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Islam - Page 129

  • Le Caire : Un document pour le renouvellement du discours religieux

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    Sandro Magister 

    "Le 24 janvier, la version en ligne de la revue égyptienne "Yawm al-Sâbi" (Le Septième Jour) a publié un texte intitulé "Document pour le renouvellement du discours religieux". Avant la fin de ce jour-là, le texte en question était déjà présent sur plus de 12 000 autres sites arabes.

    C’est un jésuite islamologue, Samir Khalil Samir, Égyptien de naissance, très apprécié par Benoît XVI, qui l’a signalé en dehors du monde arabe et en a souligné l'importance. Il a traduit et commenté les passages essentiels du document dans deux articles qui ont été publiés sur le site de l'agence de presse en ligne "Asia News" de l’Institut Pontifical des Missions Étrangères.

    Le texte original du document, en arabe, se trouve sur cette page web de "Yawm al-Sâbi" :

    > "Document pour le renouvellement du discours religieux"

    Il est expliqué sur cette page que ce document a été écrit en suivant les indications fournies par 23 penseurs musulmans égyptiens, dont les noms sont indiqués un par un.

    D’après le père Samir, ce sont tous des intellectuels et des croyants renommés. On trouve parmi eux Nasr Farid Wasel, ancien grand mufti d’Égypte ; Gamal al-Banna, frère du fondateur des Frères Musulmans ; l’imam Safwat Hegazi ; les professeurs Malakah Zirâr et Âminah Noseir ; le célèbre écrivain islamiste Fahmi Huweidi ; les prédicateurs de la mission musulmane Khalid al-Gindi, Muhammad Hedâyah, Mustafa Husni. Trois d’entre eux figurent, au début du document, sur la photo qui est reproduite sur cette page.

    Le document est composé de 22 points rédigés en style télégraphique, qui dessinent un programme de réforme de l'islam : passer d’une pratique superficielle et extérieure de cette religion à une pratique qui soit plus authentique et plus essentielle.

    Le voici, sur la base d’une traduction "à chaud" du texte en arabe effectuée par le père Samir :

    * DOCUMENT POUR LE RENOUVELLEMENT DU DISCOURS RELIGIEUX
    Le Caire, le 24 janvier 2011


    1. Réexaminer les recueils de Hadiths [phrases attribuées à Mahomet par la tradition] et les commentaires du Coran, pour les purifier.
    2. Soumettre à une vérification le vocabulaire politico-religieux musulman, comme par exemple la jizya [impôt spécial demandé aux dhimmis, les minorités non musulmanes soumises à des restrictions].
    3. Trouver une nouvelle formulation du concept de fraternisation entre les sexes.
    4. Mettre au point la vision musulmane de la femme et trouver des formes convenables pour le droit du mariage.
    5. L’islam est une religion de la créativité.
    6. Expliquer le concept musulman de djihâd [la guerre sainte intérieure et extérieure] et clarifier les normes et obligations qui la régissent.
    7. Bloquer les attaques contre les manifestations extérieures de piété et les pratiques étrangères provenant d’états voisins.
    8. Séparer la religion et l’état.
    9. Purifier le patrimoine des premiers siècles de l’islam (salafisme), en écartant les mythes et les attaques contre la religion.
    10. Donner une formation adéquate aux prédicateurs missionnaires et, dans ce domaine, ouvrir les portes à ceux qui n’ont pas étudié à l’université Al-Azhar, selon des critères bien clairs.
    11. Formuler les vertus communes aux trois religions révélées.
    12. Donner des orientations en ce qui concerne les us et coutumes occidentaux et éliminer les comportements erronés.
    13. Préciser la relation qui doit exister entre les membres des religions à travers l’école, la mosquée et l’église.
    14. Rédiger de manière adaptée à l’Occident la présentation de la biographie du Prophète.
    15. Ne pas éloigner les gens des systèmes économiques par l’interdiction de traiter avec les banques.
    16. Reconnaître le droit des femmes à accéder à la présidence de la république.
    17. Combattre les prétentions sectaires, [en soulignant] que la bannière de l’islam [doit être] unique.
    18. Inviter les gens à aller vers Dieu par la gratitude et la sagesse, et pas par les menaces.
    19. Faire évoluer l’enseignement d’Al-Azhar.
    20. Reconnaître le droit des chrétiens à accéder à des fonctions importantes et [même] à la présidence de la république.
    21. Séparer le discours religieux et le pouvoir et rétablir son lien avec les besoins de la société.
    22. Améliorer le lien entre la dawah [l’appel à se convertir à l’islam] et la technologie moderne, les chaînes satellitaires et le marché des cassettes musulmanes.

    Ces 22 points sont suivis d’autant de paragraphes de commentaires. Qui, d’après le père Samir, laissent entrevoir une véritable révolution par rapport aux manières traditionalistes et puritaines de vivre l'islam qui ont été introduites dernièrement en Égypte et qui proviennent surtout d'Arabie Saoudite.

    Dans son analyse publiée par "Asia News", le père Samir considère comme important le point 8, qui propose de séparer la religion et la politique. Dans le commentaire joint – souligne-t-il – figure le mot "almaniyyah", laïcité. Un mot qui, dans les pays arabes, est généralement compris comme signifiant athéisme et qui est donc condamné par principe. C’est tellement vrai que, pendant le synode consacré au Moyen-Orient qui a eu lieu à Rome en octobre dernier, les évêques ont évité de l’utiliser.

    Dans le cas présent, au contraire, les auteurs du document écrivent dans leur commentaire que la laïcité ne doit pas être considérée comme une ennemie de la religion, mais plutôt comme une protection contre l'utilisation politique ou commerciale de la religion. "Dans ce contexte – écrivent-ils – la laïcité se trouve en harmonie avec l'islam et par conséquent elle est juridiquement acceptable". Mais elle ne l’est pas si elle se transforme en un contrôle exercé par l’État sur les activités musulmanes.

    Commentaire du père Samir :

    "Ce point, même s’il a fait l’objet de beaucoup de débats, est la preuve du fait qu’est en train de naître en Égypte le concept de société civile, qui ne coïncide pas immédiatement avec la communauté musulmane".

    Le point 6 concernant la guerre sainte est également remarquable. Les auteurs du document n’admettent celle-ci que si elle est défensive et uniquement en terre musulmane. Il n’est jamais permis de tuer des gens désarmés, des femmes, des personnes âgées, des enfants, des prêtres, des moines. Il n’est jamais permis d’attaquer des lieux de prière. Les auteurs soulignent que cette doctrine est celle de l'islam depuis 1 400 ans et que ceux qui la violent la trahissent gravement.

    Le signal qui est émis par ce document est faible. Cependant il ne faut pas le négliger. Lorsque ces sujets ont été traités – c’est arrivé plusieurs fois jusqu’à maintenant – lors de discussions entre personnalités de l’Église catholique et de l'islam, il n’est jamais arrivé qu’ils soient repris et diffusés dans l'opinion publique musulmane.

    Ce document du Caire, au contraire, est né chez les musulmans et il a immédiatement été diffusé dans un cercle d’opinion plus vaste. Il provoque de très nombreux commentaires sur différents sites internet, opposés et hostiles pour la plupart, mais qui constituent néanmoins, en tout cas, la preuve d’une volonté d’en discuter.

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  • "Le fanatisme ne bénéficie à personne"

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    Chrétiens et musulmans ensemble contre le fanatisme

    Cathobel : "Chrétiens et musulmans ont été invités par la Ligue arabe à participer à une rencontre interreligieuse sur Jérusalem et sur le fanatisme religieux, les 2 et 3 février, à Doha, capitale du Qatar.

    L'idée de cette rencontre, explique le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, est due à la vague de terreur et de condamnation qui a suivi les massacres de Bagdad, en Irak, et d'Alexandrie en Egypte ». Selon le patriarche, qui participera aux discussions, ces massacres « ont réveillé » la conscience des chefs religieux musulmans sur « les dangers » que représente le radicalisme. Depuis l'attentat d'Alexandrie, relève Mgr Twal, « hommes politiques, chefs arabes, musulmans et chrétiens ont une conscience accrue que le fanatisme aveugle ne bénéfice à personne ». « C'est la raison pour laquelle ils ont organisé une rencontre de deux jours au Qatar », souligne-t-il.

    Parmi les gestes positifs apparus dans le monde musulman après les attentats, Mgr Twal signale celui de divers intellectuels écrivant dans les journaux pour mettre en garde contre les risques du fanatisme religieux, et celui de nombreux musulmans venus donner leur sang aux chrétiens hospitalisés après l'attentat d'Alexandrie. « Dans ces événements dramatiques, conclut-il, jaillit tout le sens d'humanité des croyants, sur lequel nous sommes appelés à bâtir ensemble un monde convivial et tolérant ».

    Le patriarche catholique copte d'Alexandrie, le cardinal Antonios Naguib, espère "revenir à un dialogue plus profond et fructueux" entre chrétiens et musulmans. C'est ce qu'il a confié le 27 janvier 2011, quelques jours après que l'université musulmane égyptienne Al-Azhar eut décidé de suspendre ses relations avec le Vatican suite aux appels lancés par le pape aux gouvernants du Moyen-Orient à défendre les minorités chrétiennes, cibles de récents attentats en Egypte et en Irak. Ce cardinal égyptien, qui a assuré croire "fermement au dialogue, non seulement au dialogue officiel, mais surtout au dialogue de vie, de tous les jours", a également espéré que l'université Al-Azhar participe à la rencontre d' Assise en octobre 2011.
    Quant au cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, il a assuré que le Vatican restait ouvert au dialogue et était toujours disponible pour participer à la réunion programmée avec l'université Al-Azhar les 23 et 24 février prochains."

    Ctb/zenit/apic-imedia/bl

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  • L'ébullition du monde arabe : recherche de discernement

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    Riccardo Cascioli, dans Bussola Quotidiana, du 28 janvier, invite ses lecteurs à entendre le besoin de réforme de l'Islam qui s'exprime au grand jour.

    (Traduction par nos soins en espérant que cela fera mentir l'adage "traduttore, traditore"!)

    "Un appel pour la démocratisation du  monde arabe et un programme de réforme du mode de penser islamique : deux faits importants qui nous parviennent de l’intérieur du monde arabe et islamique ; derrière la révolte qui se produit ces derniers jours sur la place publique émerge aussi, avec beaucoup de poids, une inquiétude religieuse qui parcourt toute la région.

    Mais procédons dans l’ordre: dans le sillage des révoltes qui ont éclaté en Tunisie et en Egypte, plus de 2200 étudiants/professeurs, politiciens et protagonistes, provenant de 20 pays arabes, ont publié un appel urgent pour la défense et le renforcement des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde arabe. On l’a appelé «Appel de Casablanca», du nom de cette ville du Maroc où, en octobre dernier, fut organisée une conférence précisément pour discuter de l’avenir des pays arabes. «L’Appel de Casablanca – a déclaré Radwan Masmoudi, président du « Centre d’Etude Islam et Démocratie » (Csid) et organisateur de la Conférence d’octobre dernier – bénéficie du soutien d’intellectuels et de politiciens arabes de premier plan, de toutes convictions politiques, de la gauche et des laïques aux musulmans modérés et aussi aux Frères Musulmans, tous étant d’accord que « la démocratie et les droits de l’homme sont aujourd’hui une ‘nécessité absolue’ pour le monde arabe». «La révolution tunisienne – à laquelle fait écho Emad El-Din Shahin, professeur de « Religions, Conflits et Efforts de paix » à l’Université de Notre-Dame, développant le document, a balayé divers mythes: le mythe de l’exception moyen-orientale à la démocratie, le mythe selon lequel on pourrait obtenir des réformes économiques sans une libéralisation politique, et le mythe selon selon lequel le soutien occidental aux régimes autoritaires de la région maintiendrait la stabilité et protègerait les intérêts de la stratégie occidentale. »

    Le document désigne quelques points critiques pour l’évolution de la justice politique et sociale: tout d’abord le droit d’organiser des syndicats libres, vu que selon les rapports internationaux la région du Moyen Orient est celle qui est pointée comme étant la pire en ce qui concerne les libertés syndicales. En outre, il demande des droits égaux pour les femmes et pour les jeunes dans la participation au développement des pays concernés, ainsi que la liberté d’expression pour tous. Intéressante, à ce propos, cette réflexion sur l’éducation qui  – selon Masmoudi – est «au cœur de toute question concernant le développement, et selon laquelle la liberté d’expression doit inclure la liberté d’enseignement dans les écoles et les universités».

    La seconde initiative, partie de l’Egypte le 24 janvier, est plus explosive, c’est-à-dire la publication d’un «Document pour la rénovation du discours religieux», postée sur le site de l’hebdomadaire Yawm al-Sâbi’. Dix pages, vingt-deux points: un programme de réforme de l’islam qui va de la révision du concept de jihad (guerre sainte) au rôle de la femme, de la révision des textes religieux (les paroles attribuées à Mahomet et les commentaires coraniques) à la séparation entre le religieux et le politique. L’initiative est partie d’un groupe de personnes liées à l’hebdomadaire qui ont aussi repris et systématisé les discours et les écrits de 23 savants musulmans qui ont des liens avec la fameuse Université Al Azhar du Caire, le centre le plus important pour la formation et la théologie islamique.

    Les photos des 23 savants ont été publiées à côté du document: constutuant une claire invitation à sortir à découvert et qui, si elle était entendue, deviendrait à proprement parler une bombe pour le monde religieux islamique. Parmi les noms de ces savants, il y a en effet des personnalités religieuses importantes comme Nasr Farid Wasel, ex grand Mufti d’Egypte; l’imam Safwat Hegazi; le Docteur Gamal al-Banna, frère du fondateur des Frères Musulmans, les professeurs Malakah Zirâr et Âminah Noseir; le célèbre écrivain musulman Fahmi Huweidi; le Docteur Mabruk Atiyyah ;  un grand nombre de prédicateurs en charge de la Propagande islamique comme Khalid al-Gindi, Muhammad Hedâyah, Mustafa Husni.

    En trois jours seulement, le document a été relayé sur 12000 sites, ce qui démontre l’ampleur du tollé qu’il a suscité. Il y a déjà des centaines de commentaires, desquels émerge le scandale que de telles prises de positions suscitent, alors qu’une minorité seulement marque son accord. Cela veut dire que n’importe quelle forme de renouveau culturel sera de toute façon longue et rencontrera de très nombreuses résistances, mais cela signifie aussi que quelque chose s’est mis en branle ; que sous l’apparent monolithisme du monde islamique bout le désir de faire les comptes avec la modernité et que l’on cherche aussi des appuis en-dehors du monde arabe pour encourager cette orientation.

    Pour aller plus loin : voir sur "Benoit-et-moi" : Embrasement du M-O: la composante religieuse : Renouveler l'islam vers la modernité. Alors que l'Egypte s'embrase à son tour, c'est le message - passé sous silence - d'imams et d'intellectuels égyptiens, (qui ont peut-être accepté la main tendue par Benoît XVI). Un article de l'islamologue égyptien, le Père Samir Khalil Samir, pour Asia News (30/1/2011)

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  • Chrétiens et musulmans ensemble, contre le fanatisme religieux

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    ROME, Jeudi 27 janvier 2011 (ZENIT.org) - Chrétiens et musulmans ont été invités par la Ligue arabe à participer à une rencontre interreligieuse sur Jérusalem et sur le fanatisme religieux, les 2 et 3 février, à Doha, capitale du Qatar.

    L'idée de cette rencontre, explique le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal à l'agence catholique italienne SIR, est due à la vague de terreur et de condamnation qui a suivi les massacres de Bagdad, en Irak, et d'Alexandrie en Egypte ».

    Selon le patriarche, qui participera aux discussions, ces massacres « ont réveillé » la conscience des chefs religieux musulmans sur « les dangers » que représente le radicalisme.

    Depuis l'attentat d'Alexandrie, relève Mgr Twal sur les ondes de Radio Vatican, « hommes politiques, chefs arabes, musulmans et chrétiens ont une conscience accrue que le fanatisme aveugle ne bénéfice à personne ».

    « C'est la raison pour laquelle ils ont organisé une rencontre de deux jours au Qatar », souligne-t-il.

    Parmi les gestes positifs apparus dans le monde musulman après les attentats, Mgr Twal signale celui de divers intellectuels écrivant dans les journaux pour mettre en garde contre les risques du fanatisme religieux, et celui de nombreux musulmans venus donner leur sang aux chrétiens hospitalisés après l'attentat d'Alexandrie.

    « Dans ces événements dramatiques, conclut-il, jaillit tout le sens d'humanité des croyants, sur lequel nous sommes appelés à bâtir ensemble un monde convivial et tolérant ».

  • L’université Al-Azhar du Caire suspend son dialogue avec Rome

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    Dans La Croix, du 20 janvier : Al Abdel Dayem, le secrétaire général de l’Académie des recherches islamiques de l’université Al-Ahzar, au Caire (égypte), a annoncé jeudi 20 janvier la suspension sine die de tout dialogue avec le Vatican. « Cette décision s’inscrit dans le cadre des réactions contre l’islam réitérées par Benoît XVI. Le pape a répété que les musulmans opprimaient les non-musulmans vivant avec eux au Moyen-Orient », précise son communiqué, publié par l’agence officielle Mena. La suite...

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  • A Liège, mieux comprendre l'Islam...

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    logo2004.jpgL’évêché de Liège lance une nouvelle formation: "Pour mieux comprendre l'Islam"

    20 Janvier 2011

    L’agence Cathobel communique: le Centre de formation du diocèse de Liège propose un cycle "Pour mieux comprendre l'Islam", en collaboration avec El Kalima. Centre chrétien pour les relations avec l'Islam, El Kalima organise régulièrement des rencontres afin de susciter le dialogue interreligieux. "Se tourner ensemble vers Dieu même s'il est différent", telle est la devise du centre, dont Marianne Goffoël est la responsable.

    Découvrir l’autre est certes louable mais apprendre à se tourner ensemble vers "un Dieu même s'il est différent"  voilà qui mérite, en effet, de savantes explications. Vite, courons nous inscrire…

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  • Un témoignage éclairant sur l'intolérance en Egypte

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    De l’islamisme rampant : libres propos

    Le texte qui suit est le témoignage du Père Alain Feuvrier, enseignant en islamologie au Centre Sèvres, pour Sacristains.

    *

    Mon dernier séjour en Egypte (juillet septembre 2010) m’a laissé un goût d’amertume. Soucieux de par mon métier des rencontres chrétiens-musulmans (j’enseigne la « théologie des religions ») et familier de la pensée islamique (j’ai vécu de nombreuses années en terre d’islam), j’ai été témoin, cette année, d’« incidents », pénibles, injustes, inadmissibles dans les relations quotidiennes entre chrétiens et musulmans... la suite sur Sacristains, "le site qui sonne les cloches".