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Des professeurs pour éclairer la lanterne des évêques de Belgique

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De Vatican News :

L'Église de Belgique se penche sur ses défis pastoraux

Au cours d'une rencontre virtuelle de deux jours, les évêques belges ont passé en revue les nombreuses questions d'actualité qui sont posées aujourd'hui à l'Église: des défis de la communication au témoignage pastoral en période de pandémie.

Vatican News Service

La session annuelle du mois de janvier des évêques belges s'est tenue cette année en ligne en raison des restrictions sanitaires. Organisée sur deux journées, elle a permis de balayer de nombreux sujets qui touchent aux défis de l'Église dans le monde contemporain. Les évêques ont invité des professeurs à venir donner une conférence sur une thématique qu'ils avaient choisie en amont. La première journée a ainsi porté sur le défi de la révolution numérique, qui pousse l'Église belge à exploiter de nouvelles voies de communication.

Le professeur Emmanuel Tourpe a donné une téléconférence sur les opportunités et les écueils de cette révolution numérique pour l'Église. Docteur en philosophie et spécialiste reconnu des médias, Emmanuel Tourpe, par ailleurs directeur adjoint des programmes de la chaine Arte a expliqué en quoi le numérique consistait en un «changement de paradigme», à l'instar des révolutions copernicienne ou darwinienne. Lors de son exposé, le spécialiste de communication a dressé un parallèle entre cette révolution numérique et la diffusion rapide de l'Évangile au temps des premiers chrétiens, grâce à l’organisation de l’Empire romain et à la koinè (la langue commune). «Si l’Eglise veut saisir cette opportunité et en éviter les dangers, elle doit s’adapter, apprendre à penser et à agir aussi de manière numérique» a t-il expliqué en substance.

Les évêques ont également présenté l'ébauche d'un projet de stratégie de communication, fruit d'un questionnaire posé aux diocèses belges, au Secrétariat de la Conférence des Évêques et au Centre Interdiocésain.

L'Église de demain

La deuxième journée de réflexion s'est articulée autour d'une réflexion sur les conséquences de la pandémie et des défis pastoraux qu'elle soulève. Deux experts ont été convoqués à cette occasion pour nourrir la réflexion: le théologien Arnaud Join-Lambert, professeur à l'Université catholique de Louvain et le philosophe Guido Vanheeswijck, professeur à l'Université d'Anvers. Arnaud Join-Lambert a rappelé combien le confinement avait pesé sur la vie des l'Église et les fidèles, évoquant aussi la souffrance et la détresse de nombreuses personnes y compris des agents pastoraux. Dans le même temps, la pandémie a poussé l'Église belge à des trésors d'inventivité, a t-il souligné. 

Le professeur de théologie, qui a beaucoup réfléchi sur l'Église domestique, a ainsi rappelé que les défis pastoraux passaient aussi par de nouvelles formes pour proposer l'évangile, n'hésitant pas à rappeler les mots du Pape François invitant à «oser rêver». 

Le philosophe Guido Vanheeswijck a pour sa part souligné dans son exposé que le coronavirus obligeait «à regarder les choses en face»: nous ne maitrisons pas tout. «Nous devons vivre en gardant conscience de notre vulnérabilité» a t-il rappelé. Le professeur flammand s'est enfin interrogé sur comment rester proches des autres dans un monde «post-catholique», et livré quelques pistes: en poursuivant le dialogue, en s’opposant à la polarisation ou en prônant la douceur. 

https://www.cathobel.be/2021/02/etre-eglise-aujourdhui-et-demain/

Commentaires

  • En lisant ce compte rendu d’un symposium en chambre (virtuelle) pour intellos, je comprends mieux le sens de la devise pragmatique du premier ministre belge, feu Achille Van Acker, qui faisait sourire dans les années 1950 : «moi j’agis, puis je réfléchis » …

  • On se prend à rêver d'évêques capables d'éclairer la lanterne des professeurs...

  • Et toujours rien sur le Christ.

    Les fidèles n'ont plus accès à l'eucharistie ? Rebondissons ! Il y a le défi d'Internet.

    On ne peut pas être plus de 15 dans les cathédrales, et cela va très bien à nos évêques ? On est inventif : il y a les téléconférences.

    Ce texte est d'actualité :

    Luc 5, 4 Quand il eut cessé de parler, Jésus dit à Simon : "Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche."
    Luc 5, 5 Simon répondit : "Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets."
    Luc 5, 6 Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
    Luc 5, 7 Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
    Luc 5, 8 A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : "Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur !"

  • Ce dialogue "virtuel" évêques et spécialistes dûment choisis semble faire suite à un rapport publié récemment , rapport qui démontrait le recul de la Foi et de la pratique religieuse en Belgique., A notre avis, si rien ne change, cette déchristianisation est inexorable avec pour conséquence logique "selon l'esprit du monde" la fermeture, tout aussi inexorable des églises et lieux de culte pour cause de non-rentabilité.

    Comme les précédents commentateurs, nous croyons que ce qui manque essentiellement, c'est un retour aux traditions populaires et à la pastorale d'autrefois:. Ceux qui défendent cette opinion sont vraiment des retardataires aux yeux des modernistes qui ont triomphé durant et surtout après le Concile Vatican II Mais tant pis ! Un fait vaut mieux qu'un prince n'est-il pas vrai ?

    Ce dialogue dont question ici pourrait être tenu de la même façon dans beaucoup d'associations politiques et autres...

    .La question fondamentale ne serait-elle pas plutôt celle-ci:

    Où en est l'évangélisation proprement dite tant souhaitée par Saint Jean-Paul II ? La révolution numérique devrait servir d'appoint à une spiritualité retrouvée et pratiquée à la manière des saints que l'Eglise a donné aux prêtres diocésains comme MODELES : les saints Curé d'Ars et Père Polonais Popieluszko. L'un et l'autre ont exercé une action pastorale toute simple mais exemplaire et sainte ( sans aucune technologie d'aucune sorte! )

    Ce qui perd notre Eglise de Belgique, c'est à coup sûr, la sécularisation et la laïcisation, la "protestantisation" de la liturgie où la Parole a pris le pas sur le Sacrifice qui est l'essence même de la Sainte Messe, la socialisation de la communion dont l'effet est la réception banale de l'Eucharistie ( dans la main, debout et en file indienne, sans guère de soucis sur l'état de grâce indispensable à sa réception ni sur la nécessité d'un temps d'action de grâces en fin de Messe )

    Là où l'on ose revenir aux traditions populaires et à la Tradition, il y a souvent florès de vocations et les jeunes se sentent bien davantage engagés. Mais veut-on encore des vocations ? Le souvenir de la liquidation brutale de la florissante Fraternité des Saints Apôtres fondée sous la houlette de Mgr. Léonard permet le doute.

    Un autre exemple de religion populaire mériterait d'être cité: ce sont entre autres les processions, celles des Rogations pour les moissons et celles du Saint Sacrement, les petits pèlerinages locaux , les missions populaires etc.

    Si l'on pouvait regretter un certain folklore, il n'empêche que, c'était des occasions rêvées de mobiliser la population qui faisait preuve de participation en décorant leurs habitations de fleurs et d'images pieuses et en mobilisant fanfares et enfants des écoles catholiques.

    Comment atteindre les jeunes si l'on ne leur donne plus de catéchisme, d'apprentissage des prières fondamentales comme le "Notre Père", le "Je Vous salue, Marie...", les actes, notamment celui de la contrition et des vertus théologales ( Foi, Espérance, Charité ), le Credo et les ordinaires grégoriens universels ....

    Comment intéresser les jeunes à la Messe Dominicale si on ne leur enseigne plus sa structure et son message mystique ?

    Sans connaissance, rien de solide ne peut se vivre et se construire.. Malheureusement la plupart des écoles catholiques ont perdu cet aspect essentiel de l'éducation catholique, vécue au jour le jour avec intelligence et dans un apprentissage quotidien de quelques gestes chrétiens.

    Même dans la plupart des hôpitaux catholiques, on a enlevé les croix et signes religieux sous les prétextes les plus divers. La Caritas Catholica est devenue Caritas International(e). Les scouts et guides catholiques, les partis politiques ont renoncé à leur qualité de "catholique" toujours sous le faux prétexte de la tolérance, barrant ainsi la route à tout questionnement et à toute évangélisation .

    Cette politique épiscopale post-conciliaire a produit bien des fruits amers. N'oublions jamais cette Parole d'Evangile: " Un bon arbre produit de bons fruits !"

    C'est ce qui nous laisse augurer que l'avenir n'est pas perdu, que le remède à l'apostasie générale - même dans les familles dites
    chrétiennes - existe. La religion du coeur et du sacré revient à la surface. Il y a des lieux où l'on utilise le rite extraordinaire .

    "Qui cherche trouve ! " Quelle joie de (re)découvrir la grande Tradition latine et grégorienne, de belles chorales et de très nombreux enfants de choeur, des silences et du recueillement, des chaises ou des bancs qui permettent de prier le Seigneur à genoux, une réception " adorable" de la Sainte Eucharistie....

    Il existe aussi des communautés où l'on célèbre la Sainte Eucharistie selon les recommandations des Pères conciliaires, en évitant autant que possible les déviations post-conciliaires comme la suppression des bancs de communion et la messe fac e au peuple...

    Que nos évêques s'appuient sur ces mouvements de fond qui attirent les âmes pour relancer - avec ou sans recours au numérique - la toute simple évangélisation ! Ils en tireront de grandes joies et de nouveaux ouvriers viendront les aider tant aux semailles qu'à l'heure de la moisson...

    Ce sera l'heure de la Joie de retrouver l'Eglise des Apôtres !
    MARANA THA ! Viens , Seigneur Jésus ! Viens vite !

  • Merci M. Eliat pour votre réflexion.
    Mais il ne faut pas se faire d'illusions; tant que les centres commerciaux sont ouverts, tant que les super-marchés sont pleins, tant que les gsm fonctionnent, tant que l'on peut faire le plein à la pompe à essence, il n'y aura aucun changement sociétale.
    Si retour à l'Eglise, il y a, ce sera avec des souffrances et privations.
    Il est regrettable que le peu de pratiquants qui subsistent soient si peu considérer de nos jours.

  • En réalité, là où il y a de vrais pasteurs, les messes se maintiennent et même se multiplient. Dans notre église, il n'y avait qu'une seule messe le we. C'était avant. Maintenant, il y en a quatre... Avec un prêcheur de feu. Le quota (!) est bien rempli (....). Même à 8h du matin, sans chauffage dans l'église!!! Le gouvernement arrive au contraire de ce qu'il voulait: étouffer la foi, sachant que nos Evêques....

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