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Politique

  • "La vie humaine ne peut faire l'objet d'aucun compromis" (pape François)

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    "La vie humaine ne peut faire l'objet d'aucun compromis". C'est la forte mise en garde contenue dans le message que le Pape François a voulu adresser aux organisateurs et aux participants de la Manifestation nationale pour la vie, qui s'est déroulée à Rome le samedi 22 juin avec un cortège des familles de la Piazza della Repubblica au Forum impérial. Dans son message, remis au porte-parole de la manifestation pour la vie, Massimo Gandolfini, le Saint-Père remercie ceux qui sont venus à Rome pour leur "engagement et leur témoignage public en défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle", les exhortant à "aller de l'avant avec courage malgré toute adversité", car, dit le pape, "ce qui est en jeu, c'est-à-dire la dignité absolue de la vie humaine, don de Dieu Créateur, est trop élevé pour faire l'objet d'un compromis ou de médiations". Le pape François a invité ensuite les manifestants à témoigner de "la beauté de la vie et de la famille qui l'accueille", afin de construire "une société qui rejette la culture du rebut à chaque étape de l'existence : de l'enfant à naître le plus fragile à la personne âgée qui souffre, en passant par les victimes de la traite, de l'esclavage et de toutes les guerres". Enfin, le Pape a transmis "la bénédiction de Dieu, auteur et Seigneur de la Vie" à tous les participants à la manifestation du 22 juin à Rome.

  • La protection de la vie : une des grandes faiblesses de l'Europe

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    De Vatican News (Jean-Benoît Harel) :

    Le Pape invite la Comece à protéger la vie, «une des grandes faiblesses de l’Europe»

    Les membres de la présidence de la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE) ont été reçus par le Pape François ce samedi 22 juin, deux semaines après les élections communautaires. Vice-président de la COMECE et évêque de l’île portugaise de Madère, Mgr Nuno Brás da Silva Martins a assuré que le Pape soutenait l’union des peuples européens et a insisté sur l’importance de la protection de la vie humaine et la place des religions et de Dieu en Europe.

    Réunis à Rome depuis ce mercredi 19 juin pour différentes rencontres, la présidence de la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE) a conclu cette session de travail par une audience avec le Pape François ce samedi 22 juin.

    Entretien avec Mgr Nuno Brás da Silva Martins, évêque de Funchal.

    Vers plus d’Europe

    «Son cœur est avec l’Europe» témoigne Mgr Nuno Brás da Silva Martins, à l’issue de cette rencontre. Si le vote des Européens a maintenu une majorité d'élus pro-européens à Strasbourg lors des élections du 6 au 9 juin 2024, les évêques de la COMECE ont également évoqué les faiblesses de l'Union européenne avec le Saint-Père.

    “Les élections européennes ont dit "oui" à l'Europe. La majorité des Européens veut une Europe plus forte, une Europe qui soit un sujet dans la vie internationale.”

    Pour l’évêque portugais, la faiblesse la plus fragrante est l’échec de la paix. «L’Europe n’a pas réussi à éviter la guerre, mais elle doit jouer un rôle dans la construction de la paix», a-t-il assuré, ajoutant que le Pape les a encouragés à «trouver des ponts avec les gens».

    Ne pas lier sécurité et immigration

    Interrogé sur le déclin des écologistes et le renforcement des partis de droite, Mgr Nuno Brás a estimé que pour les Européens, «le sujet principal serait la sécurité», un sujet qui a été très présent lors de la campagne électorale portugaise. Toutefois, il insiste pour éviter l’amalgame entre insécurité et immigration.

    “Il faut absolument ne pas lier la sécurité et l'immigration. L'Europe a besoin des migrants. Nous, à Madère, les migrants sont nécessaires pour les travaux dans le tourisme.”

    Lors de la colonisation de cet archipel au large du Maroc par les Portugais, l’île était déserte. La population de Madère s’est donc constituée progressivement par des arrivées de migrants, notamment venus du Portugal. Il existe aussi une grande population d’émigrés, partis vers le Venezuela ou l’Angleterre. «On accueille ceux qui arrivent et on est prêt à partir aussi» a résumé l’évêque des 250 000 habitants de l’île, dont 95% de baptisés.

    La protection de la vie

    Pour les 5 prochaines années de mandature des nouveaux députés européens, et de la nouvelle commission, l’Église veut porter une voix forte auprès des décideurs politiques. Pour Mgr Nuno Brás, deux sujets sont prioritaires. D’abord celui de la défense de la vie, principalement l’avortement et l’euthanasie. «Le Saint-Père a été très clair. Il a dit: “il faut lutter, il ne faut pas laisser tomber ces sujets“», a expliqué l’évêque, pointant les risques d’eugénisme à travers la pratique de l’avortement. «C'est une des grosses faiblesses de l'Europe, il faut insister sur les thèmes de la vie et de la dignité humaine», a-t-il affirmé.

    Ensuite, le vice-président de la COMECE a évoqué la place des religions en Europe: «Il y a beaucoup de politiciens qui disent: “la religion, ce n’est pas important“. Mais si, c'est important! Il faut souligner l'importance de la religion et l'importance de Dieu dans la vie des personnes, non pas seulement comme données historiques, mais aussi en réalité du présent».

  • "Choisissons la vie" : des dizaines de milliers de personnes ont marché pour la vie à Rome

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    De Chiara Bertoglio sur Vita Diocesana Pinerolese :

    Marche pour la Vie à Rome

    Pro Vita, in corteo contro l'aborto tra le strade di Roma: "Siamo in 30mila"

    La Marche pour la Vie annuelle de ProVita&Famiglia a défilé dans les rues de Rome le 22 juin 2024 dans une atmosphère festive de musique et de témoignages pour dire "Choisissons la vie".

    Des dizaines de milliers de personnes venues de toute l'Italie ont afflué dans une Rome torride et ensoleillée, bien que caressée par un souffle de vent frais qui a réconforté les manifestants audacieux. Le but de cette visite dans la capitale était en fait de participer à la manifestation annuelle de ProVita&Famiglia, intitulée "Choisissons la vie". Dans un contexte où les "pro-choice" ("pour le choix", lire les avorteurs) s'opposent aux "pro-vie", les organisateurs ont voulu, à juste titre, souligner que le vrai "choix", le seul vraiment libre, est d'accueillir la vie.

    La foule bigarrée des militants pour la vie est de tout âge et de toutes conditions. Il y a des bébés qui ne sont pas encore nés, des tout-petits dans des poussettes (auxquels les mamans offrent continuellement des boissons et des rafraîchissements), des enfants et des jeunes, de nombreux jeunes, des familles plus ou moins nombreuses, des personnes âgées, sans oublier quelques personnes handicapées, des religieux, des personnes consacrées et des prêtres. Tous unis par le même désir de dire qu'il faut une Italie qui croit en la vie, la promeut, la soutient et défend son unicité.

    L'ambiance est celle d'une joyeuse fête de rue : pas de polémique, pas d'agressivité, juste des sourires, des chants, et quelques chorégraphies proposées par les jeunes les plus vifs, prêts à s'enflammer.

    Trois témoignages

    Sur la Piazza della Repubblica, lieu de la rencontre, trois témoignages sont présentés, tous très significatifs.

    Tout d'abord, une femme qui a avorté il y a vingt-cinq ans prend la parole et raconte son histoire avec sobriété, efficacité et une force d'âme vraiment émouvante. Vingt-trois ans, étudiante à l'étranger, son fiancé l'a persuadée d'avorter ; au centre de consultation, personne ne lui a proposé d'alternative, personne ne l'a vraiment écoutée, et tout ce qu'ils ont pu faire, c'est lui dire de "se dépêcher" parce qu'elle avait atteint la limite des trois mois. Tous les détails de "ce jour-là" sont restés gravés dans son esprit et dans son cœur, et l'angoisse de ce qu'elle avait vécu n'a été atténuée que plus tard, lorsqu'elle a pris pleinement conscience de ce qui s'était passé dans une confession. L'espoir lui est revenu lorsqu'elle a compris que ces blessures pouvaient devenir des "failles" par lesquelles la grâce et son témoignage, qu'elle porte aujourd'hui avec courage et passion dans toute l'Italie, pouvaient passer. Un autre pas fondamental a été de donner un nom à cet enfant à naître, qu'elle appelle désormais "Marco" : comme beaucoup d'autres femmes qui ont vécu la même expérience, elle imagine ses anniversaires en le voyant comme un jeune homme qui aime le football et qui a terminé ses études. Un témoignage dont la vérité était palpable et qui a profondément ému de nombreux auditeurs.

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  • Pakistan : un homme lynché à la suite d'accusations de blasphème

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Un homme lynché à la suite d'accusations de blasphème : une campagne d'influence pour promouvoir l'État de droit et la paix est envisagée

    21 juin 2024  
     

    Madyan (Agence Fides) - Une foule violente a lynché un homme accusé d'avoir prétendument blasphémé le Coran dans la ville de Madyan, dans le district de Swat de la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa. Il s'agissait d'un citoyen pakistanais de religion musulmane, identifié comme Muhammad Ismail, originaire du Pendjab, qui se trouvait dans la province septentrionale avec sa famille pour y faire du tourisme. Madyan est en effet un lieu touristique situé dans la vallée de Swat, à environ 250 km de la capitale provinciale Peshawar.

    Accusé d'avoir commis un blasphème alors qu'il séjournait dans un hôtel, l'homme a été arrêté hier, 20 juin, par les forces de sécurité et escorté à l'intérieur du poste de police pour le protéger d'éventuelles représailles. Cette protection n'a pas suffi. A l'instigation de messages diffusés par des haut-parleurs dans des mosquées et des centres commerciaux, une foule violente s'est rassemblée devant le poste de police, exigeant que l'homme soit remis à la justice. En cas de refus, la foule a mis le feu au bâtiment, obligeant les policiers en service à fuir pour sauver leur vie. L'homme n'avait plus rien à faire. Après avoir pénétré dans le poste de police, les militants ont lynché et tué le suspect, traînant le corps sur la place publique, où le corps déjà mutilé a été brûlé, comme le montrent des images terrifiantes diffusées sur les médias sociaux. L'arrivée ultérieure d'autres policiers en provenance d'autres lieux a permis de rétablir l'ordre. On ignore pour l'instant si l'un des agresseurs a été arrêté.

    Le ministre en chef de la province de Khyber Pakhtunkhwa, Ali Amin Gangapur, a regretté l'incident et a appelé la population à rester pacifique. "Cette violence est une folie, c'est un suicide pour notre société", a déclaré Fawad Chaudhry, homme politique et ancien ministre de l'information.

    Les agressions extrajudiciaires contre des personnes accusées de blasphème sont récurrentes au Pakistan, où l'accusation de blasphème contre l'islam est également punie de la prison à vie ou de la peine de mort.

    Les organisations de la société civile et les chefs religieux affirment que les accusations de blasphème sont souvent fausses et qu'elles sont exploitées à des fins privées. Le mois dernier, dans la province pakistanaise du Punjab, une foule a attaqué un chrétien, Nazir Masih, 72 ans, après l'avoir accusé d'avoir profané des pages du Coran. L'homme est décédé à l'hôpital des suites de ses blessures. En août 2023, à la suite des accusations de blasphème du Coran, des attaques ont eu lieu dans le quartier chrétien de la ville de Jaranwala, où des foules ont incendié 86 maisons chrétiennes et vandalisé 19 églises et lieux de culte chrétiens.

    Le sénateur catholique Khalil Tahir Sandhu a déclaré à Fides : "Nous sommes choqués par un nouvel épisode de violence de masse. Nous pensons qu'il faut agir. Nous envisageons d'organiser une campagne de sensibilisation contre le lynchage et la violence collective. Nous avons formé une équipe de responsables de la société civile et des communautés religieuses, nous voulons impliquer des représentants du gouvernement, des universitaires et des responsables religieux musulmans. En nous réunissant, nous sommes arrivés à une conclusion commune : il est urgent que des chefs religieux crédibles et des "influenceurs" partagent une campagne médiatique pour lutter contre le problème de la violence de masse et promouvoir l'importance de l'application de la loi dans toutes les situations. Nous voulons élaborer des messages vidéo et des tables rondes sur la paix, l'harmonie interconfessionnelle et la tolérance, avec la participation de chefs religieux au niveau national. Nous pensons qu'il est nécessaire de diffuser des services vidéo sur les chaînes de télévision nationales et régionales, les stations de radio et les médias sociaux.
    (PA) (Agence Fides 21/6/2024) 

  • Le Conseil de l'Europe menacé par un risque de prise de pouvoir gauchiste à la tête de l'institution

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    Lu sur Valeurs Actuelles (Nicolas Bauer) :

    Semaine d’élections au Conseil de l’Europe

    TRIBUNE. Pendant que la France se focalise sur ses élections législatives, deux élections cette semaine au sein du Conseil de l’Europe détermineront l’orientation à venir de l’institution. Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), pointe un risque de prise de pouvoir gauchiste à la tête de cette institution.

    21 juin 2024

    Mardi 25 juin, le futur secrétaire général du Conseil de l’Europe sera élu pour un mandat de cinq ans. Mercredi 26, trois nouveaux juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) seront élus pour neuf ans. C’est l’Assemblée du Conseil de l’Europe qui votera, parmi des candidats proposés par les gouvernements. Cette Assemblée est composée de parlementaires des 46 États membres et se réunit cette semaine en session plénière. Les résultats de ces deux élections auront un impact sur l’orientation globale du Conseil de l’Europe et sur la jurisprudence de la CEDH pour les dix prochaines années. Explications.
    Grégor Puppinck : « Juges Soros », la CEDH corrige enfin certains de ses manquements

    Les deux postes clés de secrétaire général et de commissaire aux Droits de l’homme

    Depuis 2019, la secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejcinovic Buric, était une femme politique croate de droite. Elle sera remplacée par l’un de trois candidats qui ont été proposés par les gouvernements du Conseil de l’Europe. Ils ont pour point commun d’être progressistes : Alain Berset, ancien président socialiste de la Confédération suisse (2018-2023), Indrek Saar, ancien président du Parti social-démocrate estonien (2019-2022), et Didier Reynders, homme politique belge ancien président du Mouvement réformateur, de centre droit et appartenant au groupe Renew Europe, et commissaire européen à la Justice dans la commission von der Leyen (2019-2024).

    Le commissaire aux Droits de l’homme, autre personnage clé du Conseil de l’Europe, est lui aussi depuis peu une personnalité de gauche. Michael O’Flaherty, universitaire irlandais, a été élu en avril 2024 par l’Assemblée du Conseil de l’Europe, pour un mandat de six ans. Cette élection était passée inaperçue. Ordonné prêtre en 1987, M. O’Flaherty a été réduit à l’état laïque et est devenu un militant anticlérical. Il se présente aujourd’hui comme ayant été gay depuis le moment de son entrée au séminaire et engage le Conseil de l’Europe dans une stratégie pro-LGBT.

    Un nouveau juge de la CEDH issu du réseau de l’Open Society ?

    Comment Soros et la CEDH ont tout fait pour étouffer l’affaire

    Cela fait déjà près d’un an qu’un nouveau juge serbe aurait dû être élu à la CEDH. L’Assemblée du Conseil de l’Europe avait rejeté une candidature à l’automne dernier, celle d’une juriste qui avait collaboré avec deux organisations du réseau de l’Open society Foundations (OSF), fondé par le milliardaire progressiste George Soros. La Serbie a maintenu deux candidatures similaires, celle de Natasa Plavsic, magistrate ayant collaboré avec deux associations de l’OSF (Aire Centre et Civil Rights Defenders), et celle de Mateja Durovic, professeur.

    Le Conseil de l’Europe critique les refoulements de migrants par les pays européens

    Ce dernier, qui a voulu rester discret, n’a pas hésité pour l’occasion à supprimer une lettre de son nom de famille sur son CV de candidat à la CEDH. Des parlementaires de droite du Conseil de l’Europe se sont mépris sur son identité et ont l’intention de voter pour lui, puisqu’il n’a aucun engagement politique apparent. Or, avec le nom de “Djurovic”, sous lequel il est connu, il a travaillé avec l’European Policy Center, organisation directement financée par l’OSF de Soros. Il apparaît toujours sur le site de cette organisation comme l’un de ses collaborateurs, information qu’il a omise sur son CV de candidat (cinq pages).

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  • "Le sang des Congolais continue de couler" (cardinal Ambongo)

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    De Vatican News

    Cardinal Ambongo: le sang des Congolais continue à couler

    Près de 150 personnes sont mortes depuis début juin, dans l'Est de la RDC, dans des tueries attribuées au groupe armé ADF, affilié à l'organisation Etat islamique. Pour le Cardinal Fridolin Ambongo, il est déplorable et incompréhensible que le sang de Congolais continue à couler dans l’indifférence de la Communauté internationale. Les chrétiens qui y sont tombés sont des «martyrs», estime-t-il, en faisant le lien avec la béatification de quatre missionnaires en août prochain à Uvira.

    Entretien réalisé par Stanislas Kambashi, SJ – Cité du Vatican

    42 personnes sont mortes au cours d'un massacre commis dans la nuit du 12 au 13 juin dans le territoire de Lubero, faisant passer à près de 150 le nombre des personnes tuées dans la province du Nord-Kivu depuis début juin, selon des autorités locales et la société civile. Lors de l’Angélus du dimanche 16 juin, le Pape François a déploré «les combats et les massacres» de civils dans de ce pays, dont «de nombreux chrétiens» qu'il a qualifiés de «martyrs» de la foi. L’Union Africaine a également condamné ces tueries. Pour le Cardinal Fridolin Ambongo, cette situation est déplorable et incompréhensible. L’archevêque de Kinshasa fustige l’indifférence de la Communauté internationale qui ne s’émeut pas des souffrances du peuple congolais. Il pointe également du doigt certains pays voisins de son pays, la RDC.

    Nous vous proposons l’intégralité de l’entretien qu’il a accordé à Radio Vatican - Vatican News.

    Suivre le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa (RD Congo)

    L’Eglise de la RD Congo se prépare à célébrer un grand événement au mois d’août, la béatification de quatre missionnaires. Et le Pape François vous a délégué pour le représenter à cette cérémonie. Qu’est-ce que cet événement représente pour l’Eglise congolaise?

    Au mois d'août prochain, il y aura un grand événement pour notre église nationale, la béatification des quatre martyrs d'Uvira. Nous savons que parmi ces quatre martyrs, certains ont été massacrés à Baraka et d'autres à Fizi. Mais dans le contexte actuel, vu le problème d'accessibilité, le problème de sécurité, les autorités ont décidé que la cérémonie se passe au siège du diocèse à Uvira. Je remercie le Saint-Père, le pape François, qui m'a fait confiance en me désignant comme son représentant pour un événement aussi important pour la vie de notre Église. Cet événement, qui s'est passé en 1964, la même année du martyre de la Bienheureuse Anuarite, nous donne vraiment à réfléchir. Nous avions cru que le sang des martyrs de 1964 allait aider le Congo à évoluer vers un avenir meilleur. Malheureusement, nous constatons 60 ans après que le sang du peuple congolais continue à couler et que de nouveaux martyrs continuent à tomber dans notre pays.

    Récemment, il y a eu des massacres toujours à l'Est de votre pays. Selon des témoignages, des chrétiens qui ont été tués pour leur foi par un groupe appartenant à l'État islamique. Comment se fait-il que dans un pays à majorité chrétienne, on puisse tuer des chrétiens par une petite minorité d'une autre religion?

    Cette situation qui a révolté la conscience de l'humanité, particulièrement la conscience chrétienne, nous laisse pratiquement sans voix. Et l'image qui a circulé de la tuerie de ces jeunes dans une brousse, je crois, du côté de l'Ituri, révolte profondément, d'autant plus que notre pays, le Congo, est un pays où il y a plus de 90 % des chrétiens et qu'une petite minorité d'islamistes se permettent de massacrer des Congolais, qui filme l'événement et balance sur les réseaux sociaux, c'est tout simplement incompréhensible ce qui s'est passé pour nous. Si nous faisons la relecture avec ce qui s'est passé il y a 60 ans à Uvira, mais aussi dans d'autres diocèses comme le diocèse de Bondo, où des missionnaires ont été massacrés, à Buta où des missionnaires ont été massacrés, on se dit que ces gens sont de nouveaux martyrs et nous devrons penser à promouvoir leur cause pour qu'ils soient présentés comme de nouveaux témoins de la foi des gens qui ont versé leur sang pour la foi en Jésus-Christ.

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  • Adoption d'un amendement pro-vie en Italie : les groupes pro-vie seront présents dans les cliniques pratiquant l’avortement

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    De zenit.org :

    Giorgia Meloni fait voter un amendement pro-vie en Italie  Les groupes pro-vie seront présents dans les cliniques pratiquant l’avortement

    21 juin 2024

    Le député Lorenzo Malagola a présenté un amendement à l’article 194 de la loi italienne qui vise à tirer pleinement parti de cette loi « en recourant, sans charges nouvelles ou plus lourdes pour les finances publiques, à la participation d’entités du secteur tertiaire qui ont une expérience qualifiée dans le soutien à la maternité ». Les « espaces de vie » ont été approuvés ; ils feront partie de l’hôpital et seront gérés par des groupes pro-vie qui sont autorisés à se rendre dans les hôpitaux pratiquant des avortements pour aider et informer les femmes enceintes.

    L’article 1 de la loi 194/78 stipule que « l’État garantit le droit à une procréation consciente et responsable, reconnaît la valeur sociale de la maternité et protège la vie humaine dès son origine (…) L’État, les régions et les autorités locales, dans le cadre de leurs fonctions et compétences, promeuvent et développent les services sociaux et sanitaires, ainsi que les autres initiatives nécessaires pour éviter que l’avortement ne soit utilisé dans le but de limiter les naissances ». 

    Aider les femmes enceintes à prendre une décision plus libre et plus éclairée

    Le premier ministre italien, Giorgia Meloni, a déclaré que cet amendement à la constitution visait à ce que, selon son principe, les femmes sur le point d’avorter puissent bénéficier d’une aide pour prendre une décision plus libre et plus éclairée, en les assistant de manière concrète pour les aider à prendre la meilleure décision.

    L’amendement a été considéré comme une attaque par les groupes pro-avortement, qui soulignent qu’il s’agit d’une nouvelle « ingérence des associations pro-vie dans les bureaux laïcs chargés d’aider les femmes à prendre leurs décisions ». En outre, le gouvernement Meloni avait déjà autorisé les médecins qui, pour des raisons de conscience, estiment qu’il n’est pas approprié de pratiquer l’avortement, à le refuser à celles qui le demandent, ce qui représente 63,4 % des médecins en Italie, 43 % des médecins en Émilie-Romagne et 85 % en Sicile. Ils sont en désaccord avec cette pratique qui met fin à une vie humaine.  

    Soutenir et écouter les femmes enceintes qui en ont besoin

    Les « espaces de vie » cherchent à aider les femmes par divers moyens, comme permettre à la mère d’écouter les battements de cœur du bébé, et surtout à soutenir et écouter les femmes enceintes qui en ont besoin : il est instauré un plan plus global d’aide pendant et après la grossesse. Il s’adresse aux femmes qui vivent ce moment avec des difficultés et qui pourraient envisager le choix d’interrompre la grossesse, ou qui se sentent obligées d’y recourir par manque de moyens.

    Giorgia Meloni fait voter un amendement pro-vie en Italie  | ZENIT - Français

  • Thomas More : patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques

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    saint-thomas-more-00.jpg

    22 juin : fête de saint Thomas More

    LETTRE APOSTOLIQUE EN FORME DE MOTU PROPRIO
    POUR LA PROCLAMATION DE SAINT THOMAS MORE
    COMME PATRON DES RESPONSABLES DE GOUVERNEMENT
    ET DES HOMMES POLITIQUES

    JEAN-PAUL II
    EN PERPÉTUELLE MÉMOIRE

    http://www.vatican.va/ 

    1. De la vie et du martyre de saint Thomas More se dégage un message qui traverse les siècles et qui parle aux hommes de tous temps de la dignité inaliénable de la conscience, dans laquelle, comme le rappelle le Concile Vatican II, réside «le centre le plus secret de l’homme et le sanctuaire où il est seul avec Dieu dont la voix se fait entendre dans ce lieu le plus intime» (Gaudium et spes, n. 16). Quand l’homme et la femme écoutent le rappel de la vérité, la conscience oriente avec sûreté leurs actes vers le bien. C’est précisément pour son témoignage de la primauté de la vérité sur le pouvoir, rendu jusqu’à l’effusion du sang, que saint Thomas More est vénéré comme exemple permanent de cohérence morale. Même en dehors de l’Église, particulièrement parmi ceux qui sont appelés à guider les destinées des peuples, sa figure est reconnue comme source d’inspiration pour une politique qui se donne comme fin suprême le service de la personne humaine.

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  • La situation en France: déclaration des évêques

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    Situation de la France: déclaration épiscopale (source)

    Sous le titre "Au sujet de la situation en France", le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France publie cette déclaration suivie d'une prière à l’attention  des fidèles:  

    Le résultat des élections européennes est un symptôme de plus d’une société inquiète, douloureuse, divisée. La dissolution de l’Assemblée nationale a placé notre pays dans un trouble inattendu. Comme  tous nos concitoyens, nous, catholiques, avons à exercer notre responsabilité démocratique.

    Comme chrétiens, cependant, nous avons une vive conscience que les élections législatives ne résoudront pas tout. C’est dans l’espérance du Règne de Dieu inauguré par le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus que nous voulons être des citoyens responsables et apporter notre contribution à la qualité de la vie démocratique et sociale de notre pays.

    Le malaise social que nous constatons a certes partie liée à des décisions politiques, mais il est plus profond. Il tient aussi à l’individualisme et à l’égoïsme dans lesquels nos sociétés se laissent entraîner  depuis des décennies, à la dissolution des liens sociaux, à la fragilisation des familles, à la pression de  la consommation, à l’affaiblissement de notre sens du respect de la vie humaine, à l’effacement de Dieu  dans la conscience commune. Les parlementaires et les responsables politiques ne peuvent pas tout. Ils ont à chercher le meilleur pour nous tous, pour l’unité, la prospérité et le rayonnement de notre pays  dans un monde en profonde mutation. Ils ne peuvent agir qu’en fonction de la détermination de tous à  agir pour le bien commun.

    Demain, le 8 juillet, quels qu’auront été nos choix électoraux, nous tous Français, nous aurons encore  et toujours à respecter nos concitoyens qui auront d’autres opinions que les nôtres et à œuvrer  ensemble à la continuité et à l’amélioration de notre vie sociale commune. Nous aurons encore à vouloir  que notre pays honore ses engagements et serve la paix et la justice dans le monde. Nous aurons  toujours à nous garder de la violence, à veiller à ne pas diffuser la colère et la haine, à ne pas nous  résigner à l’injustice mais à lutter pour la justice par les moyens de la vérité et de la fraternité. Demain,  chacun devra toujours s’inquiéter de ceux qui vont moins bien que lui.  

    Nous, catholiques, nous le ferons en puisant dans la grâce de Dieu et dans notre foi en son salut, pour  surmonter peurs, colères, angoisses et pour être des « artisans de paix » et des acteurs de l’amitié  sociale. Nous pourrons nous appuyer sur la communion qu’est notre Église.  

    C’est pourquoi, évêques du conseil permanent, nous formulons la prière suivante et nous la proposons aux fidèles qui voudront bien s’y associer :

    « Dieu de vérité et de bonté, en ces temps de décisions fortes pour notre pays la France, aide#nous à discerner correctement ce qui est juste. Renouvelle en nous, chaque matin, le goût de servir, pour que nous accomplissions nos tâches  avec cœur et garde-nous de mépriser quelque être humain que ce soit. Viens, Esprit-Saint, éclairer ceux et celles qui seront choisis comme députés ou auront à  gouverner notre pays. Qu’ils puissent ensemble chercher le meilleur pour nous tous. Imprime en eux un grand sens du  service du bien commun.  Sainte Vierge Marie, sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronnes de la  France, veillez sur notre pays. Qu’il soit une terre de liberté, de justice, de fraternité et se tienne  à la hauteur de son rôle dans l’histoire. Aidez-nous à y être, à notre modeste place mais selon toute notre responsabilité, des disciples de l’Évangile. Amen. » 

  • Guide pour l'EVRAS et Santé Mentale des enfants et des adolescents: un texte résolument toxique

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    Guide pour l'EVRAS et Santé Mentale des enfants et des adolescents: un texte résolument toxique

    Lettre datée du 17 juin 2024 et une analyse de la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale concernant le Guide EVRAS

    Depuis de nombreuses années, des séances d’animation Evras ont cours à l’école et nous, membres de la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale, sommes tout à fait favorables à leur principe.

    Depuis quelques semaines, les centres de planning familial clament haut et fort la réussite concrète de ces séances à l’école. Auto-satisfecit qui est une belle application de la méthode Coué, émanant d’institutions qui sont à la fois juges et parties ! Une évaluation soignée et indépendante aurait très probablement montré que certaines de ces animations ont été bonnes et même très bonnes, d’autres nulles et d’autres traumatisantes pour les enfants et les adolescents.       
    A l’arrière-plan de ces animations, il y a la compétence variable des animateurs, leur formation et la  référence qu’ils font plus ou moins-au moins actuellement- au guide pour  l’Evras.

    Ce guide, publié au Moniteur belge le 25 mars 2024, est considéré par les responsables des formation Evras comme un instrument de référence essentiel [1].

    Pourtant, depuis plus d’un an, la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale est alertée par des parents, des institutions et des cliniciens, tous préoccupés par l’orientation et de nombreux contenus de ce guide pour l’Evras. Nous avons dès lors pris le soin de lire attentivement l’ensemble du texte du guide et de formuler dans le rapport ci-joint les critiques qui nous paraissent devoir lui être adressées.

    C’est d’abord le mode de rédaction du guide qui pose question. En 2021, il a été entouré de beaucoup de mystère... très difficile de savoir à la demande de qui et avec qui le groupe de rédaction s’est constitué : aucune Université n’y a été convoquée, aucun professionnel notoire de la psychologie de l’enfant, belge ou étranger, aucune référence substantielle à des manuels francophones d’éducation sexuelle déjà bien rodés, aucune explication sur la méthode, aucune évaluation indépendante quant à la scientificité  du produit fini !

    C’est plutôt une sorte d’essai, émanant de la plume d’un petit groupe de rédacteurs très inspirés par l’idéologie du genre, qui transparaît abondamment dans le texte.

    La neutralité nécessaire dans une matière aussi délicate n’a donc pas été respectée et cela nuit grandement à la pertinence d’un grand nombre d’items et points d’attention que comprend le guide.

    Nous pensons que le guide tel qu’il a été élaboré n’aidera pas à redonner le sens de l’appartenance au collectif mais au contraire, privilégiera l’individualisme à tout crin.

    Le principe de diffuser des informations à des fins partisanes est alors venu se substituer à l’écoute des jeunes et aux réponses qu’il s’agit de leur donner en fonction de leurs questions et aussi de leur âge.

    Nous sommes majoritairement des cliniciens attentifs à l’éducation à la vie sexuelle et relationnelle et nos remarques et critiques visent à ce que le guide retrouve sa consistance sans aucunement devoir céder aux idéologies ambiantes.

    Nous espérons que vous trouverez dans notre analyse de quoi réfléchir au bien- fondé de la version actuelle de ce guide et que ceci pourra susciter un véritable débat dont notre démocratie a bien besoin et qui, en l’occurrence, a été soigneusement évité.

    Croyez à notre considération distinguée.

    la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale

    LIGUE WALLONNE POUR LA SANTÉ MENTALE

    Association Sans But Lucratif

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    [1]Lors des débats au Parlement de la Communauté française, la ministre de l’Éducation, Madame Caroline DESIR, a d'ailleurs précisé, en réponse à une interpellation, que le guide est « un texte réglementaire et contraignant à l'égard des professionnels qui organiseront les animations EVRAS ».

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  • Qu'est-ce que l'idéologie et quel est son rapport avec le catholicisme ?

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    De David G. Bonagura, Jr. sur le Catholic World Report :

    Le catholicisme et la vérité sur l'idéologie

    Comment le terme "idéologie" peut-il être si malléable que n'importe qui peut en affubler son adversaire ? Qu'est-ce que l'idéologie et quel est son rapport avec le catholicisme ? Le catholicisme est-il lui-même une idéologie ?

    18 juin 2024

    "L'idéologie est le terme fétiche de l'argumentation intellectuelle. Les partisans des guerres culturelles et ecclésiales s'accordent sur un point : la position adverse - mais jamais la sienne - est toujours une idéologie. "Idéologie républicaine". "Idéologie démocrate". "L'idéologie du pape Benoît". "L'idéologie du pape François". La liste pourrait s'allonger à l'infini - même le kicker de la NFL Harrison Butker a été accusé de débiter de l'idéologie dans son désormais célèbre discours de rentrée du Benedictine College.

    Comment le terme "idéologie" peut-il être si malléable que n'importe qui peut en affubler son adversaire ? Qu'est-ce que l'"idéologie" et quel est son rapport avec le catholicisme ? Le catholicisme est-il lui-même une idéologie ?

    Tout d'abord, idéologie n'est pas synonyme d'"opinion", qui est une idée singulière évaluant un événement ou une personne. Elle n'est pas non plus synonyme de "vision du monde", comme je l'ai entendu dire par des jeunes ; une vision du monde est plus proche d'une disposition ou d'un point de vue, qu'il soit optimiste, conservateur ou passif, pour n'en citer que quelques-uns. Il n'est pas non plus équivalent à "principe", qui est un principe fondamental d'action dérivé de la nature ou de l'expérience. Le premier principe de la loi naturelle, par exemple, est de faire le bien et d'éviter le mal. Les synonymes de principe comprennent "précepte", "règle" et "vérité".

    La définition de l'idéologie donnée par l'Oxford English Dictionary en 1989 est tout à fait pertinente :

    Un système systématique d'idées, généralement lié à la politique ou à la société, ou à la conduite d'une classe ou d'un groupe, et considéré comme justifiant des actions, en particulier un système implicite ou adopté comme un tout et maintenu quel que soit le cours des événements.

    Alors que les principes sont dérivés du monde, une idéologie est un ensemble harmonisé d'idées, extraites de théories et rassemblées en un système, qui cherche à diriger le monde selon sa vision. Le fait que l'idéologie soit "maintenue indépendamment du cours des événements" est un point critique : elle impose au monde une manière préconçue d'être et d'agir et plie le monde pour qu'il s'y adapte. Elle inverse l'ordre de la connaissance, où la vérité suit l'être, c'est-à-dire que la vérité est la connaissance conforme à la réalité du monde.

    Le communisme offre l'exemple le plus notoire de l'idéologie en tant qu'abstraction rassemblée dans une théorie ou un système auquel le monde est forcé de se conformer. Il soutient que les êtres humains sont principalement motivés par les forces matérielles, c'est-à-dire les forces physiques. Tous les autres motifs, y compris les motifs surnaturels, ne sont pas pertinents pour construire une société. L'État exploite plus efficacement les motivations matérielles lorsque tous les biens sont détenus en commun. Pour forcer le monde à se conformer à ces idées, les travailleurs doivent se révolter contre leurs oppresseurs capitalistes afin d'inaugurer une société juste.

    Les dictatures brutales de la Chine, de l'URSS et de Cuba ont toutes détruit leurs pays respectifs en obligeant leurs peuples à vivre selon les idées communistes. La politique de l'enfant unique, l'interdiction du culte religieux et le contrôle de tous les moyens de production économique découlent de l'idéologie communiste, qui fait du matérialisme son summum bonum. Avec le temps, toutes ces pratiques ont échoué, mais, conformément à la définition de l'OED, les idéologues communistes maintiennent leurs positions malgré les preuves flagrantes du contraire. L'idéologie est donc synonyme de "dogme" et de "credo". Ces dictatures communistes ont à la fois imposé un mode de vie contre nature et écrasé la dissidence de son orthodoxie par le bannissement ou la mort.

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  • Le président de la Conférence épiscopale polonaise a participé à la Marche pour la vie à Gdańsk

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    De kath.net/news :

    Le président de la Conférence épiscopale polonaise a participé à la Marche pour la vie à Gdańsk

    18 juin 2024

    Exemplaire : la Conférence épiscopale polonaise est le parrain de cette grande manifestation pro-vie, l'archevêque Woja l'accompagne personnellement et est l'un des orateurs de l'événement.

    Gdansk (kath.net/pl) Des milliers de personnes ont participé à la 12e Marche pour la vie à Gdańsk, parmi lesquelles le président de la Conférence des évêques catholiques polonais et métropolite de Gdańsk, Mgr Tadeusz Wojda. L'événement est placé sous le patronage de l'épiscopat polonais, de l'archidiocèse métropolitain de Gdańsk et de la maire de Gdańsk, Aleksandra Dulkiewicz. Des marches similaires pour le mariage et la famille ont lieu dans toute la Pologne. Cela a été rapporté par « Radio Gdańsk ». La Marche pour la vie a été suivie d'un Festival pour la vie.

    Mgr Wojda a souligné que le droit à la vie est le plus important : chacun a le droit de naître et de connaître le monde. Ceci est également important en ce qui concerne le débat social sur l’avortement et l’euthanasie.

    La Marche pour la vie est « un événement social organisé à l'initiative des fidèles de l'archidiocèse de Gdańsk et dont le but principal est de confirmer l'attachement des catholiques aux valeurs fondamentales de respect de la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, comme ainsi que « le caractère unique de la vocation conjugale, qui repose sur l'union d'un homme et d'une femme », a encore expliqué le président de la Conférence épiscopale polonaise.

    Depuis début avril, ces manifestations pro-vie ont déjà eu lieu dans 50 villes polonaises. Selon le portail de la Conférence des évêques catholiques "Opoka", les participants "s'expriment d'une voix forte contre les tentatives de l'opposition d'introduire une loi sur l'avortement [plus libérale], contre la démoralisation, contre la déconstruction du système éducatif, contre la déchristianisation de la Pologne et contre les atteintes à l'identité du mariage ».

    Dimanche dernier, la Conférence épiscopale polonaise a fait lire sa lettre pastorale ProLife dans toutes les églises. L’ensemble de l’épiscopat polonais s’oppose clairement à l’avortement : « Nul n’a le droit de décider de la vie d’autrui au nom de la liberté personnelle. »

    Lien vers la lettre pastorale complète :La Conférence épiscopale polonaise publie une importante lettre pastorale de ProLife