
Belgique
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Centenaire du monument du Sacré-Coeur de Dison-Andrimont 1926 - 2026
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Quand le PS ne veut plus du Te Deum mais se presse aux iftars de rupture du jeûne
D'Harrison du Bus sur 21News :
Le PS ne veut plus du Te Deum mais se presse aux iftars de rupture du jeûne (édito)
Au nom de la neutralité de l'État, le PS souhaite mettre fin à la participation officielle des autorités belges au Te Deum du 21 juillet. Pourquoi certains symboles religieux seraient-ils devenus incompatibles avec la neutralité publique tandis que d'autres continuent de bénéficier d'une large bienveillance politique ?
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Magnifique succès de la célébration de la Fête-Dieu à Liège

De la page facebook des organisateurs :
"Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.
Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt=" -
A Liège : la célébration de la Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026
Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)
La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.
- La Fête-Dieu en bref
- Tout le programme des festivités : ci-dessous
- Confrérie du Saint Sacrement : comprendre et rejoindre
- Qu’en disent les papes ?
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Le jeudi de la Fête-Dieu en une minute :
Programme complet de la Fête-Dieu à Liège
Jeudi 4 juin – Journée de la Fête-Dieu
9h30 Laudes par la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.
10h00-18h00 Journée d’adoration à Saint-Martin; De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.
19h00 780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront également présents, voyez la page de l’évènement.
20h15 Procession solennelle des peuples du monde « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.
21h00-24h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix, Cathédrale Saint-Paul.
Toute la nuit : nuit d’adoration à la cathédrale.
Vendredi 5 juin
9h Eucharistie à la cathédrale Saint-Paul, et introduction à la journée d’adoration.
10h-17h Journée d’adoration, Cathédrale Saint-Paul, animée par le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL).
12-14h : Adoration du Saint-Sacrement à l’Eglise du Saint-Sacrement.
Samedi 6 juin
9-17h : Journée d’adoration en divers endroits du diocèse et dans les sanctuaires du jubilé.
9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.
11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège
15h Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux (forme extraordinaire)
18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement et vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.
Dimanche 7 juin
Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.
A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.
9-17h : Messe de la Fête-Dieu et journée d’adoration au Sanctuaire de Sainte-Julienne du Mont-Cornillon avec les sœurs clarisses et le béguinage.
10h : Eucharistie de la Fête-Dieu, à la cathédrale de Liège
Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon
8h00 : messe du dimanche de la Fête-Dieu
9h00-17h00 : adoration eucharistique, avec les sœurs clarisses
12h00 : Banquet de la Fête-Dieu
14h00-17h00 : Fête des Familles et des enfantsSanctuaire Notre-Dame de Banneux
10h30 Messe internationale
14h00 Procession du Saint Sacrement dans le Sanctuaire suivie du Salut et la Bénédiction des malades,
16h00 Messe en français -
La procession de la Fête-Dieu refait son apparition à Namur
De cathobel :
A Namur, une procession pour la Fête Dieu

Ce dimanche 7 juin, soixante jours après Pâques, l’Église célèbre la Fête Dieu. A Namur, la messe dominicale célébrée à l’église Saint-Loup et qui sera présidée pour l’occasion par Mgr Lejeusne se poursuivra sous forme de procession. Les fidèles sont bien sûr invités à s’y joindre. Plusieurs haltes sont prévues pour prier mais aussi méditer la Parole biblique.
La solennité du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, dite Fête Dieu, est une fête liturgique très ancienne. Elle permet à chacun de s’imprégner de ce qu’est l’essence même de l’eucharistie, la présence de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés
Le dimanche 7 juin, la messe célébrée, dès 10h, à l’église Saint-Loup s'arrêtera après la prière qui suit la communion. Elle se poursuivra, vers 11h30, par une procession dans les rues de Namur. L’évêque tenant l’ostensoir marchera sous un dais. L’ostensoir dans lequel une hostie consacrée sera proposée, à la vénération, aux fidèles rencontrés sur le chemin de la procession. L’évêque ne sera pas seul : les prêtres, diacres, les acolytes ainsi que le peuple de Dieu formeront cette procession.
Une procession durant laquelle plusieurs haltes sont prévues. Le premier arrêt se fera à la chapelle universitaire, rue Grafé. L’équipe chargée de l’animation du lieu prendra en charge le moment proposé aux participants : lecture de la Parole biblique, un moment de méditation avant de repartir vers la deuxième halte. Elle aura lieu, cette fois à la chapelle Notre-Dame du Rempart. Le troisième arrêt est lui prévu dans la cour du Séminaire ou encore devant la grille du bâtiment, en cas de pluie. La procession reprendra pour une ultime halte, à la cathédrale Saint-Aubain. L’entrée du bâtiment, pour des raisons de sécurité, étant interdite, c’est devant les grilles interdisant l’accès à l’édifice que le dernier temps de prière aura lieu, ainsi que la bénédiction finale avec le salut au Saint-Sacrement. Et pour chacun des arrêts, lecture de la parole biblique et méditation.
Un accompagnement musical est aussi prévu. Et pour le moins original. Le musicien sera installé, avec son piano, dans une remorque.
Depuis 2009, la Fête Dieu n’avait plus été organisée à Namur (c'est-à-dire depuis que Mgr Léonard avait quitté Namur pour devenir archevêque de Malines-Bruxelles ndB). L’arrivée d’un nouvel évêque et la volonté du Service de la Pastorale Liturgique et de la paroisse cathédrale Saint-Aubain ont fait le reste. La Fête Dieu sera aussi célébrée dans une paroisse proche du centre-ville, la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. Le 7 juin est, pour les Salzinnois, le jour de la fête de la paroisse.

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Quand l'évêque de Liège innove...
Faut-il se féliciter de cette initiative qui donne naissance à une sorte d'hybrides ni vraiment clercs ni vraiment laïcs ? Et vous, qu'en pensez-vous?
De Luc Mathues sur cathobel :
Une première historique : cinq laïcs institués ministres à Liège
En ce dimanche de la Sainte Trinité, la cathédrale Saint-Paul de Liège a accueilli près de 400 fidèles pour un moment historique : trois femmes et deux hommes du diocèse ont reçu un ministère institué des mains de Mgr Jean-Pierre Delville. Le diocèse de Liège devient ainsi le premier de Belgique à procéder à ces institutions.
Ce 31 mai 2026, le diocèse de Liège a franchi une étape majeure de son histoire. Pour la première fois, Mgr Jean-Pierre Delville a institué cinq fidèles baptisés comme ministres institués, conformément aux statuts diocésains du 17 septembre 2024 et dans la lignée des motu proprio Spiritus Domini et Antiquum Ministerium du pape François.
La coïncidence liturgique n'a pas échappé à l'évêque. Dans son homélie, Mgr Delville a rappelé que la fête de la Trinité avait été promue par Étienne, évêque de Liège, en l'an 920 : « Lui aussi fut un pionnier, en matière de liturgie et de doctrine. » Puis, s'adressant à l'assemblée, il a médité sur le mystère trinitaire : « Dieu-Trinité, c'est le mystère de Dieu qui se donne. C'est Dieu qui a trois visages, trois manières d'être, pour mieux se communiquer et se donner à nous. C'est Dieu qui se fait de plus en plus proche : Père, frère, Esprit. »
Trois personnes divines, trois ministères institués : le symbole est saisissant. Et c'est devant une cathédrale Saint-Paul comble, avec près de quatre cents fidèles, que l'évêque a appelé chacun des cinq candidats par son nom, les a bénis individuellement et leur a confié une mission concrète au service de l'Église de Liège.
Mgr Delville lors de la célébration d'institution en la cathédrale Saint-Paul. © Dominique Servais« Vous êtes envoyés par l'Église »
S'adressant directement aux cinq candidats, Mgr Delville a posé les mots qui définissent la nature même des ministères institués : « Les ministères que vous recevez sont conférés aux laïcs et s'appellent ministères institués, pour les différencier des ministères ordonnés, que sont ceux du diacre, du prêtre et de l'évêque. Les ministères institués vous permettent d'exercer, en tant que laïcs, une mission au nom de l'Église. Vous êtes envoyés par l'Église. En même temps, vous vivez chacun une vocation personnelle, qui relève de votre foi et de votre spiritualité. »
L'évêque a également précisé la portée de cet engagement : « Vous vous engagez pour la vie, mais allez recevoir une mission précise limitée dans le temps, mission que je préciserai en fin de célébration au moment de l'envoi. » Cette distinction entre le ministère (conféré à vie) et la mission (limitée dans le temps, renouvelable) est au cœur du dispositif diocésain.
« C'est une joie pour moi de voir que le diocèse de Liège peut bénéficier de l'apport de ces ministères. Nous sommes le premier diocèse de Belgique qui procède à ces institutions. Nous sommes pionniers en la matière. Ces ministères contribuent à construire la communauté chrétienne et l'ancrer davantage dans la foi. »
Mgr Jean-Pierre Delville, homélie du 31 mai 2026
Trois ministères au service de l'Église de Liège
Les ministères institués sont des services stables et reconnus officiellement par l'Église, confiés à des fidèles baptisés (hommes et femmes) pour répondre aux besoins de la communauté ecclésiale. Comme l'a rappelé l'évêque dans son homélie : « Grâce à vous, nous découvrons la pluri-ministérialité de l'Église. Les ministres de la Parole de Dieu nous aident à lire et comprendre l'Écriture sainte. Les ministres de la prière communautaire nous aident à prier ensemble. Et les ministres de l'évangélisation annoncent l'Évangile jusqu'aux périphéries de la société. »
Trois ministères ont été retenus pour le diocèse de Liège. Le ministère de la Parole de Dieu (lectorat) vise à annoncer la Parole dans sa diversité, créer des groupes bibliques, promouvoir la lectio divina, former les catéchistes et animer des partages auprès de publics variés. Le ministère de la prière communautaire (acolytat) consiste à accompagner les fidèles dans leur vie de prière, animer des veillées et des temps d'adoration, porter la communion aux malades et présider certaines célébrations. Le ministère de l'évangélisation (catéchiste) appelle à aller à la rencontre des périphéries, accompagner le catéchuménat, coordonner la pastorale locale et être artisan d'une Église en sortie.
Comme l'a ajouté l'évêque, citant saint Paul : « Dans l'édification du Corps du Christ règne une diversité de membres et de fonctions. Unique est l'Esprit qui distribue des dons variés pour le bien de l'Église à la mesure de ses richesses et des exigences des services. » (cf. 1 Co 12, 11)
(...)
Pour aller plus loin
Les ministères institués sont des services conférés à vie, enracinés dans le sacrement du baptême. Le statut diocésain a été promulgué par Mgr Delville le 17 septembre 2024. La formation et le suivi des candidats sont assurés par Delphine Mirgaux (canoniste), que l'évêque a chaleureusement remerciée lors de la célébration.
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Liège, 6 juin : Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

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Il y a 85 ans : la mort du petit Herman Wijns, "l'enfant prêtre"

De Jérôme BOURBON dans RIVAROL 3710 du 27 mai 2026 page 11 (via le Forum catholique) :
Les 85 ans de la mort d’Herman Wijns (15 mars 1931-26 mai 1941), le petit prêtre de Merksem
CE 26 MAI 2026, à 19h30, cela fait très exactement quatre-vingt-cinq ans qu’est mort en odeur de sainteté le petit Herman Wijns, un enfant flamand de dix ans d’une piété exceptionnelle, un apôtre de la Sainte Messe et du Sacerdoce. A une époque où triomphent l’erreur, le vice et toutes les laideurs, où l’apostasie est universelle, il est réconfortant de connaître— ou de se remémorer — la magnifique et brève vie du « petit prêtre de Merksem ». Car cette histoire ne date pas de plusieurs siècles mais se passe au XXe, pendant l’entre-deux-guerres et au début du deuxième conflit mondial. Herman aurait aujourd’hui quatre-vingt-quinze ans, ce qui est un âge avancé mais possible, le Bon Dieu a préféré le conduire dès 1941 dans son Royaume où il intercède pour tous ceux qui lui demandent des grâces, des faveurs, des bienfaits. Et ceux-là ne manquent pas, à en juger par le nombre des ex-voto — 1400 ! — sur sa tombe au cimetière de Merksem.Herman Wijns naît le 15 mars 1931. C’est l’enfant unique de Josef Wijns et Johanna Dens, un couple flamand jeune et dynamique de familles profondément chrétiennes marié depuis cinq ans et qui, malgré son ardent désir, n’a pu avoir d’enfants plus tôt. Après la naissance d’Herman, à la suite d’une intervention chirurgicale de Madame Wijns, le médecin prévient que le couple n’aura plus jamais d’enfant. Herman restera donc leur fils unique. Sur l’avenue Breda à Merksem, un quartier d’Anvers, les Wijns sont propriétaires d’une grande boucherie et emploient sept commis. Las, en 1937, le malheur frappe la famille. Généreux, Josef Wijns s’est porté garant pour une connaissance qui voulait ouvrir un grand commerce. A cause de la crise, ce commerce fait faillite. Par désespoir et faiblesse humaine, l’homme se suicide. Ainsi, les difficultés retombent sur les épaules de M. Wijns. Il est rendu financièrement responsable. Puisqu’il n’a pas assez d’argent, il est obligé de vendre en catastrophe sa boucherie pour payer les dettes. Et c’est ainsi que le père Wijns se trouve pratiquement d’un jour à l’autre dans la rue avec son épouse et son enfant. Il est chômeur. La famille, autrefois aisée, se retrouve dans la misère. Herman ne se plaint pas. Pas même lorsqu’il est privé de pain à table et qu’il a faim. Cette épreuve familiale fait grandir sa vie spirituelle qui se développe et s’épanouit. Herman se retire chaque soir dans sa chambre pour prier longuement, intensément. Il récite trois chapelets tous les jours, se rend à la messe quotidiennement. Une fois, sa mère le découvre endormi, agenouillé devant son lit, le Rosaire dans une main, son livre de prières dans l’autre. A sa question : « Mais qu’est-ce que tu fais si longtemps devant ton lit ? », Herman répond, la main gauche sur la poitrine et la main droite levée, le petit doigt désignant le Ciel : « C’est une chose entre moi-même et là-haut, Maman. ». Sa Première communion, le 14 juin 1937, à six ans, est le plus beau jour de sa vie. Quand il entre, avec ses camarades dans la chapelle de son école catholique, l’Institut Saint Edouard, dont il est l’élève studieux, gai, serviable et courageux depuis l’âge de cinq ans, il se sent au Ciel. L’autel rayonne de lumière et est superbement décoré avec des roses et des hortensias blancs. Puis Herman deviendra Croisé eucharistique et sera heureux et fier d’en porter l’insigne.
“PRÊTRE, SINON RIEN !”
A son père qui lui demande ce qu’il veut faire plus tard, Herman répond nettement : « Prêtre, Papa, sinon rien ; d’abord, servant de messe, puis, prêtre ! » Lorsque Herman est enfin admis au service de la messe, il s’acquittera de cette fonction avec un sérieux et une piété remarquables, ne reculant devant aucune difficulté, aucune souffrance. Il sert la messe de six heures du matin et doit se lever tous les jours à 5 heures 30. Un jour, à cause du froid, il a des engelures qui le font atrocement souffrir. Les douleurs très vives dureront deux mois. Malgré les recommandations de ses parents qui l’encouragent à rester à la maison, il prend à pied chaque matin le chemin de l’église. Car il ne veut ni ne peut renoncer « à sa messe et à sa communion ». Alors qu’il fait encore nuit, l’hiver, une lampe dans une main, son chapelet dans l’autre, il avance péniblement dans la neige. Il tombe plusieurs fois, son pied heurtant une pierre. Il se relève, grimace de douleur mais continue son chemin jusqu’à l’église. Il sert consciencieusement la messe, le célébrant ne remarque rien. Les vraies douleurs sont muettes. Jésus Eucharistie le réconforte. Contrairement à ce que pensent souvent les non-croyants, le chrétien ne demande pas dans la sainte communion l’oubli mais la force. La force d’accomplir son devoir d’état, de faire face aux difficultés et épreuves de la vie, la force d’obéir, de faire la volonté de Dieu. De prier avec ferveur. Or, ce n’est pas facile de prier, ce l’est encore moins de bien prier. C’est une grâce qu’il convient d’implorer tant il est vrai qu’il faut demander pour recevoir, chercher pour trouver, frapper pour que le Bon Dieu nous ouvre. -
Bruxelles (Cambre), 5 juin : Grande procession des enfants pour la fête du Saint-Sacrement
Grande procession des enfants le vendredi 5 juin prochain (tous âges sont naturellement admis même sans enfants)Les enfants qui arrivent avant 17h30 auront tous un rôle.Procession dans les jardins et le cloître de l'abbaye suivi d'un grand goûter avec même des frites et des glaces! -
Pentecôte : les sept dons de l’Esprit ou l’Échelle intérieure
Plus de sept siècles avant la naissance de Jésus, le prophète Isaïe parle ainsi du Messie : “Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété ; et l’esprit de crainte du Seigneur le remplira” (Is. 11, 2-3).Cette mystérieuse énumération ne s’applique pas seulement au Fils de Dieu incarné, elle propose à notre humanité une voie de sanctification, car nous sommes invités à recevoir les mêmes dons, à gravir les mêmes échelons spirituels pour progresser sur le Chemin, dans la Vérité, vers la Vie. Comme l’écrit Dom Prosper Guéranger dans son Année liturgique (qui a inspiré la substance de ce texte) : “L’humanité de Jésus est le type surnaturel de la nôtre, et ce que l’Esprit-Saint a opéré pour la sanctifier doit en proportion avoir lieu en nous”.
On vient de le lire, la première liste des dons de l’Esprit est descendante ; Isaïe décrit le Messie comme s’il le voyait d’en haut, commençant par la sagesse et terminant par la crainte. Or, le rédacteur inspiré du livre des Proverbes affirme que “la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse” (Prov. 9, 10), comme s’il contemplait les mêmes dons de l’Esprit d’en bas, depuis le sol de notre nature humaine, là où l’aventure spirituelle commence...
Posons le pied sur le premier échelon : la crainte de Dieu. Cette crainte n’est en rien de la peur ou de la défiance vis-à-vis de Dieu ; au contraire, elle exprime la situation initiale objective de la créature face au Créateur : la petitesse. Considérant l’infinité de Dieu, l’homme ne peut que reconnaître d’emblée sa propre insuffisance, ses carences, son péché. La vision du sommet d’une très haute montagne, l’infini des mathématiques ou le ciel étoilé peuvent donner une idée du rapport initial qui s’établit entre Dieu et celui qui le découvre. La vertu primordiale pour entamer et poursuivre jusqu’au bout le voyage spirituel est donc l’humilité. Lestée de son orgueil natif, l’homme peut entamer avec confiance son ascension, sûr que Jésus-Christ le précède tout au long du parcours, car s’il a pris notre condition humaine, c’est pour nous entraîner à sa suite. Il a reconnu le parcours, l’a balisé, équipé de relais...
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Le pape Léon XIV a accepté la démission de Mgr Jean-Pierre Delville de son poste d'évêque de Liège
Du service communication du diocèse de Liège :
Le pape Léon XIV a accepté la démission de Mgr Jean-Pierre Delville de son poste d'évêque de Liège.
Le Saint-Père, le pape Léon XIV, a informé Mgr Jean-Pierre Delville que sa démission de la charge d'évêque de Liège avait été acceptée, mais qu'elle ne prendrait effet qu'après la nomination de son successeur. Il l'a remercié pour ses services rendus à l'Église.
Dans l’intervalle, le Pape a chargé le Nonce apostolique en Belgique, Son Excellence Monseigneur Franco Coppola, de mener une consultation publique concernant la nomination du successeur. Toute personne souhaitant exprimer son avis à ce sujet peut le faire en contactant le Nonce (*).
La durée de ce processus peut varier, mais il faudra au moins plusieurs mois avant la nomination du 93e évêque de Liège. Dans l'intervalle, Mgr Delville demeure évêque de droit et exerce pleinement sa mission de pasteur du diocèse.
Prions à la veille de la Pentecôte pour que le Saint-Esprit éclaire notre Église locale dans ce processus de consultation et guide les pas de notre futur évêque.
(*) Nonciature apostolique, Avenue des Franciscains 9, 1150 Uccle na.belux@diplomat.va
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Un catholicisme en déconstruction
De Paul Vaute sur Le Passé belge :
Un catholicisme en déconstruction
Sa minorisation dans notre société a conduit de nombre d’organismes et de personnalités à s’engager dans la voie du pluralisme ou à chercher des ajustements avec les idéologies dominantes, quitte à se distancier du magistère ecclésial. Mais il y eut aussi, même si elles peinaient à se faire entendre, des voix pour prôner la résistance (1945-)
D’un rapport d’activités publié en 2023 par l’Eglise de Belgique, il ressort que la moitié de nos compatriotes se déclarent catholiques [1]. Dans les années 1970, selon l’European Value Study, ils représentaient pas loin de trois quarts de la population (72 %). Le même rapport estime à près de 9 % la proportion des Belges qui se rendent au moins une fois par mois à une célébration religieuse. Les sociologues Liliane Voyé et Karel Dobbelare en avaient dénombré moins de la moitié en 2012: seulement 4 % [2].
Paradoxalement, cette bérézina n’affecte pas ou très peu les principales composantes du pilier catholique – syndicale, mutualiste, scolaire, universitaire… Les chiffres ne peuvent toutefois masquer que le rapport de ces structures à la foi fait l’objet d’interrogations et qu’un pluralisme de fait s’est imposé en leur sein. Même parmi bon nombre de fidèles pratiquants, la prise de distance à l’égard des enseignements du magistère ecclésial, surtout quand ils vont à rebours des idéologies dominantes, a été établie par maintes enquêtes d’opinion. On a pu forger à leur propos le concept de « catholaïques » . C’est principalement à l’étude de ces transformations du paysage religieux que s’est consacrée Cécile Vanderpelen-Diagre, professeur d’histoire contemporaine à l’Université libre de Bruxelles [3].
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