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Débats

  • Un changement de l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité est-il à l'ordre du jour du Synode ?

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    De FSSPX.NEWS :

    Quel est le vrai but du synode sur la synodalité ?

    20 mai 2022

    La question se pose avec de plus en plus d’acuité devant ce qui au début a été présenté comme un dérapage, puis confirmé, et qui au fil des éléments accumulés apparaît comme un but plus ou moins avoué : l’intégration d’un changement de l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité, sans préjuger d’autres objectifs, bien évidemment.

    Petit à petit les indices s’accumulent qui, réunis, semblent bien constituer une preuve.

    Une organisation condamnée promue par le secrétariat du synode

    Ainsi, comme cela a été rapporté par FSSPX.Actualités, en décembre 2021 le Secrétariat du Synode des évêques, en charge de la préparation du synode sur la synodalité, avait établi un lien vers le site web de New Ways Ministry (NWM), une organisation qui fournit une assistance pastorale aux homosexuels, mais qui s’écarte de la doctrine de l’Eglise et dont les fondateurs ont été condamnés.

    Le lien avait d’abord été supprimé après constatation que le NWM a été désapprouvé et par le Saint-Siège et par les évêques américains. Mais, selon sa manière habituelle, le pape a loué les actions de cette organisation en écrivant personnellement à la directrice de NWM, Sœur Jeanine Gramick, qui a pourtant reçu l’interdiction permanente de tout travail impliquant les personnes homosexuelles.

    Devant ce fait, le secrétariat du synode a rétabli le lien.

    Le rapporteur du synode veut changer l’enseignement catholique

    Le 2 février 2022, le cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du prochain synode sur la synodalité, a déclaré à l’agence allemande Katholische Nachrichten Agentur, que l’enseignement actuel de l’Eglise sur l’homosexualité était « erroné » et que le « fondement sociologique-scientifique » de cet enseignement qui la condamnait n’était plus correct.

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  • Quand Disney travaille à endoctriner les enfants

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    De Robert Siedlecki sur IFamNews.com :

    Disney poursuit sa quête d’endoctrinement des enfants

    22 mai, 2022

    “La collection Disney Pride a été créée par des employés et des alliés LGBTQIA+ de The Walt Disney Company et est le reflet de leurs incroyables contributions et de leur place au cœur de l’entreprise. Nous sommes solidaires de notre communauté LGBTQIA+ partout dans le monde.”

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  • Destituer les évêques allemands ?

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    De FSSPX.news :

    Le cardinal Burke réclame la destitution des évêques allemands

    20 mai 2022

    Selon le cardinal Raymond Burke, le pape François doit démettre les évêques allemands de leur fonction s’ils ne se distancient pas des erreurs du Chemin synodal qu’ils ont initié en 2019 et qui ne cesse d’attaquer la doctrine catholique.

    Le cardinal Burke n’y va pas par quatre chemins. Devant la constatation qu’un certain nombre d’évêques se sont soit prononcés en faveur de changements dans la doctrine de l’Eglise – par exemple en ce qui concerne l’évaluation de l’homosexualité, le célibat des prêtres ou l’ordination des femmes – soit ne se sont pas opposés explicitement à de telles propositions dans le cadre du Chemin synodal, il demande au pape François de les démettre.

    Le Saint-Père « doit interpeller ces évêques et leur demander d’abjurer les hérésies et même les positions qui vont à l’encontre de la discipline de l’Eglise », a déclaré Burke dans un entretien publié le 11 mai par Catholic Action for Faith and Family. « Et s’ils n’abjurent pas leurs erreurs et ne se corrigent pas, alors il doit les démettre de leurs fonctions. C’est la situation dans laquelle nous sommes arrivés. »

    « Le pontife romain, successeur de Pierre, est par définition le principe de l’unité dans l’Eglise », a souligné le cardinal. « C’est à lui de corriger ces évêques. Et s’ils n’acceptent pas la correction fraternelle, s’ils n’acceptent pas sa correction hiérarchique en tant qu’évêque de l’église universelle, alors des mesures appropriées doivent être appliquées pour que les fidèles sachent que ces évêques ne les guident pas dans la foi catholique » a-t-il insisté.

    « Malheureusement, la confusion est provoquée et poussée par ceux qui sont appelés à être des enseignants de la foi et des bergers du troupeau avec clarté et courage », a encore constaté le cardinal Burke.

    Selon lui, les évêques qui ne défendent pas clairement la doctrine catholique « abandonnent le troupeau et ne se révèlent pas être des bergers, mais des mercenaires qui tentent d’adapter la doctrine de l’Eglise à la vision du monde, à une vision du monde séculière, une vision du monde sans Dieu ».

    Le cardinal Burke fait partie des signataires, désormais plus de 100, d’une lettre critique adressée à Mgr Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande. Dans cette lettre, des évêques et cardinaux du monde entier avaient averti que le Chemin synodal risquait de mener à une « impasse » et d’avoir des « effets destructeurs ».

    Mgr Bätzing a rejeté les critiques, ainsi que les préoccupations exprimées par les évêques de Scandinavie et de Pologne. Le « changement urgent » dans l’Eglise suite à la crise des abus inclut « également la nécessité de développer l’enseignement de l’Eglise », a-t-il déclaré en mai.

    Il faut comprendre par « développer l’enseignement de l’Eglise » un changement plus ou moins radical, une évolution contraire à la révélation et à l’enseignement de la Tradition pérenne, autrement dit un enseignement contraire à ce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, nous a révélé.

    Est-ce que cette inquiétude de plus en plus pressante de nombreux évêques vis-à-vis du Chemin synodal aura un quelconque résultat du côté de Rome et du pape ? C’est malheureusement peu probable au vu de la direction que prend le synode sur la synodalité sur plusieurs des erreurs dénoncées du Chemin synodal.

  • La guerre culturelle : une menace mortelle pour abattre l'Occident

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    Du site de Michèle Tribalat, démographe :

    THE WAR ON THE WEST

    How to Prevail in the Age of Unreason

    Douglas Murray, HarperCollins, 28 avril 2022, 320 p.

    La traduction française est annoncée pour le 1er juin chez L’Artilleur

    Tout le mal en ce monde vient de l’Occident, telle est la thèse masochiste et narcissique qui l’emporte actuellement en Amérique et qui gagne l’Australie et l’Europe. Comme il l’a expliqué au Wall Street Journal récemment, Douglas Murray a passé un long moment aux Etats-Unis, pays devenu un « exportateur net de mauvaises idées », pour observer et comprendre la maladie qui a saisi ce pays et sonner l’alerte[1].

    Ce mal lui serait consubstantiel et appellerait donc un traitement radical : la démolition totale de ce qui a fait l’Occident. Ce projet n’est pas pour déplaire à la  Chine qui observe avec intérêt et délectation le projet d’autodestruction de l’Occident.

    Les signes avant-coureurs n’ont pas manqué, telle cette manifestation à l’Université de Standford en 1987 derrière le pasteur Jesse Jackson au son de « hey hey, ho ho, Western Civ has got to go ». Aujourd’hui, le « virus » antioccidental a contaminé toutes les sphères de la société, du jardinage au sommet des gouvernements. On retrouve presque toujours le même scénario : dénigrer l’Occident, et lui seul, en faisant fi du contexte historique et en redéfinissant le sens des mots, exagérer ses méfaits sans hésiter parfois à les falsifier, sans jamais les comparer à ceux d’autres civilisations et clouer au pilori les contradicteurs et les sceptiques, y compris ceux qui sont infiniment plus compétents que les militants antioccidentaux. Ce qui nécessite un usage constant de l’anachronisme et un abus du décryptage métaphorique. Cette stratégie est fondamentale dans l’établissement d’une continuité historique dans le mal. Pour cela, les militants anti-occidentaux, bien souvent des Blancs aisés, doivent s’attaquer aux piliers de la civilisation occidentale gréco-romain, judéo-chrétien et des Lumières. Aucun héros ne doit échapper à la fournaise pour que l’Occident finisse par être privé de toute possibilité de fierté. Ce carnage épargne néanmoins les idoles encore utiles pour étayer la thèse de la démolition, quoi qu’ils aient pu faire. Douglas Murray aurait pu intituler son livre : Occident, fermeture définitive, tout doit disparaître.

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  • Sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister

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    Du site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice):

    « La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie » Grégor Puppinck à la CPAC Hongrie

     

    Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d'organisations conservatrices et des milliers de militants et téléspectateurs.

    Alors que ce forum international se déroule habituellement aux États-Unis, il avait lieu pour la première fois sur le continent européen, en Hongrie, pays symbole de la résistance à la culture « woke. » Victor Orban, Premier ministre hongrois fraichement réélu s’est exprimé sous la devise affichée l’événement : « Dieu, Patrie, Famille ». De nombreux orateurs se sont partagé la parole sur deux jours, notamment l’ancien député britannique Nigel Farage, les Américains Rick Santorum, Candace Owens et le célèbre présentateur de Fox News : Tucker Carlson. Deux Français enfin : Jordan Bardella, député européen du RN et Grégor Puppinck. L’ECLJ compte parmi les organisations internationales ayant à cœur de défendre le droit naturel, le bien commun et les libertés fondamentales contre la modernité positiviste, individualiste et de déconstruction de notre civilisation. Voici le discours traduit de l’anglais qu’a prononcé Grégor Puppinck dans le grandiose centre de conférence « Bálna » (baleine) de Budapest :

    « Le père est un homme et la mère est une femme »

    Oui, je suis bien d’accord ! En tant qu’époux et en tant que père, je peux vous assurer que le père est un homme, et la mère est une femme. Cependant, en plus de cela, l’homme se doit d’être un père. Ce que je souhaite faire comprendre par-là, c’est que l’homme se doit d’être un père, tout du moins de se comporter comme un père, même s’il n’a pas d’enfant. Un père, c’est une personne qui assure la protection et qui montre le chemin, qui fait preuve d’autorité et qui se comporte de façon responsable.

    Cependant, de nos jours, malheureusement, trop de jeunes garçons n’ont pas la moindre idée de ce que cela signifie d’être un homme, un mari et un père. Où sont les exemples de tels hommes, lorsque la doxa libérale prétend vouloir « déconstruire » les genres sexuels ? En France, M. Macron incarne parfaitement l’exemple de l’homme déconstruit, affirmant qu’un père n’est pas forcément un homme.

    Evidemment, sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister.

    La destruction de la paternité mène à celle de la patrie, car c’est grâce à la famille que les individus prennent racine dans une terre, ainsi que dans l’histoire. C'est la famille et la terre natale qui nous permettent de vivre avec une profondeur historique, non pas de dériver au gré des événements actuels.

    La famille est l'endroit unique où peuvent se transmettre la famille et la culture.

    Dans un monde de plus en plus artificiel et virtuel, la famille nous enracine également profondément dans la nature, la biologie. Les liens de sang, la sexualité ainsi que la procréation sont l’expérience la plus directe et la plus belle de notre contribution à la vie naturelle. Il n'y a rien de plus écologique que la défense de la famille.

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  • "Club des Hommes en Noir" : le traditionalisme entre fidélité et résistance ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le traditionalisme entre fidélité et résistance ?
    Une approche du Club des Hommes en Noir

    Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour aborder l'histoire des traditionalistes. À quand cette sensibilité remonte-t-elle ? Est-elle seulement une question de liturgie ? Les réactions épidermiques qu'elle suscite ne sont-elles pas dues à une méconnaissance ? Pourquoi les 60 dernières années ont-elles été si importantes ?

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

     

  • USA : le courage d'un archevêque

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    De Luke Coppen sur Catholic News Agency :

    L'archevêque Cordileone interdit à Nancy Pelosi de communier tant qu'elle n'aura pas cessé de soutenir l'avortement.

    20 mai 2022

    L'archevêque Salvatore Cordileone a annoncé vendredi que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ne devrait pas être admise à la communion dans l'archidiocèse de San Francisco, ni se présenter pour recevoir l'Eucharistie, tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien à l'avortement.

    Le 20 mai, Mgr Cordileone a déclaré que cette mesure était "purement pastorale et non politique" et qu'elle avait été prise après que Mme Pelosi (D-Calif.), qui s'est décrite comme une "fervente catholique", ait repoussé à plusieurs reprises les efforts qu'il avait déployés pour la contacter afin de discuter de son soutien à l'avortement. 

    Mgr Cordileone a déclaré avoir envoyé la notification à Mme Pelosi, "un membre de notre archidiocèse", le 19 mai. La dirigeante démocrate n'a pas immédiatement répondu publiquement à l'annonce de Cordileone après qu'elle ait été communiquée aux médias vendredi après-midi. Dans une interview accordée en 2008 à C-SPAN, Mme Pelosi a déclaré que le fait de se voir refuser la communion serait "un coup dur", se décrivant à l'époque comme une "communiante régulière".

    Les instructions de Mgr Cordileone ne s'appliquent qu'à l'archidiocèse de San Francisco. D'autres évêques ont compétence sur ces questions lorsque Pelosi est à Washington, D.C., et dans d'autres diocèses des États-Unis et de l'étranger.

    Dans une lettre du 20 mai adressée aux laïcs catholiques, Mgr Cordileone a expliqué qu'il avait émis cette instruction conformément au canon 915 du Code de droit canonique, qui stipule que "les personnes ... persévérant obstinément dans un péché grave manifeste ne doivent pas être admises à la Sainte Communion". 

    "Après de nombreuses tentatives pour lui parler afin de l'aider à comprendre le grave mal qu'elle commet, le scandale qu'elle provoque et le danger qu'elle fait courir à sa propre âme, j'ai déterminé que le moment est venu de déclarer publiquement qu'elle ne sera pas admise à la Sainte Communion tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien au 'droit' à l'avortement, confessé et reçu l'absolution pour sa coopération à ce mal dans le sacrement de pénitence", écrit Cordileone dans la lettre.

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  • Ne plus céder à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs

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    De Boulevard Voltaire (Gabrielle Cluzel) via artofuss.blog :

    Annie Laurent : « Il est urgent d’en finir avec les concessions que nous multiplions à l’islamisme en nous cachant derrière nos valeurs »

    19 mai 2022

    Annie Laurent, vous êtes journaliste, écrivain, politologue. Vous avez écrit plusieurs livres sur l’islam. Le dernier, paru en 2017 aux Éditions Artège, s’intitule L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore). Vous avez également fondé, en 2009, l’association Clarifier visant à « éclairer sur les réalités de l’islam, selon une approche pédagogique et respectueuse des personnes qui s’y réfèrent », et à « promouvoir les conditions et les moyens d’une vie commune pacifique ».

    L’arrivée du burkini dans le débat public vous a-t-elle surprise ? 

    Non ! Plus rien ne me surprend dans le traitement appliqué dans notre pays aux questions relatives à l’islam, à ses principes et à ses revendications. Malgré la répétition par l’État d’assurances de fermeté envers l’islamisme et son refus affiché de tout séparatisme, c’est l’inverse qui se produit, à savoir la progression de la culture musulmane sous différentes formes. L’autorisation du burkini est la dernière manifestation de cette avancée qui ne semble plus trouver de limites et d’obstacles. Je veux parler de la lâcheté des pouvoirs publics qui cèdent ainsi à des calculs clientélistes ou électoralistes ; mais aussi de la complaisance d’une partie de nos élites dont le militantisme est imprégné d’idéologie progressiste.

    Dès son déclenchement, cette affaire m’en a rappelé une autre, elle aussi survenue à Grenoble (!), précisément à l’Institut d’études politiques de cette ville, en 2021, après l’annonce d’une « Semaine de l’égalité » ayant pour thème « Racisme, islamophobie, antisémitisme ». L’un des professeurs, Klaus Kinzler, avait alors fait valoir que la présence de l’islamophobie au programme de cette manifestation n’était pas acceptable car on ne pouvait pas admettre une équivalence entre les trois notions. Il justifiait sa position en expliquant que le concept d’islamophobie ne correspond pas à un racisme antimusulman, qu’il ne vise pas des personnes mais le contenu d’une religion et/ou d’une idéologie et, comme tel, devait pouvoir faire l’objet d’une recherche indépendante. Pendant des mois, cet enseignant a été harcelé et menacé, y compris au sein de son institut. L’affaire, médiatisée à outrance, avait d’ailleurs pris une ampleur nationale. Il vient de raconter cette mésaventure dans un essai, L’islamo-gauchisme ne m’a pas tué (Éd. du Rocher, 2022), dont je recommande la lecture.

    Et que dire du port du niqab (voile intégral) dans certaines de nos villes et quartiers qui se développe malgré son illégalité puisqu’il est interdit de dissimuler le visage dans l’espace public ?

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  • International : le Vatican devrait s'inspirer de la ligne diplomatique suivie par Jean-Paul II

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    George Weigel sur ce que le Vatican peut apprendre de la diplomatie de JPII avec la Russie

    19 mai 2022

    Jean-Paul II a commencé son pontificat par les mots "N'ayez pas peur" - une phrase qui, selon le biographe du pape polonais, peut être appliquée à la diplomatie du Vatican avec la Russie et la Chine aujourd'hui.

    George Weigel, auteur de la biographie à succès "Witness to Hope", s'est exprimé à Rome le 18 mai, date du 102e anniversaire de la naissance de Jean-Paul II.

    Jean-Paul II avait une "détermination à dire la vérité quoi qu'il arrive ... à décrire les situations avec précision, et à appeler les régimes tyranniques à la conversion", a déclaré Weigel à CNA.

    "Je pense que l'antienne 'N'ayez pas peur' était incarnée par cette détermination à dire la vérité au pouvoir, comme il l'a fait aux Nations unies en 1979 [et] à appeler les régimes communistes à honorer les engagements qu'ils avaient pris en matière de droits de l'homme, en particulier de liberté religieuse."

    Le jour de l'anniversaire de Jean-Paul II, Weigel a donné une conférence à l'Angelicum, l'université pontificale de Rome où le futur pape a étudié de 1946 à 1948.

    Dans son discours, Weigel a exposé les principales leçons de "l'art de gouverner d'un saint", notamment en ce qui concerne les relations diplomatiques du Saint-Siège avec les régimes autoritaires.

    En tant que fin connaisseur de la condition humaine, il comprenait que les mauvais acteurs se comportent mal à cause de ce qu'ils sont, de ce qu'ils épousent et de ce qu'ils recherchent, et non à cause de ce que "nous" leur avons fait", a déclaré Weigel.

    "Ainsi, il pouvait se concentrer sur les questions en jeu - la liberté religieuse et d'autres droits humains fondamentaux dans le monde communiste."

    À l'heure où le pape François a été critiqué dans certains milieux pour ne pas avoir condamné nommément le président Vladimir Poutine et pour ne pas avoir abordé publiquement les violations des droits de l'homme en Chine, Weigel a déclaré que le Vatican devrait se rendre compte que "l'apaisement avec des régimes communistes ne fonctionne jamais."

    Selon Weigel, la poursuite par le Vatican de l'Ostpolitik, une stratégie diplomatique défendue par le cardinal Agostino Casaroli dans les années 1970 qui évitait de condamner publiquement les violations des droits de l'homme commises par le communisme afin de conclure des accords diplomatiques, n'a pas permis d'atteindre son objectif de garantir "la liberté de l'Église de vivre sa vie sacramentelle selon ses propres normes".

    "Ce manque de volonté de saisir les leçons des échecs des années 1970 se poursuit aujourd'hui. Et elle a sérieusement diminué l'autorité morale du Vatican et de l'Eglise catholique dans les arènes mondiales", a-t-il commenté.

    M. Weigel a déclaré que le Saint-Siège avait fait revivre l'approche Ostpolitik de Casaroli dans son dialogue avec les gouvernements de Syrie, du Venezuela, du Nicaragua, de Cuba, de Chine et maintenant de Russie.

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  • Cour suprême des Etats-Unis : les juges gravement menacés

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    De Luca Volontè sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Cour suprême, les abortistes menacent de tuer les juges

    20-05-2022

    Un document du département de la sécurité intérieure décrit les graves dangers d'attaques contre les juges de la Cour suprême des États-Unis, les pro-vie et les églises à la suite de la publication du projet de décision anti-avortement. Les menaces comprennent "l'incendie ou la prise d'assaut de la Cour suprême des États-Unis et le meurtre des juges et de leurs greffiers" ainsi que des membres du Congrès.

    La guerre déclenchée par les abortistes et les démocrates depuis le 2 mai, avec la publication du projet d'arrêt de la Cour suprême contre l'avortement, que nous avons déjà décrit, a atteint un point culminant. Les appels, que les républicains adressent depuis quinze jours à l'administration Biden et au ministère de la Justice sur les dangers encourus par les juges, étaient jusqu'à présent restés lettre morte. Quelque chose bouge, mais maintenant il y a des terroristes sur le terrain.

    Pour convaincre le ministre de la Justice, Merrick Garland, qu'il était urgent d'agir, il fallait un document spécifique du département de la Sécurité intérieure (DHS), décrivant lCour suprême des Etats-Unis : des abortistes menacent de tuer les juges. Le scoop journalistique de Politico début mai et le matraquage médiatique des avorteurs et des démocrates ont déclenché une vague de menaces contre les pro-vie et les juges et ont augmenté la "probabilité de violence extrémiste", indique le document rendu public mercredi 18 mai. La violence pourrait venir des deux côtés, affirme le document, bien qu'à ce jour aucune violence n'ait été signalée à l'encontre de personnes favorables à la vie, mais aussi d'"autres types d'extrémistes" cherchant à exploiter les tensions, selon ce rapport destiné aux agences gouvernementales locales.

    Le document - daté du 13 mai, publié le 18 par l'agence de presse Axios, puis repris intégralement par divers médias et sites web - tente de faire la distinction entre les activités illégales et les manifestations intenses mais légales, qui seront également garanties lorsque la Cour suprême rendra son arrêt dans les mois à venir. "Le Dhs s'engage à protéger la liberté d'expression et les autres droits civils et libertés civiles des Américains, y compris le droit de manifester pacifiquement", a déclaré un porte-parole du département de la sécurité intérieure répondant à une demande de commentaire de l'agence de presse Axios.

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  • L'autoritarisme du pape à la tête de l'Eglise d'Italie serait de moins en moins apprécié

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    C'est en tout cas ce que cet article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, donne à penser. (Traduction de diakonos.be.)

    François, monarque d’Italie, de plus en plus patron, de moins en moins aimé

    Lundi 23 mai, quand les évêques italiens réunis en assemblée générale à Rome rencontreront à huis clos le Pape François, ils savent déjà qu’ils recevront de lui non seulement les réprimandes habituelles mais également le « diktat » sur la nomination de leur nouveau président, pour remplacer le cardinal Gualtiero Bassetti, 80 ans, qui arrive à la fin de son quinquennat.

    Comme le prévoient les statuts, les évêques italiens proposeront une terna de candidats, dont chacun sera élu à la majorité absolue, parmi lesquels le Pape choisira et nommera le nouveau président.

    Mais en pratique, le Pape François a déjà choisi son favori et il a déjà annoncé à l’avance – non pas à la Conférence épiscopale italienne mais au « Corriere della Sera » dans son interview téméraire du 3 mai dernier, celle de « l’aboiement de l’OTAN aux portes de la Russie » – qu’il s’agira d’un cardinal, et non pas d’un simple évêque.

    Et ce n’est pas tout. Il a fait savoir par d’autres canaux que le cardinal qu’il nommera président n’aura pas plus de 75 ans quand son mandat viendra à échéance en 2027.

    Ce qui revient à dire qu’à cause de la limite d’âge, il n’y aurait plus que trois cardinaux en lice : le vicaire de Rome, Angelo De Donatis, 68 ans, l’archevêque de Bologne Matteo Maria Zuppi, 67 ans, et l’archevêque de Sienne, Augusto Paolo Lojudice, 58 ans. Trois candidats qui de fait se réduisent à deux si l’on enlève le nom de De Donatis, qui depuis quelques années n’est plus dans les bonnes grâces du Pape et qui serait en partance vers un poste de repli à la Curie romaine.

    Les paris vont déjà bon train sur les deux cardinaux restants. Dans un article précédent, Settimo Cielo a misé sur Lojudice, que le Pape rappellerait à Rome pour être son vicaire. Tandis que pour Zuppi, l’objectif dont tout le monde parle, c’est plutôt sa future élection comme Pape que la présidence de la CEI.

    *

    Les limites d’âge dont nous avons parlé ne s’appliquent pas seulement à la CEI mais aussi à toutes les conférences épiscopales du monde, où le président n’est pas nommé par le Pape mais élu.

    C’est une lettre envoyée en mars dernier à tous les évêchés, et signée par le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques, pour les pays d’Occident et d’Amérique, et par le cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, pour les pays en terre de mission.

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  • La foi contre la raison ? Une réflexion de Jean-Pierre Snyers

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    LA FOI CONTRE LA RAISON ?
     
    Prouver Dieu? D'abord, une précision: si on définit le mot "preuve" comme étant une démonstration contraignante, tellement évidente que personne ne pourrait plus la nier, il est évident qu'il n'y en a aucune. Si par contre, ce terme désigne un argument solide, difficile à contrer, il n'en va bien sûr pas de même. Cela dit, à l'égard de l'existence ou de la non-existence de Dieu, il y a incontestablement un pas dans le vide au-delà du rationnnel, impossible d'échapper, en tout dernier lieu,  à un pari; à  un acte de foi qui, loin de n'être que religieux, nous concerne aussi dans nos gestes les plus quotidiens. Qui, en prenant sa voiture a la certitude absolue qu'il n'aura pas d'accident? Qui, dans un magasin, peut affirmer à 100% qu'il ne sera pas victime d'un assasinat? Certes, dans ces deux cas, les probabiltés que ce genre de drame se produise sont extrêmement faibles. Faibles, mais pas inexistantes.

    "Acte de foi", disais-je. Sur ce point et plus précisément à l'égard de Dieu, il m'arrive souvent de penser que, si je suis croyant, je le dois en partie au fait que je n'ai pas assez de foi pour être athée. Souscrire au mot d'un Bertrand Russel qui voit l'univers comme étant une "machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l'infini de l'espace et du temps", très peu pour moi! Le hasard régnant en maître absolu pour justifier l'évolution, voilà qui n'est pas prêt de me convaincre.  Entre une amibe et Einstein, quel contraste! Considérant le fait que toute existence provient d'une autre existence, ma logique m'entraine à penser qu'à la base de tout, il n'y a pas un éternel néant par lequel rien ne peut naître, ni une intemporelle réalité sans vie, sans intelligence et sans conscience d'elle-même, mais un Etre sans commencement ni fin, qui peut seul, donner de l'être, de la vie, de l'intelligence et de cette conscience d'exister qui est le propre de l'homme. "Alors même que l'univers entier m'écraserait, écrivait Pascal, je serais encore plus grand que lui car lui n'en saurait rien, tandis que moi, je le saurais" Pour prendre un exemple simple: autant je peux admettre qu'un menuisier a fabriqué un meuble, autant il m'est impossible de croire qu'un meuble a fabriqué un menuisier.  "Un mécanicien qui a pour origine un moteur", n'est-ce pas, quelque part, ce que sont amenés à admettre ceux qui partent d'un grand moins pour expliquer un grand plus; d'une chose pour expliquer un être?

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