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Foi

  • La bienheureuse Anne Catherine Emmerick, mystique du Land de Münster (9 février)

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    Bse Anna Katharina Emmerick

    « Mystique du Land de Münster » (source : EAQ)

     

    Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d'agriculteurs de lamschen près de Coesfeld (Allemagne).

     

    Elle grandit au sein d'une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l'école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s'aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.

     

    Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l'acceptèrent à la condition qu'elle apprenne à jouer de l'orgue. Ses parents l'autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l'organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n'eut jamais la possibilité d'apprendre l'orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.

     

    En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d'Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l'année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs.

     

    En 1811, le monastère d'Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l'abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s'occupait de la maison.

     

    C'est au cours de cette période qu'elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l'examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.

    Une caractéristique de sa personnalité était l'amour qu'elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l'Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer.

     

    La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu'il publia ensuite. Au cours de l'été 1823, la santé d'Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d'unir sa souffrance à celle de Jésus, en l'offrant pour la rédemption des hommes.

    Elle meurt le 9 février 1824.

     

    La vie d'Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ; les stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l'égard de Marie. A travers la foi et l'amour elle servit l'œuvre de la rédemption, disant à ce propos: « J'ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j'ai prié Dieu afin qu'il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d'être utile. A présent je sais qu'il a exaucé ma prière. »

     

    Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

     

    Pour un approfondissement :

     Télécharger gratuitement les 9 livres d'Anne-Catherine Emmerich

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

  • Il y a soixante-quinze ans se tenait le premier congrès de l'« Aide à l’Église en Détresse »

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    De Volker Niggewöhner sur le Tagespost :

    Ils ont éveillé la conscience chrétienne de l'Europe

    Il y a soixante-quinze ans se tenait le premier congrès « Aide à l’Église en Détresse ». Il symbolisait une prise de conscience européenne après la guerre : l’aide aux réfugiés s’est muée en un forum international pour la liberté religieuse.
    Le premier congrès « Aide à l’Église en Détresse » a eu lieu il y a 75 ans.
    Photo : Aide à l'Église en Détresse | Les invités de marque étaient toujours les bienvenus aux congrès : voici le père Werenfried van Straaten (à droite) en conversation avec l'archevêque de Cologne, le cardinal Josef Frings, en 1954.

    Née d'une consultation sur la situation dramatique de millions de réfugiés catholiques après la Seconde Guerre mondiale, l'initiative s'est transformée en un forum ecclésiastique unique, d'envergure européenne puis mondiale. Tout a commencé il y a 75 ans, du 8 au 11 février 1951, avec le premier congrès international intitulé « Aide à l'Église en Détresse », qui s'est tenu à Hilversum, aux Pays-Bas. Ce congrès a marqué une étape cruciale dans l'histoire de ce qui est aujourd'hui l'organisation caritative catholique « Aide à l'Église en Détresse », active dans le monde entier.

    Lire aussi :

    Plus de 100 représentants d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, d'Autriche, de France et de Suisse se sont réunis au centre de formation pour adultes « Drakenburgh ». Leur préoccupation commune : les souffrances religieuses, sociales et humaines des millions de réfugiés après la Seconde Guerre mondiale, dont quelque six millions de catholiques expulsés en Allemagne seulement, ainsi que de nombreux réfugiés d'Europe de l'Est en Europe de l'Ouest.

    Aide à l'Église en Détresse : Le titre était explicite.

    Au début des années 1950, l'Europe était encore marquée par la guerre, la destruction et un profond désarroi moral. Des millions de personnes vivaient déracinées, sans foyer permanent, souvent dans des camps de fortune, coupées des structures sociales et religieuses établies. Le congrès d'Hilversum se voulait donc non seulement une conférence professionnelle, mais aussi un appel à la prise de conscience spirituelle et sociale de la conscience chrétienne en Europe.

    Le titre du congrès était à la fois un programme et un appel à l'action : « Aide à l'Église en détresse ». La rencontre était organisée par le « Groupe de travail catholique néerlandais pour le renouveau spirituel » et la jeune association « Aide aux prêtres orientaux », dont est issue par la suite « Aide à l'Église en détresse ». Parmi les principaux instigateurs figurait le prêtre prémontré Werenfried van Straaten, déjà connu sous le nom de « prêtre du bacon » pour ses campagnes d'aide spectaculaires aux Allemands démunis. Avec le prélat Adolf Kindermann de Königstein, il a posé à Hilversum les fondements d'une nouvelle plateforme internationale de solidarité ecclésiale.

    Les défis de l'après-guerre comme tâche pour la société dans son ensemble

    Parmi les participants figuraient de hautes personnalités ecclésiastiques et politiques, notamment les évêques auxiliaires de Cologne et d'Osnabrück, le délégué pontifical pour la pastorale des expulsés et le premier ministre fédéral chargé des expulsés, Hans Lukaschek. Les représentants des autorités étatiques ont également pris au sérieux la dimension ecclésiastique de la question des réfugiés.

    La présence des décideurs politiques a clairement montré que les défis de l'après-guerre n'étaient pas perçus uniquement comme des enjeux politiques ou sociaux. Elle témoignait au contraire d'une prise de conscience précoce du lien indissociable entre dignité humaine, identité religieuse et cohésion sociale. Lukaschek a souligné le caractère existentiel de la situation de nombreux déplacés, notamment dans le nord de l'Allemagne, et a lancé un appel à la solidarité des catholiques européens : « Aidez les réfugiés, et vous aiderez la nouvelle Allemagne. »

    Au-delà des frontières nationales

    Dès le départ, le congrès ne se considérait pas comme une affaire purement nationale. Le père Werenfried avait déjà évoqué, en amont d'une mission internationale, que « l'aide aux prêtres d'Europe de l'Est » était devenue une préoccupation de l'Église universelle, une préoccupation qui devait éveiller les consciences en Europe.
    Cette affirmation était nouvelle. Elle rompait avec la conception dominante de l'aide aux réfugiés comme une tâche essentiellement nationale. Elle était au contraire formulée comme une préoccupation européenne et ecclésiastique partagée, animée par la conviction que la souffrance et la persécution affectent l'Église tout entière.

    En effet, le congrès a marqué un tournant : l’aide, caractérisée dès le départ par un travail pastoral et caritatif et initialement axée sur les personnes expulsées d’Allemagne, a été étendue de manière programmatique au-delà des frontières nationales. Parallèlement, le congrès a amorcé la transition vers un soutien ciblé à l’Église persécutée et en difficulté en Europe centrale et orientale, sans pour autant renoncer à la dimension pastorale de cette action.

    Église dans une zone dominée par les communistes

    L’analyse de la situation de l’Église dans la zone dominée par les communistes a permis, pour la première fois, de mettre en lumière de manière systématique les causes de la persécution, du déracinement et de l’oppression idéologique.

    Cette dimension a également influencé les contributions au congrès. Le père Paul Sladek, expulsé des Sudètes et fondateur et force spirituelle de la communauté Ackermann, a décrit en termes poignants les conditions de vie inhumaines dans les camps de masse allemands et est parvenu à la conclusion désespérée : « Les Dix Commandements ne peuvent être respectés ici. »

    «Cette fois, le Lévite ne passera pas.»

    Ses paroles ont clairement montré que les difficultés matérielles étaient inextricablement liées à une crise spirituelle et morale. Lorsque les personnes sont privées de leur dignité, même les normes éthiques les plus fondamentales sont ébranlées – une expérience partagée par de nombreux participants au congrès.
    Le prélat Kindermann a évoqué la responsabilité des chrétiens et a invoqué l'image du Bon Samaritain : « Cette fois, le Lévite ne passera pas son chemin. »

    La contribution du père Werenfried sur la menace idéologique du communisme a suscité un vif intérêt. Il a lancé un avertissement sans détour : les personnes sans abri, sans emploi et délaissées par les services pastoraux étaient vulnérables aux idéologies totalitaires. Il a allié analyse sociale et interprétation spirituelle : il concevait la charité chrétienne et l’accompagnement pastoral non seulement comme une aide à l’individu, mais aussi comme un rempart contre la déshumanisation, la séduction idéologique et la violence.

    La charité chrétienne, l'accompagnement spirituel et la solidarité internationale ne sont donc pas seulement charitables, mais profondément préventives dans leur engagement en faveur de la liberté et de la dignité humaine.

    La question des réfugiés est une affaire qui concerne toute l'Europe.

    L'importance du congrès fut encore renforcée par le soutien de Rome. Le pape Pie XII envoya sa bénédiction apostolique, transmise par télégramme par Giovanni Battista Montini, alors substitut du Vatican et futur pape Paul VI.  Ce soutien conféra non seulement une reconnaissance ecclésiastique à la jeune organisation, mais consolida également son rayonnement international. Les préoccupations du congrès s'inscrivirent ainsi explicitement dans le cadre de l'Église universelle.

    Les nonces en Belgique et aux Pays-Bas ont également salué le travail de l'organisation « Aide aux prêtres orientaux ». La couverture médiatique a été importante. Les observateurs ont noté que cela témoignait non pas d'apitoiement sur soi, mais plutôt d'un sens des responsabilités européennes. Le journaliste munichois René Michel a écrit que le congrès avait démontré que la question des réfugiés allemands concernait toute l'Europe.

    Du premier congrès est née une tradition unique : de 1952 à 1995, 44 autres congrès se sont tenus à Königstein im Taunus, siège actuel de l’organisation humanitaire. Ils ont abordé des sujets tels que la persécution des chrétiens, la liberté religieuse , les droits de l’homme, la crise des réfugiés, le communisme et l’athéisme – bien avant que ces questions ne suscitent un vif intérêt public.

    Les congrès se sont transformés en un forum reliant les questions ecclésiastiques, politiques et sociales, en plaçant toujours au premier plan la situation concrète des populations concernées. Les connaissances étaient recueillies, analysées et diffusées à travers de nombreuses conférences, des rapports de situation et des débats – souvent à contre-courant de l'opinion dominante et fréquemment malgré les résistances politiques.

    L'esprit d'Hilversum perdure.

    À l’occasion du 75e anniversaire du premier congrès, une chose est claire : l’esprit d’Hilversum perdure. L’Aide à l’Église en Détresse continue de se considérer comme la voix des chrétiens persécutés, un défenseur de la liberté religieuse et un bâtisseur de ponts entre les peuples, les confessions et les continents. Ce qui a commencé en 1951 avec le sort tragique des réfugiés est aujourd’hui un engagement mondial en faveur de la dignité humaine, de la liberté de religion et de la solidarité – plus pertinent que jamais. Avec 24 bureaux nationaux à travers le monde, l’Aide à l’Église en Détresse apporte son aide aux chrétiens persécutés et souffrants. 


    L'auteur est chargé des relations publiques à l'organisation « Aide à l'Église en Détresse ».

  • Cinq bonnes raisons pour lesquelles aller à la messe tous les dimanches est absolument nécessaire

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    Du site de l'archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis :

    Donnez-moi cinq bonnes raisons pour lesquelles aller à la messe tous les dimanches est absolument nécessaire.

    La messe du dimanche accomplit la loi de Dieu. Le troisième commandement est : « Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier » (Ex 20,8 ; voir aussi Dt 5,12). Le sabbat chrétien est le dimanche, et les catholiques le sanctifient en accomplissant l’obligation d’assister à la messe (Canons 1246-1248 ; Catéchisme de l’Église catholique, n° 2174-2178). Ce commandement n’est ni une suggestion ni une demande ; c’est un ordre. La loi rend obligatoire ce que nous devrions vouloir faire spontanément.

    Le culte hebdomadaire suit l'exemple de Jésus. Jésus avait l'habitude d'aller à la synagogue le jour du sabbat (Lc 4,16b). Sa mère Marie était « pleine de grâce » (Lc 1,28) et son beau-père Joseph était « un homme juste » (Mt 1,19). Tous deux observaient scrupuleusement « toutes les prescriptions de la loi » (Lc 2,39), c'est-à-dire qu'ils se rendaient à la synagogue chaque sabbat. Non seulement ils observaient eux-mêmes cette loi, mais ils emmenaient leur fils avec eux, et lorsque Jésus fut en âge de le faire, il s'y rendit seul. Si Jésus allait à la synagogue pour observer le sabbat chaque semaine, nous devrions aller à la messe chaque semaine.

    Le dimanche est un jour d'action de grâce. L'Eucharistie est un acte de reconnaissance. Il est juste et bon de rendre grâce au Seigneur notre Dieu, et la messe est la plus belle prière pour exprimer notre gratitude. Dieu nous comble de grâces et nous offre tout ce que nous possédons : la vie et la santé, la nourriture et le logement, la famille et les amis, l'intelligence et les talents, les opportunités et les ressources – et la foi. Ces dons sont si précieux que nous devrions être débordants de gratitude et désireux de lui exprimer notre reconnaissance et nos louanges. L'idéal est de rendre grâce chaque jour. Une action de grâce hebdomadaire est un minimum. Si nous ne rendons grâce que de temps en temps ou rarement, nous manquons à notre devoir d'honorer celui qui nous a donné tous ces dons.

    La prière communautaire est essentielle. Dès les origines de l'Église, la communauté « persévérait dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2, 42). Les chrétiens prient ensemble par nature, et la messe est la forme privilégiée de prière communautaire. Certains affirment malheureusement : « Je peux prier seul et je n'ai pas besoin d'aller à l'église. » Or, généralement, plus une personne néglige sa fréquentation de la messe, plus elle néglige sa prière personnelle. Une vie de prière équilibrée repose sur deux piliers : la prière communautaire et la prière personnelle. Se consacrer exclusivement à l'un ou à l'autre est source de déséquilibre. Plus une personne prie personnellement, plus elle devrait avoir envie de participer à la prière communautaire, et plus elle participe à la prière communautaire, plus elle devrait avoir envie de prier personnellement.

    L'Eucharistie hebdomadaire est une nourriture spirituelle essentielle. La plupart des gens sont soucieux de leur santé. Il est important de bien manger chaque jour pour éviter la faim, la faiblesse, la malnutrition et la maladie. Il en va de même pour notre vie spirituelle. Nous devons être attentifs à notre nourriture spirituelle si nous voulons éviter le vide, la faiblesse spirituelle, la vulnérabilité à la tentation et la maladie due au péché. La messe commence par la liturgie de la Parole. Dieu a dit au prophète Ézéchiel : « Mange ce qui est devant toi ; mange ce livre » (Éz 3, 1). Dieu voulait qu'il se nourrisse de sa Parole, et Dieu veut que nous fassions de même. Pierre a justement observé : « Maître, tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). La seconde partie de la messe est la liturgie eucharistique. Jésus a déclaré : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang le vrai breuvage » (Jn 6, 55). La malnutrition spirituelle commence lorsque nous nous privons de la Parole et des Sacrements pendant plus d'une semaine.

    © 2011, Rév. Michael A. Van Sloun.

  • Venez, adorons Dieu et prosternons-nous (Introit du 5e dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Venite, adoremus Deum
    et procidamus ante Dominum:
    ploremus ante eum, qui fecit nos:
    quia ipse est Dominus Deus noster.

    Venez, adorons Dieu,

    et prosternons-nous devant le Seigneur:
    pleurons devant lui, qui nous a créés:
    car c’est lui le Seigneur notre Dieu.
    Ps.  1

    Venite, exsultemus Domino:
    iubilemus Deo salutari nostro.

    Venez, tressaillons d’allégresse pour le Seigneur:
    jubilons pour Dieu notre sauveur.

  • Sel de la terre et lumière du monde (5e dimanche du temps ordinaire)

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    Evangile : Matthieu, 5, 13-16
    Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
    « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    Homélie du frère Elie (fsJ) - homelies.fr (archive 2014)

    C'est un appel pressant qui résonne dans l’évangile de ce jour. Appel pressant adressé par Jésus à ses disciples, mais qui nous rejoint, par-delà les siècles, dans l’aujourd’hui de notre existence. Ces paroles du Christ font suite à l’évangile des béatitudes. Ce sont donc des paroles de vie qui nous ouvrent au bonheur de la possession de la vie éternelle. D’une certaine manière, elles sont une invitation à choisir la vie, à dire « oui » à la vie de Dieu. Comment ? En accueillant la vérité de ce que nous sommes.

    Car, en effet, dans ces paroles de Jésus, c’est bien de notre identité de chrétiens dont il est question : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde ». Remarquons que Jésus précise que nous ne sommes pas simplement « sel » et « lumière » mais « le » sel de « la terre » et « la » lumière « du monde ». 

    « Du monde » : Ces paroles sont aussi celles d’un envoi en mission. Etre et agir chrétien se retrouvent ainsi liés, le second ne se révélant tel que dans la mesure où il découle du premier.

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  • Comment être sel, lumière ? Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 5ème dimanche du temps ordinaire (A) :

    Libérés d’une fausse sagesse

    (archive 5 février 2023)

    Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde », nous dit le Seigneur. Et veillez à ne pas devenir fades ni invisibles ! (Mt 5,13) Comment être sel, lumière ? Nous pensons d’abord aux bonnes actions que fait l’homme de bien, l’« homme de bonne volonté », comme on entend parfois. Ce à quoi nous invite Jésus doit conduire à rendre gloire au Père. Dans notre monde, tout ce qui soulage les maux dont souffrent nos contemporains rend gloire à Dieu qui a créé l’homme et qui défend sa dignité. La première lecture (Is 58) nous a montré comment cela ouvrait un chemin de bonheur non seulement pour celui qui est secouru, mais aussi pour celui qui fait le bien. Mais, puisqu’il s’agit de rendre gloire à Dieu, cela ne serait pas suffisant si notre action n’ouvrait pas une fenêtre vers le ciel, si elle ne permettait pas à la lumière de Dieu de pénétrer les cœurs si chers de ses enfants.

    Être sel de la Terre et lumière du monde comporte aussi le volet de montrer Dieu, de le rendre accessible, de permettre de vivre avec lui.

    C’est le Christ qui a réalisé cela ; en lui Dieu s’est approché de nous. Reste à faire découvrir à nos contemporains comment s’approcher du Christ. Pour cela, il faut que nous-mêmes nous approchions de lui d’une manière renouvelée. Saint Paul nous montre le chemin : « Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Co 2,5)

    Nous serons sel de la terre et lumière du monde si notre façon de vivre et de parler ne se base pas sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu. Trop souvent, l’Église d’aujourd’hui essaie de s’adapter à la « sagesse » courante que l’on entend déversée sans arrêt dans les médias officiels. Ce n’est pas ce qu’ont fait nos pères dans la foi, les premiers chrétiens qui ont fécondé la culture par l’Évangile. Pourtant ils étudiaient la sagesse humaine, et ils appliquaient le conseil de saint Pierre : « soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1 P 3,15). Ils ont accueilli le meilleur de la philosophie de leur temps, au point même d’y exprimer le plus précieux de la foi, comme par exemple lorsqu’on a utilisé le mot « consubstantiel » pour faire comprendre que le Fils n’était pas un autre dieu que le Père. Mais ils n’ont pas adapté ce qu’on pouvait dire de la foi ou de la morale à ce que le monde était prêt à comprendre, ils n’ont pas réduit l’Évangile aux catégories d’une sagesse humaine. C’est le contraire qu’ils ont fait : agrandir les conceptions de leurs contemporains pour y faire entrer la Bonne Nouvelle sur l’homme et sur l’appel que Dieu lui adresse, même si cela blessait les oreilles des honnêtes citoyens, même si cela leur a coûté d’être la risée du peuple.

    Maintenant nous avons de nouveau à parler de tout cela et à témoigner de la façon dont Dieu voudrait changer notre vie. Comptons sur la puissance de Dieu. Adoptons un langage et un style de vie où le Saint-Esprit a toute sa place. Un langage qui ose parler de péché et de conversion parce que nous savons que Dieu peut changer une vie qui se confie à lui avec persévérance. Un style de vie qui ose renoncer à certaines occasions offertes par la mentalité contemporaine, parce que Dieu ne l’approuve pas et qu’il nous invite à la pureté, à la justice, à la miséricorde.

    Seuls, nous ne pourrons pas faire cela, mais comptons sur Dieu, comptons exagérément sur lui, comptons démesurément sur lui, et nous verrons sa gloire dans nos vies, et beaucoup autour de nous chercherons ce sel et cette lumière qui nous viennent d’en haut. En avant, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ! (Lc 12,32)

  • Le bienheureux Pie IX, pape et docteur de l'Immaculée Conception

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    Le bienheureux Pie IX, pape et docteur de l’Immaculée

    source

    SE trouvant un jour en butte à de fortes pressions de la part de gouvernements francs-maçons, le pape Pie IX déclara à l’un de ses proches : « J’ai la Sainte Vierge avec moi, j’irai de l’avant. » Cette confidence en dit long sur la mystérieuse alliance avec l’Immaculée qui fit de son pontificat l’un des plus grands.

    Jean-Marie Mastaï est né le 13 mai 1792, à Senigallia, près de Lorette en Italie. Chaque année, toute sa famille participait, le10 décembre, à la veillée de prières  pour commémorer la translation de la Santa Casa.

    Le Bienheureux Pie IX : 1846-1878.

    L’âme de l’enfant fut profondément marquée par la piété de sa mère qui se rendait tôt matin à l’église des Pères servites pour assister à la Messe et prier devant un tableau de Maria Santissima Addolorata. Elle lui enseigna, parmi d’autres sacrifices, à toujours refuser, au cours des repas, les premiers fruits qu’on lui proposait, pour les offrir à la Vierge Marie. Devenu Pape, il confiera : « Voilà une pratique que j’ai apprise sur les genoux de ma mère. J’y suis encore fidèle. » Il conserva précieusement l’image de la Sainte Espérance, reçue lors de sa Première Communion, car elle lui rappelait « la félicité de ce jour béni ».

    Au collège Saint-Michel de Volterra, sa dévotion pour l’Immaculée s’affermit. « Dès Nos plus tendres années, écrira-t-il, Nous n’avons rien eu de plus cher, rien de plus précieux que d’honorer la bienheureuse Vierge Marie d’une piété particulière, d’une vénération spéciale et du dévouement le plus intime de notre cœur, et de faire tout ce qui nous paraîtrait pouvoir contribuer à sa plus grande gloire et louange, et à l’extension de son culte. » (Ubi primum)

    En 1815, Jean-Marie Mastaï ambitionna d’entrer dans la garde noble reconstituée. Mais il souffrait depuis plusieurs années d’une grave infirmité. Un soir de novembre, le carrosse du cardinal Gregorio Fontana s’arrêta brusquement devant un corps étendu sur le pavé : le prélat s’aperçut avec stupeur qu’il s’agissait du jeune Mastaï, frappé d’une crise d’épilepsie. Quelques semaines plus tard, Jean-Marie, accablé, se rendit en pèlerinage « au sanctuaire de Lorette pour épancher son âme dans le Cœur de Celle qui sera toujours sa force. De ce pèlerinage, date la guérison effective et définitive de sa terrible maladie. » (Pierre Fernessole, Pie IX, Lethielleux, 1960, t. 1, p. 26)

    Après ce miracle qui l’avait délivré de son infirmité, il considéra ces longues années d’épreuve comme la marque d’une bienveillante attention de la Divine Providence. Car « cette maladie, en l’écartant de “ la société ” jusqu’à l’âge de vingt-six ans, avait préservé sa jeunesse des périls du monde » (ibid., p. 30).

    SAINT PHILIPPE RESSUSCITÉ

    Pendant sa préparation au sacerdoce, il prend en charge les orphelins, apprentis ou petits ouvriers, de l’hospice Tata Giovanni. De tout son cœur, qu’il avait si bon, il se penche sur la misère de ces enfants avec une totale abnégation. 

    Ordonné prêtre le 10 avril 1819, il manifeste un tel zèle en toutes sortes d’œuvres de piété et de charité, qu’on l’appellera bientôt saint Philippe [Néri] ressuscité. Aussi est-ce un déchirement d’avoir à quitter ses chers pauvres pour accomplir une mission pontificale au Chili !

    Sacré évêque de Spolète, en avril 1827, il touche les cœurs par sa prédication, intarissable pour exalter les privilèges et la puissance de l’Immaculée Médiatrice. « En fait, tout est glorieux en Marie. Sa conception, sa naissance, sa vie, sa mort, et enfin son tombeau. Dans ce tombeau, elle gît sans corruption, et bientôt elle en sortira triomphante... Fils très aimés, voulons-nous mourir comme la Vierge, sans crainte ? Vivons donc comme la Vierge, ayant le péché en haine et abomination... Souvenez-vous que Marie est, dans le Ciel, la Médiatrice puissante, la miséricordieuse avocate, votre Mère. »

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  • Mexique : un record de participation pour le centenaire de la guerre des Cristeros au Cerro del Cubilete

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    Voici comment s'est déroulé le pèlerinage des jeunes au monument du Christ-Roi au Mexique

    De Rafael Manuel Tovar sur zenit.org :

    Mexique : plus de 60 000 jeunes en pèlerinage au Christ-Roi

    Un record de participation pour le centenaire de la guerre des Cristeros au Cerro del Cubilete

    5 février 2026

    Plus de 60 000 jeunes de tout le Mexique ont fait un pèlerinage à Cerro del Cubilete, le cœur géographique du Mexique, pour commémorer le centenaire de la guerre des Cristeros, comme Zenit l’avait anticipé le 26 janvier. 

    On attendait 45 000 participants, mais ce chiffre a été dépassé et, selon les estimations du gouvernement de l’État de Guanajuato, entre 60 000 et 70 000 personnes étaient présentes : la foi des jeunes n’est pas nouvelle, mais il y a chez eux une agitation spirituelle plus grande que celle que les grands médias font taire. 

    La cérémonie était présidée par le nonce apostolique du Vatican au Mexique, l’archevêque Joseph Spitieri, qui a souligné que la jeunesse mexicaine contribue à nourrir l’espoir d’un pays plus fraternel, juste et compatissant. Il a appelé à tirer les leçons de l’histoire pour éviter de répéter les erreurs du passé. Il a également insisté sur le fait que la lutte contre la violence est la responsabilité de tous. 

    La marche annuelle, pour sa 43e édition, était organisée par le groupe Témoignage et Espérance (TyE), le Mouvement de la Famille Chrétienne et de nombreux autres groupes à travers le pays. Elle s’est déroulée le 31 janvier à Cerro del Cubilete, au centre géographique de Mexico, dans l’État de Guanajuato. Cette date commémore le centenaire du début de la guerre des Cristeros, également connue sous le nom de Cristiada, qui a débuté après la promulgation de la loi dite « Calles » le 31 juillet 1926. Cette loi a renforcé les restrictions imposées aux activités de l’Église et a suspendu les offices religieux publics. Le soulèvement armé et spontané des catholiques dans diverses régions du pays a officiellement pris fin le 21 juin 1929, bien que la persécution et les massacres de Cristeros se soient poursuivis pendant plusieurs années. 

    Le nonce apostolique a déclaré lors d’une conférence de presse que les événements historiques sont importants car l’histoire est une source d’enseignement pour la vie. Ce conflit nous apprend que même des moments les plus douloureux, nous pouvons tirer de précieux enseignements afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. 

    Andrea Pereda et Rubén Loya, dirigeants de TyE , ont déclaré : « Aujourd’hui, en tant que catholiques, nous élevons la voix contre une réalité qui blesse profondément l’âme du Mexique. Nous ne pouvons ignorer la censure insidieuse mais croissante qui vise les prêtres, les fidèles et les expressions catholiques. Les tentatives de réformes juridiques qui cherchent à limiter la liberté religieuse, les menaces et les attaques contre les églises, et le nombre déplorable de prêtres assassinés sont autant de signes d’une persécution qui blesse avec le même mépris qu’autrefois. »

    Au Mexique, la violence a fait 232 860 morts ces sept dernières années, selon les chiffres officiels. Le gouvernement privilégie une approche fondée sur le dialogue et la compassion en attendant des solutions.

    L’archevêque de León, Jaime Calderón, a déclaré : « La situation actuelle est préoccupante et exige notre attention. Depuis 2010, l’Église catholique s’est particulièrement impliquée pour tenter d’y remédier. Une analyse des causes profondes a été menée, et il s’agit d’un problème qui concerne tout le monde, y compris les autorités civiles. » 

    Les jeunes gens ont gravi la colline en acclamant leurs villes natales, en récitant le chapelet et en criant « Vive la guerre des Cristeros ! » et « Vive les martyrs mexicains morts entre 1926 et 1929 ! ». De cette manière, ils ont exprimé que la foi n’est pas confinée, elle se vit ; l’espoir ne s’improvise pas, il se construit ; et la paix se construit en commençant par la famille.

  • Léon XIV rencontre Courage International, une organisation pour les personnes attirées par le même sexe

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    Substack de Diane Montagna :

    Le pape Léon XIV reçoit l'organisation « Courage International » en audience privée au Vatican.

    L’apostolat catholique est au service des hommes et des femmes qui éprouvent une attirance pour les personnes du même sexe et qui cherchent à mener une vie sainte en fidélité au Christ.

    6 février


    (À gauche : l'évêque Frank J. Caggiano avec le pape Léon XIV ; à droite : des représentants de Courage)

    ROME, le 6 février 2026 — Le pape Léon XIV a rencontré aujourd'hui en audience privée des représentants de Courage International, un apostolat catholique qui soutient les hommes et les femmes qui éprouvent une attirance pour les personnes du même sexe et qui cherchent à vivre une vie chaste et sainte en fidélité aux enseignements de l'Église.

    « Nous sommes profondément reconnaissants au Saint-Père pour le temps qu’il nous a consacré, ses encouragements, et pour la paix et la joie que cette rencontre a apportées à notre personnel et à nos membres », ont déclaré les représentants du groupe sur X après la réunion, dans une courte vidéo .

     
    Étaient présents à l'audience : l'évêque Frank J. Caggiano de Bridgeport (Connecticut), président du conseil épiscopal de Courage ; le père Kyle Schnippel, prêtre de l'archidiocèse de Cincinnati et président du conseil d'administration de Courage International ; le père Brian Gannon, directeur exécutif de Courage International ; et Angelo Sabella, membre de Courage depuis 31 ans.

    Dans un communiqué officiel, Courage a décrit la rencontre comme un moment important dans la vie de son apostolat. « L’occasion de partager avec le Saint-Père les œuvres de l’apostolat, d’offrir un accompagnement pastoral aux personnes attirées par le même sexe et qui aspirent à une vie chaste, et d’accompagner les familles de proches qui s’identifient comme LGBTQ+, a été un moment marquant », indique le communiqué.

    Fondé en 1980 à New York par le regretté Père John F. Harvey, Courage n'a cessé de croître au cours des 45 dernières années. Reconnu par le Conseil pontifical pour la famille en 1994, cet apostolat est aujourd'hui présent dans le monde entier. Courage compte aujourd'hui plus de 160 sections réparties dans 15 pays.

    « Cet événement historique témoigne de la joie paisible du personnel et des membres de Courage qui cherchent à progresser en sainteté en vivant la vérité dans l’amour », a déclaré l’organisation.

    Les cinq objectifs fondamentaux de Courage sont la chasteté, la prière et le dévouement, la fraternité, le soutien et le bon exemple. Le 28 novembre 2016, Courage et son apostolat affilié, EnCourage, ont reçu le statut canonique d'association cléricale diocésaine des fidèles chrétiens au sein de l'Église catholique romaine.

    EnCourage, fondée en 1987 et officiellement nommée en 1992, offre un accompagnement pastoral aux familles et aux amis de personnes LGBT. Sa mission est de les aider à soutenir leurs proches avec compassion et compréhension, tout en restant fidèles à l'enseignement catholique. EnCourage compte actuellement plus de 100 sections dans huit pays.

    « Au cœur du courage se trouve la fidélité au Christ », a déclaré le père Gannon au National Catholic Register en 2024. « Vivre selon les enseignements fondamentaux de l’Église est le chemin du bonheur et de l’épanouissement. La sainteté et l’obéissance au Christ sont la clé de tout. »

    Le courage a pour saints patrons saint Charles Lwanga et ses compagnons, saint Augustin et sainte Monique, et sainte Marie-Madeleine.

    L'audience privée avec Courage International intervient quelques jours seulement après l'apparition du père jésuite James Martin, qui affirme l'identité et le mode de vie LGBTQ+, dans l'émission The Late Show with Stephen Colbert , où il a décrit l'approche du pape Léon XIV comme s'inscrivant dans la continuité de la mission d'« accueil et d'inclusion » du pape François. Bien que le père Martin ait souligné cette continuité, le pape François lui-même n'a jamais rencontré Courage International.

    À l’inverse, le public d’aujourd’hui confirme la mission de Courage, qui consiste à accompagner avec patience, compassion et encouragement les hommes et les femmes qui éprouvent une attirance pour les personnes du même sexe, à les soutenir dans une vie chaste ancrée dans la fidélité aux enseignements de l’Église et à les aider à grandir en sainteté, en espérance et en joie.

  • La dévotion des cinq premiers samedis du mois

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    Parmi les temps forts et les "balises" qui rythmaient la dévotion chrétienne jusqu'à ce que l'ère post-conciliaire aie trouvé bon de balayer tout cela, il y avait la dévotion à la Vierge, les cinq premiers samedis du mois, introduite lors des apparitions de Fatima :

    Le 1° novembre 1927, Soeur Lucie écrivait à sa marraine, Dona Maria de Miranda :
    « Je ne sais pas si vous connaissez déjà la dévotion de réparation des cinq samedis au Coeur Immaculé de Marie. Comme elle est encore récente, j'aimerais vous inspirer de faire cette pratique, parce que c'est demandé par Notre chère Mère Divine, et Jésus a manifesté un désir qu'elle soit pratiquée. En plus, il me semble que vous seriez fortunée, chère marraine, pas seulement de la connaître et de donner à Jésus la consolation de la pratiquer, mais encore à la faire connaître et enlacer par beaucoup d'autres personnes.
    Elle consiste en cela: Pendant cinq mois au premier samedi, de recevoir Jésus dans la communion, de réciter un Rosaire, de garder compagnie avec Notre Dame pendant quinze minutes en méditant sur les mystères du Rosaire, et de faire une confession. La confession peut être faite quelques jours auparavant, et si dans cette confession précédente vous avez oublié l'intention (requise), l'intention suivante peut être offerte, pourvu qu'au premier samedi l'on reçoit la communion sacrée dans un état de grâce, avec l'intention de réparer des offenses contre la Vierge la Plus Sacrée et qui affligent Son Coeur Immaculé.
    Il me semble, ma chère marraine, que nous sommes fortunés d'être capables de donner à Notre chère Mère Divine cette preuve d'amour, parce que nous savons qu'Elle la désire. Quant à moi, j'avoue que je ne suis jamais si heureuse qu'à l'arrivée du premier samedi. N'est-il pas vrai que notre bonheur le plus grand, c'est d'appartenir entièrement à Jésus et Marie et de Les aimer uniquement, sans réserve ? Nous voyons cela si clairement dans les vies des saints ... Ils étaient heureux parce qu'ils aimaient, et nous, ma chère marraine, nous devons chercher d'aimer comme eux, pas simplement de sentir de la joie en pensant à Jésus, ce qui est le moins important - parce que si nous ne l'aimons pas ici-bas, nous l'aimerons en haut au ciel - mais de donner à Jésus et Marie la consolation pour être aimé ... et que dans cet échange d'amour Ils pourraient sauver beaucoup d'âmes. »

    Voir : La dévotion des cinq premiers samedis du mois

  • « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

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    De Javier Villamor sur The European Conservative :

    « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

    « Le mal prend diverses formes, des expressions plus ou moins barbares, mais il est toujours là, tapi dans l’ombre et combattant le peuple de Dieu. »

    4 février 2026

    La situation des chrétiens au Moyen-Orient a largement disparu des gros titres, mais elle n'a pas cessé de se détériorer. Après la défaite territoriale de l'État islamique, la persécution n'a pas disparu ; elle est devenue plus discrète, plus structurée et, dans bien des cas, plus définitive.

    Les conflits enracinés, les États fragiles, l'islamisme radical et les réalignements géopolitiques en cours accélèrent un processus de disparition qui menace de vider de leur présence chrétienne les terres mêmes où le christianisme est né.

    Dans ce contexte, des voix comme celle de Charles de Meyer, président et cofondateur de SOS Chrétiens d'Orient, sont essentielles pour comprendre les réalités du terrain. Depuis 2014, l'organisation a déployé des milliers de volontaires dans des pays comme la Syrie, l'Irak, le Liban et l'Arménie, travaillant directement avec les communautés locales à la reconstruction, à l'éducation et à l'aide humanitaire – en toute indépendance vis-à-vis des gouvernements et grâce à un financement exclusivement privé.

    Dans cet entretien, De Meyer dresse un diagnostic clair du présent et de l'avenir des chrétiens d'Orient : l'impact concret de l'instabilité régionale sur leur vie quotidienne, le risque d'être instrumentalisés dans les jeux de pouvoir géopolitiques, la pression constante à l'émigration et le malaise que leur témoignage suscite dans des sociétés occidentales de plus en plus sécularisées. C'est une conversation qui oblige l'Europe à se confronter à une réalité qu'elle préfère ignorer – une réalité qui continue de coûter des vies.

    Pour commencer, comment décririez-vous la situation des communautés chrétiennes au Moyen-Orient en 2025 dans les pays où vous êtes présents ?

    Les chrétiens d'Orient connaissent des situations contrastées, mais toutes convergent vers une même conclusion : une réduction drastique du nombre de chrétiens au Moyen-Orient. Si les Coptes bénéficient d'un dynamisme démographique unique parmi les communautés chrétiennes orientales, ils sont isolés dans ce contexte.

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation : la radicalisation de l’islamisme et les nombreux conflits qui ravagent régulièrement la région, avec des conséquences directes ou indirectes pour les chrétiens.

    Prenons l'exemple de la Syrie : avant le début de la guerre civile, les chrétiens représentaient 7 à 8 % des 20 millions d'habitants du pays. Aujourd'hui, leur nombre a été réduit de moitié au moins. On ne compte plus qu'environ 25 000 chrétiens à Alep, contre 150 000 début 2010.

    L'affaiblissement de Daech est certes une bénédiction pour les chrétiens qui vivaient sous son occupation, comme à Mossoul ou dans la plaine de Ninive, mais il a aussi pour conséquence que les communautés chrétiennes d'Orient sont à nouveau invisibles dans les médias. C'est comme si l'Europe et l'Occident ne s'intéressaient à ces communautés que lorsque des actes barbares sont largement relayés par les médias.

    Alors que l’on parle d’une « reconfiguration géopolitique » plus large dans la région — des rapprochements entre les puissances régionales, un retrait partiel des acteurs occidentaux et de nouveaux dispositifs de sécurité —, comment cela se traduit-il dans la vie quotidienne des chrétiens sur le terrain ?

    Les chrétiens d'Orient ne pourront retrouver la prospérité qu'une fois le Moyen-Orient stabilisé. La reconfiguration actuelle, qui peine encore à prendre sa forme définitive, n'est pas sans conséquences négatives pour les communautés chrétiennes.

    Par exemple, les chrétiens du Sud-Liban ont dû quitter leurs terres lors des frappes israéliennes dans le pays, même si celles-ci visaient le Hezbollah. Les régions chrétiennes n'ont pas été épargnées par les conséquences de la guerre : j'espère qu'elles recevront toute notre aide afin qu'elles puissent rentrer chez elles et vivre dans la dignité.

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  • Une dévotion oubliée : le premier vendredi du mois

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    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

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