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« Réforme » de la curie romaine : une rationalisation?

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Ou une addition d’ initiatives brouillonnes, comme le donne à penser  Sandro Magister sur son site Chiesa :

« ROME, le 21 juillet 2015 – Ce qui a lieu à l’intérieur des murs du Vatican n’est pas une cure d’amaigrissement de la curie, mais tout le contraire. De nouveaux organismes viennent sans cesse s’ajouter à ceux qui existent déjà.

Le dernier né de ces organismes est un secrétariat supplémentaire qui a été créé le 27 juin, le secrétariat pour la communication, auquel devraient être rattachés le conseil pontifical pour les communications sociales, le bureau de presse du Saint-Siège, le service internet du Vatican, Radio Vatican, le Centre de Télévision du Vatican, L’Osservatore Romano, l’imprimerie vaticane, le service photographique, et la maison d’édition Libreria Editrice Vaticana.

Le pape François a nommé préfet de ce nouveau secrétariat l’un de ses collaborateurs et confidents les plus proches, Mgr Dario Edoardo Viganò, qui continue à être, en même temps, le directeur de la télévision du Vatican.

La première déclaration de Viganò dans le cadre de ses nouvelles fonctions est parue dans "L'Osservatore Romano" du 15 juillet. C’est un panégyrique de "l’oralité" de Jorge Mario Bergoglio en matière de communication, illustré par l’exemple d’un discours prononcé par le pape au Paraguay :

> VIganò fa l'ermeneutica del papa, ma dimentica la colossale gaffe di Asunción

Mais après cette nouvelle création, la réforme de la curie, tellement annoncée, est encore à venir.

Des hommes nouveaux nommés à un poste pour lequel ils conviennent – tels que Pietro Parolin à la secrétairerie d’état ou George Pell au secrétariat pour l'économie – on en a vu très peu jusqu’à maintenant.


En revanche des personnalités médiocres qui sont non seulement confirmées dans leurs fonctions mais parfois même promues à des postes plus importants – c’est le cas de Giuseppe Versaldi à la congrégation pour l'éducation catholique – on continue à en voir en grandes quantités.

Toutefois il y a surtout une question qui reste bien loin d’être clarifiée. C’est celle des compétences de certaines congrégations clés telles que celles de la doctrine de la foi ou celle des évêques.

Les cardinaux qui les dirigent respectivement, Gerhard L. Müller et Marc Ouellet, se trouvent quelquefois comme privés de leur pouvoir ou court-circuités dans ce qui relève pourtant, aujourd’hui encore, de leurs compétences.

En ce qui concerne les documents les plus importants de l'actuel pontificat – depuis "Evangelii gaudium" jusqu’à "Laudato si'" – le poids de la congrégation pour la doctrine de la foi est très nettement inférieur à ce qu’il a pu être au temps des papes précédents.

Pour ce qui est de la congrégation pour les évêques – elle est chargée de la sélection des prêtres qui sont candidats à la direction d’un diocèse et François a décidé de lui donner comme secrétaire un autre de ses fidèles, le Brésilien Ilson De Jesus Montanari – il arrive fréquemment que le pape actuel choisisse tout seul un nouvel évêque, en court-circuitant complètement la congrégation et ses procédures et en ne tenant volontairement aucun compte des orientations et des attentes des épiscopats locaux concernés. Un exemple spectaculaire de cette autocratie papale a été la nomination d’un nouvel archevêque de Chicago, en la personne de Blase Cupich :

> Journal du Vatican / L’arrière-plan de la nomination à Chicago
 (30.9.2014)


Tels sont les faits, tandis que la discussion portant sur les possibles innovations dans le choix des successeurs des apôtres, c’est-à-dire du groupe dirigeant de l’Église catholique, est quasiment inexistante.

Le texte ci-dessous a précisément pour but de rompre ce silence. En donnant une liste de douze critères pour la sélection des futurs évêques.

Son auteur, Paul A. McGavin, prêtre australien et aumônier de l’University of Canberra, est théologien. Précédemment il a fait des études d’économie.

Il y a cinq mois de cela, il avait adressé au pape François une lettre ouverte portant sur cette même question :

> Comment sélectionner les évêques : cinq idées nouvelles (9.2.2015)


Dans le présent texte, il entre encore davantage dans les détails.

Tout L’article ici : Des chasseurs de têtes pour les futurs évêques...

…qui pourront être sélectionnés selon douze critères proposés depuis l’Australie par Paul A. McGavin, théologien et économiste  

JPSC

Commentaires

  • Il n'est pas interdit à un catholique de prier pour le prochain conclave et pour le prochain pape...

  • Cela signifie en clair que vous souhaitez la mort du Pape! Bel esprit chrétien!

  • Ce n'est ni ce que je souhaite, ni ce que j'ai écrit. Le pape lui-même a déjà envisagé sa renonciation au moins deux fois, et publiquement.

    Laissez mon esprit à sa place. Merci pour lui.

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