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Suppression de comptes Twitter et Facebook : les géants du numérique peuvent-ils disposer arbitrairement de la liberté d'expression ?

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De Vatican News :

La régulation des GAFAM de nouveau d'actualité

La supression des comptes Twitter et Facebook de Donald Trump au-delà des nombreuses polémiques engendrées relance le débat sur l'encadrement de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Quel doit être le statut des géants du numériques? Peuvent-il échapper aux règles d'une liberté d'expression sans garde-fous? Analyse du sociologue des médias, Dominique Wolton.
 
Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

La fermeture des comptes personnels Twitter et Facebook de Donald Trump, suite à l’attaque du Capitole la semaine passée, a provoqué de nombreux débats sur la liberté d’expression. Longtemps accusées de laxisme ou de permissivité, les plateformes sur les réseaux sociaux sont aujourd’hui accusées par les supporteurs du président américain, mais aussi bien au-delà de censure.

Des patrons de géants de la Tech peuvent-ils décider unilatéralement quels propos ils souhaitent lire ou entendre ? Pourquoi d’autres comptes de dirigeants où des propos excessifs sont parfois tenus sont-ils eux toujours actifs ? Donald Trump n’a pas fait mystère de créer sa propre chaîne de télévision et ses soutiens ont migré en masse vers d’autres réseaux comme Parler, même si ce réseau a également été bloqué pour son refus de modérer les messages. 

Le statut des réseaux sociaux en question

Cet épisode relance le débat sur la régulation nécessaire des contenus portés par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) et donc une volonté politique pour rappeler que la liberté d’expression se doit d’être exprimée dans un cadre. Entreprises privées concentrées dans la Silicon Valley californienne, ces géants n'ont jusqu'ici eu des comptes à rendre qu'à eux eux-mêmes. Par le passé, de nombreux débats ont eu lieu sur cette toute puissance technologique. L'hypocrisie de ces géants du numérique est aussi pointée du doigt: comment le compte du président des États-Unis peut-il être supprimé alors que chaque jour des milliers d'autres comptes relayant des appels à la haine sont encore actifs ? Ceux-ci ne disparaissent qu'après signalement des internautes et le processus est parfois long.

Ce projet de régulation est pour l'heure porté par l'Union européenne et sera, semble t-il, l'un des grands enjeux des mois à venir. La Comission européenne prépare un texte en ce sens pour contraindre les géants de la Tech à respecter un certain nombre de règles. 

Quels est l'impact de cette décision de Twitter de couper la parole Donald Trump? Quels sont les questions posées derrière ce coup de force ? L’analyse de Dominique Wolton, spécialiste des médias et Directeur de recherche au CNRS en sciences de la communication.

Lire aussi la Sélection du Jour : Trump censuré par les GAFAM : deux scenarios pour l'avenir

Commentaires

  • Surtout ne pas se laisser prendre à la rhétorique de Dominique Wolton. Celui-ci est un sociologue situé bien à gauche comme la plupart de ses collègues..
    La question fondamentale posée revient à se demander si une régulation des moyens de diffusion des opinions est possible. Je crois personnellement que la réponse est oui, mais que les voies qui ont été suivies jusqu'à présent se sont avérées fausses pour la simple raison que le but recherché a toujours été de réduire au silence les opinions contraires au politiquement correct. Les lois visant par exemple à traquer le racisme et les propos haineux dans la presse ont toujours été très floues sur ce qu'est réellement le racisme ou un propos haineux. Or faute d'une définition précise, on est livré à l'arbitraire d'une interprétation qui élargit indéfiniment le spectre des intentions supposées mauvaises. Ainsi, être raciste ne se limite plus à dire du mal de quelqu'un parce qu'il appartient à une autre ethnie. Il suffira pour être condamné de s'interroger sur l'opportunité de continuer à en accueillir sur le sol national.
    Un autre angle d'attaque de la bien-pensance est la soi-disant lutte contre les "fake news". On nage à nouveau en plein arbitraire puisqu'il n'y a aucun critère objectif pour distinguer a priori une information fausse d'une information vraie, a moins d'admettre que seules appartiennent à cette dernière catégorie les informations émanant du Ministère de la Vérité.
    En conclusion, on n'a jamais réellement voulu réguler les canaux de diffusion des idées, on s'est hypocritement contenté de vouloir faire taire les dissidents et les adversaires.

  • Les "maîtres de ce monde" sont de plus en plus immondes. Qu'a fait Donald Trump pour mériter tant de haine médiatique et politique? Bien plus puissant que lui, le nouvel ordre mondial lui applique une muselière digne des pires régimes totalitaires. Un pouvoir occulte aura eu raison d'un président honni par un système inspiré par le démon. Prions pour Donald Trump qui, de plus en plus esseulé, restera comme le symbole des sans voix, et de ceux qui souscrivent aux valeurs issues du christianisme

  • Votre commentaire est complémentaire du mien. Je suis entièrement d'accord avec vous. En fait, on a assisté à un véritable coup d'état qui va précipiter les USA dans une décadence accélérée. Le parti "démocrate" est devenu le conglomérat de la gauche la plus radicale, des libéraux-libertaires et de milliardaires qui veulent se refaire une virginité en adoptant une attitude "progressiste".

  • Dîtes-moi, monsieur Snyers, quel est ce „pouvoir occulte“?

  • A CAP Zwinkels,
    Votre question est adressée à J.P. Snyers et il vous répondra sans doute. Je vais néanmoins apporter ma réponse à votre question.
    Jeff Bezos, le dirigeant d'Amazon a vu sa fortune croître de 77 milliards de dollars en douze mois ce qui l'a amenée à la coquette somme de 192 milliards de dollars. Gageons que MM Zuckerberg, Dorsey et al. ont suivi son exemple inspirant. A un tel niveau de fortune le risque est élevé de sombrer dans l'hubris (la démesure) que les Grecs de l'Antiquité considéraient comme à l'origine de toutes les tragédies. Cette tentation peut se manifester par un sentiment de toute puissance et la conviction que s'ils sont devenus aussi fortunés c'est pour diriger le monde, le faire enfin sortir de l'obscurité d'avant pour le faire accéder à la lumière. Cette forme de messianisme est très évidente chez un G. Soros (je sais il n'est pas des GAFAM) lorsqu'on lit certaines de ses déclarations..
    Jusqu'à présent, leur action était relativement discrète, mais aujourd'hui le masque est tombé, ils ont pris le pouvoir politique. Celui-ci a une apparence, mais le "pauvre" Biden n'aura en réalité aucune importance, il dansera comme on lui dira de danser. Tous les quatre ans on organisera bien encore un cirque électoral, mais les dés seront pipés puisque les adversaires du "progrès" auront tous été tués socialement. A la longue, ce plan échouera car Dieu se rit des plans élaborés contre Lui par l'homme, mais que de dégâts causés jusque là.
    Je me doute bien que ma prose a un petit air "complotiste" qui vous fera hausser les épaules. Interrogez-vous néanmoins sur l'origine de l'étrange unanimité de la presse sous toutes ses formes.

  • Merci por votre réponse, mais c‘est évidemment celle de mr Snyers qui m‘intéresse d‘abord.

    Le fait que, devenant ultra-riche implique ipso facto une manipulation du pouvoir démocratique est une vue de l‘esprit, le vôtre en l‘occurrence.
    Eh oui, c‘est du complotisme...

    Merci tout de méme!

  • Avec un choix tel que Lady Gaga pour animer l'intronisation de Biden, l'influence occulte est assez perceptible. Ceux qui la nient devraient se documenter.

  • A CAP Zwinkels
    Vous m'avez lu un peu vite. J'ai écrit :" le risque élevé", ce qui n'est pas équivalent à "ipso facto".
    Quant aux risques que font courir les ultra-riches à la
    démocratie, ils me semblent bien plus réels que la menace correspondante émanant des "red necks". Le nier est réellement complotiste puisque les ultra-riches exercent, par leur énorme pouvoir financier, une influence sans commune mesure avec celle que peuvent lui opposer les "péquenots" des Etats centraux..

  • Et pourquoi vos „red necks“ du Capitole seraient-ils moins dangereux que les S.A. de Berlin, les „Chemises Noires“ à Rome ou les Bolsheviks à St Petersbourg ?

    A vous lire, face à la puissance économique de l‘aristocratie russe les Bolsheviks n‘avaient aucune chance!

  • Je n'ai jamais affirmé que toutes les révolutions réussies obéissaient à une loi unique, ce serait parfaitement ridicule. Les exemples que vous m'opposez sont d'ailleurs éloignés dans le temps et concernent des sociétés très différentes de l'Europe et des USA actuels. Comme je vis en Europe à notre époque, c'est le devenir des sociétés de ce type qui à la fois m'intéresse et m’inquiète, non pas pour moi, mais pour mes enfants, petits-enfants et successeurs (j'ai maintenant un arrière-petit-fils). .

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