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Histoire

  • Un vaccin décisif pour nous guérir du virus qui contamine l'Eglise ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    Il y a un aussi un vaccin pour le virus qui contamine l’Église

    [Le texte qui suit est la retranscription de l’intervention de Sandro Magister au colloque d’études qui s’est tenu samedi 27 et dimanche 28 novembre 2021 à Anagni, dans la Sala della Ragione, à l’initiative de la Fondation Magna Carta, sur le thème : « L’Église et le siècle après la pandémie »].

    L’Église dans le monde ou dans l’ermitage

    de Sandro Magister

    Anagni, le 27 novembre 2021

    Entre l’Église et le siècle, après la pandémie, c’est le second qui gagne, comme le dit bien le mot « sécularisation », qui progresse inexorablement alors que les églises se vident de plus en plus. Mais cette vague remonte loin, au moins aux années du Concile Vatican II, en même temps que le déclin du paradigme conservateur dans tout l’Occident.

    La culture conservatrice prône le primat des devoirs sur celui des droits, ce sont les logiques supra-individuelles qui prévalent : la nation, la famille, la tradition, la religion, auxquelles l’individu doit s’adapter et parfois même se sacrifier. Il était inévitable que le déclin de cette culture ne bouleverse également l’Église, en tant que structure hiérarchique, faite de préceptes et de rites identitaires, coulée en bloc dans le « catholicisme romain » par les conciles de Trente et de Vatican I. En 1840 déjà, Alexis de Tocqueville voyait dans la croissance de la démocratie en Europe en impact sur les religions préceptives et rituelles, vouées à se réduire à « une bande de zélateurs fervents au milieu d’une multitude d’incrédules ».

    On dirait que cette prophétie de Tocqueville traverse cette « Benedict Option » qui a récemment été proposée aux chrétiens pour se différencier de l’esprit du monde, en ressuscitant le paradigme conservateur sous des formes nouvelles et alternatives. Mais la pandémie a désagrégé la compacité de ce catholicisme résistant et militant, entre no-vax et pro-vax, c’est une guerre sans merci, et la division ne porte pas sur un médicament mais touche à des questions capitales.

    Pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut remonter aux années de Vatican II, dans le sillage de la relecture qu’en a fait l’historien Roberto Pertici.

    *

    Ce Concile s’est déroulé alors même que le nouvel individualisme, surtout celui des femmes et des jeunes, faisait irruption dans l’Église et la désarticulait de l’intérieur. Paul VI n’a plus voulu écrire la moindre encyclique après qu’« Humanae vitae » ait été contestée et qualifiée de rétrograde par des épiscopats entiers. Ce n’est pas un hasard si, à partir de ce moment, l’agenda de l’Église ait été forcée d’inclure les thèmes imposés par la nouvelle culture et la nouvelle anthropologie : la contraception, le divorce, l’avortement, l’euthanasie, la condition homosexuelle, la femme et la question féministe, la nature du sacerdoce et le célibat ecclésiastique.

    Les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI se sont attelés à sauver les meilleurs fruits non seulement de Vatican II mais également ceux des Lumières, contre la dérive toujours plus individualiste, relativiste et enfin nihiliste de la nouvelle culture. Il y avait quelque chose de « kantien », en plus d’authentiquement chrétien, dans le caractère absolu des principes moraux et dans la centralité de la raison prêchée par Joseph Ratzinger.

    Il suffit de citer quelques lignes du discours qu’il a prononcé le 1er avril 2005 à Subiaco, dans le monastère de saint benoît, quelques jours avant d’être élu pape :

    « […] En ce sens, les Lumières sont d’origine chrétienne et ce n’est pas un hasard si elles sont nées justement et uniquement dans le contexte de la foi chrétienne, là où le christianisme, contre sa nature, s’était malheureusement mué en tradition et en religion d’État. […] Il faut reconnaître aux Lumières le mérite d’avoir réaffirmé les valeurs originales du christianisme et d’avoir rendu sa voix propre à la raison. Le Concile Vatican II, dans sa constitution sur l’Église dans le monde d’aujourd’hui, a de nouveau mis en évidence la correspondance entre christianisme et les Lumières, en cherchant à parvenir à une véritable réconciliation entre Église et modernité ».

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  • Saint André, apôtre (30 novembre)

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    Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse consacrée au premier apôtre appelé par le Christ prononcée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale du mercredi 14 juin 2006 (source) :

    Chers frères et sœurs,


    Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent nous voulons, autant que les sources le permettent, connaître d'un peu plus près également les onze autres Apôtres. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, qui était lui aussi l'un des Douze. La première caractéristique qui frappe chez André est son nom: il n'est pas juif, comme on pouvait s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu'il en soit, il jouissait certainement d'un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

    Le lien de sang entre Pierre et André, ainsi que l'appel commun qui leur est adressé par Jésus, apparaissent explicitement dans les Evangiles. On y lit: « Comme il [Jésus] marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'était des pêcheurs. Jésus leur dit: “Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes” » (Mt 4, 18-19; Mc 1, 16-17). Dans le quatrième Evangile, nous trouvons un autre détail important: dans un premier temps, André était le disciple de Jean-Baptiste; et cela nous montre que c'était un homme qui cherchait, qui partageait l'espérance d'Israël, qui voulait connaître de plus près la parole du Seigneur, la réalité du Seigneur présent. C'était vraiment un homme de foi et d'espérance; et il entendit Jean-Baptiste un jour proclamer que Jésus était l'« agneau de Dieu » (Jn 1, 36); il se mit alors en marche et, avec un autre disciple qui n'est pas nommé, il suivit Jésus, Celui qui était appelé par Jean « Agneau de Dieu ». L'évangéliste rapporte: ils « virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 37-39). André put donc profiter de précieux moments d'intimité avec Jésus. Le récit se poursuit par une annotation significative: « André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: “Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ)”. André amena son frère à Jésus » (Jn 1, 40-43), démontrant immédiatement un esprit apostolique peu commun. André fut donc le premier des Apôtres à être appelé à suivre Jésus. C'est précisément sur cette base que la liturgie de l'Eglise byzantine l'honore par l'appellation de Protóklitos, qui signifie précisément « premier appelé ». Et il est certain que c'est également en raison du rapport fraternel entre Pierre et André que l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople se sentent de manière particulière Eglises-sœurs. Pour souligner cette relation, mon prédécesseur, le pape Paul VI, restitua en 1964 les nobles reliques de saint André, conservées jusqu'alors dans la Basilique vaticane, à l'évêque métropolite orthodoxe de la ville de Patras en Grèce, où selon la tradition, l'Apôtre fut crucifié.

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  • Le martyre de cinq prêtres français tués en haine de la foi en 1871 pendant la Commune reconnu par le pape François

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne :

    Le pape reconnaît le martyre de cinq prêtres tués pendant la Commune de Paris

    <p>Exécution de 62 otages de la Commune, coupables de complicite avec le gouvernement de Versailles, le 26 mai 1871 rue Haxo à Paris.</p>

    Exécution de 62 otages de la Commune, coupables de complicite avec le gouvernement de Versailles, le 26 mai 1871 rue Haxo à Paris.  - ©Archivio Arici/Leemage

    Le pape François a autorisé la promulgation par la Congrégation pour les causes des saints d’un décret reconnaissant notamment le martyre de cinq prêtres français tués en haine de la foi en 1871 pendant la Commune de Paris, annonce le Bureau de presse du Saint-Siège le 25 novembre 2021. Il s’agit des Pères Henri Planchat, Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Frézal Tardieu, Marcellin Rouchouze. Cette décision du Saint-Siège ouvre la voie à leur prochaine béatification, dernière étape sur le chemin de la sainteté avant une canonisation. La béatification est habituellement célébrée dans le pays d’origine des bienheureux par un représentant du pontife, la plupart du temps le préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Tués pendant la Semaine sanglante

    Les cinq prêtres ont été tués le 26 mai 1871, pendant la “Semaine sanglante”, par des citoyens de la Commune de Paris, “État indépendant” fondé au lendemain de la défaite de la France face à la Prusse. Les “Communards”, animés d’idéaux libertaires et socialistes, considéraient les membres du clergé comme des alliés de leurs adversaires, les “Versaillais”, représentants du gouvernement républicain basé à Versailles

    Le première martyr est le Père Henri Planchat. Né en 1823, il rejoint les Frères de Saint Vincent de Paul et est ordonné en 1850. Il poursuit ses études en Italie et revient en France pour exercer son ministère pastoral dans plusieurs villes françaises. En 1863, il est transféré à Paris où il s’occupe des plus pauvres, des blessés de guerre et des malades. Arrêté le 6 avril 1871 par les autorités de la Commune de Paris, il est fusillé le 26 mai de la même année. 

    Le Père Ladislas Radigue est aussi né en 1823. Il a intégré la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration perpétuelle du Saint Sacrement en 1843, avant d’être ordonné en 1848. Il devient le Supérieur de la maison mère de cette congrégation située à Picpus, dans l’est de Paris. Arrêté le 12 avril 1871 par les autorités de la Commune, il est fusillé le 26 mai avec les quatre autres prêtres.

    Le Père Polycarpe Tuffier, né en 1807, est lui aussi membre de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie depuis 1823. Ordonné en 1830, il est longtemps aumônier à Paris puis devient procureur de sa congrégation dans la maison mère de Picpus. Comme le Père Ladislas Radigue, il est fusillé le 26 mai. 

    Le Père Marcellin Rouchouze, né en 1810, est aussi membre de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Ce professeur de latin, de mathématiques et de philosophie est envoyé en Belgique pour travailler dans les collèges de la congrégation et est ordonné prêtre en 1852. Présent à Paris pendant la Commune, il est fusillé avec ses confrères le 26 mai 1871. 

    Le Père Frézal Tardieu, né en 1814, est lui aussi membre de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Ordonné en 1840, il était enseignant en théologie dogmatique et conseiller général de la Congrégation dans la maison mère de Picpus à Paris quand il est arrêté puis fusillé le 26 mai 1871. 

    La Commune, adversaire de la foi

    La Congrégation pour les causes des saints explique que la haine de la foi était « la motivation dominante des actions des bourreaux » de ces cinq prêtres. « La Commune, en plus des exigences sociopolitiques, avait des implications antireligieuses évidentes », considère le dicastère, certains Communards percevant la religion comme « un obstacle à éliminer ». 

    La haine de la foi est en outre confirmée par « la férocité perpétrée contre les religieux par la foule en colère et le pillage des lieux et du mobilier servant au culte », ainsi que les profanations eucharistiques. Tous les martyrs étaient en outre « conscients du risque qu’ils couraient ».

  • Les saints martyrs du Viêt-Nam (24 novembre)

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    Image

    D'Evangile au Quotidien :

    Saints Martyrs du Viêt-Nam

    André Dung Lac, prêtre et ses compagnons martyrs entre 1745 et 1862

    Martyrologe Romain : Mémoire des saints André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viêt-Nam : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.

    L'église au Vietnam fécondée par le sang des Martyrs

    L'œuvre de l'évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. À l'heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de vingt-cinq (dix au Nord, six au Centre et neuf au Sud). Les catholiques sont environ six millions (presque 10% de la population).

    Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l'évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l'œuvre apostolique et ont d'un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L'histoire religieuse de l'Église du Viêt-Nam enregistre qu'il y a eu en tout cinquante-trois décrets, signés par les Seigneurs Trinh et Nguyen et par les Empereurs qui, du XVIIème au XIXème siècles, ont promulgué contre les chrétiens des persécutions plus violentes les unes que les autres. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam.

    Au cours des siècles, ces martyrs de la Foi ont été ensevelis d'une manière anonyme, mais leur mémoire est restée vivante dans l'esprit de la communauté catholique. Dès le début du XX siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes - dont les épreuves sont apparues les plus cruelles - ont été choisies et élevées aux honneurs des autels.

    Ils furent tous canonisés en même temps par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)le 19 juin 1988, lors d'un de ses voyages en Asie, et déclarés Patrons du Viêt-Nam le 14 décembre 1990.

    Ces Saints peuvent être classés comme suit :

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  • Sainte Cécile, patronne des musiciens (22 novembre)

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    Du site des Servants d'autel de Cotonou :

    Sainte Cécile, Patronne des musiciens

    Jeune sainte qui souffrit le martyre sous l'empereur Alexandre Sévère, Cécile est l'une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne. Elle voua sa vie très jeune à Dieu; mariée de force vers l'âge de quinze ou seize ans, elle continua à respecter son vœu de virginité.

    L'histoire de Sainte Cécile, qui n'est pas dénuée de beauté et de mérite, est construite en partie de légendes. La romance de Cécile et Valérien est connue depuis la légendaire passion de Cécile écrite en 535. Toutefois, son nom, le fait qu'elle fonda une église et qu'elle fut enterrée dans une crypte des catacombes de saint Callixte, le contexte tout comme l'existence d'un Valérien et d'un Tubercius, tous faits historiquement vérifiables à son sujet, il est certain que cette vie de saint est basée sur quelques faits réels. C'est l'un des martyrs des débuts de l'Église les plus vénérés, mentionné dans le canon de la messe depuis 496.

    Fille d'un illustre patricien de la famille des Caecilii, dont sont issus beaucoup de sénateurs, seule chrétienne de sa famille, alors qu'elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, lecture des livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, homme que ses parents lui choisirent, noble et bon, connu pour être de grande compréhension, mais païen.

    Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, Cécile s'adressa doucement à Valérien : « Ami très cher, lui dit-elle, j'ai un secret à te confier : mais peux-tu me promettre de le garder ? » Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit : « Écoute. Un ange de Dieu veille sur moi, car j'appartiens à Dieu. S'il voit que tu m'aimes d'un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras ; mais si tu respectes ma virginité, alors il t'aimera comme il m'aime, et sa grâce s'étendra aussi sur toi. » Troublé, Valérien répondit : « Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet ange.

    - Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le baptême des chrétiens, tu pourras voir l'ange qui veille sur moi. »

    Valérien accepta la condition, se rendit près de l'évêque Urbain (Urbanus), à trois milles de Rome (non le pape homonyme) lut l'évangile selon Luc, fut instruit, reçut le baptême et revint près de Cécile. Près d'elle, il aperçut un ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lis, et qui posa l'une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit : « Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel. » Les deux jeunes époux vécurent dans la chasteté et se dévouèrent aux bonnes oeuvres.

    Valérien avait un frère nommé Tiburce ; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien. Valérien et Tiburce s'employèrent à donner des sépultures aux corps des martyrs que le préfet Amalchius faisait tuer comme criminels. Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession de leur foi et eurent la tête tranchée. Maximus, l'officier chargé de rendre la sentence, après avoir vu une apparition de martyrs, se convertit soudainement à la religion chrétienne et subit le même sort. Les trois hommes furent exécutés aux alentours de Rome. Cécile parvint à racheter les corps et les ensevelit au cimetière Praetextatus, sur la Via Appia.

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  • Première édition des Prix du Patrimoine de la Ville de Liège Information/Invitation au vote

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    Votez pour le Projet de Restauration de l’église du Saint-Sacrement !

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    Le vote est ouvert à tous, résidents ou non sur le territoire de la Ville de Liège

    Chaque personne peut voter une seule et unique fois pour un seul des projets présentés  

    Cette année, se déroulera la première édition des Prix du Patrimoine de la Ville de Liège. L’initiative a pour but de mettre à l‘honneur «des projets exemplaires par leur action visant à la conservation  ou à la restauration du patrimoine bâti, classé ou non ».

    58 projets, retenus par un jury réuni le 20 octobre dernier, ont été répartis dans trois catégories différentes. Le projet du Saint-Sacrement a été retenu dans celle des biens classés.

    Ce jury va bientôt désigner le lauréat de chaque catégorie ainsi que le Grand Prix du Patrimoine et du Matrimoine de la Ville de Liège.

    A côté de cela, le public peut lui aussi élire son projet lauréat et remettre un « Prix du Public ». C’est l’étape qui s’ouvre à vous maintenant. Vous êtes invités à voter pour votre projet préféré.

    Si vous voulez contribuer à l’élection du projet de la restauration de l’église du Saint-Sacrement, votez en cliquant sur la photo du projet C1 accessible via le lien ci-dessous :

    https://www.ppm-liege.be/projets/bc

    Vous devrez laisser votre adresse électronique lors du vote et confirmer votre vote en réponse à l’email que vous trouverez dans votre messagerie. 

    Sigle sursum corda.jpg

    Sursum Corda asbl pour la sauvegarde

    de l’église du Saint-Sacrement à Liège  

    UN NOUVEAU DÉFI POUR L’ASSOCIATION DE FIDÈLES « SURSUM CORDA » :

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    LA RESTAURATION DE L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT À LIÈGE CONTINUE..!

    L’église du Saint-Sacrement que les Sœurs de l’Eucharistie ont quittée en 1993 fut menacée de désacralisation en 2003. Cette superbe église du XVIIIe siècle fut alors rachetée par l'asbl « Sursum Corda » : pour préserver sa destination originaire.

    « Sursum Corda » a entrepris de réaliser, par phases successives, un plan complet de réhabilitation de l’église confié à l’architecte Louis Schockert (Atelier-Nord). Une première phase portait sur la façade monumentale et le parvis de l’édifice ainsi que la stabilisation de la maçonnerie de la nef et des charpentes de sa toiture. Ce chantier ouvert en mars 2020 s’est achevé au mois de juillet 2021.

    Les prochaines phases porteront sur la restauration externe du chœur et de la tour de l’église (maçonnerie, pierre de taille, toiture), des vitraux et, à l’intérieur, des plafonnages de la coupole de la nef.

    Plus que jamais "Sursum Corda" compte sur la solidarité de ses amis pour parachever ensemble toutes les phases de l’entreprise ! 

    Pour l'aider, vous pouvez faire un don fiscalement déductible pour la restauration de l’église du Saint-Sacrement en versant votre obole :

    • au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, Rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles
    • avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.

    Tout don de minimum 40 € est fiscalement déductible des revenus imposables à concurrence de 45% du montant effectivement versé (art. 145/33 du code de l’impôt sur les revenus).

      Asbl « Sursum Corda »

    Nouvelle adresse du siège social : rue Albert et Louis Curvers, 32, 4053 Chaudfontaine (Embourg)

  • Pologne : canonisation du père Macha, jeune prêtre martyr du nazisme

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    De Vatican News (Roberta Barbi) :

    Le père Macha, martyr du nazisme, témoin d'une foi héroïque

    Comme le grain de blé dont parle Jésus dans l'Évangile de Jean, ce jeune prêtre polonais, martyr à l'âge de 28 ans seulement, est mort pour permettre à son fruit de grandir. C'est ce qu'a souligné le préfet de la Congrégation pour les causes des saints dans son homélie de la messe de béatification du père Macha, à Katowice.

    Ce n'est pas un hasard si la messe de béatification de Jan Franciszek Macha, jeune prêtre tué en haine de la foi par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, se déroule dans la cathédrale de Katowice, une ville de Haute-Silésie, en Pologne. C'est en effet à Katowice qu'il a été ordonné prêtre, le 25 juin 1939, quelques mois seulement après l'invasion du pays par l'Allemagne nazie ; c’est là encore qu'il a accompli son bref service de charité, pour lequel il a été arrêté, puis condamné à mort et tué.

    Mais c’est surtout parce que, par son martyre et l’offrande de sa vie, ce très jeune prêtre montre à l'homme d'aujourd'hui comment «la domination terrestre passe, tandis que le Royaume du Christ demeure». Ce sont là les mots du cardinal Marcello Semeraro dans son homélie lors de la célébration qui s’est tenue dans la cathédrale dédiée au Christ-Roi, à la veille de cette solennité. 

    Pas de distinction de nationalités, confessions ou niveau social

    Le nouveau bienheureux est né en 1914 dans une famille pleine d'amour. Le petit Jan est, dès le début de sa vie, sensibilisé à l‘attention envers le prochain, et c’est tout naturellement qu’il se tourne vers la prêtrise. «Il a compris que seules la foi et la charité permettent de reconnaître en chaque personne, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, sa propre dignité inaliénable», a affirmé le cardinal.

    Affecté comme vicaire à la paroisse Saint-Joseph de Ruda Śląska, au plus fort des hostilités, il fonde une association caritative appelée “Konvalia” (muguet, en français), pour apporter un réconfort moral ou matériel à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, étaient victimes de la guerre à travers le deuil, la faim ou la pauvreté : «Il ne se souciait pas des différences de nationalité, de confession religieuse ou de niveau social, a poursuivi le cardinal Semeraro, combien son exemple est précieux aujourd'hui !». C'est ainsi que le nouveau bienheureux nous rappelle que nous serons tous jugés sur l'amour.

    «Une forêt sans arbre reste une forêt»

    Mais toute cette charité, cet amour débordant et gratuit pour les autres, n’est guère du goût des nazis. Sans compter que le prêtre continue à les défier en refusant de célébrer la messe en allemand, comme ils l’avaient imposé.

    Le père Macha est donc arrêté le 5 septembre 1941, et dix mois plus tard, après des mois d'emprisonnement et de torture pour tenter de le faire céder, de le faire renoncer à la foi et au choix pastoral qui ont été le moteur de sa vie, la condamnation à mort est prononcée. «Il ne s'est jamais senti abandonné, a rappelé le cardinal, il est mort pour porter du fruit, afin que la vie de Jésus puisse être manifestée dans son corps mortel».

    Il n'avait que 28 ans, mais il était conscient que «chaque personne sur cette terre a été créée pour remplir une mission». «Une forêt sans arbre reste une forêt», écrit-il dans une lettre à sa famille, peu avant de mourir. Il y  livre un enseignement à valeur universelle : «les aspirations au bonheur sont authentiques si elles deviennent défense de la justice, service du bien commun, partage, acceptation, respect, attention aux besoins des autres», a encore expliqué le cardinal. Le père Macha est guillotiné dans la nuit du 3 décembre 1942.

    Martyr de la charité, exemple pour les prêtres

    L'enseignement du nouveau bienheureux s'adresse évidemment à tous, mais ce sont les prêtres, surtout les plus jeunes, et les séminaristes qui, à son exemple peuvent apporter «le fruit du don de saintes vocations au service de ce peuple bon et persévérant». Car le père Macha est aussi un fils de sa Pologne, et son rejet ferme de la germanisation nazie le montre.

    Son martyre, a souligné le cardinal Semeraro, est aussi une invitation «à rester avec le Seigneur, à le chercher dans la prière et le dialogue intérieur, à le glorifier par une vie sainte». Et plus que jamais, comme en ce temps de pandémie où l'Église fait ses premiers pas dans son parcours synodal, «nous devrions nous rendre compte que pour nous sauver, nous avons besoin les uns des autres, car personne ne se sauve seul.» 

  • Pie XII : du nouveau ?

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    De KTO Télévision :

    Du nouveau sur Pie XII ?

    18/11/2021

    Elu le 2 mars 1939 au cours du conclave le plus rapide des XXe et XXIe siècles, le cardinal Pacelli prend le nom de Pie XII. Le 2 mars 2020, alors que l’Europe entre à peine dans la crise pandémique que l’on connaît, il règne au Vatican une certaine effervescence. En effet, pour la première fois, une équipe de chercheurs peut accéder aux fameuses archives de Pie XII. Une décision que l’on doit au pape François ; un pape est le seul à pouvoir décider de la date d’ouverture des archives de ses prédécesseurs. L’émission Au risque de l’histoire se penche sur l’un des pontificats les plus controversés du XXe siècle. Que faut-il attendre de l’ouverture de ces archives ? Faut-il opposer Pie XI et Pie XII comme les études historiques ont parfois l’habitude de le faire ? Que savait le Saint-Siège de l’extermination des Juifs et quel fut son rôle au cours de cet événement inouï que fut la Deuxième Guerre mondiale?

  • Des traces du christianisme antique identifiées jusqu’en Inde et en Chine

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    D'Edouard-Marie Gallez sur EECHO.fr :

    Colloque de Rome 2021 sur St Thomas : un tournant ?

    « Enquête sur l’histoire des premiers siècles de l’Église »

    __ Comme l’indiquait l’annonce web de ce colloque mené de main de maître par le président de ce Comité Pontifical, le Révérend Père Bernard Ardura :
    « Des traces du christianisme antique ont été identifiées en effet jusqu’en Inde et en Chine, terres qui, selon la tradition, ont été évangélisées sous l’impulsion de l’apôtre Thomas, donc dès le 1er siècle de notre ère. L’archéologie contemporaine a permis de mieux retracer cette étonnante expansion du christianisme, souvent liée à des échanges commerciaux impliquant des matières n’existant pas en Europe, par exemple la soie et l’ivoire. Des chercheurs venus de différents horizons pourront donc partager des connaissances qui n’étaient pas encore intégrées dans l’historiographie du christianisme selon les modèles étudiés il y a 30 ou 40 ans. »

    __ Renseignements pris, certains intervenants invités n’ont hélas pas pu se déplacer : Mmes M.-F. Baslez, Sherly Avedian (son texte en rapport avec la Perse à partir du 3e siècle fut lu) et Ilaria Ramelli (celle-ci enverra, espérons-le, sa contribution sur La Gens Annaea et le christianisme primitif), ainsi que Mgr Yousif Thomas Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkouk (Irak) et les deux invités indiens qui ont transmis une vidéo de leur contribution, respectivement le P. Jiphy F. Mekkattukulam sur les Actes de Thomas, et Thattunkal Mani sur le manuscrit Charition (Oxyrhynchus Pap 413) suggérant la présence au port indien de Muziris d’une communauté chrétienne célébrant en araméen au 2e siècle.

    __ A ce colloque ont pris part des partisans de la constitution tardive (et gréco-latine) du christianisme, tels que l’exégète protestant Daniel Marguerat (Suisse) et l’historien Danilo Mazzoleni (Italie), ce dernier contestant l’attribution chrétienne des signes identifiés comme chrétiens à Pompéi et Herculanum. Cependant, devant la mise en lumière de l’apostolat de l’apôtre Thomas en Inde et en Chine, la perception s’imposa d’un « mouvement précoce de coordination et de synthèse de la religion chrétienne », au-delà du « défi de l’altérité des cultures », comme le suggérait déjà l’annonce du colloque.

    __ Dans les questions soulevées, on n’aborda pas la question de la précocité de la composition des évangiles (plausiblement d’abord orale et en araméen), mais les découvertes relatives à St Thomas permettent de la poser sous un jour nouveau. Cette question exégétique fondamentale devrait être sans doute l’objet d’un colloque en soi mais celui-ci supposerait qu’une partie des participants soit à l’aise avec la langue araméenne, notamment avec ses formes du 1er siècle, et c’est beaucoup demander pour le moment…

    __ Des interventions remarquées, on peut citer celle de Maxime Yevadian (Chaire de recherche sur l’Eurasie, Lyon) qui fit découvrir des données peu connues et ici capitales relativement à la multiplicité des « routes de la soie », un réseau transcontinental, et ses acteurs à l’époque de la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), une question qu’il avait abordée au colloque de Kochi en 2019, en ajoutant des informations générales sur la présence hébraïque sur ces routes.  Il faut signaler aussi la contribution de Pierre Perrier sur L’hymne de la Perle, une composition araméenne qui est incluse dans les Actes de Thomas mais qui leur est antérieure (elle est présentée ici). Dans les articles de M. Yevadian sur Academia, on trouvera le détail du programme de ces trois journées (ou ici en PDF).

    __ Il convient de relever particulièrement les interventions rigoureuses et très documentées des deux spécialistes chinois, qui furent marquantes – pour beaucoup des participants, elles constituaient même des nouveautés inattendues.

    __David Linxin He, maître de conférences à l’Université de Paris I -Sorbonne et polyglotte étonnant, a repris l’étude du miroir provenant d’une tombe princière du 2e siècle et décoré sur son revers par des dessins et par une inscription circulaire – une sorte de mantra  – qui glorifie la « Mère du Fils de l’Homme » ; dans une présentation très rigoureuse, il a partagé les derniers résultats de la compréhension de cette inscription en chinois classique, caractéristique de l’époque, et nécessitant des connaissances approfondies.

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  • Marthe Robin : une imposture ?

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    Marthe_Robin_2.jpgEn huit mois, quatre ouvrages ont été publiés sur Marthe Robin, deux l’accusant de fraude et d’imposture, deux prenant la défense de celle que l’Église a déjà proclamée « vénérable ». De l’historien Yves Chiron (*), sur le site web du mensuel « La Nef » (n°341 Novembre 2021) :

    « La controverse n’est pas anodine, parce que Marthe Robin [1902-1981], la mystique stigmatisée de Châteauneuf-de-Galaure, co-fondatrice des Foyers de Charité, a eu, de son vivant, une réputation de sainteté qui dépassait largement la France et, surtout, parce que sa cause de béatification a déjà été étudiée par la Congrégation pour la Cause des Saints. Ceux qui portent de graves accusations contre elles contestent donc sa pratique héroïque des vertus que l’Église a pourtant proclamée le 7 novembre 2014.

    L’ouvrage qui a lancé la controverse a retenu d’emblée l’attention parce qu’il reprenait et développait un rapport rédigé lors de la phase diocésaine du procès de béatification de Marthe Robin. En 1988 le Père Conrad De Meester, un carme belge, dont les études sur les écrits de sainte Thérèse de Lisieux et de sainte Élisabeth de la Trinité font autorité, avait été chargé d’examiner les lettres et les écrits laissés par Marthe Robin. Il avait remis son volumineux rapport – plus de 300 pages – l’année suivante. Il est mort en 2019 et c’est à titre posthume qu’est paru l’ouvrage tiré de son rapport, sous un titre propre à attirer la curiosité des lecteurs (1). Le terme « fraude » a été choisi à dessein. Toutes les démonstrations de l’auteur visent à établir que Marthe Robin aurait trompé, pendant toute sa vie, son entourage et les innombrables visiteurs qui venaient à son chevet : elle n’était pas paralysée de tous ses membres ni complètement aveugle, elle écrivait elle-même des textes soi-disant dictés à des secrétaires, et ces textes, – qui sont des méditations, des prières, des récits de la Passion du Christ – sont pour beaucoup recopiés d’auteurs mystiques. Les démonstrations du Père De Meester, recourant à la graphologie tout autant qu’à l’analyse comparative des textes, sont impressionnantes. Il a même remis en cause le caractère surnaturel de la stigmatisation.

    Le rapport De Meester, établi en 1988-1989, n’est qu’un des vingt-huit rapports demandés dans le cadre de la cause de béatification. Ces rapports portaient, chacun, sur des questions bien précises et furent rédigés par un spécialiste de la discipline concernée (histoire, théologie, médecine, psychologie, psychiatrie, littérature, démonologie et graphologie). Tous les problèmes et questions soulevés par ces différentes expertises ont été examinés ensuite par la Congrégation pour la Cause des Saints et résolus par elle.

    Réponses au Père De Meester

    En réponse à l’ouvrage du Père De Meester, le Père Bernard Peyrous publiait quatre mois plus tard : Le vrai visage de Marthe Robin (2). Ancien postulateur de la cause de béatification de Marthe Robin (3), déjà auteur d’une Vie de Marthe Robin (2006), il retrace l’histoire du procès en canonisation pour réfuter les accusations de l’expert carme.

    Sur l’accusation principale portée par le Père De Meester – le plagiat –, le Père Peyrous expose comment « un travail de plusieurs années » a été nécessaire pour réfuter cette accusation et mettre en lumière « la méthode de travail » de Marthe Robin : « Les textes de Marthe sont tout sauf un plagiat et un emprunt. Elle maîtrise bien les textes qu’elle utilise et en connaît des parties entières par cœur. Cela ne doit pas étonner. Nous savons que Marthe Robin avait une mémoire extraordinaire. Beaucoup de témoignages l’ont confirmé. […] De plus, constatant qu’elle perdait peu à peu la vue, Marthe a dû fournir un grand effort pour apprendre des textes par cœur, en particulier grâce à sa mémoire visuelle qui, nous l’avons dit, était très développée. Marthe Robin n’avait aucune connaissance des habitudes universitaires qui demandent que les citations soient mises en évidence et restituées à leur auteur. »

    De façon plus générale, le Père Peyrous montre une disproportion factuelle : le rapport hostile du Père De Meester est à mettre en regard avec le « déluge de témoignages favorables à Marthe Robin et convaincus de sa sainteté : huit cents témoins au procès, vingt-six experts sur vingt-huit, deux instances confirmatives : le tribunal diocésain et la Congrégation pour la Cause des Saints à Rome ».

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  • Le mal serait-il toujours "systémique" ?

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    De Jean Duchesne sur Aleteia.org :

    Le mal est-il toujours « systémique » ?

    16/11/21

    La foi n’ignore pas le poids des « structures de péché », mais n’a pas la naïveté de croire que réformer les institutions suffira à empêcher l’inhumanité envers le prochain.

    Par les temps qui courent, aucune parole ne semble avoir autant d’autorité (ou du moins d’audience) que celle de victimes. Certes, celles-ci sont les mieux placées pour faire reconnaître le mal qui leur a été fait et réclamer qu’il soit réparé autant qu’il est possible et qu’on s’emploie à empêcher que le scandale se reproduise impunément. Mais, qu’il s’agisse du racisme ou de la colonisation, d’abus sexuels ou du dérèglement climatique, de guerres ou de la pauvreté et d’inégalités, le recul de la réflexion n’est pas inutile pour éviter de s’enfoncer dans une spirale stérile d’accusations et de culpabilisations.

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  • Sainte Elisabeth de Hongrie (17 novembre)

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    Du site de la Communauté franciscaine capucine de Mons :

    bio ste elisabeth de hongrie - Prière des Futurs Parents

    Ste Élisabeth de Hongrie, fille du roi de Hongrie née en 1207, est la patronne du Tiers-Ordre régulier et du Tiers-Ordre séculier (ou OFS, Ordre Franciscain séculier) 

    Sa vie

    Élisabeth est née à Presbourg, en 1207.
    Fille du roi de Hongrie, André II, et de Gertrude de Méranie.
    Elle est fiancée dès l’âge de 4 ans, avec Louis, le fils aîné du landgrave de Thuringe, Herman I.
    La cour de Thuringe est alors brillante, cultivée ; et Élisabeth y reçoit une éducation soignée, dans le château de Wartburg, forteresse qui domine la ville d’Eisenach.
    Dès son enfance, elle manifeste une grande piété, un esprit de pénitence, et un constant dévouement envers les pauvres qu’elle appelle « ses plus chers amis ».
    En 1221, âgée de 14 ans, elle épouse son fiancé, Louis IV, qui vient de succéder à son père, comme landgrave de Thuringe.

    Il semble que le couple soit très uni et en plein accord sur la place à accorder à la prière et à la charité envers les pauvres. Louis IV porte le surnom de Louis le Charitable.

    Ce prince, à la différence des courtisans, a toujours admiré sa vertu. Partageant la sollicitude de sa femme pour les misères du peuple, le landgrave lui laisse toute liberté de continuer ses exercices religieux; il l’aide même à fonder près de son château un hôpital de lépreux.

    À cette époque, les Frères mineurs nouvellement fondés, commencent à se répandre dans toute l’Allemagne et un certain frère Rüdiger d’Halberstadt rencontre la princesse et l’initie à l’esprit franciscain qui correspond si bien à ses propres aspirations.
    Près du château de Wartburg, elle fait édifier un hôpital, pour accueillir les pauvres et les lépreux.
    En 1227, Louis IV part pour la Ve croisade, mais tombe malade avant de s’embarquer, et meurt à Brindisi. Ses ossements sont rapportés en Thuringe.

    Restée veuve en 1227, Élisabeth a d’abord à souffrir des persécutions de ses beaux-frères qui, désirent le pouvoir et l’accusent de négliger les affaires de l’état et de dissiper en aumônes les trésors de l’État, la privent de la régence et la chassent brutalement avec ses quatre (ou trois?)* enfants de la résidence souveraine. Son oncle, alors évêque de Bamberg, lui offre un asile jusqu’au moment où on lui propose de reprendre le pouvoir, qu’elle refuse. Peu après elle décide de se consacrer totalement à la prière et aux bonnes œuvres et se met sous la direction spirituelle de son confesseur, Conrad de Marburg, auprès duquel elle vient résider, dans une humble habitation.
    Après avoir assuré l’avenir de ses enfants et confié leur éducation à de nobles amies, elle prend l’habit des pénitents (ce n’est pas encore le Tiers-Ordre de saint François).

    Elle utilise les revenus de son douaire pour la construction et la gestion d’un hôpital à Marbürg, l’hospice St-François, et vit dans la pauvreté, la prière et l’assistance aux pauvres et aux malades.
    Quelques unes de ses suivantes et de ses anciennes servantes vivent auprès d’elle, au service des malades.
    Conrad de Marburg, son confesseur, lui ayant interdit de demander l’aumône, elle doit travailler aussi pour assurer sa subsistance. Sous son influence, elle se livre à des mortifications qui abrègent sa vie. Épuisée par les malheurs, les fatigues et les mortifications, elle meurt à peine âgée de 24 ans, le 17 novembre 1231.
    Le pape Grégoire IX la canonise en 1235,.

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