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Persécutions antichrétiennes

  • Attaque d'une église au Pendjab : un chrétien abattu et trois autres blessés

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    D'Agnès Pinard Legry sur aleteia.org :

     

    Un chrétien a été tué et trois autres blessés dans l’état indien du Pendjab alors qu’ils sortaient de leur église pentecôtiste le 23 octobre.

    Une église pentecôtiste d’Amritsar, dans l’état du Pendjab (Inde), a été la cible d’une attaque vendredi 23 octobre. Un chrétien a été abattu et trois autres blessés alors qu’ls sortaient de l’édifice, rapporte UCA News. La police a arrêté trois personnes liées à l’attaque et en recherche quatre autres qui se sont échappées, ont déclaré les responsables religieux. « Quatre personnes armées de fusils sont entrées dans l’église et ont ouvert le feu sur nous. Je me suis allongé à plat sur le sol et j’ai sauvé ma vie », a déclaré Jaspal Masih, fils du pasteur de l’église, à UCA News.

    2,3% de chrétiens

    Les chrétiens, qui ne représentent que 2,3% des 1,3 milliard d’Indiens, sont souvent la cible d’attaques. Le dernier rapport de Persecution Relief, une organisation œcuménique indienne, montre une hausse des attaques contre les chrétiens à travers le pays : 157 cas de persécution, dont quatre meurtres, ont été enregistrés contre des chrétiens au troisième trimestre de cette année. Depuis début 2020, dix chrétiens ont été tués dans le pays.

  • CNEWS: la liberté de parole des chrétiens est-elle menacée ?

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  • Le cardinal Parolin : un négationniste ?

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    Lu sur aleteia.org :

    Il n’y a pas de "persécutions" en Chine contre les catholiques, affirme le cardinal Parolin

    Antoine Mekary

    I.Media21/10/20

    Les catholiques en Chine ne subissent pas de "persécutions" mais font face à des réglementations qui concernent toutes les religions, a considéré le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin devant des journalistes qui l’interrogeaient en marge d’une conférence à Rome le 21 octobre 2020. Il a par ailleurs lancé « un signal positif » concernant le renouvellement de l’accord avec la Chine qui arrive à son terme le 22 octobre.

    « Aucune signature n’est nécessaire, il se prolonge simplement », a déclaré le cardinal Parolin concernant le renouvellement de l’accord avec la Chine, ajoutant : « Tout ira bien ». « Je vous laisse avec un signal positif », a-t-il encore lancé avant d’inviter à attendre le 22 octobre « pour savoir » si l’accord du Vatican avec la Chine sera bien renouvelé.

    « Nous sommes contents de l’accord. Mais bien sûr il existe de nombreux problèmes que l’accord ne se proposait pas de résoudre », a-t-il poursuivi. « Quelles persécutions ? Il faut user des paroles avec beaucoup de soin. Il y a des règlements qui ont été appliqués et qui regardent toutes les religions y compris l’Église catholique », a-t-il considéré.

    Le principal objectif reste la communion avec le Pape

    Le « souhait » est que l’Église chinoise grâce à cet accord « trouve son unité et que cette unité permette le développement authentique de tous ses habitants ». « On se concentre sur l’Église », a encore affirmé le cardinal, expliquant que le traité ne comprenait pas de volet diplomatique. « Le principal est que tous les évêques légitimes de Chine soient en communion avec le pape. »

    Sur le contenu de l’accord, le haut prélat a expliqué qu’il était tenu sous un « secret relatif, parce que beaucoup de ce que contient le document en question, je crois que vous le connaissez vous aussi ». « Mais le texte, par accord des deux parties, est ad experimentum, et donc reste secret », a-t-il déclaré.

    Sur la situation des catholiques en Chine : http://www.belgicatho.be/apps/search?s=Chine+catholiques&search-submit-box-search-6500=OK

  • Vives inquiétudes sur le sort des chrétiens au Nigéria

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    Alors que Boko Haram continue de s’en prendre aux populations du nord et du centre du Nigeria, les agriculteurs chrétiens de ces régions sont également victimes d’attaques menées par les éleveurs nomades majoritairement musulmans.

    19/10/2020

    S’agit-il d’affrontements entre bergers nomades d’origine peule, donc musulmans, et paysans sédentarisés d’origine chrétienne ? Ou s’agit-il de terrorisme islamiste organisé visant à éradiquer les chrétiens du nord et du centre du Nigeria ? Cette question nourrit les polémiques entre spécialistes de l’Afrique de l’Ouest.

    → EXPLICATION. Au Nigeria, les attaques contre les villages visent-elles spécifiquement les chrétiens ?

    Au point que l’organisation internationale PSJ (pour Peace Building and Social Justice) a organisé, le 1er octobre, un séminaire en ligne avec quatre personnalités bien informées de la situation dans ce pays le plus peuplé d’Afrique, en proie depuis plusieurs années à d’incessantes violences meurtrières.

    Plus de 1 000 morts depuis janvier

    Selon un rapport d’Amnesty International du 23 août, 1 126 personnes ont été tuées entre le 1er janvier et le 30 juin dans les États du nord (Kano, Katsina, Sokoto, Zamfara…) et du centre (Kaduna, Niger, Plateau, Taraba…).

    Déjà nombreuses depuis 2010 – année de l’apparition de Boko Haram dans l’État de Borno –, ces violences augmentent depuis cinq ans, du fait de la militarisation des Haoussas-Fulanis, les éleveurs nomades du nord du Nigeria qui se déplacent traditionnellement pendant la saison sèche (d’octobre à mars) du nord vers le sud.

    Des bergers armés de kalachnikovs

    « Auparavant, cela ne posait guère de problèmes aux fermiers, rappelle le géographe nigérian Emmanuel Igah, enseignant à l’Institut de préparation à l’administration générale (Ipag) et à l’Institut supérieur de management (ISM). Quand les bergers arrivaient, ils leur indiquaient un coin pour installer leur camp et faire brouter leurs vaches. » Désormais organisés et armés de kalachnikovs, les Fulanis cherchent à prendre possession des terres agricoles de la Middle Belt (centre) où le christianisme est bien implanté.

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  • L'acharnement de Daech contre les chrétiens de Mésopotamie et leur patrimoine

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    De sur le Figaro Vox :

    «Dans les régions passées sous le contrôle de Daech, toutes les églises ont été vandalisées»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le photographe Pascal Maguesyan a dirigé la publication d’un album photo montrant la richesse du patrimoine chrétien en Mésopotamie, et l’ampleur des destructions commises par Daech. Certains de ces monuments sont déjà en reconstruction.

    17 octobre 2020
     
    L’association Mesopotamia s’est donné le défi de faire l’inventaire du patrimoine religieux des chrétiens d’Orient et des Yezidis.
    L’association Mesopotamia s’est donné le défi de faire l’inventaire du patrimoine religieux des chrétiens d’Orient et des Yezidis. Editions Première Partie

    Pascal Maguesyan est photographe. Il a dirigé la publication d’un album intitulé Mesopotamia. Une aventure patrimoniale en Irak (éditions Première Partie, 2020).


    FIGAROVOX.- La présence chrétienne en Irak est menacée. Par ce livre, vous avez voulu retracer l’histoire qui lie les chrétiens à la Mésopotamie depuis les premiers temps de l’Eglise: le patrimoine chrétien est une part essentielle de la richesse culturelle de cette région?

    Pascal MAGUESYAN.- Le christianisme s’est implanté en Mésopotamie au premier siècle, c’est-à-dire au siècle de Jésus-Christ! Notamment sous l’impulsion de l’un des douze apôtres, Thomas, qui est parti en mission jusqu’en Inde en traversant toute la Mésopotamie. C’est lui le premier à avoir sensibilisé les communautés de la région à la parole chrétienne, et autour de lui se sont constituées les premiers groupes de chrétiens.

    L’Église qui aujourd’hui revendique la paternité de Saint Thomas est l’Église apostolique assyrienne de l’Orient, qu’on appelle parfois, tout simplement, Église de l’Orient, ou encre Église nestorienne, du nom du patriarche Nestorius qui fut jugé hérétique par Rome. Renvoyé dans son monastère à Antioche, puis exilé en Haute Égypte, sa théologie imprégna l’Église de l’Orient en Mésopotamie. Cette Église fut, jusqu’au temps des croisades, la plus répandue du monde puisqu’elle est allée évangéliser jusqu’en Chine! Les plus curieux pourront lire les travaux de l’historien Sébastien de Courtois, qui est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de cette communauté chrétienne. Paradoxalement, aujourd’hui, ce n’est plus qu’une petite communauté chrétienne. Elle est autocéphale et possède son propre patriarche.

    On compte 400 000 chrétiens d’Irak environ alors qu’ils étaient probablement 1,5 million encore en 1991.

    Le reste des chrétiens d’Irak (on en compte 400 000 environ, toutes confessions confondues, alors qu’ils étaient probablement 1,5 million encore en 1991) forme un paysage assez complexe. Il y a l’Église chaldéenne, née au XVIe siècle d’un schisme: ce sont des chrétiens de l’Église d’Orient qui ont choisi de rejoindre Rome. Ils sont les plus nombreux. Il y a aussi l’Église syriaque orthodoxe, qui est une église antiochienne répartie également entre la Syrie et la Turquie. Puis l’Église arménienne, qui n’est pas autochtone car ses fidèles ne sont pas natifs d’Irak et ne parlent pas le syriaque mais l’arménien. On les trouve essentiellement à Bagdad, et dans quelques villages du Kurdistan irakien. Enfin, quelques petites églises viennent s’ajouter au tableau: grecque orthodoxe, copte, et quelques évangéliques.

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  • Les Eglises face à la persécution des chrétiens en Orient : un silence dramatique

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    Lu sur Kathnet :

    Le silence sur la persécution des chrétiens en Orient est vraiment dramatique

    15 octobre 2020

    La chercheuse allemande sur l'Islam Suzanne Schröter accuse les Eglises de ne pas critiquer suffisamment l'Islam

    Berlin (kath.net)

    Dans une interview accordée à la "Jüdische Allgemeine", la chercheuse allemande sur l'islam, Susanne Schröter, a accusé les Eglises en Allemagne d'agir de manière beaucoup trop peu critique et trop réservée envers l'islam. (...) Mme Schröter, professeur à l'Institut d'ethnologie de l'Université Goethe de Francfort-sur-le-Main et directeur du Centre de recherche sur l'Islam mondial, a rappelé dans ce contexte que, lors d'un cercle de dialogue à Francfort il y a quelque temps, un pasteur protestant a présenté la Constitution de Médine comme un modèle nouveau et prometteur de coopération interreligieuse. Cet ordre de l'an 622 promouvait une société à deux vitesses, dans laquelle les musulmans étaient présentés comme de vrais croyants, les tribus juives étant expulsées et une même massacrée. Selon Schröter, cela a cependant été reçu sans aucune critique dans ce cercle.

    La chercheuse islamologue a également critiqué dans le journal le comportement du président du conseil de l'EKD (Evangelische Kirche in Deutschland), Heinrich Bedford-Strohm, et du cardinal Reinhard Marx lors de leur visite à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, lorsqu'ils ont caché leurs croix épiscopales. "Avec toute ma sensibilité culturelle, je crois qu'il n'est pas mauvais de défendre ses propres valeurs, et cela peut être aussi le port de la croix dans une mosquée". Selon M. Schröter, il est un peu triste qu'il n'y ait pas d'engagement envers sa propre tradition. "À Jérusalem, les dirigeants de l'Église ont posé un signe qui a été interprété - probablement aussi par les musulmans - en vertu duquel leur propre foi n'était pas vraiment prise en considération à part entière".

    M. Schröter est également très critique à l'égard du silence sur la persécution des chrétiens dans les pays musulmans par les représentants de l'Église. "Le silence sur la persécution des chrétiens en Orient est vraiment dramatique. Je ne comprends pas cela. Pourquoi rester silencieux à ce sujet ? Les Eglises élèvent toujours la voix lorsque des injustices sont commises à l'encontre des musulmans. C'est correct. Mais maintenant, les chrétiens sont expulsés de force des pays orientaux - et les juifs aussi, d'ailleurs - et elles se taisent à ce sujet". Selon M. Schröter, les chrétiens sont massivement persécutés dans presque tous les pays islamiques. Leur nombre et celui des Juifs ne cessent de diminuer, la construction d'églises est rendue plus difficile ou interdite. La justification de ce silence est souvent avancée en raison du fait que les Eglises ici ne veulent pas ajouter de l'huile sur le feu et rendre la tâche encore plus difficile aux frères et sœurs de foi discriminés.

  • Mexique : et si l'Etat commençait par s'excuser pour les crimes commis contre les chrétiens ?

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    Lu sur le Forum catholique (Jean Kinzler) :

    Quiconque sème des divisions ... est du diable!"

    En direct de la cathédrale Notre-Dame de la Paix, l' évêque du diocèse de La Paz Baja California Sur, Mgr Miguel Ángel Alba Díaz, à la fin de la messe du 10 octobre, surpris par un message ferme et fort, dont la dédicace a été adressée à Andrés M. López Obrador, président du Mexique.

    Le message a été répliqué et s'est rapidement répandu sur les réseaux sociaux en raison de sa force à affirmer que "quiconque sème les divisions, riches et pauvres, fifís et chairos, est du diable!"

    Dans le même message lent, avec emphase, serein et ferme, il a évoqué l'épouse du président, qui a annoncé qu'elle avait remis une lettre au Pape François dans laquelle López Obrador insiste sur le fait que «l'Église doit s'excuser auprès des Mexicains pour le "Atrocités commises lors de la conquête"; Ceci selon la légende noire dans laquelle le président a formé ses critères et l'a répété dans la matinée.

    La réponse du prélat, avec laquelle il a renversé le gouvernement de la république, est extrêmement dure et énergique:

    «J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, la 17 Constitution et la loi Calles qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Qu'il s'excuse pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme.

    Il est clair que ce président de la République n'a épargné aucun effort de polarisation sociale, de division des Mexicains et de colère contre les institutions, les communicateurs, les scientifiques, les enfants qui meurent du cancer, les experts de la santé et avec tout. quiconque se met en travers de son chemin.

    Voici le texte intégral:

    À la fin du texte de la lettre aux Galates que nous avons entendu aujourd'hui, Saint Paul insiste une fois de plus sur la nécessité d'une Église unie, non d'une Église de juifs et d'une Église de non-juifs; une Église où il n'y a plus de juifs et de non-juifs, une Église où les femmes ne sont pas discriminées, une Église où les pauvres ne sont pas discriminés, une Église où l'esclave n'est pas discriminée, une Église où les riches ne sont pas discriminés, une Église où la peau claire n'est pas discriminée, une Église où l'homme n'est pas discriminée. Une Église qui ne propose pas de divisions et qui polarise.

    Quiconque sème des divisions, riche et pauvre, beau et droit, est du diable!

    C'est lui qui aime diviser, c'est lui qui suit le principe de diviser pour conquérir. Cela signifie le mot «diable»: celui qui divise, celui qui crée les conflits, celui qui retourne les femmes contre les hommes, la lutte féministe; les pauvres contre les riches, la lutte marxiste.

    Aujourd'hui, nous devons penser à l'unité et pour cela nous devons rechercher la réconciliation, non pas vers le passé, mais vers l'avenir.

    Aujourd'hui, l'épouse du président López Obrador a remis une lettre au Saint-Père dans laquelle elle insiste une fois encore sur la nécessité pour l'Église de s'excuser pour les atrocités commises lors de la conquête.

    J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, pour la Constitution de 17 et la loi sur les rues qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Puisse-t-il s'excuser pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme. Je m'excuse parce que de nombreux Mexicains rebelles contre cette loi injuste ont pris les armes et ont provoqué une guerre qui a laissé beaucoup de sang et beaucoup de pauvreté.

    Ne retournons pas à 1500, cela s'est passé en 1900. Il faut demander pardon! Prions.

    https://acnweb.com.mx/2020/10/11/todo-aquel-que-siembra-divisiones-fifis-y-chairos-es-del-diablo-obispo-de-la-paz/

  • Au Bangladesh, des dizaines de chrétiens secrets se font baptiser

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    De "Portes Ouvertes" ("Fil rouge") :

    Bangladesh: des dizaines de chrétiens secrets se font baptiser

    Il y a trois semaines, des dizaines de chrétiens secrets ont été baptisés au Bangladesh. Un pas courageux qui montre la détermination de leur foi malgré la menace de la persécution.

     

    L’engagement du baptême, plus fort que la crainte de la persécution.

    Quelque part au Bangladesh, l’endroit a été minutieusement choisi. Il fallait trouver un lieu très discret, éloigné des habitations et accessible uniquement à pied. Pour ces chrétiens bangladais, la décision de se faire baptiser est un engagement fort qui concrétise leur volonté de non seulement vivre pour Christ mais aussi d'être prêts à mourir pour Lui. Quitter sa religion d’origine au Bangladesh est une décision cruciale. Presque tous seront rejetés par leur famille et leur communauté. Certains seront même attaqués et expulsés du village.
     
    Un jour de joie malgré les risques
     
    Mais pour l’heure, c’est un jour de joie. Après repérage, l’endroit idéal pour les baptêmes a été trouvé. C’est une clairière entourée d’une épaisse forêt, avec un petit étang. Pas de route aux alentours. Aucun bruit suspect ne vient troubler ce moment particulier. Seul le clapotis de l’eau, les chants à voix basse et les prières accompagnent les chrétiens qui, l’un après l’autre, se font baptiser pour concrétiser leur engagement devant Dieu. Un pas courageux célébré en toute discrétion, avec une joie immense ressentie par tous.
     
    Pourquoi tant de précautions?
     
    On observe en effet une multiplication d’agressions contre les chrétiens et d’attaques envers les églises par les communautés locales. La discrimination à l’emploi ou à l’université reste fréquente pour les chrétiens du Bangladesh.
    Parmi eux beaucoup sont issus d’un arrière-plan musulman. D’autres proviennent du bouddhisme ou de religions traditionnelles. Par la suite, ils devront se répartir dans de petites églises de maison ou des groupes secrets en raison de la persécution qui menace.

    Le pays se situe au 38e rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.
  • Chine : le clergé catholique de plus en plus soumis à une éducation patriotique

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    De ZHENG JIE sur Bitter Winter :

    Le clergé catholique de plus en plus soumis à une éducation patriotique

    13 octobre 2020

    Le PCC fait pression sur les prêtres et les religieuses catholiques pour qu'ils participent à des activités d'endoctrinement, comme des visites de sites du patrimoine révolutionnaire ou des cours sur l'éducation patriotique.

    Le 1er octobre, jour du 71e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, des prêtres et des religieuses catholiques de la ville de Xuzhou, dans la province orientale du Jiangsu, ont dû assister à une manifestation commémorative à la base d'éducation révolutionnaire de Taierzhuang, dans la province voisine du Shandong. Selon un portail d'information local, les participants ont visité le site de la bataille de Taierzhuang - la première grande victoire chinoise dans la seconde guerre sino-japonaise en 1938 - et ont "rendu hommage aux statues de bronze des martyrs révolutionnaires". Ils ont également exprimé "leur détermination à hériter de l'héritage des martyrs révolutionnaires" et "à aimer le pays et la religion, en gardant pour objectif de siniser le catholicisme et de mettre en œuvre les valeurs socialistes fondamentales". Les responsables du Bureau des affaires ethniques et religieuses ont demandé aux prêtres d'intégrer leurs expériences pendant l'événement dans leurs futurs sermons "pour prêcher l'énergie positive du patriotisme de manière proactive".

    CPCA officials and Catholics from the Xiaoshan district of Zhejiang’s Hangzhou city visit the Taierzhuang Battle Memorial Hall.

    Des responsables du CPCA et des catholiques du district de Xiaoshan, dans la ville de Hangzhou, au Zhejiang, visitent la salle commémorative de la bataille de Taierzhuang.

    Selon le Bureau des affaires ethniques et religieuses de Zhengzhou, capitale de la province centrale du Henan, plus de 20 membres de l'Association catholique patriotique chinoise (CPCA) et de la Commission administrative nationale de l'Église catholique chinoise (NACCCC), dont des membres du clergé, ont fait un voyage dans les "points rouges du patrimoine" avant le 1er octobre. L'un des lieux visités était le canal du drapeau rouge à l'extérieur de la ville de Linzhou, un projet d'irrigation lancé lors de la campagne du Grand Bond en avant de Mao Zedong à la fin des années 1950-début des années 1960.

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  • Le cardinal Zen : "par amour de la vérité, je ne me tairai pas!"

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    Du cardinal Zen sur son blog :

    Au nom de la vérité, je ne me tairai pas

    7 octobre 2020

    Je lis le discours prononcé le 3 octobre à Milan par le cardinal Parolin, secrétaire d'État de Sa Sainteté. Ça fait mal au ventre ! Comme il n'est pas stupide et ignorant, il a raconté une série de mensonges qu'il a rêvés.

    Le plus répugnant est l'insulte faite au vénéré Benoît XVI en disant qu'il a approuvé à l'époque l'accord signé par le Saint-Siège, il y a deux ans, sachant que notre très doux, très gentil Benoît ne viendra certainement pas le nier. Il est tout aussi ridicule et humiliant que l'innocent cardinal Re soit "utilisé" une fois de plus pour soutenir les mensonges du Très Éminent Secrétaire.

    Parolin sait qu'il ment, il sait que je sais que c'est un menteur, il sait que je vais dire à tout le monde que c'est un menteur, donc en plus d'être effronté, il est aussi audacieux. Mais au regard de ce qu'il ose faire maintenant, je pense qu'il n'a même pas peur de sa propre conscience.

    J'ai peur qu'il n'ait même pas la foi. J'ai eu cette impression lorsque Parolin, ancien secrétaire d'État, dans un discours commémoratif du Card. Casaroli, louant son succès dans l'établissement de la hiérarchie ecclésiastique dans les pays communistes d'Europe, a déclaré : "quand vous cherchez des évêques, vous ne cherchez pas des gladiateurs, ceux qui s'opposent systématiquement au gouvernement, ceux qui aiment se mettre sur la scène politique".

    Je lui ai écrit pour lui demander si l'idée de décrire le Cardinal Wyszynski, le Cardinal Mindszenty, le Cardinal Beran ne lui avait pas échappé. Il m'a répondu sans le nier, il a seulement dit que si son discours me désolait, il s'excusait. Mais celui qui méprise les héros de la foi, n'a pas la foi !

    L'Histoire

    Voyons comment Parolin résume l'histoire.
    La mention rituelle de Matteo Ricci comme le nec-plus-ultra dans l'histoire des missions de l'Église en Chine commence à me déranger. De nombreux missionnaires qui ont évangélisé le petit peuple ne sont pas moins admirables (sachez que je suis également fier d'avoir été éduqué dans la foi par les jésuites de Shanghai).

    Parolin fait remonter les tentatives de dialogue à Pie XII. C'est une bonne chose qu'il ait également dit que Pie XII avait abandonné la tentative, mais il a ajouté : "cela a créé la méfiance mutuelle qui a marqué l'histoire pour la suite".

    Il semble dire que c'est cette "méfiance" qui a marqué toute l'histoire des trente années suivantes ! Est-il possible de simplifier l'histoire de cette manière ? Et l'expulsion des missionnaires, "tous" après avoir été soumis à des jugements populaires, condamnés comme impérialistes, oppresseurs du peuple chinois et même meurtriers ? Le représentant du pape a également été expulsé, et de nombreux évêques ont été expulsés après des années de prison ! Expulser les "impérialistes oppresseurs", puis ce sera le tour de ceux qu'ils oppriment, les chrétiens et le clergé chinois, coupables de ne pas vouloir renier la religion apprise de ces oppresseurs ! La moitié de l'Église a fini en prison et dans des camps de travail forcé. Pensez aux jeunes membres de la Legion de Marie jetés dans la prison des adolescents et qui en sont sortis à la quarantaine (sauf ceux qui y ont laissé leur vie). L'autre moitié de l'Église a également fini en prison, mais après avoir été torturée par les gardes rouges de la révolution culturelle. Puis dix ans de silence.

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  • Accord avec la Chine : le Vatican manipule les faits

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Chine, le Vatican manipule les faits

    1-10-2020

    Le Saint-Siège a décidé de proposer l'extension de l'accord sur la nomination des évêques et a confié à Andrea Tornielli la tâche d'en expliquer les raisons. Mais pour soutenir la positivité de l'accord, Tornielli décrit une réalité chinoise qui n'existe que dans l'imagination de ceux qui veulent cet accord à tout prix.

    Il était clair depuis un certain temps que le Saint-Siège avait l'intention de prolonger l'accord avec la Chine pour la nomination des évêques, qui devait expirer en octobre. Mais l'autre soir, nous en avons eu la confirmation officieuse avec un éditorial paru dans Vatican News sous la plume d'Andrea Tornielli, directeur de la rédaction du département des communications du Saint-Siège, qui a toujours été très proche du pape François.

    Oublions le fait que l'annonce a été faite quelques heures après l'arrivée à Rome du secrétaire d'État américain Mike Pompeo - ce qui lui donne une connotation clairement politique et polémique avec la critique américaine du dialogue du Vatican avec la Chine -, attardons-nous plutôt sur le contenu de l'article qui, pour la première fois, explicite les raisons du Saint-Siège pour continuer sur la voie empruntée.

    L'essentiel du discours est le suivant : l'accord provisoire sur la nomination des évêques aurait peut-être pu produire davantage de fruits, mais des mesures positives ont néanmoins été prises (malgré dix mois de blocage dans l'affaire Covid-19) et il est donc juste de poursuivre dans cette voie. Un discours simple, linéaire et cohérent. Il est dommage que pour obtenir une telle conclusion logique, Tornielli ait modifié les cartes sur la table, et aussi la table elle-même.

    Voyons les différents passages. Tornielli souligne que l'accord en question a "toujours été véritablement pastoral", c'est-à-dire qu'il concerne exclusivement la nomination des évêques : donc pas politique, pas diplomatique et ne concernant même pas "les relations entre le clergé et les autorités du pays". En réalité, l'accord se limite aux procédures de nomination des évêques ; personne ne l'a jamais contesté : ne serait-ce que parce que personne ne connaît le contenu de l'accord (scandaleusement encore tenu secret) et qu'il relève donc des déclarations des parties. Mais cela dit, comment peut-on penser que la nomination des évêques peut être totalement isolée de la condition de l'Église - et donc des catholiques - en Chine ? De ce point de vue, la situation a énormément empiré, la répression est devenue plus intense, contre les gens, contre les lieux de culte et contre tout symbole chrétien.

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  • Sur les autels : quatre nouveaux martyrs tués en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1938

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    De Vatican News :

    30 septembre 2020

    Une bienheureuse, quatre martyrs et deux nouveaux vénérables

    Le Pape François a autorisé mercredi 30 septembre la congrégation de la Cause des Saints à promulguer les décrets reconnaissant un miracle attribué à l’intercession de la vénérable servante de Dieu italienne, la fidèle laïque Gaetana Tolomeo, dite Nuccia, le martyr de quatre serviteurs de Dieu espagnols et les vertus héroïques de deux servantes de Dieu espagnoles.

    La vénérable servante de Dieu Gaetana Tolomeo, dite Nuccia, sera bientôt béatifiée: un miracle a été attribué à son intercession par la congrégation de la Cause des Saints. Cette fidèle laïque, née le 10 avril 1936 à Catanzaro en Italie, est morte dans cette même ville le 24 janvier 1997.

    Les décrets publiés reconnaissent également les martyrs du serviteur de Dieu espagnol Francesco Cástor Sojo López et celui de trois de ses compagnons, prêtres de l'association séculière des prêtres ouvriers diocésains, tués en haine de la foi, in odium fidei, en Espagne entre 1936 et 1938.

    Les vertus héroïques de deux servantes de Dieu espagnoles ont aussi été reconnues: Francisca de la Concepcion Pascual Domenech, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de l’Immaculée (1833-1903), et Maria Dolores Segarra Gestoso, fondatrice des Sœurs missionnaires du Christ Prêtre (1921-1959). Elles deviennent donc vénérables.