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Livres - Publications

  • Chantal Delsol : la Tragédie migratoire et la Chute des Empires

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    La Tragédie migratoire et la Chute des empires

    Augustin d’Hippone, saint Augustin pour les chrétiens, a vécu à l’époque angoissante où son monde était en train de se défaire (Ve siècle). Après une existence tumultueuse, il est mort dans sa ville assiégée par les Vandales. L’analogie s’impose entre son époque et la nôtre. Dans les deux cas, un empire très civilisé, puissant et orgueilleux se voit investi et finalement démantelé par des cultures plus frustes et moins avancées, qu’à son époque on appelait « barbares ». Dans les deux cas, l’empire en question est responsable de graves manquements, parce que la puissance court toujours à la démesure et à la violence. Dans les deux cas l’empire menacé manifeste une culpabilité, chrétienne alors, aujourd’hui postchrétienne, vis-à-vis des envahisseurs qu’un mystérieux complexe l’empêche de repousser efficacement. Dans les deux cas, la fin qui approche laisse penser à quelque apocalypse, et il en est de toutes sortes. Les temps sont noirs et incertains. L’esprit s’avance dans cette obscurité. Mais l’espérance est toujours neuve. Augustin, jeunesse chahuteuse, âme tourmentée, cœur casanier détestant les voyages, ne redoutait pour lui-même qu’une chose : se donner « une vie gonflée de vent ». C’est peut-être le sens de la vie qui manque le plus aux époques comme la nôtre. L’auteur de La Cité de Dieu est un penseur des commencements, un écrivain de la promesse. À nous, qui sommes des tard-venus, il peut en apprendre beaucoup. Chantal Delsol est philosophe et écrivain, professeur émérite des universités en philosophie politique. Elle a créé et dirigé l’Institut Hannah-Arendt fondé en 1993. Elle est membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

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  • Soutenons la NEF

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    2025, une année où La Nef a continué à soigner ses articles et à nourrir le débat de fond. Florilège ci-dessous. 

    Nous avons besoin de votre soutien pour prolonger ce travail en 2026 !

    Chers amis,

    Vous trouverez ci-dessous quelques articles de cette année écoulée. 

    Chaque mois, La Nef prend part au débat, et s’efforce de remplir ses pages de beaux articles, en tenant une ligne d’exigence intellectuelle pour appréhender au mieux les réalités naturelles et surnaturelles, en restant fidèle au Magistère de l’Église et en cultivant l'amour des choses de l’esprit. 

    Nous sommes convaincus que tout ce travail est capital, qu’il participe fortement à former les catholiques et à faire entendre une voix catholique au-delà des frontières de l'Église.

    C’est pourquoi il est si important que La Nef continue d’exister et d'exercer sa mission ! Or, pour cela, elle a grandement besoin de votre soutien : aidez-nous, participez à notre campagne de dons !

    Nous vous en sommes d’avance très reconnaissants, et vous remercions.

    Christophe et Élisabeth Geffroy 

    ­Soutenez la presse catholique indépendante,
    soutenez La Nef 

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  • Thomas Becket : un témoin qui nous encourage à prendre position pour ce qui est juste

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    De K.V. Turley  sur le National Catholic Register :

    Saint Thomas Becket - Un saint pour cette saison ?

    L'archevêque martyr de Canterbury a beaucoup à nous apprendre sur les relations entre l'Église et l'État aujourd'hui.

    Thomas Becket forbids Robert de Beaumont, 2nd Earl of Leicester, and Reginald de Dunstanville, 1st Earl of Cornwall, to pass sentence on him.
    Thomas Becket interdit à Robert de Beaumont, 2e comte de Leicester, et à Reginald de Dunstanville, 1er comte de Cornouailles, de prononcer une sentence à son encontre. (photo : James William Edmund Doyle / Domaine public)

    Le 29 décembre 2021

    Le 29 décembre est la fête de saint Thomas Becket. Cet évêque martyr du 12e siècle est connu pour son opposition à l'excès de pouvoir de l'État en la personne du roi d'Angleterre Henri II. 

    Dans le monde d'aujourd'hui, on assiste à un nouvel affrontement entre l'Église et les autorités étatiques. Ce saint médiéval a-t-il donc quelque chose de pertinent à dire aux catholiques contemporains ? 

    Son biographe, le père John Hogan, le pense. Prêtre du diocèse de Meath (Irlande), il travaille dans le ministère paroissial et l'enseignement depuis son ordination. En outre, il a fondé la Fraternité Saint Genesius comme moyen de prière pour les personnes travaillant dans les arts et les médias, et a co-animé la série EWTN : Forgotten Heritage. Il a récemment publié Thomas Becket : Defender of the Church (Our Sunday Visitor) est un rappel opportun de ce que les catholiques en général et les évêques en particulier sont appelés à témoigner à toute époque. 

    Book cover OSV
    Couverture du livre "Thomas Becket : Defender of the Church".

    The Register s'est entretenu avec le Père Hogan le 17 décembre 2021. 

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  • Persona humana à cinquante ans : Pourquoi l'éthique sexuelle de l'Église est-elle encore importante aujourd'hui ?

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    De John M. Grondelski sur le CWR :

    Persona humana a cinquante ans : Pourquoi l'éthique sexuelle de l'Église est-elle encore importante aujourd'hui ?

    En 2025, l’Église doit à nouveau articuler – et non diluer – la vision anthropologique et morale qui donne sens à son enseignement.

    Le pape Paul VI lors d'une audience en octobre 1977. (Ambrosius007/Wikipedia)
    Le 29 décembre marquera le cinquantième anniversaire de Persona humana , la « Déclaration sur certaines questions concernant l'éthique sexuelle » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF). Publié en 1975, ce document réaffirmait l'enseignement catholique sur l'immoralité de trois pratiques — la fornication, les comportements homosexuels et la masturbation — précisément au moment où de nombreux théologiens cherchaient déjà à démanteler l'ensemble de l'éthique sexuelle de l'Église.

    Un demi-siècle plus tard, il sera révélateur de voir si cet anniversaire sera commémoré, alors même que son message n'est pas moins urgent aujourd'hui qu'en 1975.

    Il est pertinent de revenir sur les raisons de l'émergence de Persona Humana , sur ses enseignements et sur les événements qui ont suivi.

    Contexte : Conséquences de la commission sur le contrôle des naissances

    L'encyclique Persona humana est parue sept ans après Humanae vitae . Elle s'inscrit dans le contexte de l'érosion progressive de l'éthique sexuelle catholique amorcée dans les années 1960 et au début des années 1970, un processus accéléré par la fameuse commission papale sur le contrôle des naissances convoquée sous Jean XXIII.

    Le mandat initial de la commission était précis : déterminer si le nouveau médicament anovulatoire – la « pilule » – constituait une « contraception » au sens où l’Église l’avait toujours entendu. Cela nous paraît évident aujourd’hui, mais ce n’était pas le cas en 1963. À l’époque, la contraception désignait les moyens d’empêcher la rencontre des gamètes ou les substances chimiques qui les détruisaient. Le mécanisme de la pilule était différent, presque unique. Son effet recherché était d’empêcher l’ovulation. En modifiant les taux hormonaux, la « pilule » trompait l’organisme. La suppression de l’ovulation – une action préventive plutôt qu’une intervention sur un processus déjà entamé – constituait-elle le même type d’acte « contraceptif » que celui condamné par l’Église ? (J’ignore dans quelle mesure on était alors conscient du caractère abortif de la pilule.)

    Telle était la question. D'une certaine manière, il s'agissait d'une question technique, mais qui n'impliquait pas de remettre en question la moralité même de la contraception. Au début des années 1960, même des auteurs favorables à la contraception – dont John Noonan, auteur de Contraception , un ouvrage retraçant l'histoire du sujet – reconnaissaient que le témoignage chrétien contre la contraception était unanime jusqu'en 1930 (date à laquelle la Conférence anglicane de Lambeth l'a acceptée) et l'était resté au sein du catholicisme jusqu'alors.

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  • Ce à quoi les prêtres sont appelés aujourd’hui (Lettre apostolique de Léon XIV)

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    LETTRE APOSTOLIQUE
    UNE FIDÉLITÉ QUI GÉNÈRE L’AVENIR
    DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    À L’OCCASION DU 60e ANNIVERSAIRE
    DES DÉCRETS CONCILIAIRES
    OPTATAM TOTIUS ET PRESBYTERORUM ORDINIS

    1. Une fidélité qui génère l’avenir, voilà ce à quoi les prêtres sont appelés aujourd’hui encore, conscients que persévérer dans la mission apostolique nous offre la possibilité de nous interroger sur l’avenir du ministère et d’aider les autres à ressentir la joie de la vocation sacerdotale. Le 60 e anniversaire du Concile Vatican II, en cette année jubilaire, nous donne l’occasion de contempler à nouveau le don de cette fidélité féconde, en rappelant les enseignements des Décrets Optatam totius et Presbyterorum Ordinis promulgués respectivement le 28 octobre et le 7 décembre 1965. Il s’agit de deux textes nés d’un unique élan de l’Église qui se sent appelée à être signe et instrument d’unité pour tous les peuples, et interpellée à se renouveler, consciente que « le renouveau de l’Église entière, souhaité par tous, dépend pour une grande part du ministère des prêtres animé par l’Esprit du Christ ». [1]

    2. Nous ne célébrons pas un anniversaire de papier ! En effet, ces deux documents sont solidement fondés sur la compréhension de l’Église comme Peuple de Dieu en pèlerinage dans l’histoire et ils constituent une pierre milliaire de la réflexion sur la nature et la mission du ministère pastoral, et sur la préparation à celui-ci, et ils conservent au fil du temps une grande fraîcheur et une grande actualité. J’invite donc à en poursuivre la lecture au sein des communautés chrétiennes, et leur étude, dans les séminaires en particulier et dans tous les lieux de préparation et de formation au ministère ordonné.

    3. Dans les Décrets Optatam totius et Presbyterorum Ordinis, bien insérés dans la Tradition doctrinale de l’Église sur le sacrement de l’Ordre, le Concile a attiré l’attention sur le sacerdoce ministériel et a fait émerger le souci des prêtres. L’intention était d’élaborer les conditions nécessaires à la formation des futures générations de prêtres selon le renouveau promu par le Concile, en conservant fermement l’identité ministérielle et en mettant en évidence de nouvelles perspectives qui intègrent la réflexion précédente, dans une optique de sain développement doctrinal. [2] Il faut donc en faire la mémoire vivante, en répondant à l’appel à saisir le mandat que ces décrets ont confié à toute l’Église : redynamiser sans cesse et chaque jour le ministère des prêtres, en puisant des forces de sa racine qui est le lien entre le Christ et l’Église, pour qu’ils soient, avec tous les fidèles et à leur service, des disciples missionnaires selon son Cœur.

    4. Dans le même temps, au cours des six décennies qui se sont écoulées depuis le Concile, l’humanité a vécu et continue de vivre des changements qui exigent une vérification constante du chemin parcouru et une actualisation cohérente des enseignements conciliaires. Parallèlement, au cours de ces années, l’Église a été conduite par l’Esprit Saint à développer la doctrine du Concile sur sa nature communautaire selon la forme synodale et missionnaire. [3] C’est dans cette intention que j’adresse la présente Lettre apostolique à tout le Peuple de Dieu, afin de reconsidérer ensemble l’identité et la fonction du ministère ordonné à la lumière de ce que le Seigneur demande aujourd’hui à l’Église, en poursuivant la grande œuvre d’actualisation du Concile Vatican II. Je propose de le faire à travers le prisme de la fidélité, qui est à la fois grâce de Dieu et chemin constant de conversion pour satisfaire avec joie à l’appel du Seigneur Jésus. Je tiens tout d’abord à exprimer ma gratitude pour le témoignage et le dévouement des prêtres qui, partout dans le monde, offrent leur vie, célèbrent le sacrifice du Christ dans l’Eucharistie, annoncent la Parole, absolvent les péchés et se consacrent généreusement, jour après jour, à leurs frères et sœurs en servant la communion et l’unité et en prenant soin, en particulier, de ceux qui souffrent le plus et vivent dans le besoin.

    Fidélité et service

    5. Toute vocation dans l’Église naît d’une rencontre personnelle avec le Christ, « qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive ». [4] Avant tout engagement, avant toute bonne aspiration personnelle, avant tout service, il y a la voix du Maître qui appelle : « Viens et suis-moi » ( Mc 1, 17). Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour (cf. Mc 10, 21). Il ne s’agit pas seulement d’une voix intérieure, mais d’une impulsion spirituelle qui nous parvient souvent à travers l’exemple d’autres disciples du Seigneur et qui prend forme dans un choix de vie courageux. La fidélité à la vocation, surtout dans les moments d’épreuve et de tentation, se renforce lorsque nous n’oublions pas cette voix, lorsque nous sommes capables de nous souvenir avec passion du son de la voix du Seigneur qui nous aime, nous choisit et nous appelle, en nous confiant également à l’accompagnement indispensable de ceux qui sont experts dans la vie de l’Esprit. L’écho de cette Parole est, au fil du temps, le principe de l’unité intérieure avec le Christ qui est fondamentale et incontournable dans la vie apostolique.

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  • Éloge de Frère Louis de Grenade, « l’écrivain de l’empire espagnol »

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    De Casey Chalk sur le CWR :

    Éloge de « l’écrivain de l’empire espagnol »

    En 35 ans d'écriture, le vénérable Louis de Grenade a écrit 49 ouvrages de théologie spirituelle, d'apologétique, d'hagiographie, d'éloquence sacrée et de traductions, dont quatre sont considérés comme des chefs-d'œuvre de théologie spirituelle.

    Le vénérable Louis de Grenade (1504-1588), représenté dans un dessin de Francisco Pacheco, est l'auteur de nombreux ouvrages de théologie et de spiritualité. (Images : Wikipédia / TAN Books)
    Il y a cinq cents ans cette année, un Espagnol de vingt et un ans prononçait ses vœux religieux chez les Dominicains, l'ordre des Prêcheurs. Cet homme, aujourd'hui connu sous le nom de Vénérable Louis de Grenade, bien que peu célèbre de nos jours, fut jadis qualifié d'« écrivain de l'empire espagnol ».

    En effet, Frère Louis mourut en 1588, année de la défaite désastreuse de l'Armada espagnole face à l'Angleterre protestante. Une nouvelle édition de l'un de ses ouvrages les plus célèbres, Le Guide du pécheur , traduction publiée en 1883 (et approuvée par l'archevêque de Boston de l'époque), offre l'occasion de redécouvrir ce maître théologique souvent méconnu.

    L'un des plus grands écrivains spirituels du XVIe siècle

    Né dans la misère, le courage et l'intelligence de Louis attirèrent l'attention du comte de Tendilla, maire de l'Alhambra, qui le prit sous son patronage. Après une excellente éducation, Louis reçut l'habit de frère prêcheur en 1524. En 1534, il se proposa comme missionnaire au Mexique, mais son supérieur lui ordonna d'annuler son voyage. Cinq ans plus tard, en 1539, il écrivit un court traité sur la méthode de prière pour un étudiant qui lui avait demandé conseil. Contrastant avec le style des humanistes de la Renaissance, le texte demandé était d'une simplicité surprenante. Il fut par la suite transformé en une œuvre qui allait faire la renommée de frère Louis : le Livre de la prière et de la méditation .

    À la fin des années 1540, Frère Louis était très recherché comme prédicateur et directeur spirituel, même auprès des familles royales européennes. Vers 1552, la reine Catherine de Portugal, sœur de l'empereur Charles Quint, le choisit comme confesseur et conseiller. Il passa la majeure partie du reste de sa vie au Portugal. On faisait régulièrement appel à lui pour aider à résoudre les problèmes de la famille royale, bien qu'il considérât une telle implication dans les affaires du monde comme une distraction, voire une épreuve.

    Frère Louis était un homme d'une humilité incroyable. Il refusa l'archevêché de Braga que lui offrait la reine Catherine, ce qui aurait fait de lui le primat de tout le Portugal. De même, il déclina les honneurs du cardinalat que lui proposait le pape Sixte V. « Frère Louis aurait pu vivre au palais, mais depuis son enfance, il était attaché à la pauvreté et dédaignait les plaisirs et les conforts du monde », écrit le père Alvaro Huerga, OP. « Il s'habillait avec une telle pauvreté qu'il porta le même chapeau pendant quarante ans et sa cape noire était usée et rapiécée après douze ans d'utilisation. » Il se levait à quatre heures du matin et passait deux heures en prière, suivies de la célébration quotidienne de la messe, à une époque où les prêtres n'avaient pas l'habitude de célébrer la messe tous les jours.

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  • La dernière encyclique antimoderne que projetait le pape Pie XII

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    La dernière encyclique antimoderne que projetait Pie XII

    Quatre ans avant Vatican II, en 1958, un dernier document pontifical antimoderne, une encyclique, était en préparation dans les palais apostoliques. La mort du Pape en interrompit la rédaction finale et la publication. C’est ce qu’a révélé l’ouverture en 2020 des archives du pontificat de Pie XII, désormais consultables jusqu’à 1958, année de la mort de ce pape.

    Cette ouverture avait provoqué l’arrivée d’une nuée de chercheurs en direction des archives vaticanes, qui pensaient pouvoir démontrer les faiblesses coupables du Pontife vis-à-vis du régime hitlérien, et qui, comme il était prévisible, ont eu la déception de trouver toutes les preuves du contraire. En revanche, des historiens sérieux ont vu s’ouvrir de vastes perspectives sur des sujets du plus grand intérêt.

    On savait que Pie XII avait lancé en 1948 la préparation d’un concile œcuménique qui fit l’objet de travaux importants jusqu’en 1951. Il était d’ailleurs question, de manière très caractéristique, non pas de convoquer un autre concile, mais de « continuer » celui réuni par Pie IX en 1869 et, qui avait dû s’interrompre en 1870 en raison de la guerre franco-prussienne.

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  • Il y a 65 ans, le 15 décembre, le roi Baudouin épousait dona Fabiola de Mora y Aragon

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    De Bernadette Chovelon sur aleteia.org :

    Baudouin et Fabiola : le roman d’amour d’un couple chrétien

    publié le 16/09/18 - mis à jour le 14/12/25

    Il y a 65 ans, le 15 décembre, à Bruxelles, le roi Baudouin épousait dona Fabiola de Mora y Aragon. L’auteur de la dernière biographie de ce couple royal raconte la vie spirituelle des deux époux. Sa découverte personnelle de leur vie exemplaire a littéralement ravivé sa foi.

    L’itinéraire spirituel du roi de Belgique Baudouin (1930-1993) et de son épouse, Fabiola (1925-2014) est un vrai roman d’amour, tout inspiré par l’Évangile et la foi. Comme chacun de nous, Baudouin et Fabiola ont connu des épreuves à traverser, des rencontres, des joies, qui peu à peu ont construit leurs personnalités puis les valeurs de leur amour. Leur foi commune, leur attention aux autres, ont été, semble-t-il, leur soleil et le plus bel atout de leur union.

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  • Sur la dénatalité catastrophique qui touche les pays européens

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    D'Olivier Rey sur La Nef :

    La débâcle de la natalité

    Olivier Rey vient de publier un texte remarquable (Olivier Rey, Défécondité. Ses raisons, sa déraison, Tracts/Gallimard n°71, 2025, 60 pages, 3,90 €.) sur la dénatalité catastrophique qui touche les pays européens. Il explique pour nous sa puissante argumentation.

    Paul Valéry disait que « deux dangers ne cessent de menacer le monde : l’ordre et le désordre ». Sur ce modèle nous pourrions dire : deux dangers ne cessent de menacer la population humaine : le trop ou le trop peu. On connaît les paroles que le Seigneur a adressées à l’homme et à la femme : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre. » Quand les êtres humains n’étaient que deux, la multiplication était certes à recommander ! Cela étant, le Seigneur a dit « emplissez la terre », non « suremplissez-la ». Comme en toute chose, une mesure est à respecter.

    Au cours des dernières décennies, c’est le danger de la surpopulation qui a été mis en avant, avec pour exemple paradigmatique le livre du biologiste Paul Ehrlich intitulé La Bombe P, publié en 1968. Le développement industriel, amorcé à la fin du XVIIIe siècle, a profondément modifié les équilibres traditionnels, notamment le régime démographique. La baisse rapide de la mortalité, combinée au maintien pendant un certain temps de taux de natalité élevés, a entraîné une augmentation sans précédent de la population humaine, d’abord en Europe, puis sur les autres continents de manière plus explosive encore. Ainsi la population mondiale est-elle passée d’environ un milliard et demi d’individus, en 1900, à plus de huit milliards aujourd’hui, et continue d’augmenter.

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  • Comment le Canada s’est trompé du tout au tout sur les pensionnats autochtones

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Nouveau livre sur « Comment le Canada s’est trompé du tout au tout sur les pensionnats autochtones »

    Paru en novembre 2025 chez True North et Dorchester Books,  Dead Wrong : How Canada Got the Residential School Story So Wrong (littéralement, Mortellement faux, Comment le Canada s’est trompé du tout au tout sur les pensionnats) prolonge et approfondit le travail commencé par Grave Error (littéralement Erreur grave/erreur sur les tombes, 2023).  

    Co-dirigé par C.P. Champion et l’historien Tom Flanagan, ce recueil de quinze essais démonte ce qui pourrait être la plus grande erreur collective de l’histoire récente du Canada : la transformation, en quelques semaines de mai-juin 2021, d’une simple anomalie radar à Kamloops en certitude nationale de « 215 corps d’enfants » enterrés secrètement, puis en mythe de « milliers d’enfants disparus ».

    Les auteurs ne nient rien des souffrances réelles : sévices corporels avérés dans certains établissements, séparation brutale des familles, perte de langue et de culture. Mais ils montrent, documents à l’appui, que le récit dominant repose sur des exagérations, des confusions et des affirmations jamais vérifiées.

    Quelques exemples concrets développés dans l’ouvrage

    Kamloops, mai 2021 : l’anthropologue Sarah Beaulieu annonce « 215 anomalies » détectées par radar géophysique. Aucun corps n’est exhumé à ce jour (décembre 2025), mais le Premier ministre Trudeau met les drapeaux en berne pendant cinq mois et parle de « crimes contre l’humanité ». 

    Le livre publie les courriels internes de la bande Tk’emlúps : dès juillet 2021, les responsables savaient qu’il s’agissait probablement de l’ancien cimetière paroissial connu depuis les années 1950.

    Pine Creek, Manitoba: après des annonces tonitruantes de « 14 tombes anonymes », les fouilles de 2023 ne révèlent… rien. Le chef de la Première nation déclare alors que « l’important, c’est le ressenti ».

    Le Barreau de la Colombie-Britannique : Jonathan Kay publie les échanges internes montrant que des juristes avaient alerté la direction : les « tombes anonymes » sont une fable. Réponse de la direction : on garde le module de formation obligatoire quand même, « par respect pour les survivants ».

    Le documentaire Sugarcane (Oscar 2025 du meilleur documentaire) : Frances Widdowson pointe les erreurs factuelles sur l’école Saint-Joseph de Williams Lake (dates fausses, témoignages non recoupés, photos d’autres pensionnats utilisées à tort). Le film remporte l’Oscar malgré tout.

    Tentatives de censure :

    • Un enseignant de l’Ontario, Jim McMurtry, est suspendu pour avoir rappelé en classe que 80 % des décès étaient dus à la tuberculose et à la grippe espagnole.
    • À Quesnel (C.-B.), le conseil municipal vote une motion pour destituer le maire Ron Paull… uniquement parce qu’il avait offert Grave Error à la bibliothèque municipale.
    • La députée Leah Gazan dépose le projet de loi C-413 visant à criminaliser le « déni du génocide des pensionnats » — projet analysé et démonté par Tom Flanagan.

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  • Autels brisés : la violence du laïcisme dans l'Histoire moderne

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    De Jean-Paul Roiyal sur The Catholic Thing :

    Autels brisés

    Chers amis, le catholicisme fait face aujourd'hui à de nombreux défis internes. Comme le montre la chronique d'aujourd'hui, si nous avons tourné la page des totalitarismes brutaux du siècle dernier, des formes plus insidieuses de répression religieuse persistent et exigent une vigilance constante. De nouveaux projets, prévus pour l'année prochaine, vous permettront de rester informés des persécutions subies par les catholiques dans le monde (vous pouvez d'ores et déjà consulter mon livre à ce sujet ici ). Nous n'entendons pas pour autant ignorer ce qui se passe dans nos « démocraties » modernes. Tout cela requiert une étude et une analyse quotidiennes. Cela appelle votre soutien, ainsi que celui de votre source d'information quotidienne et fiable, The Catholic Thing. – Robert Royal

    Le 10 décembre 1989, au confluent du Danube et de la Morava, à l'ombre du château de Devin, des dizaines de milliers de Slovaques ont marché de Bratislava à Hainburg, en Autriche, perçant le rideau de fer. Une foule importante s'est également rassemblée au château pour manifester pacifiquement sous le slogan « Bonjour l'Europe ! ». Les manifestants ont sectionné les barbelés qui séparaient la Tchécoslovaquie du monde libre. Dès le lendemain, le gouvernement communiste tchécoslovaque a commencé à démanteler les barrières dans cette zone frontalière, faisant ainsi tomber le rideau de fer en Europe centrale.

    Ces événements ont marqué l'apogée de la Révolution de velours, le mouvement de protestation national tchécoslovaque qui a mis fin à plus de quarante ans de régime communiste, conduisant au rétablissement de la démocratie et des libertés. La Slovaquie et la République tchèque, désormais deux pays distincts, célèbrent ces événements historiques le 17 novembre, date anniversaire de la répression brutale des manifestations étudiantes en 1989, qui a déclenché la série d'événements menant au 10 décembre .

    Étonnamment, cette journée, appelée Journée de la lutte pour la liberté et la démocratie, a été annulée cette année par le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Ancien membre du Parti communiste tchèque, en poste depuis 2023, M. Fico a justifié cette décision par les mesures d'austérité. Son parti, au pouvoir, a commémoré cet anniversaire par un congrès, où l'un de ses plus proches conseillers a salué les participants par la formule marxiste : « Honneur au travail, camarades ! » Comble de l'ironie, M. Fico a déclaré publiquement ne pas célébrer le 17 novembre car il ne le considère pas comme un tournant fondamental dans l'histoire du pays.

    Alors que Fico et ses acolytes en Slovaquie tentent d'effacer de la mémoire ceux qui ont été brutalisés par le Parti communiste au pouvoir pendant la Guerre froide et le courage de ceux qui l'ont défié, Thomas Albert Howard documente admirablement la dépravation généralisée qui a frappé la Tchécoslovaquie et de nombreuses autres régions du monde au cours du XXe siècle dans son nouveau livre Broken Altars : Secularist Violence in Modern History . 

    Parmi les centaines d'atrocités recensées dans le livre, deux ont débuté en 1950, lancées par le général du Parti communiste tchécoslovaque.

    L'opération K (pour klastery, le mot tchèque pour monastère) a utilisé la sécurité d'État pour arrêter la grande majorité des ordres religieux à travers le pays, en se concentrant sur les salésiens, les jésuites, les rédemptoristes, les bénédictins et les franciscains.

     L'opération R (du slovaque « rehol'nicka », qui signifie religieuse ) a décimé les maisons et couvents de religieuses. Ces deux opérations ont entraîné la liquidation brutale d'institutions religieuses, dont certaines existaient depuis plus de mille ans. Œuvres d'art, bibliothèques et autres biens précieux ont été pillés ou détruits, tandis que les religieuses étaient déportées dans des camps de travail, où elles vivaient dans des conditions carcérales.

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  • 11 décembre 1925 : publication de l'encyclique Quas Primas instituant la fête du Christ-Roi

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    QUAS PRIMAS

    LETTRE ENCYCLIQUE 
    DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI 

    DE L'INSTITUTION D'UNE FÊTE DU CHRIST-ROI.
     

    Aux Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres ordinaires de lieu, en paix et communion avec le Siège apostolique.

    1. Dans (1) la première Encyclique qu'au début de Notre Pontificat Nous adressions aux évêques du monde entier (2), Nous recherchions la cause intime des calamités contre lesquelles, sous Nos yeux, se débat, accablé, le genre humain.

    Or, il Nous en souvient, Nous proclamions ouvertement deux choses: l'une, que ce débordement de maux sur l'univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique; l'autre, que jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur. C'est pourquoi, après avoir affirmé qu'il fallait chercher la paix du Christ par le règne du Christ, Nous avons déclaré Notre intention d'y travailler dans toute la mesure de Nos forces ; par le règne du Christ, disions-Nous, car, pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyions pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur.

    2. Depuis, Nous avons clairement pressenti l'approche de temps meilleurs en voyant l'empressement des peuples à se tourner - les uns pour la première fois, les autres avec une ardeur singulièrement accrue - vers le Christ et vers son Eglise, unique dispensatrice du salut: preuve évidente que beaucoup d'hommes, jusque-là exilés, peut-on dire, du royaume du Rédempteur pour avoir méprisé son autorité, préparent heureusement et mènent à son terme leur retour au devoir de l'obéissance.

    Tout ce qui est survenu, tout ce qui s'est fait au cours de l'Année sainte, digne vraiment d'une éternelle mémoire, n'a-t-il pas contribué puissamment à l'honneur et à la gloire du Fondateur de l'Eglise, de sa souveraineté et de sa royauté suprême?

    Voici d'abord l'Exposition des Missions, qui a produit sur l'esprit et sur le cœur des hommes une si profonde impression. On y a vu les travaux entrepris sans relâche par l'Eglise pour étendre le royaume de son Epoux chaque jour davantage sur tous les continents, dans toutes les îles, même celles qui sont perdues au milieu de l'océan; on y a vu les nombreux pays que de vaillants et invincibles missionnaires ont conquis au catholicisme au prix de leurs sueurs et de leur sang; on y a vu enfin les immenses territoires qui sont encore à soumettre à la douce et salutaire domination de notre Roi.

    Voici les pèlerins accourus, de partout, à Rome, durant l'Année sainte, conduits par leurs évêques ou par leurs prêtres. Quel motif les inspirait donc, sinon de purifier leurs âmes et de proclamer, au tombeau des Apôtres et devant Nous, qu'ils sont et qu'ils resteront sous l'autorité du Christ?

    Voici les canonisations, où Nous avons décerné, après la preuve éclatante de leurs admirables vertus, les honneurs réservés aux saints, à six confesseurs ou vierges. Le règne de notre Sauveur n'a-t-il pas, en ce jour, brillé d'un nouvel éclat? Ah! quelle joie, quelle consolation ce fut pour Notre âme, après avoir prononcé les décrets de canonisation, d'entendre, dans la majestueuse basilique de Saint Pierre, la foule immense des fidèles, au milieu du chant de l'action de grâces, acclamer d'une seule voix la royauté glorieuse du Christ: Tu Rex gloriae Christe!

    A l'heure où les hommes et les Etats sans Dieu, devenus la proie des guerres qu'allument la haine et des discordes intestines, se précipitent à la ruine et à la mort, l'Eglise de Dieu, continuant à donner au genre humain l'aliment de la vie spirituelle, engendre et élève pour le Christ des générations successives de saints et de saintes; le Christ, à son tour, ne cesse d'appeler à l'éternelle béatitude de son royaume céleste ceux en qui il a reconnu de très fidèles et obéissants sujets de son royaume terrestre.

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