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Histoire

  • Saint Lambert, patron du diocèse de Liège (17 septembre)

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    Buste-saint-Lambert.pngSa biographie par Godefroid Kurth (Biographie nationale T. IX pp. 143 et suiv., publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897). (source)

    LAMBERT (Saint), LANDBERTUS, LANTPERTUS, LANDEBERTUS, naquit à Maestricht pendant le second quart du VIIe siècle. Ses parents, qui étaient riches et chrétiens de longue date, semblent avoir fait partie de l'aristocratie de cette ville. Un remaniement de sa première biographie donne à son père le nom d'Aper, et à sa mère celui de Herisplendis ; mais le texte primitif de ce document ne nous a pas conservé leurs noms.

       Lorsqu'il eut atteint l'âge des études, son père le confia aux soins de saint Théodard, alors évêque de Maestricht, qui, comme tous les prélats de l'époque, dirigeait l'éducation des jeunes clercs de son diocèse. La cour royale siégeait parfois à Maestricht. Lambert eut l'occasion d'y vivre dans l'entourage du roi et d'y être remarqué de lui. On ne sait ce qu'il faut croire de l'assertion d'un écrivain du Xe siècle, d'après lequel son premier maître aurait été un prêtre romain du nom de Landoald (voir ce nom), qui aurait vécu quelque temps avec son disciple à Wintershoven, dans une ferme de ses parents, où des miracles auraient fait éclater les vertus de l'enfant. Ce qui est certain, c'est que, de bonne heure, Lambert paraît avoir eu un rang élevé dans le clergé de Maestricht, et y avoir rallié, grâce à sa famille et à ses qualités personnelles, un grand nombre, de sympathies. Lorsque, en 668 ou 669, saint Théodard périt assassiné dans le pays de Spire, ce fut Lambert qui, au dire de la Vita Theodardi, alla redemander ses ossements aux habitants de cette contrée.

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  • Hildegarde de Bingen, prophétesse et docteur de l'Eglise (17 septembre)

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    HILDEGARDE DE BINGEN, PROPHÉTESSE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE

    Hildegarde de Bingen, prophétesse et docteur de l’Église

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) est une religieuse bénédictine allemande du Moyen Âge devenue Docteur de l’Église en 2012, notamment grâce à ses écrits dans lesquels elle raconte ses visions. Elle est aujourd’hui très connue pour ses connaissances exceptionnelles en matière d’alimentation et de médecine naturelle notamment.

    Sainte Hildegarde, sous la plume d’Emmanuelle Martin, responsable de l’école Sainte-Hildegarde à Fallais (Belgique) (source) :
     
    Une enfant extraordinaire. Je m’appelle Hildegarde. Je suis née à Bermersheim, en Rhénanie (Allemagne), le 16 septembre 1098 sous le Saint Empire romain germanique. Mes parents s’appelaient Hildebert et Mechtilde et j’étais leur dixième enfant. Ils me vouèrent à Dieu dès ma naissance, comme on offre la dîme à l’Église. Ils étaient nobles et ne manquaient pas de richesses, mais ce sont de richesses spirituelles que Dieu, à qui je fus vouée, me combla dès mon plus jeune âge. « Depuis mon enfance, lorsque mes os, mes nerfs et mes veines n’étaient pas encore développés (…) j’ai toujours dans mon âme le don de voir. Dans la vision, mon esprit, selon la volonté de Dieu, s’élève dans les hauteurs célestes porté par les différents courants… tout ce que j’ai vu ou appris dans ces visions, j’en garde le souvenir. Je vois, j’entends et je connais et j’apprends ce que je connais en un même instant. »[i] « Dans la 3e année de mon jeune âge, je vis une lumière tellement grande que mon âme en fut effrayée, mais à cause de mon jeune âge, je n’ai rien pu expliquer. » [ii] Mes parents se rendirent compte très tôt de ce que leur dernière petite fille avait des dons extraordinaires. Ainsi, lorsque j’avais 5 ans, je dis un jour à ma nourrice devant une vache prête à mettre bas : « Regarde, comme il est joli le petit veau, blanc et marqué de nombreuses taches sur le front, les pattes et le dos. »[iii] Le veau naquit comme je l’avais décrit. Je compris un jour que j’étais seule à voir tout cela après avoir posé des questions à ma nourrice qui me dit ne rien voir de ce que je voyais. Alors, je fus saisie d’une grande frayeur et je n’osais plus en parler à personne. Pendant longtemps, très longtemps, « jusqu’au moment où Dieu a voulu que par sa grâce cela fut manifesté, j’ai caché tout cela sous un paisible silence »[iv]. Ma santé était très fragile, j’étais une enfant chétive et je le restai toute ma vie. Dieu m’a expliqué plus tard qu’il voulait m’abaisser afin que je ne m’enorgueillisse pas de tous ces dons.

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  • Sainte Hildegarde de Bingen, une grande prophétesse (17 septembre)

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    Benoît XVI, lors des audiences générales des mercredis 1er et 8 septembre 2010, a consacré deux catéchèses à l'évocation de sainte Hildegarde de Bingen :

    Chers frères et sœurs,

    En 1988, à l’occasion de l’Année mariale, le vénérable Jean-Paul II a écrit une Lettre apostolique intitulée Mulieris dignitatem, traitant du rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l’Eglise. «L'Eglise — y lit-on — rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine» (n. 31).

    Egalement, au cours des siècles de l’histoire que nous appelons habituellement Moyen Age, diverses figures de femmes se distinguent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement. Aujourd’hui, je voudrais commencer à vous présenter l’une d’entre elles: sainte Hildegarde de Bingen, qui a vécu en Allemagne au XIIe siècle. Elle naquit en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et mourut en 1179, à l’âge de 81 ans, en dépit de ses conditions de santé depuis toujours fragiles. Hildegarde appartenait à une famille noble et nombreuse, et dès sa naissance, elle fut vouée par ses parents au service à Dieu. A l’âge de huit ans, elle fut offerte à l’état religieux (selon la Règle de saint Benoît, chap. 59) et, afin de recevoir une formation humaine et chrétienne appropriée, elle fut confiée aux soins de la veuve consacrée Uda de Göllheim puis de Judith de Spanheim, qui s’était retirée en clôture dans le monastère bénédictin Saint-Disibod. C’est ainsi que se forma un petit monastère féminin de clôture, qui suivait la Règle de saint Benoît. Hildegarde reçut le voile des mains de l’évêque Othon de Bamberg et en 1136, à la mort de mère Judith, devenuemagistra (Prieure) de la communauté, ses concours l’appelèrent à lui succéder. Elle accomplit cette charge en mettant à profit ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable d’affronter avec compétence les aspects liés à l’organisation de la vie de clôture. Quelques années plus tard, notamment en raison du nombre croissant de jeunes femmes qui frappaient à la porte du monastère, Hildegarde se sépara du monastère masculin dominant de Saint-Disibod avec la communauté à Bingen, dédiée à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie. Le style avec lequel elle exerçait le ministère de l’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: celui-ci suscitait une sainte émulation dans la pratique du bien, au point que, comme il ressort des témoignages de l’époque, la mère et les filles rivalisaient de zèle dans l’estime et le service réciproque.

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  • Saint Cyprien de Carthage (14 septembre)

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    De BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 6 juin 2007 (source) : 

    Saint Cyprien

    Chers frères et sœurs,

    Dans la série de nos catéchèses sur les grandes personnalités de l'Eglise antique, nous arrivons aujourd'hui à un éminent Evêque du III siècle, saint Cyprien, qui "fut le premier Evêque en Afrique à recevoir la couronne du martyre". Sa réputation est également liée - comme l'atteste le diacre Pontius, qui fut le premier à écrire sa vie - à la production littéraire et à l'activité pastorale des treize années qui s'écoulèrent entre sa conversion et le martyre (cf. Vie 19, 1; 1, 1). Né à Carthage dans une riche famille païenne, après une jeunesse dissipée, Cyprien se convertit au christianisme à l'âge de 35 ans. Il raconte lui-même son itinéraire spirituel:  "Alors que je gisais encore comme dans une nuit obscure", écrit-il quelques mois après son baptême, "il m'apparaissait extrêmement difficile et pénible d'accomplir ce que la miséricorde de Dieu me proposait... J'étais lié aux très nombreuses erreurs de ma vie passée et je ne croyais pas pouvoir m'en libérer, tant je secondais mes vices et j'encourageais mes mauvais penchants... Mais ensuite, avec l'aide de l'eau régénératrice, la misère de ma vie précédente fut lavée; une lumière souveraine se diffusa dans mon cœur; une seconde naissance me transforma en un être entièrement nouveau. De manière merveilleuse, chaque doute commença alors à se dissiper... Je comprenais clairement que ce qui vivait auparavant en moi, dans l'esclavage des vices de la chair, était terrestre, et que ce que l'Esprit Saint avait désormais engendré en moi était, en revanche, divin et céleste" (A Donat, 3-4).

    Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d'Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Evêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve. Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient "tombés" -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes. Il faut ajouter à ces difficultés une grave épidémie de peste, qui ravagea l'Afrique et qui fit naître des interrogations théologiques angoissantes, tant au sein de la communauté, que dans la confrontation avec les païens. Il faut rappeler, enfin, la controverse entre Cyprien et l'Evêque de Rome, Etienne, à propos de la validité du baptême administré aux païens par des chrétiens hérétiques.

    Dans ces circonstances réellement difficiles, Cyprien révéla de grands talents pour gouverner:  il fut sévère, mais non inflexible avec les lapsi, leur accordant la possibilité du pardon après une pénitence exemplaire; il fut ferme envers Rome pour défendre les saines traditions de l'Eglise africaine; il se démontra très humain et empli de l'esprit évangélique le plus authentique en exhortant les chrétiens à apporter une aide fraternelle aux païens durant la peste; il sut garder une juste mesure en rappelant aux fidèles - qui craignaient trop de perdre la vie et leurs biens terrestres - que pour eux la véritable vie et les véritables biens ne sont pas ceux de ce monde; il fut inébranlable dans sa lutte contre les mœurs corrompus et les péchés qui dévastaient la vie morale, en particulier l'avarice. "Il passait ainsi ses journées", raconte alors le diacre Pontius, "lorsque voilà que - sur ordre du proconsul - le chef de la police arriva à l'improviste dans sa villa" (Vie 15, 1). Le jour même, le saint Evêque fut arrêté et, après un bref interrogatoire, il affronta avec courage le martyre entouré de son peuple.

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  • Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?
     
    Lorsque qu'on regarde le linceul (ou suaire) de Turin à l'oeil nu (lors de ses rares expositions), on voit qu'il est marqué par de grandes brûlures symétriques, des taches d'eau et de sang, ainsi que d'une légère coloration jaunâtre qui fait penser à une silhouette humaine comprenant une sorte de "visage" qui est très difficile à discerner. De plus, cette image n'est visible qu'à plusieurs mètres d'elle et cela suppose que, s'il s'agit d'une peinture, un faussaire aurait dû utiliser un pinceau de plusieurs mètres de long. Ce n'est qu'à partir de l'invention de l'appareil photographique (qui, au départ d'un négatif, donne une image en positif) qu'on a pu voir clairement qu'il s'agit du portrait d'un crucifié qui rappelle le corps du Christ tel qu'il est décrit dans les évangiles. . Par quel prodige et dans quel intérêt, un faussaire aurait-il pu réaliser ce qui (avant que n'existent les photos) était loin d'être une oeuvre d'art, tout en ne sachant absolument pas qu'elle ne livrerait ses secrets que des siècles plus tard?  
     
    Seulement voilà, depuis 1978, il est scientifiquement prouvé techniquement et chimiquement que cette image n'est PAS une peinture. Pour quelles raisons les scientifiques l'affirment-ils? Afin d'être bref, permettez-moi de n'en prendre que trois. 1) Parce qu'elle ne contient aucun pigment ni de liant. Les examens au microscope, en fluorescence ultraviolette et en spectométrie ont montré que si un liquide ou un liant avait été appliqué, il aurait pénétré par capillarité à l'intérieur des fibres. 2) Parce que l'empreinte présente les caractéristiques d'un négatif photographique naturel (les zones claires et sombres sont inversées par rapport à la réalité). Même le plus doué des artistes médiévaux aurait été dans l'incapacité de peindre une image en négatif, tout en respectant une superficialité des fibres, une absence totale de liant, une tridimensionnalité cachée (l'intensité de la coloration varie en fonction de la distance entre le corps et le tissu) et une absence totale de traces de pinceau. 3) Parce que les taches de sang sont celles d'un sang humain appartenant au groupe AB, prouvant ainsi que ces taches n'ont absolument pas été peintes. 
     
    Dès lors, puisqu'il ne s'agit pas d'une peinture, on pourrait imaginer qu'un faussaire a utilisé un cadavre ou un bas-relief sculpté. Mais s'il en est ainsi,, comment se fait-il que des indices grossiers (bavures, écrasements, déformations) qui devaient être présents, ne le soient pas sur le linceul (qui possède des propriétés tridimensionnelles)?  D'autre part, voici un "détail" important. Jusqu'à notre époque, absolument toutes les représentations de la crucifixion du Christ (basées sur ce que disent les évangiles) utilisaient uniquement les mains et non pas les poignets pour désigner l'emplacement des clous. Or, sur l'image du suaire, ce sont bel et bien les poignets qui marquent la présence des clous. Scientifiquement parlant, il est prouvé que seul les poignets (et non les mains) peuvent supporter le poids d'un corps. Contradiction avec les récits évangéliques? Pas si vite! A l'époque où ceux-ci ont été rédigés, seul le mot grec "cheir" existait et ce mot pouvait aussi bien signifier les mains que les poignets et même l'avant bras. Pas d'opposition donc. Précision notable: c'est la recherche historique, anatomique, archéologique et médico-légale qui a démontré seulement au 20è siècle que pour supporter le poids d'un corps sur une croix, il faut enfoncer les clous à travers les os du poignets et non pas dans les tissus fragiles de la paume. Inutile donc de préciser qu'un faussaire du Moyen Age était dans l'incapacité totale de le savoir?
     
    Jusqu'à présent, nous avons supposé que la datation au carbone 14 réalisée en 1988 montrerait que le tissu date de l'époque médiévale (entre 1260 et 1390). Est-ce vraiment le cas? Deux principaux éléments semblent bien indiquer que non. 1) La découverte de pollens provenant de plantes endémiques du Moyen Orient (notamment de la région de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et des zones autour de la Mère Morte. 2) La datation  aux rayons X. Les analyses scientifiques (notamment celle du Conseil International Italien) ont montré un état de vieillissement tout à fait compatible avec une fabrication du tissu il y a environ 2000 ans. Alors que la datation au carbone 14 (développée à la fin des années 1940 et qui peut -être faussée par des siècles de pollutions organiques, des incendies ou des restaurations), celle aux rayons X fut développée à la fin 2010 et est particulièrement destinée à identifier des textiles composé et lin (tels que celui du linceul). De plus, si ce suaire est du 14è siècle, comment expliquer l'existence des évocations historiques le concernant bien avant cette époque? Exemples parmi d'autres: le Mandylion d'Edesse (6è siècle), le Codex de Pray (1195) et les textes liturgiques et récits de pèlerins (datant du 7è au 10è siècle).   
     
    Après ces considérations, il reste une question fondamentale qui est: "Comment et par quel phénomène l'image s'est-elle imprimée sur le linceul?". Pour tenter d'y répondre, permettez-moi d'abord de vous faire part d'un souvenir personnel. Il y a de nombreuses années, j'ai eu l'occasion d'interviewer longuement André Frossard, Qui est-il? Décédé aujourd'hui, il fut  écrivain et membre de l'Académie française. Jusqu'à l'âge de vingt ans, il était (comme des parents) athée et communiste et n'entrait jamais dans une église...jusqu'au jour où il le fit le 8 juillet 1935. Pourquoi? Simplement pour aller chercher un ami qui y était et qu'il attendait vainement et impatiemment dans sa voiture. Entré, soudainement il fut submergé par une expérience divine qu'il décrit sous la forme d'une clarté intellectuelle et spirituelle qu'il qualifie de lumière qui, sans discours ni images, était une inondation lumineuse de la Vérité qui s'est imposée à son esprit. De plus, en ne connaissant strictement rien du catholicisme jusqu'alors, il est ressorti ce cette église en connaissant tout ce qu'elle enseigne. Irruption d'un monde immatériel dans un monde matériel, de l'éternité dans le temps (comme le sont aussi les apparitions mariales les plus crédibles comme celles de Beauraing), cette conversion fulgurante n'est pas sans rappeler celle de saint Paul qui, le chemin de Damas, a vu et entendu le Christ. Me parlant de ce qu'il a vécu, André Frossard m'a aussi affirmé que dans les semaines qui ont suivi son expérience du divin, il n'osait plus s'appuyer contre les murs car tout ce qui compose notre monde matériel n'était plus pour lui que de la vapeur colorée par rapport à ce monde substantiel (beaucoup plus consistant et plus solide que le nôtre) auquel il avait gouté. 
     
    Au regard de cela, plutôt que de fournir une explication matérielle qui est loin d'être prouvée, ne pourrait-on pas dire que l'image qu'on trouve sur le linceul serait due elle aussi à l'immatériel et que le corps du Christ en se dématérialisant, en traversant la matière afin de devenir un corps substantiel et glorieux à l'instant même de sa résurrection, aurait libéré sorte d'énergie lumineuse qui expliquerait l'impression de son image sur le suaire?...  
  • Saint Jean Chrysostome, Père et Docteur de l'Eglise (13 septembre)

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    saintjeanchrysostome-e1302593197526.jpgJean Chrysostome est une des plus grandes figures de l'Eglise des premiers siècles. Les chrétiens d'Orient célèbrent la "Divine liturgie de Jean Chrysostome". Il est l'auteur d'une oeuvre considérable qui fait partie du patrimoine commun des chrétiens catholiques et orthodoxes. "Saint Jean Chrysostome, né à Antioche, est un contemporain de Saint Augustin, mais il est un Père éminent de l’Église grecque d’Orient et non pas de l’Église latine. Ce pasteur d’âme, apôtre du service des autres, est aujourd’hui unanimement salué comme docteur de l’Église ; on notera parmi ses œuvres très nombreuses, ses prédications et ses commentaires de livres bibliques. Grand orateur (d’où son nom qui signifie en grec « bouche d’or »), Chrysostome, qui mena une vie d’austérité et d’ascèse, devint patriarche et évêque de Constantinople. Il s’attaqua aux mœurs des prêtres et de la cour ; exilé une première fois par le pouvoir (impératrice Eudoxie), puis rappelé par la vox populi, chassé à nouveau, il mourra finalement en exil." (http://www.evangile-et-liberte.net/article_370_6-Jean-Chrysostome)

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  • C'est dans la chrétienté qu'est née la science moderne

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    D'Olivier Bonassies sur 1000 raisons de croire :

    La science moderne est née dans la chrétienté

    La prétendue opposition de l’Église à la science est un mythe grotesque qui a été forgé au XIXe siècle. Non seulement cette vision résiste mal à l’examen historique, mais elle masque une réalité presque inverse : loin d’avoir fait obstacle à l’essor des sciences, le christianisme occidental a fourni le cadre intellectuel et institutionnel dans lequel la science moderne a pu naître et se développer. Il ne pouvait en être autrement, comme l’ont bien montré Pierre Duhem (La Science catholique, en 1906) et Rodney Stark (Le Triomphe de la raison, en 2005). Dans la logique chrétienne d’un Dieu « logos », c’est-à-dire parolesensrationalité, l’Église a promu le réalisme, la recherche en vue de l’explication du monde, la rationalité, la liberté, l’individu, les droits des individus, la foi dans le progrès et la raison, favorisant le développement du commerce mais aussi et surtout du savoir, de l’éducation, de l’école et des grandes universités où étaient rassemblées et développées toutes les connaissances.


    Les raisons d'y croire

    • L’Europe chrétienne, qui explore la Terre à partir du XVIe siècle (Christophe Colomb découvre l’Amérique en 1492 ; Vasco de Gama atteint l’Inde en 1498 ; Magellan fait le tour du monde en 1522), découvre qu’elle a une immense avance technologique sur le reste du monde, et c’est ce qui va conduire à sa domination globale dans les siècles qui suivent.
    • La volonté de bâtir des églises et des cathédrales toujours plus grandioses et de favoriser les arts et la civilisation a stimulé fortement le développement des sciences et des techniques. Dès ce XVIe siècle, l’Europe dispose d’inventions que personne d’autre ne détient : moulins à eau, moulins à vent, barrages, production mécanique de papier, attelages de chevaux, harnais, fers, charrue, boussole, lunettes, loupes, cheminées, horloges, chimie, astronomie, techniques agricoles, techniques de tissage, industrie textile, industrie de la fonte (cloches, canons), maîtrise de la poudre, techniques d’architecture, peinture à huile, savoir de navigation, instruments de musique (orgue, violon, clavecin), notation musicale, etc.
    • C’est au Moyen Âge, en Europe encore, que sont créées des universités, à Bologne (1088), Paris (1150), Oxford et Cambridge (XIIe siècle), et beaucoup d’autres encore, chacune avec ses propres spécialités et domaines d’excellence, maintenant ainsi une longue histoire d’excellence académique, ainsi que des contributions importantes à la recherche et à l’éducation supérieure dans le monde.
    • La science moderne prendra son essor à partir de cette base développée dans et par le christianisme et c’est pourquoi, du Moyen Âge au XXe siècle, tous les grands scientifiques qui font progresser la science moderne sont d’origine européenne et judéo-chrétienne.
    • Le martyrologe des savants persécutés par l’Église ne comporte qu’un nom : Galilée, qui fut, en tout et pour tout, condamné à résider chez lui et à réciter les sept psaumes une fois par semaine pendant trois ans, peine dont il confia l’exécution à sa fille religieuse.
    • Jamais le christianisme n’a brûlé les bibliothèques : dans les monastères médiévaux, bien au contraire, les moines et des savants ont préservé et transmis les connaissances antiques, et développé de nouvelles idées.

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  • Brève histoire de la messe dans le rite romain (Uwe Michael Lang) — partie XIV : le bas Moyen-Age: décadence et déclin ?

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    Du site "Esprit de la liturgie" :

    Une brève histoire de la messe dans le rite romain (Uwe Michael Lang) — partie XIV : le bas Moyen-Age: décadence et déclin ?

    Suite de la série d’articles du père Uwe Michael Lang, C.O., tiré cette fois-ci de la traduction de l’abbé Jean-Pierre Herman aux éditions Desclée de Brouwer, avec son aimable autorisation.


    Les manuels d’histoire de la liturgie ont souvent tendance à considérer la fin du Moyen Âge comme un temps de déclin. La messe, dit-on, s’était transformée en un exercice presque exclusivement clérical d’un système rituel envahissant dans une langue incompréhensible. En conséquence, la participation des laïcs a largement disparu, y compris la réception de la sainte communion. Les fidèles préféraient leurs dévotions privées1. Cette lecture s’inscrit dans le contexte général d’une Église en crise qui a presque inévitablement conduit à la Réforme protestante du XVIᵉ siècle. Au cours des dernières décennies, cependant, les historiens ont offert de nouvelles perspectives sur le christianisme de la fin du Moyen Âge et ont souligné que déclin et vitalité existaient côte à côte. Dans le domaine de la recherche liturgique, l’accent traditionnel mis sur les textes est aujourd’hui enrichi par des études pluridisciplinaires du culte dans le Moyen Âge tardif dans une perspective musicale, artistique, littéraire, sociale et religieuse plus générale.

    La participation du peuple

    L’usage du latin comme langue sacrée a certainement éloigné la liturgie de la grande majorité des fidèles laïcs, mais il n’a pas dressé une barrière infranchissable à la participation populaire, comme on le suppose souvent. Dans les pays de langue romane, où la langue vernaculaire s’est développée à partir du latin, il existait au moins une compréhension de base du sens des textes liturgiques2. En outre, la prière des fidèles en langue vernaculaire lors de la principale messe dominicale dans l’église paroissiale offrait aux laïcs une forme d’implication correspondant à leurs besoins spirituels et temporels. Le plus ancien exemple connu de ces bidding prayers en Angleterre précède la conquête normande et a été daté du début du XIᵉ siècle. Dans d’autres pays également, la prière des fidèles se faisait en langue locale, catalan, basque, breton, ainsi que dans les dialectes occitans et allemands3. Ce rite vernaculaire était inséré à un moment donné pendant l’offertoire, généralement après l’encensement des oblats et de l’autel et avant le lavement des mains du prêtre (lavabo).

    La participation liturgique ne peut être réduite à la compréhension des textes, et Frank Senn a proposé une conception plus large qui inclut « d’autres “vernaculaires” que la langue, dont les bâtiments d’église eux-mêmes et l’art liturgique qui les décorait ne sont pas les moindres4 ». Dans une perspective similaire, Éric Palazzo a exploré les dimensions sensorielles de la liturgie : la stimulation de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du toucher et du goût, qui faisaient de la participation à la messe une expérience synesthésique5. Ainsi les fidèles étaient en mesure de participer à la messe de diverses manières qui ne sont pas faciles à saisir pour nous, précisément parce qu’elles n’étaient pas écrites. Paul S. Barnwell parle de « la nature méditative et affective d’une grande partie de la dévotion laïque de l’époque6 ». Les dimensions sensorielles de la liturgie du haut Moyen Âge offraient des stimuli importants pour une telle méditation.

    Les fidèles qui assistaient à la messe chaque semaine (et beaucoup d’entre eux quotidiennement) étaient familiers avec les chants habituels de l’ordinaire de la messe. Il est intéressant de noter que les laïcs trouvaient la messe paroissiale célébrée au maître-autel moins accessible, car ils se trouvaient à une distance physique considérable du prêtre et leur vue était limitée non seulement par le jubé, mais aussi par les servants et les chanteurs dans le chœur. Les messes « privées » à l’autel latéral offraient aux fidèles un moyen plus direct de s’engager dans l’action liturgique, à la fois visuellement et auditivement, ce qui a contribué à leur popularité. Les représentations de la messe gravées sur bois dans la littérature morale et dévotionnelle de l’époque montrent des hommes et des femmes laïcs à proximité du prêtre à l’autel latéral d’une église7.

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  • Qu’est-ce que la tradition intellectuelle catholique ?

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    Du Dr. R. Jared Staudt sur le CWR :

    Qu’est-ce que la tradition intellectuelle catholique ?

    Voici quatre aspects de la tradition intellectuelle catholique qui reflètent la manière dont elle s’est développée au fil de l’histoire.

    10 septembre 2026

    « Pourriez-vous m’expliquer ce que signifie la tradition intellectuelle catholique ? »

    Cette question simple, posée par un surintendant, reflète le renouveau qui se produit actuellement à travers le pays. Nous avons enfin compris que l’éducation catholique ne peut pas se contenter de suivre les tendances du moment. Même si nous pouvons tirer profit des méthodes contemporaines, nous nous inscrivons dans une tradition inégalée qui remonte à plusieurs milliers d’années. La sagesse transmise de génération en génération est plus pertinente que jamais face aux nouveaux défis qui se présentent à nous.

    Comment saurons-nous quoi faire des nouvelles technologies si nous ne comprenons pas ce que signifie être un être humain et en quoi consiste l’épanouissement humain ? Sans un ancrage intellectuel solide, nous serons simplement emportés par le courant.

    Pour répondre à cette question qui m’a été posée, il faut d’abord réaffirmer que le mot « intellectuel » n’est pas un mot négatif (comme s’il pouvait être relégué au rang de quelque chose d’académique et d’obscur). L’intellect est ce qui nous rend humains : il nous donne la capacité de comprendre la nature des choses et de raisonner au-delà des sensations immédiates. Comme toute autre dimension de notre être, l’intellect a besoin d’être cultivé. Nous pouvons élargir notre esprit en nous confrontant aux idées nobles et difficiles que renferment les grandes œuvres de la culture humaine, ou bien rester dans les formules faciles, simplistes et superficielles qui laissent notre esprit informe.

    Il est trop facile de rejeter les textes anciens et difficiles comme hors de propos dans un monde utilitariste, mais ce serait manquer le cœur même de l’éducation : la formation de la personne.

    Voici quatre aspects de la tradition intellectuelle catholique qui reflètent la manière dont elle s’est développée au fil de l’histoire.

    Premièrement, elle est fondée sur la foi, reçue de la révélation de Dieu ; deuxièmement, elle s’appuie sur la raison en intégrant la tradition philosophique des Grecs ; troisièmement, elle s’étend à l’imagination, exprimant la foi et explorant la vie à travers la littérature et les arts ; quatrièmement, elle embrasse la totalité du réel, formant une vision du monde qui s’appuie également sur les mathématiques et les sciences pour constituer une conception cohérente de la vie humaine.

    La Bible se trouve au fondement de la vie intellectuelle catholique. Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance et nous attire en communion avec lui en nous parlant. Sa révélation doit être reçue et comprise : elle nous enseigne la vérité ultime sur la vie humaine. C’est pourquoi la Bible a toujours stimulé l’alphabétisation, nécessaire pour accueillir le message de Dieu et en explorer les profondeurs. Elle offre un récit qui nous situe dans l’histoire du salut et nous enseigne une manière de vivre ancrée dans la sagesse divine.

    Rien n’a plus de pouvoir pour former l’esprit que la Parole de Dieu, car elle nous introduit dans une relation vivante avec Dieu, qui conforme notre esprit au sien. Les élèves des écoles catholiques doivent posséder une culture biblique : savoir y accéder, connaître l’ossature générale de son récit, et comprendre les manières distinctes dont elle communique à travers ses différents genres.

    La Parole de Dieu n’est pas seulement écrite. Elle s’est faite chair dans un contexte culturel précis, marqué par la Pax Romana et la pensée philosophique grecque. L’harmonie de la foi et de la raison constitue un pilier inébranlable de la tradition intellectuelle catholique. Même dans la compréhension de la révélation divine, la philosophie grecque a fourni une méthodologie inestimable. Les Grecs ont appris aux premiers chrétiens à penser logiquement, à contempler l’intelligibilité de l’univers et à comprendre comment les vertus conduisent à l’épanouissement humain, d’une manière qui complétait la Bible. Aujourd’hui, nous avons un besoin urgent de cet élément de la tradition intellectuelle pour nous aider à contempler à nouveau plus profondément la vérité du réel, en portant attention à la nature de la personne humaine et à ce que signifie mener une vie bonne.

    Les éducateurs savent que la simple lecture de la Bible et la contemplation de la vérité ne marquent souvent pas durablement les élèves. C’est pourquoi l’engagement de l’imagination est également une composante essentielle de la tradition intellectuelle : elle utilise la beauté pour attirer l’esprit vers le vrai et le bien. L’imagination synthétise les diverses connaissances acquises avec l’expérience humaine pour former de nouvelles idées et rechercher le sens.

    La littérature et les récits ont souvent un impact plus fort sur les élèves : ils touchent leur cœur et éveillent en eux le désir d’apprendre. Les arts contribuent à former une imagination sacramentelle qui perçoit un sens plus profond derrière toutes les réalités du monde. L’Église a façonné la plus grande tradition artistique de l’histoire humaine, et nos élèves doivent absolument être formés par ce trésor comme partie essentielle de leur formation.

    À l’opposé de cette synthèse imaginative, le sécularisme cherche à tenir la foi à l’écart de la science, du droit et de l’économie, la réduisant à une opinion subjective. La dernière étape de la formation dans la tradition intellectuelle catholique consiste donc à forger une vision du monde entière en reliant la foi et la raison à l’ensemble du savoir et de la vie humaine. L’Église affirme avec hardiesse que la foi et la raison, y compris la science, ne peuvent se contredire. L’intellect formé par l’Écriture, la raison et les arts peut s’étendre hardiment à tout aspect de la vie humaine, en y apportant la sagesse de la grande tradition. Newman affirmait le « principe selon lequel tout savoir forme un tout et que les sciences particulières en sont les parties », et cette unité doit être retrouvée comme élément d’une formation intellectuelle cohérente.

    La tradition intellectuelle catholique existe comme une grande conversation qui se poursuit sans interruption depuis deux mille ans. Notre rôle est de la faire vivre, d’y entrer nous-mêmes et d’y introduire nos enfants. C’est une conversation qui continue de se déployer à travers le monde et qui ne cesse d’engager de nouvelles idées et de nouveaux défis. Nous pouvons tous être enrichis en entrant dans ce que Matthew Arnold appelait « le meilleur de ce qui a été pensé et dit », afin de connaître plus profondément la vérité, cette vérité qui nous rendra libres (Jean 8, 32).

     

    R. Jared Staudt, docteur en philosophie, est directeur de contenu pour Exodus 90 et enseignant à la section laïque du séminaire Saint-Jean-Vianney. Il est l'auteur de * Words Made Flesh: The Sacramental Mission of Catholic Education* (CUA Press, 2024), * How the Eucharist Can Save Civilization * (TAN), * Restoring Humanity: Essays on the Evangelization of Culture* (Divine Providence Press) et *The Beer Option* (Angelico Press), et directeur de publication de *Renewing Catholic Schools: How to Regain a Catholic Vision in a Secular Age* (Catholic Education Press). Marié à Anne, il est père de six enfants et oblat bénédictin.

  • Les leçons non apprises du 11 septembre, un quart de siècle plus tard

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    De George Weigel sur le NCR :

    Les leçons non apprises du 11 septembre, un quart de siècle plus tard

    COMMENTAIRE : Malheureusement, l’immense solidarité nationale dont ont fait preuve les États-Unis ce jour tragique et dans les semaines qui ont suivi est aujourd’hui pratiquement inimaginable.

    Plusieurs semaines après que des terroristes islamistes ont détourné quatre avions, semant la terreur dans le sud de Manhattan et au Pentagone au nom de convictions religieuses délirantes, je dînais dans l'appartement papal avec Jean-Paul II et trois de ses plus proches collaborateurs.  

    L'atmosphère était sombre, ce qui était inhabituel à cette table. L'espoir du Pape d'un « nouveau printemps de l'esprit humain » après le sanglant XXe siècle, qu'il avait proclamé aux Nations Unies en 1995, semblait avoir été déçu. Et un pays qu'il avait appris à aimer et à apprécier, les États-Unis, avait été profondément blessé. Aussi, une heure de conversation fut-elle consacrée à la signification de tout cela – une question que Jean-Paul II m'avait posée directement. 

    Voici ma réponse, telle que relatée dans Leçons d'espérance : Ma vie inattendue avec saint Jean-Paul II : 

    J'ai déclaré que je considérais cela comme un tournant dans l'histoire mondiale ; un exemple du mystère du mal à l'œuvre par la corruption d'un monothéisme déjà défaillant ; un possible moment de prise de conscience morale aux États-Unis ; et une situation extrêmement complexe d'un point de vue stratégique et international. Tout cela, ai-je poursuivi, constituait un défi autant moral que politique : et si le premier devoir d'un gouvernement responsable était la sécurité de ses citoyens, le discours du président Bush du 20 septembre indiquait que l'action militaire américaine contre Al-Qaïda et ses facilitateurs talibans serait menée selon les principes de la guerre juste et non par esprit de vengeance. Il était essentiel que chacun comprenne que l'enjeu n'était pas simplement la sécurité des États-Unis, mais la possibilité même d'un « ordre » mondial. J'ai également souligné qu'Oussama ben Laden était un homme très riche et que les propos tenus à l'ONU par l'archevêque Renato Martino, représentant permanent du Saint-Siège, selon lesquels le terrorisme était le produit de la pauvreté, n'éclairaient en rien la situation à laquelle nous étions tous confrontés. 

    Cette analyse résiste-t-elle à l'épreuve du temps, 25 ans plus tard ?  

    Ma première intuition semble s'être confirmée : le 11 septembre a inauguré un nouveau désordre mondial. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que ce désordre serait exacerbé par l'ineptie de la politique américaine et le désengagement apparent d'une partie bruyante de la population américaine face à la responsabilité mondiale. Et ce dernier – ce nouvel isolationnisme, amplifié par les réseaux sociaux et la folie d'Internet – va rendre d'autant plus difficile toute tentative sérieuse de s'attaquer au premier problème : le déclin du raisonnement stratégique et moral au sein des cercles décisionnels américains.  

    Quant à la question de savoir si le djihadisme, une forme d'islam déconnectée de la raison et déterminée à imposer un régime islamiste coercitif au monde, fut la cause principale du 11 septembre ? Eh bien, ce processus de réflexion n'a jamais vraiment commencé, malgré les efforts du pape Benoît XVI à Ratisbonne en 2006 pour proposer un programme sérieux de dialogue interreligieux sur la question des relations de l'islam avec « le reste du monde ».  

    Le résultat grotesque de cet échec était évident récemment dans le diktat de la Société Radio-Canada (retiré par la suite après avoir été largement ridiculisé) selon lequel son personnel ne devait pas qualifier le 11 septembre d’« attentats terroristes » (ce à quoi l’incontournable Babylon Bee a répondu avec une photo du Jour J montrant des soldats de la 4e division de l’armée américaine chargeant sur la plage d’Utah avec le faux titre de la CBC : « Des adolescents américains visitent la France »).  

    L'expression bien plus grave de cet échec réside dans le refus persistant de la plupart des ministères des Affaires étrangères occidentaux, y compris le département d'État américain, de reconnaître que les convictions religieuses demeurent une force puissante dans les affaires mondiales, pour le meilleur comme pour le pire. On aurait pu penser que le 11 septembre aurait invalidé, ou du moins atténué, les préjugés laïques dans l'analyse de la politique internationale. Il n'en a rien été.  

    Quant à l'espoir que les États-Unis aient pris conscience de la gravité de la situation après le 11 septembre, il semble que ce fût là aussi une illusion. L'immense solidarité nationale manifestée ce jour-là et dans les semaines qui ont suivi est aujourd'hui presque inconcevable, tant notre vie publique a sombré dans un climat de théories du complot, notamment un antisémitisme virulent qui, comme toutes les flambées de haine et de persécution des Juifs, est toujours un signe de déclin culturel.   

    Pourtant, 25 ans après les attentats du 11 septembre, je ne peux m'empêcher de penser à autre chose : aux passagers du vol United 93, qui, après s'être concertés, ont choisi de risquer leur vie en hommes et femmes libres plutôt que de mourir en chair à canon pour les djihadistes – et qui, ce faisant, ont empêché la destruction du Capitole. Leur exemple devrait nous inciter à faire mieux, en tant que société civile et communauté politique, que nous ne le faisons actuellement.  

  • Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)  martyr en Chine (11 septembre)

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    Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission  

     Source

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

    L'Église de France était alors à peine sortie de l'expérience de la Révolution française, avec les vêtements empourprés du martyre de quelques-uns et avec la souffrance de l'apostasie d'un certain nombre. Le panorama offert par les premières années du XIX` siècle était désolant: édifices détruits, couvents saccagés, âmes sans pasteurs. Ce ne fut donc pas un hasard si l'idéal sacerdotal apparut au jeune homme, non comme un état de vie agréable, mais comme le destin des héros.

    Ses parents, surpris, acceptèrent le choix de leur fils et l'accompagnèrent de leurs encouragements. Ce n'est pas un hasard si l'oncle Jacques était Lazariste. Cela explique qu'en 1818 mûrit chez le jeune Jean-Gabriel l'idéal missionnaire. À cette époque la mission signifiait principalement la Chine.

    Mais la Chine était un mirage lointain. Partir voulait dire ne plus retrouver l'atmosphère de la maison, ni en sentir les parfums, ni en goûter l'affection. Ce fut naturel pour lui de choisir la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625 pour évangéliser les pauvres et former le clergé, mais d'abord pour inciter ses propres membres à la sainteté. La mission n'est pas une propagande. Depuis toujours l'Église a voulu que ceux qui annoncent la Parole soient des personnes intérieures, mortifiées, remplies de Dieu et de la charité. Pour illuminer les ténèbres, il ne suffit pas d'avoir une lampe si l'huile vient à manquer.

    Jean-Gabriel n'y alla pas par demi-mesure. S'il fut martyr, c'est parce qu'il fut saint.

    De 1818 à 1835, il fut missionnaire dans son pays. Tout d'abord, durant le temps de la formation, il fut un modèle de novice et de séminariste. Après l'ordination sacerdotale (1826), il fut chargé de la formation des séminaristes.

    L'attrait pour la mission

    Un fait nouveau, mais non fortuit certes, vint changer le cours de sa vie. Le protagoniste en fut encore une fois son frère Louis. Lui aussi était entré dans la Congrégation de la Mission et il avait demandé à être envoyé en Chine, où, entre temps, les fils de saint Vincent avaient eu un nouveau martyr en la personne du bienheureux François-Régis Clet (18 février 1820). Mais, durant le voyage, le jeune Louis, alors qu'il n'avait que 24 ans, fut appelé à la mission du ciel.

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  • Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïde a été découverte

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    De kath.net/news :

    Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïda a été découverte.

    10 septembre 2026

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Une équipe d'archéologues dirigée par le Dr Steven Notley est « absolument » certaine d'avoir découvert la ville biblique de Bethsaïda, où Jésus a accompli de nombreux miracles. Le site, situé sur les rives du lac de Tibériade, est aujourd'hui connu sous le nom d'El-Araj, rapporte le New York Post .

    Cet été, lors de la dixième campagne de fouilles, les archéologues ont mis au jour des lampes, des produits cosmétiques, des pièces de monnaie et de nombreux autres artefacts. Selon Notley, ces découvertes confirment l'hypothèse selon laquelle la cité serait l'ancienne Bethsaïda.

    L'ensemble des pièces collectées dans toute la ville dresse le portrait historique du site antique. À chaque saison, ce portrait se précise, écrit le Dr Notley sur son blog.

    « Tout ce que nous avons mis au jour confirme et soutient cette identification. Rien ne la remet en cause », a déclaré le Dr Notley au Daily Mail.

    La dixième campagne de fouilles, qui vient de s'achever, a permis d'affiner notre compréhension de Bethsaïda, ou Julias, nom que lui donnèrent plus tard les Romains, notamment pour la période du Ier au IIIe siècle de notre ère. Des indices laissent également penser que les vestiges d'un établissement hellénistique se trouvaient sous Bethsaïda.

    Les archéologues ont également découvert de la poterie en grès calcaire et plusieurs lampes hérodiennes intactes, fabriquées exclusivement à Jérusalem avant 70 après J.-C. Ce sont là des indices clairs de la présence juive dans la ville au cours du premier siècle, période durant laquelle elle s'est développée à partir de Bethsaïda pour devenir une cité romaine appelée Julias, écrit Notley.

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Selon la tradition biblique, Jésus guérit un aveugle à Bethsaïda et nourrit des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Les apôtres Pierre, André et Philippe étaient originaires de Bethsaïda.

    Les archéologues du Centre d'étude du judaïsme ancien et des origines chrétiennes travaillent à El-Araj depuis 2016. Au fil des années, ils ont découvert des mosaïques, des églises et d'autres bâtiments, ainsi que de nombreux artefacts.