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Belgique

  • Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

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    De sur le CWR :

    Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

    Philosophe thomiste très respecté qui, en tant que cardinal, résista à l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale, il était également connu pour ses efforts œcuméniques et ses pétitions en faveur d'une définition dogmatique de Marie comme Médiatrice de toutes les grâces.

    Statue du cardinal Désiré-Joseph Mercier (1851-1926) par Égide Rombaux, devant la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule de Bruxelles. (Image : Wikipédia)
    Cette année marque le centenaire de la mort du cardinal Désiré-Joseph Mercier de Belgique, décédé le 23 janvier 1926.

    Prêtre, archevêque, cardinal

    Né en 1851 dans le Brabant, région francophone de Belgique, Mercier entre au séminaire diocésain en 1868 et est ordonné prêtre en 1874. Après des études supérieures à l'Université catholique de Louvain, il commence à enseigner la philosophie au petit séminaire de Malines en 1877. L'encyclique  Aeterni Patris du pape Léon XIII, publiée en 1879, apporte le soutien pontifical au renouveau du thomisme, et en 1882, Mercier est nommé professeur de philosophie thomiste à l'Université catholique de Louvain. Avec l'appui de Léon XIII, il fonde l'Institut supérieur de philosophie de Louvain et, en 1894, il lance la revue Néo-scolastique , qui vise à rapprocher la philosophie scolastique des sciences et de la pensée modernes. Figure majeure du renouveau néo-thomiste, Mercier est l'auteur d'ouvrages de métaphysique, de logique, de psychologie et d'épistémologie.

    En 1906, Pie X nomma Mercier archevêque de Malines (Malines, en Flandre), en Belgique. Par cette nomination, il devint primat de Belgique et pasteur d'environ 2,3 millions de catholiques et 3 000 prêtres. En termes d'effectifs, l'archidiocèse de Malines était alors le deuxième plus important au monde après celui de Milan.

    En 1907, Mercier fut nommé cardinal et rejoignit rapidement Pie X dans sa lutte contre le modernisme catholique. Bien qu'opposé aux modernistes, il restait ouvert au dialogue avec des penseurs accusés de modernisme, tels que Maurice Blondel et Marie-Joseph Lagrange, OP. Il prit également contact avec le prêtre jésuite moderniste et suspendu, George Tyrrell. Mercier invita Tyrrell dans son archidiocèse à condition qu'il accepte de soumettre tous ses écrits à son examen et à son approbation. Tyrrell rejeta cette condition et critiqua le cardinal belge, le qualifiant de représentant d'une conception « ultramontaine » dépassée qui étouffait le débat théologique.

    Durant la Première Guerre mondiale, Mercier résista à l'occupation allemande de la Belgique et fut finalement assigné à résidence. Sa lettre pastorale de Noël 1914,  Patriotisme et Endurance, fut accueillie avec enthousiasme non seulement en Belgique, mais aussi aux États-Unis, en Angleterre, en France et dans d'autres pays. Les évêques allemands, mécontents, accusèrent Mercier de violer la position de neutralité du Vatican. Benoît XV, cependant, admirait Mercier et soutint la libération de la Belgique comme condition à la paix. Après la guerre, Mercier reçut de nombreuses distinctions pour sa résistance héroïque à l'occupation allemande. Considéré comme le « pape du Nord », il accepta des invitations à donner des conférences en France, en Espagne, en Autriche, en Angleterre, aux États-Unis et au Canada. Il reçut des doctorats honoris causa, notamment de Harvard, de Princeton et de Yale, et participa au défilé de la victoire de 1919 à New York aux côtés du roi Albert de Belgique.

    Mercier est également resté dans les mémoires pour son soutien aux discussions œcuméniques avec les anglicans, connues sous le nom de Conversations de Malines. Soutenues par Lord Halifax d'Angleterre, ces discussions théologiques se déroulèrent à la résidence du cardinal Mercier entre 1921 et 1925. Bien que ces échanges se soient déroulés dans un climat amical, aucun accord ne put être trouvé sur la signification de la primauté papale ni sur d'autres questions. Le pape Benoît XV (r. 1914-1922) était au courant des Conversations de Malines. Il ne les critiqua jamais, mais ne les approuva jamais non plus. Pie XI (r. 1922-1939) était également informé de ces discussions œcuméniques. Admiratif pour Mercier, il attendit la mort du cardinal en 1926 pour y mettre un terme. Dans son encyclique de 1928,  Mortalium Animos, Pie XI réaffirma la conception catholique de la primauté papale et mit en garde contre les discussions œcuméniques susceptibles de relativiser la doctrine catholique.

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  • Mercredi 11 février : Journée portes ouvertes au Collège Notre-Dame au Coeur d'Or

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    Portes Ouvertes – 11 février 2026 de 14h à 18h

    Vous recherchez une école secondaire pour votre fils, alliant exigence académique, encadrement éducatif et internat ?

    Nous vous invitons à notre journée portes ouvertes, le mercredi 11 février, de 14h à 18h, à Tenneville.

    Cette rencontre vous permettra de découvrir une école secondaire pour garçons avec internat, inspirée de l’esprit de Don Bosco, où chaque élève bénéficie d’un accompagnement personnalisé, d’une pédagogie en petits effectifs et d’un cadre structurant.

    Une formation solide et un cadre éducatif complet

    Notre établissement propose :

    • une formation académique exigeante, préparant aux études supérieures et aux jurys d’État,
    • un internat, favorisant l’autonomie et la vie en communauté,
    • de nombreuses activités culturelles, sportives et éducatives,
    • un cadre naturel exceptionnel de 20 hectares, propice au calme et à la concentration.

    Une navette privée depuis la gare de Marloie facilite l’accès à l’école.

    Venez nous rencontrer !

    La journée portes ouvertes est l’occasion idéale pour visiter l’école, rencontrer l’équipe éducative et poser toutes vos questions.

    Informations pratiques
     Mercredi 11 février – 14h à 18h
     La Converserie 1, 6970 Tenneville

    Vous pouvez nous contacter via l’adresse mail : direction@collegecoeurdor.be

    Aidez-nous à mieux vous accueillir en remplissant notre formulaire en ligne ! 

     

  • 1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

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    1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

    Un article rédigé par La rédaction - 1RCF Belgique, le 22 janvier 2026

    Chers amis auditeurs,

    Nous sommes tristes de vous annoncer que la diffusion de 1RCF Belgique s'arrêtera, partout en Belgique en DAB+ et en streaming internet, à partir de ce dimanche 25 janvier vers 19h00, juste après la messe radiodiffusée depuis Notre-Dame de Paris à 18h00.

    1RCF1RCF

    Ce qu'il faut retenir :

    • 1RCF Belgique arrête sa diffusion ce 25 janvier soir
    • Merci pour votre fidélité depuis 2019
    • Soutenez les médias chrétiens

    Cette décision des évêques belges francophones a été communiquée le 5 décembre 2025 sur cathobel.be, le site de l'Eglise catholique de Belgique. Elle a fait l'objet d'articles dans les médias et d'une lettre que nous avons écrite aux amis de 1RCF le 9 décembre.

    En résumé, cet arrêt s’inscrit dans un recadrage économique et stratégique voulu par les évêques. Ils ont soutenu la création et le développement de la radio nationale 1RCF Belgique depuis 2019. Ils ont contribué pour environ 27% des fonds collectés, combinés aux 73% apportés par les donateurs et mécènes. Il ne fut malheureusement pas possible de fédérer les radios RCF locales autour d'un projet national. Maintenant, l'enjeu est de réaliser des économies et concentrer plus de moyens pour les canaux numériques et les jeunes, sous la direction de CathoBel.

    Depuis six années, vous avez été de plus en plus nombreux à nous écouter en DAB+ ou par internet.  Ensemble, nous avons réfléchi sur notre monde, nous avons partagé l'espérance et nous avons prié. A notre micro, nous avons reçu plus de 10.000 acteurs et porteurs de projets belges. Nous vous avons proposé une radio proche, vivante et à l'écoute.

    Nous savons combien cette annonce touche celles et ceux qui ont fait de 1RCF Belgique un compagnon quotidien.

    Merci pour votre fidélité, vos très nombreux messages de soutien, vos encouragements. Votre présence sur nos ondes a fait grandir un beau projet au service de l’Évangile.

    Même si la diffusion DAB+ et internet s’arrête, toute notre archive de podcasts inspirants reste accessible : 

    Retrouvez les émissions et podcasts déjà en ligne sur : www.rcf.fr/1rcf-belgique

    Ce fut un vrai privilège de vous accompagner.
    Créons, osons prendre des risques, entreprenons, à l’image de la parabole des talents (Mt 25, 14).

    Avec toute notre gratitude,
    L’équipe de 1RCF Belgique

    On ne peut que déplorer ce triste dénouement. 1RCF Belgique était globalement bien orientée. Peut-on en dire autant des autres médias catholiques belges ?

  • Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

    L’année qui s’ouvre augure de nouveaux débats importants dans plusieurs pays européens ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, notamment sur le plan de la procréation artificielle, des mères porteuses, de l’euthanasie ou de l’avortement, mais aussi sur les nouveaux enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux neurotechnologies. Quels développements bioéthiques pouvons-nous prévoir en 2026, sur le plan politique, juridique ou médical ? Cet article propose un tour d’horizon des enjeux à venir.

    Procréation artificielle (PMA) : accès aux origines et suivi des donneurs

    Concernant la procréation artificielle, les mois qui viennent seront encore certainement rythmés par les conséquences des révélations relatives à l’absence de contrôle effectif des dons de gamètes (en lien avec le donneur danois porteur d’un gène cancérigène). En dépit des récentes modifications (notamment via le règlement SoHo au niveau de l’UE et la révision de la loi belge sur la PMA), le cadre réglementaire sera encore amené à évoluer en la matière sur le plan national et européen, en particulier concernant l’établissement de quotas effectifs quant au nombre d’enfants pouvant être conçus à partir des gamètes d’un même donneur (au niveau national, européen voire mondial). La question des limites éthiques d’une telle approche continue toutefois d’être posée, en particulier s’agissant des dérives eugénistes potentielles d’un contrôle toujours plus poussé des gamètes et embryons dans le cadre de la procréation artificielle.

    Lire la suite sur le site de l'IEB

  • "Le corps dans tous ses états" : l'Université de la Vie de retour en Belgique

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    Bandeau ieb

    Evénement

    L' UNIVERSITE DE LA VIE DE RETOUR EN BELGIQUE !

    Photo par formulaire PxHere

    Comme chaque année depuis 2015, l'Institut Européen de Bioéthique diffuse et coordonne en Belgique l'excellente formation proposée par Alliance Vita : l'Université de la vie. 

    L’Université de la vie est un cycle de formation en trois séances qui présente et décrypte les enjeux actuels de la bioéthique pour agir en faveur de la protection et la défense de la dignité humaine.

    Sous forme de courtes vidéos et guidée par un fil rouge commun, chaque ville participante s'approprie la formation en la ponctuant de temps d'échange et de réflexion. Aux trois soirées, un témoin local est invité à s'exprimer. 

    Nous vous invitons chaleureusement à participer à l'UDV dans l'une de ces villes : Tournai, Bruxelles, Louvain La Neuve, Namur, Liège, Hannut, Banneux. 

    Les dates des séances ne sont pas identiques à toutes les villes, allant de fin janvier à fin mars. Pour toutes questions d'ordre pratique n'hésitez pas à prendre contact en répondant à ce courriel.

    Le thème de cette année : 

    LE CORPS DANS TOUS SES ETATS 

    3 séances de formation bioéthique : 

    1. PRENDRE CORPS – aux origines du corps, entre mystère et émerveillement  

    2. VIVRE EN CORPS – un corps qui vit, grandit, mûrit, ressent, vieillit… 

    3. FAIRE CORPS – de l’individu au corps social 

    Présentation vidéo de l'UDV

    UDV2026

    Les villes belges qui accueillent l'UDV :

    TOURNAI : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    BRUXELLES : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LOUVAIN LA NEUVE : lundi 9, 16 et 30 mars à 19H30

    NAMUR : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LIEGE : Mercredi 11, 18 et 25 mars 19H

    HANNUT : Dimanche 8, 15 et 22 février 18H 

    BANNEUX : Dimanche 18, 25 Janvier, 1 et 8 Février à 17H

    Edito

    Anne-Charlotte Rimaud 

    PRÉSIDENTE D’ALLIANCE VITA

    Merveilleux et mystérieux, notre corps nous fascine autant qu’il nous questionne. Notre époque interroge profondément notre rapport au corps : à la fois célébré, sollicité, maîtrisé, et parfois même "rêvé" autrement. Les innovations scientifiques et technologiques nous émerveillent autant que leurs usages peuvent nous déstabiliser, et se retourner même contre l’homme, en son corps, en sa personne. Elles nous poussent plus que jamais à questionner, à revisiter ce que signifie être un être incarné, vulnérable, relationnel. En effet, tout part de là : pas de corps, pas de personne. 

    C’est dans ce contexte que nous avons choisi le thème de cette nouvelle Université de la vie : « Le corps dans tous ses états ». Nous voulons prendre le temps d’explorer ce lieu si essentiel où se joue toute notre humanité. Car c’est dans et par notre corps que la vie se donne, que les liens se tissent, que la fragilité s’exprime et que la solidarité prend forme. 

    Au fil des trois soirées de l’Université de la vie d’Alliance VITA, nous réfléchirons ensemble à ce qui fonde notre condition corporelle : le début de la vie et l’émerveillement qu’il suscite, les étapes de la vieillesse et de la fin de vie qui appellent tant de présence et de soin, et enfin cette dimension relationnelle qui nous unit au sein d’un même “corps social” : la solidarité. Alliance VITA, engagée auprès des plus fragiles, devait naturellement se saisir de ce thème essentiel. Que cette édition soit pour chacun une source de prise de conscience, d’espérance et d’engagement. Ensemble, redécouvrons la grandeur de notre vie incarnée et apprenons à vraiment faire corps. 

    Bonne Université de la vie ! 

    Université de la vie
  • À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne

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    D'Augustine Asta sur Vatican News :

    Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier. Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier.
    À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne
    À l’occasion des 800 ans de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège et légat pontifical, a présidé dimanche 11 janvier la messe en la fête du baptême du Seigneur. Devant les autorités religieuses et civiles, il a inscrit l’histoire de cet édifice dans une réflexion plus large sur la mission de l’Église et l’avenir spirituel de l’Europe, marquée selon lui par la fragilité, les fractures et la perte de repères.

    Dans une cathédrale chargée de huit siècles d’histoire, où ont pris place des centaines de fidèles, en premier lieu le couple royal de Belgique, le cardinal Parolin a d’emblée rappelé que la foi chrétienne ne se développe pas en dehors du temps, mais «au cœur de l’histoire, dans des lieux concrets et à travers des communautés réelles». Bien avant la construction gothique du XIIIᵉ siècle, une première chapelle dédiée à saint Michel, puis une église romane, avaient déjà marqué l’enracinement du christianisme sur la colline bruxelloise. Cette lente maturation illustre, selon le légat pontifical, la nature même de l’Église: «une réalité qui ne naît pas d’un geste isolé, mais d’une fidélité transmise de génération en génération, dans laquelle chacun reçoit, garde et transmet ce qui lui est confié». «Huit siècles d’histoire ont vu cette cathédrale accompagner la vie chrétienne de la ville et du pays», a-t-il souligné, évoquant une foi capable d’habiter les questions de son temps, non sans discernement ni conversion. 

    Saint Michel et sainte Gudule, figures d’une Église en équilibre

    Les premières fondations de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, saints patrons de la cathédrale belge, remontent en effet à 1226, lorsque Henri II, duc de Brabant, décida de construire une église à son emplacement actuel, situé au carrefour des routes menant vers la France et vers l'Allemagne. Les saints patrons de la cathédrale incarnent, aux yeux du cardinal, une vocation toujours actuelle. Saint Michel rappelle la «vigilance et le discernement», tandis que sainte Gudule témoigne de la «fidélité quotidienne». Ensemble, a-t-il poursuivi, ils dessinent le visage d’une Église appelée à conjuguer vérité et service, fermeté et douceur.

    Le Secrétaire d’État du Saint-Siège, a estimé que cette «histoire aussi longue ne referme pas les yeux sur le passé, mais les ouvre sur l'avenir», invitant à regarder au-delà des murs de la cathédrale, vers Bruxelles et sa dimension européenne.

    Bruxelles et l’Europe à l’épreuve des fractures

    Située au cœur des institutions européennes, Bruxelles symbolise pour le cardinal Parolin une ville née de la «rencontre et de la capacité à concilier les différences». Mais l’Europe ,a-t-il noté à l’inverse, traverse aujourd’hui, selon lui, «une période de fragilité profonde, faite de peurs et de fractures non seulement politiques et sociales, mais aussi intérieures et culturelles».

    Dans ce contexte, le christianisme  «n'offre pas de solutions techniques, mais propose des valeurs, des valeurs humaines essentielles» a-t-il rappelé. Le christianisme, a-t-il poursuivi, «rappelle que la dignité de la personne précède tout calcul, que la justice grandit en incluant et non en séparant, que la paix naît de la reconnaissance de l'autre et non de l'équilibre des peurs». Citant l’appel lancé par saint Jean-Paul II à Compostelle en 1982, le cardinal a aussi invité l’Europe à «ne pas avoir peur de s’ouvrir au Christ» pour sortir de l’incertitude et de la crainte.

    Une Église appelée à ne pas devenir insignifiante

    Évoquant les figures de Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, artisans de la réconciliation européenne après la guerre, le cardinal Parolin a souligné l’importance de reconstruire non seulement des structures, mais aussi la confiance. Un défi qui concerne également l’Église aujourd’hui. Pour lui, le danger principal n’est pas d’être numériquement minoritaire, mais de devenir insignifiante. «Ce n’est pas la faiblesse numérique qui fragilise le témoignage chrétien, mais la perte de l’audace évangélique», a-t-il averti, rappelant que l’Église est appelée à rester sel, lumière et levain dans l’histoire.

    “L'Église ne se place pas au-dessus de l'histoire et ne se confond pas avec elle, mais elle la traverse comme une présence qui accompagne, discerne et sert. La tradition chrétienne l'a exprimé avec des images simples et fortes. Elle est une maison parce que Dieu y habite. Elle est un corps parce que le Christ continue à vivre et à agir. Elle est un peuple parce que personne ne croit tout seul. Comme le rappelait les Pères. L’Église est sainte par le don qu'elle reçoit et fragile par les limites de ceux qui la composent.”

    Le baptême du Christ, style de la présence chrétienne

    S’appuyant sur les lectures de la fête du baptême du Seigneur, le cardinal a médité sur le Christ qui choisit d’entrer dans les eaux du Jourdain pour partager la condition humaine. Un geste d’abaissement et de proximité qui révèle un style: celui d’une justice marquée par la douceur et d’une présence qui «passe en faisant le bien». Ce style, a-t-il rappelé, concerne directement les baptisés. «Ce n’est pas nous qui édifions l’Église: nous sommes les pierres que le Seigneur utilise», a-t-il insisté.

    “L’Église grandit lorsque les différences deviennent une richesse et que l'amour est le lien qui les maintiennent unies. Dans ce cheminement, notre regard se pose sur Marie que le Concile Vatican deux contemple dans le mystère du Christ et de l'Église. En elle, l'Église apprend que la fécondité ne naît pas de la force des structures, mais de la disponibilité à l'action de Dieu, non pas de la visibilité immédiate, mais de la fidélité patiente.”

    Une prière pour Bruxelles, la Belgique et l’Europe

    Pour finir, le cardinal Parolin a confié à l’intercession de Marie l’Église, la ville de Bruxelles, la Belgique, l’Europe et la communauté des nations. Il a exprimé le souhait que la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule demeure «une maison ouverte et un espace de communion», capable de former des consciences à la justice, à la responsabilité et à l’espérance.

  • Le huitième centenaire de la cathédrale des saints Michel et Gudule

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    De Bérengère de Portzamparc sur aleteia.org :

    Bruxelles fête les 800 ans de sa cathédrale

    Obraz poglądowy artykułu Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles

    A Bruxelles, l’année 2026 sera ponctuée d'événements religieux et culturels autour de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule qui fête les 800 ans de pose de sa première pierre, en 1226.

    10/01/26

    La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles fête ce dimanche 11 janvier les 800 ans de la pose de sa première pierre. Pour l'occasion, une messe y est célébrée ce jour-là en présence du cardinal Pietro Parolin  qui représentera le Pape. La cathédrale est un lieu emblématique de la vie des Belges et accueille notamment  tous les grands événements royaux. 

    Fêter les 800 ans d’une cathédrale, ce n’est pas rien ! Et c'est pourquoi à Bruxelles, l’année 2026 sera ponctuée d'événements religieux et culturels autour de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule qui fête les 800 ans de pose de sa première pierre, en 1226. 

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  • La déglingue continue : les Engagés sont prêts à inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution

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    Jusqu'où ira l'ignominie des ex sociaux chrétiens ?

    Du site du Soir :

    « C’est une petite révolution et une victoire » : Les Engagés prêts à inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution

    Un changement significatif pour les descendants du Parti social chrétien, mais qui ne pourra toutefois se concrétiser que durant la prochaine législature.

    Les Engagés ont déposé à la Chambre une proposition de déclaration de révision de la Constitution afin d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Un changement significatif pour les descendants du Parti social chrétien, mais qui ne pourra toutefois se concrétiser que durant la prochaine législature.

    Plusieurs groupes politiques ont déposé des propositions visant à inscrire ce droit dans la Constitution, suivant en cela ce qui s’est fait en France en 2024. Dans la majorité, le MR souhaite ainsi consacrer le droit à disposer de son corps. Les Engagés veulent quant à eux insérer un article 22/1 selon lequel « le droit de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est garanti par la loi qui en détermine les conditions d’exercice. »

    « C’est une petite révolution et une victoire », a affirmé mercredi la députée Carmen Ramlot, initiatrice de la proposition cosignée par huit de ses collègues centristes.

    « Essentiel »

    Comme d’autres, la députée fait le constat que les droits fondamentaux reculent dans le monde, notamment le droit à l’avortement inscrit dans la loi en Belgique depuis 1990. « Dans ce contexte, même si l’IVG est aujourd’hui déjà protégée par la loi, il apparaît essentiel d’inscrire explicitement ce droit dans la Constitution belge dans le but de renforcer cette protection, afin de protéger le droit à l’IVG contre le risque de voir une loi ordinaire le remettre en cause ultérieurement », dit la proposition.

    Le débat sur une telle initiative a lieu actuellement en commission de la Constitution de la Chambre. Jusqu’à présent, il n’a pas abouti. A la fin de l’année passée, la majorité a rejeté une proposition des écologistes. L’Arizona est non seulement divisée sur la question (le CD&V juge une telle révision inutile), mais aussi confrontée à un problème juridique. L’actuelle déclaration de révision de la Constitution ne prévoit pas explicitement l’inscription du droit à l’avortement sous cette législature.

    « Nous voulons respecter les procédures de révision de la Constitution, c’est le socle de notre démocratie. Si on commence à tordre les règles, même pour la bonne cause, on ouvre la boîte de Pandore », souligne la députée.

    Un débat pour 2029

    Le débat reprendrait donc sous la prochaine législature, en principe après 2029, le vote d’une déclaration de révision de la Constitution entraînant la dissolution des Chambres et la convocation d’élections.

    Le sujet de l’avortement est revenu dans le débat politique il y a presque dix ans avec des propositions de moderniser la loi de 1990. Sous le gouvernement Michel, certaines dispositions ont été revues, mais les avancées les plus significatives sont restées lettre morte. Elles se sont systématiquement heurtées à une minorité de blocage constituée du CD&V, de la N-VA et du Vlaams Belang. En se muant de CDH en Engagés, les centristes francophones ont décidé de laisser la liberté de vote à leurs députés sur les sujets éthiques, à l’instar des libéraux.

  • Une "méga raclette" dans une église : le vicaire général de Liège en appelle à une "réévaluation" avant de reproduire l'évènement

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    D'Eric de Beukelaer, vicaire général du diocèse de Liège, sur le site de la Libre en "contribution externe" :

    Un repas-raclette dans une église a été critiqué : arrêtons-nous sur cette histoire

    Loin de la crèche de la Grand-Place, Verviers s'est offert un chaud débat suite au repas-raclette qu'une unité scoute organisa dans une vaste église.

    5-1-2026

    Une chronique d'Eric de Beukelaer, prêtre (*)

    Si Bruxelles souffrit la polémique de la crèche de la Grand-Place, Verviers s'offrit un chaud débat suite au repas-raclette qu'une unité scoute organisa dans une vaste église, avec l'accord des autorités pastorales et de la fabrique d'église. Alerté par des voix critiques, l'évêché a renvoyé la paroisse à ses responsabilités, en l'invitant à évaluer l'initiative après l'événement. Précisons que les scouts respectèrent le lieu, encadrant le repas par des chants de Noël. Comme le demande le diocèse, le Saint-Sacrement fut déplacé et le chœur de l'édifice ne fut pas occupé. Sur les réseaux sociaux, peu enclins à la nuance, les uns criaient au sacrilège et les autres ricanaient : où est le problème ? Plutôt que de s'emmurer dans une posture partisane, arrêtons-nous sur cette histoire pour réfléchir à ce qui est acceptable dans une église et pourquoi.

    Que dit le droit canonique ?

    Que dit le droit canonique ? "Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété ou la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant l'Ordinaire peut permettre occasionnellement d'autres usages qui ne soient pourtant pas contraires à la sainteté du lieu" (Canon 1210). Le Directoire diocésain liégeois pour le temporel des cultes, précise quant à lui : "Ces activités doivent être conciliables avec la spécificité d'un espace chrétien de prière. Ce qui veut dire qu'il ne peut s'agir d'intérêts privés, d'activités commerciales ou de manifestations de partis politiques, mais bien d'objectifs sociaux qui ne sont pas en contradiction avec la foi chrétienne ou l'Église. L'usage multifonctionnel doit rester limité dans le temps" (Objectif 2020, § 22 1C).

    En parallèle avec le droit interne à l'Église, il y a le statut juridique des bâtiments du culte en vigueur en Belgique. Aux Pays-Bas, les églises sont des biens privés. Les autorités religieuses décident souverainement de leur usage, mais quand elles ne peuvent plus les entretenir financièrement, les diocèses les vendent et leur réaffectation est rarement heureuse. En Belgique, suite au concordat de 1801, 95 % des lieux de culte appartiennent au domaine public, car les églises sont des propriétés communales ou fabriciennes (la fabrique d'église est aussi un établissement public). Ce régime implique que toute la collectivité est responsable de leur entretien, qui est subsidié par les budgets communaux, et même régionaux pour les édifices classés. Ceci invite, dès lors, à ouvrir ces lieux à tous et à les animer, quitte à parfois y accueillir des activités "hors culte".

    Acceptable ou pas ?

    Quelles activités profanes sont acceptables dans une église ? Les animations culturelles ne font pas polémiques : concerts de Laurent Voulzy et Natascha St-Pier, spectacles son et lumière de Luc Petit dans plusieurs vastes églises du pays, ou de Luminiscence à la cathédrale de Bruxelles et expositions de peinture, de sculpture, ou d'artisanat. Organiser un repas dans une église n'est pas non plus tabou. Les orthodoxes, si sensibles au respect du sacré, connaissent d'ailleurs des églises-réfectoires. À Rome, Sainte-Marie au Trastevere est transformée depuis 1982 à Noël en réfectoire pour nourrir les pauvres, sans que les papes successifs ne s'en offusquent. Cette initiative de la communauté Sant Egidio est depuis reprise à Bruxelles, Anvers et Liège, et personne n'y trouve à redire. Si organiser un repas dans une église pour les démunis est accepté, le faire pour alimenter les finances de scouts crée le débat. Nourrir les pauvres n'est pas la même chose que de transformer une église en taverne d'un soir, pour renflouer la caisse des mouvements de jeunesses. Le sens qui anime chaque activité profane dans un lieu sacré dessine une frontière subtile mais réelle, entre un événement accepté de tous et celui qui génère un diffus malaise. Si la raclette verviétoise devait se reproduire, cet aspect serait à réévaluer.

    → Blog : http://www.ericdebeukelaer.be/

    Comme il fallait s'y attendre, l'évêque de Liège n'a pas répondu à notre lettre ouverte dans laquelle nous demandions que l'on revienne sur cet évènement choquant pour l'évaluer avec justesse avant d'autoriser qu'il se reproduise. On peut considérer que les réticences exprimées par le Vicaire général du diocèse vont timidement dans la bonne direction sans toutefois nous satisfaire vraiment.

  • Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

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    Lu sur le site du journal « La Croix » (archive, adapté pour 2026) :

    dyn003_original_310_352_gif_2573108_bc4deea8c323272ab1e2e44.gifC’est le mardi 6 janvier que tombe la fête de l’Épiphanie. Dans les églises, elle est pourtant célébrée ce dimanche 4 janvier. Trois questions pour mieux pour comprendre.

    1/QUEL JOUR TOMBE L’ÉPIPHANIE?

    Pour l’Église catholique, « l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier », ainsi que le soulignent les Normes universelles de l’année liturgique et du calendrier (§37) annexées au Missel romain. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée « au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier ».

    C’est le cas en France qui connaît d’ailleurs cette exception depuis 1802 : le Concordat n’ayant conservé que quatre fêtes chômées (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint), les autres fêtes de précepte avaient été déplacées au « dimanche le plus proche » par un indult du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.

    2/ D’OÙ VIENT L’ÉPIPHANIE?

    La fête de l’Épiphanie naît dans l’Orient chrétien où elle se développe parallèlement à celle de Noël en Occident, où elle est rapprochée de la fête païenne de Sol Invictus (du « Soleil invaincu »). La date du 6 janvier correspond d’ailleurs à celle de Sol Invictus en Égypte et en Arabie, où le calendrier lunaire en usage accusait un décalage de 12 jours avec le calendrier solaire des Romains.

    En Occident, cette fête est alors christianisée, rassemblant en un même événement les premières manifestations publiques de Jésus (c’est l’étymologie d’Épiphanie, du grec phaïnô, « faire apparaître ») : l’adoration par les mages, le baptême au Jourdain et les Noces de Cana.

    L’Épiphanie arrive en Occident vers 350 (elle est déjà fêtée à Lutèce en 361). À Rome, sa célébration insiste déjà plus sur l’adoration des mages, la célébration du baptême étant renvoyée, dès le VIIIe siècle, au dimanche suivant.

    La distinction entre l’Épiphanie et le Baptême ne sera toutefois entérinée qu’en 1570 par le Concile de Trente et ce n’est qu’après Vatican II qu’une véritable fête du Baptême sera instituée, en général le dimanche suivant l’Épiphanie. Quant aux Noces de Cana, elles sont marquées dans la liturgie le 7 janvier et le deuxième dimanche de l’année C (ce sera ainsi le cas le 17 janvier prochain).

    En Orient, l’Épiphanie (ou Théophanie) connaît une évolution inverse avec l’importation, au IVe siècle, de la fête de Noël à laquelle va se rattacher l’adoration des mages : l’Épiphanie se recentre alors davantage sur le baptême. Aujourd’hui encore, c’est d’ailleurs par une bénédiction des eaux que la fête est le plus souvent marquée chez les orthodoxes.

    3/ POURQUOI LES ROIS ET LA GALETTE?

    C’est Tertullien (vers 200) qui, le premier, a donné le titre de rois aux mages venus visiter Jésus à Bethléem. Leur nombre de trois rappelle les trois continents d’où ils étaient censés provenir, et leurs cadeaux soulignent que le Christ est à la fois roi (or), dieu (encens) et homme mortel (myrrhe), comme le décrira saint Ambroise de Milan au IVe siècle. Quant à leurs noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, ils apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle.

    La galette trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées au moment du solstice d’hiver et qui se terminaient par la fête deSol Invictus. Lors de ces fêtes païennes, les Romains avaient l’habitude d’inverser les rôles (ainsi entre maîtres et esclaves) et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner le « Prince des Saturnales » qui voyait tous ses désirs exaucés le temps d’une journée. La coutume voulait que le plus jeune de la maisonnée se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.

    En Orient, lors de la fête de saint Basile, le 1er  janvier, la tradition est aussi de placer une pièce d’or dans le gâteau de Saint-Basile (Vassilopita).

    Nicolas Senèze »

    Ref. Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

    Le calendrier liturgique traditionnel de l’Eglise latine fixe aussi la fête de l’Epiphanie au 6 janvier. Dans les pays où le jour de la fête n’est plus chômé (il l’est encore dans plusieurs Länder allemands, en Italie, en Espagne ou au Portugal), la célébration de la solennité de la fête peut être reportée aux messes du dimanche qui suit. Le samedi 11 janvier 2020, Liège fête les rois à l'église du Saint-Sacrement à 17h00...

    JPSC

  • Bois-Seigneur-Isaac : le rayonnement inattendu du monastère Saint-Charbel

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    De Bérangère de Portzamparc sur Aleteia.org :

    En Belgique, le rayonnement inattendu du monastère Saint-Charbel

    23/12/25
     
    C’est dans le village bien nommé Bois-Seigneur-Isaac, en Belgique, que se trouve le monastère saint Charbel, l’un des trois d’Europe. Sur place, cinq prêtres maronites accueillent de nombreux pèlerins pour se recueillir devant quatre reliques sacrées. Reportage.
     

    C'est dans le silence d'un après-midi frais mais ensoleillé de décembre que se découvre le monastère Saint Charbel situé en Belgique, dans le village bien nommé Bois-Seigneur-Isaac, de la commune de Braine-l'Alleud, (province du Brabant-Wallon). Avec son château avoisinant appartenant depuis plusieurs générations à une grande famille de la noblesse belge, les Snoy, l’abbaye constitue le cœur même du village et il y règne depuis plus de 600 ans, une atmosphère toute particulière, empreinte de calme et de spiritualité.

    L’abbaye devient monastère

    Les cinq prêtres et moines du rite maronite se sont installés en 2010 dans cette abbaye séculaire dédiée à la Vierge, construite au XIème siècle par le seigneur Isaac de Valenciennes, tout juste rentré des croisades. Au XVème siècle, lors d’une messe, un miracle eucharistique y a lieu, et l’évêque de Cambrai permet alors que la chapelle devienne un lieu de pèlerinage pour venir se recueillir devant le "Saint-Sang", relique toujours visible aujourd’hui. L’abbaye va accueillir plusieurs ordres au fil des siècles, les Augustins jusqu’à la Révolution puis les Prémontrés jusqu’à l’Ordre libanais maronite aujourd'hui. 

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Christine l’Admirable : une visionnaire et ses envolées

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    De Paul Vaute sur le Passé belge :

    Une visionnaire et ses envolées

    A la mystique hesbignonne Christine l’Admirable sont attribués nombre de faits surnaturels, culminant dans son retour à la vie pour témoigner de l’au-delà. Elle figure parmi ces nombreuses femmes qui ont cherché une voie religieuse autonome, tout en recevant le soutien d’hommes d’Eglise de premier plan (1180-1220)

       Lire la vie de Christine l’Admirable, c’est se plonger, croirait-on, dans une sorte de roman fantastique, truffé de visions impressionnantes et de phénomènes paranormaux. Mais il s’agit de tout autre chose qu’une fiction, comme vient nous en convaincre l’édition de cette biographie, en latin avec traduction, accompagnée des commentaires de Sylvain Piron, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris) [1].

       Selon la tradition, la sainte – dont Pie IX autorisera la vénération – est née vers 1150 à Brustem, aujourd’hui une section de Saint-Trond, dans le comté de Looz qui relève alors du diocèse de Liège. Elle sera commémorée, surtout localement, le 24 juillet, jour anniversaire de sa mort en 1224 à l’abbaye bénédictine Sainte-Catherine, à Saint-Trond également. Les témoins des prodiges qui lui sont attribués sont encore légion dans toute la région quand, en 1232, Thomas de Cantimpré, un jeune religieux, futur dominicain, entreprend de les relater. Son texte aujourd’hui publié a été établi en confrontant dix-sept manuscrits complets, un nombre qui en dit long sur le succès du récit, « l’un des plus souvent lus et recopiés jusqu’au XVe siècle » , précise le médiéviste (p. 10).

    Lire la suite