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Belgique

  • « Et si Dieu existait ? » : grande Conférence et public rayonnant hier jeudi 6 octobre à 20h à l’Université de Liège

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    Hier, jeudi 6 octobre, s’est tenue la Grande conférence « Et si Dieu existait ? » dans la prestigieuse salle académique de l’Université de Liège. Les deux conférenciers Olivier Bonnassies et Michel-Yves Bolloré sont les co-auteurs du best-seller « Dieu, la science, les preuves », vendu à plus de 200.000 exemplaires.

    D’entrée de jeu, le modérateur, Emmanuel Tourpe, a fait référence aux critiques formulées contre le livre, et a demandé s’il était judicieux d’utiliser l’expression « preuve de l’existence de Dieu ». Les auteurs insistent sur la signification du vocable ‘preuve’ : un ensemble d’arguments concordants et convaincants. Contrairement aux preuves absolues existant dans des sciences abstraites comme les mathématiques, les preuves relatives à la vie réelle laissent une marge de liberté pour se laisser convaincre ou non.

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    Bolloré 221006-les-deux-conférenciers.jpgOlivier Bonnassies cite Louis Pasteur (et Francis Bacon) : « Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène ». Parmi les cent citations de savants, du chapitre douze du livre, Michel Bolloré lit celle du Prof. George Wald (de Harvard), prix Nobel de médecine en 1967 : « Il n’y a que deux façons d’envisager l’origine de la vie ; l’une est la génération spontanée se poursuivant par l’évolution, l’autre c’est une création surnaturelle, œuvre de Dieu. Il n’y a pas deBolloré 221006-Tourpe-devant-conférenciers.jpg troisième possibilité. La génération spontanée de la vie à partir de la matière inerte a été scientifiquement infirmée par Pasteur et d’autres, il y a 120 ans. Ceci nous laisse avec la seule conclusion que la vie a été créée par Dieu. Cela, je ne l’accepterai pas pour des raisons philosophiques, parce que je ne veux pas croire en Dieu. En conséquence, je choisis de croire en ce que je sais être scientifiquement impossible : la génération spontanée conduisant à l’évolution. »

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    Le public, composé de 275 personnes, était rayonnant devant les arguments de haut vol, mais pédagogiques, brillamment proposés par les conférenciers, tous deux ingénieurs et philosophes. Il y avait Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, et le chanoine Jean-Pierre Pire, doyen de Liège. Toutes les tranches d’âge étaient bien représentées.

    La soirée était l’initiative conjointe de cinq associations liégeoises : L’Union (Cercle royal des étudiants catholiques de Liège), RCF, Île-de-Meuse, Sursum Corda, Calpurnia. Une belle expérience de réflexion sur la question de l’existence d’un Dieu créateur ! L’enregistrement audio et visio sera accessible via la page internet : https://iledemeuse.be/et-si-dieu-existait/

    Contact :

    Jean-Paul Pinon, info@iledemeuse.be  0497 52 77 51

  • L'évêché de Liège est-il favorable à l'adoption par des couples homosexuels ?

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    A chacun de s'en faire une opinion...

    Et l'évêque de Liège, qu'en pense-t-il ? Pourrait-il nous rappeler quel est l'enseignement de l'Eglise en la matière ? Que disent les actes émanant du magistère concernant les unions homosexuelles et l'adoption d'enfants par des personnes du même sexe ? Monseigneur est-il d'accord pour que des expositions soient organisées dans la cathédrale pour y jeter la confusion en présentant toutes les formes de couples et d'assemblages "familiaux" comme autant d'expressions équivalentes de l'amour ?

  • Une église de Tournai accueille des festivités très peu catholiques autour de la mort

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    Puede ser una imagen de texto que dice "15 OCT. FESTIVAL autel des morts mexicain participatif MORT ateliers tout public concerts projections installations procession spectacle bouffe mexicaine visites QUI QUITUE maquillages spectacles lectures atelier d'écriture apéroooo fiesta! Tournai 1er NOV. achtli 20 22 SRE RE GA RA GE TAAT EVITRINE MômA LA GROTTE DEL'ESCAUT mufim"

    Puede ser una imagen de texto que dice "Durant plusieurs jours et dans différents lieux de Tournai, découvrez diverses propositions artistiques autour de la mort. Célébrez la vie en pensant a vos morts! Au centre du festival l'élaboration d'un autel des morts participatif dans la tradition mexicaine à l'église St Nicolas. Comment participer Mer. 26 Jeu. 27+ Vend. 28 OCT. 2022 àl'église Saint-Nicolas de 17Ha20H 20H On vous reçoit pour récolter ph de vos défunts, des bougi des fleurs, des crănes, des papel picado, des objets qu'ils ont aimé manger, boire, fumer, etc. pour les place sur l'autel ls puissent se servir tiendrons pour vous"

    Cet évènement aura lieu dans une église du XIIIème siècle, l'Eglise Saint-Jacques de Tournai, Belgique. Cette église est toujours en fonction pour la messe dominicale etc. Dans le cadre de la période qui précède la Toussaint, nous avions Halloween depuis plusieurs années malheureusement mais maintenant, voici qu'arrive le culte mexicain de la Santa Muerte. L'Eglise catholique condamne fermement ces pratiques, les qualifiant de "culte du diable". En 2009, elle a décrété que toute prière adressée à Santa Muerte était un pêché. Le gouvernement mexicain a refusé d'accorder au culte le statut de religion officielle, et les fidèles de Santa Muerte sont souvent assimilés à des hors-la-loi et trafiquants de drogue. Malgré cela, la dévotion populaire envers la sainte macabre ne cesse de croître.

    On pourrait espérer que l'évêque du lieu fasse preuve de plus de discernement avant d'autoriser la tenue de pareilles festivités dans une église.

  • Affaire Mortier : que dit la Cour européenne des droits de l'homme de la loi belge sur l’euthanasie ?

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    De L. Vanbellingen sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Analyse - Affaire Mortier : que dit la Cour européenne des droits de l'homme de la loi belge sur l’euthanasie ?

    04/10/2022

    Dans un arrêt rendu ce mardi, la Cour européenne des droits de l’homme considère que la Belgique a violé le droit à la vie d’une patiente euthanasiée pour cause de dépression en 2012.

    Cette affaire Mortier c. Belgique – du nom du requérant, fils de la personne euthanasiée – constituait la première affaire dans laquelle la Cour européenne des droits de l’homme était amenée à apprécier la compatibilité d’une euthanasie déjà pratiquée avec la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Tom Mortier invoquait la violation du droit à la vie de sa mère, protégé par l’article 2 de la Convention, et du droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l’article 8 de la Convention.

    Tout en considérant que les conditions prévues par la loi belge sur l’euthanasie ne sont pas contraires à la Convention, la Cour estime néanmoins que, s’agissant de l’euthanasie de la mère du requérant, le contrôle a posteriori était inopérant. De ce fait, les juges concluent à l’unanimité à la violation du droit à la vie par la Belgique, dans la mesure où les autorités n’ont pas pris les mesures positives qui s’imposaient pour protéger ce droit.

    La CEDH ne confère pas de droit à l’euthanasie, mais permet celle-ci sous conditions

    La Cour rappelle sa jurisprudence antérieure, en vertu de laquelle il n’existe pas de droit à mourir avec l’assistance d’un tiers ou de l’État (§ 119, voy. les arrêts Pretty c. Royaume-Uni et Lings. c. Danemark) au sens de la Convention. Réciproquement, aux yeux des juges majoritaires, le droit à la vie tel que consacré par la Convention n’interdit pas en soi la pratique de l’euthanasie (§ 138).

    Le juge Serghides, dans son opinion partiellement dissidente, se démarque de cette interprétation évolutive et considère que « si les rédacteurs de la Convention avaient voulu faire figurer l’euthanasie dans la liste des exceptions au droit à la vie, ils l’auraient incluse » dans la Convention, ce qui n’est pas le cas.

    En l’espèce, la Cour considère que la pratique de l’euthanasie telle que dépénalisée par la Belgique peut être considérée comme compatible avec la Convention, sous réserve du respect de trois conditions, à vérifier dans chaque cas (§ 141) :

     « l’existence dans le droit et la pratique internes d’un cadre législatif relatif aux actes préalables à l’euthanasie conforme aux exigences de l’article 2 de la Convention »

     « le respect du cadre législatif établi dans le cas d’espèce »

     « l’existence d’un contrôle a posteriori offrant toutes les garanties requises par l’article 2 de la Convention »

    Le cadre législatif belge est jugé conforme à la CEDH, y compris pour l’euthanasie en cas de dépression

    En premier lieu, selon les juges majoritaires, les conditions mentionnées dans la loi belge s’avèrent compatibles avec le droit à la vie. La Cour tient également compte des exigences supplémentaires prévues lorsqu’un patient demande l’euthanasie pour cause de souffrance psychique et non physique, alors que sa mort n’est pas attendue à brève échéance (§ 148-153). La Cour cite notamment le délai d’un mois requis entre la demande formelle d’euthanasie et l’acte d’euthanasie, ainsi que l’exigence relative à la consultation d’un médecin supplémentaire, indépendant tant à l’égard du patient qu’à l’égard du médecin traitant, et qui doit être compétent quant à la pathologie concernée (§ 151).

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  • Euthanasie : La Cour européenne des droits de l'homme condamne la Belgique

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    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    URGENT - Euthanasie : La Cour européenne des droits de l'homme condamne la Belgique

    04/10/2022

    Dans l'affaire Mortier c. Belgique (voir ICI), la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) déclare à l'unanimité que la Belgique a violé l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit à la vie, du fait de l'absence de contrôle a posteriori effectif de la légalité de l'euthanasie pratiquée sur la mère du requérant.

    Texte intégral de l'arrêt

    A lire : http://www.koztoujours.fr/tweets-euthanasie-la-belgique-condamnee-par-la-cedh

    Euthanasie pour « dépression incurable » : la CEDH ne soulève qu’un problème de procédure

    Et, sur le Figaro (Paul Sugy) :

    Euthanasie en Belgique : la CEDH dénonce une commission de contrôle défaillante

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  • L’euthanasie en Belgique, ou le véritable contre-modèle à proscrire

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    D'Henri de Soos sur gènéthique.org :

    4 octobre 2022

    Henri de Soos, juriste de formation et auteur de L’Impasse de l’euthanasie, réagit au déplacement d’Olivier Véran en Belgique.

    Le ministre du renouveau démocratique, Olivier Véran, est chargé de suivre (de contrôler ?) le bon déroulement de la convention citoyenne sur la fin de vie. A ce titre, il s’est rendu fin septembre en Belgique pour s’informer sur l’organisation des euthanasies dans ce pays. Il a choisi de rencontrer exclusivement, semble-t-il, de fervents partisans de ce dispositif. Selon le compte-rendu publié par La Croix, citant des soignants enthousiastes, « une euthanasie est un moment de grande tendresse, extraordinairement humain et fraternel », et « la loi belge est magnifique ».

    La Belgique est-elle vraiment « le modèle » qu’il va falloir imiter, si l’on en croit les préférences du président de la République ? (cf. Présidentielles : Emmanuel Macron favorable à l’euthanasie)

    Il faudrait au contraire ouvrir les yeux sur la face cachée du système, sur les ombres et les dérives que les partisans de l’euthanasies masquent soigneusement. Donnons seulement deux exemples, parmi tous ceux que j’ai déjà eu l’occasion de citer dans un récent article sur Gènéthique.

    N’est-il pas inquiétant que le nombre officiel d’euthanasies augmente sans arrêt depuis 2002, sans aucune interruption (sauf l’année 2020 à cause du confinement) ? Ces actes ont été multipliés par dix en vingt ans, atteignant 3% des décès. Les statistiques suivent la même pente que celle des Pays-Bas, 1er pays à avoir légalisé l’euthanasie : dans ce pays, le taux atteint déjà 4,5%, et le seuil de 5% sera forcément atteint dans un proche avenir. A titre de comparaison, 5% en France correspondrait à 30 000 euthanasies à réaliser chaque année ! On est loin des « cas exceptionnels » de « souffrances insupportables » dont on nous parle pour justifier de changer la loi française…

    N’est-il pas choquant que les catégories de personnes susceptibles d’être euthanasiées soient de plus en plus nombreuses ? Il y a en fait deux cas de figure :

    • Soit la loi est interprétée de façon plus laxiste par les médecins et la commission de contrôle. Sont aujourd’hui euthanasiées sans difficulté des personnes avec maladie grave et incurable mais qui ne sont pas en fin de vie, et des personnes dépressives, atteintes d’Alzheimer, ou même de « polypathologies » (expression choisie pour évoquer un cumul de problèmes de santé plus ou moins importants, mais assez fréquents au-delà de 80 ans : baisse de vue ou d’audition, rhumatismes, incontinence, fatigue « intense », etc.) ;
    • Soit la loi elle-même est changée, comme en 2014 pour l’étendre aux mineurs sans condition d’âge. Parmi les premiers cas (rares heureusement), il y a eu deux enfants de 9 et 11 ans. La Belgique est le seul pays au monde à avoir légalisé cela !

    Se réjouissant semble-t-il de ces évolutions, Olivier Véran aurait tiré cette conclusion à la fin de sa visite, à propos de l’état d’esprit de la société belge : « Avec vingt ans de recul, il y a des questions qu’ils ne se posent plus. L’acceptation de la société et des soignants est très forte ».

    Là est bien le fond du problème. Les pays qui ont ouvert la boîte de Pandore de l’euthanasie sont dans l’incapacité de la maitriser. Loin des intentions initiales affichées – permettre l’euthanasie pour des cas exceptionnels de souffrances insupportables et inapaisables en fin de vie – ces législations modifient peu à peu en profondeur les valeurs culturelles et les pratiques sociales.

    Selon l’adage bien connu, « puisque c’est légal, c’est moral ». Cela prend 20 ans, 30 ans, 50 ans, mais la conscience éthique des citoyens s’émousse et tolère, accepte, voire désire ces évolutions. L’interdit de tuer ne constitue plus un pilier fondamental de la vie en société, il n’y a plus cette digue protectrice, en particulier pour les personnes les plus fragiles. Sous la pression de proches, de soignants, de la société, elles seront de plus en plus nombreuses à se sentir obligées de se poser la question inimaginable à la fin du siècle dernier : « ne vaudrait-il pas mieux que je sois euthanasié ? »

    Comment Olivier Véran peut-il en conclure que le système belge est « hyper cadré » ? Aura-t-il le courage, et Emmanuel Macron avec lui, de regarder en face la réalité, sans se contenter des belles paroles rassurantes qu’on lui a transmises ?

  • Bruxelles, 15 octobre : projection du film retraçant l’histoire et la vie du bienheureux cardinal Iuliu Hossu victime du communisme

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    De catho-bruxelles.be :

    PROJECTION DU FILM «CARDINALUL », 15 OCTOBRE

    Invitation au film « Le Cardinal » – sous-titré en français

    Le Samedi 15 octobre 2022, à l’Église Royale Sainte-Marie de Bruxelles aura lieu la projection du film « Cardinalul », réalisé par Nicolae Mărgineanu.

    Le film révèle au grand public l’histoire et la vie du bienheureux cardinal Iuliu Hossu, en insistant tout particulièrement sur la période passée en prison suite à son incarcération par le régime communiste. Malgré les pressions incessantes à abjurer son Église, le film nous montre l’histoire d’un homme qui jusqu’au bout est demeuré fidèle à sa foi catholique.

    Après le visionnage du film, les enfants de la communauté nous réservent un petit programme artistique.

    La soirée s’achèvera par un verre d’amitié.

    L’entrée est libre. Soyez les bienvenu(e)s !

    Regarder la bande d’annonce ici.

    Date / Heure
    Date(s) - 15 octobre 2022
    18h00 - 19h00

    Lieu
    Église Royale Sainte-Marie de Bruxelles
    Pl. de la Reine
    1030 Schaerbeek

  • Horion-Hozémont, 16 octobre : journée de prière pour les vocations sacerdotales

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    Sanctuaire de l'Enfant Jésus de Prague - Horion-Hozémont, BelgiqueJournée de prières pour les vocations sacerdotales le 16 octobre 2022

    Le dimanche 16 octobre 2022, le Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague de Horion-Hozémont organise une journée de prières pour les vocations sacerdotales.

    Celle-ci sera animée par le Père Emeric Colas des Francs, Supérieur de la Société Saint Jean-Marie Vianney (Séminaire de Ars).

    Voici le programme :
    10h30 : Messe solennelle

    12h00 : Pique-nique à la salle d’accueil des pèlerins (merci de nous avertir de votre présence)
    15h00 : Pèlerinage

    Par l’intercession du Saint Curé d’Ars, que le Seigneur suscite de nombreuses vocations sacerdotales !

    Renseignements :
    Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague

    Place du Doyenné
    4460 Horion-Hozémont (Belgique)
    Le Sanctuaire est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 9h à 18h (17h en hiver)
    Secrétariat : 0032 (0)4 250 10 64
    Accueil des pèlerins (Sœurs Amantes de la Croix) : 0032 (0)4 384 40 73
    jesusdeprague.be
    contact@jesusdeprague.be

  • RDC : À l’Est, la guerre de trente ans tourne en boucle au Pays des Grands Lacs

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    « Dans « Le cri muet des collines » (**) un collectif d’auteurs revient sur la chronologie des guerres du Congo et se demande comment sortir  de la crise sécuritaire incessante qui a transformé un décor paradisiaque en effrayante réalité. Lu sur le site web « Afrikarabia » (Christophe Rigaud ») :

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    « Après deux guerres meurtrières, consécutives au génocide des Tutsi au Rwanda voisin, la République démocratique du Congo est censée être en paix depuis les accords de 2003. Seulement voilà, les armes ne se sont jamais tuent dans l’Est du pays. Une centaine de groupes armés sévit toujours dans cette vaste région, aux frontières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi. On appelle cela un conflit de basse intensité, et malgré la présence de plus de 14.000 casques bleus, les massacres continuent, les responsables de la guerre courent toujours et les victimes attendent désespérément que justice soit rendue. Dans l’ouvrage « Le cri muet des collines – Dans l’Est du Congo, la guerre tourne en boucle » * Colette Braeckman, Reed Brody, Pierre Hazan, Philippe Lardinois et Marc Schmitz analysent les trente années de chaos au Congo en se demandant pourquoi « quasi personne n’a été jugé » alors que les témoignages existent et que des enquêtes internationales ont été menées.

    Guerre des chiffres

    Colette Braeckman, sans nul doute la meilleure spécialiste du Congo, déroule le fil de « la plus longue guerre d’Afrique », de la fin du génocide au Rwanda voisin, en passant par la chute de Mobutu, l’arrivée de Laurent Désiré Kabila et la succession du fils Joseph, sur fond de massacres sans fin. La journaliste revient sur la traque des génocidaires hutu par le nouveau pouvoir de Kigali, jusque dans les profondeurs de la forêt congolaise. S’en suit la guerre des chiffres sur le nombre de morts victimes de la chasse aux génocidaires sur le sol : 5,4 millions ? 200.000 ? « Les morts du Congo, bien réels, ont été instrumentalisés » explique Colette Braeckman, dans une analyse historique très pédagogique.

    Fosses communes à Mbandaka (Coquilathville, chef-lieu de l'ancienne Province de l’Equateur ndB)

    Reed Brody, directeur adjoint de l’équipe d’enquête des Nations unies en 1997, raconte ensuite comment sa mission se retrouve entravée et bloquée par le président Kabila. Pourtant, à Mbandaka, des emplacements de fosses communes sont découverts. Dans son rapport, l’ONU explique que « des centaines de Hutu rwandais non-armés ont été exterminés par des troupes de l’AFDL, apparemment sous le commandement effectif de l’armée rwandaise (APR) ». Mais l’accueil de l’ONU est tiède et les pressions américaines sont nombreuses pour ne pas aller plus loin. « Les troupes de Kagame ont joué un rôle crucial pour mettre fin au génocide de 1994 au Rwanda, qui oserait le nier ? Mais cela ne les exonère pas d’un examen minutieux des crimes commis dans les années qui ont suivi, au Rwanda et au Congo » écrit Reed Brody.

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  • Liège : à l’église Saint-Christophe, trentième anniversaire de la présence de la Communauté africaine

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    Pour rappel, ce dimanche 2 octobre à 11h30, la messe anniversaire sera célébrée par Mgr Jean-Pierre Delville. Elle sera suivie à 14h00 d’un repas festif organisé au Collège Saint-Servais (entrée par la rue Trappé).

    L’église Saint-Christophe située au cœur de Liège, dans le quartier Saint-Gilles, est classée depuis 1837.

    Elle héberge, en plus des paroissiens, la communauté africaine de Liège qui regroupe des fidèles de plusieurs pays d’Afrique.

    La messe dominicale est assurée par un prêtre africain, accompagné par une chorale africaine qui donne aux célébrations une ambiance non seulement festive mais aussi recueillie comme le montre cette vidéo de l’adoration eucharistique:

  • Liège, 6 octobre : "Et si Dieu existait"; grande conférence avec Olivier Bonnassies et Michel-Yves Bolloré

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  • "Kant est la marâtre de l’agnosticisme contemporain" (Philo à Bruxelles, 18 octobre)

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    Kant, marâtre de l’agnosticisme contemporain

    ou : Comment conserver la santé mentale avec une belle-mère métaphorique, mais néanmoins encombrante ?

    De quoi sera-t-il question ? D’un sujet grave et sérieux, pour commencer, et strictement philosophique celui-là. Qui d’entre nous a lu Kant ? Moi certes un peu, quand je le devais et que je parvenais à garder les yeux ouverts devant le dénuement glacé et l’accablante technicité de sa prose, que j’avoue cependant ne connaître que par traduction interposée. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu Kant pour être kantien : ce sera le sujet de notre première conférence. Pour le dire d’un mot, Kant est la marâtre de l’agnosticisme contemporain, l’éminence grise qui, en coulisses, rend compte d’un état d’esprit largement répandu chez nous, Occidentaux, qui, à cause de Kant, nous sommes si universellement murés dans un scepticisme qui ne nous empêche pas de dogmatiser.

    De Dieu, diront en effet beaucoup de nos contemporains avec l’aplomb de ceux qui détiennent un savoir certain, de Dieu nous ne pouvons pas dire s’il est ou s’il n’est pas. Dogmatisme et scepticisme. S’agit-il de deux postures contradictoires ? Pas du tout : nous verrons, en effet, comment la pensée de Kant explique la catastrophe agnostique contemporaine. Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir ; et nous sommes, nous, beaucoup plus kantiens que nous ne l’imaginons. Heureusement, on peut sortir de l’impasse kantienne par le haut, en particulier avec l’aide de saint Thomas : le Docteur d’Aquin, le « génie intelligent » (pour reprendre l’expression du P. dominicain Charles-Damien Boulogne), nous prescrira le remède qui nous permettra de ne pas étouffer en demeurant confinés avec l’envahissante marâtre de Königsberg.