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Jeunes

  • Pour prendre la mesure de la déchristianisation en Espagne

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    Lu sur Religion en Libertad :

    En dix ans, le nombre de mariages catholiques en Espagne a chuté : les chiffres par région sont éloquents.

    En 2013 débutait le pontificat du pape François, qui convoquait immédiatement un synode sur la famille pour l'année suivante. En Espagne, ces dix années de pontificat ont coïncidé avec une chute brutale des mariages religieux (qui sont presque tous catholiques). Cette année-là, un mariage sur trois était célébré à l'église. Dix ans plus tard, en 2022, ce n'est plus que 1 sur 5. 

    En Catalogne, au Pays basque et aux Baléares, seul 1 mariage sur 10 est célébré à l'église. En Navarre, dans les Asturies, en Aragon et en Castille-et-León, 2 mariages sur 10 sont célébrés à l'église, et ce n'est qu'en Andalousie et en Estrémadure qu'ils sont proches de 3 sur 10.

    [Voir la liste par région à la fin de cet article].

    Les mariages catholiques sont une indication très claire de la religiosité et de sa pertinence sociale, en particulier lorsqu'on les compare par région. Les données des sondages sont des projections statistiques, et celles du CIS de l'activiste socialiste José Félix Tezanos sont particulièrement inutiles et peu fiables.

    Il est utile de mesurer les mariages parce qu'ils sont ce qu'ils sont, ils sont enregistrés à l'Institut national des statistiques. En Espagne, les femmes se marient (premier mariage), en moyenne, à 32 ou 33 ans ; les hommes à 34 ou 35 ans. Ils n'ont pas 20 ans, ils ne se laissent pas influencer par leur famille ou leur environnement, ils pourraient ne pas se marier et simplement cohabiter, avec presque les mêmes effets juridiques. Ils choisissent de se marier librement et de choisir le type de célébration.

    Ce sont des adultes qui ont des enfants et décident de leur éducation, qui construisent la nouvelle génération. Leur choix entre le mariage civil et le mariage religieux en dit long sur leur niveau de religiosité. Le mariage religieux entre catholiques peu ou pas pratiquants, qui était encore important il y a 10 ans, semble s'être évaporé presque partout en Espagne.

    Nous pouvons utiliser les chiffres de la récente étude d'Edgar Sanchez et de TBS Education (de l'INE).

    Une mesure de la déchristianisation

    L'examen de l'évolution de cette option par région permet de connaître le niveau de déchristianisation de chaque zone. Et la vitesse à laquelle chaque région se déchristianise.

    Il faut distinguer les régions très déchristianisées, mais qui l'étaient déjà il y a 10 ans, des régions qui se sont déchristianisées à toute vitesse au cours de cette décennie.

    Mariages civils et religieux en Espagne, selon l'INE, de 2013 à 2022, en pourcentage et en valeur absolue.

    Matrimonios civiles y religiosos en España, del INE, de 2013 s 2022, porcentaje y absolutos

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  • Lettre à Alma qui n’a plus besoin de Dieu

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    Lettres à Alma qui n'a plus besoin de Dieu

    Du site des Editions du Cerf :

    Lettres à Alma qui n'a plus besoin de Dieu

    de Luc de Bellescize

    176 pages - févr. 2024

    14,00€

    Minnie vient de mourir. C’était la grand-mère d’Alma. Où estelle maintenant qu’elle est morte ? La retrouvera-t-elle un jour ? « Si Dieu n’existe pas, vous ne la reverrez jamais. Sans âme immortelle, il faut laisser ici toute espérance », lui répond le père Luc de Bellescize, prêtre ami de la famille venu célébrer les funérailles. S’engage alors un échange épistolaire entre la jeune femme et le prêtre. À l’heure d’enterrer son aïeule, le père Luc lui propose de déterrer Dieu des profondeurs de son coeur, d’entrer dans le sens caché de la vie et de la mort, de l’amour et de l’éternité.

    Sans esquiver les questions ni asséner des vérités toutes faites, sans écraser le grand mystère, ces lettres dévoilent avec intimité et pudeur le cheminement d’une âme soucieuse de tisser des liens entre la terre et le Ciel, la culture et la foi, la vocation de l’homme à contempler Dieu et l’existence toute simple du quotidien.

    Une correspondance qui montre que la foi est une source inépuisable de vie et d’audace pour affronter les défis du monde contemporain.

    Prêtre du diocèse de Paris, Luc de Bellescize a étudié à l’Institut jésuite d’études théologiques de Bruxelles. Aujourd’hui vicaire de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul, investi dans la pastorale étudiante, il contribue par ses chroniques aux débats de l’Église catholique en France. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont La Promesse des cendres et Méditations pour prier le rosaire.

     

    Elisabeth Geffroy, sur le site de La Nef, s'est entretenue avec le Père de Bellescize :

    Entretien avec le père Luc de Bellescize : Lettre à Alma qui n’a plus besoin de Dieu

    Le Père Luc de Bellescize, prêtre du diocèse de Paris, vicaire de Saint-Vincent-de-Paul, chroniqueur de La Nef, nous présente son nouveau livre.

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  • CLARA Life exprime sa solidarité avec les femmes, les professionnels de santé, et les défenseurs de la vie en France

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    CLARA Life exprime sa solidarité avec les femmes, les professionnels de santé, et les défenseurs de la vie en France

    Bruxelles, 29 février 2024 - Face à l'adoption par le Sénat français de la réforme inscrivant l'IVG dans la Constitution française, CLARA Life exprime sa profonde préoccupation. Cette décision, bien qu'elle soit un choix législatif mais immorale d'un pays voisin, renforce notre détermination à soutenir les femmes en difficulté et à protéger la vie dès sa conception.

    Nous réitérons notre engagement à proposer des alternatives à l'IVG en Belgique, en offrant aux femmes enceintes des services d'écoute, d'accompagnement et d'orientation. Nous défendons aussi ardemment les droits des médecins à exercer leur clause de conscience, un principe fondamental de leur éthique professionnelle, malheureusement rejeté par le Sénat français.

    En cette période cruciale, CLARA Life renouvelle sa solidarité avec les femmes, les professionnels de santé, et tous les défenseurs de la vie en France. Nous poursuivons notre mission de promouvoir une culture de la vie, en valorisant chaque existence humaine et en apportant un soutien concret aux femmes et aux familles.

    Dans cet esprit, nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à la Marche pour la Vie, un événement phare pour la défense de la vie, qui se tiendra à Bruxelles, Place Poelaert, le 21 avril 2024 à 14h. Cet événement sera l'occasion de manifester notre soutien aux valeurs que nous chérissons et de renforcer notre communauté engagée pour la vie.

    Ensemble, faisons entendre notre voix pour la protection de la vie à tous ses stades. Rejoignez-nous dans cette marche pacifique et unie pour un avenir où chaque vie est valorisée et respectée. 

    Pour CLARA Life,
    Wouter Suenens, Président

    Notre mission se poursuit. Mais votre contribution est cruciale. Pour plus de détails sur l'emploi des dons, cliquez iciChaque don renforce notre combat pour la vie et la dignité humaine.

    A QUOI SERVIRA VOTRE DON - INFOS FINANCIERES

    • La Marche a besoin de votre générosité
      L'organisation d'un tel évènement implique d'importantes dépenses. 
    • Nous sommes encore à la recherche de € 6.500. Pour récolter cette somme, nous ne pouvons compter que sur vos dons.
    • Vous pouvez aussi nous aider en nous prêtant du matériel pour le jour de la Marche ou en transférant cet email à un ami qui voudrait nous aider financièrement.

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    MERCI BEAUCOUP

  • Il ne faut plus montrer « Mary Poppins » aux enfants

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    Lu sur le Tagespost :

    Le film classique « Mary Poppins » ne convient plus aux jeunes

    En raison du « langage discriminatoire », les enfants du Royaume-Uni ne sont autorisés à regarder le film que sous surveillance.

    28 février 2024

    Maintenant, « Mary Poppins » a été frappée. L'adaptation Disney en live-action du classique de PL Travers, sorti sous le titre "Mary Poppins" en 1964 et devenu un classique à part entière, a reçu une nouvelle classification du British Board of Film Classification (BBFC). La note est passée de « U » – qui signifie Universel – à PG (« Parental Guidance »). Il est au moins recommandé que les enfants jusqu'à l'âge de huit ans ne voient le film que sous la surveillance de leurs parents, si possible. 

    La raison invoquée pour justifier ce reclassement est « un langage discriminatoire ». Selon le journal britannique Daily Mail, la raison en est que le mot « Hottentots » est utilisé, un terme désormais qualifié de péjoratif et raciste pour les groupes ethniques indigènes d'Afrique australe. Le mot mal vu est utilisé dans deux scènes du film. Dans une scène, « l'amiral Boom », un membre à la retraite de la marine, demande aux enfants de la famille protagoniste « Banks » s'ils veulent « combattre les Hottentots ou creuser un trésor ». Dans une autre scène, « l'amiral Boom » utilise le terme pour désigner des ramoneurs au visage de suie dansant sur un toit et crie : « Alarme, nous sommes attaqués par des Hottentots ! Diables noirs !

    Les films d'animation ont une étiquette d'avertissement

    Le BBFC affirme avoir pris en compte le contexte historique du film, qui se déroule à Londres au début du XXe siècle. Cependant, selon le Film Classification Board, le langage discriminatoire du film nécessite une reclassification. Les parents devraient veiller à ce que leurs enfants reproduisent un langage non discriminatoire sans « reconnaître le potentiel offensant possible ».

    Il y a des années, le service de streaming « Disney TV+ » a commencé à proposer des films d'animation classiques tels que « Dumbo », « Les Aristochats » ou « Le Livre de la Jungle » avec un avertissement : « Ce programme contient des représentations négatives et/ou un traitement incorrect de personnes ou de cultures. . Ces stéréotypes étaient erronés à l'époque et le sont encore aujourd'hui. » Cependant, ce n'est pas (encore) le cas avec « Mary Poppins », du moins dans la version allemande du service de streaming.  DT/jeune

  • Les raisons d'espérer selon Mgr Hendriks, évêque aux Pays-Bas

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    D'Edgar Beltran sur The Pillar :

    "L'importance de la communauté" - L'évêque néerlandais Hendriks parle de l'espérance chrétienne

    20 février 2024

    Le fait que les Pays-Bas soient l'un des pays les plus sécularisés au monde ressemble presque à un cliché.

    Mais avec une participation à la messe inférieure à 2 % des catholiques, une situation professionnelle désastreuse et des centaines d'églises et de paroisses en cours de consolidation dans tout le pays, les Pays-Bas pourraient être considérés comme une vitrine de ce qui est à venir dans un Occident en voie de sécularisation rapide.

    Autrefois une puissance missionnaire, qui fournissait environ 10 % des missionnaires étrangers dans le monde, la fréquentation de la messe a diminué de moitié dans les années 1950 et s'est effondrée après le concile Vatican II. 

    Dans les décennies qui ont suivi, le catholicisme néerlandais est devenu synonyme de théologie "expérimentale", d'abus liturgiques et d'hétérodoxie.

    Mais certains pensent que l'Église néerlandaise a encore beaucoup à offrir après une période postconciliaire troublée. Et qu'en fait, les catholiques néerlandais offrent déjà quelque chose d'important au monde.

    L'un d'entre eux est Mgr Jan Hendriks, évêque du diocèse de Haarlem-Amsterdam depuis 2020, où il a d'abord été affecté en tant qu'évêque auxiliaire en 2011.

    Mgr Hendriks, avocat canonique et lecteur du Pillar, est le dernier évêque néerlandais à avoir dévoilé un vaste plan de consolidation des paroisses, qui prévoit la fermeture d'environ 60 % des églises du diocèse.

    L'évêque a toutefois expliqué à The Pillar que ce processus était nécessaire pour donner un nouvel élan à l'évangélisation du pays à partir de communautés plus grandes et plus unies.

    L'évêque Hendriks s'est entretenu avec The Pillar ce mois-ci dans la cathédrale Saint-Bavon au sujet de la sécularisation aux Pays-Bas, de l'évangélisation dans le monde postmoderne, de la migration, des fermetures de paroisses et de l'Eucharistie. 

    Cet entretien a été édité pour des raisons de longueur et de clarté.

    Comment les Pays-Bas sont-ils devenus l'un des pays les plus sécularisés d'Europe ?

    Le catholicisme a été interdit aux Pays-Bas depuis la Réforme jusqu'à l'époque de Napoléon. Ce n'est donc qu'au XIXe siècle que l'on a vu apparaître un énorme réseau d'institutions catholiques - églises, congrégations, écoles, hôpitaux, etc.

    Au cours de ce siècle, la hiérarchie s'est fortement impliquée, car ce développement devait être contrôlé pour qu'il se déroule dans de bonnes conditions. 

    Mais l'aspect spirituel a été un peu négligé. C'est ce que Karol Wojtyla a remarqué lorsqu'il a visité les Pays-Bas après la Seconde Guerre mondiale. Il a été impressionné par l'énorme organisation du catholicisme. Mais en même temps, il a remarqué qu'elle était superficielle, qu'elle manquait de spiritualité.

    Il s'agit donc d'un processus qui était déjà en cours à la fin des années 1950.

    Puis, dans les années 1960, le Concile Vatican II a renforcé cette tendance. Le Concile a souligné la responsabilité des laïcs et leur implication dans l'apostolat, ce qui était une bonne chose.

    Mais ici, aux Pays-Bas, il s'est passé quelque chose de similaire à ce qui se passe avec Fiducia supplicans dans certains épiscopats. Le Concile a été perçu comme une rupture, comme un nouveau départ.

    Ainsi, à bien des égards, le Concile n'a jamais été reçu. Personne n'a étudié les documents, [beaucoup] n'y ont vu qu'une excuse pour marquer un nouveau point de départ. Immédiatement après le Concile, nous avons eu le Conseil pastoral néerlandais, qui a créé une atmosphère très libérale. Le célibat des clercs a été discuté, de même que la sexualité et le rôle des femmes dans l'Église. 

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  • Face à la crise, encourager l'oecuménisme en interne ?

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    D'Emmanuelle Marchadour sur le site de Famille Chrétienne :

    Avenir de l’Église en France : « Encourageons l’œcuménisme en interne »

    Pour l'historien des religions, Guillaume Cuchet, les buts pastoraux du Concile Vatican II n’ont pas été atteints. « C’est un échec, quoi qu’on en dise », estime-t-il.

    12/02/2024

    Dans vos précédentes recherches, vous vous êtes penché sur les origines de la chute du catholicisme en France. Doit-on s’attendre à une accentuation du phénomène dans un avenir proche ?

    Difficile de répondre à cette question car le futur n’est pas, pour nous historiens, notre domaine de prédilection ! Mais on peut toujours prolonger les courbes pour imaginer le catholicisme de demain. Ce qui est certain, c’est que la baisse de la pratique, démarrée dans les années 1960-70, est quasiment continue depuis 50 ans. L’Eglise semble impuissante à colmater la brèche. Il y a une espèce d’hémorragie qui finit par produire un effondrement et la récente crise des abus sexuels est un évènement important qui ne va qu’accentuer ce décrochage. Pour preuve, selon une enquête peu médiatisée de l’Institut national d’études démographiques (INED) datant de 2023, nous sommes passés entre 2008 et 2020 de 43% de catholiques déclarés chez les 18-59 ans à 25%. Le taux de déclaration de catholicisme a été divisé par 2 en seulement 12 ans ! Nous parlons là de personnes nées après 1960. C’est la génération d’après le grand décrochage qui n’a plus qu’un rapport très lointain à l’Eglise et ne possède plus guère d’héritage catholique. Chaque Français par le passé, même les plus anticléricaux, avait bien un vieil oncle prêtre ou une tante religieuse. Ce n’est plus le cas maintenant. Par conséquent, la seule image de l’Eglise qui leur parvient vient de l’extérieur et celle qui domine actuellement est répulsive. Je pense donc, tant sur les vocations sacerdotales ou religieuses que sur la pratique, que cette crise des abus aura des effets très profonds.

    Le catholicisme en France est donc déjà minoritaire et partagé entre plusieurs sensibilités. Le clivage actuel, entre les catholiques qu’on appelle parfois « d’affirmation » et ceux dits « d’ouverture » va–t-il perdurer ?

    Ce sont deux appellations fort discutables mais elles sont commodes pour désigner ces deux courants qui portent des conceptions de l’Eglise et de son rapport au monde sensiblement différentes. Tout d’abord, il faut rappeler que ces deux sensibilités ne sont pas nouvelles. Elles ont une histoire ancienne qui remonte au XIXe siècle et que beaucoup de nos contemporains ignorent, y compris au sein de l’Eglise. D’un côté les « libéraux » et de l’autre, ceux que les historiens ont appelés les « intransigeants ». C’était à l’époque où le pape Pie IX a publié le fameux Syllabus (1864). 80 propositions censées résumer la pensée du monde moderne et dont la dernière condamnait explicitement « le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne ». Cette opposition se poursuit donc aujourd’hui à travers leurs héritiers. Vous avez d’un côté des catholiques qui ont un rapport volontiers antagoniste avec le monde moderne. Ils ont un vrai souci de la transmission et des réussites dans ce domaine, au risque parfois de la « bunkérisation ». De l’autre côté des catholiques plus sensibles aux évolutions nécessaires de leur religion mais au risque de la dissolution dans le monde moderne.

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  • À l'Onu, le représentant du Saint-Siège invite à protéger la famille

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    De Vatican News :

    15 février 2024

    À l'Onu, le Saint-Siège invite à protéger la famille

    L'observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies s'est exprimé ce lundi à New York, lors de la 62e session de la Commission travaillant à la mise en œuvre de l'Agenda 2030, pour rappeler la nécessité de s'engager envers ceux qui sont pauvres et en situation de vulnérabilité. Mgr Caccia, dans cette optique, demande au nom du Saint-Siège que soit garantis l'accès à l'éducation pour tous, un travail équitablement rémunéré, des systèmes de retraite consolidés.

    «Pour un trop grand nombre de personnes, la satisfaction des besoins fondamentaux reste une lutte quotidienne», constate d’emblée Mgr Gabriele Caccia à New York, lors de la 62e session de la Commission du développement social de l'ONU, dont la tâche est de soutenir les politiques capables d'accélérer les progrès dans la mise en œuvre de l'Agenda 2030 pour le développement durable et d'atteindre l'objectif global de l'éradication de la pauvreté.

    Garantir un accès à l'éducation et à un travail décent

    Or, l'observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies souligne l'obligation particulière de l’ONU «envers les pauvres et les personnes en situation de vulnérabilité» et le devoir d'«atténuer les effets de la pauvreté en s'attaquant d'abord à ses causes profondes». Mgr Caccia indique quelques options à promouvoir pour accroître la protection sociale: des systèmes de retraite consolidés ou un accès à l'éducation. Pour le Pape, l’éducation est en effet «le premier vecteur du développement humain intégral parce qu'elle rend les individus libres et responsables». L’éducation doit ainsi être garantie à tous. Mgr Caccia évoque une autre condition essentielle du développement, «l'accès à un travail décent et équitablement rémunéré pour tous», un travail qui «doit être effectué dans des conditions dignes et sûres» et qui doit permettre «aux travailleurs de maintenir et de jouir de leur vie familiale et de leurs loisirs». L'archevêque Caccia note à regret que de nombreux jeunes sont aujourd'hui confrontés au chômage ou à la précarité, tandis que les personnes âgées sont contraintes de retarder leur retraite en raison de l'insécurité économique.

    Le Saint-Siège déplore que la famille soit parfois considérée comme nuisible

    Pour le Saint-Siège, un autre point pivot pour parvenir à un développement social est l'importance «centrale» de la famille. La famille est au cœur du développement, affirme le représentant du Pape. Elle est, souligne-t-il, «la première société que tout le monde connaît» et la Déclaration universelle des droits de l'homme la définit comme «le groupe naturel et fondamental de la société» et lui reconnaît «le droit à la protection de la société et de l'État». Pourtant, poursuit Mgr Caccia, ce n'est pas toujours le cas dans la réalité. Aussi, à l'occasion du 30e anniversaire de l'Année internationale de la famille, il souligne à la tribune combien la délégation du Saint-Siège est «profondément préoccupée par le fait que la famille est de plus en plus dépréciée, voire dénigrée, dans les forums internationaux». Il ajoute que dans la perspective de l'évolution de la société, la famille «n'est pas accessoire, ni périphérique, encore moins nuisible».

    La famille, une école d'humanité

    Mgr Caccia cite le Pape François selon lequel la famille est une «école de l'humanité la plus profonde», «le premier lieu où se vivent et se transmettent les valeurs de l'amour et de la fraternité, de l'union et du partage, de l'attention et du soin des autres». Dans la famille, poursuit l'observateur, ses membres, des plus jeunes aux plus âgés, trouvent un soutien et une attention irremplaçables. «C'est pourquoi, conclut-il, les politiques sociales doivent soutenir la famille dans son rôle essentiel pour la justice sociale et le développement social».

  • Alarmant : le mal être des adolescentes

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia :

    Pourquoi les jeunes filles vont-elles si mal ?

    13/02/24

    Une étude de la Drees publiée le 5 février dernier révèle des chiffres alarmants sur la santé mentale des jeunes filles (10-14 ans). La psychologue Rita de Roucy avance des causes et fournit des pistes pour que les jeunes filles se réconcilient avec leur corps.

    Les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à s’infliger des automutilations – ecchymoses volontaires, scarifications, abrasions, brûlures – et le font de plus en plus jeunes. Une récente étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) alerte sur la hausse spectaculaire du nombre d’hospitalisations pour un geste auto-infligé chez les filles et les jeunes femmes. Entre les périodes 2015-2019 et 2021-2022, les filles de 10 à 14 ans sont 63% de plus à avoir été hospitalisées pour tentative de suicide ou automutilation. Une hausse également observée chez les 15-19 ans (+42%) et les 20-24 ans (+32%). Des augmentations que la Drees qualifie de « brutales ». 

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  • Triste record : les Belges n'ont jamais eu si peu d'enfants depuis 1942 !

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    De Ludovic Jimenez sur le site de La Libre :

    Jamais les Belges n’ont fait si peu d’enfants depuis 1942

    13/02/2024

    Les Belges font moins d’enfants. En 2023, 110 400 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 4,5 % de moins que sur la moyenne de la période 2019-2022, ce qui correspond au plus faible nombre annuel de naissances depuis 1942, selon les chiffres de Statbel, l’office belge de statistique.

    Cela représente quelque 5 200 naissances de moins que sur la période 2019-2022, durant laquelle on a dénombré en moyenne 115 587 naissances par an, ce qui marquait déjà une forte baisse. Ce constat s’inscrit dans une tendance à plus long terme amorcée depuis une vingtaine d’années, aggravée par l’arrivée du coronavirus.

    "Si on regarde la période avant 1930, c’est-à-dire depuis que Statbel collecte les chiffres, on voit que l’année avec le moins de naissances est l’année 1918", précise Wendy Schelfaut, directrice de la communication chez Statbel. "Au classement des années qui ont connu le moins de naissances, 2023 se classe à la septième place. Cette évolution s’inscrit dans une tendance à la baisse depuis plusieurs années."

    La période de guerre avait en effet fait chuter le nombre de naissances : alors qu’en 1938, les Belges avaient fait plus de 130 000 bébés, et en 1939 plus de 126 000, ce chiffre était tombé à 110 323 en 1940, 98 417 en 1941 et 105 749 en 1942.

    Le rapport de Statbel montre des différences régionales assez marquées. En effet, les chiffres affichent une baisse en Région flamande (−2,3 %) et en Région wallonne (−5 %) et une nette baisse en Région de Bruxelles-Capitale (−12 %) par rapport à la période 2019-2022.

    "Quand on regarde le top 15 des années où il y a le moins de naissances, on voit par exemple que l’année 2002 arrive à la huitième place juste avant 2003, il y a donc des facteurs économiques qui peuvent expliquer ce phénomène, poursuit-elle. Aujourd’hui, les raisons sont multiples et peuvent aussi découler des effets de la guerre et du contexte de crise."

    Si on entre davantage dans le détail, un peu plus de 34 100 naissances ont été enregistrées en Wallonie, ce qui représente quelque 1 800 naissances de moins qu’en moyenne sur la période 2019-2022, soit une baisse de 5 %. Un peu moins de 13 900 naissances ont été enregistrées dans la Région de Bruxelles-Capitale, soit une baisse d’environ 1 900 naissances par rapport à la période 2019-2022. Bruxelles affiche dès lors la plus forte baisse du nombre de naissances de toutes les régions, avec un recul de 12 % par rapport à la même période de référence.

    Entre les inquiétudes liées au contexte post-Covid, la guerre en Ukraine et la survenue de l’inflation, plusieurs facteurs ont été identifiés par les démographes pour expliquer ce phénomène. Le fléchissement de la fécondité des femmes belges, conjugué à la hausse de l’âge au premier enfant, a mécaniquement entraîné la lente décrue de la courbe des naissances.

    D’autres tendances de fond viennent s’ajouter aux explications, comme la fragilité économique ou un besoin d’émancipation individuelle qui est plus fort aujourd’hui, tout cela conjugué à une forme d’incertitude ressentie par la jeune génération. Les femmes diplômées sont celles qui se projettent le plus en dehors de la maternité, elles s’investissent et s’épanouissent dans d’autres domaines personnels ou professionnels.

    En France comme dans la majorité des pays européens, le phénomène est similaire. Il y a quelques semaines, le président français Emmanuel Macron affirmait vouloir "réarmer" la France. Un réarmement militaire, civil, moral, mais aussi démographique. L’institut français de statistique, l’Insee, vient également de publier des chiffres inquiétants, montrant une baisse de la natalité de 6,6 % en France par rapport à 2022, soit le plus faible nombre de naissances depuis 1946. Si, à court terme, la baisse du nombre de naissances peut avoir un effet positif sur les finances publiques, à long terme, le vieillissement de la population risque de menacer le financement des systèmes de retraite, de soins de santé et de protection sociale.

  • Il n’y a pas que les couples de même sexe; il y a aussi les familles que l’Église a oubliées

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (Diakonos.be) :

    Il n’y a pas que les couples de même sexe. Il y a aussi les familles que l’Église a oubliées

    En Italie, la nation qui compte 59 millions d’habitant et dont le Pape François est le premier pasteur, on enregistre environ 2.000 unions civiles par an entre personnes de même sexe.

    On peut donc légitimement supposer que, parmi elles, il n’y ait que très peu de couples homosexuels qui iront frapper à la porte de l’Église pour avoir la bénédiction, vu la partie croissante de la population qui s’éloigne de l’Église, en Italie comme dans bien d’autres pays.

    Et pourtant, la bénédiction des couples de même sexe est devenue la problématique numéro un pour l’Église du Pape François, et celle sur laquelle le Pape a le plus exercé son autorité dernièrement, allant jusqu’à susciter l’opposition de cardinaux, d’évêques, de fidèles et d’Églises nationales entières, dont celles de toute l’Afrique noire.

    Alors qu’au contraire, les statistiques devraient inciter l’Église à des préoccupations et des engagements complètement différents. Non pas focalisés, comme c’est le cas aujourd’hui, sur les unions plus ou moins irrégulières, « in primis » entre personnes du même sexe, mais sur les couples réguliers, les couples hétérosexuels ordinaires, sur les familles au sens classique du terme.

    Parce qu’entretemps, dans le silence et le désintérêt apparent de la plus haute autorité de l’Église, ces familles sont en train de s’étioler d’année en année.

    Jusque dans les années 1970, il y avait en Italie plus de 400.000 mariages par an, presque tous célébrés à l’Église.

    Tandis qu’en 2023, et avec beaucoup plus d’habitants qu’à l’époque, les mariages religieux dépassent à grand-peine les 70.000. Avec un effondrement brutal, de 14% en une seule année seulement, par rapport à 2022.

    Ce qui revient à dire qu’aujourd’hui, en Italie, on ne célèbre à peine qu’un mariage pour mille habitants. En Lombardie, la région la plus peuplée et la plus industrialisée, dont Milan est la capitale, les chiffres sont encore plus bas : 0,7 mariages religieux pour mille habitants. En d’autres mots, dans une ville lombarde comptant 10.000 habitants, on célèbre à peine sept mariages à l’Église en une année, soit pour ainsi dire rien.

    Le démographe et statisticien Roberto Volpi, qui n’est pas catholique, a réagi, dans le quotidien « Il Foglio » : « Ca fait des dizaines d’années qu’on ne fait que parler de la raréfaction des enfants. Mais on ne parle jamais de la raréfaction des couples qui devraient faire ces enfants. À quand une réflexion non pas sur tel ou tel embranchement, exception, particularité, segment et typologie des couples, mais sur le couple hétérosexuel pur et simple ? Un couple dont même l’Église ne semble plus vouloir s’occuper ».

    Le CENSIS, le très sérieux centre de recherche qui publie chaque année un rapport sur la situation sociale de l’Italie, a enregistré en 2023 un large consensus à la « revendication des nouveaux droits » et en particulier au mariage entre personnes de même sexe, avec 65,6% d’avis favorables, qui atteint même 79,2% chez les jeunes.

    En présentant et en commentant ces données, un expert en la matière, Domenico Delle Foglie, l’ancien vice-directeur du quotidien de la Conférence épiscopale italienne « Avvenire » et coordinateur général du Family Day de 2007, la dernière initiative pro famille importante et influente qui s’est tenue en Italie, a écrit, toujours dans « Il Foglio » :

    « Le Rapport du CENSIS ne répond bien entendu pas à la question de savoir quel serait le projet d’humanité, d’anthropologie, soutenu par ces droits nouveaux. Mais peut-être se serait-on attendu à une prise de position ferme de la part du monde catholique, non pas à partir de considérations d’ordre moral mais à partir d’une conscience différente de l’humanisme chrétien. La réalité nous enseigne qu’il n’y en a nulle trace et qu’au contraire – voir la réflexion en cours dans le Synode de l’Église catholique – semble prévaloir une sorte de gigantesque et indulgent ‘qui suis-je, moi, pour juger ?’. De sorte que la renonciation à l’exercice de la faculté de juger (à ne pas confondre avec la manie de condamner) semble prévaloir sur toute autre évaluation objective du risque humain, bien plus que social et culturel, qui sous-tend la fabrique de ces droits nouveaux. On est en train d’assister impuissants à une sorte de frénésie ecclésiale d’assimilation qui inciterait à accepter (et donc à s’approprier) tous les choix du monde ».

    Volpi et Delle Foglie ne sont pas les seuls à sonner l’alarme. On peut citer entre autres, Fiorenzo Facchini, prêtre et professeur ordinaire émérite d’anthropologie à l’Université de Bologne qui, dans « Vita e Pensiero », la revue de l’Université catholique de Milan, vient d’attirer l’attention sur « le déclassement de la famille dans la transmission de la vie au profit des nouvelles techniques de reproduction médicalement assistées » dans lesquelles « il n’y a pas que la technique qui entre en jeu mais aussi l’idée d’humanité qui les inspire ».

    Facchini ajoute :

    « La vision chrétienne relie la sexualité à un projet du Créateur sur l’homme et sur la femme qui sont destinés à former une famille. Les caractéristiques de la famille reposent sur la différence naturelle entre les sexes et sur leur complémentarité. C’est ce qui émerge sur le plan rationnel.

    Dans l’idéologie du ‘gender’, en revanche, la sexualité est élective, on parle de sexe fluide, et l’idée de famille devrait donc s’appliquer à tout type d’union affective. Mais la sexualité est une composante importante de la personne, depuis la naissance, il ne s’agit pas de quelque chose d’aléatoire ou qui dépendrait de nos opinions. La cohérence avec le donné biologique doit être favorisée dans la construction de la personne. S’en écarter soi-disant pour affirmer sa liberté relève d’une idéologie mensongère et ne peut pas faire le bien de la personne et de la société ».

    On a aussi mis en avant récemment l’idée de la ‘queer family’, qui désigne une manière d’être ensemble indépendamment de l’orientation sexuelle. Est-ce que ce serait là une nouvelle manière de contribuer au bien de la société ? On est en droit de se demander quel futur nous réserve la société si de telles conceptions devaient se répandre et prévaloir. Ce serait la dissolution de la famille dans une société toujours moins humaine et à la dérive ».

    Il s’agit là d’avertissements forts mais qui prêchent dans le désert. « Tout cela trahit un grand égarement », écrit Facchini. Y compris dans l’Église.

    *

    Sur la photo en haut de la page, prise le 20 décembre 2023 deux jours après la publication de la déclaration « Fiducia supplicans », le jésuite américain James Martin, très proche du Pape François, pose un geste qu’il a décrit comme ceci sur les réseaux sociaux :

    « Chers amis, j’ai eu l’honneur de bénir en public mes amis James et Damien ce matin dans notre résidence des jésuites, selon les nouvelles directives promulguées par le Vatican pour les couples de même sexe. Mais avant cela, c’est eux qui m’avaient béni par leur amitié et leur soutien. »

  • Pauline Arrighi : une féministe au secours des ravages du genre… et du féminisme

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    De Blanche Streb en tribune sur aleteia.org :

    Une féministe au secours des ravages du genre… et du féminisme

    05/02/24

    Dans "Les Ravages du genre" (Le Cerf, 2023), la journaliste Pauline Arrighi mène une enquête approfondie sur une manipulation d’importance majeure. "Clair, sensé, percutant, nécessaire et étayé", c’est ainsi que notre chroniqueuse Blanche Streb résume l’essai de l’ancienne porte-parole d’Osez le féminisme.

    Comment en sommes-nous arrivés là ? De plus en plus de jeunes et d’enfants sont orientés extrêmement rapidement vers des parcours de transitions sociales, médicales voire chirurgicales mutilants, irréversibles, sans avoir été auparavant orientés vers la moindre psychothérapie, ou sans que ne soient explorées les causes conduisant à leur sentiment de mal-être lié à leur sexe. Le fait de mentionner une réalité aussi fondamentale que la division de l’espèce humaine entre hommes et femmes est devenu « offensant » et même qualifié de « discours de haine » et passible de poursuites judiciaires. Pour ne pas contrarier des personnes trans-identifiées, les services obstétriques britanniques parlent désormais de « parent qui accouche » et « d’allaitement au torse », quand les publicités pour tampon s’adressent « aux personnes qui saignent ».

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Prier saint Jean Bosco

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    Sur ce blog, nous avons évoqué à plusieurs reprises la figure de Don Bosco que l'on fête aujourd'hui (ici, là ).
    Le doyenné de Ciney propose deux belles prières à saint Jean Bosco :
     
    O saint Jean Boscojean-bosco.jpg
    Père et Maître de la jeunesse,
    toi qui, docile à l’Esprit,
    as transmis à la Famille salésienne
    le trésor de la prédilection
    pour les petits et pour les pauvres,
    apprends-nous à être pour eux chaque jour
    les signes et les porteurs de l’amour de Dieu,
    et fais grandir en nos cœurs
    les mêmes sentiments du Christ Bon Pasteur.
    Demande pour tous les membres de ta Famille,
    la bonté du cœur, la ténacité au travail,
    la sagesse du discernement,
    le courage de donner un témoignage d’Église,
    la générosité missionnaire.
    Obtiens-nous la grâce de rester fidèles à l’Alliance
    que le Seigneur a scellée avec nous,
    et fais que, conduits par Marie,
    nous parcourions joyeusement,
    avec les jeunes
    la voie qui conduit à l’Amour.
    AMEN

    Ô Saint-Jean Bosco, par l’ardent amour que vous portiez à Jésus au Saint-Sacrement et par votre zèle à en propager le culte, en recommandant surtout l’assistance à la Sainte-Messe, la communion fréquente et la visite quotidienne, obtenez-nous de progresser toujours davantage dans l’amour et la pratique d’une dévotion si sainte et d’entrer dans notre éternité, fortifiés et réconfortés par la Divine Eucharistie. Amen.