Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La France se dépeuple pour la première fois depuis 1942

IMPRIMER

De la Lettre du Figaro du mercredi 14 janvier 2026 :

En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour en France. C’est 2,1% de moins qu’en 2024. 

Les scénarios les plus pessimistes de l’Ined prévoyaient en 2021 un indice de fécondité de 1,69 enfant par femme. L’hypothèse était qualifiée de « fécondité très basse ». Nous en sommes à 1,56. C’est un désastre pour la France sur tous les plans. Votre journal alerte depuis longtemps et régulièrement sur ce péril. Un cap funeste vient d’être franchi : avec 651 000 décès et 645 000 naissances, notre solde naturel est devenu négatif. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, en 1942 pour être précis, nous nous dépeuplons.

Ce basculement s’explique par deux facteurs : non seulement « la baisse des naissances s’est accentuée et a notamment été spectaculaire en 2023, avec 7 % de moins », mais en plus le nombre de décès augmente à la faveur du départ des baby-boomers. Les causes de la dénatalité sont multiples, mais un constat demeure : les Français ont moins d’enfants qu’ils le voudraient. La difficulté des conditions matérielles explique donc en grande partie le problème. La diminution des allocations familiales par François Hollande a porté un coup terrible à notre fécondité, visible nettement sur les courbes.

Parmi les problèmes identifiés et non réglés par les pouvoirs publics, le logement. Des chercheurs commencent à établir un lien direct entre baisse des naissances et crise de l’immobilier. C’est limpide : « Un jeune actif payé au salaire médian a perdu l’équivalent de deux chambres d’enfant dans nos grandes villes », explique l’économiste Maxime Sbaihi. À Bordeaux, une pièce en plus coûte 60 000 euros, 100 000 à Paris. Qui peut se le permettre ?

« Triste humanité que celle qui n’espère plus, dans ses entrailles, le cri de la naissance, le jaillissement impérieux, mystérieux et merveilleux de l’à-venir, l’augmentation d’elle-même non par la technologie ou la quête infinie des droits personnels mais par le cœur ! », alerte Laurence de Charette dans son éditorial.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel