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Enfants « transgenres » : arrêter le massacre !

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De Philppe Oswald sur la Sélection du Jour :

Enfants « transgenres » : arrêtons le massacre !

C’est une contagion sociale qui fait des ravages dans les pays occidentaux dont les lois s’adaptent en permanence aux désirs individuels : on manipule, on drogue et on mutile des enfants persuadés de n’être pas nés dans le « bon corps » (« dysphorie de genre » en termes psychiatriques) pour accéder à leur envie de changer de sexe. Une cinquantaine de médecins, psychologues et intellectuels de plusieurs pays poussent un cri d’alarme dans une tribune publiée par L’Express (en lien ci-dessous). Associées au collectif pluridisciplinaire Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent, ces personnalités (dont Chantal Delsol, Elisabeth Badinter, Christian Flavigny, Jean-Pierre Rosenczveig …) dénoncent « une grave dérive commise au nom de l’émancipation de l’enfant-transgenre » qui peut avoir des impacts durables et même irréversibles sur la santé des enfants et des adolescents. C’est l’idéologie du « gender » et l’argument de ressentis « érigés en vérité », notamment sur les réseaux sociaux animés par des militants, qui conduisent à légitimer des traitements médicaux à vie et des opérations mutilantes telles que l’ablation des seins ou des testicules. « Au nom de l'”autodétermination” – véritable slogan qui séduit tous les progressistes – je suis libre de choisir le corps que je veux – des enfants et des adolescents sont convaincus qu’ils peuvent changer de sexe à l’aide de traitements hormonaux voire de chirurgies mutilantes » déplorent les signataires de cette tribune, en incitant les parents et les professionnels à ne pas céder au leurre d’une « transidentité ».

De plus en plus de gouvernements européens adoptent des lois conçues pour faciliter le changement de « genre » : de telles législations existent déjà à Malte, en Irlande, en Ecosse, en Norvège, en Espagne, en Hollande (avec le « protocole néerlandais » souvent donné en exemple de réponse « prudente » à la « dysphorie de genre » en bloquant la puberté par un traitement hormonal à l'âge de 12 ans, puis l'administration d'hormones à 16 ans avant l’acte chirurgical pour changer de sexe à 18 ans). Plusieurs de ces lois ouvrent la voie aux mineurs pour entamer le processus de transition indépendamment du consentement des parents, réputés « conservateurs ». Certains pays sont « en pointe », telle l’Ecosse. Le gouvernement écossais permet désormais aux enfant dès l’âge de l’entrée en primaire (théoriquement, dès 4 ans !) de « changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents ». Au Royaume-Uni, le nombre de diagnostics de « dysphorie de genre » a augmenté de 4 500% entre 2009 et 2016, les filles étant majoritaires à 80%. Ayant à se prononcer sur la plainte de Keira Bell, une jeune britannique déplorant la décision qu’elle avait prise quelques années plus tôt (traitement à la testostérone à l'adolescence, ablation des seins à 20 ans), la Haute Cour du Royaume-Uni a certes jugé (1/12/2020) qu’un mineur ne pouvait pas avoir le consentement éclairé pour demander de changer de sexe avec des conséquences médicales irréversibles, mais ce jugement a été infirmé par la Cour d'appel (19/09/2021), ouvrant une nouvelle fois la voie à la médicalisation des enfants et des adolescents au nom des droits humains confondus avec des désirs individuels. En mai 2021, le Parlement allemand a examiné un nouveau projet de loi sur « l'autodétermination des genres » émanant de deux propositions distinctes, l'une du FDP (Parti libéral démocrate) et l'autre du Parti vert. Les deux propositions suggéraient que dès 14 ans, les adolescents pourraient consentir eux-mêmes aux hormones ou à la chirurgie, sans la permission de leurs parents. Les projets de loi ont été rejetés mais ils ne manqueront pas d’être réintroduits…

En France, les signataires relèvent « une inflation considérable de demandes de changement de sexe chez les enfants et plus particulièrement chez les adolescentes ». Pour la seule Ile-de-France, on enregistre dix demandes par mois contre dix par an au début des années 2010.  Ces médecins, psychologues et intellectuels n’hésitent pas à pointer la mystification selon laquelle « un enfant délesté de l’accord de ses “réactionnaires” de parents, serait à même de “choisir” son identité dite genrée. »

Derrière l’idéologie et ses discours « stéréotypés » se cachent une fois de plus (comme dans la PMA et la GPA) de juteux intérêts économiques : la « marchandisation du corps des enfants » en fait des « patients à vie : consommateurs à vie de produits chimiques hormonaux commercialisés par les firmes pharmaceutiques, consommateurs récurrents de toujours plus d’opérations chirurgicales dans la poursuite du rêve chimérique d’un corps fantasmé. » Mais peu osent s’y opposer frontalement « par crainte de certaines associations LGBTQI+ », concluent le signataires. Eux, du moins, ne se laissent pas intimider : face à la « mystification » de « l'enfant-transgenre » qui « relève de l'embrigadement idéologique », « nous ne pouvons plus nous taire ».

Philippe Oswald

Pour aller plus loin :

Changement de sexe chez les enfants : "Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive"

>>> Lire la tribune sur : L'Express

Commentaires

  • Un nouvel acte « intrinsèquement désordonné » : le rejet de son propre sexe (12 mn)
    https://youtu.be/KsVXgtGG-yc
    Depuis 10 ans, on voit apparaître dans la jeunesse occidentale une épidémie de « transgenrisme » conduisant à des blocages hormonaux ou à des opérations chirurgicales de changement de sexe. Cette dérive déstabilise les enfants et les adolescents dont l'identité est en construction. La Suède elle-même, qui est passée en trente d'un cas par an à 2000 cas par an, revient en arrière.
    Est-on face à la peur des procès à venir, à l'image de ce que vient de vivre Gabriel Matzneff, ce grand pervers français qui, dans les années 80, à l'âge de 50 ans, couchait avec des adolescentes qui se disaient "consentantes" ?
    Une cause : la théorie du genre (qui est la nouvelle tentative de nier la nature humaine) influence les jeunes en construction et conduit les plus fragiles à se poser des questions qui ne leur seraient jamais venues à l’esprit. De plus, un climat d’intimidation et de « moralement correct », habituel de l’idéologie, augmente le phénomène dans les écoles publiques comme catholiques.
    Son influence chez nos adolescents : Ses effets de plus en plus fréquents : multiplication des cas d’hésitation, portée par l’idéologisation des médias, des politiques et des écoles.
    Comment résister en famille ? Le retour des pères et des repères. Il faut aimer et favoriser chez ses enfants ce que l’idéologie du genre appelle les « stéréotypes de genre » : D’une part : La grâce féminine, l’attention aux personnes ; D’autre part : le sens de l’honneur masculin, les vertus comme la franchise, le dévouement, la pureté. Tout ceci se fait sans dureté, avec la souplesse de la complémentarité qui laisse place aux exceptions.
    Comment déstabiliser cette nouvelle idéologie ? On combat une idée par la vérité. C’est assez facile : le risque est uniquement la mort sociale ! L’usage de l’humour est une excellente arme : fréquenter par humour les toilettes de l’autre sexe : « Je tente une migration transgenrée ! » ; s’inscrire par provocation aux compétitions de l’autre sexe. Inventer des sketchs manifestant l’absurdité de cette nouvelle mode.

  • Cette pourritude a déjà atteint nos écoles.Les jeunes trouvent ça ´normal', parceque la société leur impose ce phénomène. Une grave attaque à la famille. Quel parent sait encore résister ? L es parents, les éducateurs, enseignants, les politiciens et l'Église en sont responsables. Prions Notre Mère dans le ciel pour soutenir nos familles et les jeunes"
    ils en ont tant besoin.
    ,

  • La F rance devait avoir honte vis à vis de l'avortement On ne respecte plus la femme.Elle devient un object qu'on veut manipuler. Il n'est plus question de pouvoir en parler en liberté ou pas,, il s'agit de tuer quelqu'un qui est sans défense...

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