Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Politique

  • Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale

    IMPRIMER

    De Jeanne Emmanuelle HUTIN sur Ouest France :

    ÉDITORIAL. Chrétiens d’Orient, ils risquent de disparaître !

    « Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale. » Par Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la Recherche éditoriale du journal Ouest-France.

    22/05/2022

    Les chrétiens d’Orient vivent une tragédie dans l’indifférence générale. Contraints à l’exil, chassés de leur terre par millions, réduits à être des citoyens de seconde zone, emprisonnés, torturés, assassinés, victimes de génocides. Ils subissent tous les types de persécutions au point qu’ils risquent de disparaître du Moyen Orient où ils vivent depuis des millénaires !

    « La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental »

    À une époque qui se soucie tant des droits de l’homme, des femmes et des minorités, le silence assourdissant qui entoure ces persécutions est incompréhensible, observe Mgr Pascal Gollnish, Directeur général de L’Œuvre d’Orient : « La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental et l’on se résigne comme si ces atteintes étaient normales. » Il interroge.

    Condamner les persécutions ne suffit pas

    Où sont les protestations contre l’interdiction faite aux femmes musulmanes d’épouser des chrétiens ? Contre la Turquie quand elle bombarde des villages en Syrie ? Contre les États qui persécutent les minorités au nom du « blasphème » ou de la « purification du pays » comme en Inde ? Pourquoi en France, les complices de Daech ne sont-ils pas accusés de crimes de génocide comme en Allemagne ?

    En cette Journée des Chrétiens d’Orient, condamner ces persécutions ne suffit pas. Il faut aussi soutenir ceux qui restent sur leur terre où ils jouent un rôle primordial : « Dans les pays où ils sont très minoritaires, les chrétiens sont agents de paix, de progrès des droits humains et de progrès social. Ils aident leur pays à se relever et nous les aidons à rester » ​, explique Mgr Gollnisch.

    « Ils prennent soin de tous sans discrimination »

    Dans leur pays pétri de larmes et de haine, ils éduquent les enfants, soignent les malades, nourrissent les affamés, abritent les déplacés, reconstruisent les maisons, réconcilient les cœurs et les sociétés. Ils prennent soin de tous sans discrimination. Ils frayent les chemins du respect mutuel et de l’amour du prochain.

    Mais l’avenir est sombre. Guerres et guerres civiles ravagent leurs pays. Intolérance et persécutions s’accroissent. La hausse du prix du blé heurte de plein fouet ces sociétés déchirées : faim, émeutes, déstabilisations s’annoncent.

    « Établir un pont spirituel »

    Mais leur avenir « dépend aussi des chrétiens et des gouvernements occidentaux » ​. Il passe par la fraternité des chrétiens d’Occident envers les chrétiens d’Orient, par l’action des chefs d’État des pays démocratiques, par l’engagement sans discrimination religieuse des associations qui défendent les droits de l’homme.

    Mgr Gollnish appelle à « établir un pont spirituel, à faire le lien entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest » ​et à relancer d’urgence l’Union pour la Méditerranée : « Si nous n’agissons pas pour la paix, nous n’en sortirons pas indemnes en Europe et en France en particulier. »

    La présence des chrétiens d’Orient fait obstacle à ceux qui veulent détruire la liberté religieuse parce qu’elle est intimement liée à la liberté de conscience qui irrigue toutes les autres libertés. Sentinelles de la liberté et acteurs de la fraternité, ils montrent qu’un chemin de vie est possible pour l’humanité et que le monde n’est pas condamné au chaos.

  • Le glaçant bilan de la guerre en Ukraine dressé par Caritas

    IMPRIMER

    D'I.Media via Aleteia.org :

    Guerre en Ukraine : le glaçant bilan dressé par Caritas

    20/05/22

    Afin de répondre aux divers enjeux de l'exode de masse des réfugiés Ukrainiens, l'organisme Caritas est mobilisé en Ukraine mais aussi dans les pays limitrophes.

    « La guerre ne va pas se terminer avec un simple accord de paix », mais il faudra « guérir les âmes et la mémoire », dans un contexte de traumatisme qui marquera à vie des millions d’Ukrainiens, ont expliqué les responsables des antennes locales de Caritas le 16 mai 2022 lors d’une conférence de presse organisée au siège de Radio Vatican. Les responsables de Caritas Ukraine et de Caritas Spes, des organismes respectivement liés à l’Église gréco-catholique et à l’Église catholique latine, ont détaillé les opérations menées depuis le début de l’offensive russe, le 24 février dernier.

    1,8 millions de réfugiés sont des enfants

    Cette guerre a provoqué des mouvements de population d’une ampleur inédite en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plus de 14 millions de personnes ont dû quitter leur maison, soit un tiers de la population ukrainienne. 1,8 millions de réfugiés sont des enfants, a précisé Aloysius John, le secrétaire général de Caritas Internationalis. L’Ukraine vit un « cauchemar », a-t-il expliqué, précisant que le coût de la reconstruction est actuellement évalué à 600 milliards de dollars, et que 116 églises ont été détruites.

    Le réseau Caritas est mobilisé en Ukraine mais aussi dans les pays limitrophes, où « les femmes et les enfants deviennent facilement victimes du trafic humain », s’est-il alarmé. Il a aussi souligné que le monde entier commençait à souffrir des conséquences de cette guerre, avec des difficultés d’approvisionnement alimentaire, la crise de l’énergie, et le risque de récession mondiale.

    Par ailleurs, la hausse des investissements militaires se fera au détriment des dépenses sociales et de l’attention à d’autres situations de crise dans le monde. « Les pauvres vont payer le plus lourd tribut », a averti le secrétaire général de Caritas Internationalis. 

    Guérir les blessures et prendre soin de l’avenir

    Le père Vyacheslav Grynevych, président de Caritas Spes, organisme lié à l’Église catholique latine et dont le siège se trouve à Kiev, a reconnu qu’il est « difficile de partager la vérité, tous les faits », dans ce contexte de guerre sur le terrain qui est aussi une guerre de communication.

    Lire la suite

  • Karnataka (Inde) : « La loi peut désormais poursuivre un chrétien pour de simples actes humanitaires »

    IMPRIMER

    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Mgr Machado, archevêque de Bangalore, dénonce un nouveau décret anti-conversion

    21/05/2022

    Le 18 mai, Mgr Pierre Machado, archevêque de Bangalore et président du forum régional des évêques du Karnataka, a dénoncé un nouveau décret anti-conversion promulgué par le gouvernement de l’État. « Les chrétiens se sentent trahis quand leurs sentiments ne sont pas pris en compte et que leurs nombreux services ne sont pas considérés », a-t-il protesté dans un communiqué. « La communauté chrétienne est toujours pacifique et respectueuse de la loi, et nous allons poursuivre toutes les options possibles pour que cette loi n’entre jamais en vigueur », a-t-il ajouté.

    Des chrétiens indiens manifestant en 2017. Mgr Machado, archevêque de Bangalore au Karnataka, a dénoncé un nouveau décret anti-conversion passé en force.

    La communauté chrétienne de l’État du Karnataka a fait part de sa déception en accusant le gouvernement d’avoir ignoré leurs préoccupations. Le 18 mai, dans un communiqué, Mgr Pierre Machado, archevêque de Bangalore et président du forum régional des évêques du Karnataka, a souligné que « les chrétiens se sentent trahis quand leurs sentiments ne sont pas pris en compte et que leurs services dans les secteurs de l’éducation et de la santé, entre autres, ne sont pas considérés ».

    La veille, le 18 mai, le gouvernement local, dirigé par le parti pro-hindou du BJP (Bharatiya Janata Party) a promulgué un nouveau décret incriminant les conversions religieuses, signé par le gouverneur de l’État. La Loi 2021 du Karnataka sur la liberté de religion a été présentée en décembre dernier devant l’assemblée législative locale, sans parvenir à rassembler suffisamment de soutiens. Les autorités locales ont alors décidé de promulguer un décret pour appliquer la législation anti-conversion.

    Mgr Machado a dénoncé la mesure comme « profondément décevante » et il s’est dit « blessé et préoccupé » pour les chrétiens de la région. Il a ajouté que les chrétiens ont à maintes reprises attiré l’attention du gouvernement du Karnataka et de la population locale sur le fait que la loi en question était « inadaptée et malintentionnée » et qu’elle était « seulement destinée à diviser les chrétiens des autres minorités religieuses ». Il a précisé qu’un jour plus tôt, une délégation chrétienne sous son autorité a également appelé le gouverneur Thawarchand Gehlot à ne pas autoriser cette loi par des moyens détournés.

    « Malheureusement, nos demandes n’ont pas été écoutées et considérées », a regretté Mgr Machado. « Il est bien connu que la communauté chrétienne est toujours pacifique et respectueuse de la loi, et nous allons poursuivre toutes les options possibles pour assurer démocratiquement que cette loi n’entre jamais en vigueur. » De son côté, le ministre de l’Intérieur du Karnataka, Araga Jnanendra, a tenté d’apaiser les craintes en affirmant que « le décret ne contient aucune provision pour limiter les libertés religieuses ». « La loi anti-conversion n’a pas été conçue pour cibler une religion en particulier. Elle a pour but d’interdire les conversions religieuses par ruse ou par force », a-t-il ajouté.

    « La loi peut désormais poursuivre un chrétien pour de simples actes humanitaires »

    La loi en question prévoit des emprisonnements de trois à cinq ans et des amendes de 25 000 à 100 000 roupies (300 à 1 200 euros) pour toute conversion « par la force, par toute influence illégitime, par pression, par ruse ou par tout moyen frauduleux », ou encore « par une promesse de mariage ». Toute personne voulant changer de religion doit déposer une déclaration auprès du gouvernement local au moins 30 jours à l’avance, en précisant les raisons de cette décision.

    Le père Cedric Prakash, jésuite et basé au Gujarat, dans l’ouest du pays, estime que la loi viole « l’article 25 de la Constitution indienne [qui garantit à chaque citoyen la liberté d’adopter, pratiquer et de propager sa religion] ». « La loi peut désormais poursuivre un chrétien ou un musulman pour de simples actes humanitaires comme donner l’aumône ou toute autre aide comme une éducation offerte gratuitement aux enfants d’une famille hindoue démunie, en y voyant des tentatives de conversion », dénonce le prêtre.

    La Commission sur la liberté religieuse de la Fraternité évangélique indienne (EFI), dans un rapport publié en décembre 2021, a cité le Karnataka parmi les États les plus dangereux pour les chrétiens du sud de l’Inde. Outre le Karnataka, neuf autres États indiens ont déjà des législations similaires appelées « lois sur la liberté religieuse », qui pénalisent les conversions religieuses sans accord de l’État (il s’agit de l’Uttar Pradesh, de l’Himachal Pradesh, du Gujarat, du Chhattisgarh, de l’Odisha, du Madhya Pradesh, de l’Arunachal Pradesh, de l’Uttarakhand et du Jharkhand). La population du Karnataka, sur près de 64 millions d’habitants, compte moins de 2 % de chrétiens, pour une majorité d’hindous. Les chrétiens représentent environ 2,3 % de la population indienne dans son ensemble, sur 1,3 milliard d’habitants.

    (Avec Ucanews)

  • La guerre culturelle : une menace mortelle pour abattre l'Occident

    IMPRIMER

    Du site de Michèle Tribalat, démographe :

    THE WAR ON THE WEST

    How to Prevail in the Age of Unreason

    Douglas Murray, HarperCollins, 28 avril 2022, 320 p.

    La traduction française est annoncée pour le 1er juin chez L’Artilleur

    Tout le mal en ce monde vient de l’Occident, telle est la thèse masochiste et narcissique qui l’emporte actuellement en Amérique et qui gagne l’Australie et l’Europe. Comme il l’a expliqué au Wall Street Journal récemment, Douglas Murray a passé un long moment aux Etats-Unis, pays devenu un « exportateur net de mauvaises idées », pour observer et comprendre la maladie qui a saisi ce pays et sonner l’alerte[1].

    Ce mal lui serait consubstantiel et appellerait donc un traitement radical : la démolition totale de ce qui a fait l’Occident. Ce projet n’est pas pour déplaire à la  Chine qui observe avec intérêt et délectation le projet d’autodestruction de l’Occident.

    Les signes avant-coureurs n’ont pas manqué, telle cette manifestation à l’Université de Standford en 1987 derrière le pasteur Jesse Jackson au son de « hey hey, ho ho, Western Civ has got to go ». Aujourd’hui, le « virus » antioccidental a contaminé toutes les sphères de la société, du jardinage au sommet des gouvernements. On retrouve presque toujours le même scénario : dénigrer l’Occident, et lui seul, en faisant fi du contexte historique et en redéfinissant le sens des mots, exagérer ses méfaits sans hésiter parfois à les falsifier, sans jamais les comparer à ceux d’autres civilisations et clouer au pilori les contradicteurs et les sceptiques, y compris ceux qui sont infiniment plus compétents que les militants antioccidentaux. Ce qui nécessite un usage constant de l’anachronisme et un abus du décryptage métaphorique. Cette stratégie est fondamentale dans l’établissement d’une continuité historique dans le mal. Pour cela, les militants anti-occidentaux, bien souvent des Blancs aisés, doivent s’attaquer aux piliers de la civilisation occidentale gréco-romain, judéo-chrétien et des Lumières. Aucun héros ne doit échapper à la fournaise pour que l’Occident finisse par être privé de toute possibilité de fierté. Ce carnage épargne néanmoins les idoles encore utiles pour étayer la thèse de la démolition, quoi qu’ils aient pu faire. Douglas Murray aurait pu intituler son livre : Occident, fermeture définitive, tout doit disparaître.

    Lire la suite

  • « Je veux que l’Oklahoma devienne l’Etat le plus pro-vie dans le pays » (Kevin Stitt)

    IMPRIMER

    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Oklahoma : le Parlement adopte une nouvelle loi interdisant l’avortement

    20 mai 2022

    Quelques semaines après avoir adopté une loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse, le Parlement de l’Etat d’Oklahoma a voté jeudi un nouveau texte l’interdisant « dès la fécondation ». Des exceptions sont prévues en cas d’urgence médicale, de viol ou d’inceste. La proposition de loi doit encore être signée par le gouverneur, Kevin Stitt, qui a déjà indiqué sa volonté de promulguer toute loi prévenant les avortements. « Je veux que l’Oklahoma devienne l’Etat le plus pro-vie dans le pays », avait-il déclaré début mai (cf. L’Oklahoma légifère sur l’avortement et le genre).

    Le nouveau texte, inspiré de la loi texane, permet à tout citoyen de lancer des poursuites, au nom de l’enfant à naître, à l’encontre de personnes impliquées dans un avortement[1]. Les pilules du lendemain et la contraception ne sont pas concernées.

    Au mois d’avril, l’Oklahoma avait également voté un texte pénalisant l’avortement (cf. Etats-Unis : l’Oklahoma va interdire l’avortement), qui doit entrer en vigueur au mois d’août.

    [1] Le citoyen peut se voir attribuer 10 000$ de dommages et intérêts ; la femme qui souhaite avorter reste à l’abri des poursuites.

    Sources : AFP (19/05/2022) ; Reuters, Gabriella Borter (20/05/2022) ; Aleteia, Zelda Caldwell (19/05/2022)

  • Sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister

    IMPRIMER

    Du site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice):

    « La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie » Grégor Puppinck à la CPAC Hongrie

     

    Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d'organisations conservatrices et des milliers de militants et téléspectateurs.

    Alors que ce forum international se déroule habituellement aux États-Unis, il avait lieu pour la première fois sur le continent européen, en Hongrie, pays symbole de la résistance à la culture « woke. » Victor Orban, Premier ministre hongrois fraichement réélu s’est exprimé sous la devise affichée l’événement : « Dieu, Patrie, Famille ». De nombreux orateurs se sont partagé la parole sur deux jours, notamment l’ancien député britannique Nigel Farage, les Américains Rick Santorum, Candace Owens et le célèbre présentateur de Fox News : Tucker Carlson. Deux Français enfin : Jordan Bardella, député européen du RN et Grégor Puppinck. L’ECLJ compte parmi les organisations internationales ayant à cœur de défendre le droit naturel, le bien commun et les libertés fondamentales contre la modernité positiviste, individualiste et de déconstruction de notre civilisation. Voici le discours traduit de l’anglais qu’a prononcé Grégor Puppinck dans le grandiose centre de conférence « Bálna » (baleine) de Budapest :

    « Le père est un homme et la mère est une femme »

    Oui, je suis bien d’accord ! En tant qu’époux et en tant que père, je peux vous assurer que le père est un homme, et la mère est une femme. Cependant, en plus de cela, l’homme se doit d’être un père. Ce que je souhaite faire comprendre par-là, c’est que l’homme se doit d’être un père, tout du moins de se comporter comme un père, même s’il n’a pas d’enfant. Un père, c’est une personne qui assure la protection et qui montre le chemin, qui fait preuve d’autorité et qui se comporte de façon responsable.

    Cependant, de nos jours, malheureusement, trop de jeunes garçons n’ont pas la moindre idée de ce que cela signifie d’être un homme, un mari et un père. Où sont les exemples de tels hommes, lorsque la doxa libérale prétend vouloir « déconstruire » les genres sexuels ? En France, M. Macron incarne parfaitement l’exemple de l’homme déconstruit, affirmant qu’un père n’est pas forcément un homme.

    Evidemment, sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister.

    La destruction de la paternité mène à celle de la patrie, car c’est grâce à la famille que les individus prennent racine dans une terre, ainsi que dans l’histoire. C'est la famille et la terre natale qui nous permettent de vivre avec une profondeur historique, non pas de dériver au gré des événements actuels.

    La famille est l'endroit unique où peuvent se transmettre la famille et la culture.

    Dans un monde de plus en plus artificiel et virtuel, la famille nous enracine également profondément dans la nature, la biologie. Les liens de sang, la sexualité ainsi que la procréation sont l’expérience la plus directe et la plus belle de notre contribution à la vie naturelle. Il n'y a rien de plus écologique que la défense de la famille.

    Lire la suite

  • USA : le courage d'un archevêque

    IMPRIMER

    De Luke Coppen sur Catholic News Agency :

    L'archevêque Cordileone interdit à Nancy Pelosi de communier tant qu'elle n'aura pas cessé de soutenir l'avortement.

    20 mai 2022

    L'archevêque Salvatore Cordileone a annoncé vendredi que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ne devrait pas être admise à la communion dans l'archidiocèse de San Francisco, ni se présenter pour recevoir l'Eucharistie, tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien à l'avortement.

    Le 20 mai, Mgr Cordileone a déclaré que cette mesure était "purement pastorale et non politique" et qu'elle avait été prise après que Mme Pelosi (D-Calif.), qui s'est décrite comme une "fervente catholique", ait repoussé à plusieurs reprises les efforts qu'il avait déployés pour la contacter afin de discuter de son soutien à l'avortement. 

    Mgr Cordileone a déclaré avoir envoyé la notification à Mme Pelosi, "un membre de notre archidiocèse", le 19 mai. La dirigeante démocrate n'a pas immédiatement répondu publiquement à l'annonce de Cordileone après qu'elle ait été communiquée aux médias vendredi après-midi. Dans une interview accordée en 2008 à C-SPAN, Mme Pelosi a déclaré que le fait de se voir refuser la communion serait "un coup dur", se décrivant à l'époque comme une "communiante régulière".

    Les instructions de Mgr Cordileone ne s'appliquent qu'à l'archidiocèse de San Francisco. D'autres évêques ont compétence sur ces questions lorsque Pelosi est à Washington, D.C., et dans d'autres diocèses des États-Unis et de l'étranger.

    Dans une lettre du 20 mai adressée aux laïcs catholiques, Mgr Cordileone a expliqué qu'il avait émis cette instruction conformément au canon 915 du Code de droit canonique, qui stipule que "les personnes ... persévérant obstinément dans un péché grave manifeste ne doivent pas être admises à la Sainte Communion". 

    "Après de nombreuses tentatives pour lui parler afin de l'aider à comprendre le grave mal qu'elle commet, le scandale qu'elle provoque et le danger qu'elle fait courir à sa propre âme, j'ai déterminé que le moment est venu de déclarer publiquement qu'elle ne sera pas admise à la Sainte Communion tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien au 'droit' à l'avortement, confessé et reçu l'absolution pour sa coopération à ce mal dans le sacrement de pénitence", écrit Cordileone dans la lettre.

    Lire la suite

  • Ne plus céder à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs

    IMPRIMER

    De Boulevard Voltaire (Gabrielle Cluzel) via artofuss.blog :

    Annie Laurent : « Il est urgent d’en finir avec les concessions que nous multiplions à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs »

    19 mai 2022

    Annie Laurent, vous êtes journaliste, écrivain, politologue. Vous avez écrit plusieurs livres sur l’islam. Le dernier, paru en 2017 aux Éditions Artège, s’intitule L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore). Vous avez également fondé, en 2009, l’association Clarifier visant à « éclairer sur les réalités de l’islam, selon une approche pédagogique et respectueuse des personnes qui s’y réfèrent », et à « promouvoir les conditions et les moyens d’une vie commune pacifique ».

    L’arrivée du burkini dans le débat public vous a-t-elle surprise ? 

    Non ! Plus rien ne me surprend dans le traitement appliqué dans notre pays aux questions relatives à l’islam, à ses principes et à ses revendications. Malgré la répétition par l’État d’assurances de fermeté envers l’islamisme et son refus affiché de tout séparatisme, c’est l’inverse qui se produit, à savoir la progression de la culture musulmane sous différentes formes. L’autorisation du burkini est la dernière manifestation de cette avancée qui ne semble plus trouver de limites et d’obstacles. Je veux parler de la lâcheté des pouvoirs publics qui cèdent ainsi à des calculs clientélistes ou électoralistes ; mais aussi de la complaisance d’une partie de nos élites dont le militantisme est imprégné d’idéologie progressiste.

    Dès son déclenchement, cette affaire m’en a rappelé une autre, elle aussi survenue à Grenoble (!), précisément à l’Institut d’études politiques de cette ville, en 2021, après l’annonce d’une « Semaine de l’égalité » ayant pour thème « Racisme, islamophobie, antisémitisme ». L’un des professeurs, Klaus Kinzler, avait alors fait valoir que la présence de l’islamophobie au programme de cette manifestation n’était pas acceptable car on ne pouvait pas admettre une équivalence entre les trois notions. Il justifiait sa position en expliquant que le concept d’islamophobie ne correspond pas à un racisme antimusulman, qu’il ne vise pas des personnes mais le contenu d’une religion et/ou d’une idéologie et, comme tel, devait pouvoir faire l’objet d’une recherche indépendante. Pendant des mois, cet enseignant a été harcelé et menacé, y compris au sein de son institut. L’affaire, médiatisée à outrance, avait d’ailleurs pris une ampleur nationale. Il vient de raconter cette mésaventure dans un essai, L’islamo-gauchisme ne m’a pas tué (Éd. du Rocher, 2022), dont je recommande la lecture.

    Et que dire du port du niqab (voile intégral) dans certaines de nos villes et quartiers qui se développe malgré son illégalité puisqu’il est interdit de dissimuler le visage dans l’espace public ?

    Lire la suite

  • International : le Vatican devrait s'inspirer de la ligne diplomatique suivie par Jean-Paul II

    IMPRIMER

    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    George Weigel sur ce que le Vatican peut apprendre de la diplomatie de JPII avec la Russie

    19 mai 2022

    Jean-Paul II a commencé son pontificat par les mots "N'ayez pas peur" - une phrase qui, selon le biographe du pape polonais, peut être appliquée à la diplomatie du Vatican avec la Russie et la Chine aujourd'hui.

    George Weigel, auteur de la biographie à succès "Witness to Hope", s'est exprimé à Rome le 18 mai, date du 102e anniversaire de la naissance de Jean-Paul II.

    Jean-Paul II avait une "détermination à dire la vérité quoi qu'il arrive ... à décrire les situations avec précision, et à appeler les régimes tyranniques à la conversion", a déclaré Weigel à CNA.

    "Je pense que l'antienne 'N'ayez pas peur' était incarnée par cette détermination à dire la vérité au pouvoir, comme il l'a fait aux Nations unies en 1979 [et] à appeler les régimes communistes à honorer les engagements qu'ils avaient pris en matière de droits de l'homme, en particulier de liberté religieuse."

    Le jour de l'anniversaire de Jean-Paul II, Weigel a donné une conférence à l'Angelicum, l'université pontificale de Rome où le futur pape a étudié de 1946 à 1948.

    Dans son discours, Weigel a exposé les principales leçons de "l'art de gouverner d'un saint", notamment en ce qui concerne les relations diplomatiques du Saint-Siège avec les régimes autoritaires.

    En tant que fin connaisseur de la condition humaine, il comprenait que les mauvais acteurs se comportent mal à cause de ce qu'ils sont, de ce qu'ils épousent et de ce qu'ils recherchent, et non à cause de ce que "nous" leur avons fait", a déclaré Weigel.

    "Ainsi, il pouvait se concentrer sur les questions en jeu - la liberté religieuse et d'autres droits humains fondamentaux dans le monde communiste."

    À l'heure où le pape François a été critiqué dans certains milieux pour ne pas avoir condamné nommément le président Vladimir Poutine et pour ne pas avoir abordé publiquement les violations des droits de l'homme en Chine, Weigel a déclaré que le Vatican devrait se rendre compte que "l'apaisement avec des régimes communistes ne fonctionne jamais."

    Selon Weigel, la poursuite par le Vatican de l'Ostpolitik, une stratégie diplomatique défendue par le cardinal Agostino Casaroli dans les années 1970 qui évitait de condamner publiquement les violations des droits de l'homme commises par le communisme afin de conclure des accords diplomatiques, n'a pas permis d'atteindre son objectif de garantir "la liberté de l'Église de vivre sa vie sacramentelle selon ses propres normes".

    "Ce manque de volonté de saisir les leçons des échecs des années 1970 se poursuit aujourd'hui. Et elle a sérieusement diminué l'autorité morale du Vatican et de l'Eglise catholique dans les arènes mondiales", a-t-il commenté.

    M. Weigel a déclaré que le Saint-Siège avait fait revivre l'approche Ostpolitik de Casaroli dans son dialogue avec les gouvernements de Syrie, du Venezuela, du Nicaragua, de Cuba, de Chine et maintenant de Russie.

    Lire la suite

  • Cour suprême des Etats-Unis : les juges gravement menacés

    IMPRIMER

    De Luca Volontè sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Cour suprême, les abortistes menacent de tuer les juges

    20-05-2022

    Un document du département de la sécurité intérieure décrit les graves dangers d'attaques contre les juges de la Cour suprême des États-Unis, les pro-vie et les églises à la suite de la publication du projet de décision anti-avortement. Les menaces comprennent "l'incendie ou la prise d'assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre des juges et de leurs greffiers" ainsi que des membres du Congrès.

    La guerre déclenchée par les abortistes et les démocrates depuis le 2 mai, avec la publication du projet d'arrêt de la Cour suprême contre l'avortement, que nous avons déjà décrit, a atteint un point culminant. Les appels, que les républicains adressent depuis quinze jours à l'administration Biden et au ministère de la Justice sur les dangers encourus par les juges, étaient jusqu'à présent restés lettre morte. Quelque chose bouge, mais maintenant il y a des terroristes sur le terrain.

    Pour convaincre le ministre de la Justice, Merrick Garland, qu'il était urgent d'agir, il fallait un document spécifique du département de la Sécurité intérieure (DHS), décrivant lCour suprême des Etats-Unis : des abortistes menacent de tuer les juges. Le scoop journalistique de Politico début mai et le matraquage médiatique des avorteurs et des démocrates ont déclenché une vague de menaces contre les pro-vie et les juges et ont augmenté la "probabilité de violence extrémiste", indique le document rendu public mercredi 18 mai. La violence pourrait venir des deux côtés, affirme le document, bien qu'à ce jour aucune violence n'ait été signalée à l'encontre de personnes favorables à la vie, mais aussi d'"autres types d'extrémistes" cherchant à exploiter les tensions, selon ce rapport destiné aux agences gouvernementales locales.

    Le document - daté du 13 mai, publié le 18 par l'agence de presse Axios, puis repris intégralement par divers médias et sites web - tente de faire la distinction entre les activités illégales et les manifestations intenses mais légales, qui seront également garanties lorsque la Cour suprême rendra son arrêt dans les mois à venir. "Le Dhs s'engage à protéger la liberté d'expression et les autres droits civils et libertés civiles des Américains, y compris le droit de manifester pacifiquement", a déclaré un porte-parole du département de la sécurité intérieure répondant à une demande de commentaire de l'agence de presse Axios.

    Lire la suite

  • Le Parlement européen condamne la maternité de substitution

    IMPRIMER

    De kath.net/news :

    Le Parlement européen condamne la maternité de substitution

    18 mai 2022

    La maternité de substitution mettrait les femmes en danger d'exploitation dans le monde entier et aurait de graves répercussions sur leurs droits et leur santé. L'exploitation sexuelle à des fins de maternité de substitution et de procréation est inacceptable.

    Vienne (kath.net/IEF) La guerre d'Ukraine livre des femmes et des enfants à la violence sexuelle et à la traite des êtres humains et révèle des méthodes de reproduction abusives.

    Le 5 mai, le Parlement européen a adopté une résolution "sur l'impact de la guerre contre l'Ukraine sur les femmes". Entre autres choses, le document fait référence à l'énorme vague de réfugiés déclenchée par la guerre et aux défis qui y sont associés, en particulier dans les pays voisins, mais aussi dans toute l'UE. Selon les estimations, 90 % des réfugiés seraient des femmes et des enfants. Ceux-ci sont à leur tour particulièrement exposés aux dangers de la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle. Selon des informations non officielles, nombre d'entre eux ont déjà été capturés par des réseaux de contrebande. Le Parlement européen demande donc des mesures efficaces pour garantir la sécurité et la protection des femmes et des enfants réfugiés contre l'exploitation sexuelle, des mesures contraignantes pour protéger les droits des femmes et des nouveau-nés en matière de maternité de substitution

    Il convient de noter que, dans la résolution, le Parlement condamne également expressément la pratique de la maternité de substitution, qui est autorisée en Ukraine. La maternité de substitution mettrait les femmes en danger d'exploitation dans le monde entier et aurait de graves répercussions sur leurs droits et leur santé. L'exploitation sexuelle à des fins de maternité de substitution et de procréation est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l'homme.

    Selon le document de l'UE, l'Ukraine représente un quart du marché mondial de la maternité de substitution commerciale, avec environ 2 000 à 2 500 enfants nés de mères porteuses par an. Malgré le déclenchement de la guerre, les mères porteuses ukrainiennes ont été invitées à ne pas quitter le pays, même si nombre d'entre elles n'ont pas un accès adéquat aux soins médicaux pendant la grossesse, l'accouchement et l'accouchement.

    L'UE et ses États membres sont donc appelés à étudier l'étendue de ce mode de reproduction, le contexte socio-économique et la situation des femmes enceintes, ainsi que les conséquences sur leur santé physique et mentale et sur le bien-être des bébés. Le Parlement européen appelle également explicitement à l'introduction de mesures contraignantes pour trouver des solutions à la maternité de substitution et pour protéger les droits des femmes et des nouveau-nés.

  • Ukraine : la réponse de Bruno Tertrais à Henri Guaino; "l’Europe n’est pas somnambule"

    IMPRIMER

    Du Figaro Vox via artofuss.blog :

    Bruno Tertrais: «Non, Henri Guaino, face à la Russie, nous avons les yeux grands ouverts»

    17 mai 2022

    – Le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (think-tank) Bruno Tertrais répond à la tribune d’Henri Guaino intitulée «Nous marchons vers la guerre comme des somnambules», publiée dans nos colonnes le 13 mai.

    Le texte d’Henri Guaino nous invite à prendre du recul sur les événements d’Ukraine. Il a le mérite de convoquer l’histoire tragique du XXsiècle pour nous inciter à réfléchir aux conséquences de nos actions et de nos choix stratégiques.

    Ce faisant, toutefois, il se trompe d’analogie historique, tire des enseignements erronés de la guerre froide, méconnaît la stratégie américaine, prend peu de distance vis-à-vis du récit russe et établit une fausse symétrie entre deux camps.

    En avertissant que nous risquons de nous comporter comme les «somnambules» de 1914, il se trompe d’analogie. Ce n’est pas ici que nous trancherons le débat interminable- au sens propre du terme – sur les origines et les causes de la Première Guerre mondiale. Tout au plus soulignera-t-on que l’idée d’un engrenage qui aurait dépassé la volonté humaine est loin d’être consensuelle. Et les différences sont tellement nombreuses qu’elles rendent l’analogie inopérante. L’enthousiasme pour la guerre n’existe plus guère en Occident, où les leçons du siècle passé ont été apprises. Du côté russe, tout indique que M. Poutine comprend très bien ce qu’est la «ligne rouge» à ne pas franchir, celle de l’article 5 du traité de Washington. Le système d’alliances n’est plus le même. La Chine, deuxième puissance mondiale, poussera Moscou davantage à la retenue qu’à l’escalade. Enfin, la dynamique des schémas rigides de mobilisation des années 1910 n’a aucune pertinence aujourd’hui.

    S’il fallait à tout prix trouver une analogie utile dans la première moitié du siècle précédent, ce serait hélas plutôt la fin des années 1930. Se font bel et bien face en Ukraine un agresseur et un agressé, une puissance expansionniste voulant rassembler les «Russes» comme hier une autre les «Allemands», et un État aux frontières reconnues – y compris par Moscou – brutalement envahi. Et le premier avertissement avait été donné en 2014 avec la Crimée, dont les modalités d’annexion ne pouvaient manquer de faire penser à l’Anschluss. Mais avec une différence majeure: il n’y a guère de risque immédiat, aujourd’hui, d’attaque des pays alliés.

    Lire la suite