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Sexualité

  • "Unions civiles" : quand Mgr Aillet "exprime respectueusement son désaccord"

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    Message de Mgr Aillet (sur le Salon Beige) :

    L’hypermédiatisation d’une parole prononcée par le Pape François sur la reconnaissance légale d’une « convivencia civil » – formule espagnole qu’il faudrait traduire plutôt par « cohabitation civile » que par « union civile » – pour les personnes de même sexe, a causé bien du trouble chez nombre de fidèles catholiques, prêtres et laïcs. Interpellé ces derniers jours sur la teneur de ce propos, il me semble opportun, comme évêque, d’apporter quelques éclaircissements.

    Comme fils de l’Eglise et membre du Collège des évêques, placé sous l’autorité du Pape, il va sans dire que je renouvelle ici ma communion affective et effective au Successeur de Pierre, selon le serment de fidélité au Siège apostolique que j’ai prononcé, il y a douze ans, quand j’ai reçu la charge de l’épiscopat : « Avec une foi inébranlable, je crois tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l’Eglise pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par le magistère ordinaire et universel. J’embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive. Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l’intellect, j’adhère aux doctrines énoncées par le Pontife romain ou par le Collège des évêques lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’entendent pas les proclamer par un jugement définitif » (Code de Droit Canonique c. 833).

    On comprendra ici qu’il y a divers degrés d’autorité de l’enseignement de l’Eglise qui entraînent différentes formes d’adhésion de la part des fidèles. Je dois adhérer dans l’obéissance de la foi à tout enseignement en matière de foi et de morale énoncé par le Pontife romain de manière solennelle, ex cathedra, c’est-à-dire lorsqu’il agit explicitement en tant que Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles : on dit qu’il jouit alors de l’Infaillibilité. Cette même infaillibilité réside dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le Successeur de Pierre. Les évêques jouissent encore de cette même infaillibilité, « lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue » (Lumen Gentium n. 25) : c’est ce que l’on désigne sous le nom de Magistère ordinaire et universel. Les autres doctrines énoncées par le Pape et le collège des évêques, sans avoir pour autant de caractère définitif, pourvu qu’ils entendent exercer leur Magistère authentique, requièrent le respect religieux des fidèles.

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  • Faut-il toujours être d’accord avec le pape lorsque l’on est catholique ?

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    De Charles-Henri d’Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Un catholique est-il obligé d’être d’accord avec le pape ?

    26/10/2020

    La phrase du pape François sur les unions civiles pour les personnes homosexuelles a fait grand bruit et suscité l’étonnement. Des catholiques s’interrogent sur la valeur à accorder à certaines paroles du pape. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, donne les repères pour nous y retrouver. 

    Faut-il toujours être d’accord avec le pape lorsque l’on est catholique ?

    Il y a toujours un discernement à faire entre, d’une part, une parole qui engage l’autorité du Saint Père, voire son infaillibilité ; et d’autre part, ce qui relève d'opinions plus personnelles, qui n'engagent pas le magistère, et ne demandent donc pas la même réception et adhésion de la part des chrétiens. 

    Sur les questions qui touchent à des situations, des événements particuliers, la parole du pape doit être entendue, prise en compte, analysée. Et à chacun de nous, en fonction de sa conscience - une conscience éclairée - de voir comment cette parole nous interpelle. En toute liberté, on peut avoir des divergences sur ces points qui ne touchent pas le fond de la doctrine. Nous avons cette liberté de pouvoir nous exprimer, d'avoir de légitimes débats tant qu'ils n'engagent pas la foi de l’Église. Nous sommes là d'ailleurs dans la ligne de ce que le pape François a appelé la liberté de recherche des théologiens (discours du 21 juin 2019). Il me semble que le pape François fait appel à notre responsabilité, à notre intelligence, à notre discernement.

    Quels sujets sont concernés par l’infaillibilité pontificale ? 

    Il faut peut-être commencer par rappeler ce qu'est le magistère, qui est l'un des trois moyens de connaître la Révélation (avec l'Écriture et la Tradition). Le magistère est le pouvoir ou la fonction officielle d'enseigner : il est exercé par le pape et les évêques, au nom du Seigneur, et jouit pour cela de son assistance. L'infaillibilité est le degré suprême du magistère qui garantit qu'aucune erreur n'est alors possible dans l'affirmation de la foi.

    L'exercice de cette infaillibilité requiert un certain nombre de conditions formelles, qu'il serait long de développer ici. Mais pour répondre à votre question, elle nécessite aussi un certain nombre de conditions matérielles : l'infaillibilité ne peut pas s'exercer sur des sujets scientifiques ou politiques. Elle concerne la foi et la morale. Le dogme de l'Assomption, proclamé en 1950, est l'exemple le plus connu. 

    Sur les opinions particulières, on peut ne pas être d’accord, tout en recevant avec respect filial la vision que peut avoir le Saint Père

    Si certaines doctrines doivent être tenues pour définitives en raison de leur constance dans la Tradition, de leur définition par le magistère (on peut penser à l'impossibilité d'ordonner des femmes, confirmée par Jean-Paul II dans Ordinatio sacerdotalis), d'autres opinions plus neuves ou plus personnelles n'impliquent pas l'Église avec la même certitude.

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  • Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) :

    23 octobre

    Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

    C'est ce que dit le Pape à propos des "familles" homosexuelles dans le docufilm "Francesco" du réalisateur Evgeny Afineevsky (en photo) présenté le 21 octobre au Festival du film de Rome :

    "Las personas homosexuales tienenen derecho a estar en la familia. Son hijos de Dios, tienenen derecho a una familia. No se puede echar de la familia a nadie, ni hacer la vida imposible por eso. Lo que tenemos que hacer es una ley de convivencia civil. Tienenen derecho a estar cubiertos legally. Yo defendí eso".

    Cela ressemble à ceci :

    "Les personnes homosexuelles ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu, ils ont droit à une famille. Vous ne pouvez pas éloigner quelqu'un de sa famille ou lui rendre la vie impossible. Ce que nous devons faire, c'est une loi de coexistence civile. Ils ont le droit d'être légalement couverts. Je l'ai défendue".

    D'où l'on apprend que François, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, bénit des "familles" et donc des mariages homosexuels, comme l'illustre la suite du film avec le couple italien d'homosexuels catholiques "marié" avec trois enfants nés de la gestation pour autrui au Canada, auquel le Pape lui-même exprime tous ses encouragements.

    *

    Et pourtant, le père Antonio Spadaro, un jésuite très proche de Jorge Mario Bergoglio, a immédiatement déclaré qu'il n'y avait rien de nouveau dans ces mots et que ce sont les mêmes mots déjà prononcés par François dans une précédente interview de la journaliste Valentina Alazraki, pour la télévision mexicaine Televisa.

    Et c'est vrai. Mais avec des coupures, des coutures et des interpolations qui ont en fait radicalement changé le sens de ces mots.

    Voici en effet (...) le texte original de cette interview dans la partie utilisée dans le film, dans la transcription du texte publiée par le Vatican le 28 mai 2019 avec la cassette vidéo. Les mots saillants sont mis en italique, et les quelques phrases reproduites dans le film sont soulignées en gras.

    FRANCOIS- Ils m'ont posé une question pendant le vol - après je me suis fâché, je me suis fâché parce qu'un journal l'a rapporté - sur l'intégration familiale des personnes d'orientation homosexuelle. J'ai dit : les homosexuels ont le droit de rester dans la famille, les personnes ayant une orientation homosexuelle ont le droit de rester dans la famille et les parents ont le droit de reconnaître cet enfant comme homosexuel, cette fille comme homosexuelle, vous ne pouvez pas expulser quelqu'un de la famille ou lui rendre la vie impossible. Une autre chose que j'ai dite, c'est que lorsque vous voyez des signes chez les garçons qui grandissent, vous devez les envoyer, j'aurais dû le dire auprès d'un professionnel, et au lieu de cela, j'ai sorti 'psychiatre'. D'où le titre de ce journal : "Le Pape envoie les homosexuels chez le psychiatre". Ce n'est pas vrai ! Ils m'ont encore posé la même question et je leur ai répété : ils sont enfants de Dieu, ils ont droit à une famille, et c'est tout. Et j'ai expliqué : j'ai eu tort d'utiliser ce mot, mais je voulais dire ceci. Lorsque vous remarquez quelque chose d'étrange, non, pas étrange, quelque chose qui sort de l'ordinaire, ne prenez pas ce petit mot pour déformer le contexte. Ce qu'il dit, c'est qu'il a droit à une famille. Et cela ne signifie pas qu'il faut approuver les actes homosexuels, bien au contraire.

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  • Les propos du pape sur l'union civile de personnes homosexuelles suscitent la polémique

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    Du site "Benoît et moi" :

    D'aleteia.org :

    Du blog de Jeanne Smits :

    Et le cardinal Muller ne mâche pas ses mots :

    Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, ne mâche pas ses mots suite à la déclaration du pape François sur les « couples » homosexuels. Selon le prélat allemand, « les catholiques sont irrités et les ennemis de l'Église se sentent soutenus par le représentant de notre Seigneur Jésus-Christ. »

    Et de rappeler que « la foi ne dépend pas d’une option politique se situant à droite ou à gauche ou encore d’une position idéologique conservatrice ou progressiste, mais uniquement de la Vérité que Dieu lui-même est dans sa Personne et qu’il communique par les enseignements de son Fils unique. »
    Puis le cardinal Müller rappelle que « si le chrétien croit en Dieu comme Vérité première et reconnaît le pape et les évêques comme successeurs de Pierre et des autres apôtres, la loyauté envers le pape est différente de la papolâtrie idolâtre, semblable au principe selon lequel le chef ou le parti a toujours raison : partout où il y a tension entre la parole évidente de Dieu et les expressions d’opinions d’autre part, même par les plus hautes autorités ecclésiales, un seul principe doit s’appliquer : « in dubio pro DEO. » Le magistère est au seul service de la Parole de Dieu et n’est jamais au-dessus de la Révélation. La récente déclaration du pape François sur les « couples homosexuels » est l’expression d’une opinion purement privée que tout catholique peut et doit contredire ouvertement. »

    Source : Kathnet via ProLiturgia.org

  • Finlande : la liberté religieuse mise en cause

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    De Kath.net :

    Persécution des chrétiens en Finlande - La liberté religieuse constamment attaquée

    13 octobre

    Une ancienne grande figure politique fait aujourd'hui l'objet de plusieurs poursuites pénales en raison de ses déclarations sur l'homosexualité fidèles à la Bible.

    L'année dernière, quatre procédures pénales pour incitation à la haine ont été ouvertes contre la politicienne finlandaise Päivi Räsänen parce qu'elle avait exprimé publiquement son point de vue biblique sur l'homosexualité. Ses opinions étaient déjà connues à l'époque où elle était ministre de l'intérieur démocrate-chrétien en Finlande et lui ont valu les critiques constantes des organisations LGBT. (...)

    La procédure est basée sur des déclarations faites à la radio et à la télévision, sur Twitter et dans un tract vieux de 16 ans ( !). Ceci malgré le fait que Räsänen ait récemment souligné dans un programme que tous les gens ont la même dignité devant Dieu, quelle que soit leur orientation sexuelle, mais que tous sont des pécheurs et ont donc besoin de la rédemption de Jésus pour leur salut éternel.

    Détail piquant : bien que la police - malgré des heures d'interrogatoire - n'ait pas voulu poursuivre les accusations criminelles, le ministère public a ordonné l'ouverture d'une procédure pénale. La peine peut aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement, le procès pourrait s'éterniser pendant des années, une perspective désagréable. Selon Madame Räsänen, c'est également l'objectif des opérateurs de ces essais : les voix qui revendiquent la distinction des deux sexes et le mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme doivent être intimidées et réduites au silence.

  • Quand François dit "non" aux "progressistes"

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Tous les « non » du Pape François aux progressistes.  Le dernier, très ferme, est sur la fin de vie

    En dépit du désintérêt général des médias dominants – pour lequel le « droit » à décider quand et comment mourir est désormais considéré comme inviolable – le Pape François a redit une fois pour toutes le « non » radical de l’Église catholique à l’euthanasie.

    Il l’a répété dans la lettre « Samaritanus bonus » signée par le cardinal Luis F. Ladaria, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qu’il a approuvée le 25 juin de cette année et qui a été rendue publique le 22 septembre.

    En présentant la lettre, le cardinal Ladaria l’a motivée « en relation avec la situation actuelle, caractérisée par un contexte civil international toujours plus permissif ».

    Mais dans la lettre, il est également précisé que sa publication a été jugée nécessaire « pour exclure une fois de plus toute ambiguïté quant à l’enseignement du Magistère [de l’Église] sur l’euthanasie et le suicide assisté ».

    La lettre « Samaritanus bonus » constitue donc le dernier « non » en date que le Pape François prononce depuis quelques temps contre les fuites en avant des franges progressistes de l’Église, qui avaient beaucoup compté sur son soutien et qui, aujourd’hui, ne cachent plus leur mécontentement.

    Voici donc, la séquence des « halte-là » ordonnés par Jorge Mario Bergoglio depuis deux ans à cette faction, même s’ils n’ont pas tous été couronnés de succès :

    • la lettre du 25 mai 2018 aux évêques d’Allemagne contre l’« intercommunion » eucharistique entre catholiques et protestants, une lettre elle aussi rédigée par le cardinal Ladaria et contresignée par le Pape ;
    • la lettre du 18 septembre 2020, toujours contre l’intercommunion et accompagnée d’une note doctrinale, par laquelle le cardinal Ladaria s’est à nouveau adressé aux évêques allemands, qui n’avaient de toute évidence pas tenu compte de l’avertissement précédent et qui étaient au contraire plus déterminés que jamais à avancer que jamais, sur la base d’un document d’accord avec les protestants daté de septembre 2019 ;
    • le silence imposé par le Pape au synode sur les jeunes d’octobre 2018 concernant le « changement de paradigme » pour juger les couples homosexuels, un silence observé aussi bien dans la discussion en séance que dans le document final et l’exhortation pontificale post-synodale « Christus vivit » ;
    • les lettres d’admonestation sévère envoyée à l’Église d’Allemagne par le Pape en personne ou en son nom par le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques, pour faire barrage à des décisions aux accents schismatiques en faveur des prêtres mariés, des femmes prêtres et d’une nouvelle morale sexuelle, qui figure toujours à l’agenda d’un synode national qui s’est ouvert le 1er décembre 2019 ;
    • le silence complet du Pape François, dans l’exhortation pontificale conclusive du synode sur l’Amazonie, rendue publique le 12 février 2020, concernant l’admission au sacerdoce de « viri probati » avec femme et enfants, qui avait pourtant été approuvée par une majorité au synode ;

    François a tenu à justifier ce dernier silence dans une note écrite qu’il a fait publier dans « La Civiltà Cattolica » du 5 septembre dernier, l’attribuant au « mauvais esprit » de la discussion en séance synodale, divisée en « positions dialectiques et antagonistes » comme dans un parlement profane et, à son jugement, privée de « discernement ».

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  • "Bâtir sa maison sur le roc" : des cycles de formation à l'amour et au mariage à Bruxelles, Rixensart, Leuven et OLV Waver

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    "Bâtir sa maison sur le roc"
     
    Nous avons le plaisir de vous signaler qu'une nouvelle saison de formation à l'amour et au mariage "Bâtir sa maison sur le roc" démarrera d'ici quelques semaines.

    Cette année, nous vous annonçons une forte expansion de cette initiative, en ce sens qu'il y aura 4 cycles en Belgique. En effet, pour la 5ème année d'affilée déjà, un cycle est organisé à Rixensart (première soirée le samedi 7 novembre 2020) et, après une interruption d'un an, un cycle à Bruxelles (première soirée le samedi 21 novembre 2020). Mais en plus de cela deux cycles "Je huis op de rots bouwen" démarreront en néerlandais, l'un à Leuven (Heverlee) et l'autre à Onze-Lieve-Vrouw-Waver.

    Nous comptons sur vous pour faire la promotion auprès de vos amis et connaissances! Tous les couples sont les bienvenus, fiancés, mariés ou réfléchissant à un engagement. Ils peuvent tous en tirer profit. Mais les inscriptions allant déjà bon train, qu’ils ne tardent pas à se manifester car le nombre de places est limité. Nous espérons évidemment que les mesures de protection liées à la pandémie du coronavirus ne contrarieront pas trop le déroulement des cycles prévus. 

    Pour toutes informations, y compris les dates des soirées des cycles de cette nouvelle saison, nous vous renvoyons à notre site www.batirsamaisonsurleroc.be, qui a été dédoublé en néerlandais (www.jehuisopderotsbouwen.be).

    Enfin, nous vous invitons à visiter notre page facebook, sur laquelle vous trouverez de nombreuses publications enrichissantes.
  • Comment une poignée de main papale se transforme en "tournant extraordinaire" pour les militants LGBT

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    D'ACIAFRICA :

    Analyse : Comment une poignée de main papale est devenue un "tournant extraordinaire" pour les militants LGBT

    19 septembre 2020

    L'Avvenire, le journal officiel de la conférence épiscopale italienne, a rapporté le 16 septembre que le pape François "à la fin d'une audience" a salué un groupe d'une quarantaine de personnes, dont certaines s'identifient comme LGBT, avec leurs parents.

    Le pape a dit aux parents que "Dieu aime vos enfants tels qu'ils sont" et que "l'Eglise aime vos enfants tels qu'ils sont parce qu'ils sont enfants de Dieu". Bien qu'aucune des paroles rapportées du pape François ne soit nouvelle, ou ne pose de problème doctrinal, elles n'ont pas été confirmées par le Saint-Siège. Mais l'épisode a attiré l'attention des médias.

    Le blog espagnol "Religion Digital", dirigé par le prêtre catholique José Manuel Vidal, a offert sa propre version de l'épisode, en citant anonymement l'une des personnes qui ont rencontré le pape : "Dans le douloureux voyage que chacun de nous a fait en tant que croyant LGBT, j'avoue que je n'aurais pas imaginé que nous en serions arrivés à cette étape ; rencontrer en audience le Saint-Père". "Ce sont les mots d'un des représentants de l'association italienne Tenda di Gionata (Tente de Jonathan), de parents et d'enfants LGBT. Environ 40 de ses membres ont été reçus au Vatican hier", a écrit Religión Digital, suggérant que le groupe ait eu une réunion formelle et privée avec le pape. Le compte-rendu des événements sur le blog espagnol a été tweeté par le père James Martin, ce qui a généré un plus grand buzz médiatique.

    En fait, le groupe Tenda di Gionata n'a pas été reçu en audience privée, mais a été brièvement rencontré par le pape lors des salutations massives qui suivent ses audiences générales du mercredi. Au cours de cette rencontre d'une minute, Mara Grassi, vice-présidente de l'association, a présenté au pape François une traduction espagnole de la brochure "Genitori Fortunati" ("Parents chanceux"), un recueil d'expériences pour la plupart négatives que les parents de personnes s'identifiant comme LGBT ont eues avec l'église catholique. Les groupes ont également présenté au pape un T-shirt de couleur arc-en-ciel avec les mots "En amour, il n'y a pas de crainte", une citation de 1 Jean 4:18.

    La plupart des premiers reportages sur les paroles du pape François à Tenda di Gionata ont été réalisés par L'Avvenire ou le journal socialiste italien La Reppublica, qui ont tous deux interviewé Mara Grassi, une mère de quatre enfants, dont l'un, âgé de 40 ans, s'identifie comme homosexuel. Le reportage de La Repubblica comprenait des remarques de Grassi qui suggèrent que la doctrine de l'Église est arbitraire ou injuste. "Après avoir appris que mon fils était homosexuel, j'ai beaucoup souffert parce que les règles de l'Eglise me faisaient penser qu'il était exclu de l'amour de Dieu", a-t-elle déclaré.

    La version de L'Avvenire de la rencontre a été décrite par le journaliste Luciano Moia comme un événement historique. Moia a offert cette description de la rencontre : "Dans l'Église du Pape François, qui veut abattre les murs et construire des ponts d'acceptation et de compréhension, en particulier avec les personnes les plus fragiles et les plus marginalisées, la rencontre de ce matin est apparue à de nombreux parents comme un tournant extraordinaire, confirmant que ce qui est écrit dans certains documents ecclésiaux récents, de l'Amoris Laetitia au Rapport final du Synode des jeunes, peut vraiment être traduit dans la pratique pastorale". Moia, l'auteur du livre "Chiesa e Omosessualitá, Un'inchiesta alla luce del magistero di papa Francesco" (Église et homosexualité, une enquête à la lumière du Magistère du Pape François), est depuis longtemps rédacteur d'un encart mensuel dans le journal catholique officiel de la conférence épiscopale italienne. Il a été l'un des promoteurs du changement de la doctrine de l'Eglise catholique sur l'homosexualité telle qu'elle est exprimée dans le Catéchisme de l'Eglise catholique, en particulier les concepts selon lesquels "les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés", et qu'ils sont "contraires à la loi naturelle, et donc, qu'en aucun cas, ils ne peuvent être approuvés".

    Les remarques rapportées par le pape mercredi ont été l'expression de la vérité la plus fondamentale de l'Église : que Dieu aime toutes les personnes, et que son amour n'est pas conditionnel. Ni ces remarques, ni sa brève conversation avec Tenda di Gionata, ne suggèrent une approbation des positions du groupe, un changement de la doctrine catholique, ou un "tournant" quelconque dans le ministère pastoral du pape. Les informations contraires peuvent en dire plus sur l'agenda des journalistes que sur l'Évangile proclamé par le pape François.

  • Trente-sept pourcents des gènes humains ont une expression différenciée selon que l'on est homme ou femme

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    37 % des gènes humains ont une expression différenciée selon que l’on est homme ou femme

    Une étude vient de paraître dans la revue Science du 10 septembre, mettant en valeur les différences d’expression génétique entre les sexes, aboutissement de dix années d’efforts, 37 % des gènes humains ont une expression différenciée selon que l’on est un homme ou une femme. Health (NIH).

    Quand on pense génétique, on raisonne souvent selon l’absence ou la présence de tel ou tel gène. Or, les différences de phénotype et de nombreux facteurs biologiques (poids, maladies, vieillissement, taux de sucre dans le sang…) dépendent aussi étroitement de la façon dont les gènes sont utilisés par la cellule (épigénétique). Certains gènes restent ainsi souvent en grande partie inactivés. Ces variations d’expression sont appelées « transcriptome ». Un gène contient un code ADN pouvant être lu et transcrit en protéines fonctionnelles. Il génère pour cela un brin d’ARN à partir du code ADN, qui sert de guide pour fabriquer la protéine. Plus le gène est actif, plus il produit d’ARN et donc de protéines. C’est la quantité et la qualité de l’ARN que l’on appelle transcriptome et qui est utilisé pour mesurer l’activité des gènes.

    Ainsi, les différences entre les sexes, communément attribuées aux hormones et aux chromosomes sexuels, seraient en grande partie dues à ce fameux transcriptome. 37 % des gènes humains ont une expression différenciée selon que l’on est un homme ou une femme.

    Les scientifiques ont découvert 58 liens inédits entre l’expression génétique et des caractéristiques des individus, comme la pression sanguine, le taux de cholestérol ou le risque de cancer du sein. Le gène CYP450, qui influe sur l’assimilation des médicaments humains dans le foie, s’exprime ainsi de manière différenciée selon le sexe dans de nombreux tissus. Cela pourrait expliquer pourquoi certains médicaments sont plus efficaces chez l’homme que la femme (ou vice versa). Chez les femmes, la régulation génétique du CCDC88 est fortement associée à la progression du cancer du sein, et l’activité du gène HKDC1 est corrélée au poids de naissance (en modifiant le métabolisme du glucose dans le foie de la femme enceinte). Chez les hommes, la régulation génétique du DPYSL4 est associée au pourcentage de graisse corporelle et celle du CLDN7 au poids de naissance. Les chercheurs ont également identifié un lien entre l’expression du gène C9orf66 et la calvitie masculine.

    Voir aussi

  • Allemagne : une vidéo publiée par un diocèse appelle à l'abolition de l'enseignement de l'Eglise sur la morale sexuelle

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    De Jan Bentz sur IFamNews :

    Une vidéo scandaleuse publiée par un diocèse catholique allemand appelle à l’abolition de l’enseignement de l’Église sur la morale sexuelle

    Supprimer le terme "morale sexuelle" et accepter "chaque personne avec sa sexualité" - tel est le message de la vidéo, diffusée avec l'approbation de l'Église.

    3 septembre, 2020

    « Examinez et changez l’Église »: sous ce titre, le diocèse d’Essen (en Allemagne de l’Ouest) a publié une vidéo (sur Facebook et YouTube) dans laquelle les employés du diocèse se prononcent en faveur de l’acceptation des « mariages » homosexuels et de l’abolition de l’enseignement moral de l’Église sur la sexualité.

    « Je suis gay, catholique, marié à mon mari depuis 2004 et je travaille pour l’Église catholique depuis 1996. Beaucoup de nos amis demandent toujours: comment est-ce possible? Et, honnêtement, parfois cela me déchire de travailler pour une institution qui me rejette et rejette ma sexualité – notre mariage », déclare Rainer Teuber, membre du personnel du diocèse d’Essen, dans la vidéo.

    Le programme de « Changer l’Église » comprend non seulement l’acceptation des actes homosexuels , mais aussi l’acceptation de la fornication sous forme de cohabitation prénuptiale, ainsi que celle de la communion pour les divorcés remariés.

    « L’Eglise blesse les gens », affirme Sabrina Kuhlmann, conseillère pastorale du diocèse. « Tous ceux qui ne sont pas hétérosexuels; tous ceux qui ne se marient pas mais veulent quand même vivre ensemble; tous ceux dont les mariages ont échoué et qui osent une nouvelle tentative, tous ceux-là ne se conforment pas à la norme de l’Église, aussi fidèles soient-ils. »

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  • Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    20 août 2020

    Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

    Vous êtes horripilé par le mouvement « woke » (« éveillé »), exaspéré par une nouvelle gauche qui ne défend plus que des particularismes de plus en plus excentriques, excédé par de jeunes activistes qui ne sont prêts à aucun compromis et qui se sentent agressés à la moindre contradiction, agacé par la construction sociale du genre ? Le dernier livre de Douglas Murray vous apprendra à connaître l’historique de ces tendances, leurs contradictions et les impasses vers lesquelles ils mènent.

    Dorénavant, le « New York Times » écrira « Noir » avec une majuscule, mais continuera à écrire « blanc » avec une minuscule. Cette asymétrie Noir/blanc est un exemple inquiétant de ce que Douglas Murray, l’essayiste, journaliste et penseur conservateur, appelle la surcorrection dans son livre, La Guerre des communautés : Race, identité, genre, les ferments de la violence qui vient, qui sortira en français en octobre. Ces dernières années, on a beaucoup fait dans nos sociétés sur le plan juridique pour corriger les injustices et les inégalités dont auraient souffert différentes minorités — ethniques ou « genrées » — et une majorité, celle des femmes. Maintenant, il s’agit d’aller plus loin : plutôt que de viser la correction des inégalités, il s’agit d’infliger une correction aux majorités et surtout aux hommes. Nous vivons à l’ère de la vengeance. Même typographiquement.

    Présentation de l’éditeur

    Un succès de librairie international

    Dans ce nouveau livre, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIe siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de « l’intersectionnalité ».

    À l’époque postmoderne, les grands récits religieux et politiques se sont effondrés. À leur place ont émergé un désir croisé de redresser les torts perçus et une militarisation de l’identité, toutes deux accélérées par la puissance des médias sociaux.

    Des groupes d’intérêts étroits dominent désormais l’agenda alors que la société devient de plus en plus tribale.

    Murray cherche à insuffler un certain bon sens dans [le débat] et termine par un appel passionné à la liberté d’expression, aux valeurs communes et à la raison, dans une époque où règne chaque jour un peu plus l’hystérie de masse.

    LA GUERRE DES COMMUNAUTÉS
    Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient
    par Douglas Murray
    à paraître le 13 Octobre 2020
    aux Éditions du Toucan
    dans la collection de l’Artilleur
    à Paris,
    250 pages
    Genre : Essais
    ISBN : 9 782 810 009 886

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  • Le pape encourage l'apostolat de la "soeur des trans"

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    De Doug Mainwaring sur LifeSitenews :

    NEUQUÉN, Argentine, 18 août 2020 (LifeSiteNews)

    Après qu'une religieuse controversée ait ouvert en Argentine une résidence pour les "femmes trans" - des hommes qui choisissent de s'identifier en tant que femmes - le pape François a fait l'éloge de son travail, qualifiant les hommes de "filles".

    Sœur Mónica Astorga Cremona, 53 ans, connue localement en Argentine comme la "Sœur des Trans", a coupé le ruban du nouveau complexe de douze petits appartements dédiés uniquement à l'hébergement d'hommes se réclamant comme femmes et de leurs partenaires.

    En apprenant la nouvelle, le Pape a répondu dans une communication, selon la religieuse : "Chère Monica, Dieu qui n'est pas allé au séminaire ou n'a pas étudié la théologie te le rendra bien. Je prie pour toi et tes filles". Le Souverain Pontife, selon la religieuse, a qualifié de "filles" les hommes qui auraient entre 40 et 70 ans. "N'oubliez pas de prier pour moi. Que Jésus vous bénisse (sic) et que la Sainte Vierge prenne soin de vous", a-t-il ajouté, selon un rapport de Newsflare.

    L'année dernière, le cardinal Raymond Burke et l'évêque Athanasius Schneider, rejoints par d'autres prélats, ont publié une déclaration publique de vérités de la foi où ils ont qualifié de rébellion et de "péché grave" le fait pour un homme de "tenter de devenir une femme".

    "Les sexes masculin et féminin, homme et femme, sont des réalités biologiques créées par la sage volonté de Dieu (voir Gen. 1 : 27 ; Catéchisme de l'Église catholique, 369). C'est donc une rébellion contre la loi naturelle et divine et un péché grave qu'un homme puisse tenter de devenir une femme en se mutilant, ou même en se déclarant simplement comme tel, ou qu'une femme puisse de la même manière tenter de devenir un homme, ou de considérer que l'autorité civile a le devoir ou le droit d'agir comme si de telles choses étaient ou pouvaient être possibles et légitimes (voir Catéchisme de l'Église catholique, 2297)", indique le document.

    Le père James Martin, prêtre jésuite pro-LGBT, s'est réjoui des paroles de félicitations du Pape à Sœur Monica Cremona, dans un Tweet : "Wow. Le Pape François envoie son soutien à une soeur catholique en Argentine qui s'occupe de femmes transsexuelles."

    Sœur Monica affirme depuis 2015 que le Pape François connaît son travail et qu'il le soutient. Sa relation personnelle avec le pontife remonte à bien avant cela, "avant qu'il ne soit évêque", selon un rapport du Crux de 2017. La carmélite déchaussée a expliqué dans un rapport de "Queering the Church" de l'époque que le pape lui avait déclaré dans un courriel : "Au temps de Jésus, les lépreux étaient rejetés comme ça". Elles [les femmes trans] sont les lépreuses de notre époque. Ne laissez pas ce travail à la frontière qui est la vôtre".

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