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Foi

  • Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

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    De sur le CWR :

    Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

    Philosophe thomiste très respecté qui, en tant que cardinal, résista à l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale, il était également connu pour ses efforts œcuméniques et ses pétitions en faveur d'une définition dogmatique de Marie comme Médiatrice de toutes les grâces.

    Statue du cardinal Désiré-Joseph Mercier (1851-1926) par Égide Rombaux, devant la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule de Bruxelles. (Image : Wikipédia)
    Cette année marque le centenaire de la mort du cardinal Désiré-Joseph Mercier de Belgique, décédé le 23 janvier 1926.

    Prêtre, archevêque, cardinal

    Né en 1851 dans le Brabant, région francophone de Belgique, Mercier entre au séminaire diocésain en 1868 et est ordonné prêtre en 1874. Après des études supérieures à l'Université catholique de Louvain, il commence à enseigner la philosophie au petit séminaire de Malines en 1877. L'encyclique  Aeterni Patris du pape Léon XIII, publiée en 1879, apporte le soutien pontifical au renouveau du thomisme, et en 1882, Mercier est nommé professeur de philosophie thomiste à l'Université catholique de Louvain. Avec l'appui de Léon XIII, il fonde l'Institut supérieur de philosophie de Louvain et, en 1894, il lance la revue Néo-scolastique , qui vise à rapprocher la philosophie scolastique des sciences et de la pensée modernes. Figure majeure du renouveau néo-thomiste, Mercier est l'auteur d'ouvrages de métaphysique, de logique, de psychologie et d'épistémologie.

    En 1906, Pie X nomma Mercier archevêque de Malines (Malines, en Flandre), en Belgique. Par cette nomination, il devint primat de Belgique et pasteur d'environ 2,3 millions de catholiques et 3 000 prêtres. En termes d'effectifs, l'archidiocèse de Malines était alors le deuxième plus important au monde après celui de Milan.

    En 1907, Mercier fut nommé cardinal et rejoignit rapidement Pie X dans sa lutte contre le modernisme catholique. Bien qu'opposé aux modernistes, il restait ouvert au dialogue avec des penseurs accusés de modernisme, tels que Maurice Blondel et Marie-Joseph Lagrange, OP. Il prit également contact avec le prêtre jésuite moderniste et suspendu, George Tyrrell. Mercier invita Tyrrell dans son archidiocèse à condition qu'il accepte de soumettre tous ses écrits à son examen et à son approbation. Tyrrell rejeta cette condition et critiqua le cardinal belge, le qualifiant de représentant d'une conception « ultramontaine » dépassée qui étouffait le débat théologique.

    Durant la Première Guerre mondiale, Mercier résista à l'occupation allemande de la Belgique et fut finalement assigné à résidence. Sa lettre pastorale de Noël 1914,  Patriotisme et Endurance, fut accueillie avec enthousiasme non seulement en Belgique, mais aussi aux États-Unis, en Angleterre, en France et dans d'autres pays. Les évêques allemands, mécontents, accusèrent Mercier de violer la position de neutralité du Vatican. Benoît XV, cependant, admirait Mercier et soutint la libération de la Belgique comme condition à la paix. Après la guerre, Mercier reçut de nombreuses distinctions pour sa résistance héroïque à l'occupation allemande. Considéré comme le « pape du Nord », il accepta des invitations à donner des conférences en France, en Espagne, en Autriche, en Angleterre, aux États-Unis et au Canada. Il reçut des doctorats honoris causa, notamment de Harvard, de Princeton et de Yale, et participa au défilé de la victoire de 1919 à New York aux côtés du roi Albert de Belgique.

    Mercier est également resté dans les mémoires pour son soutien aux discussions œcuméniques avec les anglicans, connues sous le nom de Conversations de Malines. Soutenues par Lord Halifax d'Angleterre, ces discussions théologiques se déroulèrent à la résidence du cardinal Mercier entre 1921 et 1925. Bien que ces échanges se soient déroulés dans un climat amical, aucun accord ne put être trouvé sur la signification de la primauté papale ni sur d'autres questions. Le pape Benoît XV (r. 1914-1922) était au courant des Conversations de Malines. Il ne les critiqua jamais, mais ne les approuva jamais non plus. Pie XI (r. 1922-1939) était également informé de ces discussions œcuméniques. Admiratif pour Mercier, il attendit la mort du cardinal en 1926 pour y mettre un terme. Dans son encyclique de 1928,  Mortalium Animos, Pie XI réaffirma la conception catholique de la primauté papale et mit en garde contre les discussions œcuméniques susceptibles de relativiser la doctrine catholique.

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  • Le Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

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    De Gianni Valente dans une dépêche de l'Agence Fides :

    Le monde a encore besoin de missionnaires. Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

    25 janvier 2026

    Cité du Vatican (Agence Fides) - « En effet, ce n’est pas nous que nous prêchons mais le Christ Seigneur », écrit Paul de Tarse dans sa deuxième lettre aux Corinthiens.

    Le dimanche 25 janvier, jour où la liturgie de l'Église célèbre la conversion de Saint Paul, le grand missionnaire « Apôtre des Actions », le message de Léon XIV pour la 100e Journée missionnaire mondiale, qui est célébrée cette année le dimanche 18 octobre est
    diffusé.

    « Un dans le Christ, unis dans la mission » est le titre du nouveau « texte missionnaire » de l'évêque de Rome. Des mots qui font écho à la devise papale, « In Illo uno unum » (Un dans le Christ), tirée d'un sermon de saint Augustin.

    « Dans la mesure où chacun s'attache au Christ », écrivait l'évêque d'Hippone dans ce même sermon, « il s'unit d'autant plus aux autres qui s'attachent au Christ ».

    Dans la sollicitude missionnaire qui traverse et unit les derniers Pontificats - ceux du Pape François, le Pape de l'Evangelii gaudium, et de Léon XIV, le Pape qui, en tant que religieux augustinien, a vécu de nombreuses années comme missionnaire loin de sa patrie -, le nouveau document du Successeur de Pierre se penche également sur le lien mystérieux qui, dans l'œuvre de l'Église, entremêle toujours mission et communion, depuis leur source.

    Les deux, suggère le pape Prevost, germent comme des dons du « mystère de l'union avec le Christ ». Ils fleurissent et grandissent comme des gestes accomplis par le Christ lui-même en ceux qui reposent et demeurent en lui, « comme les sarments dans la vigne ».

    L'année 2026 marquera le centenaire de la création de la Journée Mondiale des Missions, promue en 1926 par le Pape Pie XI et « si chère à l'Église ». Le Pape Léon profite de cette occasion spéciale pour suggérer à quoi il convient de confier l'attente de voir fleurir « une nouvelle ère missionnaire » dans l'histoire de l'Église, qu'il a lui-même évoquée le 5 octobre, lors du Jubilé du monde missionnaire.

    Mission et communion ecclésiale, les dons du Christ

    Être chrétien, rappelle le Souverain Pontife dans la première partie de son Message, « c'est vivre en union avec le Christ, dans laquelle nous sommes rendus participants de la relation filiale qu'Il vit avec le Père dans l'Esprit Saint ». Seule cette union peut faire jaillir comme un don « la communion réciproque entre les croyants » et faire naître « toute fécondité missionnaire ».

    Le Pape Prevost cite l'enseignement de Saint Jean-Paul II, selon lequel « la communion est à la fois source et fruit de la mission ». Il reprend également les paroles de Saint Paul VI, celles de l'exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, qui rappellent qu'« Il n’y a pas de véritable évangélisation si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Royaume, le mystère de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu, ne sont pas proclamés ». Il évoque l'urgence « d'intensifier l'engagement œcuménique avec toutes les Églises chrétiennes, en saisissant également les occasions offertes par la célébration commune du 1700e anniversaire du Concile de Nicée ».

    Et il souligne que l'unité des disciples « n'est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la mission ». C'est l'unité implorée dans la prière par le Christ lui-même, lorsqu'il demande au Père, dans l'Évangile selon Jean, de donner et de préserver la communion entre les disciples comme un signe vivant à montrer « afin que le monde croie que tu m'as envoyé ». « C'est dans le témoignage d'une communauté réconciliée, fraternelle et solidaire », souligne Léon XIV, « que l'annonce de l'Évangile trouve toute sa force communicative ».

    Bénédictions aux OPM, « merci » aux missionnaires

    La mission des disciples et de toute l'Église, rappelle le Pape Léon XIV dans son message, « est le prolongement, dans l'Esprit Saint, de celle du Christ ». La Bonne Nouvelle que les chrétiens sont appelés à annoncer au monde « n'est pas un idéal abstrait : c'est l'Évangile de l'amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et dans la vie de Jésus-Christ ». C'est pourquoi, rappelle le Souverain Pontife dans la conclusion de son message, tous les baptisés, chacun selon sa vocation et sa condition de vie, peuvent prendre part « à la grande œuvre que le Christ confie à son Église ». L'unité dans la mission, prévient l'évêque de Rome, « ne doit pas être comprise comme une uniformité », mais trouve sa seule raison d'être dans le fait de « rendre visible l'amour du Christ et inviter chacun à Le rencontrer ». Et lorsque ce dynamisme mû par la grâce prévaut, on peut aussi surmonter les fragmentations, les divisions, les controverses qui déchirent la communauté ecclésiale.

    Ainsi, la mission devient le symbole, le visage et le paradigme de la communion ecclésiale. Elle ose même « développer avec créativité des voies concrètes de collaboration dans la mission ».

    Dans son message, le Pape Léon remercie les Œuvres PontificalesMissionnaires (OPM) « signe vivant de l'unité et de la communion missionnaire ecclésiale », à commencer par l'Union Pontificale Missionnaire, à l'occasion du 110e anniversaire de sa fondation ; il rappelle avoir fait l'expérience « avec gratitude » le soutien des OPM à l'œuvre apostolique « déjà pendant mon ministère au Pérou » ; il rappelle les anniversaires importants célébrés cette année par les OPM : les 200 ans de la création du « Rosaire Vivant » promu par la bienheureuse Pauline Marie Jaricot, fondatrice de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, « qui rassemble encore aujourd'hui de nombreux fidèles en groupes à distance pour prier pour tous les besoins spirituels et missionnaires ». Et surtout, les 100 ans de l'institution par Pie XI de la Journée Missionnaire Mondiale, dont les offrandes recueillies lors des messes célébrées dans le monde entier l'avant-dernier dimanche d'octobre sont confiées aux POM pour être redistribuées, « au nom du Pape, afin de répondre aux « divers besoins de la mission de l'Église ».

    Le Message papal exprime également sa gratitude envers « les missionnaires et missionnaires ad gentes d'aujourd'hui : des personnes qui, comme saint François Xavier, ont quitté leur terre, leur famille et toute sécurité pour annoncer l'Évangile, apportant le Christ et son amour dans des lieux souvent difficiles, pauvres, marqués par des conflits ou culturellement éloignés ». Ils le font, explique le Pape Léon XIV, parce qu'ils « savent que le Christ lui-même, avec son Évangile, est la plus grande richesse à partager ».

    Le monde, reconnaît le successeur de Pierre, « a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires ».

    (Agence Fides 25/1/2026)

  • Mercredi 11 février : Journée portes ouvertes au Collège Notre-Dame au Coeur d'Or

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    Portes Ouvertes – 11 février 2026 de 14h à 18h

    Vous recherchez une école secondaire pour votre fils, alliant exigence académique, encadrement éducatif et internat ?

    Nous vous invitons à notre journée portes ouvertes, le mercredi 11 février, de 14h à 18h, à Tenneville.

    Cette rencontre vous permettra de découvrir une école secondaire pour garçons avec internat, inspirée de l’esprit de Don Bosco, où chaque élève bénéficie d’un accompagnement personnalisé, d’une pédagogie en petits effectifs et d’un cadre structurant.

    Une formation solide et un cadre éducatif complet

    Notre établissement propose :

    • une formation académique exigeante, préparant aux études supérieures et aux jurys d’État,
    • un internat, favorisant l’autonomie et la vie en communauté,
    • de nombreuses activités culturelles, sportives et éducatives,
    • un cadre naturel exceptionnel de 20 hectares, propice au calme et à la concentration.

    Une navette privée depuis la gare de Marloie facilite l’accès à l’école.

    Venez nous rencontrer !

    La journée portes ouvertes est l’occasion idéale pour visiter l’école, rencontrer l’équipe éducative et poser toutes vos questions.

    Informations pratiques
     Mercredi 11 février – 14h à 18h
     La Converserie 1, 6970 Tenneville

    Vous pouvez nous contacter via l’adresse mail : direction@collegecoeurdor.be

    Aidez-nous à mieux vous accueillir en remplissant notre formulaire en ligne ! 

     

  • Timothée et Tite, compagnons de saint Paul (26 janvier)

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    I santi del giorno del 26 gennaio sono San Timoteo e San Tito

    Catéchèse de Benoît XVI (13 décembre 2006) 

    Chers frères et soeurs,

    Après avoir longuement parlé du grand Apôtre Paul, nous prenons aujourd'hui en considération ses deux collaborateurs les plus proches:  Timothée et Tite. C'est à eux que sont adressées trois Lettres traditionnellement attribuées à Paul, dont deux sont destinées à Timothée et une à Tite.

    Timothée est un nom grec et signifie "qui honore Dieu". Alors que dans les Actes, Luc le mentionne six fois, dans ses Lettres, Paul fait référence à lui au moins à dix-sept reprises (on le trouve en plus une fois dans la Lettre aux Hébreux). On en déduit qu'il jouissait d'une grande considération aux yeux de Paul, même si Luc ne considère pas utile de nous raconter tout ce qui le concerne. En effet, l'Apôtre le chargea de missions importantes et vit en lui comme un alter ego, ainsi qu'il ressort du grand éloge qu'il en fait dans la Lettre aux Philippiens:  "Je n'ai en effet personne d'autre (isópsychon) qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne" (2, 20).

    Timothée était né à Lystres (environ 200 km au nord-ouest de Tarse) d'une mère juive et d'un père païen (cf. Ac 16, 1). Le fait que sa mère ait contracté un mariage mixte et n'ait pas fait circoncire son fils laisse penser que Timothée a grandi dans une famille qui n'était pas strictement observante, même s'il est dit qu'il connaissait l'Ecriture dès l'enfance (cf. 2 Tm 3, 15). Le nom de sa mère, Eunikè, est parvenu jusqu'à nous,  ainsi que le nom de sa grand-mère, Loïs (cf. 2 Tm 1, 5). Lorsque Paul passa par Lystres au début du deuxième voyage missionnaire,  il  choisit  Timothée comme compagnon, car "à Lystres et à Iconium, il était estimé des frères" (Ac 16, 2), mais il le fit circoncire "pour tenir compte des juifs de la région" (Ac 16, 3). Avec Paul et Silas, Timothée traverse l'Asie mineure jusqu'à Troas, d'où il passe en Macédoine. Nous sommes en outre informés qu'à Philippes, où Paul et Silas furent visés par l'accusation de troubler l'ordre public et furent emprisonnés pour s'être opposés à l'exploitation d'une jeune fille comme voyante de la part de plusieurs individus sans scrupules (cf. Ac 16, 16-40), Timothée fut épargné. Ensuite, lorsque Paul fut contraint de poursuivre jusqu'à Athènes, Timothée le rejoignit dans cette ville et, de là, il fut envoyé à la jeune Eglise de Thessalonique pour avoir de ses nouvelles et pour la confirmer dans la foi (cf. 1 Th 3, 1-2). Il retrouva ensuite l'Apôtre à Corinthe, lui apportant de bonnes nouvelles sur les Thessaloniciens et collaborant avec lui à l'évangélisation de cette ville (cf. 2 Co 1, 19).

    Nous retrouvons Timothée à Ephèse au cours du troisième voyage missionnaire de Paul. C'est probablement de là que l'Apôtre écrivit à Philémon et aux Philippiens, et dans ces deux lettres, Timothée apparaît comme le co-expéditeur (cf. Phm 1; Ph 1, 1). D'Ephèse, Paul l'envoya en Macédoine avec un certain Eraste (cf. Ac 19, 22) et, ensuite, également à Corinthe, avec la tâche d'y apporter une lettre, dans laquelle il recommandait aux Corinthiens de lui faire bon accueil (cf. 1 Co 4, 17; 16, 10-11). Nous le retrouvons encore comme co-expéditeur de la deuxième Lettre aux Corinthiens, et quand, de Corinthe, Paul écrit la Lettre aux Romains, il y unit, avec ceux des autres, les saluts de Timothée (cf. Rm 16, 21). De Corinthe, le disciple repartit pour rejoindre Troas sur la rive asiatique de la Mer Egée et y attendre l'Apôtre qui se dirigeait vers Jérusalem, en conclusion de son troisième voyage missionnaire (cf. Ac 20, 4). A partir de ce moment, les sources antiques ne nous réservent plus qu'une brève référence à la biographie de Timothée, dans la Lettre aux Hébreux où on lit:  "Sachez que notre frère Timothée est libéré. J'irai vous voir avec lui s'il vient assez vite" (13, 23). En conclusion, nous pouvons dire que la figure de Timothée est présentée comme celle d'un pasteur de grand relief. Selon l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, écrite postérieurement, Timothée fut le premier Evêque d'Ephèse (cf. 3, 4). Plusieurs de ses reliques se trouvent depuis 1239 en Italie, dans la cathédrale de Termoli, dans le Molise, provenant de Constantinople.

    Quant à la figure de Tite, dont le nom est d'origine latine, nous savons qu'il était grec de naissance, c'est-à-dire païen (cf. Gal 2, 3). Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l'Evangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l'Apôtre fait son éloge, le définissant comme son "véritable enfant selon la foi qui nous est commune" (Tt 1, 4). Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l'obéissance. Tite ramena la paix entre l'Eglise de Corinthe et l'Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes:  "Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu'il avait trouvé chez vous:  il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi... En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite:  son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous" (2 Co 7, 6-7.13). Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul - qui le qualifie comme "mon compagnon et mon collaborateur" (2 Co 8, 23) - pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem (cf. 2 Co 8, 6). Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d'Evêque de Crète (cf. Tt 1, 5), d'où sur l'invitation de Paul, il rejoint l'Apôtre à Nicopolis en Epire (cf. Tt 3, 12). Il se rendit ensuite également en Dalmatie (cf. 2 Tm 4, 10). Nous ne possédons pas d'autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort.

    En conclusion, si nous considérons de manière unitaire les deux figures de Timothée et de Tite, nous nous rendons compte de plusieurs données très significatives. La plus importante est que Paul s'appuya sur des collaborateurs dans l'accomplissement de ses missions. Il reste certainement l'Apôtre par antonomase, fondateur et pasteur de nombreuses Eglises. Il apparaît toutefois évident qu'il ne faisait pas tout tout  seul,  mais qu'il s'appuyait sur des personnes de confiance  qui  partageaient ses peines et ses responsabilités. Une autre observation concerne la disponibilité de ces collaborateurs. Les sources concernant Timothée et Tite mettent bien en lumière leur promptitude à assumer des charges diverses, consistant souvent à représenter Paul également en des occasions difficiles. En un mot, ils nous enseignent à servir l'Evangile avec générosité, sachant que cela comporte également un service à l'Eglise elle-même. Recueillons enfin la recommandation que l'Apôtre Paul fait à Tite, dans la lettre qui lui est adressée:  "Voilà une parole sûre, et je veux que tu t'en portes garant, afin que ceux qui ont mis leur foi en Dieu s'efforcent d'être au premier rang pour faire le bien" (Tt 3, 8). A travers notre engagement concret, nous devons et nous pouvons découvrir la vérité de ces paroles, et, précisément en ce temps de l'Avent, être nous aussi riches de bonnes oeuvres et ouvrir ainsi les portes du monde au Christ, notre Sauveur.

  • Le christianisme sans la chrétienté ?

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    De sur Corrispondenza Romana :

    Le christianisme sans la chrétienté ?

    Ce récit met en scène des empereurs et des dirigeants romains, des anges messagers et les premiers pontifes, des prêtres et des prêtresses païens, ainsi que de nombreux Pères de l'Église, tels que saint Jérôme et saint Augustin. C'est une histoire captivante par laquelle Chateaubriand entendait raviver l'esprit de la civilisation chrétienne – avec ses aspects culturels – que le catholicisme, notamment en France dans les années qui suivirent les atrocités de la Révolution et de Napoléon, cherchait à exprimer naturellement, de façon nouvelle et libre. L'œuvre exalte l'attitude du croyant, c'est-à-dire celle de celui qui savoure la beauté du christianisme à travers la certitude du message chrétien et les enseignements de l'Église ; ceux-ci constituent le cœur du témoignage qui anime les relations des disciples du Christ.

    Revenons à ce point littéraire à la lumière d'un récent débat que la presse a résumé par la formule d'un « christianisme sans christianisme ». Ce concept a été attribué au président de la Conférence épiscopale italienne, Matteo Zuppi, qui, ouvrant l'Assemblée générale des évêques italiens en novembre dernier, a affirmé que « la fin du christianisme ne coïncide pas avec la disparition de la foi, mais marque la transition vers une époque où la foi n'est plus soutenue par le contexte social et est plutôt le fruit d'un choix personnel et conscient d'adhérer à l'Évangile ». (N'est-ce pas aussi un des thèmes chers au cardinal Joseph De Kesel ? ndB)

    Les concepts de christianisme et de chrétienté sont certes distincts, mais est-il possible de les dissocier ? Cette dissociation se justifie si l’on identifie le christianisme à une organisation terrestre spécifique – sociale, culturelle, politique, voire partisane. Dans cette perspective, le christianisme n’existe que dans la mesure où ces structures se conforment au message de l’Évangile ; si cette conformité fait défaut, alors on parle de la fin du christianisme.

    L’approche est différente si l’on considère le christianisme avant tout comme une réalité spirituelle, indépendante des formes historiques et institutionnelles. De ce point de vue, on peut affirmer non seulement que là où il y a du christianisme, il y a aussi du christianisme, mais surtout – et plus profondément – ​​que là où il y a un christianisme authentique, il y a toujours une forme de christianisme , comprise comme une aspiration vivante et active vers une civilisation inspirée par l’Évangile.

    En définitive, la question cruciale permet de clarifier le problème : de quel point de vue envisageons-nous le monde ? Si nous l’observons principalement à travers des catégories sociales, culturelles ou politiques, nous risquons de reléguer l’Évangile au second plan, de l’adapter à la logique dominante. Dès lors, il devient difficile de proclamer avec conviction le message de l’Évangile et la Tradition de l’Église, et d’affirmer que le christianisme authentique engendre toujours un christianisme différent.

    En l'absence de cet engagement sincère et authentique, nous finissons par dépendre d'une reconnaissance souvent intéressée de structures sociales ou politiques parfois hostiles au christianisme. Il peut en résulter un christianisme réduit à une pratique intime ou piétiste, dépourvue d'impact culturel et historique, et un credo déconnecté de la réalité, soumis à des sociétés et des politiques dévoyées.

    À l’inverse, si l’Évangile et la Tradition de l’Église ne sont pas subordonnés à des instruments inappropriés d’action sociale et politique, les conditions sont réunies pour une authentique attitude chrétienne, qui distingue, sans la séparer, le christianisme et la chrétienté. Il ne s’agit pas d’un christianisme passivement adapté au monde, mais d’un christianisme conscient de l’unicité du message évangélique, œuvrant activement à la construction d’une civilisation chrétienne. Cette action se manifeste d’abord dans la vie personnelle et familiale, puis s’étend aux relations sociales et culturelles, qui sont ainsi éclairées et évangélisées de manière libre, transparente et authentique, tout en résistant aux excès de ces milieux sans scrupules qui risqueraient autrement de gagner du terrain.

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  • Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes (Introit du 3e dimanche du TO)

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    Introit Introït
    Cf. Mc 1,16-17  
    Dominus secus mare Galilaéae vidit duos fratres, Petrum et Andréam, et vocávit eos: Veníte post me: fáciam vos fíeri piscatóres hóminum. Ps Caeli enárrant glóriam Dei: et ópera mánum eius annúntiat firmaméntum. ℣. Gloria Patri. Le Seigneur le long de la mer de Galilée vit deux frères, Pierre et André, et les appela : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. Ps Les Cieux racontent la gloire de Dieu : et l'oeuvre de Ses mains annonce le firmament.
  • Seigneur, toi mon Père, comment puis-je me donner tout entier ? (homélie pour le 3ème dimanche du temps ordinaire)

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3ème dimanche du temps ordinaire (A) (archive 2020) :

    Les ténèbres reculent quand on se donne soi-même

    Quelles sont les ténèbres dans lesquelles nous marchons et sur lesquelles le Seigneur fait lever sa lumière ? On pourrait trouver pour chaque époque une collection de choses inquiétantes ou décourageantes qui ont assombri l’existence des gens. Jadis cela pouvait être les bruits de guerre aux frontières, la misère noire dans laquelle vivaient de nombreuses familles, l’enseignement inaccessible ou d’autres choses qui sont encore le lot de millions de personnes aujourd’hui. Les ténèbres où nous marchons en Occident, c’est aujourd’hui l’instabilité des familles, l’inquiétude climatique, la maltraitance des femmes, des enfants, la pornographie, la fascination pour le luxe, etc. Plus généralement, je vois naître chez de nombreux jeunes la question : quel est le sens de la vie ? Il n’y a rien qui me donne un grand désir de me donner totalement… Tout semble relatif, un peu usé, un peu terni.

    Toutes ces ténèbres renvoient à ce qu’il y a de sombre au plus intime de chacun, c’est-à-dire ce que l’on a appelé le péché : toute action volontaire où on ne cherche pas ce qui est bon et bien, mais uniquement ce qui plaît, ce qui rapporte, ce qui est utile. Car le péché c’est rarement faire le mal parce que c’est mal. C’est plutôt faire le mal parce que cela nous intéresse. Et plus subtilement, c’est s’arranger pour ne pas se poser la question de la bonté de ce qui nous attire et que nous projetons de faire. Alors tout devient relatif. On dira que c’est tellement compliqué d’y voir clair, et que tout le monde le fait. Et notre cœur n’a plus que des ténèbres à déguster, ce que l’on remarque à la vague insatisfaction qui s’empare de nous. Et qui malheureusement nous pousse souvent plus loin encore dans la recherche de ce qui nous plaît et nous est utile indépendamment de si c’est bien ou pas. La boucle est bouclée, nous sommes enfermés.

    Alors paraît le Christ. Il est la lumière qui se lève dans nos vies. Son message est simple : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche ! » (Mt 4,17) Qu’est-ce que cela veut dire ? Quel changement — étymologiquement, quel « retournement » — les apôtres auront-ils à annoncer pour devenir « pêcheurs d’hommes » ? C’est un changement de perspective, où le « moi » n’est plus au centre de toutes les attentions, mais bien le « toi ». Le « toi » divin et le « toi » humain : aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même !

    Voilà comment la lumière vient dans le monde : en montrant le chemin du don de soi et en osant dire qu’il est bon qu’il aille jusqu’à la perte de sa propre vie. « Tout perdre pour tout gagner », voilà ce qui pourrait être le résumé de la Bonne Nouvelle au milieu des ténèbres qui étendent leur manteau sur notre cœur. Voilà le chemin pour avancer à contre-courant vers la lumière. Et à l’époque difficile que nous vivons, il me semble que nous ne pouvons pas nous contenter de demi-mesures. À chacun de nous de demander maintenant dans le silence : Seigneur, toi mon Père, comment puis-je me donner tout entier ?

  • Inde : une Église renaît ; 20000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

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    Une Église renaît : 20 000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

    Avec foi, espérance et réconciliation, le nouvel évêque affronte un héritage de violence avec amour.

    DARINGABADI, Inde — Le dynamisme de l'Église persécutée à Kandhamal, dans l'est de l'État d'Odisha, a été mis en évidence le 17 janvier à l'église Notre-Dame du Saint Rosaire de Daringabadi avec l'ordination épiscopale de l'évêque auxiliaire Rabindra Kumar Ranasingh pour l'archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar.  

    Plus de 20 000 fidèles, accompagnés de centaines de religieuses et de prêtres venus de toute l'Odisha, se sont joints à neuf évêques pour la messe à Kandhamal, ville qui a connu la pire persécution des temps modernes en Inde en 2008. 

     Un cortège solennel s'est rendu à l'église pour l'ordination du premier évêque auxiliaire de Kandhamal.  

    « La nomination par le Vatican du premier évêque auxiliaire de Kandhamal renforcera et facilitera la croissance intégrale de l'Église dans cette région », a déclaré l'archevêque John Barwa de Cuttack-Bhubaneswar, qui a dirigé l'ordination épiscopale.  

    Une partie de la foule de plus de 20 000 personnes présente à l'ordination épiscopale de l'évêque Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le district de Kandhamal.
    Une foule de 20 000 personnes assiste à l'ordination épiscopale de Mgr Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le Kandhamal. (Photo : Anto Akkara)

    Kandhamal a été le théâtre des pires violences antichrétiennes des temps modernes suite au meurtre mystérieux d'un moine nationaliste hindou, Swami Laxmanananda Saraswati. Ce meurtre, survenu en août 2008, a été immédiatement qualifié de « complot chrétien » par des groupes nationalistes hindous.  

    Le corps du chef hindou assassiné a été transporté à travers Kandhamal pendant deux jours lors d'une procession funéraire, appelant à la vengeance contre les chrétiens et déclarant que le christianisme lui-même était interdit à Kandhamal.  

    Les chrétiens reçurent l'ordre d'abjurer leur foi et ceux qui, courageusement, refusèrent, furent brûlés vifs, enterrés vivants ou tués de manière particulièrement brutale. Près de 100 chrétiens furent tués, et plus de 300 églises et 6 000 maisons furent pillées lors d'une violence incessante qui laissa plus de 56 000 personnes sans abri pendant des années. 

    L’archevêque Barwa a décrit son nouvel auxiliaire comme « un berger proche du peuple, un enseignant de la vérité et un témoin de l’amour du Christ en paroles et en actes ».  

    Titulaire d'un doctorat en droit canonique de l'Université pontificale urbanienne, l'évêque auxiliaire Ranasingh, âgé de 52 ans, a passé la majeure partie de ses années de sacerdoce à enseigner au petit séminaire de Kandhamal, à Bhubaneswar et au grand séminaire régional de Sambalpur.  

    Plusieurs participants à la cérémonie solennelle de trois heures ont salué cette décision, le premier évêque auxiliaire étant basé à Kandhamal. La résidence de l'archevêque se trouve en effet à Bhubaneswar, capitale de l'Odisha, à 240-400 kilomètres de Kandhamal. Plus des trois quarts des quelque 100 000 catholiques de l'archidiocèse vivent dans la jungle reculée de Kandhamal.  

    Tous les prélats de l'archidiocèse, qui a célébré son jubilé d'or en 2025, étaient jusqu'à présent originaires d'ailleurs. L'enthousiasme des habitants de Kandhamal, ravis de voir l'un des leurs à leur tête, était palpable lorsque le nouvel évêque consacré est descendu parmi les fidèles pour les bénir. Il a été immédiatement entouré par une foule de fidèles qui se sont précipités pour lui toucher les mains. 

    « La réaction de nos fidèles, venus des quatre coins de Kandhamal, a été extraordinaire. Préparer le déjeuner pour tout le monde a été un véritable défi », a déclaré au Register le père Karunakara Digal, curé de la paroisse de Daringabadi qui a accueilli ce rassemblement massif. 

    « C’est un moment béni pour Kandhamal », a déclaré au Register le père Madan Nayak, directeur du centre d’action sociale « Jan Vikas » (Développement du peuple). 

    « Tout le monde est enthousiasmé par cette célébration historique de notre foi. Cela aura un impact considérable sur la vie et l'œuvre de l'Église à Kandhamal », a déclaré le père Nayak.  

    Le père Ajay Kumar Singh a salué la nomination de l'évêque auxiliaire Ranasingh comme étant « le bon choix au bon moment ».  

    « Le choix d'une personne ayant une solide connaissance du droit canonique et une profonde compréhension de la vie pastorale est particulièrement judicieux. Il est significatif qu'il provienne d'une paroisse qui fut la première à être détruite lors des violences de décembre 2007. Il est véritablement à l'écoute des fidèles », a souligné le père Singh, ancien directeur des services sociaux de l'archidiocèse. 

    « Je resterai uniquement à Kandhamal », a confirmé l’évêque Ranasingh au Register le 20 janvier.  

    « Ma principale mission est le renforcement de la foi et la réconciliation avec les populations des autres communautés, compte tenu de l'histoire de Kandhamal. Le chômage des jeunes est également très élevé. Nous devons élaborer des solutions globales pour un développement économique durable. »  

  • Un nouvel acte de vandalisme sacrilège dans la basilique Saint-Pierre

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    De kath.net/news :

    Maître-autel, chapelle du Saint-Sacrement, basilique Saint-Pierre, Rome

    Un nouvel acte de vandalisme dans la basilique Saint-Pierre

    24 janvier 2026

    Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a arraché l'ostensoir, les chandeliers et les nappes de l'autel. Suite à plusieurs incidents de ce type, la basilique Saint-Pierre a été critiquée pour l'insuffisance des mesures de sécurité.

    La basilique Saint-Pierre a de nouveau été le théâtre d'un acte de vandalisme le samedi 17 janvier 2026. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a jeté à terre tout ce qui se trouvait sur l'autel. Parmi les objets dérobés figuraient des chandeliers, l'ostensoir contenant le Saint-Sacrement et des nappes. Cet incident a été rapporté par le blog Silere non possum .

    Immédiatement après l'incident, un rite pénitentiel a été accompli dans la chapelle, conformément au droit canonique. Selon des témoins, l'incident s'est produit alors que le Saint-Sacrement était exposé à l'adoration et que les fidèles étaient réunis dans la chapelle pour prier. Les autorités vaticanes n'ont fait aucun commentaire.

    L'incident du 17 janvier s'inscrit dans une série d'actes de vandalisme similaires survenus ces dernières années. Le 1er juin 2023, un homme nu est monté sur un autel de la basilique Saint-Pierre et a appelé à la protection des enfants en Ukraine. Le 7 février 2025, un ressortissant roumain est monté sur le même autel, a jeté des bougies au sol et a retiré la nappe d'autel. Le 10 octobre 2025, un homme ivre est monté sur un autel et a uriné dessus. 

    Plusieurs témoins des incidents susmentionnés ont témoigné que des employés du Vatican, connus sous le nom de sampietrini, et des officiers de la gendarmerie vaticane ont exhorté les personnes présentes à supprimer les vidéos qu'elles avaient réalisées avec leurs téléphones portables et à garder le silence sur les incidents. 

    La sécurité de la basilique Saint-Pierre relève de la juridiction du Vatican. Ces dernières années, les mesures de sécurité semblent avoir été allégées. Selon le site Silere non possum, de nombreux agents de sécurité ne sont plus présents dans la basilique Saint-Pierre mais affectés à d'autres secteurs. 

    La responsabilité de la basilique Saint-Pierre incombe au cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique papale Saint-Pierre et vicaire général du pape pour l'État de la Cité du Vatican. Le blog Silere non possum l'accuse d'être responsable du manque de sécurité dans la basilique. Il affirme que Saint-Pierre risque de perdre sa fonction de lieu de prière.

  • Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

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    Marche pour la vie 2026 : Quelques-unes des meilleures pancartes pro-vie de cette année

    Des militants pro-vie brandissent leurs pancartes lors de la Marche pour la vie le 23 janvier 2026. | Crédit : Tessa Gervasini/EWTN News

    De Gigi Duncan sur le National Catholic Register :

    Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

    Des militants pro-vie venus de tout le pays se sont réunis dans la capitale nationale, partageant des témoignages personnels, des prières et l'espoir d'une culture qui chérit chaque vie humaine.

    WASHINGTON — Des dizaines de milliers de militants pro-vie se sont rassemblés vendredi dans la capitale américaine pour la 53e Marche pour la vie annuelle, défilant du National Mall jusqu'à la Cour suprême pour exprimer leur opposition à l'avortement. 

    L'événement de cette année s'est déroulé sous des conditions météorologiques exceptionnellement douces pour un mois de janvier, permettant aux participants de circuler sans encombre dans les rues de Washington, alors même que la ville se prépare à une tempête hivernale potentiellement paralysante plus tard dans le week-end. 

    Le vice-président JD Vance, prenant la parole pour la deuxième année consécutive, a annoncé aux personnes présentes que son épouse, Usha, et lui attendaient leur quatrième enfant, un troisième garçon, pour la fin du mois de juillet, une nouvelle personnelle qui a suscité de chaleureuses applaudissements de la part de la foule.

    Vance a insisté sur le fait que la défense du droit à la vie ne se limite pas à des arguments juridiques, mais constitue une affirmation culturelle plus large de la vie. 

    « Que les archives montrent que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu'il prêche », a-t-il déclaré, faisant référence à l'actualité de sa famille tout en présentant la vie de famille comme un élément central de la cause.

    Au beau milieu de son discours, un perturbateur s'est mis à crier au sujet de l'incapacité de l'administration à interdire la pilule abortive, qui représente plus de 60 % des avortements aux États-Unis et qui a récemment fait l'objet de critiques de la part des militants pro-vie à l'encontre de l'administration Trump.

    Vance a reconnu l'interruption avec calme, notant qu'« il y aura inévitablement des débats au sein de ce mouvement… ils contribuent à maintenir l'honnêteté des gens comme moi », sans mentionner la « pilule abortive », mais en soulignant plutôt que les désaccords internes ne devraient jamais détourner l'attention de la mission plus large de protection de la vie.

    Il a retracé l'évolution de la situation depuis l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de 2022 , qui a cassé l'arrêt Roe v. Wade , et les changements de politique de l'administration. Vance a rappelé à la foule : « Nous marchons pour la vie parce que nous voulons que nos concitoyens américains sachent que la vie mérite d'être protégée. C'est pourquoi nous marchons aujourd'hui », ajoutant qu'ils ont « un allié à la Maison-Blanche ».

    Après les discours politiques, l'oratrice catholique Sarah Hurm a partagé son propre parcours : une grossesse imprévue, un accompagnement spirituel et la joie d'avoir mené sa grossesse à terme. Elle a exhorté l'assistance à considérer le soutien à la vie non seulement dans les grandes manifestations, mais aussi dans les gestes quotidiens de solidarité et d'entraide. « Sauver une vie peut être aussi simple que de répondre à un appel, d'accompagner une amie à une échographie ou de l'aider à choisir un siège auto… Vous avez ce pouvoir. Soyez cette personne qui redonne espoir à une femme », a-t-elle déclaré à la foule.

    Famille Brooks MFL 2026
    Rebecca Brooks, d'Ashburn (Virginie), participe à la Marche pour la vie avec ses petits-enfants (de gauche à droite) : Rebekah Sedillo, Jason Brooks et Steven Kierstead. (Photo : Gigi Duncan/National Catholic Register)

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  • 1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

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    1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

    Un article rédigé par La rédaction - 1RCF Belgique, le 22 janvier 2026

    Chers amis auditeurs,

    Nous sommes tristes de vous annoncer que la diffusion de 1RCF Belgique s'arrêtera, partout en Belgique en DAB+ et en streaming internet, à partir de ce dimanche 25 janvier vers 19h00, juste après la messe radiodiffusée depuis Notre-Dame de Paris à 18h00.

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    Ce qu'il faut retenir :

    • 1RCF Belgique arrête sa diffusion ce 25 janvier soir
    • Merci pour votre fidélité depuis 2019
    • Soutenez les médias chrétiens

    Cette décision des évêques belges francophones a été communiquée le 5 décembre 2025 sur cathobel.be, le site de l'Eglise catholique de Belgique. Elle a fait l'objet d'articles dans les médias et d'une lettre que nous avons écrite aux amis de 1RCF le 9 décembre.

    En résumé, cet arrêt s’inscrit dans un recadrage économique et stratégique voulu par les évêques. Ils ont soutenu la création et le développement de la radio nationale 1RCF Belgique depuis 2019. Ils ont contribué pour environ 27% des fonds collectés, combinés aux 73% apportés par les donateurs et mécènes. Il ne fut malheureusement pas possible de fédérer les radios RCF locales autour d'un projet national. Maintenant, l'enjeu est de réaliser des économies et concentrer plus de moyens pour les canaux numériques et les jeunes, sous la direction de CathoBel.

    Depuis six années, vous avez été de plus en plus nombreux à nous écouter en DAB+ ou par internet.  Ensemble, nous avons réfléchi sur notre monde, nous avons partagé l'espérance et nous avons prié. A notre micro, nous avons reçu plus de 10.000 acteurs et porteurs de projets belges. Nous vous avons proposé une radio proche, vivante et à l'écoute.

    Nous savons combien cette annonce touche celles et ceux qui ont fait de 1RCF Belgique un compagnon quotidien.

    Merci pour votre fidélité, vos très nombreux messages de soutien, vos encouragements. Votre présence sur nos ondes a fait grandir un beau projet au service de l’Évangile.

    Même si la diffusion DAB+ et internet s’arrête, toute notre archive de podcasts inspirants reste accessible : 

    Retrouvez les émissions et podcasts déjà en ligne sur : www.rcf.fr/1rcf-belgique

    Ce fut un vrai privilège de vous accompagner.
    Créons, osons prendre des risques, entreprenons, à l’image de la parabole des talents (Mt 25, 14).

    Avec toute notre gratitude,
    L’équipe de 1RCF Belgique

    On ne peut que déplorer ce triste dénouement. 1RCF Belgique était globalement bien orientée. Peut-on en dire autant des autres médias catholiques belges ?

  • François de Sales, un champion de la Contre-Réforme

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    FrancoisDeSales.jpgUne belle figure dont devraient s'inspirer les évêques de notre temps...

    Source : Hérodote.net

    Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, en 1567, dans une famille aisée. Promis à une brillante carrière d'avocat, il s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

    Il regagne au catholicisme les âmes du Chablais, au sud-est du lac de Genève. Confronté à des églises vides et des fidèles indifférents, il a recours à de longues lettres qu'il glisse sous les portes ou placarde sur les murs.

    François reçoit l'évêché de Genève en 1602 mais ne peut y siéger en raison de l'opposition des calvinistes. Il poursuit néanmoins sa campagne de conversion dans la partie du Genevois devenue française.

    Il fonde l'ordre des Visitandines avec l'appui de Jeanne de Chantal, une Bussy-Rabutin de Dijon apparentée à Marie de Rabutin-Chantal, la future marquise de Sévigné.

    Champion de la Contre-Réforme

    Reconnu comme l'un des plus ardents prédicateurs de la Contre-Réforme catholique, il inspire le renouveau religieux de l'abbaye de Port-Royal. Il est l'un des mystiques les plus marquants du XVIIe siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

    «Amour de Dieu et amour du prochain : ce sont deux amours qui ne vont point l'un sans l'autre», écrit-il. Il meurt le 28 décembre 1622. L'un de ses plus célèbres disciples est Don Bosco (1815-1888), qui fonde l'oeuvre du Valdocco pour venir en aide aux délinquants des faubourgs de Turin en retenant les trois vertus de François : patience, humilité et douceur.

    L'Introduction à la vie dévote de François de Sales est l'un des premiers chef-d'oeuvre de la langue française. Docteur de l'Église depuis 1877. Saint patron des journalistes et des écrivains.

    Alban Dignat
     
    A l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes, Monseigneur Forte archevêque de Chieti-Vasto(It), a écrit cette prière reprise sur le Vatican Insider et traduite par notre amie B.T. :
    "Seigneur, Tu m'as appelé à servir le prochain à travers les moyens de l'information. 
    Donne-moi de le faire toujours dans l'obéissance à la vérité, avec le courage de m'engager personnellement afin que celle-ci ne soit jamais trahie. 
    Aide-moi aussi à unir la vérité et la charité, afin de ne jamais blesser la dignité de personne et de promouvoir en tout, autant que cela me soit possible, la justice et la paix.
    Que je ne fasse pas de préférences personnelles et que je sache proposer mes idées avec humilité, honnêteté et liberté de cœur.
    Donne-moi d'être ainsi un témoin de l'amour qui nous vient de Toi, vérité qui libère et qui sauve.
    Toi, qui avec Dieu le Père vit et règne dans les siècles des siècles.
    Amen." 
    Dans une note l'archevêque explique:
    "J'ai pensé écrire pour vous une prière que je vous offre en signe d'estime et d'amitié. je l'accompagne de ma prière pour vous et le précieux service que vous pouvez rendre à la société civile et à l'Eglise."