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Spiritualité

  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

    La vocation sacerdotale est venue plus tard. Peut-être à force de côtoyer le ciel ? Olivier de Germay a d’abord servi dans les forces parachutistes, dans des théâtres de guerre, notamment au Tchad, en Centrafrique et en Irak. Il est entré au séminaire de Paray-le-Monial en 1991 et a poursuivi sa formation théologique notamment à l'Institut catholique de Toulouse puis à l'Institut pontifical Jean-Paul II. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse en 1998. « C’est un homme à la théologie classique, insiste un évêque. Comme diplômé de l’Institut Jean-Paul II, il a la carrure pour affronter les défis anthropologiques de notre temps, surtout à Lyon qui est un lieu de débat… »

    C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin

     « Il a eu la foi d’avoir accepté ! » confie un autre évêque admiratif qui le connait bien. « Je le plains de tout mon cœur... Mais Dieu va l’aider ! » Ce n’est un secret pour personne : le diocèse de Lyon est toujours meurtri par les affaires de pédophilie et les démêlés judiciaire du cardinal Philippe Barbarin, qui a quitté le diocèse en mars dernier. Mgr de Germay, en ancien parachutiste, est au courant qu’il va atterrir – en décembre prochain – sur un volcan.  Pour autant, il sait se faire aimer note un confrère : « Il est très brillant mais il ne la ramène jamais. Quand il ouvre la bouche, c’est toujours pour dire quelque chose de solide. Quand il intervient en assemblée plénière, je sais qu’il va m’apporter quelque chose. »

    Un prêtre de terrain, intègre et lucide

    « Il reste un militaire, un officier, commente le même évêque. Cela veut dire que c’est un homme de stratégie, quelqu’un qui réfléchit toujours avant de se lancer. C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin. » Une impression confirmée par un autre évêque qui partage la même province ecclésiastique que lui : « Il a été nommé en Corse dans un contexte de scandales financiers... C’est un évêque intègre qui a su mettre de l’ordre, un homme relationnel et prudentiel. » Un évêque le décrit comme un apôtre : « C’est un prêtre de terrain et pas un bureaucrate. Il peut parfois avoir des paroles rudes… Il peut même parfois passer pour un moine soldat ! » « Il me fait penser au pape François qui a les pieds sur terre. C’est un homme gentil et simple », tempère un autre prélat.

    Selon un ancien confrère prêtre du diocèse de Toulouse, Olivier de Germay est « un homme courageux et un véritable pédagogue. Il est lucide sans être pessimiste sur les situations pastorales. » Il n’a pas peur non plus de prendre position sur des sujets épineux, comme celui des divorcés-remariés. « Il n’est pas juste de dire que ces personnes sont exclues de l’eucharistie, indiquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ». Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. »

    ▶︎ À LIRE AUSSI Mgr Olivier de Germay : « Une religion populaire, c’est-à-dire non élitiste »

    Un évêque rompu aux questions bioéthiques

    En tant qu’évêque, Mgr de Germay estime en effet que son rôle est de s’exprimer sur les questions sociétales qui traversent la société française. En janvier 2013, il marche par exemple avec la Manif pour Tous. A cette époque, il fait partie des 25 évêques qui ont fait connaître, d’une manière ou d’une autre, leur soutien explicite à la mobilisation. Cet engagement ne le quittera finalement jamais.

    On le retrouve par exemple signant une pétition en 2016 – avec six autres évêques – en réaction à la promulgation de la loi Santé sur l'IVG qui a supprimé le délai de réflexion. Ce texte fort n’a pas pris une ride et fait écho à l’actualité législative de 2020 : « Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. (…) Le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès. » Une alternative, c’est bien ce que préconise Mgr de Germay concernant la PMA en 2018 alors qu’il participe à un groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique. Il estime qu’un enfant ne peut être privé de la double référence paternelle et maternelle.

    La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ.

    Pour autant, on aurait bien tort de vouloir cantonner Mgr de Germay aux questions bioéthiques et sociétales. C’est d’abord un spirituel qui croit à la force de la prière. « C’est un homme de foi insiste un autre évêque. En Corse, il a fait l’expérience d’un certain désert : un diocèse pauvre et pas toujours facile. Il a appris à monter vers les cimes. » Spirituel mais aussi missionnaire. Il fait par exemple partie des premiers évêques à soutenir et participer au Congrès mission. Il écrit à ses diocésains dans un édito récent : « La priorité est de faire de toute demande cultuelle un lieu d’annonce kérygmatique. La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ. La priorité n’est pas ‘d’attendre que les frères en recherche frappent à notre porte’, dit le pape François ».

    Pour autant Mgr de Germay est aux antipodes du réactionnaire campant sur ses positions. Il explique d’ailleurs à Famille chrétienne à propos des dévotions populaires : « La tradition, c’est ce qui transmet le dépôt de la foi. Le danger est de s’attacher à la tradition pour elle-même et non plus pour ce qu’elle transmet.  Une tradition ne vit que si elle se renouvelle. »

    Le secret de Mgr de Germay, il le laisse peut-être percevoir quand il s’adresse aux Corses au début du confinement : « N’ayez pas peur ! Gardez la foi, l’espérance et la charité ! » Ce message de réconfort, aux accents très théologiques, c’est un peu son programme aujourd’hui : « Tous nos projets s’écroulent les uns après les autres, l’essentiel est de faire la volonté de Dieu dans l’instant présent. »

    Ref. Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

    L’installation de Monseigneur Olivier de Germay aura lieu le dimanche 20 décembre en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. L’heure reste à préciser. 

    JPSC

     

  • Le diable existe-t-il ?

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    Le diable existe-t-il ? Si oui, comment en parler ? En être obsédé ou ne jamais en parler ? Dans une société relativiste, à l’heure où l’occultisme se banalise, il importe de mettre en lumière ce monde de ténèbres. De l’évangile au pape François, les indications détaillant les manières dont les démons nous attaquent sont claires mais trop peu connues. Elles aident à trouver l’équilibre et la paix de l’âme et à conduire efficacement notre combat spirituel. Avec une réflexion théologique, ludique grâce à un quiz, fondée sur la Bible, les Pères de l’Église, saint Thomas d’Aquin ou les papes les plus récents, mais aussi de nombreux exemples historiques et anecdotes récentes, le P. Golfier, tentera d’aider notre vigilance et notre discernement et nous montrera les voies nombreuses de délivrance. « Nous sommes aujourd’hui face au plus grand combat que l’humanité n’ait jamais vu. Je ne pense pas que la communauté chrétienne l’ait totalement compris. » (saint Jean-Paul II)

  • La seule loi qui vaille (30ème dimanche du temps ordinaire)

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    L'Evangile du jour :

    Mt 22, 34-40

    Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr - Archive 2009)

    Pharisiens et sadducéens se relaient pour harceler Jésus de questions pièges. Les pharisiens ouvrent le feu ; ils essaient de compromettre Jésus sur le terrain politique avec la demande concernant le tribut redevable à César (Mt 22, 15-22). Mis en échec ils se retirent et laissent la place aux sadducéens. Ceux-ci tentent de démontrer que la doctrine de la résurrection soutenue par Notre-Seigneur est absurde ; leur argumentation s’appuie sur le cas de figure de six frères épousant successivement la femme de leur frère défunt pour lui assurer une descendance (Mt 22, 23-33). Remis en place par un rappel des conditions de vie dans le Royaume, les sadducéens sont eux aussi obligés de battre en retraite.

    Devenus plus prudents, « les pharisiens se réunirent » et par la voix d’un légiste, ils tendent un piège bien plus subtil. Il était de tradition que les Maîtres résument les prescriptions de la Loi autour d’un commandement central d’où tous les autres procèdent et auquel ils ramènent. Cette synthèse originale caractérisait l’enseignement de chaque Rabbi. L’exercice n’était pas facile car les quelques sentences retenues devaient proposer une image fidèle de la Thora dont elles devaient synthétiser l’essentiel. Le « grand commandement » auquel se réfèrent les pharisiens est donc celui qui pour Jésus s’impose de manière absolue et autour duquel il entend construire sa doctrine. Ces messieurs espèrent bien sûr que la réponse du Rabbi sera insuffisante et qu’ils auront ainsi matière pour mettre en doute son orthodoxie.

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  • KTO : la solitude, un sujet qui tombe à point nommé pour la foi prise au mot.

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    Dans ce nouveau numéro de La Foi prise au mot, KTO s'intéresse à un mot : la solitude. Tout dans la Bible et dans la tradition chrétienne recommande la prise de distance envers la communauté : que l’on songe au désert de l’Exode qui constitue le peuple hébreu, à Élie au Carmel, à Jean Baptiste et à la longue tradition des ermites, moines, religieux. Pourtant, quelle épreuve quand cet isolement n’est pas choisi, et qu’il vient après un veuvage, des difficultés sociales, voire un travail trop absorbant qui coupe toutes les relations. Qu’est-ce qu’il y a de bon dans la solitude ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise solitude ? Et comment transformer une solitude subie en solitude fructueuse ? Ce sont les questions que Régis Burnet poser ici à ses deux invités, Sandrine Caneri, bibliste orthodoxe, et Nathalie Nabert, universitaire, écrivain et poète.

    Le sujet tombe aussi à point nommé en ces temps étranges où surgit une pandémie inconnue qui, à la vitesse de l’éclair, submerge aujourd'hui la terre entière, laissant plus que jamais notre humanité livrée à sa double nature incontournable :  solidaire et solitaire sous un ciel énigmatique. JPSC

  • Découvrir le père Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb, bientôt béatifié

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    D'Eric de Legge, rédacteur en chef de Aleteia :

    Cher lecteur d’Aleteia,
     
        C’est avec une grande joie que je vous annonce la béatification dans quelques jours du vénérable père Michael J. McGivney (1852-1890), le fondateur des Chevaliers de Colomb ! Vous ne le connaissez pas ? Ce prêtre américain est pourtant connu dans le monde entier pour exaucer les prières qui lui sont adressées afin notamment de trouver un emploi, réconcilier les membres d’une même famille, venir à bout d’une addiction ou encore de demander la conversion d’un proche.
     
         La vie du père McGivney est édifiante. Prêtre dans le Connecticut à la fin du XIXe, il était effrayé par les situations très précaires de nombreuses familles de sa paroisse. Plusieurs d’entre-elles étaient dévastées par des drames liés aux emplois pénibles sinon dangereux de certains pères de famille. Il était fréquent que le décès prématuré d’un père laisse femmes et enfants sans aucunes ressources. Alors, il s’est retroussé les manches. Il a rassemblé les hommes de sa paroisse et leur a suggéré que chacun contribue à une aide financière pour les familles endeuillées. Le mouvement des Chevaliers de Colomb était né. Construit autour de quatre valeurs chevaleresques (l’unité, la charité, la fraternité et le patriotisme), il subvient aujourd’hui aux besoins matériels et spirituels de millions de familles à travers le monde.
     
       Inspirés par le père McGivney, les Chevaliers de Colomb rayonnent aujourd’hui dans le monde entier. Ils sont présents dans presque toutes les paroisses des États-Unis mais aussi au Canada, en France et dans de nombreux autres pays. L’organisation a développé sa propre compagnie d’assurance aux États-Unis. Elle génère des bénéfices entièrement utilisés pour des œuvres soutenues par l’Ordre, parmi lesquelles, la March for Life de Washington.
     
         Aussi, je souhaite vous proposer à vous, lecteur de Aleteia, une opportunité unique de prier le père McGivney dans les prochains jours.Participez à la neuvaine qui lui est consacrée, soumettez lui une intention découvrez le documentaire qui lui est consacré et soyez édifiés par la bénédiction d’un nouveau bienheureux !
     
                                   En Christ,
                                   Eric de Legge
    Prière pour la canonisation du père Michael J. McGivney
     
    Dieu, notre Père,
    protecteur des pauvres et défenseur de la veuve et de l’orphelin,
    vous avez appelé votre prêtre,
    l’abbé Michael J. McGivney,
    à être un apôtre de la vie de famille chrétienne
    et à conduire les jeunes au service généreux envers leur prochain.
     
    À travers l'exemple de sa vie et de sa vertu,
    puissions-nous suivre votre Fils, Jésus le Christ,
    de plus près, en accomplissant son commandement de charité et en aidant à la construction de son Corps qu’est l'Église.
     
    Que l'inspiration de votre serviteur nous incite
    à une plus grande confiance en votre amour afin que
    nous puissions continuer son œuvre de soutien
    auprès des nécessiteux et des opprimés.
    Nous vous demandons humblement de glorifier votre vénérable serviteur,
    l’abbé Michael J. McGivney,
    sur terre, selon la conception de votre sainte volonté.
     
    Par son intercession, accordez la faveur que je présente maintenant
    [faites ici votre demande].

    Par le Christ, notre Seigneur. Amen.
     
    Signalez-nous les grâces reçues
    par l’intercession du P. Michael McGivney
    à cette adresse :
     
    The Father McGivney Guild
    One Columbus Plaza
    New Haven, CT 06510-3326 USA
     
    ou par mail
  • Mgr Olivier de Germay succède au cardinal Barbarin à Lyon : il devient le « Primat des Gaules »

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    Mgr de Germay 7800908863_monseigneur-olivier-de-germay-nouvel-archeveque-de-lyon-en-2014-a-ajaccio.jpgCe « jeune » évêque de 60 ans était depuis 2012 évêque d'Ajaccio, en Corse-du-Sud. Profil du nouvel archevêque par Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » (extrait) :

    « Pour prendre la succession du cardinal Philippe Barbarin, à Lyon, le pape François a choisi un évêque classique et diplomate, ancien officier parachutiste, Olivier de Germay. Ce « jeune » évêque de 60 ans était depuis 2012 évêque d'Ajaccio (Corse-du-Sud). Bien que considéré moins important que l'archevêque de Paris, il devient ainsi le Primat des Gaules, c'est-à-dire l'évêque titulaire du siège épiscopal le plus ancien de l'Église de France. C'est un poste capital pour l'Église qui va projeter ce discret personnage au premier rang national où il sera amené à prendre des positions fortes.

    Discret, Mgr de Germay l'est en effet. Cet homme de prière a toujours fui la notoriété pour se consacrer à sa mission de prêtre et d'évêque qu'il aborde par l'intériorité. Choisi pour devenir évêque par Benoît XVI en 2012, il se rangerait plutôt dans cette spiritualité et façon de vivre l'Église. Sans oublier que cet ancien élève de Saint-Cyr, plutôt frêle d'aspect - il fut toutefois membre du premier régiment des Hussards parachutistes de Tarbes et il a servi en Afrique et en Irak - s'est formé à la théologie à Paray-le-Monial, puis à Rome à l'institut pontifical Jean-Paul II pour la famille. Le pape François a d'ailleurs choisi le jour de la Saint Jean-Paul II, ce 22 octobre, pour annoncer cette nomination.

    Discret donc mais déterminé. Que cela soit sur les sujets de société ou de morale et de théologie catholique, Mgr de Germay soucieux d'une belle liturgie mais sans crispation, a toujours témoigné de prises de position orthodoxes, sans concession sur le fond mais qu'il a l'art de faire passer en douceur, par un fort témoignage de cohérence personnelle et de vie de prière, devant des publics les plus difficiles.

    Son premier public difficile sera le diocèse de Lyon, sans doute le plus complexe à gouverner de France et particulièrement blessé, et divisé, par ce que l'on a appelé « l'affaire Barbarin », une plaie encore ouverte dans la communauté catholique lyonnaise et française. »

    Ref. Le pape François choisit Mgr Olivier de Germay pour succéder au cardinal Barbarin à Lyon

    JPSC

  • Désarçonnés par le pape argentin ?

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    Une tribune de l'abbé Pierre Amar sur aleteia.org :

    Catholiques sous le pape François

    20/10/20

    Un pape vous plaît, un autre vous bouscule : et pourquoi pas ? Voici quelques conseils pour accueillir avec méthode et bienveillance l’enseignement des papes, quels que soient leur style, leur pédagogie ou leurs priorités.

    Les papes se succèdent et ne se ressemblent pas. C’est vrai de toute l’histoire de l’Église mais peut-être encore plus pour ceux qui ont connu la trilogie Jean-Paul II, Benoît XVI et François, trois hommes flamboyants aux tempéraments bien différents. Chaque pape a sa grâce, mais nombreux (et discrets) sont ceux qui se sentent désarçonnés par le pape argentin. Cette réflexion est pour eux, et plus particulièrement pour ceux qui en sont arrivés à parler du pape François en confession.

    Bienveillance et méthode

    Déjà, reconnaissons que les papes du XXesiècle ont été des figures particulièrement imposantes et uniques. Sous le pontificat de saint Jean Paul II, nombreux sont ceux qui ont accueilli avec bienveillance tout ce qui venait de Rome. Mais il fallait de la méthode. D’abord, en distinguant les textes et les décisions romaines selon leur degré d’autorité : une déclaration improvisée dans l’avion n’est pas une encyclique, une homélie sur la place Saint-Pierre n’est pas un livre d’entretiens. Les ouvrages du théologien suisse (et cardinal) Charles Journet sur l’Église sont une aide précieuse pour cet exercice



    Lire aussi :
    Saint Jean Paul II : pourquoi nous lui disons merci !

    Avec Jean Paul II, surtout, la « production » a été abondante : 14 encycliques, 15 exhortations apostoliques, 12 constitutions, 28 motu proprio, 42 lettres apostoliques, 26 « lettres aux prêtres », sans compter des milliers d’homélies… Pour recevoir ces enseignements pontificaux, les diverses sensibilités ecclésiales utilisaient chacune leur grille de lecture, quelque fois divergente. Au-delà de cette apparente cacophonie, reconnaissons que le charisme prophétique du pape polonais posait des gestes qui s’éclairaient bien des années après. Avec le recul, c’est finalement Benoît XVI — son plus proche collaborateur — qui nous donnera la juste interprétation de ce magistère dans ce qu’il appellera « l’herméneutique de la continuité ». Sous Benoît XVI, le magistère fut d’ailleurs bien plus sobre. Sa devise était « Coopérateurs de la vérité » : tout un programme. Ce fin théologien et gardien du dogme était un habitué des formules ciselées et précises, même lorsqu’il décidait d’écrire sa trilogie plus personnelle Jésus de Nazareth sous son propre nom. Il était surtout un authentique ami de la nuance qui n’est jamais une ennemie de la vérité, bien au contraire.

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  • La conversion fulgurante du plus grand marchand d'art de France

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    D'Agnès Pinard-Legry sur aleteia.org :

    La conversion fulgurante d’Hervé Odermatt, le plus grand marchand d’art de France

    20/10/20

    Connu comme l’un des plus grands marchands d’art de France, Hervé Odermatt, aujourd’hui âgé de 94 ans, a eu une vie digne des meilleurs romans d’aventure. Mais c’est certainement sa conversion qui demeure l’un des épisodes les plus fondateurs et mystérieux de son histoire.

    Certaines vies semblent directement sorties de romans d’aventure dont on dévore les pages, le soir, et qu’il est impossible de reposer sans l’avoir terminé. Celle d’Hervé Odermatt en fait incontestablement partie. Aujourd’hui âgé de 94 ans, il a été l’un des plus grands marchands d’art de France. Mais ce serait bien dommage de le cantonner à sa profession. Tout au long de sa vie, qu’il raconte dans un livre autobiographique, Le Chinois (Mame), la petite histoire n’a cessé de s’entremêler à la grande. Né en 1926 d’une jeune fille de bonne famille alsacienne et d’un étudiant chinois, père qui a disparu lorsqu’il était âgé de 5 ans sans jamais l’avoir reconnu, Hervé Odermatt a connu une enfance néanmoins aimante, élevé au sein d’une famille de paysans de la Loire.

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    Le Chinois : itinéraire d’un enfant placé jusqu’au cœur du gotha mondial, par Hervé Odermatt, Mame, septembre 2020, 17 euros.

  • "Les césars changent, Dieu demeure"

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    Homélie de Mgr Michel Aupetit - Messe à St Germain de l’Auxerrois (source)

    Saint-Germain de l’Auxerrois (1er) - Dimanche 18 octobre 2020

    - 29e dimanche du temps ordinaire – Année A

    - Is 45,1.4-6 ; Ps 95, 1.3-5.7-10 ; 1 Th 1,1-5 ; Mt 22,15-21

    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22,21).

    Cette parole du Christ a traversé l’histoire. Pour beaucoup d’analystes, elle a permis de séparer le temporel du spirituel, ce qui vient des hommes et ce qui vient de Dieu. Les affaires publiques et la chose privée. En réalité, l’histoire nous enseigne que ce n’est pas aussi simple.

    Des gouvernants et des rois ont voulu gérer les affaires de l’Église. Constantin au concile de Nicée, Charlemagne pour résoudre la question épineuse du filioque, l’empereur d’Allemagne Henri IV pour nommer les évêques à la place du Pape, Henri VIII d’Angleterre… A contrario, des hommes d’Église se sont piqués de gouverner les états ou de s’immiscer dans leurs affaires.

    Cette question aujourd’hui se pose particulièrement avec l’extension du salafisme. Certains sondages nous révèlent qu’une majorité de musulmans préfèrent obéir à la charia plutôt qu’aux lois de la République. Et nous alors, les chrétiens ?

    Il y a une tradition portée par saint Paul et saint Pierre dès le début du christianisme. D’un côté, ils demandent le respect de l’autorité, la participation citoyenne et l’obéissance aux lois du pays dans lequel vivent les chrétiens (Rm 13, 1 ; 1Tm 2, 1-2 ; 1P 2, 13-14).

    En même temps, la tradition catholique valorise le primat de la conscience. Saint Pierre écrit : « Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29). Ainsi les premiers chrétiens ont refusé d’adorer l’empereur de Rome comme un dieu. Ils l’ont payé de leur vie.

    Aujourd’hui encore, il est légitime de faire valoir son droit à l’objection de conscience chaque fois qu’il apparaît une injustice inacceptable. Cette objection est même un devoir. Ainsi s’exprime l’encyclique de saint Jean Paul II L’Évangile de la vie (73). Le 2e procès de Nuremberg a opposé ce principe en réponse aux médecins des camps qui invoquaient leur obéissance aux ordres pour justifier leur attitude. Il n’est pas acceptable de poser un acte contraire à sa conscience, comme pratiquer un avortement pour un médecin qui a intégré le serment d’Hippocrate dans lequel est écrit le respect de toute vie : « Je ne donnerai pas de pessaire abortif ». Alors, que penser ?

    Écoutons Jésus répondre à Pilate qui pense avoir le droit de vie et de mort sur lui : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’était donné d’en haut » (Jn 19, 11). Encore une fois il s’agit du principe de subsidiarité. Dieu permet à un homme de gouverner parce qu’il entre dans ses projets, comme Cyrus le roi de Perse dans la première lecture. Ce dernier doit exercer son rôle pour le bien de tous et doit être respecté. En revanche, s’il outrepasse sa fonction et contrevient au bien commun, ses décisions deviennent invalides. Le bien commun, différent de l’intérêt général qui peut supporter le sacrifice du plus faible, peut être recherché indépendamment d’un lien conscient à Dieu puisqu’il s’agit du bien de chacun, personnellement et ensemble. Les chrétiens, inspirés par l’amour de Dieu, y sont particulièrement sensibles. Ils peuvent et doivent s’engager dans la chose publique (res publica) au service du bien de tous. Mais il convient que jamais ils n’oublient que la source de leur action vient de Dieu qui est Amour. Si nos pièces de monnaie sont à l’effigie de l’un ou l’autre César d’aujourd’hui, nous sommes nous, et pour toujours, à l’effigie de Dieu. Les césars changent, Dieu demeure.

    +Michel Aupetit, archevêque de Paris.

  • RDC : Cardinal Ambongo : « un sentiment de joie et d’un peu de crainte pour ma nomination au Conseil des cardinaux »

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    Ambongo-Maluku.jpgL’archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, nommé tout récemment par le Pape François au Conseil des Cardinaux, réagit à sa nomination au sein de ce Conseil dans une interview donnée au Père Jésuite Jean-Pierre Bodjoko pour « Vatican News ».

    Le Cardinal Ambongo en a profité pour donner aussi son opinion sur la nouvelle encyclique du Pape « Fratelli tutti » et s’exprimer sur les questions abordées lors des dernières réunions de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sans oublier la problématique des enseignants dans les écoles conventionnées catholiques en RDC. Extrait :

    « Question : « Dernièrement, vous avez été « incompris », si je peux utiliser ce terme, à la suite de votre rappel que les enseignants des écoles conventionnées catholiques, surtout au niveau primaire, doivent être catholiques. Pourtant, cela fait partie de la convention signée entre l’Eglise et l’Etat en RDC ?

    Réponse :

    Toutes ces réactions dérivent clairement du fait de comment on arrive à tout mélanger au Congo. Ça donne l’impression que nous sommes tombés dans une sorte de médiocrité, où on veut tout ramener au plus petit commun dénominateur. Le point de départ de notre prise de position est une convention avec l’Etat depuis 1977, à travers ce que l’on appelle les écoles conventionnées catholiques. Toutes les écoles de l’Etat au Congo sont publiques. Mais, il y en a qui sont conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, etc. Il y a aussi des écoles qui sont gérées directement par l’Etat. Nous devons apprendre à prendre au sérieux les parents des élèves. Quand un parent décide d’envoyer son enfant dans une école conventionnée catholique, c’est parce que ce parent a réfléchi, a évalué et est arrivé à la conclusion selon laquelle il veut que son enfant soit éduqué selon les valeurs de telle ou telle convention. S’il envoie son enfant chez nous les catholiques, c’est parce qu’il veut que son enfant soit éduqué conformément aux valeurs catholiques. L’enfant qui étudie dans nos écoles catholiques et qui est formé par un musulman, un protestant ou quelqu’un issu des églises de réveil, aura-t-il, au sortir de l’école, les valeurs catholiques auxquelles les parents ont cru et pour lesquelles ils ont envoyé leurs enfants chez nous ? Si nous nous comportons de cette manière, c’est que nous avons failli devant les parents qui ont cru aux valeurs catholiques. C’est pourquoi, nous avons levé l’option qu’à l’école primaire, où l’enseignant est aussi catéchète, que ce dernier soit aussi de confession catholique, parce qu’un enseignant de l’école primaire enseigne toutes les matières y compris la religion. Je ne sais pas qui accepterait que le cours de religion, dans l’église catholique, soit enseigné par un musulman, par exemple. C’est le bons sens. Et nous sommes vraiment déterminés sur cette question. Nous allons tenir à notre identité catholique. Mais, cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas des autres. Nous sommes des catholiques et nous voulons être des catholiques. Que les protestants soient des protestants et que les musulmans soient des musulmans. Nous allons collaborer avec eux. Mais, chacun doit garder son identité. C’est la question de savoir ce que nous voulons. Ou nous sommes des catholiques, ou nous ne le sommes pas. Et, si nous sommes des catholiques, nous devons aussi éduquer conformément aux valeurs auxquelles les catholiques croient. C’est une question de responsabilité vis-à-vis des parents d’élèves. Il serait inacceptable et irresponsable de notre part qu’un parent envoie son enfant chez nous et que cet enfant parte de chez nous avec des valeurs qui ne sont pas catholiques .

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  • Martin Steffens, "grand témoin" sur Radio Notre-Dame

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    De Radio Notre-Dame :

    Le Grand Témoin 7h30

    14 octobre 2020 : Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

    Martin Steffens livre

    Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

     

  • 18 octobre : l'évangéliste saint Luc

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    San_Luca_I.jpgSAINT LUC - Évangéliste - (Ier siècle)

            Saint Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

            Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

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