« Mais quand ils arrivèrent à Mara, ils ne purent boire l'eau de Mara car elle était amère. »
Livre de l'Exode, chapitre 15, verset 23.
Libéré, le peuple marche chaque jour, c'est sa vie au quotidien. Après des heures de joies, de libération qui ont semblé arrêter le temps il faut bien reprendre l'habituel. Le peuple avait confondu ce temps avec la terre promise. Mais non, il faut à nouveau vivre l'aujourd'hui, si semblable à hier et chercher son lieu, celui dont Dieu a parlé, dont il a fait la promesse.
C'est loin la terre promise ? Il y a les jours légers et les jours sombres et lorsque ceux-ci se succèdent sans répit nous commençons à perdre courage, à douter même . Nous avons quitté la servitude mais pour quoi faire ? C'est pire qu'avant ! Moment crucial du cheminement : l'eau s'était montrée bonne et douce, protectrice, elle avait ouvert des perspectives de bonheur pour toujours et voici qu'aujourd'hui cette eau est âcre, décevante, elle n'est plus qu'amertume. Le découragement saisit nos entrailles. Assoiffés d'autre chose, fatigués de la route nous regrettons le temps où, tout compte fait, nos liens nous évitaient de chercher. Dans la lassitude et le sentiment d'échec le blasphème peut même rôder. Or il y a quelqu'un parmi nous, tel Moïse pour le peuple, qui peut intercéder, qui va prier et voilà que l'eau redevient douce. Nous pourrons reprendre la route, continuer. Oui, prier les uns pour les autres, dire pour tous « Notre Père » , change l'amertume en douceur. Eveille toi, la prière est devenue source douce !
« Mais quand ils arrivèrent à Mara, ils ne purent boire l'eau de Mara car elle était amère. »
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. » 
La Transfiguration nous invite à ouvrir les yeux du cœur sur le mystère de la lumière de Dieu présent dans toute l'histoire du salut. Déjà, au début de la création, le Tout-puissant dit : “Fiat lux - Que la lumière soit !” (Gn 1, 2), et la séparation de la lumière d'avec les ténèbres eut lieu. Comme pour les autres choses créées, la lumière est un signe qui révèle quelque chose de Dieu : c'est comme le reflet de sa gloire, qui en accompagne les manifestations. Lorsque Dieu apparaît, “son éclat est pareil au jour, des rayons jaillissent de ses mains” (Ha 3, 3sq). La lumière, dit-on dans les Psaumes, est le manteau dont Dieu se drape (cf. Ps 104, 2). Avec le Livre de la Sagesse, le symbolisme de la lumière est utilisé pour décrire l'essence même de Dieu : la sagesse, effusion de la gloire de Dieu, est “un reflet de la lumière éternelle”, supérieure à toute lumière créée (cf. Sg 7, 27.29sq). Dans le Nouveau Testament, c'est le Christ qui constitue la pleine manifestation de la lumière de Dieu. Sa résurrection a éliminé pour toujours le pouvoir des ténèbres du mal. A travers le Christ ressuscité, la vérité et l'amour triomphent sur le mensonge et le péché. En lui, la lumière de Dieu illumine désormais de façon définitive la vie des hommes et le chemin de l'histoire : “Je suis la lumière du monde - affirme-t-il dans l'Evangile. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie” (Jn 8, 12).
Le saint du jour : SAINT PATRICK
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De saint Jérôme (347-420)