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"On s'occupe de la vie des corps, mais on laisse mourir les âmes" (cardinal Sarah)

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De WALTER SÁNCHEZ SILVA sur ACI Prensa :

Cardinal Sarah : Nous allons voir un prêtre parce que nous cherchons Dieu, pas pour sauver la planète

Le cardinal Robert Sarah, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a déclaré que les gens vont voir un prêtre parce qu'ils cherchent Dieu et non pour sauver la planète. "Nous allons voir un prêtre parce que nous cherchons Dieu, pas parce que nous voulons sauver la planète", a déclaré le cardinal dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, à l'occasion de la publication de son nouveau livre "Catéchisme de la vie spirituelle".

À propos de son nouveau livre, le cardinal africain a déclaré qu'il l'avait écrit "pendant l'enfermement" dû au covid et a souligné un aspect de cette période. " Cela m'a frappé : on s'occupe de la vie des corps, mais on laisse mourir les âmes. La vie spirituelle est pourtant ce qu'il y a de plus intime en nous, ce que nous avons de plus précieux. C'est notre vie intérieure. C'est le lieu de notre rencontre avec Dieu. Nier la vie spirituelle, c'est nier ce qui fait notre dignité d'homme ou de femme". C'est pourquoi, a-t-il poursuivi, "le moment est venu pour l'Église de revenir à ce qu'on attend d'elle : parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà, de la mort et, surtout, de la vie éternelle".

"Nous passons trop de temps à parler des structures de l'Église - cela n'intéresse personne ! Ce qui compte vraiment, c'est notre vie éternelle, notre vie en amitié avec Dieu. L'Église existe pour être des saints. Le reste est secondaire", a-t-il poursuivi. Sans vie intérieure, s'interroge le préfet émérite, "que reste-t-il de grand dans notre vie ? Que reste-t-il qui échappe aux lois du marché et de la matière ? La vie spirituelle est le sanctuaire inviolable de notre liberté, le lieu secret où nous cherchons la vérité et l'amour, où nous sommes seuls devant le Tout-Autre, devant Dieu".

Le cardinal a ensuite rappelé qu'en 2013, au lendemain de son élection, le pape François a déclaré que "si l'Église cesse de chercher Dieu par la prière, elle court le risque de la trahison" et que le Seigneur se trouve dans les sacrements, administrés par les prêtres, comme le baptême et la confession.

Catéchisme de la vie spirituelle

Dans son livre, le cardinal Sarah affirme que "l'éclipse de Dieu dans nos sociétés post-modernes, la crise des valeurs humaines et morales fondamentales et ses répercussions également dans l'Église où règne la confusion au sujet de la vérité divinement révélée, la perte du sens authentique de la liturgie et l'obscurcissement de l'identité sacerdotale, exigeaient avec force qu'un véritable catéchisme de la vie spirituelle soit proposé à tous les fidèles".

Le cardinal africain a précisé qu'il n'a pas cherché "à écrire un résumé de la foi chrétienne, car nous avons déjà le Catéchisme de l'Église catholique et son compendium, qui sont des instruments irremplaçables pour l'enseignement et l'étude de la doctrine intégrale révélée par le Christ et prêchée par l'Église".

Son livre, a déclaré le cardinal Sarah, "est un catéchisme de la vie intérieure, qui vise à indiquer les principaux moyens d'entrer dans la vie spirituelle, dans une perspective pratique et non académique". Son catéchisme, a souligné le préfet émérite, est "organisé autour des sacrements, de l'ascèse, de la liturgie, tout cela pour faire prendre conscience à chacun que son baptême est le début d'une grande conversion, d'un grand retour au Père".

Commentaires

  • "Nous allons voir un prêtre parce que nous cherchons Dieu, pas parce que nous voulons sauver la planète... Le moment est venu pour l'Eglise de revenir à ce qu'on attend d'elle: parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà, de la mort, et surtout, de la vie éternelle", nous dit avec grande justesse le cardinal Sarah. Tout est dit! Hélas, j'en connais un à Rome qui n'a absolument que faire de ces réalités fondamentales et qui, conforme à l'esprit du monde, vient de faire éditer une pièce de monnaie de 20 euros sur laquelle on voit un médecin masqué piquer un patient masqué lui aussi. Avec pareil "témoignage de foi", nul doute que saint Paul n'a plus qu'à aller se rhabiller...

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