la Haute Cour de mettre fin ou non à la vie d'Archie, 12 ans, que les médecins considèrent en état de mort cérébrale, sa famille apporte un témoignage important : convertie au catholicisme après l'accident, elle demande des prières et non des protestations publiques. C'est une reconnaissance publique de qui est le véritable Seigneur de la vie.

    L'histoire d'Archie Battersbee, l'enfant de 12 ans dont le destin sera décidé lors d'une audience finale les 6 et 7 juin, est semblable à tous les autres cas poignants de fin de vie qui ont fait la une des journaux et que le Daily Compass a relatés. Pourtant, l'histoire d'Archie présente une particularité qui la rend également unique. Cette particularité tient au fait que son accident tragique a entraîné la conversion de toute la famille à la foi chrétienne. C'est cette nouveauté qui a convaincu Hollie que le seul moyen de combattre la cause d'Archie et d'obtenir une victoire juridique était la prière et non les protestations publiques.

    Quiconque a fait l'expérience traumatisante d'avoir un enfant gravement malade ou dont la vie est en grave danger, peut témoigner de la complexité et de la difficulté angoissante de considérer cet enfant sous l'angle de la vie éternelle. Pourtant, c'est la décision que la famille d'Archie a prise le lundi de Pâques dernier. Un jour exactement après le baptême d'Archie, le dimanche de Pâques, chaque membre de la famille a été baptisé catholique. C'est la clé de la manière radicale dont Hollie Dance juge les durs événements de sa vie quotidienne. À de nombreuses reprises lors d'interviews télévisées, déchirée par l'émotion et en larmes, elle répète aux téléspectateurs : "Dieu est le seul qui devrait prendre la vie de mon fils".

    Depuis le rétablissement d'Archie à l'hôpital, Hollie et ses enfants utilisent les médias sociaux pour tenir leurs amis et leur famille informés des progrès d'Archie et pour inviter tous ceux qui lisent leurs posts à prier pour Archie. En moins de deux semaines, des groupes de prière de nombreux pays du monde entier ont répondu à la demande d'Hollie Dance. Ella, la belle-sœur d'Archie, a déclaré au Daily Compass : "Ils n'ont jamais imaginé qu'ils recevraient une telle réponse, il y a d'innombrables messages portant le symbole des mains en prière de personnes en Italie, en Espagne, en Amérique, en Angleterre, en Australie et en Ukraine". "Tous ces messages d'amour donnent de la force à Hollie et à la famille, c'est bouleversant".

    Comme le nombre de fidèles priant pour Archie augmentait, Hollie a décidé d'inviter tout le monde à prier ensemble une fois par semaine. Chaque dimanche soir à 19 heures au Royaume-Uni, un service de prière a lieu à côté du lit d'Archie sur la page Facebook d'Hollie. Tandis que la caméra reste fixée sur une petite table de peluches, sous un tableau d'affichage rempli de cartes et de lettres de rétablissement, on peut entendre la voix paisible de l'aumônier de l'hôpital qui offre des prières de guérison pour Archie. Et tandis qu'Archie repose dans son lit d'hôpital, il est lui aussi devenu un instrument d'évangélisation et d'espoir pour le monde. Alors qu'Hollie est devenue un point de référence pour des milliers de personnes.

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  • RDC : Réflexion en marge de la prochaine visite du Roi au Congo

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    george-Forrest-690x450.jpgCongo, Zaïre, RDC : le nom du pays change et rechange, les chefs d’État passent, George Forrest reste et pour lui “La Belgique ne protège pas ses entrepreneurs au Congo”.  Entretien avec Olivier Le Bussy à Lubumbashi, lu sur le site de la Libre Afrique :

    « Même s’il est d’origine néo-zélandaise et possède un passeport belge depuis le mitan des années 1990, le nom de Georges Forest est indissociable du Congo et plus encore de la province du Katanga, au sud-est du pays, où il a vu le jour en 1940. C’est à partir de là qu’il a fait prospérer le groupe familial – créé par son père, Malta, et aujourd’hui dirigé par son fils également prénommé Malta – actif dans le bâtiment et les travaux publics, la construction, l’énergie, les mines, l’agroalimentaire… Étant l’une des plus grosses fortunes du continent africain, George Forrest reste un acteur économique important et un homme d’influence. Jadis dans le collimateur de la presse et des ONG, sans jamais qu’au final il ait été jugé coupable des faits qui lui étaient reprochés, l’homme met volontiers en avant ses nombreuses activités philanthropiques. Il est notamment à l’origine de la visite à l’Université de Lubumbashi du Dr Mukwege, dont il a tôt soutenu l’action, début mars dernier. Il avait à cette occasion accordé un entretien à La Libre dans son vaste bureau, décoré d’objets d’art et de souvenirs dévoilant des bribes d’une vie longue de 82 ans, pour discuter de l’évolution du Congo et de ses divers projets.

    Le pouvoir actuel a signé des accords pour récupérer des avoirs qui étaient entre les mains du businessman Dan Gertler, proche de l’ancien président. Que pensez-vous de ces accords ? Dan Gertler est-il toujours quelqu’un de très puissant en RDC ?

    ll a perdu beaucoup avec le départ de Kabila, mais je ne peux pas commenter des accords que je ne connais pas. Je pense que s’ils les ont faits, c’est qu’ils sont bons.

    Il y a actuellement de fortes tensions entre les Kasaïens et les Katangais. A quoi est-ce dû ? Comment éviter que cela dérape ?

    Ces tensions existent depuis toujours parce qu’il y a toujours eu beaucoup de Kasaïens aux positions clés, même au temps de la colonisation. Maintenant, ils débarquent au Katanga en raison des problèmes actuels au Kasaï. Cela irrite la population qui juge qu’ils viennent prendre la place des Katangais. Le gouvernement essaie de faire quelque chose pour développer le Kasaï et faire en sorte que les Kasaïens y restent mais il a peu de moyens et sa tâche n’est pas facilitée par tous les conflits et par les Chinois…

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  • Liège, 28 mai : Grande soirée de prière pour les malades

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    Communiqué

    Grande soirée de prière pour les malades à Liège

    Liège, le 23 mai 2022.

    Charis, le nouveau service unique pour le renouveau charismatique catholique voulu par le pape François, propose une grande soirée de prière pour les malades avec la participation de Damian Stayne.

    Elle aura lieu ce samedi 28 mai dès 19h00 au Country Hall de Liège, allée du Bol d’Air, 19 à 4031 Liège-Angleur.

    L’entrée et le parking sont gratuits.

    « Chaque fois que nous sortons pour prêcher ou nous former, Dieu joint son témoignage par des signes, des prodiges, toutes sortes de miracles, et le partage des dons de l’Esprit Saint, selon sa volonté. » (Hé, 2:4). Des centaines de personnes dans le monde entier ont témoigné de guérisons physiques et autres lors de soirées de prière pour les malades.

    Cette soirée a lieu au coeur de "l'Ecole des Charismes" qui va rassembler environ 800 personnes pour un séminaire de formation au cours du week-end de l'Ascension. Le séminaire, soutenu par le livre « Renouvelle tes Merveilles », propose d’abord sur ce sujet un magnifique enseignement fondé sur les Écritures, la tradition de l’Église, l’expérience des Pères et des saints. Puis elle donne des conseils clairs et pratiques, accompagnés de nombreux témoignages, pour exercer les charismes. Cette formation est animée par Damian Stayne et la Communauté Cor Lumen Christi. Elle sera renforcée par le belge Jean-Luc Moens, exmodérateur de Charis International.

    Cor et Lumen Christi est une communauté catholique, charismatique et contemplative au cœur eucharistique qui allie une vie de prière profonde avec un apostolat actif. Damian Stayne, et sa communauté ont un puissant ministère de prière de guérison, principalement physique et immédiate, de prophétie, de paroles de connaissance et de délivrance.

    Charis est le service voulu par le pape François pour la communion du Renouveau Charismatique Catholique. En Belgique, Charis sert toutes les réalités du courant de grâce charismatique du pays, parmi lesquelles le Renouveau et les groupes de prière, les communautés du Verbe de Vie, de l’Emmanuel, des Béatitudes, du Chemin Neuf, le couvent franciscain saint Antoine, Marie-Kefas, Fondacio, Cara Nova, etc.

    Les conditions sanitaires sont favorables et le Comité de Concertation du Gouvernement vient de décider de désactiver le baromètre corona à partir du 23 mai, ce qui signifie : pas de CST ou Covid Pass, pas de limitations de capacité en intérieur, même si le masque est conseillé pour les personnes vulnérables sur le plan médical. La salle est assez spacieuse avec une bonne aération.

    Contact : schoolofcharisms.belgium@gmail.com

  • Le pape demande de prier pour les catholiques chinois

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    De Nico Spuntoni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le pape demande de prier pour les catholiques chinois

    23-05-2022

    À la veille de la comparution du cardinal Zen devant le tribunal, le Pape, lors du Regina Coeli, évoque la complexité des événements qui affectent l'Église en Chine et prie pour qu'"elle puisse vivre en communion effective avec l'Église universelle".

    Quarante-huit heures avant la comparution du cardinal Joseph Zen devant le tribunal de Hong Kong, le pape François a évoqué la situation des catholiques chinois après le Regina Coeli récité sur la place Saint-Pierre. Il l'a fait pour dire qu'il suit "avec attention et participation la vie et les vicissitudes des fidèles et des pasteurs, souvent complexes" en Chine et a appelé les fidèles à s'unir à sa prière "afin que l'Église en Chine, dans la liberté et la tranquillité, puisse vivre en communion effective avec l'Église universelle et exercer sa mission d'annoncer l'Évangile à tous, offrant ainsi également une contribution positive au progrès spirituel et matériel de la société". Le Souverain Pontife a rappelé que dans deux jours sera célébré le mémorial liturgique de Marie Auxiliatrice, "particulièrement ressenti par les catholiques de Chine". Et c'est précisément le 24 mai que le cardinal Zen, arrêté le 11 mai et libéré sous caution, devrait répondre aux autorités de Hong Kong des accusations de collusion avec des forces étrangères. 

    Jusqu'à présent, publiquement, le Saint-Siège s'est limité à exprimer sa "préoccupation" concernant l'arrestation de l'archevêque émérite de Hong Kong et à faire savoir qu'il suit "avec une extrême attention l'évolution de la situation". Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État et souvent critiqué par Zen pour ses actions, a ensuite publié quelques déclarations sur l'affaire dans lesquelles il a nié que l'arrestation puisse représenter une défaite de l'accord provisoire avec la République populaire de Chine, tout en admettant que "des initiatives comme celles-ci peuvent compliquer le chemin déjà complexe et pas simple du dialogue".

    La politique étrangère a marqué l'agenda dominical du Saint-Siège : sur la question du conflit russo-ukrainien, en effet, l'hypothèse d'un rôle direct du Pape dans une éventuelle négociation de paix a refait surface. Monseigneur Paul Richard Gallagher, qui vient de rentrer de sa mission en Ukraine, en a parlé : le secrétaire pour les relations avec les Etats de la Secrétairerie d'Etat a déclaré à Vatican News que Kiev "doit se défendre et pour ce faire, elle doit recevoir une aide, y compris militaire". Une position qui, jusqu'à présent, n'avait pas été soutenue publiquement par le Saint-Père lorsqu'il était interrogé sur le sujet. Le prélat britannique, qui a mis en cause le début d'une nouvelle course aux armements en Europe, a ensuite évoqué le "rôle stratégique" que le pape pourrait jouer dans la résolution du conflit, affirmant qu'"il y a des espaces" pour que cela se produise.

    Hier, cependant, après la récitation de la prière mariale depuis la fenêtre du Palais apostolique, François a tenu à saluer et à remercier les participants à la manifestation pro-vie "Choisissons la vie" qui a défilé dans les rues du centre de Rome samedi après-midi, en partant de l'ancienne Piazza Esedra et en remplissant ensuite la Piazza San Giovanni in Laterano. "Je vous remercie pour votre engagement en faveur de la vie et pour la défense de l'objection de conscience, dont on tente souvent de limiter l'exercice", a déclaré le Saint-Père. Le Souverain Pontife a également tenu des propos sans équivoque, ajoutant que "malheureusement, ces dernières années, la mentalité commune a changé, et aujourd'hui nous sommes de plus en plus enclins à penser que la vie est un bien à notre entière disposition, que nous pouvons choisir de manipuler, de faire naître ou mourir à notre guise, comme le résultat exclusif d'un choix individuel". Bergoglio est parti de ce constat pour rappeler que "la vie est un don de Dieu ! Elle est toujours sacrée et inviolable, et nous ne pouvons pas faire taire la voix de la conscience". 

  • Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale

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    De Jeanne Emmanuelle HUTIN sur Ouest France :

    ÉDITORIAL. Chrétiens d’Orient, ils risquent de disparaître !

    « Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale. » Par Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la Recherche éditoriale du journal Ouest-France.

    22/05/2022

    Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale. Contraints à l’exil, chassés de leur terre par millions, réduits à être des citoyens de seconde zone, emprisonnés, torturés, assassinés, victimes de génocides. Ils subissent tous les types de persécutions au point qu’ils risquent de disparaître du Moyen Orient où ils vivent depuis des millénaires !

    « La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental »

    À une époque qui se soucie tant des droits de l’homme, des femmes et des minorités, le silence assourdissant qui entoure ces persécutions est incompréhensible, observe Mgr Pascal Gollnish, Directeur général de L’Œuvre d’Orient : « La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental et l’on se résigne comme si ces atteintes étaient normales. » Il interroge.

    Condamner les persécutions ne suffit pas

    Où sont les protestations contre l’interdiction faite aux femmes musulmanes d’épouser des chrétiens ? Contre la Turquie quand elle bombarde des villages en Syrie ? Contre les États qui persécutent les minorités au nom du « blasphème » ou de la « purification du pays » comme en Inde ? Pourquoi en France, les complices de Daech ne sont-ils pas accusés de crimes de génocide comme en Allemagne ?

    En cette Journée des Chrétiens d’Orient, condamner ces persécutions ne suffit pas. Il faut aussi soutenir ceux qui restent sur leur terre où ils jouent un rôle primordial : « Dans les pays où ils sont très minoritaires, les chrétiens sont agents de paix, de progrès des droits humains et de progrès social. Ils aident leur pays à se relever et nous les aidons à rester » ​, explique Mgr Gollnisch.

    « Ils prennent soin de tous sans discrimination »

    Dans leur pays pétri de larmes et de haine, ils éduquent les enfants, soignent les malades, nourrissent les affamés, abritent les déplacés, reconstruisent les maisons, réconcilient les cœurs et les sociétés. Ils prennent soin de tous sans discrimination. Ils frayent les chemins du respect mutuel et de l’amour du prochain.

    Mais l’avenir est sombre. Guerres et guerres civiles ravagent leurs pays. Intolérance et persécutions s’accroissent. La hausse du prix du blé heurte de plein fouet ces sociétés déchirées : faim, émeutes, déstabilisations s’annoncent.

    « Établir un pont spirituel »

    Mais leur avenir « dépend aussi des chrétiens et des gouvernements occidentaux » ​. Il passe par la fraternité des chrétiens d’Occident envers les chrétiens d’Orient, par l’action des chefs d’État des pays démocratiques, par l’engagement sans discrimination religieuse des associations qui défendent les droits de l’homme.

    Mgr Gollnish appelle à « établir un pont spirituel, à faire le lien entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest » ​et à relancer d’urgence l’Union pour la Méditerranée : « Si nous n’agissons pas pour la paix, nous n’en sortirons pas indemnes en Europe et en France en particulier. »

    La présence des chrétiens d’Orient fait obstacle à ceux qui veulent détruire la liberté religieuse parce qu’elle est intimement liée à la liberté de conscience qui irrigue toutes les autres libertés. Sentinelles de la liberté et acteurs de la fraternité, ils montrent qu’un chemin de vie est possible pour l’humanité et que le monde n’est pas condamné au chaos.

  • Le glaçant bilan de la guerre en Ukraine dressé par Caritas

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    D'I.Media via Aleteia.org :

    Guerre en Ukraine : le glaçant bilan dressé par Caritas

    20/05/22

    Afin de répondre aux divers enjeux de l'exode de masse des réfugiés Ukrainiens, l'organisme Caritas est mobilisé en Ukraine mais aussi dans les pays limitrophes.

    « La guerre ne va pas se terminer avec un simple accord de paix », mais il faudra « guérir les âmes et la mémoire », dans un contexte de traumatisme qui marquera à vie des millions d’Ukrainiens, ont expliqué les responsables des antennes locales de Caritas le 16 mai 2022 lors d’une conférence de presse organisée au siège de Radio Vatican. Les responsables de Caritas Ukraine et de Caritas Spes, des organismes respectivement liés à l’Église gréco-catholique et à l’Église catholique latine, ont détaillé les opérations menées depuis le début de l’offensive russe, le 24 février dernier.

    1,8 millions de réfugiés sont des enfants

    Cette guerre a provoqué des mouvements de population d’une ampleur inédite en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plus de 14 millions de personnes ont dû quitter leur maison, soit un tiers de la population ukrainienne. 1,8 millions de réfugiés sont des enfants, a précisé Aloysius John, le secrétaire général de Caritas Internationalis. L’Ukraine vit un « cauchemar », a-t-il expliqué, précisant que le coût de la reconstruction est actuellement évalué à 600 milliards de dollars, et que 116 églises ont été détruites.

    Le réseau Caritas est mobilisé en Ukraine mais aussi dans les pays limitrophes, où « les femmes et les enfants deviennent facilement victimes du trafic humain », s’est-il alarmé. Il a aussi souligné que le monde entier commençait à souffrir des conséquences de cette guerre, avec des difficultés d’approvisionnement alimentaire, la crise de l’énergie, et le risque de récession mondiale.

    Par ailleurs, la hausse des investissements militaires se fera au détriment des dépenses sociales et de l’attention à d’autres situations de crise dans le monde. « Les pauvres vont payer le plus lourd tribut », a averti le secrétaire général de Caritas Internationalis. 

    Guérir les blessures et prendre soin de l’avenir

    Le père Vyacheslav Grynevych, président de Caritas Spes, organisme lié à l’Église catholique latine et dont le siège se trouve à Kiev, a reconnu qu’il est « difficile de partager la vérité, tous les faits », dans ce contexte de guerre sur le terrain qui est aussi une guerre de communication.

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