Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoire

  • XVIe-XVIIIe siècles : quand l'Eglise invente l'école

    IMPRIMER

    Une émission de KTO :

    Quand l’Église invente l’école (XVIe-XVIIIe s.)

    21/01/2021

    Quelle influence l’Eglise a-t-elle eu exactement sur l’école entre le XVIe et le XVIIIe siècle ? Quels rôles les ordres enseignants ont-ils joué ? Qui en furent les grandes figures ? Que provoqua l’arrivée du protestantisme ? Ce soir, l’émission Au risque de l’histoire propose de partir à la découverte de la réalité éducative à l’époque moderne. L’Église, tant critiquée au XIXe siècle pour la qualité et la nature de son enseignement, a pourtant pris part à l’instauration en France de l’école pour le plus grand nombre. Pour en parler, Christophe Dickès reçoit l’historien Bernard Hours et le père Jean-Robert Armogathe.

  • Le centième anniversaire de la naissance d'Eugenio Corti, un Soljenitsyne italien

    IMPRIMER

    Le 21 janvier 1921 naissait Eugenio Corti. De Philippe Oswald, sur aleteia.org, cet article publié lors de la mort de ce grand écrivain italien :

    Eugenio Corti (1921-2014), immense écrivain et témoin majeur du XXe siècle

    Décédé le 4 février, ce grand auteur catholique restera dans l’histoire comme une lumière et une conscience du siècle, à l’instar d’un Soljenitsyne ou d’un Jünger.

    Siècle de fer et de feu inauguré par l’atroce et folle boucherie de 14-18, le XXe siècle a engendré des témoins à la hauteur des séismes qui l’ont dévasté, des âmes d’élite qui craignaient moins la mort que d’abdiquer leur liberté intérieure et leur dignité. Des écrivains, notamment, qui ont défié par leur courage, leur force intérieure, et leur exceptionnelle longévité, la mécanique infernale qui aurait dû les broyer. Tel l’écrivain allemand Ernst Jünger (1895-1998), mort à cent deux ans après avoir exposé sa vie aux plus grands dangers et traversé toutes les tragédies de l’Allemagne, tel le russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) mort à presque quatre-vingt dix ans, après avoir survécu à la Seconde guerre mondiale et aux camps soviétiques (« L’Archipel du Goulag ») ; et tel aussi l’italienEugenio Corti rescapé lui aussi du front russe, mais dans l’autre camp, qui vient de s’éteindre à son domicile, le 4 février dernier, à l’âge de quatre-vingt treize ans.

    Son œuvre majeure, récit inspiré de la première moitié de sa longue vie, c’est « Le Cheval rouge », ce cheval étant celui de l’Apocalypse de Saint Jean, symbole de la guerre universelle de la fin des temps. Dans ce roman initiatique d’une rare puissance évocatrice écrit en 1983, la guerre tient une place centrale quoique non exclusive puisque cette fresque autobiographique et historique court jusque dans les années soixante-dix ; elle décrit alors la décomposition culturelle et morale de l’Occident, la dégradation des rapports familiaux, l’abandon de la pratique religieuse, l’errance de beaucoup d’intellectuels et de clercs, ainsi que le flirt de la Démocratie chrétienne transalpine avec le communisme. Son diagnostic était clair : la liberté intérieure et l’esprit critique avaient abdiqué devant les idoles matérialistes du pouvoir, de l’argent et du sexe .

    « Le Cheval Rouge » est à bien des égards le « Guerre et paix » de notre époque – une comparaison que n’aurait sans doute pas récusée ce grand admirateur de Tolstoï. Mais s’il fait preuve d’une empathie tolstoïenne, Corti est supérieur à Tolstoï par l’espérance lucide qui l’anime, sa foi en Dieu, son amour de l’Eglise, de la patrie, de l’épouse aimée, du prochain, de la famille (il était lui-même l’aîné d’une famille catholique de dix enfants dont l’un fut missionnaire en Afrique).

    « C’est parce que l’expérience de la guerre révèle au plus profond l’intériorité de l’homme qu’elle est fondamentale dans mon œuvre » a déclaré Eugenio Corti dans l’une de ses dernières interviews à l’hedomadaire Famille Chrétienne. En l’occurrence, la pire des guerres, celle du front russe sur lequel il se retrouva jeune officier italien pris en étau entre la barbarie nazie et la barbarie soviétique – et très concrètement, encerclé par l’Armée rouge pendant 28 jours dantesques dans la poche du Don. Il fut du très petit nombre des rescapés, par miracle : « Par une nuit terrible, frôlé par la mort, j’ai invoqué la Vierge et promis de travailler au règne de Dieu si j’en réchappais. J’avais 21 ans. J’ai été exaucé au-delà de mes espérances » a-t-il aussi confié dans cette interview, accordée un mois avant sa mort.

    Eugenio Corti respecta ce vœu. Il devint un témoin de « La responsabilité de la culture occidentale dans les grands massacres du XXe siècle », un sage plein d’humanité et un artiste exceptionnel. Il consacra son dernier livre à sainte Angelina (1372-1435), une des grandes figures de ce Moyen Age qui l’attirait de plus en plus parce que cette époque enracina l’Europe dans le terreau de son double héritage gréco-latin et judéo-chrétien.

    Tous les livres d’Eugenio Corti traduits en français sont publiés à L’Âge d’Homme, ou en coédition avec les éditions de Fallois.

    Romans :
    • Le Cheval rouge, 29 €.
    • La Terre des Guaranis, 25 €.
    • L’Île Paradis, 25 €.
    • Caton l’Ancien, 22 €.

    Récits autobiographiques :
    • La plupart ne reviendront pas, 22 €.
    • Les Derniers Soldats du roi, 19 €.

    Théâtre
    • Procès et mort de Staline, 9 €.

    Essais
    • La Responsabilité de la culture ­occidentale dans les grands massacres du XXe siècle, 6 €.
    • Science et foi, 6 €.

    Entretiens
    • Paroles d’un romancier chrétien, 20 €.

  • Un jeune prêtre italien martyr sous le nazisme

    IMPRIMER

    De  sur zenit.org :

    Causes des saints : le p. Fornasini, martyr sous l’occupation nazie

    Connu pour ses œuvres de charité

    En recevant, le 21 janvier 2021, le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le pape a autorisé ce dicastère à promulguer les huit décrets concernant le martyre et 7 « vertus héroïques » de trois laïcs de France, d’Espagne et d’Italie, d’une religieuse anglaise, d’un séminariste italien et de deux prêtres italiens.

    Giovanni Fornasini est né à Pianaccio, près de Bologne, le 23 février 1915, lit-on dans sa courte biographie publiée en italien dans Avvenire ce jeudi 21 janvier 2021. Il entre au séminaire en 1931 et est ordonné diacre en 1941, puis il est envoyé à Sperticano pour aider l’archiprêtre âgé.

    Ordonné prêtre le 28 juin 1942, il est nommé vicaire de la même paroisse. Lorsque l’archiprêtre meurt en août de la même année, le p. Fornasini est appelé à lui succéder à la direction de la paroisse.

    Dans la période de l’Occupation nazie, le jeune prêtre transforme sa paroisse en « cour de charité », se mettant à la disposition de tous ceux qui ont besoin d’aide. Il s’occupe en particulier des personnes déplacées, des personnes âgées et des enfants. Plusieurs fois, il intervient auprès des Allemands pour aider les prisonniers ou pour libérer des personnes injustement emprisonnées.

    Le prêtre est tué le 13 octobre 1944 près de la chapelle de San Martino, à Marzabotto, alors qu’il se rend pour porter les sacrements et enterrer les morts au cimetière.

    En 1950, la médaille d’or de la vaillance civile est décernée à sa mémoire.

  • L'Eglise d'Irlande au banc des accusés

    IMPRIMER

    De sur Smart Reading Press :

    IRLANDE : L’ÉGLISE DE NOUVEAU AU BANC DES ACCUSÉS

    Croix d'Irlande

    Publié le 12 janvier 2021, un rapport de l’État irlandais sur les foyers accueillant les mères célibataires de 1922 à 1998 dresse un tableau effrayant des maltraitances que ces femmes ont subies avec leurs enfants tout au long de ces années, notamment la pratique de certains centres de séparer mère et enfant. L’Église catholique est directement visée pour ses responsabilités dans ce drame.

    À Tuam, petite ville irlandaise de 6 000 habitants située à trente kilomètres de Galway, la Mother and Baby Home, gérée par les sœurs du Bon Secours, a fermé il y a bien longtemps. Dans les années 1970, deux enfants jouant dans des ruines du centre tombent sur une ancienne fosse septique remplie de squelettes. Non pas des morts de la grande Famine de 1845, comme le prétendent d’abord les autorités, mais les restes de 978 enfants décédés dans l’établissement (80 % d’entre eux avant leur premier anniversaire), dont les dépouilles ont été mises dans cette fosse commune.

    Cette découverte fait ressurgir un peu partout dans le pays des souvenirs longtemps enfouis, liés à certains marqueurs de la société irlandaise. En 2015, face au scandale qui prend des proportions nationales, le Gouvernement irlandais instaure une commission indépendante qui enquête sur 18 établissements pour mères célibataires – 14 foyers «Mother and Baby» et 4 «foyers de comté» – dans lesquels, contraintes de fuir leur famille, les mères célibataires trouvaient refuge. Certains de ces centres étaient administrés par l’État, d’autres (la majorité) par des congrégations religieuses.

    En cinq ans d’enquête, les experts rassemblent 3 000 pages de données et 1 000 pages de témoignages portant sur la période 1922-1998, un travail méticuleux sur l’histoire des Irlandaises mises au ban de la société pour avoir été enceintes sans être mariées. Publié le 12 janvier dernier, leur rapport a mis en évidence 9 000 décès survenus pendant cette période dans les établissements d’accueil.

    Lire la suite

  • Les ordinariats pour anglicans convertis : une initiative emblématique de l’œcuménisme du pape Benoît XVI

    IMPRIMER

    On célèbre chaque année, du 18 au 25 janvier, la semaine pour l’unité de l’Eglise. A ce propos, le site web « aleteia » publie aujourd’hui le témoignage d’un ancien « évêque » anglican rallié à une belle réussite du pape Benoît XVI: l’institution d’ordinariats personnels pour les fidèles de l '«Eglise» anglicane qui entrent dans la pleine communion avec l’Eglise catholique, en laquelle seule subsiste l’unique Eglise du Christ comme société constituée et organisée en ce monde (concile Vatican II, constitution dogmatique «Lumen gentium », 21 novembre 1964) :

    ORDINARIAT-ANGLICAN-000_Par3712693.jpg

    « Il y a dix ans, le père Keith Newton, un ancien évêque anglican, rejoignait l'Église catholique. Il raconte son itinéraire singulier. Le 15 janvier 2011, trois anciens évêques anglicans, dont le père Keith Newton, étaient ordonnés prêtres par Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster (Royaume-Uni). Le même jour, l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham était fondé par un décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et le Père Keith Newton, nommé par le pape Benoît XVI, en devenait le premier Ordinaire. Dix ans après, il dresse un premier bilan et quelques perspectives sur l’avenir de l’Ordinariat.

    Il y a dix ans, vous et de nombreux anglicans rejoigniez l’Église catholique. À la demande du pape Benoît XVI, vous avez pris la tête du nouvel Ordinariat de Notre-Dame de Walsingham. Est-il déjà temps de faire un premier bilan ?

    Père Keith Newton : Je crois que nous le pouvons. Nombreux étaient ceux qui avaient prédit notre disparition rapide : cela n’a pas été le cas, nous sommes toujours là ! Bien entendu, nous avons fait face à beaucoup de défis pendant ces dix ans, mais il me semble que nous sommes plus préparés ; prêts à regarder vers l’avenir, car nous avons fait grandir nos racines au sein de l’Église catholique comme dans la société anglaise et galloise. Nous avons plus d’une centaine de prêtres, dont près de 70 ont moins de 75 ans. Une trentaine d’entre eux travaille à temps plein dans les paroisses de l’Ordinariat. Et nous tenons environ vingt-cinq paroisses de l’Église catholique en Grande-Bretagne, ce qui nous permet d’avoir de l’influence sur les communautés catholiques locales.

    lire la suite sur aleteia.org

    Lire aussi  à ce propos la Constitution Apostolique « Anglicanorum coetibus » du pape Benoit XVI, donnée à Rome  le 4 novembre 2009, en la mémoire de Saint Charles Borromée.

    JPSC

  • Lumumba, soixante ans après son exécution : Jefferson ou Savonarole ?

    IMPRIMER

    On commémore ce 17 janvier 2021 le soixantième anniversaire de l’exécution sommaire, au Katanga, de l’un des irresponsables majeurs de la décolonisation anarchique du Congo Belge : Patrice Lumumba livré, par les autorités congolaises de Léopoldville, à l’un de ses principaux adversaires, Moïse Tshombé président de la république auto-proclamée du Katanga. Sont-ce là les seuls coauteurs du drame ?

    En 2001, une commission parlementaire belge d’enquête a conclu que les autorités congolaises de Léopoldville, organisatrices du transfert à Elisabethville de Lumumba et de ses compagnons d’infortune, Okito et Mpolo, auraient bénéficié du soutien moral d’instances gouvernementales belges et plus précisément des ministres des Affaires étrangères et des Affaires africaines et de leurs collaborateurs.

    Un peu court ?  En fait, la véritable responsabilité de la Belgique dans le drame congolais est bien plus large : elle se situe dans le naufrage congénital d’un nouvel Etat dont le Congo actuel traîne encore les séquelles soixante ans plus tard et, dans ce naufrage, Lumumba portera aussi sa part de responsabilité aux yeux de l’histoire : excessif, irritable, instable et violent, il fut l’artisan majeur du chaos qui, au lendemain même de l'indépendance, engendra sa propre perte. Qui sème le vent récolte la tempête.

    Mais qui était ce Lumumba dont le mythe masque aujourd’hui la réalité ? Un article de l’Union royale belge pour les Pays d’Outre-Mer, publié voici vingt ans déjà, nous le rappelle ici sans passion inutile (JPSC) :

    « Il naquit en 1925 à Katako-Kombe parmi les Batetela, tribu belliqueuse qui, sous la conduite de Ngongo Lutete, allié de Tippo Tip, s'étaient distingués aux côtés des Arabisés contre les troupes anti-esclavagistes de Léopold Il. Ils menaient leurs razzias du Maniema au Sankuru avant d'être arrêtés par les Belges. Sa haine de la Belgique, plutôt exceptionnelle parmi les hommes politiques congolais, aurait-elle été atavique ?

    On le retrouve aux études dans des missions catholiques, protestantes ensuite. Chez ces derniers, il se serait surtout intéressé aux œuvres de Sartre et de Karl Marx. Dégagé de la férule de ses maîtres, il se laissera séduire par le Ministre des Colonies, le libéral Buisseret, à une époque où les partis politiques belges multipliaient sourires et bonnes paroles devant ceux des Congolais qu'ils estimaient les plus "valables" pour les représenter en Afrique. Le futur héros national bénéficia donc d'un séjour en Belgique aux frais de la princesse, parée de bleu pour la circonstance. Plus tard, sans davantage d'états d'âme, le voilà à Accra, se ralliant à Nkrumah et à son nationalisme panafricain quelque peu teinté de rouge.

    Lire la suite

  • 150ème anniversaire des apparitions de Pontmain

    IMPRIMER

    De Timothée Dhellemmes sur Aleteia.org :

    Vidéo : "Priez mes enfants", il y a 150 ans, la Vierge apparaissait à Pontmain

    OUR LADY OF HOPE
    15/01/21

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps". Le 17 janvier 1871, alors que la Prusse menace de ravager l'Ouest de la France, la Vierge Marie apparait à Pontmain (Mayenne) à quatre enfants. Ils prieront et la paix reviendra dans le pays quelques jours plus tard.

    Comme un signe que le ciel était du côté des Français… Le 17 janvier 1871, en pleine guerre franco-prussienne, une « Belle Dame » souriante et couronnée d’étoiles apparait à Pontmain (Mayenne) et prie pendant plus de trois heures avec quatre enfants de 9 à 12 ans. Eugène, Joseph, Françoise et Jeanne-Marie sont officiellement reconnus comme les voyants de Pontmain un an après l’apparition.

    Ils eurent l’immense privilège de contempler la Sainte Vierge, alors que les autres villageois ne la voyaient pas. Un ovale bleu avec quatre bougies entourait Marie, et les étoiles se multipliaient autour d’elle au fur et à mesure de leurs prières. Elle leur délivra ce message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Quelques jours après l’apparition, l’armistice fut signé avec la Prusse, épargnant l’Ouest de la France des ravages de la guerre.




    Lire aussi :
    L’abbé Michel Guérin, « le petit curé de Pontmain »

    Lire également : Pontmain, il y a 150 ans

  • Une nouvelle saison d’études sur l'action de Pie XII en faveur des Juifs

    IMPRIMER

    D' sur zenit.org :

    « La liste de Pie XII » : L’Osservatore Romano salue « une nouvelle saison d’études »

    Dévoilement des Archives historiques de la Secrétairerie d’État

    Le quotidien du Vatican évoque deux « cas » parmi les « histoires des très nombreux juifs qui s’adressèrent au Vatican, pendant la seconde guerre mondiale » pour solliciter l’aide et la protection du pape. Le premier récit précise que « Pie XII lut personnellement la lettre ». Le second met en lumière « une perspective intéressante », à savoir que l’homme qui adressait sa requête au pape considérait Pie XII « comme l’unique autorité encore en mesure d’intervenir avec succès dans un cas humanitaire aussi complexe et surprenant ».

    Voici notre traduction de l’article publié dans L’Osservatore Romano en italien.

    HG

    « La liste de Pie XII » (de Matteo Luigi Napolitano)

    Transgresser les ordres venus d’en-haut transforme l’ancien adage latin en son contraire : ubi minor maior cessat. Les documents du Vatican en fournissent un exemple paradoxal. Pendant la seconde guerre mondiale, le gouvernement slovaque offre la charge de conseiller d’État à Mgr Ján Voitaššak ; or l’évêque de Spiš avait des sympathies nazies. En raison de son rôle, l’évêque devrait refuser, mais il accepte, demandant le consentement de Pie XI seulement après les faits.

    Lire la suite

  • La Révolution (Joseph Malègue) (Feuillet pour le temps du confinement)

    IMPRIMER

    2021_01_14_09_57_03_Greenshot.png

  • Saint Hilaire de Poitiers (13 janvier)

    IMPRIMER

    Saint-Hilaire-de-Poitiers1.jpgLors de l'audience du mercredi 10 octobre 2007, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Hilaire de Poitiers :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, je voudrais parler d'un grand Père de l'Eglise d'Occident, saint Hilaire de Poitiers, l'une des grandes figures d'Evêques qui ont marqué le IV siècle. Au cours de la confrontation avec les ariens, qui considéraient le Fils de Dieu Jésus comme une créature, certes éminente, mais toutefois uniquement comme une créature, Hilaire a consacré toute sa vie à la défense de la foi dans la divinité de Jésus Christ, Fils de Dieu et Dieu comme le Père, qui l'a engendré de toute éternité.

    Nous ne disposons pas d'informations certaines sur la plus grande partie de la vie d'Hilaire. Les sources antiques disent qu'il naquit à Poitiers, probablement vers l'année 310. Issu d'une famille aisée, il reçut une solide formation littéraire, bien évidente dans ses écrits. Il ne semble pas qu'il ait grandi dans un milieu chrétien. Lui-même nous parle d'un chemin de recherche de la vérité, qui le conduisit peu à peu à la reconnaissance de Dieu créateur et du Dieu incarné, mort pour nous donner la vie éternelle. Baptisé vers 345, il fut élu Evêque de sa ville natale autour de 353-354. Au cours des années suivantes, Hilaire écrivit sa première œuvre, le Commentaire à l'Evangile de Matthieu. Il s'agit du plus ancien commentaire en langue latine qui nous soit parvenu de cet Evangile. En 356, Hilaire assiste comme Evêque au Synode de Béziers, dans le sud de la France, le "synode des faux Apôtres", comme il l'appelle lui-même, car la réunion fut dominée par des Evêques philo-ariens, qui niaient la divinité de Jésus Christ. Ces "faux apôtres" demandèrent à l'empereur Constance la condamnation à l'exil de l'Evêque de Poitiers. Hilaire fut ainsi obligé de quitter la Gaule au cours de l'été 356.

    Lire la suite

  • Les Rois Mages dans le Mystère chrétien

    IMPRIMER

    Les Rois Mages dans le mystère chrétien (source)

    Un livre magnifique pour mieux connaître le mystère des Rois Mages : venus adorer "le roi des Juifs" nouveau-né, dont ils avaient vu l'étoile, ils rencontrent aussi Hérode à Jérusalem, selon l'évangéliste saint Matthieu.

    Avec eux, nous découvrons l'attente du monde antique lisant, dans le cours des astres ou dans les prophéties, l'annonce d'un sauveur faisant régner la paix sur la Terre.

    et de Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    L’Épiphanie ou l’universalité de la foi chrétienne

    Dans un livre récemment paru(1), le chanoine Grégoire de Guillebon (ICRSP) reprend à frais nouveau cette question de la véracité de la venue des mages. Plus qu’un livre, il s’agit d’une véritable somme sur l’un des plus grands mystères chrétiens, lié directement à l’Incarnation du Verbe et qui, à ce titre, a été attaqué en profondeur par la bien-pensance exégétique, le rationalis­me moderniste, le scientisme torve.

    En niant ce seul trait de l’Évangile de l’enfance, il s’agissait d’abattre l’édifice entier du christianisme, en le renvoyant aux légendes et aux contes pour enfants. Parmi d’autres, le chanoine de Guillebon cite par exemple l’exégète protestant allemand Karl Theodor Keim qui affirmait en 1867 : « Nous n’attaquons pas le droit éternel de ces belles légendes parmi lesquelles notre enfance a grandi heureuse. (…) l’histoire idéale ne demande pas obstinément à être de l’histoire réelle. »

    L’auteur remarque donc très justement que « l’adoration des Mages est, à bien des égards, emblématique des difficultés auxquelles achoppe aujourd’hui la lecture des Écritures ». C’est pourquoi son livre ne se contente pas de traiter seulement de la venue des mages, mais il insère cette question dans ce qu’est plus largement l’Écriture sainte, affrontant à ce titre les rapports entre texte inspiré et découvertes archéologiques ou encore, ceux entre Révélation chrétienne et manuscrits hébreux. Il propose des critères méthodologiques ainsi qu’une lecture historique et mystique des passages liés à la venue des mages. Il formule enfin des pistes et des hypothèses. Pour ce travail, il a mobilisé les Pères de l’Église, les textes du magistère, les travaux exégétiques et l’on reste impressionné par ce déferlement au profit de la vérité catholique.

    Assurément, les spécialistes pourront discuter telles ou telles affirmations. C’est leur rôle. Derrière ce travail, nous voyons pour notre part un grand amour de l’Église, un acte concret de foi et d’espérance, mû par la charité de permettre au plus grand nombre d’entrer, comme le souligne l’auteur à la fin de son introduction, « dans l’intimité du Maître ».

    À travers cette plongée dans un mystère chrétien trop sécularisé, nous retrouvons le vrai sens d’une fête et les moyens de continuer à en vivre, bien au-delà du jour de sa célébration. À notre tour, nous devenons des adorateurs en vérité du véritable Dieu. N’est-ce pas, au fond, une bonne manière de commencer une nouvelle année, que de la recouvrir, d’emblée, d’un parfum d’éternité ?

    1. Chanoine Grégoire de Guillebon, Les Rois mages dans le mystère chrétien, Librim Concept, 622 p., 29 € (www.librim.fr)

  • Le Moyen Age, une spiritualité pour aujourd’hui

    IMPRIMER

    Logo_chartes.gif« La Foi prise au mot » invite chacun à découvrir les richesses de la spiritualité du Moyen Âge et à apprécier certains moments de cette époque lumineuse, complexe et fort méconnue. Une époque dont la modernité frappe puisqu’elle invente tout à la fois l’idée des exercices spirituels, des méditations personnelles et aussi de la spiritualité des laïcs. Celle-ci n’est-elle pas réservée aux religieux ? Y-a-t-il une technique pour prier, méditer, contempler ? Quelle est la différence entre la spiritualité médiévale occidentale et la spiritualité orientale en vogue aujourd’hui ? Grâce au père Patrick Sicard et à l’historien Cédric Giraud, Régis Burnet propose ce soir de réfléchir sur la spiritualité à l’aide des écrivains mystiques qui l’ont inventée.

    Une émission KTO diffusée le 3 janvier 2021 :

    JPSC