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Europe

  • Euthanasie : La Cour européenne des droits de l'homme condamne la Belgique

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    URGENT - Euthanasie : La Cour européenne des droits de l'homme condamne la Belgique

    04/10/2022

    Plus d'informations dans quelques minutes

    Dans l'affaire Mortier c. Belgique (voir ICI), la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) déclare à l'unanimité que la Belgique a violé l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit à la vie, du fait de l'absence de contrôle a posteriori effectif de la légalité de l'euthanasie pratiquée sur la mère du requérant.

    Texte intégral de l'arrêt

    A lire : http://www.koztoujours.fr/tweets-euthanasie-la-belgique-condamnee-par-la-cedh

    Euthanasie pour « dépression incurable » : la CEDH ne soulève qu’un problème de procédure

  • 2022 : le centenaire de la mort de l'empereur Charles d'Autriche

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    De Marguerite Aubry sur le site de l'Homme Nouveau :

    Centenaire de la mort de Charles d'Autriche : entretien avec Elizabeth Montfort

    Entretien avec Elizabeth Montfort, ancien député européen, responsable de la Ligue de Prière pour la canonisation du Bienheureux Charles d’Autriche et secrétaire générale de l’association pour la béatification de l’impératrice et reine Zita.

    Nous fêtons cette année le centenaire de la mort du Bienheureux Charles Ier d’Autriche. Qui était-il ?

    Charles d’Autriche n’aurait jamais dû être empereur. Il était le petit neveu de François-Joseph dont le fils s’est suicidé. L’empire devait donc revenir, à sa mort, à l’un des frères de François-Joseph, puis à ses fils : François-Ferdinand, mais celui-ci avait dû renoncer à la couronne pour ses descendants afin de contracter un mariage inégal et fut assassiné en 1914, ou Otto, décédé en 1906. Charles était l’aîné d’Otto, et c’est donc lui qui monta sur le trône à la mort de François-Joseph, le 21 novembre 1016. Il avait 28 ans. Il s’était marié à Zita le 21 octobre 1911, avait fait des études d’officier, de sciences politiques, d’histoire et de culture à l’université de Prague. Sa préparation au trône, en tant qu’héritier, fut bien courte. Charles eut avec Zita 8 enfants : son fils aîné Otto en 1912, et une dernière fille Elisabeth née après sa mort.

    Il ne régna que de 1916 à 1918, mais il ne cessa de rechercher la paix par des négociations, paix que son allié allemand voulait obtenir par les armes. Même la plupart de ses ministres ne le soutinrent pas. Son autre préoccupation était la justice. Lorsque saint Jean-Paul II l’a proclamé vénérable, il déclara que Charles avait mis en œuvre la Doctrine sociale de l’Eglise dans ses actes de gouvernement. Il avait probablement lu l’encyclique de Léon XIII Rerum Novarum. Il portait attention à tout son peuple, aussi bien sur le front que dans les hôpitaux et les familles qui vivaient loin des combats. Il créa des foyers d’accueil pour les soldats, les blessés, les aveugles. Avec Zita, il s’occupa de fonder une œuvre pour l’enfance, et de trouver des marraines de guerre. Ils firent tout leur possible pour atténuer les souffrances des familles. Charles gracia des prisonniers tchèques injustement condamnés car il ne pouvait tolérer les jugements iniques, malgré les conséquences que cet acte allait engendrer. C’est le premier chef d’État à créer un ministère des affaires sociales et de la santé, pour lequel il fut secondé par Zita.

    Charles fut béatifié comme époux, père, chef d’État et ami de la paix. Jean-Paul II résuma ainsi toutes les dimensions de sa vie : la recherche de la paix et la soif de la justice.

    Vous êtes responsable de la Ligue de Prière pour la canonisation du Bienheureux Charles. Où en est le procès ?

    Sa béatification le 3 octobre 2004 est un signe de la Providence, il s’agit de l’année de la réunification de l’Europe : les pays de l’ex-empire ont rejoint l’Europe occidentale. Son procès de canonisation est toujours en cours, il ne manque plus que la reconnaissance d’un miracle, mais celle-ci est très longue. Une guérison est en cours d’examen.

    Zita, l’épouse de Charles, est, elle aussi, en voie de béatification…

    Son procès s’est ouvert le 9 décembre 2009 dans le diocèse du Mans, car elle a fait de nombreux séjours à l’abbaye de Solesmes où elle retrouvait sa grand-mère et ses trois sœurs. La première partie, aujourd’hui terminée, fut très intéressante car les personnes interrogées avaient connu l’impératrice : ce sont des membres de sa famille, son médecin, les religieuses de Solesmes et de Kergonan.

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  • L'Union Européenne prête à sacrifier l’Arménie sur l’autel de ses intérêts énergétiques

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    Une tribune collective publiée sur le site du Figaro Vox :

    «Tout indique que Bruxelles est prête à sacrifier l'Arménie sur l'autel de ses intérêts énergétiques»

    La récente visite en Arménie de la présidente de la chambre des Représentants des États-Unis, Madame Nancy Pelosi, a laissé espérer un répit dans les attaques azéries. Mais la reprise immédiate des bombardements montre que l'Azerbaïdjan et la Turquie n'ont pas renoncé à une nouvelle guerre. Malgré les appels pressants de l'Europe et des États-Unis, l'Azerbaïdjan continue de concentrer des troupes sur la ligne de front, du nord au sud de l'Arménie, en vue d'une offensive imminente, avec la complicité au moins «passive» de la Russie. Le président Aliyev a publiquement traité les Arméniens de «chiens qu'il faut chasser de la région», manifestant ainsi ses intentions de nettoyage ethnique. C'est aujourd'hui que nous devons agir pour sauver ce pays. Demain risque d'être trop tard. Beaucoup d'espoirs se sont portés sur l'Europe. Mais tout indique que Bruxelles est prête à sacrifier l'Arménie sur l'autel de ses intérêts énergétiques.

    L'Azerbaïdjan profite des tergiversations diplomatiques et de l'intérêt porté par l'Union européenne à ses hydrocarbures pour multiplier sur le terrain les faits accomplis.

    Tribune collective

    Le 18 juillet 2022, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est rendue à Bakou pour quémander des livraisons supplémentaires d'hydrocarbures. Des accords ont été passés alors qu'il est de notoriété publique que l'Azerbaïdjan commercialise du pétrole russe, détournant ainsi les sanctions européennes avec la complicité de ses instances. Nous craignons que, devant les risques de crime contre l'humanité qui planent au-dessus de l'Arménie, l'Europe adopte une diplomatie du renoncement. L'Azerbaïdjan profite des tergiversations diplomatiques et de l'intérêt porté par l'Union européenne à ses hydrocarbures pour multiplier sur le terrain les faits accomplis. Il faut donc sortir de la neutralité et montrer clairement du doigt qui est l'agresseur.

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  • Diocèse d'Amsterdam : 60 % des églises fermeront dans les cinq ans à venir

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Diocèse d'Amsterdam : 60 % des églises doivent fermer dans les cinq ans

    Près de 100 églises sont menacées de fermeture imminente en raison de la diminution du nombre de fidèles, de bénévoles et de revenus.

    26 septembre 2022

    Un diocèse catholique des Pays-Bas a annoncé que 60 % de ses églises doivent fermer dans les cinq prochaines années en raison de la diminution des pratiquants, des bénévoles et des revenus.

    L'évêque Jan Hendricks a dévoilé les plans du diocèse de Haarlem-Amsterdam lors d'une réunion avec environ 90 administrateurs de paroisses le 10 septembre. Le diocèse, dont l'origine remonte à 1559, couvre la province de Hollande septentrionale, dans le nord-ouest des Pays-Bas, ainsi que la partie sud de la province de Flevoland. Il comprend Amsterdam, la capitale et la ville la plus peuplée du pays.

    Mgr Hendricks, qui dirige le diocèse depuis 2020, a déclaré qu'il était clair "que la pandémie de coronavirus a accéléré le processus de rétrécissement dans lequel nous étions déjà engagés : les fidèles d'un âge avancé ont encore vieilli et ont parfois cessé de fréquenter l'église ; d'autres se sont habitués à un format différent pour le dimanche matin, les bénévoles ont abandonné, les chorales ont cessé."

    Les autorités diocésaines ont déclaré que 99 des 164 églises catholiques actuelles devraient fermer dans cinq ans. Sur les 65 églises restantes, 37 pourraient continuer pendant cinq à dix ans en tant qu'"églises de soutien", ce qui ne laisserait que 28 "églises centrales" considérées comme viables à long terme.

    Le vicaire général, Mgr Bart Putter, a déclaré au Pillar le 26 septembre que le diocèse n'avait pas de liste d'églises à fermer, mais qu'il espérait que les communautés locales désignent des "églises centrales". "L'idée est de créer 28 lieux actifs d'évangélisation. Et nous espérons que les curés et les conseils paroissiaux pourront réaliser cela", a-t-il déclaré.

    Les chiffres partagés lors de la réunion du 10 septembre ont montré que les participants à la messe étaient passés de plus de 25 000 en 2013 à 12 000 en 2021. "La participation a fortement diminué depuis de nombreuses années. Ce n'est pas un développement récent", a déclaré Mgr Putter, qui a fait remarquer que dans les années 1950, environ 80% de la population catholique assistait à la messe, contre environ 3% des 425 000 catholiques baptisés dans le diocèse aujourd'hui.

    Le diocèse, qui cherche à réduire le nombre d'églises depuis 2004, est connu pour ses fortes communautés catholiques internationales dans des zones urbaines telles qu'Amsterdam et Almere. Une nouvelle église a été ouverte l'année dernière à Almere, qui est considérée comme la ville la plus récente des Pays-Bas.

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  • 7 choses à savoir sur Giorgia Meloni, la probable nouvelle première ministre catholique d'Italie

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    D'Edie Heipel et Jonah McKeown sur Catholic News Agency :

    7 choses à savoir sur Giorgia Meloni, la probable nouvelle première ministre catholique d'Italie

    26 sept. 2022

    À l'issue des élections nationales italiennes du 25 septembre, Giorgia Meloni, une mère catholique, est en passe de devenir la première femme Premier ministre du pays. 

    Lors de ces élections anticipées, convoquées après l'effondrement du gouvernement d'union de l'ancien premier ministre Mario Draghi en raison de tensions économiques et militaires, le parti des Frères d'Italie de Giorgia Meloni a obtenu le plus grand nombre de voix, soit environ 26 %, contre 4 % environ il y a quatre ans. 

    Avant et pendant la victoire électorale de son parti, les opinions de Meloni ont été décrites dans les médias comme étant "d'extrême droite" et même "fascistes". Voici ce que vous devez savoir sur elle :

    Elle n'est pas encore Premier ministre

    Il convient de noter que, bien que le parti de Mme Meloni ait recueilli le plus de voix lors des récentes élections, il n'est pas encore certain qu'elle devienne Premier ministre de l'Italie. Il appartient au président italien Sergio Mattarella de nommer un membre de la coalition gagnante au poste de premier ministre, un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines. Il est probable que la personne désignée soit Meloni, qui sera alors chargée de réunir une majorité au Parlement. Frères d'Italie était le principal parti d'une coalition de centre-droit qui doit maintenant former une alliance pour gouverner. 

    Mme Meloni est issue de la classe ouvrière romaine. Elle a occupé divers emplois, notamment en tant que serveuse et nounou, avant de devenir une femme politique à plein temps. En 2008, le Premier ministre Silvio Berlusconi l'a nommée ministre de la jeunesse du pays, la plus jeune personne à être nommée à ce poste. 

    Elle a fait de sa foi un élément majeur de sa campagne.

    Mme Meloni s'est décrite dans ses discours comme une chrétienne et a exprimé publiquement son admiration pour le pape Jean-Paul II. Elle garde une photo de Jean-Paul II et de Sainte Thérèse de Calcutta sur son bureau et a exprimé son désir de rencontrer le pape François en personne - une quasi-certitude si elle devient Premier ministre. 

    "Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne, et vous ne pouvez pas m'enlever cela", a déclaré Meloni dans un discours en 2019. 

    Meloni - qui a été élevée par une mère célibataire à Rome - a maintenant une fille avec son partenaire Andrea Giambruno, bien que les deux ne se soient jamais mariés. 

    Elle soutient plusieurs politiques pro-vie et pro-famille.

    Dans un discours prononcé devant le parti Vox en Espagne au début de l'année, Mme Meloni a résumé sa plateforme pro-vie et pro-famille : "Oui aux familles naturelles, non au lobby LGBT, oui à l'identité sexuelle, non à l'idéologie du genre, oui à la culture de la vie, non à l'abîme de la mort."

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  • Meloni "néo-fasciste" ? Une étiquette dépassée

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    Un article de Victor Gaetan, posté à la veille des élections italiennes, sur le National Catholic Register :

    Faisant campagne en tant que mère catholique, Giorgia Meloni pourrait être la première femme Premier ministre d'Italie

    ANALYSE DE LA NOUVELLE : Considéré par ses détracteurs comme ne représentant qu'une frange extrémiste, le parti politique des Frères d'Italie de Giorgia Meloni est aujourd'hui en tête des sondages réalisés avant les élections nationales du 25 septembre.

    22 septembre 2022

    Il peut sembler blasé de souligner qu'une politicienne italienne de 45 ans est une mère catholique, mais cette identité a été un élément central de la campagne de Giorgia Meloni - et de son attrait - alors qu'elle mène le parti politique conservateur Frères d'Italie (Fratelli d'Italia, connu sous l'acronyme FdI) à une victoire anticipée aux élections nationales du 25 septembre. 

    La déclaration de Meloni lors d'un discours à Rome, "Je suis Giorgia ; je suis une femme ; je suis une mère ; je suis italienne ; je suis chrétienne" est un tel élément de signature qu'elle a été remixée sous la forme d'un morceau techno-dance qui compte plus de 12 millions de vues sur YouTube.  

    Les DJ qui l'ont réalisé avaient l'intention de se moquer d'elle ; au lieu de cela, ils ont contribué à renforcer sa popularité. 

    Un leader précoce

    Le succès du FdI cette année est synonyme de la personnalité charismatique de la candidate : ses yeux bleus perçants se détachent des affiches de campagne qui promettent "Pronti a risollevo l'Italie ! (Pronti a risollevare l'Italia !).  

    Mais Meloni est bien plus qu'une figure de proue blonde de la télévision : Elle fait partie des cercles politiques conservateurs depuis l'âge de 15 ans, d'abord dans son quartier populaire de Rome, puis, à 29 ans, en tant que membre de la Chambre des députés italienne.  

    Lorsque le Premier ministre Silvio Berlusconi l'a nommée ministre de la jeunesse en 2008, elle est devenue la plus jeune personne de l'histoire nationale à occuper un poste ministériel.  

    Aujourd'hui, Silvio Berlusconi est à la tête de Forza Italia, l'un des deux partis de centre-droit qui forment une coalition avec le FdI. L'autre est la Ligue (Liga), dirigée par Matteo Salvini.  

    Les récents sondages nationaux donnent le FdI à 25%, la Liga suivante, avec 13%, et Forza Italia, à 7%. Les trois partis ont convenu que celui qui arrive en tête choisira le prochain premier ministre si leur coalition remporte le vote du 25 septembre.   

    "Les gens réagissent vraiment à elle, à Giorgia, parce qu'elle est si crédible, féroce et, surtout, parce qu'elle a maintenu Frères d'Italie en dehors de toute coalition impliquant la gauche", a déclaré par téléphone au Register un candidat parlementaire du FdI, qui a demandé à ne pas être nommé.

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  • La mort d'Elizabeth II ou quand la monarchie fait rêver la France et l'Occident

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    De sur le site "l'Incorrect" :

    MORT D’ELIZABETH II : QUAND LA MONARCHIE FAIT RÊVER LA FRANCE ET L’OCCIDENT

    La mort d’Elizabeth II a fait l'objet d'une étonnante fascination dans tout l'Occident, à commencer par la France. C'est que la monarchie, et c'est son grand avantage, est le régime de la légitimité, de l'unité et du sacré. De quoi nous donner des idées ?

    Quelle étonnante cérémonie que celle que dont nous furent témoins jeudi dernier. Saisi d’effroi, un pays tout entier se trouvait suspendu aux fragiles respirations de sa monarque. Toutes les activités étaient arrêtées net, les journalistes déjà se paraient de noir, la BBC ouvrait son canal à l’international pour partager les derniers instants de la femme la plus célèbre au monde. Et avec la Grande-Bretagne, c’est l’Occident tout entier qui retenait son souffle, transi d’émotions et tout en prière pour la royale mourante, qui s’interrogeait sur ce que serait le monde demain, car, non qu’Elizabeth soit indispensable, mais personne ou presque n’a jamais vu ce monde sans elle. Tous avions conscience d’assister à la fin de l’un de ces miracles de perpétuité et de majesté que seule la monarchie peut offrir. Tous comprenions qu’une page de l’histoire vieille de 96 ans était sur le point d’être tournée, page qui débuta quand Vincent Auriol et Edgar Faure gouvernaient la France, page qui dura près du tiers de l’histoire américaine et qui fut parcourue par les plus illustres noms de l’histoire contemporaine, page essentiellement marquée par l’ère de paix et d’abondance issue de la Seconde Guerre mondiale dont on sait qu’elle est en train de s’éteindre. Tous assistions au fond à la rupture du dernier grand lien qui nous arrimait au siècle précédent.

    Émotion et gravité universelles donc, pour la royale défunte. Pluie d’hommages en tout genre et issus de tout rang. Inédit à pareille échelle, le phénomène est merveilleux, au pied de la lettre, tant il échappe comme nul autre phénomène à la politique légale-rationnelle que la modernité croyait imposer à la terre entière alors même qu’elle n’épouse pas le quart du phénomène politique en son entièreté. Car cette séquence nous rappelle – par-delà la caducité politique du roi de Grande-Bretagne – que la tradition et le sentiment, l’invisible et l’imaginaire sont des données essentielles de la vraie et grande politique. Et la cérémonie funéraire qui s’annonce exceptionnelle – deux semaines de deuil national, quatre jours de veillée funèbre qui devraient voir défiler près de 500 000 sujets, processions réunissant le million de personnes, funérailles en grande pompe qui plongeront le pays dans un silence total – et qui sera suivi sur tout le globe, ne fera que le confirmer : il est décidément dans le politique quelque chose qui dépasse de très loin le constructivisme rationnel, et que la monarchie incarne mieux qu’aucun autre régime.

    Petite leçon de légitimité

    Car n’ayant jamais versé dans le contractualisme républicain à la française, et c’est heureux pour elle, la monarchie britannique peut se prémunir d’une légitimité toute traditionnelle, selon les catégories de Max Weber. Et l’on a pu en admirer les fruits : tirant sa légitimité de l’hérédité et de la prescription, et fort de la juste place accordée à l’étiquette, à la pompe et au mystère, le monarque est doté d’une espèce de majesté qu’on peine à définir mais qui n’a pas besoin de l’être car personne ne peut la méconnaître. Et de fait, le plus fieffé des progressistes s’est ému devant ce morceau d’histoire qui s’éteignait.

    Et ce sont bien les institutions, plus que la personnalité de la reine en question, qui sont en jeu. Marquées du sceau de l’immémorial et de l’éternel, parées des mille mérites de la famille à leur tête, les institutions monarchiques produisent en propre de la légitimité, et ce d’autant qu’elles s’imposent sans que personne n’ait prise sur elles. Ainsi Novalis expliquait dans l’opuscule Foi et Amour (1798) : « C’est la distinction caractéristique de la monarchie de reposer sur la foi en un homme de naissance supérieure, sur la libre adhésion à un personnage idéal. Parmi mes égaux, je ne puis me choisir un supérieur ; je ne puis en rien m’en remettre à quelqu’un qui en est au même point que moi. Le système monarchique a ceci d’authentique, de vrai, qu’il s’attache à un centre absolu, qu’il est lié à un être n’appartenant pas à l’État, mais à l’humanité. Le roi est un être humain élevé au rang de fatum terrestre ». Au fond, la politique est une affaire de pure autorité, et c’est alors seulement qu’elle se pétrit de sacré – qui n’est pas le résultat du décorum, comme certains ont pu le répéter, car si la République s’y connaît en faste, elle n’a versé que dans le mauvais pastiche dès qu’elle s’est essayée à la transcendance.

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  • Pour qu'il n'y ait plus de "juges Soros" à la CEDH

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    Du site de l'European Centre for Law & Justice :

    Pour qu'il n'y ait plus de juges Soros à la CEDH


    Madame, Monsieur

    L’ECLJ poursuit son action afin de restaurer la garantie de l’impartialité des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

    Depuis trop d’années, la CEDH fait preuve d'activisme en matière notamment de politiques migratoires et promeut un “wokisme juridique” en contradiction avec la Convention européenne elle-même : avortement, euthanasie, bioéthique, féminisme, etc.

    Cet activisme est causé notamment par les liens existants entre des juges de la Cour et des ONG gauchistes financées par George Soros : Open Society FondationsHelsinki CommitteesAmnesty InternationalHuman Rights Watch, etc. Dans des dizaines d'affaires, ces juges ont siégé en situation de conflit d'intérêts.

    Ces conflits d’intérêts que l’ECLJ a mis en lumière de manière flagrante ont obligé la Cour à réviser son règlement d'éthique judiciaire, comme nous vous l’expliquions ici

    Cependant, de nombreuses recommandations émises par l’ECLJ dans son rapport n’ont pas encore été prises en compte. 

    Signez la pétition pour mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH

    ­Avec le soutien de nombreux membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, nous allons enfin remettre la pétition que beaucoup d’entre vous ont déjà signée, mercredi 12 octobre 2022, à la suite d’une réunion organisée dans l’enceinte de l’Assemblée. 

    La fermeture du Conseil de l'Europe durant le coronavirus nous a empêchés de déposer cette pétition plus tôt au Bureau de l’Assemblée. Mais ce retard est aussi dû à l'obstruction du Président de l’Assemblée, le Néerlandais d’extrême gauche Tiny Kox, qui empêche tout débat sur cette question importante. 

    Ce n’est pas étonnant : il est un ancien membre du bureau du Comité Helsinki des Pays-Bas, une des ONG impliquées dans les conflits d’intérêts à la CEDH. Il n’est donc pas pressé de nous voir tenir une conférence sur ce sujet et de déposer notre pétition pour mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH, déjà signée par plus de 56.000 personnes.

    Cette obstruction de Tiny Kox renforce notre détermination pour améliorer le fonctionnement de la Cour européenne des droits de l’homme. 

    Signez et partagez notre pétition avant le 11 octobre, afin de donner autant de légitimité que possible à notre réunion à l’APCE le lendemain :

    Mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH

    Pour aller plus loin :

    le Rapport (27 pages) et l’explication en vidéo (6 minutes):

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  • Mobilisation pour la vie en Pologne : une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille

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    Narodowy Marsz dla Życia i Rodziny. Tłumy na Placu Zamkowym w Warszawie.  "Maszerujemy w obronie tradycyjnych wartości" | Warszawa Nasze Miasto

    De TVN Warzawa :

    Sous la devise " Je te promets ", environ 10 000 personnes ont parcouru les rues de la capitale polonaise dimanche pour participer à la Marche nationale pour la vie et la famille.

    "Des marches similaires sont organisées tout au long de l'année dans 150 villes de Pologne, et rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes", a déclaré Pawel Ozdoba, président du Centre pour la vie et la famille, qui était chargé d'organiser la marche.

    Le président polonais Andrzej Duda a salué les participants dans un message vidéo spécial.

    L'événement a eu lieu pour la 17e fois. Au cours de l'année, de telles marches sont organisées dans environ 150 endroits en Pologne et rassemblent des centaines de milliers de personnes.

    Je te le promets. La Marche pour la vie et la famille a traversé Varsovie.

    18 septembre 2022

    Marche pour la vie et la famille

    - Cette année, nous voulons rappeler aux époux et à ceux qui sont appelés à cet état le sens et la signification du vœu de mariage", a déclaré l'organisateur de la Marche pour la vie et la famille, Paweł Ozdoba. La marche a été précédée d'une prière commune et d'un spectacle d'Arka Noego. 

    Après la prière de l'Angelus dirigée par le recteur de la paroisse de la cathédrale, Monseigneur Bogdan Bartholomew, la 17e Marche nationale pour la vie et la famille s'est élancée dans les rues de la capitale en direction de l'église Sainte-Croix, rue Krakowskie Przedmieście. Elle s'est achevée par une Sainte Messe à 13 heures, présidée par le gardien spirituel de la communauté des "Guerriers de Marie", le prêtre salésien Dominik Chmielewski. Les participants à la 17e Marche nationale pour la vie et la famille ont défilé sous le slogan "Je te promets".

    Une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille

    Comme l'a expliqué le président du Centre pour la vie et la famille Paweł Ozdoba, la marche est une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille. - Elle est causée, entre autres, par divers programmes sociaux et politiques qui tentent de désavouer le mariage et la famille, de changer leur signification ou de redéfinir la compréhension du mariage, a-t-il déclaré.

    Il a souligné qu'"en dehors des situations pathologiques, il vaut la peine de se battre pour le mariage, d'essayer de le maintenir et de rechercher la compréhension. - Souvent, cela nécessite aussi une aide extérieure, par exemple en prenant conseil auprès d'un psychologue ou d'un autre spécialiste, mais l'expérience de nombreux couples montre qu'ils parviennent à surmonter les difficultés", a souligné Mme Ozdoba.

    Comme il l'a souligné, "à Varsovie, un mariage sur deux se brise, et à l'échelle nationale, un mariage sur trois se brise". - Le plus souvent, la principale raison de la rupture est la soi-disant incompatibilité de caractères", a-t-il ajouté.

    La première marche a eu lieu en 2006 à Varsovie. Depuis lors, l'organisation de la marche a été prise en charge par plus de 150 villes et villages du pays.

  • 4.000 personnes ont marché pour la vie à Berlin

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    De kath.net/news :

    4.000 personnes à la Marche pour la vie à BERLIN

    Marche pour la vie 2022 : grand rassemblement et manifestation pro-vie dans le centre politique de Berlin

    "Les femmes n'ont pas besoin de la phrase : tu ne peux pas y arriver. Elles ont besoin d'être accompagnées avec délicatesse pour pouvoir développer leur grand potentiel". C'est avec ces mots que la sage-femme Sarah Göbel a donné un aperçu de la situation des femmes en conflit avec leur grossesse lors de la manifestation d'ouverture de la Marche pour la vie de cette année. La plupart des femmes aimeraient avoir leur enfant de manière autodéterminée, mais elles sont soumises à une forte pression extérieure. Même après un avortement, il faut absolument continuer à soutenir les femmes. Sylvia Pantel, directrice de la Fondation pour les valeurs familiales et ancienne députée du Bundestag, a parlé de la perspective sociopolitique de ce drame. Elle a commenté les citations précédemment enregistrées de politiciens de la coalition gouvernementale et d'une représentante des Jusos, qui veulent établir l'avortement comme un soin de santé et qui nient l'humanité de l'enfant avant sa naissance.

    Un autre thème important abordé dans une interview avec le professeur Paul Cullen, médecin, était la liberté de conscience des personnes travaillant dans le domaine médical. En Suède, les sages-femmes ne peuvent travailler que si elles pratiquent des avortements, alors qu'au Canada, pour la première fois, un tribunal a donné raison à une infirmière qui refusait de se faire vacciner pour des raisons de conscience, car de nombreux vaccins sont fabriqués avec des lignées cellulaires d'enfants avortés. Hubert Hüppe, député du Bundestag et ancien délégué du gouvernement fédéral pour les intérêts des personnes handicapées, a évoqué de nombreuses autres menaces pesant sur les personnes avant et après la naissance, notamment les formes sélectives de diagnostic prénatal et la légalisation du suicide assisté. "Le droit à la vie est le droit fondamental le plus important. Si on ne l'a pas, on n'est plus rien".

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  • Eglise d'Allemagne : le schisme bientôt consommé?

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    De Michael Warsaw sur le National Catholic Register :

    Le problème allemand

    NOTE DE L'ÉDITEUR : Les tactiques de pression crûment exposées lors de la dernière réunion de la "Voie synodale" allemande sont complètement étrangères au fonctionnement sain d'une Église collégiale et fraternelle; essentiellement, elles trahissent le concept de synodalité lui-même.

    16 septembre 2022

    Les derniers développements concernant la "Voie synodale" allemande, de plus en plus désastreuse, sont bien plus que troublants. En fait, l'Église locale de la nation la plus peuplée et la plus puissante économiquement d'Europe occidentale a maintenant viré au bord du schisme formel.

    Considérez ce qui s'est passé ce mois-ci : Les évêques catholiques allemands, et les délégués catholiques laïcs qui participent sur un pied d'égalité avec eux au processus de la Voie synodals, ont approuvé des documents qui demandent l'approbation de l'homosexualité et du transgenderisme et qui préconisent l'ordination des femmes - en contradiction flagrante avec ce que l'Église enseigne sur ces questions de morale et de foi. 

    Les délégués ont également approuvé formellement la création d'un Conseil synodal permanent qui supplanterait l'autorité épiscopale sur certains des aspects les plus fondamentaux de la vie de l'Église dans chaque diocèse d'Allemagne - en contradiction flagrante avec l'ecclésiologie catholique.

    Et lorsqu'une minorité d'évêques catholiques du pays a fait pression, en votant en nombre suffisant pour empêcher l'approbation d'un autre document qui s'écarte ouvertement et radicalement des enseignements de l'Église sur la sexualité, la majorité progressiste a réagi avec indignation. Une partie des délégués a quitté la salle de réunion en signe de protestation, et l'évêque Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande et coprésident du sentier synodal, a manifesté son soutien inconditionnel en insistant sur le fait que le document devait être considéré comme approuvé et en promettant de le présenter personnellement à l'attention du Vatican lors de la prochaine visite ad limina des évêques allemands en novembre. Cette mascarade montre la duplicité de l'ensemble du chemin synodal allemand. Pour ce groupe, la synodalité, définie en bref comme "faire route ensemble", n'a d'importance que lorsqu'elle fait avancer son propre programme de dissidence.

    Après le vote perdant, la Voie synodale a enfreint ses propres règles afin de se passer de la disposition relative au vote secret lors du vote sur les documents. L'intention de cette manipulation procédurale était évidente : à l'avenir, les progressistes dominants ont l'intention de "nommer et de faire honte" aux évêques orthodoxes et aux délégués laïcs qui restent assez courageux pour s'opposer au raz-de-marée de la dissidence en Allemagne. La manœuvre a eu l'effet dissuasif escompté. Seule une petite minorité de délégués était prête à voter contre les autres documents controversés lorsqu'ils ont été soumis au vote.

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