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  • Face aux scandales sexuels : la solution ?

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    Arnaud Dumouch a trouvé un précédent historique éclairant dont on pourrait s'inspirer pour répondre à la crise actuelle déclenchée par les scandales sexuels :

    Scandales sexuels : la solution ?

    Un docteur de l'Eglise inconnu a su agir et a réussi : saint Pierre Damien, Docteur de l’Eglise, qui annihila la pédophilie au XI° s (+ 1072).

    Comment ce saint moine, confronté à une des pires crises de la papauté et à une des pires décadences du clergé, réussit à extirper les vices de la pédérastie (c'est le vrai nom de l'abus par des homosexuels de jeunes garçons et de jeunes adultes) et de la simonie dans le clergé de son temps. Pour cela, il analysa les causes puis désigna le remède : réduire à l’état laïc tout clerc, fut-il cardinal, coupable de ces vices. Il obtient de la papauté (Léon IX aidé par Hildebrand, futur pape saint Grégoire VII) une réaction adaptée. Sa prédication forte par ses lettres, sa droiture morale, prépare la réforme grégorienne et la merveilleuse efflorescence du XIII° siècle.

  • Un dossier pour comprendre l'affaire McCarrick

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    De François Dupas sur le site infocatho.fr :

    Edito #91 – “Affaire McCarrick” : le dossier pour tout comprendre

    L’affaire McCarrick a commencé par les accusations portées à l’encontre de Mgr McCarrick, cardinal et archevêque émérite de Washington, selon lesquelles il aurait commis des abus sexuels sur un adolescent dans les années 1970. Le Pape François l’a suspendu en conséquence, le mercredi 20 juin 2018, de tout ministère public.

    Cette sanction a été prise dans le contexte des abus sexuels qui ont été commis partout dans le monde – aux USA, au Chili, en Honduras, en Australie…

    Le 25 août 2018, Mgr Viganò, ancien nonce apostolique aux USA a fait parvenir à LifeSiteNews une lettre témoignage dans laquelle il met en cause le pape François dans la gestion du cas McCarrick. – LIRE LA LETTRE

    Jean-Marie Guénois dans le Figaro identifie quatre thèses développées par Mgr Vigano dans cette lettre :

    • le pape François a choisi, dès son élection en 2013, comme son conseiller personnel pour les USA, le cardinal McCarrick – qui avait joué un rôle décisif dans son élection – alors qu’il savait la pratique homosexuelle de ce prélat ;
    • Benoît XVI, en 2009, informé des moeurs du cardinal McCarrick l’avait sanctionné ; le cardinal ayant refusé d’obtempérer et d’exécuter la sanction ; le pape François, le scandale arrivant, a décidé de faire appliquer la sanction le 28 juillet 2018 en retirant le titre de cardinal et lui imposant une vie de pénitence ;
    • un réseau homosexuel existe dans le clergé catholique ;
    • la politique de nomination des évêques aux USA est dictée par Mgr McCarrick selon un critère simple ; pas de gens de droit.

    Certains commentateurs soutiennent alors que cette accusation est mensongère et qu’elle est ourdie par un “complot de l’ultradroite conservatrice américaine”.

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  • L’Église n’est pas une caserne et l’obéissance n’y est pas celle qui prévaut dans une armée

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    De Christophe Geffroy sur le site de la revue La Nef :

    De l’attitude envers le Magistère

    Si le pape François conserve une forte popularité dans les médias et l’opinion publique, il faut reconnaître qu’il fait moins l’unanimité au sein même de l’Église. Au point que Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, est intervenu cet été pour reprocher à ceux qui critiquent le pape, notamment en ce qu’il s’éloignerait de la doctrine de Veritatis splendor, de n’avoir pas « le désir d’une découverte de la vérité » ni d’être fidèles « à la tradition de l’Église » (1).

    Pourquoi le nier ? François, qui a ses traits de lumière (comme sa magnifique Lettre au peuple de Dieu), met aussi parfois mal à l’aise. Avec Jean-Paul II et Benoît XVI, nous avions une telle proximité doctrinale, spirituelle et humaine, qu’aucune question majeure ne s’était jamais posée à leur égard. Il y a certainement eu des divergences ici ou là, mais cantonnées à des aspects contingents de leur ministère, si bien que l’on pouvait recevoir leur enseignement en toute confiance, l’esprit critique n’ayant aucune prise pour se manifester. J’admets que l’on puisse taxer cette attitude d’une certaine « papolâtrie », mais en fait elle ne l’était pas : elle ne faisait qu’exprimer la réalité d’une rare connivence. Avec François, de notre point de vue, nous revenons à une situation plus « ordinaire » où la réalité nous rappelle que toute parole du pape n’est pas en soi l’émanation de l’Esprit Saint, et qu’elle n’est donc pas incritiquable.

    L’obéissance dans l’Église

    En effet, l’Église n’est pas une caserne et l’obéissance n’y est pas celle, inconditionnelle, qui prévaut dans une armée. L’Évangile forme des personnes libres qui, si elles ont le devoir de former leur intelligence et leur conscience, n’ont pas à être enrégimentées ni à se tenir au garde à vous. Si un problème sérieux se pose en conscience à l’égard d’un supérieur ou d’un enseignement, il est légitime de le faire connaître (cf. Can. 212 § 3). Mais pas n’importe comment ni à n’importe qui, la principale condition étant de ne jamais remettre en cause l’unité de l’Église ni le principe de l’autorité et le respect qui lui est dû.

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