Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe

  • Le pèlerinage de Chartres s’attend à une affluence record

    IMPRIMER

    Mathilde de Robien - publié le 16/04/24 in « Aleteia »

    "Le pèlerinage de Chartres organisé par Notre-Dame de Chrétienté à la Pentecôte s'attend à une affluence record pour la deuxième année consécutive."

    Le traditionnel pèlerinage de Pentecôte organisé par Notre-Dame de Chrétienté, qui se déroule cette année du 18 au 20 mai 2024, affiche déjà presque complet, un mois avant le coup d’envoi. Les pèlerins ralliant l’église Saint-Sulpice (Paris) à Notre-Dame de Chartres seront encore plus nombreux cette année qu’en 2023, assurent les organisateurs. Déjà en 2023, le pèlerinage avait rassemblé 16.000 personnes, un record qui avait contraint les organisateurs à clore les inscriptions quinze jours avant le pèlerinage. Cette année, les pèlerins pourraient être environ 2.000 de plus.

    Les organisateurs, tenus par les contraintes administratives, tablent sur une croissance de 10 à 11% pour l’édition 2024. Les inscriptions pour les familles sont déjà closes depuis huit jours, et les inscriptions “adultes” le seront le 16 avril au soir. Il reste néanmoins des places pour les enfants et les “pastoureaux” (13-16 ans). “Les inscriptions ont été anticipées très tôt cette année, notamment par les personnes qui n’ont pas pu participer l’année dernière faute de place”, explique Notre-Dame de Chrétienté. Il est cependant possible de s’inscrire pour rejoindre la colonne le dernier jour du pèlerinage, à la dernière halte avant Chartres, à Saint-Prest, et de marcher deux heures avant la messe de clôture célébrée cette année par le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ces derniers mois, il a multiplié les prises de parole, parfois peu amènes, sur de récentes décisions du Vatican.

    Des aménagements nécessaires

    Cette croissance importante attendue nécessite quelques aménagements pour encadrer un si grand nombre de pèlerins. Les bivouacs s’étendront cette année sur des surfaces plus grandes que celles des années précédentes. Et ce n’est pas une, mais deux colonnes de marcheurs, qui s’élanceront à deux heures d’intervalle depuis Saint-Sulpice afin de pouvoir absorber le flux de pélerins. Un premier groupe s’élancera dès 7 heures le samedi matin, et participera à la messe le soir au bivouac de Choisel, tandis que le deuxième groupe démarrera par la messe à Paris avant de prendre la route.

    Autant de pèlerins qui seront amenés à méditer sur les fins dernières, autour du thème : “Je veux voir Dieu”. “La fin dernière n’est pas le baisser de rideau. La fin, c’est le bien absolu, c’est ce qui attire et oriente tout. La fin dernière, c’est Dieu”, souligne l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. “Cette fin donne tout son enjeu, toute son importance et sa beauté à la vie humaine. Nous sommes des pèlerins : notre patrie se trouve dans les cieux. Seule la pensée de la vie éternelle donne du sens à nos combats terrestres.”

    Lire aussi :[REPORTAGE] Joie éclatante et ferveur des pèlerins arrivant à Chartres

    Lire aussi :L’éternelle jeunesse du “Pélé de Chartres” "

  • Belgique : une atteinte grave à la liberté d'expression et de réunion

    IMPRIMER

    Lu sur LifeSiteNews (Andreas Wailzer) :

    Un maire socialiste belge ordonne à la police de fermer un événement auquel participaient le cardinal Müller, Orbán et Farage

    Ce qui vient de se passer à Bruxelles cet après-midi est une honte", a écrit M. Farage sur X, anciennement Twitter. Le fait que le maire et la police aient fermé un événement politique pacifique me convainc plus que jamais du bien-fondé du Brexit".

    16 avril 2024

    BRUXELLES, Belgique(LifeSiteNews) - La police a reçu l'ordre de fermer la Conférence du conservatisme national à Bruxelles sous le prétexte de garantir la "sécurité publique".

    La conférence accueille de nombreux invités de marque tels que le cardinal Gerhard Müller, le premier ministre hongrois Victor Orban, l'initiateur du Brexit Nigel Farage, l'ancien premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, l'ancien candidat à la présidence française Eric Zemmour et l'ancienne ministre de l'Intérieur britannique Suella Braverman.

    Emir Kir, le maire socialiste de Saint-Josse-ten-Noode, la commune où se déroule l'événement, a ordonné à la police de mettre fin à la conférence, prétendument pour "garantir la sécurité publique".

    "À Etterbeek, à Bruxelles-Ville et à Saint-Josse, l'extrême droite n'est pas la bienvenue. L'extrême droite n'est pas la bienvenue", a ajouté M. Kir.

    Ironiquement, Kir, qui est le fils d'immigrés turcs, a été expulsé du Parti socialiste belge en 2020 pour avoir rencontré des politiciens turcs du parti "d'extrême droite" Nationalist Movement Party (NHP), qui, selon ADF International, soutiennent le gouvernement Erdogan en Turquie "responsable de la répression de la liberté religieuse et de l'expulsion des résidents chrétiens du pays".

    Selon Politico, un officier de police a dit à l'un des organisateurs que "les autorités ont décidé de mettre fin à l'événement en raison de la possibilité de troubles à l'ordre public".

    Anthony Gilland, directeur du think tank conservateur MCC et l'un des organisateurs locaux, a déclaré à Politico que l'une des raisons invoquées par la police pour justifier l'arrêt de la manifestation était que des contre-manifestations étaient prévues dans l'après-midi et que la police ne pouvait pas garantir la sécurité des participants.

    Paul Coleman, directeur exécutif d'ADF International, qui a fourni des conseils juridiques à la NatCon, a partagé une traduction anglaise de l'ordre de la police sur X. Le document, émis par le maire Kir, cite également la position "éthiquement conservatrice" adoptée par les orateurs de la NatCon, "par exemple, l'hostilité à la légalisation de l'avortement, aux unions homosexuelles, etc.

    Au cours des derniers jours, les organisateurs ont déjà dû changer deux fois le lieu de la conférence, les deux lieux précédents ayant annulé l'événement sous la pression des autorités locales.

    Mardi après-midi, l'événement se déroulait toujours au Claridge, mais la police a bloqué l'entrée et empêché quiconque d'y pénétrer. Les organisateurs ont indiqué que le service de restauration avait été annulé et que les participants n'avaient qu'un accès limité à l'eau et à la nourriture, la police empêchant l'acheminement des fournitures.

    Vers 16 heures, heure locale, la NatCon a annoncé que M. Zemmour s'était vu refuser l'entrée sur le site par la police et que son discours principal devrait être reporté, voire annulé.

    "Ce qui vient de se passer à Bruxelles cet après-midi est une honte", a écrit M. Farage sur X, anciennement Twitter. "Le fait que le maire et la police aient fermé un événement politique pacifique me rend plus convaincu que jamais du Brexit".

    Yoram Hazony, principal organisateur de la National Conservatism Conference (NatCon) et président de la Edmund Burke Foundation, a déclaré que le 12 avril, le Concert Noble, qui avait accueilli la NatCon en 2022, avait annulé l'événement à la suite d'une "intervention" de Philippe Close, le bourgmestre socialiste de Bruxelles.

    "Hier (lundi), le lieu de remplacement, le Sofitel Brussels appartenant au groupe Accor, a rompu son contrat écrit, citant les objections des personnes impliquées dans le Conseil de l'Union européenne qui allaient séjourner à l'hôtel", a poursuivi M. Hazony. "Le bourgmestre d'Etterbeek Vincent de Wolf (MR) s'est vanté hier au Brussels Times d'être à l'origine de l'annulation du Sofitel.

    "Bruxelles s'est enrichie grâce à la présence des institutions européennes dans cette ville", a-t-il écrit. "Les politiciens locaux sont prêts à tout pour protéger l'establishment politique qui garantit la manne. À moins de deux mois des élections parlementaires européennes très disputées, la dernière chose qu'ils souhaitent, c'est que 50 des conservateurs nationaux les plus éminents d'Europe s'opposent à l'UE contrôlée par les gauchistes.

    M. Orban, qui doit s'exprimer demain à la NatCon, a réagi à la situation sur X en déclarant : "Je suppose qu'ils n'en pouvaient plus de la liberté d'expression".

    "La dernière fois qu'ils ont voulu me faire taire avec la police, c'était lorsque les communistes me l'ont imposée en 1988", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas abandonné à l'époque et nous n'abandonnerons pas cette fois-ci non plus !

    Vers 18 heures, heure locale, le Premier ministre belge pro-UE Alexander De Croo a condamné les mesures prises par la police locale. Il a écrit sur X :

    "Ce qui s'est passé au Claridge aujourd'hui est inacceptable. L'autonomie municipale est une pierre angulaire de notre démocratie, mais elle ne peut jamais annuler la constitution belge qui garantit la liberté d'expression et de réunion pacifique depuis 1830. Interdire les réunions politiques est anticonstitutionnel. Un point c'est tout."

    L'organisateur a annoncé qu'il contesterait juridiquement l'ordre de la police émis par le maire.

    "L'ADF International soutient un recours juridique d'urgence contre l'ordre du maire d'interrompre la conférence, arguant qu'il est contraire aux droits fondamentaux à la liberté d'expression et à la liberté de réunion - les piliers des sociétés véritablement démocratiques", a déclaré M. Coleman, avocat et conférencier invité à la NatCon.

    M. Coleman a qualifié la répression de la NatCon par les autorités belges de "moment décisif" qui a montré que "la véritable crise de la censure en Europe est en train de s'étaler au grand jour".

    Lire également : Nous ne nous laisserons pas faire (Rod Dreher)

  • Pologne : "du passé faisons table rase"

    IMPRIMER

    De Priscille Kulczyk sur le site de l'ECLJ :

    Pologne : le nouveau gouvernement menace gravement les libertés

    16 avril 2024

    La presse française et internationale ne parle plus guère de la Pologne depuis le retour de Donald Tusk à la tête du gouvernement le 13 décembre 2023. À la suite des élections législatives d’octobre 2023 dont une coalition de gauche est sortie victorieuse, il a chassé le parti PiS (Droit et Justice) au pouvoir depuis 2015. Il y aurait pourtant beaucoup à dire depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement car un air de révolution flotte sur la « très catholique » Pologne.

    Ces derniers mois, la Pologne vit une sorte de guerre institutionnelle liée à un processus que l’on pourrait qualifier de « déPiSation ». Il correspond à la volonté expressément affichée de la coalition au pouvoir de « demander des comptes » aux gouvernements précédents. Comme l’a affirmé Donald Tusk, « ce ménage après le passage de nos prédécesseurs rappelle l’effort d’Hercule ». Cette détermination à vouloir faire d’une certaine manière table rase du passé se réalise parfois au moyen de procédés flirtant dangereusement avec les limites de la légalité. Il suffit de noter la prise de contrôle musclée sur les médias publics en décembre dernier qui a donné lieu à des purges de journalistes, l’interruption des programmes, le limogeage des présidents de la télévision, de la radio et de l’agence de presse polonaises, cela avec le concours des forces de police et sur la base d’une simple résolution votée par le Sejm. Pour certains, l’anarchie n’est pas loin : sur le ton du sarcasme, on dirait que l’on savait jusque-là l’état de droit menacé en Pologne, puisque cela a été si souvent martelé, mais on ne se doutait pas qu’il le soit à ce point. Pourtant, après des mois de bras de fer entre les institutions de l’Union européenne et la Pologne à ce sujet, c’est tout à coup silence radio du côté de Bruxelles : la mauvaise élève rentre enfin dans le rang, grâce à Donald Tusk qui, en tant qu’ancien président du Conseil européen, a ses amis parmi les puissants de Bruxelles et d’ailleurs.

    C’est dans ce contexte que s’inscrit la révolution culturelle libertaire actuellement en préparation et à laquelle un coup d’accélérateur ne manquera pas d’être donné à la suite des élections locales qui ont eu lieu ce dimanche 7 avril 2024. La Cour européenne des droits de l’homme en a sifflé le coup d’envoi en condamnant coup sur coup la Pologne en matière de reconnaissance des couples de même sexe le 12 décembre 2023, puis deux jours plus tard concernant la question de l’avortement. Le nouveau gouvernement ne manquera pas de se prévaloir d’une telle jurisprudence intervenue à point nommé au moment de son entrée en fonction. C’est ainsi qu’Anna Maria Żukowska, députée du parti Nouvelle Gauche, a assuré que la Gauche cherchera à introduire plusieurs mesures sociétales, au premier rang desquelles figurera l’annulation de l’arrêt du Tribunal Constitutionnel du 22 octobre 2020 qui avait déclarée inconstitutionnelle la disposition de la loi de 1993 autorisant l’avortement eugénique. Selon elle, il s’agira toutefois d’une première étape car la Gauche « ne s’arrêtera pas là ».

    Un gouvernement aux personnalités progressistes…

    Précisément, le parti Nouvelle Gauche envoie une solide équipe au gouvernement puisque Krzysztof Gawkowski est vice-premier ministre et chargé du Numérique, Dariusz Wieczorek est ministre des Sciences, Katarzyna Kotula est ministre déléguée à l’Egalité et Agnieszka Dziemianowicz-Bąk est à la tête du ministère du Travail, de la Famille et de la Politique sociale. Celles-ci s’étaient toutes deux activement impliquées dans les manifestations de ces dernières années en faveur de l’avortement. C’est également le cas de la nouvelle ministre de l’Education nationale Barbara Nowacka. Se disant athée, elle est surtout connue pour son militantisme en matière d’avortement puisqu’elle a été l’un des fers de lance des manifestations des femmes. La République française d’Emmanuel Macron a d’ailleurs cru bon de distinguer de tels engagements puisque Mme Nowacka a reçu l’insigne de chevalier dans l’Ordre national du Mérite en 2020 « pour son engagement social en faveur de l’égalité hommes-femmes, notamment en faveur des droits des femmes, et des relations avec la France. » L’ambassadeur de France en Pologne n’a pas mâché ses mots au moment de décorer ce « visage reconnu des actions progressistes » : « vous agissez pour protéger les droits acquis et lutter pour une plus grande libéralisation dans le domaine social. Je pense à l’introduction de l’éducation sexuelle, à des actions en faveur des droits reproductifs et à la revendication de l’égalité totale. […] on peut dire que vous agissez de façon exemplaire en promouvant les valeurs que la France défend et promeut dans le monde. » Ses premières mesures projetées ? Limitation des devoirs à la maison, allègement fort controversé des programmes, en particulier celui d’histoire, réduction de la liste des œuvres littéraires polonaises étudiées, ou encore limitation des cours de religion à l’école etc. En revanche, l’éducation sexuelle est à intégrer dans les programmes et il n’est pas anodin que la nouvelle ministre soit entrée en collaboration avec une fondation la promouvant et dont la fondatrice est elle aussi une habituée des marches pro-avortement. Tout cela fit dire à l’ancien Défenseur polonais des droits des enfants Mikołaj Pawlak qu’« Il y a des gens qui tiennent à ce que la société polonaise, les générations suivantes qui passent par les étapes de l'éducation, soient aussi peu développées que possible sur le plan intellectuel, mais le plus abîmées possible et imprégnées d’une pseudo-liberté, assouvissant les instincts les plus bas ».

    Lire la suite

  • En Allemagne, à partir de 14 ans, il est désormais possible de changer de sexe une fois par an sur simple déclaration à l'état-civil

    IMPRIMER

    De sur le site du Figaro :

    Allemagne : le Bundestag vote en faveur de la loi sur l’autodétermination de genre

    Le parlement allemand s’est prononcé ce vendredi en faveur du projet de loi controversé, qui concerne principalement la simplification du processus de changement de nom et de mention de sexe.

    Ce vendredi, le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, a voté en faveur de la loi d’autodétermination de genre (Selbstbestimmungsgesetz), relate, entre autresle Tagesschau et le Stern. La loi entrera en vigueur le 1er novembre 2024.

    Elle vise principalement à faciliter la procédure administrative pour changer de mention de sexe et de nom. Cette loi remplacerait le Transsexuellengesetz, la loi sur les transsexuels, qui considère de facto la transidentité comme un trouble psychique.

    Jusqu'à présent, les personnes voulant changer de sexe devaient fournir un certificat médical et passer devant un tribunal afin d'expliquer leur décision. Cela sera rendu caduque à partir de la mise en vigueur de la loi d’autodétermination.

    Simple déclaration à l’état civil

    Désormais, il suffira de faire une déclaration à l’état civil pour modifier la mention de sexe ou son nom. La nouvelle loi inclut également les personnes non-binaires, ainsi que, partiellement, les personnes mineures à partir de 14 ans. Selon, la ministre de la famille Lisa Paus, 14 ans serait l’âge approprié pour choisir son sexe et son prénom car c’est l’âge à partir duquel on pourrait choisir sa religion : «C'est donc simplement conforme à la logique de la législation allemande».

    Le délégué ministériel chargé des droits LGBTQIA+ Sven Lehmann, du parti des Verts, assure que cette loi constituera un soulagement massif pour les personnes concernées. Selon lui, cette loi va «faciliter et améliorer considérablement la vie des personnes transgenres, intersexuées et non-binaires», relate-t-il au Redaktionsnetzwerk Deutschland. Selon lui, «la loi sur les transsexuels porte atteinte à la dignité humaine».

    De nombreuses critiques à l’égard de cette loi

    Cette loi ne fait pas l’unanimité, surtout ou sein de la droite allemande. Le parti nationaliste Afd (Alternative für Deutschland) a, à de multiples reprises, craint qu'à l'avenir, les mentions relatives au sexe puissent être modifiées de manière trop arbitraire. Selon un communiqué, l’AFD souhaiterait «maintenir la loi sur les transsexuels et améliorer la protection des personnes ayant une dysphorie de genre».

    La CDU a également exprimé ses doutes sur un risque sécuritaire. Andrea Lindholz, vice-présidente du groupe parlementaire de la CSU au Bundestag critique le fait qu’aucune mesure n’est prise pour éviter les abus: ««À partir de novembre, il sera possible de changer d'identité par une simple déclaration à l'état civil, sans en informer les services de sécurité. L'état civil n'effectuera aucune comparaison avec d'autres bases de données afin d'éviter tout abus.», déplore Lindholz.

    Sur kath.net/news, on évoque :

    « Le jour le plus noir pour les femmes de l’histoire allemande d’après-guerre »

    La loi sur l’autodétermination est « la victoire ultime des hommes sur les femmes », commente « Bild ».

    Berlin (kath.net/pk) Le 12 avril 2024 est « le jour le plus noir pour les femmes de l’histoire allemande d’après-guerre ». C’est ainsi que « Bild » a commenté l’entrée en vigueur de la loi sur l’autodétermination en Allemagne. Il est désormais possible de changer de sexe une fois par an sans bureaucratie.

    Des décennies de lutte pour les droits des femmes, des espaces sûrs et l'égalité des droits seraient « effacées d'un seul coup », indique le commentaire. « C’est la victoire ultime des hommes sur les femmes. » Car : « Quand les hommes définissent ce qui constitue être une femme et peuvent se déclarer femmes par des actes de parole, s’appropriant leurs droits et leurs espaces de protection, c’est exactement ce dont il s’agit. »

    Les quotas pour les femmes sont désormais « abolis de facto ». Et bien pire : « Obliger les femmes à partager leurs espaces sûrs, comme les vestiaires, avec des personnes qui se sont déclarées femmes mais ne veulent pas renoncer à leur barbe et à leur pénis. Forcer ensuite les femmes à percevoir les hommes comme des femmes dans leur vestiaire. Ce n’est rien d’autre qu’une soumission.

    Il existe de nombreux rapports en Suisse et à l'étranger sur des hommes qui ont attaqué des femmes habillées en femme dans des locaux réservés aux femmes. Personne ne s’oppose à l’amélioration des conditions de vie d’un très petit nombre de véritables transsexuels. "Mais pas au détriment de toutes les femmes et de toutes les filles. Cette loi ne rend pas le monde meilleur. C’est juste plus dangereux pour les femmes qu’elle ne l’est déjà."

  • Le Parlement polonais s'apprête à renverser la législation pro-vie

    IMPRIMER

    De Tristan Vanheuckelom sur The European Conservative :

    Le Parlement polonais s'apprête à renverser la législation pro-vie

    La tentative du gouvernement de tenir sa promesse électorale de légaliser l'avortement se heurte toujours à l'opposition.

    15 avril 2024

    Vendredi, la nouvelle majorité au pouvoir au parlement polonais a adopté des propositions visant à abroger les strictes lois polonaises sur l'avortement. Le président conservateur Andrej Duda peut non seulement opposer son veto aux projets de loi, mais aussi les soumettre à l'examen du Tribunal constitutionnel, qui est favorable aux conservateurs.

    Trois projets de loi du gouvernement dirigé par Donald Tusk ont été soumis à la Diète, la chambre basse du parlement polonais, dans le but exprès de renverser les restrictions existantes sur l'avortement, qui sont parmi les plus strictes de l'UE.

    L'avortement est illégal en Pologne depuis 1993, sauf en cas de viol, d'inceste, de menace pour la vie ou la santé physique de la mère, ou de diagnostic d'une anomalie du fœtus. Après une décision du Tribunal constitutionnel en 2020, l'exception pour les anomalies fœtales a été supprimée en 2021.

    Chacune de ces propositions de loi émane de l'un des trois principaux groupes de la coalition au pouvoir. La Coalition civique centriste (KO), dirigée par le Premier ministre Tusk, et la Gauche (Lewica) ont toutes deux présenté des projets de loi qui autoriseraient l'avortement sur demande jusqu'à la 12e semaine de grossesse. Le parti de centre-droit Troisième Voie (Trzecia Droga) a quant à lui prôné la modération et proposé un retour aux lois d'avant 2021.

    Un quatrième projet de loi, présenté par la Gauche, décriminaliserait partiellement le fait d'aider les femmes à obtenir un avortement, ce qui, en vertu de la loi actuelle, constitue un délit passible d'une peine d'emprisonnement.

    Lors des quatre votes, une majorité de députés a approuvé l'adoption de chaque projet de loi en vue d'une discussion au sein d'une commission spéciale, après quoi chacun des projets de loi nécessiterait un autre vote au Sejm pour aller de l'avant.

    Les députés de l'OC de M. Tusk ont voté en faveur des quatre projets de loi. Certains députés de la Troisième Voie, qui fait partie de la coalition gouvernementale de M. Tusk, se sont opposés à trois des quatre projets de loi.

    Les quatre projets de loi ont été rejetés par les députés conservateurs du parti Droit et Justice (PiS), qui est actuellement le principal parti d'opposition, et par la coalition socialement conservatrice de la Confédération (Konfederacja).

    Cependant, quatre des 189 députés du PiS ont voté pour le projet de loi de la troisième voie, tandis que 21 se sont abstenus, dont le président du PiS, Jarosław Kaczyński.

    S'adressant à la presse, M. Kaczyński a indiqué qu'il serait prêt à soutenir un assouplissement de l'interdiction quasi-totale de l'avortement en Pologne, mais a prévenu que cela ne pourrait se faire qu'en modifiant la constitution.

    Les quatre projets de loi sont maintenant soumis à une commission parlementaire spéciale chargée de les examiner. Ses 27 sièges sont répartis entre les groupes parlementaires en fonction de leur taille : 11 pour le PiS, 9 pour le KO, 2 pour le PSL, 2 pour Poland 2050, 2 pour la Gauche et 1 pour la Confédération.

    Compte tenu de la division entre les factions politiques sur la question, une fois que la commission aura terminé son examen, les projets de loi seront encore loin de devenir des lois.

    Si un projet de loi est approuvé par le Sejm, il est transmis au Sénat, où le gouvernement dispose d'une majorité encore plus large.

    En dernier ressort, c'est au président qu'il revient de signer les projets de loi, en l'occurrence le président Andrzej Duda, un allié conservateur du PiS qui a toujours fermement défendu la loi polonaise sur l'avortement.

    Outre son droit de veto sur les projets de loi, M. Duda peut également les soumettre à l'appréciation du Tribunal constitutionnel, connu pour sa forte présence conservatrice. Toute nouvelle loi sur l'avortement pourrait être déclarée inconstitutionnelle par le Tribunal.

    En réponse au vote de vendredi, des milliers de pro-vie sont descendus dans les rues de Varsovie pour une Marche nationale pour la vie, qui s'est déroulée sous le slogan "Vive la Pologne".

    Sa porte-parole, Lidia Sankowska-Grabczuk, a déclaré à Vatican News que leur marche était une affirmation de la vie, une affirmation de la famille, une affirmation de tous les droits fondamentaux de chaque être humain. Mais en même temps, face à cette révolution qui avance comme un bélier, qui veut limiter les droits des parents et les droits des personnes à la vie, nous marchons aussi en signe de défi pour contenir l'effondrement démographique et cette ruée sauvage vers l'Europe.

    Tristan Vanheuckelom est un journaliste belge, critique de livres et de films pour diverses publications néerlandophones et rédacteur pour The European Conservative. Il s'intéresse également à l'histoire, aux sciences politiques et à la théologie.

  • IVG : les députés européens ont voté un texte symbolique qui va loin dans l’ingérence

    IMPRIMER

    De Gènéthique magazine :

    IVG : les eurodéputés votent un texte symbolique qui va loin dans l’ingérence

    12 avril 2024

    Le 11 avril, les députés européens ont adopté une résolution non contraignante en faveur de l’inscription du « droit à l’avortement » dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE). Un vote avant tout symbolique, mais qui va loin dans l’ingérence.

    La résolution avait déjà été discutée le 7 juillet 2022, mais elle avait alors suscité l’opposition de plusieurs États membres (cf. L’avortement dans la Charte des droits fondamentaux : une simple déclaration symbolique ?). Le débat a été relancé après l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française (cf. Inscrire l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE ? Un débat au Parlement). Opportunisme politique ?

    La résolution a été présentée par les groupes Socialistes et démocrates (S&D), Renew Europe (centristes et libéraux), les Verts et The Left (gauche radicale). Elle a été approuvée, sans pour autant obtenir la majorité. En effet, le texte a été voté avec 336 voix pour, 163 contre et 39 abstentions, sur les 705 députés européens que compte le Parlement. Parmi les eurodéputés français, seuls 2 se sont opposés à la résolution, Nicola Bay (Reconquête) et Mathilde Androuet (RN).

    Atteinte à la souveraineté des Etats

    Le Parlement européen demande que l’article 3.2 de la Charte soit modifié comme suit : « toute personne a le droit à l’autonomie corporelle, et un accès libre, éclairé, complet et universel aux droits génésiques et sexuels ainsi qu’à tous les services de soins de santé connexes sans discrimination, notamment à un avortement sans risque et légal ». La résolution ne se limite toutefois pas à cela.

    Les députés condamnent « avec la plus grande fermeté le recul des droits des femmes et toutes les tentatives réactionnaires visant à restreindre ou à supprimer les garanties en matière de santé sexuelle et génésique et d’égalité des genres dans le monde ». Ils prient « instamment les États membres de dépénaliser pleinement l’avortement, conformément aux lignes directrices de l’OMS de 2022, et de supprimer et combattre les obstacles à l’avortement sûr et légal » (cf. Comment l’OMS est manipulé pour promouvoir l’avortement et le contrôle démographique). La Pologne et Malte sont ici directement visés, et exhortés d’« abroger leurs lois et autres mesures concernant les interdictions et restrictions à l’avortement » (cf. Avortement : Malte pointée du doigt par l’Europe). Outrepassant les traités de l’UE, le Parlement empiète sur la souveraineté des Etats membres. Conformément au principe de subsidiarité inscrit dans le traité de Lisbonne, la réglementation de l’avortement devrait pourtant être laissée à l’appréciation des pays membres de l’UE.

    Le 9 avril, la Commission des épiscopats de l’Union européenne (Comece) s’est opposée à la résolution, soulignant que la charte « ne peut inclure des droits qui ne sont pas reconnus par tous et qui sont source de division »[1]. Elle a enjoint l’Union européenne de « respecter les différentes cultures et traditions des États membres et leurs compétences nationales », de ne pas « imposer aux autres » « des positions idéologiques sur la personne humaine, la sexualité et le genre, le mariage et la famille » (cf. Avortement : vers un « droit universel et effectif » ?). Un appel qui ne semble pas avoir été entendu des députés.

    « Donner la priorité à des agendas politiques radicalisés au détriment des droits fondamentaux »

    La clause de conscience est également visée par la résolution qui « condamne le fait que, dans certains États membres, certains médecins, voire des établissements médicaux entiers, refusent de pratiquer des avortements, sur la base de la “clause de conscience” ». Encore une remise en cause de cette clause pourtant essentielle pour l’exercice des soignants (cf. IVG : « la disparition de la clause de conscience conduirait des soignants à démissionner »).

    Enfin, les députés invitent la Commission à mettre fin au financement européen « des organisations qui luttent contre l’égalité entre les hommes et les femmes et les droits des femmes, y compris les droits en matière de reproduction ». Il y a de quoi s’interroger sur les conséquences pour la liberté d’expression. L’existence d’un débat restera-t-il possible ? (cf. « Deuil caché » : « une réhabilitation de la souffrance » des femmes qui ont avorté) ou s’agit-il de réduire au silence les associations pro-vie ?

    « Il est profondément inquiétant de voir le Parlement européen donner la priorité à des agendas politiques radicalisés au détriment des droits fondamentaux et des droits de l’homme » a déclaré Marina Casini, présidente de la fédération européenne One of Us. Avec le vote de cette résolution, le Parlement européen s’écarte de manière significative des principes de respect de la vie et de la dignité humaine, qui sont pourtant à la base du projet européen et figurent dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne[2] (cf. « L’avortement n’est pas un droit. Il demeure une dérogation au respect de la vie. »). Pour plaire au lobby féministe, faut-il de violer les principes juridiques de l’Union européenne ?

    Comme le rappelait la COMECE dans sa déclaration, l’avortement « ne pourra jamais être un droit fondamental. Le droit à la vie est le pilier fondamental de tous les autres droits de l’homme » (cf. GPA, euthanasie, genre : « dénoncer ces violations de la dignité humaine est un devoir »). L’avortement va « à l’encontre d’une véritable promotion de la femme et de ses droits » (cf. Inscrire le « droit à l’avortement » dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE : une initiative politique qui ne sert pas les femmes). « L’être humain est une fin en soi et jamais un moyen pour résoudre d’autres problèmes. Si l’on perd cette conviction, on perd aussi la base solide et durable de la défense des droits de l’homme, qui seront toujours soumis aux caprices passagers des puissants ».

    Un texte qui n’aboutira pas

    La résolution va désormais être transmise au Conseil et à la Commission. Elle n’a toutefois aucune chance d’aboutir, toute révision de la charte nécessitant l’accord unanime des 27 pays membres de l’UE. Or, la manière de légiférer sur le « droit à l’avortement » diffère dans chaque pays. Certains Etats ne l’autorisent que dans des circonstances particulières.

    Ainsi, en Pologne, l’IVG n’est autorisée qu’en cas de viol ou d’inceste, ainsi que lorsque la vie de la mère est en danger (cf. Pologne : la loi sur l’avortement hors de cause dans le décès d’une femme enceinte). Les députés polonais ont toutefois ouvert le 11 avril des discussions visant à assouplir la législation sur l’avortement. La Coalition civique du Premier ministre Donald Tusk a en effet présenté un projet de loi destiné à légaliser l’avortement jusqu’à la 12e semaine de grossesse, et trois autres propositions similaires, émanant de ses partenaires dans la coalition gouvernementale, seront également débattues (cf. Pologne : deux propositions de loi pour légaliser l’avortement). Un premier vote aura lieu le 12 avril. Son issue est incertaine.

    A Malte, la législation a, elle, été assouplie en juin 2023, et l’avortement est autorisé si la vie de la mère est en danger, ou si le fœtus n’est pas viable (cf. Malte : Le Parlement adopte une loi sur l’avortement).

    --------------

    [1] Pour la Comece, l’avortement ne sera jamais un droit fondamental, Vatican news (09/04/2024)

    [2] L’article 1 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE stipule que : « La dignité humaine est inviolable. Eelle doit être respectée et protégée ». L’article 2 indique que « toute personne a droit à la vie » et que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté ».

  • France : vote d'une loi anti-sectes qui met gravement en danger la liberté de religion ou de croyance

    IMPRIMER

    De Massimo Introvigne sur Bitter Winter :

    Contre l'opposition du Sénat, la France adopte une nouvelle loi anti-sectes

    04/11/2024

    La loi crée un nouveau délit de "sujétion psychologique", restreint la possibilité de critiquer les traitements médicaux traditionnels et met gravement en danger la liberté de religion ou de croyance.

    Le 9 avril, la France a finalement adopté sa nouvelle loi anti-sectes modifiée, après des mois de débats au cours desquels le gouvernement n'a pas réussi à convaincre le Sénat, qui, le 2 avril, a une nouvelle fois rejeté le texte dans son intégralité. Cependant, selon le système français particulier, si le Sénat et la Chambre expriment des positions inconciliables sur un projet de loi, c'est le vote de la Chambre qui prévaut. Alors que le gouvernement a exercé une forte pression sur les parlementaires en faveur du texte, l'opposition a été importante même à l'Assemblée, où la loi a été approuvée par 146 "oui" et 104 "non".

    Pourtant, la loi a été adoptée, bien que l'opposition importante qu'elle a rencontrée puisse peut-être influencer son application. Le nom de la loi fait référence au "renforcement de la lutte contre les déviances cultuelles". La raison invoquée pour justifier une nouvelle répression des "sectes" est que le nombre de "saisines" reçues par la MIVILUDES, l'agence gouvernementale de lutte contre les sectes, est en augmentation. Comme l'a montré "Bitter Winter", les "saisines" ne sont pas des rapports d'incidents réels, elles comprennent de simples questions envoyées à la MIVILUDES et peuvent facilement être fausses ou manipulées.

    Il est également allégué que des "sectes" se sont développées pendant le COVID et que certaines d'entre elles ont diffusé des idées anti-vaccination. Un nouveau délit est donc créé, celui de "provocation à abandonner ou à ne pas entreprendre un traitement médical ou prophylactique nécessaire", généralement recommandé par la communauté médicale, qui est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an et d'une amende. Évidemment, les implications vont bien au-delà du COVID et des vaccins. A noter que le Conseil d'Etat, lors de l'examen du projet de loi, a recommandé de supprimer cet article comme dangereux pour la liberté d'expression et "la liberté des débats scientifiques". Cependant, le gouvernement a rejeté la recommandation du Conseil d'Etat et a maintenu l'article. La bataille au Sénat n'a abouti qu'à l'introduction d'un nouveau paragraphe protégeant les "lanceurs d'alerte" qui révèlent les pratiques douteuses des entreprises médicales.

    Les mesures anti-sectes sont également renforcées en permettant aux associations anti-sectes d'être présentes dans les procès contre les "sectes" en tant que parties civiles et en encourageant les juges et les procureurs à demander l'avis de la MIVILUDES sur les groupes qu'ils jugent ou poursuivent. Des amendements parlementaires ont également donné un statut nouveau et renforcé à la MIVILUDES.

    Le cœur du nouveau projet de loi est la création d'un nouveau délit de "sujétion psychologique". La loi prévoit que "Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende le fait de placer ou de maintenir une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique résultant de l'exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement et ayant pour effet d'altérer gravement sa santé physique ou mentale ou de la conduire à un acte ou à une abstention qui lui est gravement préjudiciable".

    Toutefois, la peine encourue sera de "cinq ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende" lorsque la "sujétion psychologique" concerne un mineur ou "une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l'auteur". La même aggravation de peine est appliquée "lorsque l'infraction est commise par le dirigeant de fait ou de droit d'un groupement exerçant des activités ayant pour objet ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes participant à ces activités" (lire un dirigeant de "secte") ou "lorsque l'infraction est commise par l'utilisation d'un service de communication au public en ligne ou par le biais d'un support numérique ou électronique" (visant la propagande "sectaire" par le biais de sites internet et de médias sociaux).

    Lire la suite

  • Au Parlement européen, un "vote qui n'est rien d'autre qu'une posture politique cynique avant les élections européennes"

    IMPRIMER

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Le vote sur l'avortement au Parlement européen est une " déclaration idéologique ", selon la FAFCE

    Aujourd'hui, le Parlement européen a voté sur l'inclusion du soi-disant " droit à l'avortement " dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE. 336 eurodéputés ont voté pour, 163 ont voté contre et 39 se sont abstenus. Ce vote intervient un mois après que le président Macron a inscrit le "droit" à l'avortement dans la constitution française.

    Bruxelles, 11 avril 2024

    Réagissant au vote, le président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, a commenté : "ce vote n'est rien d'autre qu'une posture politique cynique avant les élections européennes". La question de l'avortement n'est pas du ressort du Parlement européen. Les institutions au niveau de l'UE sont liées au principe de subsidiarité, qui protège les États membres afin qu'ils puissent légiférer dans le cadre de leurs compétences. Ce vote n'aura aucun effet matériel sur qui que ce soit, si ce n'est d'agiter un soutien idéologique lors d'une campagne électorale".

    La FAFCE rappelle que la réglementation de l'avortement relève de la compétence des Etats membres, conformément au principe de subsidiarité. Il s'agit d'un appel politique sans impact juridique. De plus, le droit à l'objection de conscience est un droit fondamental inscrit dans la Charte de l'UE, qui doit être protégé dans le contexte de l'avortement.

    La FAFCE précise que cette résolution n'a aucune répercussion juridique et que l'avortement ne peut être ajouté à la Charte de l'UE car il est contraire à l'esprit de la Charte ainsi qu'aux droits fondamentaux qu'elle reconnaît déjà. Il n'en reste pas moins que l'avortement n'est pas un droit fondamental - il n'existe pas de droit de mettre fin à une vie.

    Pour modifier réellement la Charte des droits fondamentaux de l'UE, les traités de l'Union européenne doivent adopter la modification avec l'approbation unanime de tous les États membres.

    Vincenzo Bassi, président de la FAFCE, a ajouté que "même la Cour européenne des droits de l'homme ne reconnaît pas le droit à l'avortement, pas plus qu'aucune cour internationale. Il s'agit en fait d'une simple motion manifeste à des fins idéologiques, sans aucun fondement juridique. Cela ne sert aucune femme ni aucun enfant dans l'Union européenne".

    Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, poursuit : "Ne soyez pas dupes, il ne s'agit pas d'accès à l'avortement ou de soutien aux femmes. Il s'agit d'utiliser les femmes comme un pion politique. Au lieu de laisser les femmes isolées dans des situations difficiles, il faut les soutenir. Les réseaux d'associations familiales devraient être valorisés en tant que protagonistes de la marche avec les femmes qui se sentent seules et anxieuses.

    "Nous devrions promouvoir le véritable choix de vie, en informant et en soutenant la famille qui sert le bien commun. Il est possible d'être en faveur de la vie et en faveur du choix également - le choix pour les femmes d'avoir des enfants et pour les communautés de se développer grâce à de nouvelles vies. Des politiques sociales concrètes qui soutiennent les femmes et les enfants iraient beaucoup plus loin que des déclarations idéologiques qui n'ont aucun impact sur la réalité".

    La Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) représente 32 associations nationales et locales : nous sommes la voix des familles d'un point de vue catholique au niveau européen. La FAFCE a un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2001 et est membre de la Plate-forme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • Déclaration de la COMECE avant le vote du Parlement européen sur l'inclusion de l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE

    IMPRIMER

    DÉCLARATION | La Présidence de la COMECE publie une déclaration avant le vote du Parlement européen sur l'inclusion de l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE

    A la veille du vote du Parlement européen sur la résolution pour l'inclusion du droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (2024/2655 RSP), prévu le jeudi 11 avril 2024, la Présidence de la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE) a publié la déclaration suivante. Télécharger la déclaration [EN]

    Oui à la promotion de la femme et au droit à la vie, non à l'avortement et à l'imposition idéologique

    La promotion des femmes et de leurs droits n'est pas liée à la promotion de l'avortement. Nous travaillons pour une Europe où les femmes peuvent vivre leur maternité librement et comme un don pour elles-mêmes et pour la société, et où le fait d'être mère n'est en aucun cas une limitation pour la vie personnelle, sociale et professionnelle. Promouvoir et faciliter l'avortement va à l'encontre d'une véritable promotion des femmes et de leurs droits.

    L'avortement ne peut jamais être un droit fondamental. Le droit à la vie est le pilier fondamental de tous les autres droits de l'homme, en particulier le droit à la vie des personnes les plus vulnérables, fragiles et sans défense, comme l'enfant à naître dans le sein de sa mère, le migrant, la personne âgée, la personne handicapée et la personne malade. L'Église a toujours enseigné cette cohérence : "Il faut donc affirmer avec force et clarté, même à notre époque, que cette défense de la vie à naître est étroitement liée à la défense de tous les autres droits de l'homme. Elle implique la conviction que l'être humain est toujours sacré et inviolable, dans n'importe quelle situation et à n'importe quel stade de son développement. L'être humain est une fin en soi et jamais un moyen de résoudre d'autres problèmes. Une fois que cette conviction disparaît, les bases solides et durables de la défense des droits de l'homme disparaissent également, car elles seront toujours soumises aux caprices passagers des pouvoirs en place" (Déclaration "Dignitas Infinita" sur la dignité humaine, Dicastère pour la doctrine de la foi, avril 2024 ; n. 47).

    L'Union européenne doit respecter les différentes cultures et traditions des États membres et leurs compétences nationales. L'Union européenne ne peut pas imposer aux autres, à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières, des positions idéologiques sur la personne humaine, la sexualité et le genre, le mariage et la famille, etc.

    La Charte des droits fondamentaux de l'UE ne peut pas inclure des droits qui ne sont pas reconnus par tous et qui sont source de division.Il n'existe pas de droit à l'avortement reconnu dans le droit européen ou international, et la manière dont cette question est traitée dans les constitutions et les lois des États membres varie considérablement. Comme l'indique le préambule, la Charte doit respecter "la diversité des cultures et des traditions des peuples d'Europe", ainsi que "les traditions constitutionnelles et les obligations internationales communes aux États membres".

    Approuvée par le Comité permanent de la COMECE :

    ✠ Mariano Crociata

    Évêque de Latina (Italie), Président

    ✠ Antoine Hérouard

    Archevêque de Dijon (France), premier vice-président

    ✠ Nuno Brás da Silva Martins

    Évêque de Funchal (Portugal), Vice-président

    ✠ Czeslaw Kozon

    Évêque de Copenhague (Scandinavie), vice-président

    ✠ Rimantas Norvila

    Évêque de Vilkaviškis (Lituanie), Vice-président

    Télécharger la déclaration [EN]

  • L'avortement, un droit fondamental dans l'Union Européenne ? La question sera soumise au vote jeudi prochain

    IMPRIMER

    De Maria Bigazzi sur le site de la NBQ :

    L'avortement, un droit fondamental dans l'UE ? La question sera soumise au vote

    Et si après la France, qui a fait de l'avortement un de ses droits constitutionnels, c'était au tour de l'ensemble de l'UE ? Le danger est réel : une résolution visant à l'introduire dans les principes fondamentaux sera votée jeudi au Parlement européen.

    08_04_2024

    Faire du droit à l'avortement un droit fondamental dans l'UE. C'est le titre du point 12 que l'on trouve dans l'aperçu de la session plénière des 10 et 11 avril 2024, publié hier matin (5 avril 2024) et qui se déroulera à Bruxelles(Faire du droit à l'avortement un droit fondamental de l'UE | 10-04-2024 | Actualités | Parlement européen (europa.eu)).

    Dans une résolution qui sera votée jeudi prochain, les députés européens souhaitent affirmer leur volonté d'inclure le droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La question, déjà abordée lors du débat du jeudi 14 mars, a vu les députés demander aux Etats membres de garantir aux femmes l'accès à un avortement sûr et légal(Séance du 14-03-2024 | Plénière | Parlement européen (europa.eu)).

    Après le triste exploit de la France qui, le 4 mars dernier, a inscrit l'avortement dans la Constitution comme un droit protégé par la loi, d'autres États sont également invités à garantir aux femmes l'accès à un avortement sûr et légal. En effet, les soins de santé, y compris la santé sexuelle et génésique, devraient relever de la compétence nationale. D'où le "devoir" de chaque État membre de garantir le droit à l'avortement en tant que droit fondamental.

    Dès juillet 2022, le Parlement européen avait condamné la détérioration de la santé et des droits sexuels et reproductifs des femmes aux États-Unis et dans certains pays de l'UE, et œuvré pour assurer leur protection et donc les droits des femmes elles-mêmes. Dans une résolution sur la décision de la Cour suprême des États-Unis d'abroger le droit à l'avortement aux États-Unis et sur la nécessité de protéger le droit à l'avortement et la santé des femmes dans l'UE à l'été 2022, lorsque le projet de la Cour suprême des États-Unis sera proposé pour annuler les arrêts Roe contre Wade et Casey contre Planned Parenthood, les députés ont demandé que le droit à l'avortement soit inclus dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

    Une telle modification de la Charte des droits fondamentaux de l'UE requiert l'accord unanime de tous les États membres. Ainsi, dans le silence complice de beaucoup, le jeudi 11 avril 2024, la proposition de faire du meurtre un droit fondamental de l'Union européenne sera soumise au vote lors d'un débat avec la Commission par résolution.

    Une telle proposition et son approbation, si une majorité est atteinte, signifieraient un pas de plus pour le monde pro-choix et la culture de la mort, et un pas vers l'abîme dans lequel la société est en train de tomber. Le danger aujourd'hui est d'accepter sans arrière-pensée et sans scandale une loi qui va protéger un acte contre la dignité humaine et contre le droit même à la Vie, c. II, c. 1, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. En outre, le poids d'un choix parlementaire au niveau européen a une valeur et une gravité qui retombent sur chaque État, et contribue à créer un concept de dévalorisation et de privation de la dignité humaine de plus en plus fort.

    Il serait bon de prendre conscience de ce qui se passe et d'agir, chacun pour le rôle et les responsabilités qui lui incombent, en particulier de prier quotidiennement, surtout ces jours à venir, pour que cette proposition ne soit pas approuvée.

  • France : l'avortement constitutionnalisé, et maintenant ?

    IMPRIMER

    De Gregor Puppinck (ECLJ) :

    Après l’échec historique de la constitutionnalisation de l’avortement, l’heure est au bilan. Pourquoi avons-nous échoué, et quelles actions s’imposent à présent au service de la vie et de la France ?

    Tout d’abord, le bilan

    L’avortement est vendu en France comme une conquête du féminisme, comme une liberté de la femme et une condition de son égalité. C’est historiquement douteux. Le mouvement féministe des années 1960 représenté alors par La maternité heureuse a été rapidement dominé par un autre courant, issu de la tradition néomalthusienne et de la franc-maçonnerie : le groupe Littré. C’est ce courant masculin, mené par le Dr Pierre Simon, qui a intégré La maternité heureuse au sein de la Fédération Internationale du Planning Familial, et qui en a fait un instrument de revendication de la légalisation de l’avortement. Cette « capture » a d’ailleurs provoqué des démissions au sein de l’ex-Maternité Heureuse, dont celle de sa fondatrice et présidente, Marie-Andrée Weill Hallé, qui était opposée à l’avortement.

    Depuis, le Planning familial français a fait cause commune avec l’idéologie franc-maçonne. Celle-ci conçoit l’avortement comme un bien, une liberté affirmant la toute-puissance de la volonté individuelle sur la vie reçue de Dieu. Le féminisme occupe une place secondaire dans cette idéologie, et se conçoit comme une révolte de la femme contre la condition féminine et maternelle, bien loin de l’idéal de La maternité heureuse.

    Il faut avoir le courage et la lucidité de regarder en face cet arrière-plan idéologique pour comprendre la portée de l’inscription dans la Constitution de l’affirmation selon laquelle l’avortement serait une liberté.

    Il a parfois été soutenu que l’avortement n’aurait pas sa place dans la Constitution. Sur le plan juridique, certainement, mais il en va différemment au plan symbolique. Une Constitution définit un peuple, contient et exprime son identité et ses valeurs. Les lois fondamentales du Royaume de France reconnaissaient le Catholicisme comme religion officielle. En se déclarant laïque, la République a adopté une composante essentielle de la pensée franc-maçonne. Elle est à présent allée plus loin en déclarant la « liberté d’avorter ».

    Consacrer l’avortement comme une liberté et non plus comme une exception, et la « liberté d’avorter » comme une valeur de la République a des implications philosophiques et religieuses radicales. Cela manifeste l’adhésion à une conception matérialiste et volontariste de l’être humain qui affirme la domination de la volonté sur l’être, de la volonté individuelle sur la vie humaine. Du point de vue ordinaire, profane, l’avortement est un acte destructeur, et donc négatif. Mais tel n’est pas le cas du point de vue de ses promoteurs qui y voient au contraire un acte positif d’affirmation de soi. C’est une conception terrible de l’être humain qui estime que la destruction volontaire de la vie humaine est l’expression de la liberté humaine, et même son sommet, car ce serait la forme la plus élevée d’autonomie. C’est cette même conception qui porte la promotion de la mort volontaire comme une liberté et une expression de la dignité humaine.

    Pour le peuple profane, le recours massif à l’avortement a pour effet de l’obliger à croire que l’être humain n’a pas d’âme, mais n’est qu’un corps doté progressivement de facultés intellectuelles, car si l’enfant à naître est animé, alors nous serions des assassins. Dès lors, il devient insupportable de regarder le fœtus et de voir en lui notre humanité. Le silence et le déni s’imposent.

    Consacrer l’avortement comme une liberté, et la liberté d’avorter comme une valeur de la République implique l’adhésion à une anthropologie tellement spécifique que son inscription dans la Constitution revient à en faire une croyance officielle de la République, un substitut de religion d’État. C’est une nouvelle étape de l’affirmation publique de la franc-maçonnerie comme église de la République, ainsi que le déclarait en substance M. Macron devant le Grand Orient de France le 9 novembre 2023. Il avait d’ailleurs rendu hommage à cette occasion au Grand Maître et docteur Pierre Simon, principal artisan de la libéralisation de la contraception et de l’avortement en France.

    Lire la suite

  • Pour une réponse d'inspiration bénédictine à la décadence de la modernité tardive

    IMPRIMER

    De Sebastian Morello sur The European Conservative :

    Nous n'avons pas besoin d'un nouveau saint Benoît très différent

    Partie I : L'Europe est bénédictine

    Totila devant saint Benoît (vers 1460), tempera sur bois de 39,4 x 45,7 cm de Benozzo Gozzoli (vers 1420-1497), conservée au Metropolitan Museum of Art de New York.

    5 avril 2024

    Le philosophe Alasdair MacIntyre a conclu son chef-d'œuvre de 1981, After Virtue, en notant que la crise civilisationnelle dans laquelle se trouvait l'Occident, et que le livre explorait avec une érudition inédite, nécessitait "un nouveau - et sans doute très différent - Saint Benoît". Cette observation a inspiré Rod Dreher, qui a ensuite écrit en 2017 l'ouvrage The Benedict Option, un ouvrage populaire qui a si bien saisi les instincts de la minorité éveillée concernant la survie dans des sociétés en proie à des idéologies qui cherchent à répudier l'ensemble de l'héritage chrétien, que son livre est devenu un best-seller et a été traduit dans de nombreuses langues. C'est un livre qui, à juste titre, continuera à être discuté pendant des décennies, et bon nombre des observations et suggestions que je fais ci-dessous sont au moins motivées par certains de ses thèmes. Je voudrais cependant suggérer que ce dont nous avons probablement besoin n'est pas si nouveau et différent après tout.

    L'appétit pour une réponse d'inspiration bénédictine à la décadence de la modernité tardive m'attire personnellement beaucoup. Ma vie est liée au charisme bénédictin depuis au moins le milieu de mon adolescence. La première église catholique que j'ai visitée était celle de l'abbaye de Buckfast, dans l'ouest du pays, près de Dartmoor. J'avais 14 ans et cette expérience m'a changé. C'était la première fois que je me sentais sur un sol qui n'avait pas encore été profané. Ce jour-là, mon père a acheté pour moi une croix en bois d'olivier que l'un des moines avait sculptée à la main et qui est aujourd'hui suspendue au-dessus de mon lit conjugal. Je ne compte plus le nombre de fois où je suis retournée à l'abbaye de Buckfast, qui reste pour moi une sorte de foyer spirituel, et où j'ai plaisir à prier devant une relique particulière qui y est conservée : le chignon de cet oblat bénédictin exemplaire qu'était saint Thomas More.

    Lire la suite