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Médias

  • Pourquoi présenter le pape Léon XIV comme étant l'antithèse de Trump ?

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    De George Weigel sur le NCR :

    Ce que le Wall Street Journal n'a pas publié

    COMMENTAIRE : La tendance à interpréter le pape Léon XIV à travers un prisme politique déforme la réalité d'un pontificat enraciné dans la foi, et non dans l'idéologie.

    Le 21 mars, le Wall Street Journal publiait un long portrait du pape dans sa rubrique « Essai du samedi ». Le sous-titre – « Le pape Léon XIV s’oppose au président Trump. Le pontife de Chicago peut-il faire la différence à l’ère des jeux de pouvoir ? » – annonçait la couleur dès le départ : le pape devait être perçu comme l’antithèse du président, ses déclarations et ses actions étant interprétées à travers ce prisme essentiellement politique.

    Ce qui est loin d'être parfait. C'est le moins qu'on puisse dire.

    Imaginez un article du samedi consacré au dalaï-lama, le présentant comme l'antithèse de Xi Jinping : cela vous permettrait-il de comprendre la pensée et la sensibilité du chef d'une tradition religieuse ancienne et complexe ? Bien sûr que non. Imaginez un article du samedi présentant le rabbin Meir Soloveichik comme l'antithèse du maire de New York, Zohran Mamdani : cela révélerait-il les vérités essentielles sur le principal représentant de l'orthodoxie moderne aux États-Unis ? Bien sûr que non. Alors pourquoi présenter le pape Léon XIV comme l'antithèse de Trump ?

    Depuis 2015, Donald Trump a monopolisé l'attention médiatique. Existe-t-il un sujet qui ne soit pas analysé ou expliqué par rapport à lui ? Cette obsession déforme la réalité. Elle déforme assurément celle du pape Léon XIV, qui a toujours affirmé que sa mission était de prêcher le Christ et d'inviter les autres à devenir ses amis.

    J'ai eu plusieurs échanges de courriels, longs et, je le croyais, fructueux, avec l'un des auteurs de cette « Tribune du samedi » avant sa publication. Le journaliste souhaitait un « point de vue américain conservateur » sur plusieurs questions catholiques. Après lui avoir précisé que certains traditionalistes me considèrent comme un moderniste dangereux, j'ai répondu avec plaisir à ses questions. Je reproduis ici ces échanges, car pas un mot de ce qui suit n'a été publié dans le Journal ; j'imagine que mes réponses éclairent d'un jour nouveau la position du pape à l'aube de son premier anniversaire sur le trône de Pierre.

    Q. Léon XIV a-t-il, comme le prétendent ses partisans à Rome, réussi à apaiser les tensions et la polarisation entre catholiques progressistes et conservateurs ? A-t-il trouvé un équilibre fondé sur la doctrine et la spiritualité, et non sur la politique et l’idéologie ? Ou bien voyez-vous les limites de cette harmonie retrouvée ? Léon XIV est-il fondamentalement progressiste avec quelques accents traditionalistes ?

    A. Le pape Léon XIV est un homme indépendant et profondément attaché à la plénitude de la vérité catholique. Il est donc absurde de tenter de le ranger dans les catégories éculées de « progressiste » et de « conservateur », même si divers partis, poursuivant leurs propres objectifs, s'y emploient sans cesse. La normalité est indéniablement revenue dans les modes de gouvernance du Vatican, et c'est une excellente chose.

    Q. Immigration : Les évêques américains, avec le soutien et les encouragements de Léon XIV, sont devenus l’une des voix les plus critiques à l’égard de la politique d’immigration de l’administration Trump. À juste titre ? S’est-il trop immiscé dans la politique ?

    A. Léon XIV et les évêques ont avancé des arguments moraux, et non politiques, dans un contexte évolutif où l'administration modifie constamment les critères de sélection. Peut-être que lorsque l'administration aura adopté une politique d'immigration stable, assortie d'objectifs réalisables, un véritable dialogue sur les alternatives concrètes – et leurs implications morales respectives – pourra alors s'instaurer.

    Q. Politique étrangère : Léon XIV a-t-il raison d’insister sur le dialogue et la médiation, le multilatéralisme et le droit international, et de dénoncer un « zèle belliqueux » ? Ses propos sur le retour en force de la guerre ne mentionnent pas explicitement l’administration Trump, mais la plupart des gens les interprètent ainsi. Est-il judicieux, et utile, que le Vatican parie sur un ordre international d’après-guerre en train de s’effondrer ?

    A. J’espère qu’au fil de son pontificat, le pape Léon XIV instaurera une révision en profondeur de la pensée vaticane sur la dynamique de la politique mondiale du XXIe siècle et sur la manière dont le Saint-Siège peut y répondre au mieux en tant que témoin et enseignant moral. 

    Q. Selon vous, quelle direction pourrait ou devrait prendre une telle analyse ascendante ? Je n’ai pas encore entendu Léon XIV parler beaucoup de la théorie de la guerre juste ; est-ce une piste possible, compte tenu de son parcours ?

    A. La théorie de la guerre juste ne peut être abordée de manière pertinente que dans le cadre d'une réflexion plus large sur la conception catholique de la paix, que saint Augustin appelait la « tranquillité de l'ordre » – une paix fondée sur la sécurité, la justice et la liberté. Fils de saint Augustin, le pape Léon XIV devrait être bien placé pour initier ce débat plus large et contribuer à y intégrer une réflexion morale renouvelée sur la guerre juste (qui aborde la question complexe de savoir comment l'usage proportionné et éclairé de la force armée peut contribuer à rétablir ou à instaurer cette paix).

  • Le père Charles Delhez est mort

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    De RCF :

    L'Église dans la cité

    Qui êtes vous Charles Delhez ? (Rediffusion)

    Le Père Charles Delhez est une figure bien connue dans notre monde chrétien : prêtre jésuite, auteur, journaliste, curé de paroisse. faisons plus ample connaissance.

    D'Arnaud Dumouch :

    Le Père Charles Delhez, jésuite, avait été professeur de religion en université pour les candidats médecins et vétérinaires à Namur
     
    Il était un homme très ouvert et j'en tiens pour preuve ce débat qu'il avait accepté de faire avec moi, bien que je sois plutôt parmi les théologiens considérés comme traditionalistes. 
     
    Et voici ce débat en souvenir de lui 
     

    Le père Charles Delhez, Jésuite belge, a enseigné les sciences religieuses à l’Université de Namur et est actuellement curé de paroisse (Blocry, Belgique). Il montre que sa position a évolué sur le sacerdoce des femmes. Selon lui, le désir du peuple de Dieu, manifesté par les remontées du Synode en 2022, est un « signe des temps ». L’Esprit Saint donne au peuple de Dieu un Sensus fidei. Ne serait-ce pas en suivant cette intuition que l’Eglise rejoindra les humains actuels ? 
     
    Arnaud Dumouch, théologien belge, montre que c’est pour une raison précise liée à la complémentarité de la vocation des hommes et des femmes, que Jésus, constituant l’Eglise, n’a pas voulu ouvrir le sacerdoce ministériel aux femmes, ni ouvert la maternité aux hommes. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus en donne la raison en une phrase : « Oui j'ai trouvé ma place, dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé ! » Il insiste sur la définition dogmatique de Jean-Paul II à propos de cette question.
     
    Arnaud Dumouch insiste aussi sur la définition dogmatique de Jean-Paul II à propos de cette question :
    Lettre apostolique « ordinatio sacerdotalis » :
    "Bien que la doctrine sur l'ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes ait été conservée par la Tradition constante et universelle de l'Eglise et qu'elle soit fermement enseignée par le Magistère dans les documents les plus récents, de nos jours, elle est toutefois considérée de différents côtés comme ouverte au débat, ou même on attribue une valeur purement disciplinaire à la position prise par l'Eglise de ne pas admettre les femmes à l'ordination sacerdotale. C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Eglise, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Eglise n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Eglise."
  • Le cardinal Sarah s'exprime sur CNEWS

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    2026_03_29_09_41_29_Greenshot.pngcliquer sur l'image pour accéder à la video sur le site de CNEWS

  • "Opération Calice" : l’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

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    De Peter Haegeman sur Cathobel :

    Opération Calice – L’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

    Opération Calice – L’Église catholique s’est abstenue de toute ingérence dans les enquêtes judiciaires

    24/03/2026 - La Conférence des évêques de Belgique prend acte des conclusions de la commission d’enquête parlementaire relative à l’« Opération Calice ». Elle maintient qu’elle n’est en aucun cas intervenue de manière illégale dans les enquêtes judiciaires.

    L’Église a simplement tenté de se défendre de manière légitime dans le cadre des procédures en cours, par l’intermédiaire de ses avocats, ce qui est normal dans un État de droit. Dans le rapport de la commission d’enquête, il apparaît que c’est à présent qualifié de « tentatives d’influence ». La Conférence des évêques maintient sa position : il n’y a eu ni ingérence indue ni tentative d’influence de sa part. Les autorités judiciaires l’ont d’ailleurs confirmé à plusieurs reprises dans le cadre de cette commission, ainsi que lors d’une précédente commission parlementaire. Par ailleurs, la commission d’enquête conclut elle-même dans son rapport final qu’il n’existe aucune preuve d’ingérence illicite. La Conférence des évêques attend à présent de pouvoir prendre connaissance du rapport final dans son intégralité.

    Plus que jamais, les évêques réaffirment leur proximité avec les victimes d’abus sexuels. Leur souffrance demeure au cœur de leurs préoccupations. Ils soulignent leur engagement constant en faveur d’une politique de tolérance zéro, de la reconnaissance des faits et du soutien aux victimes. Ces dernières années, de nombreuses mesures concrètes ont été mises en place : points de contact et structures d’accompagnement, collaboration avec des instances indépendantes, formations pour les collaborateurs et indemnisation financière des victimes de faits prescrits par la Justice via la Fondation Dignity – pour un montant total d’environ 9 millions d’euros à ce jour. Dans ce cadre, une coordinatrice nationale a également été désignée l’an dernier ; elle a déjà élaboré un nouveau plan d’action concret qui est actuellement mis en œuvre au sein de la Fondation Dignity.

    « Chaque rencontre avec les victimes nous confronte à nouveau à leur douleur persistante. L’Église continue de se tenir sans relâche aux côtés des victimes et de lutter contre toute forme d’abus. Nous assumons pleinement notre responsabilité en la matière », déclare l’archevêque Luc Terlinden.

  • L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre

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    D'OSV News :

    La béatification de l'archevêque Sheen le 24 septembre sera « un moment d'immense grâce »

    CITÉ DU VATICAN (OSV News) — L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre à Saint-Louis, a annoncé le Dicastère pour les causes des saints le 25 mars.

    La béatification aura lieu à Saint-Louis, sous la présidence du cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l'évangélisation.

    Le 9 février, le diocèse de Peoria, dans l'Illinois, avait annoncé que le Vatican avait donné son feu vert pour que la béatification de l'archevêque Sheen puisse se poursuivre, six ans après que le Saint-Siège l'eut reportée , initialement prévue pour décembre 2019, quelques semaines seulement avant la date prévue.

    Au Dôme du Centre des États-Unis

    Dans un communiqué du 25 mars, l'évêque Louis Tylka de Peoria a déclaré que la béatification aurait lieu à 14h00, heure centrale, au Dôme de l'America's Center à Saint-Louis.

    « Anticipant une forte participation, nous avons choisi ce lieu en raison de sa disponibilité, du fait qu'il soit en intérieur et de sa proximité avec le diocèse de Peoria », a déclaré l'évêque Tylka.

    L’évêque Tylka a ajouté qu’un certain nombre d’événements auront lieu à Peoria pour célébrer cette merveilleuse occasion.

    « C’est un moment de grâce immense pour l’Église, et plus particulièrement pour nous, dans le diocèse de Peoria, où l’archevêque Sheen est né, a été ordonné et a débuté son ministère sacerdotal », a-t-il ajouté. « Sa vie et son ministère continuent d’inspirer d’innombrables personnes à connaître et à aimer Jésus-Christ plus profondément. »

    « La messe de béatification sera un moment intense de prière et de célébration pour les fidèles, proches et lointains », a déclaré Mgr Tylka. « J’invite tous ceux qui ont été touchés par la vie et l’héritage de Mgr Sheen à se joindre à nous, en esprit ou en personne, pour cet événement historique. »

    « Joie indescriptible » lors de l'annonce

    Mgr Roger Landry, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires des États-Unis, a accueilli la nouvelle de la date de béatification avec une « joie indescriptible » et s'est dit « ravi » que le cardinal Tagle ait été choisi « pour être le légat pontifical, le célébrant et le prédicateur de la messe de béatification ».

    L’archevêque Sheen — qui fut lui-même directeur national des Œuvres pontificales missionnaires (1950-1966) — « est une source d’inspiration non seulement pour nous tous qui poursuivons son œuvre de prière et de soutien à l’œuvre missionnaire de l’Église à travers le monde, mais aussi pour tous ceux dont la foi a été renforcée par ses prédications, ses émissions, ses écrits et sa vie sainte de catholique », a déclaré Mgr Landry dans un communiqué du 25 mars à OSV News.

    « Le cardinal Tagle, tout comme Sheen », a-t-il ajouté, « est un prédicateur incroyablement doué, mais il saura sans aucun doute mettre l'accent sur les contributions que le bientôt bienheureux Fulton Sheen a apportées et continue d'apporter à bien des égards à l'œuvre missionnaire de l'Église. »

    Une voix majeure dans l'évangélisation

    En février, lors de l'annonce de la béatification de l'archevêque Sheen, l'évêque Tylka a qualifié le prélat de « l'une des plus grandes voix de l'évangélisation dans l'Église et dans le monde au XXe siècle ».

    « J’ai toujours admiré son engagement indéfectible au service de l’Église comme prêtre, un engagement nourri par sa profonde dévotion à la Vierge Marie et à l’Eucharistie », a déclaré Mgr Tykla. « Tout au long de sa vie, sa capacité à partager l’Évangile et à établir une véritable relation avec les gens a conduit d’innombrables âmes à une rencontre avec Jésus – une rencontre qui a transformé non seulement sa propre vie, mais surtout celle de ceux qu’il a côtoyés. »

    L'archevêque Sheen reste dans les mémoires comme l'un des évangélistes les plus influents et novateurs de l'histoire américaine. Surnommé autrefois « le porte-parole de Dieu », il annonçait la vérité divine avec une approche non conflictuelle, mais non moins vivifiante, à des millions de personnes par le biais de la radio, de la presse écrite et de la télévision.

    « Que l’annonce de la date de béatification de l’archevêque ait été faite le jour de la solennité de l’Annonciation est tout à fait appropriée », a déclaré Mgr Landry dans son communiqué. « Mgr Sheen a consacré sa vie à poursuivre l’œuvre de l’archange Gabriel, nous appelant à nous réjouir car le Seigneur est avec nous, et imitant la réponse de Marie en se mettant au service du Seigneur, laissant toute sa vie se développer selon sa parole. »

    Le prêtre a ajouté : « J'ai hâte d'être à Saint-Louis le 24 septembre pour célébrer avec les catholiques venus de tous les États-Unis et du monde entier. »

  • “En Belgique, ce n’est pas un gros problème de fracasser une statue du Sacré-Coeur de Jésus.” Polémique autour d’une séquence filmée de la radio flamande publique Studio Brussel.

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    De Jacques Galloy sur Eglise Info :

    “En Belgique, ce n’est pas un gros problème de fracasser une statue du Sacré-Coeur de Jésus.” Polémique autour d’une séquence filmée de la radio flamande publique Studio Brussel.

    Une vive polémique a éclaté en Flandre suite à une séquence filmée de Studio Brussel (VRT) montrant des animateurs détruisant avec un marteau des statues du Sacré-Coeur de Jésus et de la Vierge Marie. Malheureuse coïncidence, la vidéo polémique a été publiée le jour de la sortie du film « Sacré-Coeur » en Flandres. La controverse s’est intensifiée du fait que les auteurs ont admis en interview qu’ils n’auraient pas agi de la sorte avec des symboles issus de l’islam ou du judaïsme.

    Jésus x Bleu Monday

    La session de brisage des statues s’inscrit dans le cadre du « Blue Monday ». Le lundi 19 janvier dernier est considéré par certains comme le jour le plus déprimant de l’année. À cette occasion, les animateurs vedettes de la VRT (radio télévision publique flamande) Eva De Roo, Dries Lenaerts et Sam De Bruyn ont animé une émission en direct sur la radio filmée Studio Brussel, allant jusqu’à détruire deux statues représentant Jésus (et le Sacré-Coeur) et la Vierge Marie. Le but de l’émission est de consoler les auditeurs déprimés par le “Blue Monday” en fracassant des objets dans une “rage room”. “Il y avait par hasard une vieille statue de Jésus”, racontent les animateurs.

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  • Eglise, dogmes, hérésies : l’Institut docteur Angélique met en ligne trois séries de cours très importantes

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    L’Institut docteur Angélique a la joie de vous annoncer la mise en ligne de trois séries de cours très importantes, et déjà accessibles sur Internet
     
    1° L’histoire de l’Église
     
     
    2° L’histoire des dogmes
     
     
    3° Une brève histoire des hérésies
     
     
    Je vous communique aussi en pièce jointe le fichier avec les liens vers le récit en vidéo de la vie de presque tous les saints (catholiques et orthodoxes) dont on a des renseignements un peu solides. Vous trouverez facilement ces vies dans les nombreuses playlists qui correspondent à leur vocation : Les vierges, les martyrs, les Docteurs, les religieux, les missionnaires, les évêques, les papes, les mystiques, les Saint franciscains, les Saint Dominicains, les saints du Carmel etc.
     
     
    Avec toute mon amitié et en communion de prière
     
    RAPPEL L'Institut Docteur Angélique est un institut belge privé de philosophie et de théologie, dont toutes les études se font par correspondance, et qui a reçu en 2016 l'autorisation que de délivrer un master en philosophie et en théologie catholique, par le vicaire épiscopal de l'enseignement de Namur (l'Abbé Henri Ganty), avec l'appui moral de l'archevêque de Malines-Bruxelles Monseigneur André Léonard.
     
    Arnaud Dumouch 
  • Pachamama : une polémique cible le pape

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    De "Tribune chrétienne" :

    Pachamama : quelle est cette nouvelle polémique qui vise le pape Léon XIV ?

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    19 mars 2026

    La diffusion d’une photographie montrant l’actuel pape Léon XIV à genoux lors d’un rituel lié à la Pachamama suscite interrogations et trouble dans l’Église

    C’est le très conservateur site d’information américain LifeSiteNews qui a remis cette affaire sur le devant de la scène en publiant une photographie remontant à 1995 : on y voit celui qui est aujourd’hui le pape Léon XIV, alors le père Robert Francis Prevost, agenouillé lors d’un rituel de la Pachamama, dans le cadre d’un symposium augustinien organisé à São Paulo. L’image en question ne provient pas d’une source anonyme ou incertaine, mais des actes officiels de cette rencontre théologique, publiés en 1996 sous le titre Ecoteología: Una Perspectiva desde San Agustín. La légende accompagnant la photographie évoque explicitement une « célébration du rite de la Pachamama (mère terre) », décrite comme une pratique agricole propre aux cultures andines du Pérou et de la Bolivie.

    Le dossier a été mis en lumière par le père Charles Murr, qui travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage consacré au nouveau Souverain pontife. Selon lui, plusieurs prêtres augustins ont reconnu sans hésitation Robert Prevost sur cette image, une identification qui aurait été renforcée par la comparaison avec d’autres photographies de la même époque.

    D’autres éléments confirment en effet la présence du futur pape à ce symposium, notamment une photographie de groupe des participants ainsi que des images d’une célébration eucharistique organisée sur place. Sur ce point, les faits semblent relativement établis, même si la portée exacte de la scène représentée continue de susciter des interrogations.

    Car c’est bien là que réside le cœur de la polémique. La présence d’un religieux catholique à genoux dans un contexte présenté comme un rite non chrétien peut légitimement troubler, surtout au regard du premier commandement. Mais faut-il pour autant conclure à un acte d’adhésion religieuse ? Certains appellent à la prudence, rappelant le contexte des années 1990 en Amérique latine, marqué par des tentatives d’inculturation et de dialogue avec les cultures locales. La photographie, aussi frappante soit-elle, ne permet pas à elle seule de connaître l’intention intérieure de celui qui y apparaît. S’agissait-il d’une participation active, d’un geste de circonstance, ou d’une présence dans un cadre académique dont les codes peuvent aujourd’hui prêter à confusion ? La question demeure ouverte.

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    On se souvient en effet de la polémique majeure survenue en 2019, lorsque des statues liées à la Pachamama avaient été introduites dans des cérémonies à Rome, y compris à proximité de la basilique Saint-Pierre, dans le contexte du synode sur l’Amazonie sous le pontificat du pape François. Cet épisode avait profondément marqué de nombreux fidèles et nourri un débat encore vif aujourd’hui sur les limites du dialogue avec certaines expressions religieuses.

    À ce jour, le Vatican n’a pas officiellement réagi à ces révélations. Ce silence, qui peut s’expliquer par la nécessité de vérifier les faits, laisse néanmoins place à un certain malaise parmi les fidèles, d’autant que la question de la Pachamama a déjà suscité de vives tensions ces dernières années.

    Sans céder à des conclusions hâtives, cette affaire invite à une réflexion plus large sur les limites du dialogue entre la foi chrétienne et certaines expressions religieuses ou culturelles. Elle rappelle aussi combien des gestes posés dans un contexte donné peuvent, des années plus tard, être relus à la lumière d’une sensibilité ecclésiale différente. Une clarification de la part du Saint-Siège pourrait sans doute permettre d’apaiser les esprits et de replacer ces images dans leur juste contexte. En attendant, le débat reste ouvert, oscillant entre inquiétude, prudence et attente de vérité.

    Notre ami Arnaud Dumouch commente :

    Je pense que la polémique sur la Pachamama est une fausse polémique qui vient d’un manque de connaissances des méthodes d’évangélisation utilisées dans l’Eglise dès le 4e siècle. Pour résumer, il y a eu 2 méthodes :
     
    1° Celle utilisée par le patriarche Théophile d’Alexandrie (Egypte) (et par Charlemagne plus tard) qui consistait à détruire les temples des dieux égyptiens et éventuellement, à laisser des moines fanatiques massacrer les prêtres de l’ancien paganisme. Cet homme-là n’a jamais été canonisée par l’Église catholique. Voici sa vie :
    Thèmes abordés : Lorsque l’Eglise n’est plus persécutée et devient la pensée dominante du temps ; Comment amour et vérité doivent marcher ensemble ;

    Il fut patriarche d'Alexandrie en Égypte de 384 à 412. Jouissant d'un grand pouvoir, il se fit connaître par des méthodes extrêmement violentes et peu scrupuleuses. Il défendit la vérité contre l’amour, puis sa réputation et son honneur au mépris de la vérité et de l’amour. Il fut l’un des principaux persécuteurs de saint Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople qui écrivit : « Donnez-moi deux attelages pour une course de char. Le premier sera l'orthodoxie accompagnée de la dureté du cœur ; L'autre sera l'hérésie accompagnée de l'humilité. Vous verrez l'attelage de l'humilité gagner la course non pas à cause du poids de l'hérésie mais à cause de la vigueur de l'humilité ».

    2° L’autre forme d’évangélisation consistait à baptiser les temples des anciens dieux, c’est-à-dire par exemple à se servir de la déesse Isis et de la transformer son temple en un temple à la Vierge Marie, à transformer un temple du dieu Horus en un temple consacré à saint Georges.

    Les jésuites ont repris dans l’évangélisation des Indiens d’Amérique centrale cette méthode et ont expliqué que la Pachamama (la mère des dieux) était en fait la Vierge Marie. Et c’est ainsi que les Jésuites faisaient passer paisiblement les païens à la religion chrétienne sans qu’il y ait des tensions.
  • Marcel Gauchet récuse la « dictature du relativisme » pointée par Benoît XVI

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    De Radio Notre-Dame ("Le grand témoin" avec Louis Daufresne) :

    © RND-RCF
    11 mars 2026

    Marcel Gauchet récuse la « dictature du relativisme » pointée par Benoît XVI

    17 min
    cliquer sur ce lien pour accéder au site de l'émission :

     

    Marcel GAUCHET, historien, philosophe, sociologue. Auteur de Comment pensent les démocraties (Albin Michel)

    Dans une société liquide où tout se vaut et tout se vend, les idées et les identités sont comparables à des objets placés sur la gondole du supermarché : leur valeur est celle de choses que l’on renouvelle au gré de l’arbitraire des modes et des passions. « Dans un monde renversé, même le vrai est un moment du faux », disait Guy Debord. C’est très difficile pour une institution solide comme l’Église catholique de survivre dans ce monde-là, d’être devenue une idée parmi d’autres. Mais après tout, n’a-t-elle pas ce qu’elle mérite puisque, selon la célèbre thèse de Marcel Gauchet, le christianisme serait la « religion de la sortie de la religion ». C’est lui qui, en séparant Dieu de César, a offert à César un espace qui lui est propre, avec le pluralisme idéologique qui le caractérise et, peu ou prou, remonte dans sa forme contemporaine à 1848, époque où se consolidèrent trois camps, les conservateurs, les libéraux et les socialistes. C’es cadres mentaux demeurent, malgré la vacuité de certains débats politiques actuels. L’idéologie est ainsi, au sens technique du terme, ce qui anime l’espace démocratique. Elle se distingue se distingue de la variété des opinions qui pouvaient prévaloir auparavant, dans des sociétés homogènes et verticales, où il fallait statuer sur le vrai et le faux. Dans cet entretien, Marcel Gauchet, premier titulaire de la chaire du Collège des Bernardins, l’Église, influencée par l’esprit du siècle, a évolué vers la gestion démocratique des pluralités qui la constituent, sans céder au relativisme dont le pape Benoît XVI dénonçait la prédominance.

  • En quête d'esprit (Aymeric Pourbaix) : Marie face à la déchristianisation en Europe

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    Marie face à la déchristianisation en Europe : En quête d'esprit (Émission du 08/03/2026)
    Aymeric Pourbaix
     
    Tous les dimanches à 13h

    Tous les dimanches, Aymeric Pourbaix et ses invités abordent l’actualité d’un point de vue spirituel et philosophique dans #EQE

    La Vierge Marie est un antidote à la déchristianisation de l'Europe. Comme l'explique Inti Paolucci, président de Radio Maria Angleterre, par son OUI définitif à Dieu, elle est la voie royale qui mène à son Fils.

    https://www.cnews.fr/emission/2026-03-08/marie-face-la-dechristianisation-en-europe-en-quete-desprit-emission-du

    cliquer sur le logo en-dessous à droite pour accéder au plein écran
  • Technologie, réseaux sociaux, IA : le risque que les humains deviennent des objets

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    De Tommaso Scandroglio sur la NBQ :

    Technologie, réseaux sociaux, IA : le risque que les humains deviennent des objets

     

    La Commission théologique internationale a publié une note sur l'anthropologie chrétienne face au développement technologique. Ce document met en garde contre le transhumanisme et le posthumanisme et explique comment la généralisation des technologies a un impact négatif sur l'identité.

    09/03/2026

    Le 4 mars, la Commission théologique internationale a publié une longue note intitulée « Quo vadis, humanitas ? Réflexions sur l’anthropologie chrétienne face à certains scénarios d’avenir pour l’humanité » . Cette note, divisée en 164 points, traite du développement humain en relation avec le développement technologique. La Commission théologique y examine de nombreuses questions conceptuelles, souvent abordées de manière verbeuse et tout aussi souvent hors sujet. Nous en soulignons ici deux particulièrement frappantes.

    D'après ce document, deux phénomènes philosophiques, aux répercussions immédiates dans le domaine technologique, sont particulièrement dangereux pour le développement harmonieux de l'humanité : le transhumanisme et le posthumanisme. « Le transhumanisme  lit-on dans la note – est un mouvement philosophique qui part du principe que les êtres humains peuvent et doivent utiliser les ressources de la science et de la technologie pour dépasser les limites physiques et biologiques de la condition humaine, […] façonnant ainsi leur propre évolution et maximisant leur potentiel, jusqu'à remodeler l'être humain pour le rendre apte à aller au-delà » (14). Le transhumanisme, en définitive, prône l'avènement du surhomme, un homme si surpuissant qu'il deviendrait autre que lui-même. Un homme qui dépasse – et c'est là une pure dystopie – sa propre nature et se dénature de ce fait. Le posthumanisme, en revanche, rend « la frontière entre l’humain et la machine complètement fluide » (15), prêchant l’absence d’une nature spécifique pour la personne humaine : l’homme serait indéterminé et pourrait donc potentiellement fusionner avec d’autres entités dans un tout cosmique.

    Dans les deux cas, on assiste à une tentative de déformer l'homme, puisqu'un « jugement négatif est porté sur la condition humaine telle qu'elle est, et finalement sur son identité . De là naît le rêve de la réinventer, un rêve motivé par l'insatisfaction face à ce qui est donné tel quel » (57). Un trait propre à toute idéologie se dessine ainsi : le rejet de la réalité pour en inventer une nouvelle. La tentation est donc de se substituer au Créateur pour devenir soi-même créateur. Le potentiel technologique actuel, désormais perçu comme omnipotent, rend le désir incessant d'autopoïèse de l'homme encore plus séduisant.

    En réponse à ces deux thèses philosophiques, on peut rappeler que l'être humain doit se perfectionner non pas parce que la nature l'exige, par manque de quelque chose, mais parce que c'est ce que la nature demande. La nature lui sert de critère pour atteindre sa propre perfection, mais aussi de limite : ontologiquement, l'homme ne peut jamais être différent de ce qu'il est, ou plutôt , de qui il est. Cette perfection, explique la note, est possible non seulement en exploitant le potentiel naturel, mais surtout par la grâce divine : « Le sens juste de ce “dépassement” caractéristique de l’humain se trouve dans le “transhumain” exprimé par Dante au premier Chant du Paradis, comme dans d’autres modes d’expérience de la “divinisation”, l’effet d’une union intime avec Dieu par la grâce plutôt que le produit de techniques humaines plus ou moins élaborées. […] À ce niveau de discours, on peut mesurer la profonde distance qui existe entre le rêve de “devenir comme des dieux” (cf.  Gn  3,4) d’un certain  transhumanisme  ou  posthumanisme  et le don de la “divinisation” compris comme participation à la vie divine dans l’humanité transfigurée des enfants de Dieu en Christ » (24). C’est dans la participation à l’être de Dieu – c’est ce qu’indique le terme, certes imparfait, de “divinisation” employé dans la note – que l’homme se perfectionne, c’est-à-dire qu’il devient toujours plus humain, toujours plus lui-même. Une participation imparfaite ici-bas et parfaite au Paradis : « nous serons comme lui, « Car nous le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3, 2). Dans le transhumanisme et le posthumanisme, la quête de transcendance est vouée à l’échec, car l’homme est réduit à sa seule dimension physique, et parce qu’il se fonde uniquement sur ses capacités humaines, et surtout parce que la nature, comprise métaphysiquement, constitue une limite infranchissable. En revanche, dans le christianisme, la volonté de transcender, c’est-à-dire de dépasser non pas la condition naturelle mais la condition de la nature déchue, est accessible grâce aux forces de l’âme et à la grâce de Dieu. Un mouvement de transcendance si élevé, bien plus élevé que celui imaginé par les transhumanistes, qu’il nous rend semblables à Dieu.

    Un second thème suggestif abordé par la note est celui du rapport entre technologie et identité. À cet égard, la Commission écrit que, puisque « la technologie numérique, les médias sociaux, l’intelligence artificielle [sont] des outils plus étroitement  liés à notre compréhension de nous-mêmes , utilisés pour nous exprimer sous diverses formes de communication sociale, pour façonner des identités personnelles ou collectives, pour cultiver des relations avec autrui, une transformation plus intime s’opère. La technologie numérique n’est plus seulement un outil, mais constitue un véritable environnement de vie, avec sa propre manière de structurer les activités et les relations humaines » (33). L’intuition est pertinente : la technologie numérique n’est plus seulement un moyen, mais un environnement, une structure technologique déjà sociale car nous vivons en son sein, nous y sommes immergés et, par osmose, nous en assimilons le contenu. C’est une condition existentielle. Cet environnement techno-social, si omniprésent, flexible, personnalisable, englobant la quasi-totalité de nos activités et, concernant l’IA, imitant l’intelligence humaine, transforme nos identités. Le risque est que les humains, de sujets, deviennent des objets, et les instruments, d'objets, des sujets ; que les humains, d'agents, deviennent des sujets, et les instruments, d'acteurs, des sujets. En substance, le danger réside dans le fait que notre identité est façonnée par les réseaux sociaux, l'IA et les innombrables appareils que nous utilisons. Les humains deviennent ainsi des cyborgs et les machines des humanoïdes. Un véritable échange d'identités s'opère, où le réel devient virtuel et le virtuel devient réel.

    La note se concentre ensuite sur une manière particulière de construire son identité par le biais des technologies numériques : « Dans de nombreux environnements de l’infosphère, on observe une insistance à être reconnu, à partager en permanence en ligne pensées et émotions, qui doivent être “reconnues par autrui”. Malgré le besoin humain légitime de reconnaissance, ce phénomène excessif est symptomatique d’une incertitude identitaire. Précisément parce que celle-ci doit être “inventée” sans instances objectives externes (nature, valeurs culturelles, rôles sociaux, coutumes partagées), l’identité est plus fragile : elle invoque la reconnaissance mais doit la négocier, l’attirer, la conquérir, quitte à crier ou à déformer la réalité. Le moi, aujourd’hui, lutte dans l’espoir d’être reconnu par quelqu’un » (43). Le moi se construit avec des milliers, des millions de « j’aime » et d’abonnés, c’est-à-dire par l’appréciation, la considération, le consensus. Vous existez si vous existez pour les autres, au-delà des paramètres objectifs tels que la nature, les valeurs culturelles, les rôles sociaux, les coutumes partagées. Le moi est alors désincarné de la nature, de son histoire, de ses relations sociales physiques, de sa famille, de ses talents. L’identité naît et meurt dans le virtuel. Vous êtes l’image que les autres ont de vous. Narcisse n'est que l'image qu'il voit se refléter dans l'eau. Et cette eau, aujourd'hui, s'appelle les réseaux sociaux.

  • 21NEWS sanctionné : "La Belgique a un problème avec la liberté d’expression "

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    D'Europe 1 sur Youtube :

    Le média belge 21News a été sanctionné le 18 février par le Conseil de déontologie journalistique pour avoir publié la retranscription du discours prononcé par le vice-président américain JD Vance à la conférence de sécurité de Munich, le 14 février 2025. Selon l’instance, le média belge aurait permis à JD Vance de "déployer ses éléments de langage sans distance ni réaction", au risque que cela puisse "inciter au racisme, à la discrimination, à la haine ou à la violence envers les migrants".