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La démission de l'archevêque de Paris

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Lu sur le site du journal le Monde :

L’archevêque de Paris, Michel Aupetit, a présenté sa démission au pape

Le prélat a admis avoir eu « un comportement ambigu » envers une femme en 2012. Seul le pape peut décider d’accepter ou de rejeter sa demande de démission.

A la tête du diocèse le plus important de France depuis décembre 2017, Mgr Michel Aupetit, qui a succédé au cardinal André Vingt-Trois, se trouve dans la tourmente. Il a remis cette semaine au pape François sa démission après avoir été accusé dans la presse d’avoir entretenu une relation intime avec une femme, ce qu’il a catégoriquement démenti. « Un courrier [a été] envoyé cette semaine », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le diocèse de Paris, confirmant une information du Figaro. Le quotidien ajoute que Mgr Aupetit « a rencontré la semaine dernière à Rome le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, en ce sens ». Seul le pape peut décider d’accepter ou de rejeter la démission.

Dans La Croix, l’archevêque explique sa démarche : « Le mot « démission » n’est pas celui que j’ai employé. Démission voudrait dire que j’abandonne ma charge. En réalité, je la remets dans les mains du Saint-Père, parce que c’est lui qui me l’a donnée. Je l’ai fait pour préserver le diocèse, car, comme évêque, je dois être au service de l’unité ».

Lire aussi  Six choses à savoir sur le nouvel archevêque de Paris, Mgr Aupetit

« Comportement ambigu »

Mercredi sur son site internet, Le Point affirmait que Mgr Aupetit avait eu cette année-là une relation intime et consentie avec une femme, faisant référence à un courriel qu’il aurait envoyé par erreur et qui ne laissait pas de doute, selon l’hebdomadaire, quant à la relation entretenue. Il ne s’agissait « pas d’une relation amoureuse » ni d’une « relation sexuelle », a assuré vendredi à l’AFP le diocèse. « Il s’en était ouvert à sa hiérarchie à l’époque ».

« Je reconnais que mon comportement vis-à-vis d’elle a pu être ambigu, laissant ainsi sous-entendre l’existence entre nous d’une relation intime et de rapports sexuels, ce que je réfute avec force », disait Mgr Aupetit dans l’article du Point.

La demande de démission « n’est pas un aveu de culpabilité, mais un geste d’humilité, une mise à disposition », a souligné le diocèse. Michel Aupetit fait ce geste aujourd’hui « parce qu’il comprend qu’il puisse y avoir un trouble chez les catholiques du diocèse », a-t-on ajouté.

Le Vatican tranchera

La réponse du pape peut prendre plusieurs semaines, le temps pour lui d’examiner et d’évaluer les raisons qui poussent un prélat a vouloir « remettre sa charge ». Il peut refuser la demande. François avait ainsi d’abord opposé une fin de non-recevoir à plusieurs demandes de démission du cardinal Philippe Barbarin, mis en cause pour ses silences au sujet des agressions sexuelles d’un ancien prêtre. Il avait finalement accepté la démission en 2020, lorsque l’archevêque de Lyon avait été relaxé en appel.

En juin, le souverain pontife a rejeté la demande de démission de l’archevêque de Munich, Reinhard Marx, qui souhaitait tirer les conséquences de l’« échec », selon lui, de l’Eglise quant à « la catastrophe des abus sexuels », notamment dans le diocèse de Cologne. Initialement, Mgr Aupetit ne souhaitait pas rendre publique sa demande « pour que le pape puisse prendre sa décision librement », a-t-on souligné au diocèse.

Médecin avant d’entrer dans les ordres

Nommé en décembre 2017, l’ecclésiastique fut médecin généraliste en région parisienne pendant onze ans avant d’entrer dans la prêtrise. Celui qui aime à dire que Dieu lui « a donné rendez-vous sur le tard » a été ordonné prêtre du diocèse de Paris en 1995, à 44 ans, par le cardinal Lustiger. Il y a exercé différents ministères de vicaire et curé, mais aussi d’aumônier auprès de la jeunesse.

Michel Aupetit a été promu évêque auxiliaire en 2013. Seulement un an plus tard, il hérite d’un diocèse de plein droit, celui de Nanterre. Trois ans et demi plus tard, en 2017, celui qui se rêvait « curé de campagne » est hissé à la tête du plus urbain des diocèses.

L’archevêque, qui a eu à gérer l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019, est connu pour ses positions strictes concernant la famille et la bioéthique : il a notamment soutenu régulièrement les « marches pour la vie » hostiles à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Il a aussi eu maille à partir avec les milieux homosexuels en 2012 lors des débats sur le « mariage pour tous ».

Commentaires

  • Il commis un faute, une grave faute, mais j'ai bien peur qu'à place soit nommé un archevêque des plus moderniste./ Monseigneur Aupetit était loin d'être le pire sur la plan doctrinal.Et sur les faits qu'on lui reproche, j'attends sa défense

  • Mais que disez vous exactement?
    vous affirmez d’emblée qu’il a commis une faute grave,
    et ensuite que vous attendez les arguments de sa défense...
    Et pour finir que, en ce qui vous concerne, la chose qui importe vraiment est le « make up » doctrinal de son successeur...

    Assez typique, je dois dire

  • Il s'agit là d'ingérence odieuse de la part de l'AFP et des médias qui, tels des "saintes nitouches" lancent en pâture un évêque comme s'il était pédophile.
    C'est un fait, tout ce qui concerne la pédophilie dans l'Eglise doit être clarifié et porté à la connaissance (et pas n'importe comment d'ailleurs), car il s'agit d'actes criminels.

    En revanche, les tentations qu'éprouvent, comme tout homme, les prêtres sains de corps et d'esprit ainsi que leurs chutes, dès lors qu'il n'y a pas de victime, ne concernent QUE, ET RIEN QUE leur hiérarchie et leur confesseur, pas même les autres baptisés.

    Monsieur Snyers affirme que Mgr Aupetit a commis une faute grave.
    Or je lis:

    "Il ne s’agissait « pas d’une relation amoureuse » ni d’une « relation sexuelle », a assuré vendredi à l’AFP le diocèse. « Il s’en était ouvert à sa hiérarchie à l’époque ».
    (Au passage: qui est donc l'AFP pour que l'Eglise doive ainsi se justifier?????)

    Moi je vois en Mgr Aupetit, la droiture d'un prêtre qui a certes peut-être eu une tentation, mais n'y a pas succombé. Nous devrions tous en prendre de la graine.

    De grâce, ne nous transformons pas en voyeurs et juges autoroclamés comme les médias, cette engeance de vipères à laquelle nous ne devons RIEN DE RIEN DU TOUT!

  • Exactement, il n'y a absolument aucune information sur une quelconque faute grave. En tant que prêtre solide, il est évidemment une cible pour ceux qui veulent détruire l’Église, et d'autant plus s'il est cohérent et courageux au point de défendre la vie à naître et le sacrement de mariage.

  • Mgr. Aupetit est un pasteur fidèle à la doctrine de l'Eglise qu'il ne cesse d'enseigner "à temps et à contretemps". Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les homélies qu'il prononce presque tous les Dimanches durant la messe du soir à Saint Germain l'Auxerrois, diffusées sur KTO. Souvent, il glisse une allusion aux dérives de notre époque en matière de bioéthique.
    Cela suffit pour que le monde le prenne en haine comme tous les vrais disciples du Christ. A partir de là, tous les coups sont permis pour le faire taire...

  • Il est bien précisé qu'il pourrait y avoir "interprétation" d'un comportement "ambigu", et que la vérité doit être entendue. C'est juste et compréhensif.

    Etre Prêtre et médecin est une chance pour l'Eglise. La palette est plus large pour la compréhension de l'humain et l'aide psychologique et spirituelle.

    Leurs sermons ont une approche fine et adaptée, je crois.. .
    On bénéficie aussi de l'assurance de scientifiques qui connaissent par l'expérience des deux disciplines.
    L'embryon est défendu par eux ... Ils savent qu'il est une personne.

    Mais, c'est connu, on peut aussi être aimé par quelqu'un sans le partager... D'où ambigüité qui doit être entendue bien évidemment.

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