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Spiritualité

  • La vision christocentrique du pape Léon XIV

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    De Robert P. Imbelli sur First Things :

    La vision christocentrique du pape Léon

    J'ai souvent constaté un phénomène étrange. Fréquemment, dans la presse catholique et même dans les revues savantes, commentateurs et théologiens invoquent solennellement le premier chapitre de Lumen Gentium , la Constitution dogmatique sur l'Église du concile Vatican II : « L'Église est […] comme un sacrement, un signe et un instrument d'union intime avec Dieu et de l'unité de toute l'humanité. » Mais, dans leur empressement à affirmer l'unité du genre humain, ceux qui récitent cette citation omettent deux mots essentiels : « en Christ ». Un pape dont la devise épiscopale est « In Illo Uno Unum » ne se contentera pas d'éviter d'omettre « en Christ » ; il en fera le cœur de son pontificat. De fait, la première année du magistère de Léon XIV a été marquée par son articulation constante et cohérente d'une vision christocentrique. Jésus-Christ est, en effet, Lumen gentium : la Lumière des nations. Et, comme le « père spirituel » du pape, Augustin d'Hippone aimait à méditer : « dans sa Lumière, nous voyons la lumière ».

    Bien que Léon XIV ait été élu il y a un an jour pour jour, son pontificat n'a véritablement débuté qu'en janvier de cette année, après la clôture de l'Année jubilaire inaugurée par le pape François. Jusqu'à la fin de l'année 2025, Léon a poursuivi, lors de ses audiences générales, les catéchèses entreprises par son prédécesseur sur le thème qu'il avait initié. 

    En janvier, trois événements marquants ont porté l’empreinte distinctive du pape Léon XIV. Chacun a révélé une dimension christique indéniable : le début d’une nouvelle série de méditations lors des audiences générales ; la convocation d’un consistoire extraordinaire de cardinaux ; et une importante allocution au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège. Dans chacun de ces événements, nous percevons le retour de la centralité du « dans le Christ ».

    Lors de sa toute première audience générale de l'année (le 7 janvier), Léon XIV annonça son intention de consacrer une série de présentations à un nouvel examen des documents du concile Vatican II. Il déclara à son auditoire : « Le concile Vatican II a redécouvert le visage de Dieu le Père qui, dans le Christ, nous appelle à être ses enfants ; il a considéré l'Église à la lumière du Christ, lumière des nations, comme un mystère de communion et un sacrement d'unité entre Dieu et son peuple. »

    Ce même jour s'ouvrait le consistoire extraordinaire. Il est à noter que le pape François avait rarement sollicité l'avis du corps des cardinaux, tandis que Léon XIV a presque aussitôt rétabli la pratique des consistoires et a déjà annoncé une seconde réunion pour la fin juin. 

    S’adressant aux cardinaux, il invoqua de nouveau le concile et leur rappela que la perspective conciliaire « considère le mystère de l’Église comme entièrement contenu dans le mystère du Christ, et comprend ainsi la mission d’évangélisation comme un rayonnement de l’énergie inépuisable libérée par l’événement central de l’histoire du salut ».

    Deux jours plus tard eut lieu le troisième événement marquant. Léon XIV prononça son discours annuel devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège. Son long et remarquable discours mérite une lecture attentive. Le pape inscrivit son propos dans le cadre de la Cité de Dieu d'Augustin et de sa dialectique des deux cités, si souvent opposées dans leurs désirs et leurs valeurs fondamentales – leurs « amours ». Mais il insista ensuite sur le fait que « les chrétiens vivant dans la cité terrestre ne sont pas étrangers au monde politique et, guidés par les Écritures, s'efforcent d'appliquer l'éthique chrétienne au gouvernement civil ».

    Léon XIV énumère plusieurs préoccupations inhérentes à la tradition morale catholique. Il déplore le retour en force de la guerre et souligne l'importance du droit international humanitaire. Il exhorte au respect de la dignité des réfugiés et affirme avec force le droit à la liberté de conscience et de religion. Il dresse un état des lieux des difficultés rencontrées par les familles, défendant le droit à la vie et rejetant l'avortement. Il invite les diplomates et leurs gouvernements à retrouver le sens des mots, trop souvent déconnectés de la réalité et utilisés comme une arme pour tromper, frapper et offenser l'adversaire. En bref, il esquisse une vision morale cohérente, à la hauteur d'une anthropologie véritablement intégrale.

    Fait significatif, à une époque sécularisée trop souvent sourde à la transcendance, Léon exprime cette conviction fondamentale : « En l’absence d’un fondement transcendant et objectif, seul l’amour-propre prévaut, jusqu’à l’indifférence envers Dieu, qui gouverne la cité terrestre. » Il va même plus loin et confesse sans ambages le fondement christique de la vision morale catholique.

    La paix est le but même de la cité de Dieu, à laquelle nous aspirons, même inconsciemment, et dont nous pouvons avoir un avant-goût dès la cité terrestre. Durant notre pèlerinage sur cette terre, œuvrer pour la paix exige humilité et courage. Dans la vie chrétienne, nous voyons ces vertus se refléter à Noël, lorsque la Vérité, le Verbe éternel de Dieu, s'incarne humblement, et à Pâques, lorsque le Juste, condamné, pardonne à ses persécuteurs et leur accorde sa vie de Ressuscité.

    À cet égard, comme le souligne avec justesse Christine Emba dans une tribune publiée dans le New York Times , le pape incarne « ce que signifie réfléchir rigoureusement aux principes moraux à travers le prisme du Christ ».

    J'ajouterais que cette « perspective christologique », cette herméneutique christologique, ne se contente pas de régir l'enseignement moral de Léon, mais sous-tend et imprègne également toute sa vision religieuse, sa compréhension de l'humanité et de l'histoire. Tout se voit dans le Christ .

    Cette conviction christocentrique transparaissait déjà pleinement dans le discours prononcé par Léon XIV à Istanbul en novembre, commémorant le 1700e anniversaire du concile de Nicée. Il y exprima une mise en garde et une confession. Il mit en garde contre un « nouvel arianisme », présent dans la culture actuelle et parfois même parmi les croyants. Ce phénomène se produit lorsque Jésus est admiré à un niveau purement humain, voire avec un respect religieux, sans pour autant être véritablement considéré comme le Dieu vivant et véritable parmi nous. Sa divinité, sa souveraineté sur l'histoire, sont occultées, et il est réduit à une grande figure historique, un sage maître ou un prophète ayant lutté pour la justice – mais rien de plus. 

    Et il confesse, en union avec les évêques de Nicée : « Jésus-Christ n’est pas une figure du passé ; il est le Fils de Dieu présent parmi nous, guidant l’histoire vers l’avenir promis par Dieu. » C’est pourquoi, lui seul est la Lumière des nations et c’est seulement en Christ que l’Église peut se réclamer du sacrement et de l’instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de l’humanité.

    Il est donc révélateur que, lors de sa réponse à la question d'un journaliste à son retour d'un récent voyage en Afrique, Léon ait donné cette interprétation du célèbre appel du pape François à accueillir « tutti, tutti, tutti ! » : « [C'est] l'expression de la conviction de l'Église que tous sont les bienvenus ; tous sont invités ; tous sont invités à suivre Jésus, et tous sont invités à rechercher la conversion dans leur vie. » Tous sont en effet invités – à la transformation en Christ.

  • Léon XIV : un an en tant que « fils de saint Augustin »

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : un an en tant que « fils de saint Augustin »

    11 mai 2026

    Lorsqu’il est apparu pour la première fois sur la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, vêtu de ses habits pontificaux, Léon XIV s’est immédiatement déclaré « fils de saint Augustin ». Il s’agissait d’une affirmation d’identité, puissante et immédiate, qui s’est rapidement révélée être une caractéristique fondamentale pour comprendre ce pontife et son pontificat.

    Au fond de lui, Léon XIV reste un frère. Il aime la vie communautaire, dont il cherche à tirer le plus de nourriture possible. C’est un grand auditeur. Il considère le gouvernement comme un service. Il cherche un sens – le sens divin – dans les événements du monde en pèlerinage à travers l’histoire et dans les vicissitudes de la vie quotidienne.
    Pour tout cela, Léon XIV reste un mystère pour beaucoup, même après un an à la tête de la papauté.

    Le pape n’a mis en œuvre aucune révolution. Il a fait preuve d’une grande continuité avec le pape François, mais aussi de différences d’approche sur certaines questions. Il a réformé quelques points mineurs et a même nommé certaines figures clés (le nouveau vice-secrétaire d’État ; son successeur au poste de préfet du Dicastère pour les évêques). En réalité, cependant, il n’a ni clos d’anciens processus ni en a initié de nouveaux.

    Le processus synodal poursuit son chemin semé d’embûches, avec la publication des rapports des groupes de travail et d’autres déclarations, et on ne sait absolument pas dans quelle mesure Léon XIV les apprécie. En Allemagne, les évêques les plus idéologiques poursuivent leur chemin synodal, allant même jusqu’à faire fi des déclarations du pape lui-même. Le milieu traditionaliste de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a déjà annoncé qu’il ordonnerait de nouveaux évêques, même sans mandat papal.

    En bref, les polarisations au sein de l’Église, qui s’étaient intensifiées face au style de gouvernance personnaliste et parfois dur du pape François, ne sont pas encore résolues. Certaines questions brûlantes subsistent et continueront de le faire. Le problème, cependant, est probablement autre. Le problème est que les priorités de Léon XIV sont différentes. Et elles résident précisément dans le charisme augustinien.

    C’est pourquoi, un an après son élection, il ne suffit pas de simplement dresser le bilan de ses 365 jours à la tête de l’Église. Il faut plutôt plonger au cœur de l’âme augustinienne du pape. Un ouvrage publié par la Libreria Editrice Vaticana, intitulé « Free Under Grace », rassemble tous les discours de Robert Francis Prevost OSA prononcés au cours de ses deux mandats à la tête des Augustins. Le livre n’est pour l’instant disponible qu’en italien ; ce qui suit est donc ma traduction en anglais des textes.

    Le livre décrit la spiritualité de Léon, mais dit aussi quelque chose de son approche de la gouvernance.

    Tout d’abord, la spiritualité. Léon XIV avait une conscience profonde du sens de sa vocation sacerdotale. Dans l’un de ses discours, il a évoqué les vœux. Il a notamment abordé le vœu de chasteté qui, selon lui, revêt « une grande importance dans le monde d’aujourd’hui. Il ne nie pas notre humanité. Il nous invite à découvrir la profondeur et la richesse de l’amour humain. En renonçant librement à la possibilité d’entrer dans la relation exclusive du mariage, nous nous rappelons à nous-mêmes et aux autres qu’il existe une union d’amour et de don de soi encore plus profonde que celle qui s’exprime dans le lien intime du mariage. »

    Dans tous les textes, la référence à Dieu est centrale, tout comme la nécessité de se tourner vers Dieu. Mais la référence à l’Église est également centrale, car, dit Prevost, l’Augustinien est un homme profondément ecclésial.

    « L’Église », écrit Prevost dans un article, « est contestée et même considérée comme une pierre d’achoppement. Être authentiquement Église et penser avec l’Église reste aujourd’hui un défi réel et nécessaire. »

    Mais le général des Augustins de l’époque s’interrogeait aussi sur ce que signifiait transmettre la foi ; il était conscient que « les jeunes ne rejettent pas le discours théologique », mais qu’ils éprouvent plutôt « de l’aliénation, de l’incompréhension, de la distance » à son égard.

    Pourtant, Prevost connaît le poids des institutions et des symboles. « Ce que l’habit religieux ou certaines formes extérieures de prière représentaient pour une génération », écrit-il, « n’a plus la même signification pour les jeunes d’aujourd’hui. Cependant, sans ces signes, il sera difficile d’apprécier la signification du sacré dans nos vies. »

    Tout a toutefois commencé par la responsabilité personnelle. « En tant que religieux », écrivait celui qui allait devenir pape, « nous sommes appelés à évangéliser en partant de ce que nous sommes, plutôt que de ce que nous faisons. » Et encore : « Trouver Dieu dans le monde qui nous entoure est, idéalement, l’un de nos grands défis. » Et enfin : « Une culture en crise est nécessairement une culture en quête. Les chrétiens sont appelés à être des professionnels de la recherche du sens humain. »

    Ces extraits sont tirés de discours prononcés dans diverses circonstances, dans de nombreuses régions du monde, à différentes occasions. Ils forment toutefois un tout cohérent, offrant un portrait de l’homme Robert Francis Prevost. Il n’hésite pas à recourir à des citations de la culture populaire, se révèle être un fin connaisseur de la scène théâtrale et musicale, et ne manque pas de mettre à profit sa familiarité avec la culture pop dans une tentative d’inculturation qui vise néanmoins à ne jamais diminuer la foi.

    Son évolution au cours de ces treize années, entre 2001 et 2014, est frappante. Ses premiers discours sont plus naïfs, son style de gouvernance plus direct, plus pragmatique, et il se montre plus enclin à l'idée qu'il faut tracer une voie concrète. Au fil du temps, Prevost devient moins direct dans l’expression de ses concepts, plus disposé à prendre en compte le contexte plus large. Mais cette évolution dans la gouvernance, qui s’apparente presque à un adoucissement dû à une plus grande familiarité avec le rôle, va de pair avec les changements de la société qui l’entoure.

    Prevost est devenu général peu après le 11 septembre 2001, et ses premiers discours évoquaient un monde qui, malgré tout, se percevait encore comme chrétien. Mais, au fil du temps, le langage a évolué vers celui d’un monde en crise, auquel Prevost a répondu en intensifiant sa quête de sens, en se tournant vers l’histoire de l’ordre des Augustins, en s’inspirant de l’exemple des saints et des martyrs, et en explorant la spiritualité.

    Tout cela nous donne aujourd’hui un pape qui a fait de la centralité du Christ son objectif premier de gouvernance.

    C’est un pape qui comprend le poids des symboles et qui, par conséquent, les utilise quand c’est nécessaire. Après tout, il a immédiatement recommencé à porter la mozzetta rouge que le pape François avait toujours rejetée et est retourné vivre tranquillement au Palais apostolique du Vatican.

    Cela nous donne également un pape qui mène une vie régulière, recherche l’équilibre et vit autant que possible comme un frère, convaincu de sa vocation et désireux de célébrer la messe chaque fois que cela est possible.

    C'est un pape qui a appris à gouverner en tant que supérieur général d'un ordre religieux présent dans le monde entier, qui a parcouru le monde et connaît les réalités du terrain. C'est donc un pape qui ne prend pas de décisions hâtives ou injustement sévères, mais qui recherche plutôt l'équilibre.

    Cela ne conduira pas à des bouleversements majeurs et soudains. Il n’y aura pas de nominations inattendues au sein de la Curie, mais des nominations ciblées, à commencer par les cinq nouveaux responsables de dicastères qui seront choisis cette année (les préfets des dicastères des Laïcs, de la Famille et de la Vie ; du Développement humain intégral ; du Culte divin ; de l’Unité des chrétiens ; et des Causes des saints ont plus de 75 ans).

    Il n’y aura pas de réformes improvisées, mais des décisions mûrement réfléchies après un examen attentif. Il y aura une plus grande collégialité épiscopale, car le modèle inclut tout le monde dans le processus décisionnel, reconnaissant que le pouvoir est avant tout un service.

    Et il y aura de plus en plus de références à La Cité de Dieu, qui est en quelque sorte le principe directeur de ce pontificat. La Cité de Dieu, qui demande à chacun de tendre vers les choses d’en haut, car c’est là que nous avons notre place. En effet, La Cité de Dieu semble être le premier et véritable théorème diplomatique de Léon XIV.

    Si quatorze années de direction augustinienne ont transformé l’homme qui est devenu le pape, nous pouvons supposer – voire espérer – qu’il deviendra plus augustinien à mesure qu’il continuera à exercer sa fonction de pontife et qu’il se familiarisera de plus en plus avec son rôle de chef de l’Église universelle.

    En fin de compte, nous n'avons pas affaire à un pape figé dans une position bien définie, mais à un pape capable d'évoluer dans son rôle de gouvernant tout en continuant à grandir dans la foi.

  • Les rogations

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    0a51.jpgSur Evangile au Quotidien :

    Qu'est ce que les Rogations ?

              Rogations, du latin " rogatio ", veut dire une prière de demande. " Les Rogations " sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l'année fixée au printemps, les trois jours avant l'Ascension.  

            Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d'une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd'hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc...

    2° Histoire des Rogations

            Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les " Saints de Glace ", avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe les 11, 12 et 13 mai ; c'est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation).  À l'époque il y avait des calamités de tout ordre, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.

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  • Litanies pour les jours des Rogations

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    Les Rogations - Etoile Notre Dame

    C'est le temps des Rogations, ces jours de prière accompagnés de processions précèdant la fête de l'Ascension. (Voir ICI) A cette occasion, on récite les litanies suivantes :

    Le texte des litanies des rogations :

    Litanie des saints - A prier chaque jour pendant le temps des Rogations
    Seigneur ayez pitié.
    Christ ayez pitié.
    Seigneur ayez pitié.
    Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.
    Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.
    Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.
    Trinité sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.
    Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
    Sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.
    Saint Michel, priez pour nous.
    Saint Gabriel, priez pour nous.
    Saint Raphaël, priez pour nous.
    Tous les saints Anges et Archanges, priez pour nous.
    Tous les saints ordres des Esprits bienheureux, priez pour nous.
    Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.
    Saint Joseph, priez pour nous.
    Tous les saints Patriarches et Prophètes, priez pour nous.
    Saint Pierre, priez pour nous.
    Saint Paul, priez pour nous.
    Saint André, priez pour nous.
    Saint Jacques, priez pour nous.
    Saint Jean, priez pour nous.
    Saint Thomas, priez pour nous.
    Saint Jacques, priez pour nous.
    Saint Philippe, priez pour nous.
    Saint Barthélémy, priez pour nous.
    Saint Mathieu, priez pour nous.
    Saint Simon, priez pour nous.
    Saint Thaddée, priez pour nous.
    Saint Matthias, priez pour nous.
    Saint Barnabé, priez pour nous.
    Saint Luc, priez pour nous.
    Saint Marc, priez pour nous.
    Tous les saints Apôtres et Évangélistes, priez pour nous.
    Tous les saints Disciples du Seigneur, priez pour nous.
    Tous les saints Innocents, priez pour nous.
    Saint Etienne, priez pour nous.
    Saint Laurent, priez pour nous.
    Saint Vincent, priez pour nous.
    Saint Fabien et saint Sébastien, priez pour nous.
    Saint Jean et saint Paul, priez pour nous.
    Saint Côme et saint Damien, priez pour nous.
    Saint Gervais et saint Protais, priez pour nous.
    Tous les saints Martyrs, priez pour nous.
    Saint Sylvestre, priez pour nous.
    Saint Grégoire, priez pour nous.
    Saint Ambroise, priez pour nous.
    Saint Augustin, priez pour nous.
    Saint Jérôme, priez pour nous.
    Saint Martin, priez pour nous.
    Saint Nicolas, priez pour nous.
    Tous les saints Pontifes et Confesseurs, priez pour nous.
    Tous les saints Docteurs, priez pour nous.
    Saint Antoine, priez pour nous.
    Saint Benoît, priez pour nous.
    Saint Bernard, priez pour nous.
    Saint Dominique, priez pour nous.
    Saint François, priez pour nous.
    Tous les saints Prêtres et Lévites, priez pour nous.
    Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous.
    Sainte Agathe, priez pour nous.
    Sainte Lucie, priez pour nous.
    Sainte Agnès, priez pour nous.
    Sainte Cécile, priez pour nous.
    Sainte Catherine, priez pour nous.
    Sainte Anastasie, priez pour nous.
    Toutes les saintes Vierges et Veuves, priez pour nous.
    Tous les Saints et Saintes de Dieu, intercédez pour nous.
    Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.
    Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.
    De tout mal, délivrez-nous, Seigneur.
    De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.
    De votre colère, délivrez-nous, Seigneur.
    D'une mort subite et imprévue, délivrez-nous, Seigneur.
    Des embûches du démon, délivrez-nous, Seigneur.
    De la colère, de la haine, et de toute mauvaise volonté, délivrez-nous, Seigneur.
    De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Seigneur.
    De la foudre et de la tempête, délivrez-nous, Seigneur.
    Du fléau des tremblements de terre, délivrez-nous, Seigneur.
    De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Seigneur.
    De la mort éternelle, délivrez-nous, Seigneur.
    Par le mystère de votre sainte incarnation, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre avènement, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre nativité, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre baptême et votre saint jeûne, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre croix et votre passion, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre sainte résurrection, délivrez-nous, Seigneur.
    Par votre admirable ascension, délivrez-nous, Seigneur.
    Par la venue du Saint-Esprit Consolateur, délivrez-nous, Seigneur.
    Tous les saints Moines et Ermites, priez pour nous.
    A u jour du jugement, délivrez-nous, Seigneur.
    Pécheurs que nous sommes, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez nous pardonner, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez nous faire grâce, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez nous conduire à une véritable pénitence, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez gouverner et conserver votre Église sainte, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez maintenir dans votre sainte religion le Souverain Pontife et tous les ordres de la hiérarchie ecclésiastique,
    nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez abaisser les ennemis de la sainte Église, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez établir une paix et une concorde véritables entre les rois et les princes chrétiens, nous vous en supplions,
    écoutez-nous.
    Daignez accorder à tout le peuple chrétien la paix et l'unité, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez élever notre esprit et les désirs de notre coeur vers les biens célestes, nous vous en supplions, écouteznous.
    Daignez récompenser tous nos bienfaiteurs en leur donnant le bonheur éternel, nous vous en supplions, écouteznous.
    Daignez délivrer de la damnation éternelle, nos âmes, et celles de nos frères, de nos parents et de nos bienfaiteurs,
    nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez nous donner les fruits de la terre et les conserver, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez accorder à tous les fidèles défunts le repos éternel, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez exaucer nos voeux, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Fils de Dieu, nous vous en supplions, écoutez-nous. Daignez rappeler à l'unité de l'Église tous ceux qui sont dans l'erreur
    et conduire à la lumière de l'Évangile tous les infidèles, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Daignez nous conserver et nous fortifier dans votre saint service, nous vous en supplions, écoutez-nous.
    Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
    Christ, écoutez-nous.
    Christ, exaucez-nous.
    Seigneur ayez pitié.
    Christ ayez pitié.
    Seigneur ayez pitié.
    Notre Père

  • Le Seigneur a délivré son peuple (introit du 6e dimanche de Pâques)

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    Introitus Introït
    Isai. 48, 20  
    VOCEM iucunditátis annuntiáte, et audiátur, allelúia: annuntiáte usque ad extrémum terrae: liberávit Dóminus pópulum suum, allelúia, allelúia. Ps. 65, 1-2 Iubiláte Deo, omnis terra, psalmum dícite nómini eius: date glóriam laudi eius. ℣. Glória Patri. Avec des cris de joie, publiez-le, faites-le entendre, alléluia ; proclamez-le jusqu’aux extrémités de la terre : le Seigneur a délivré Son peuple, alléluia, alléluia. Ps. Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière ; chantez une hymne à Son nom ; rendez glorieuse Sa louange. ℣. Gloire au Père.
  • A Pompéi, le pape Léon XIV s'est fait l'apôtre du Saint Rosaire

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    Visite pastorale du pape Léon XIV à Pompéi et à Naples

    SAINTE MESSE ET OFFRANDES À NOTRE-DAME DE POMPÉI

    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

    Piazza Bartolo Longo, devant le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Saint Rosaire de Pompéi, vendredi 8 mai 2026

    Chers frères et sœurs !

    « Mon âme exalte le Seigneur. » Ces paroles, auxquelles nous avons répondu à la première lecture, jaillissent du cœur de la Vierge Marie lorsqu'elle présente à Élisabeth le fruit de ses entrailles, Jésus, le Sauveur. Après elle, Zacharie, père de Jean-Baptiste, et le vieillard Siméon chanteront pour le Christ. Ces trois cantiques ponctuent la louange quotidienne de l'Église dans la Liturgie des Heures. Ils sont le regard de l'ancien Israël, qui voit ses promesses accomplies ; ils sont le regard de l'Église, l'Épouse, tendue vers son divin Époux ; ils sont implicitement le regard de toute l'humanité, qui trouve la réponse à son aspiration au salut.

    Il y a cent cinquante ans, en posant la première pierre de ce sanctuaire, à l'endroit même où l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C. avait enseveli sous les cendres les vestiges d'une grande civilisation, les protégeant pendant des siècles, saint Bartolo Longo, avec son épouse, la comtesse Marianna Farnararo De Fusco, a posé les fondations non seulement d'un temple, mais de toute une cité mariale. Il exprimait ainsi sa conscience du dessein de Dieu, que  saint Jean-Paul II ,  s'exprimant en ce lieu de grâce le 7 octobre 2003, à la clôture de l'Année du Rosaire, a relancé pour le troisième millénaire, dans la perspective de la nouvelle évangélisation : « Aujourd'hui, a-t-il dit, comme au temps de l'antique Pompéi, il est nécessaire d'annoncer le Christ à une société qui s'éloigne des valeurs chrétiennes et en oublie même le souvenir. »

    Il y a exactement un an, lorsque le ministère de Successeur de Pierre m’a été confié, c’était précisément le jour de la Supplication à la Vierge, ce beau jour de la Supplication à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi ! Je me devais donc de venir ici, de placer mon ministère sous la protection de la Sainte Vierge. En choisissant alors le nom de Léon, je m’inscris dans la lignée de  Léon XIII, qui, entre autres mérites, a développé un vaste magistère sur le Saint Rosaire. À cela s’ajoute la récente canonisation de  saint Bartolo Longo, apôtre du  Rosaire. Ce contexte nous offre une clé de réflexion sur la Parole de Dieu que nous venons d’entendre.

    L’Évangile de l’Annonciation nous introduit au moment où le Verbe de Dieu s’est fait chair dans le sein de Marie. De ce sein rayonne la Lumière qui donne tout son sens à l’histoire et au monde. Le salut que l’ange Gabriel adresse à la Vierge est une invitation à la joie : « Je vous salue, pleine de grâce ! » ( Lc  1, 28 ; cf.  So  3, 14). Oui, le Je vous salue Marie est une invitation à la joie : il dit à Marie, et à travers elle, à nous tous, que sur les ruines de notre humanité, éprouvée par le péché et donc toujours sujette aux abus, à l’oppression et à la guerre, est venue la caresse de Dieu, la caresse de la miséricorde, qui prend un visage humain en Jésus. Marie devient ainsi la Mère de Miséricorde. Disciple du Verbe et instrument de son incarnation, elle se révèle pleinement « pleine de grâce ». Tout en elle est grâce ! En offrant sa propre chair au Verbe, elle devient aussi, comme l’enseigne le  Concile Vatican II  à la suite de saint Augustin, « mère des membres (du Christ)… parce qu’elle a coopéré par charité à la naissance des fidèles de l’Église, qui sont les membres de cette Tête » (Constitution dogmatique  Lumen Gentium , 53 ; cf. saint Augustin,  De S. Virginitate , 6). Dans le « Me voici » de Marie, non seulement Jésus naît, mais aussi l’Église, et Marie devient à la fois la Mère de Dieu –  Theotokos  – et la Mère de l’Église.

    Grand mystère ! Tout se réalise par la puissance du Saint-Esprit, qui couvre Marie de son ombre et féconde son sein virginal. Ce moment de l’histoire possède une douceur et une force qui attirent le cœur et l’élèvent vers ces sommets contemplatifs d’où jaillit la prière du Saint Rosaire . Une prière qui, née et s’étant développée progressivement au cours du deuxième millénaire, puise ses racines dans l’histoire du salut et trouve son prélude précisément dans le salut de l’Ange à la Vierge : « Je vous salue Marie ! » La répétition de cette prière dans le Rosaire est comme l’écho du salut de Gabriel, un écho qui traverse les siècles et guide le regard du croyant vers Jésus, vu à travers les yeux et le cœur de la Mère. Jésus est adoré, contemplé, assimilé dans chacun de ses mystères, si bien qu’avec saint Paul, nous pouvons dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ( Ga  2, 19).

    Précédée de la proclamation de la Parole de Dieu, nichée entre le Notre Père et le Gloria, la récitation du Je vous salue Marie dans le Saint Rosaire est un acte d'amour. N'est-ce pas précisément de l'amour que de répéter inlassablement : « Je vous aime » ? Un acte d'amour qui, sur les grains du rosaire, comme on peut clairement le voir sur le tableau marial de ce sanctuaire, nous ramène à Jésus et nous conduit à l'Eucharistie, « source et sommet de toute vie chrétienne » ( Lumen Gentium , 11). Saint Bartolo Longo en était convaincu   lorsqu'il écrivait : « L'Eucharistie est le Rosaire vivant, et tous les mystères se trouvent dans le Saint Sacrement sous une forme active et vitale » ( Il Rosario e la Nuova Pompei , 1914, p. 86). Il avait raison. Dans l'Eucharistie, les mystères de la vie du Christ se trouvent tous, pour ainsi dire, concentrés dans le mémorial de son sacrifice et dans sa présence réelle. Le Rosaire a une physionomie mariale, mais un cœur christologique et eucharistique (cf. Lettre apostolique  Rosarium Virginis Mariae , 1). Si la Liturgie des Heures marque les temps de louange de l'Église, le Rosaire marque le rythme de notre vie, la ramenant sans cesse à Jésus et à l'Eucharistie.

    Des générations de croyants ont été façonnées et protégées par cette prière, simple et populaire, et pourtant capable d'atteindre des sommets mystiques et recelant un trésor de la théologie chrétienne la plus essentielle. Quoi de plus essentiel, en effet, que les mystères du Christ, que son saint Nom, prononcé avec la tendresse de la Vierge Marie ? C'est en ce Nom, et en aucun autre, que nous pouvons être sauvés (cf.  Ac  4, 12). En la répétant à chaque Je vous salue Marie, nous revivons en quelque sorte la maison de Nazareth, comme si nous entendions à nouveau les voix de Marie et de Joseph durant les longues années que Jésus a passées avec eux. Nous revivons aussi le Cénacle, où les Apôtres, avec Marie, attendaient l'effusion du Saint-Esprit. C'est ce que la première lecture nous a indiqué. Comment ne pas imaginer que, durant cet intervalle entre l'Ascension et la Pentecôte, Marie et les Apôtres rivalisaient d'efforts pour se remémorer les différents moments de la vie de Jésus ? Aucun détail ne devait être négligé ! Tout devait être mémorisé, assimilé, imité. Ainsi naquit le cheminement contemplatif de l’Église, dont le  Rosaire, à l’instar de l’année liturgique,  offre une synthèse dans la méditation quotidienne des saints Mystères. Le Rosaire a été, à juste titre, considéré comme un abrégé de l’Évangile, que  saint Jean-Paul II  souhaitait intégrer aux  Mystères de Lumière. Cette dimension était également très présente chez saint Bartolo Longo, qui proposait aux pèlerins des méditations profondes pour soustraire le Saint Rosaire à la tentation d’une récitation mécanique et en préserver toute la portée biblique, christologique et contemplative.

    Frères et sœurs, si le  Rosaire  est « prié » et, j’ose dire, « célébré » de cette manière, il est aussi, de ce fait naturel, une source de charité. Charité envers Dieu, charité envers le prochain : les deux faces d’une même pièce, comme nous le rappelle la deuxième lecture de la première Lettre de saint Jean, qui se conclut par cette exhortation : « N’aimons pas en paroles ni en discours, mais en actes et en vérité » ( 1 Jn  3, 18). Ainsi,  saint Bartolo Longo  fut un apôtre du Rosaire et, en même temps, un apôtre de la charité. Dans cette ville mariale, il accueillait les orphelins et les enfants de prisonniers, manifestant le pouvoir régénérateur de l’amour. Ici encore, aujourd’hui, les plus petits et les plus faibles sont accueillis et soignés dans les œuvres du Sanctuaire. Le  Rosaire  oriente notre regard vers les besoins du monde, comme le souligne la Lettre apostolique  Rosarium Virginis Mariae  , proposant en particulier deux intentions qui demeurent d'une actualité brûlante : la famille, qui souffre de l'affaiblissement du lien conjugal, et la paix, menacée par les tensions internationales et une économie qui préfère le commerce des armes au respect de la vie humaine.

    Lorsque  saint Jean-Paul II proclama l’Année du Rosaire  – dont l’an prochain marquera le quart de siècle –, il souhaitait la placer tout particulièrement sous le regard de la Vierge de Pompéi. Depuis lors, la situation ne s’est guère améliorée. Les guerres qui font encore rage dans de nombreuses régions du monde appellent à un engagement renouvelé, non seulement économique et politique, mais aussi spirituel et religieux. La paix naît du cœur. Le Pontife lui-même, en octobre 1986, réunit à Assise les  chefs  des principales religions, les invitant tous à prier pour la paix. À plusieurs reprises, y compris récemment,  le pape François  et moi-même avons demandé aux fidèles du monde entier de prier pour cette intention. Nous ne pouvons nous résigner aux images de mort que les médias nous présentent chaque jour. De ce sanctuaire, dont  saint Bartolo Longo  conçut la façade comme un monument à la paix, nous élevons aujourd’hui notre prière avec foi. Jésus nous a dit que la prière offerte avec foi peut tout obtenir (cf.  Mt  21, 22). Et  saint Bartolo Longo , pensant à la foi de Marie, la qualifie d’« omnipotente par grâce ». Par son intercession, puisse le Dieu de paix faire jaillir une effusion abondante de miséricorde, touchant les cœurs, apaisant les ressentiments et les haines fratricides, et éclairant ceux qui ont des responsabilités particulières au sein du gouvernement.

    Frères et sœurs, aucune puissance terrestre ne sauvera le monde, mais seulement la puissance divine de l'amour, cette puissance divine d'amour que Jésus, le Seigneur, nous a révélée et donnée. Croyons en Lui, espérons en Lui, suivons-Le !

  • La vie de saint Pacôme le Grand, Fondateur de la vie monastique communautaire(cénobitique) 292-346

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    De Xavier Lecoeur sur le site du journal La Croix :

    UN SAINT, UNE VIE

    Saint Pacôme le Grand, ensemble vers Dieu

    Qu'y a-t-il de plus fécond qu'une attitude réellement évangélique? C'est parce qu'il avait été touché de la bonté manifestée par des chrétiens à l'égard de conscrits maltraités que Pacôme (ou Pachôme), un Égyptien païen enrôlé de force dans l'armée romaine, décida à son tour de se convertir au Christ.

    Après avoir été relâché, il reçut le baptême vers l'an 313, puis se forma auprès d'un ermite nommé Palamon. Depuis quelques décennies, en effet, nombreux étaient les chrétiens qui, à l'exemple de saint Antoine le Grand, se retiraient au désert afin d'y mener une vie ascétique, dans un face-à-face intégral avec Dieu.

    Tout en vivant seuls, ces anachorètes (ermites) ressentaient souvent le désir de se placer sous la conduite spirituelle d'un ancien, pour bénéficier de son enseignement et de ses conseils. Après l'avoir expérimenté auprès de Palamon, Pacôme devint lui-même un guide pour plusieurs disciples. Mais ayant étudié les Écritures en profondeur, Pacôme avait la nostalgie de l'Église primitive de Jérusalem dans laquelle tous « étaient unis et mettaient tout en commun » (Ac 2, 44). Il eut donc l'idée de rassembler ceux qui venaient à lui en une communauté organisée et fonda, vers l'an 320, un premier monastère à Tabennèse, en Haute-Égypte. Le cénobitisme (du grec koinos bios qui signifie « vie commune ») était né!

    Pour que tous ces hommes réussissent à vivre ensemble et à ne former qu'« un seul esprit et un seul corps », Pacôme rédigea ce qui constitue la première règle monastique chrétienne: il y exhorte les moines non seulement à la chasteté et à la pauvreté déjà pratiquées par les anachorètes, mais aussi à l'obéissance envers leur supérieur. Pacôme prône une ascèse extrêmement rigoureuse, fondée sur le jeûne et les veilles; toutefois, en homme sage et doué de discernement, il proportionne ses exigences aux forces de chacun. Pacôme invite surtout les moines à faire preuve de charité fraternelle dans la vie commune et à méditer continuellement la Parole de Dieu.

    À sa mort, en 346, Pacôme était à la tête de neuf monastères, regroupant plusieurs centaines de moines. Il avait aussi fondé deux monastères de moniales, dont l'un avait été placé sous la direction de sa sœur Marie. Au début du siècle suivant, la règle pacômienne fut traduite en latin par saint Jérôme, ce qui lui permit de se répandre en Occident et d'inspirer de nombreux autres textes, dont la célèbre règle bénédictine. Avec saint Antoine le Grand, saint Pacôme est honoré comme l'un des pères du monachisme, « arbre géant qui a porté des fruits abondants et magnifiques dans le monde entier » (Benoît XVI).

  • Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi (8 mai)

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    Aujourd'hui, 8 mai, le pape Léon XIV fête le premier anniversaire de son avènement à la tête de l'Eglise. A cette occasion, il se rendra au sanctuaire marial de Pompéi où l'on adresse précisément en ce jour cette supplique à la Reine du Rosaire (source) :

    Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

    File:Matka Boża Pompejańska, Beata Vergine del Santo Rosario di Pompei, Blessed Virgin of the Rosary of Pompei.jpg

    Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

    La Supplique à Notre-Dame du Saint-Rosaire de Pompéi, peut être récitée à tout moment de l'année, mais avec elle est récitée avec beaucoup de solennité à Pompéi et dans de nombreux lieux en Italie et du Monde entier à Midi, le 8 Mai, Fête de la Reine du Rosaire de Pompéi et le premier Dimanche d'octobre, Fête de jour Notre-Dame du Saint-Rosaire à Pompéi, à midi, car cette heure est "l'heure du Monde", avait dit le Bienheureux Bartolo Longo.

    Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

    Ô Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, à ton nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses, ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, tes fils dévoués, réunis dans ton Temple de Pompéi en ce jour solennel, nous épanchons les affections de notre cœur et avec une confiance toute filiale, nous t’exprimons nos misères. Du Trône de clémence, où tu es assise en Reine, tourne, ô Marie, ton regard compatissant sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde. Aie compassion des angoisses et des tourments qui assombrissent notre vie. Vois, ô Mère, combien de dangers dans l’âme et dans le corps, combien de calamités et d’afflictions nous oppressent. Ô Mère, implore pour nous la miséricorde de ton divin Fils et vaincs, par la clémence, le cœur des pécheurs. Ce sont nos frères et tes fils qui coûtent tant de sang à ton doux Jésus et qui contristent ton Cœur très sensible. Montre-toi à tous telle que tu es, Reine de paix et de pardon.

    Je vous salue Marie

    Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons tes fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau en notre cœur Jésus et nous transperçons encore une fois ton Cœur. Nous le confessons: nous méritons les plus durs châtiments, mais tu, rappelle-toi que sur Golgotha, tu as recueilli, avec le Sang divin, le testament du Rédempteur moribond qui t’a désignée comme notre Mère, Mère des pécheurs. Comme notre Mère, tu es donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers toi, et crions: Miséricorde! Ô Mère de bonté, aie pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de nos ennemis et de tous ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le Cœur aimable de ton Fils. Nous implorons aujourd’hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l’Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à ton Cœur. Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde!

    Je vous salue Marie

    Daigne, bienveillamment, ô Marie, nous exaucer! Jésus a remis dans tes mains tous les trésors de ses grâces et de ses miséricordes. Tu es assise, couronnée Reine, à la droite de ton Fils, resplendissante de gloire immortelle sur tous les Chœurs des Anges. Tu étends ta domination sur toute l’étendue des cieux et la terre et toutes les créatures sont soumises à toi. Tu es la toute-puissante par grâce, tu peux donc nous aider. Et si tu ne voulais pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Ton cœur de Mère ne permettra pas de voir, nous, tes fils, perdus. L’Enfant que nous voyons sur tes genoux et la Couronne mystique que nous admirons dans ta main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés. Et nous, nous avons pleine confiance en toi, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons de toi les grâces tant désirées.

    Je vous salue Marie

    Demandons la bénédiction à Marie

    Une dernière grâce, nous te demandons maintenant, ô Reine, et tu ne peux pas nous la refuser en ce jour très solennel. Accorde-nous, à tous, ton amour fidèle et d’une façon spéciale, ta bénédiction maternelle. Nous ne nous détacherons pas de toi, jusqu’à ce que tu nous auras bénis. Bénis, ô Marie, en ce moment, le Souverain Pontife. Aux splendeurs antiques de ta Couronne, aux triomphes de ton Rosaire, pour lesquels tu es appelée Reine des Victoires, ajoute encore ceci, ô Mère: accorde le triomphe à la religion et la paix à la Société humaine. Bénis nos Évêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour l’honneur de ton Sanctuaire. Bénis enfin tous les associés à ton Temple de Pompéi et tous ceux qui cultivent et diffusent la dévotion au Saint Rosaire. Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de salut contre les assauts de l’enfer, port sûr dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons jamais plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie, à toi le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô Refuge des pécheurs, ô Souveraine consolatrice des affligés. Sois partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel. Amen.

    Salut, ô Reine

    Notice sur la Reine du Rosaire de Pompéi

    cliquer sur le lien suivant:

    http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lire-article-83937-1491872-la_reine_du_rosaire_de_pompei.html

  • Saint Pierre Nolasque (6 mai) et Notre-Dame de la Merci

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    456px-10.jpgNotre-Dame de la Merci  (missel.free.fr)

    Historique

    Dans l’expression Notre-Dame de la Merci, le mot Merci traduit l’espagnol merced qui signifie grâce, ou le latin merces qui signifie rançon. A l’origine de l’Ordre des Mercédaires[1] qui s’occupèrent de racheter les chrétiens captifs des musulmans, Notre-Dame apparut à saint Pierre Nolasque[2], à saint Raymond de Penyafort[3] et au roi Jacques I° d’Aragon[4].

    Au milieu de la nuit du 1° août 1218, alors que l’Eglise célébrait la fête de Saint-Pierre-aux-Liens, la vierge Marie, accompagnée d’anges et de saints, apparut à saint Pierre Nolasque et lui dit : Mon fils, je suis la Mère du Fils de Dieu qui, pour le salut et la liberté du genre humain, répandit tout son sang en souffrant la mort cruelle de la Croix ; je viens ici chercher des hommes qui veuillent, à l’exemple de mon Fils, donner leur vie pour le salut et la liberté de leurs frères captifs. C’est un sacrifice qui lui sera très agréable. Je désire donc que l’on fonde en mon honneur un Ordre dont les religieux, avec une foi vive et une vraie charité, rachètent les esclaves chrétiens de la puissance et de la tyrannie des Turcs, se donnant même en gage, s’il est nécessaire, pour ceux qu’ils ne pourront racheter autrement. Telle est, mon fils, ma volonté ; car, lorsque dans l’oraison tu me priais avec des larmes de porter remède à leurs souffrances, je présentais tes vœux à mon Fils qui, pour ta consolation et pour l’établissement de cet Ordre sous mon nom, m’a envoyée du ciel vers toi. Saint Pierre Nolasque répondit : Je crois d’une foi vive que vous êtes la Mère du Dieu vivant et que vous êtes venue en ce monde pour le soulagement des pauvres chrétiens qui souffrent dans une barbare servitude. Mais que suis-je, moi, pour accomplir une œuvre si difficile au milieu des ennemis de votre divin Fils et pour tirer ses enfants de leurs cruelles mains ? Et Notre-Dame de lui répondre : Me crains rien, Pierre, je t’assisterai dans toute cette affaire et, pour que tu aies foi en ma parole, tu verras bientôt l’exécution de ce que je t’ai annoncé et mes fils et mes filles de cet Ordre se glorifieront de porter des habits blancs comme ceux dont tu me vois revêtue. En disant cela, la Vierge disparut.

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  • Le Vatican publie « Libres sous la grâce », un recueil regroupant les écrits du futur pape Léon XIV

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    De zenit.org :

    Le Vatican publie « Libres sous la grâce », un recueil regroupant les écrits du futur pape Léon XIV

    4 mai 2026

    À quelques jours du premier anniversaire de l’élection du pape Léon XIV, qui aura lieu ce 8 mai 2026, le Vatican annonce la publication de « Libres sous la grâce. À l’école de saint Augustin face aux défis de l’histoire ».

    Cet ouvrage avait été annoncé par l’Ordre de Saint-Augustin et la Maison d’édition du Vatican lors de la foire internationale du livre de Francfort, en octobre dernier.

    Livre édité ce 4 mai 2026 par la Librairie éditrice du vatican © Vatican Media 

    Livre édité ce 4 mai 2026 par la Librairie éditrice du vatican © Vatican Media

    « Libres sous la grâce » (ou « Liberi sotto la grazia ») regroupe pour la première fois les écrits, discours, homélies, messages et lettres du P. Robert Francis Prevost, lorsqu’il était prieur général des Augustins entre 2001 et 2013.

    Ces textes permettent d’entrer en profondeur dans la pensée augustinienne et l’approche pastorale du Saint-Père avant son élection. Le futur pape y déploie principalement sa vision du christianisme et du rôle des croyants dans la société contemporaine sécularisée. Il évoque l’importance de la prière et de la vie intérieure, la nécessité de communion entre les Églises chrétiennes, afin d’être « une présence marquante dans le monde ».

    Il aborde également le caractère essentiel de la gratuité dans notre don à l’Église, du témoignage de vie et de l’engagement pour les plus pauvres ou la justice.

    « Le fil conducteur de son argumentation, riche en références littéraires, philosophiques et théologiques, est l’enseignement de saint Augustin, dont il s’est défini comme le “fils” dès son élection au pontificat », souligne le Vatican dans son communiqué présentant le livre. « Et de ce grand Docteur de l’Église, génie incontesté dans l’harmonisation de la quête humaine de vérité avec la Révélation, R. Prevost se fait un fidèle interprète, puisant dans ses écrits la perspective à travers laquelle envisager avec créativité et confiance les défis de notre temps. »

    En cours de traduction dans 30 pays à travers le monde, le livre sera présenté ce mercredi 6 mai à l’Institut pontifical patristique Augustinianum de Rome, en présence notamment du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, le P. Joseph Farrell, l’actuel prieur général des Augustins, Paolo Ruffini, préfet du Dicastère pour la communication et Andrea Tornielli, directeur éditorial des médias du Vatican. 

    Le Vatican publie « Libres sous la grâce » | ZENIT - Français

  • Cantate Domino canticum novum (Introït du 5ème dimanche de Pâques)

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    Introït du 5ème dimanche de Pâques (NOM)

    Cantate Domino canticum novum Chantez au Seigneur un cantique nouveau

    Cantate Domino canticum novum,
    cantate et benedicite nomini ejus:
    Qui mirabilia fecit.
    Cantate et exultate
    et psallite in cythara
    et voce psalmi:
    Qui mirabilia fecit.

    Chantez au Seigneur un cantique nouveau,
    chantez et bénissez son nom,
    car il a accompli des merveilles.
    Chantez, exultez
    et jouez sur vos cythares,
    accompagnez vos hymnes.
    Car il a accompli des merveilles.
  • Tout homme verra le Christ (homélie du 5e dimanche de Pâques)

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement (archive du 10 mai 2020) :

    Tout homme verra le Christ

    homélie du 5e dimanche de Pâques

    Jésus veut nous donner accès au Père, à sa demeure, à son cœur. Qui peut trouver un bonheur durable et profond ? Qui est capable de répandre ce bonheur autour de lui ? C’est celui qui mène sa vie en lien avec le Père. Celui qui peut se regarder comme enfant bien-aimé du Père. Celui qui peut regarder chacun comme cela et l’aimer comme cela, du plus proche au moins attirant. Jésus sait que nous avons tant besoin du Père.

    Chacun, souvent complètement inconsciemment, cherche le Père. Il cherche l’amour inconditionnel du Père, car cet amour seul peut le faire exister. Mais trop souvent nous cherchons cet amour dans bien des produits de remplacement : nous le cherchons dans la réussite, dans le fait d’être admiré, d’être riche, d’être fort, dans un isolement tranquille ou dans l’abondance des plaisirs. Et bien que nous courons après ces choses pour nous remplir, elles nous laissent vides. Ah, si nous pouvions accepter d’avoir le cœur pauvre, pour ne plus compter que sur l’amour du Père ! Mais c’est difficile pour nous, car cela veut dire aussi accepter que le Père soit père dans ma vie, que celui qui me donne la vie me la donne en me guidant selon son cœur, c’est-à-dire aussi selon sa loi. Accepter que le centre de ma vie ne soit plus moi, afin d’être comblé, quelle audacieuse révolution !

    Jésus est venu pour cela : nous montrer le Père, nous le faire voir. Il nous l’a fait voir dans sa façon de guérir, de sauver, d’interpeller nos égoïsmes, de nous inviter au renoncement et à la joie. « Jésus, je ne peux vivre que du Père et toi tu me conduis vers lui. Tu es le chemin vers le Père. Tu es la vérité qui reflète le cœur du Père. Tu es la vie qui remplit mon âme. »

    Cet évangile nous fait penser à la destination de notre vie, là où elle devrait arriver : la maison du Père. C’est important de penser à cela. Cela permet de choisir de vivre dès maintenant dans la maison du Père, et de bénéficier déjà de tous ses biens. Non pas des biens de succès ou de tranquillité, mais des biens de paix et de vie.

    « Personne ne va vers le Père sans passer par moi », dit Jésus. Pourtant, tant de personnes l’ignorent ! Comment comprendre cela ? Ce qui me semble la synthèse la plus plausible de l’Évangile est que chaque être humain, à sa mort, voit le Christ. Et il voit comment le Christ a réconcilié l’humanité avec le Père, alors que cette humanité a voulu durement vivre sans lui et a fomenté toutes sortes de mal. Chaque être qui meurt voit le Christ et dans le visage du Christ il comprend à la fois qu’il est tant aimé et qu’il a si peu aimé, qu’il a tant perdu son temps, qu’il a été si mesquin dans le don de lui-même. Il voit peut-être aussi, à sa grande honte, qu’il a délibérément tourné le dos au Christ pour se consacrer à sa façon de voir la vie. Ou bien, au contraire, qu’il l’a cherché à tâtons, en suivant les indications de sa conscience qu’il a voulu constamment éclairer par la vérité.

    Chaque être qui meurt voit tout cela et doit alors accepter de passer par le Christ, de ne plus faire sa propre loi mais de le prendre, Lui, pour maître, sans demi-mesure. Celui qui cherchait la vérité de façon désintéressée ira de l’avant généreusement, quelles que soient les purifications qu’il constatera devoir subir encore. Mais celui qui se cherchait lui-même et voulait être sa propre mesure aura bien du mal. Le Seigneur veut que nous espérions pour tous, que nous priions pour le salut de tous, mais on ne peut pas prétendre que cela sera très facile. Ô Christ, que tous finalement te prennent pour le chemin, la vérité et la vie ! Nous l’espérons. C’est pour cela que tu as donné ta vie. Nul ne va au Père sans passer par toi, car tu es le visage du Père.