
Belgique
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Liège, 6 juin : Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement
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Il y a 85 ans : la mort du petit Herman Wijns, "l'enfant prêtre"

De Jérôme BOURBON dans RIVAROL 3710 du 27 mai 2026 page 11 (via le Forum catholique) :
Les 85 ans de la mort d’Herman Wijns (15 mars 1931-26 mai 1941), le petit prêtre de Merksem
CE 26 MAI 2026, à 19h30, cela fait très exactement quatre-vingt-cinq ans qu’est mort en odeur de sainteté le petit Herman Wijns, un enfant flamand de dix ans d’une piété exceptionnelle, un apôtre de la Sainte Messe et du Sacerdoce. A une époque où triomphent l’erreur, le vice et toutes les laideurs, où l’apostasie est universelle, il est réconfortant de connaître— ou de se remémorer — la magnifique et brève vie du « petit prêtre de Merksem ». Car cette histoire ne date pas de plusieurs siècles mais se passe au XXe, pendant l’entre-deux-guerres et au début du deuxième conflit mondial. Herman aurait aujourd’hui quatre-vingt-quinze ans, ce qui est un âge avancé mais possible, le Bon Dieu a préféré le conduire dès 1941 dans son Royaume où il intercède pour tous ceux qui lui demandent des grâces, des faveurs, des bienfaits. Et ceux-là ne manquent pas, à en juger par le nombre des ex-voto — 1400 ! — sur sa tombe au cimetière de Merksem.Herman Wijns naît le 15 mars 1931. C’est l’enfant unique de Josef Wijns et Johanna Dens, un couple flamand jeune et dynamique de familles profondément chrétiennes marié depuis cinq ans et qui, malgré son ardent désir, n’a pu avoir d’enfants plus tôt. Après la naissance d’Herman, à la suite d’une intervention chirurgicale de Madame Wijns, le médecin prévient que le couple n’aura plus jamais d’enfant. Herman restera donc leur fils unique. Sur l’avenue Breda à Merksem, un quartier d’Anvers, les Wijns sont propriétaires d’une grande boucherie et emploient sept commis. Las, en 1937, le malheur frappe la famille. Généreux, Josef Wijns s’est porté garant pour une connaissance qui voulait ouvrir un grand commerce. A cause de la crise, ce commerce fait faillite. Par désespoir et faiblesse humaine, l’homme se suicide. Ainsi, les difficultés retombent sur les épaules de M. Wijns. Il est rendu financièrement responsable. Puisqu’il n’a pas assez d’argent, il est obligé de vendre en catastrophe sa boucherie pour payer les dettes. Et c’est ainsi que le père Wijns se trouve pratiquement d’un jour à l’autre dans la rue avec son épouse et son enfant. Il est chômeur. La famille, autrefois aisée, se retrouve dans la misère. Herman ne se plaint pas. Pas même lorsqu’il est privé de pain à table et qu’il a faim. Cette épreuve familiale fait grandir sa vie spirituelle qui se développe et s’épanouit. Herman se retire chaque soir dans sa chambre pour prier longuement, intensément. Il récite trois chapelets tous les jours, se rend à la messe quotidiennement. Une fois, sa mère le découvre endormi, agenouillé devant son lit, le Rosaire dans une main, son livre de prières dans l’autre. A sa question : « Mais qu’est-ce que tu fais si longtemps devant ton lit ? », Herman répond, la main gauche sur la poitrine et la main droite levée, le petit doigt désignant le Ciel : « C’est une chose entre moi-même et là-haut, Maman. ». Sa Première communion, le 14 juin 1937, à six ans, est le plus beau jour de sa vie. Quand il entre, avec ses camarades dans la chapelle de son école catholique, l’Institut Saint Edouard, dont il est l’élève studieux, gai, serviable et courageux depuis l’âge de cinq ans, il se sent au Ciel. L’autel rayonne de lumière et est superbement décoré avec des roses et des hortensias blancs. Puis Herman deviendra Croisé eucharistique et sera heureux et fier d’en porter l’insigne.
“PRÊTRE, SINON RIEN !”
A son père qui lui demande ce qu’il veut faire plus tard, Herman répond nettement : « Prêtre, Papa, sinon rien ; d’abord, servant de messe, puis, prêtre ! » Lorsque Herman est enfin admis au service de la messe, il s’acquittera de cette fonction avec un sérieux et une piété remarquables, ne reculant devant aucune difficulté, aucune souffrance. Il sert la messe de six heures du matin et doit se lever tous les jours à 5 heures 30. Un jour, à cause du froid, il a des engelures qui le font atrocement souffrir. Les douleurs très vives dureront deux mois. Malgré les recommandations de ses parents qui l’encouragent à rester à la maison, il prend à pied chaque matin le chemin de l’église. Car il ne veut ni ne peut renoncer « à sa messe et à sa communion ». Alors qu’il fait encore nuit, l’hiver, une lampe dans une main, son chapelet dans l’autre, il avance péniblement dans la neige. Il tombe plusieurs fois, son pied heurtant une pierre. Il se relève, grimace de douleur mais continue son chemin jusqu’à l’église. Il sert consciencieusement la messe, le célébrant ne remarque rien. Les vraies douleurs sont muettes. Jésus Eucharistie le réconforte. Contrairement à ce que pensent souvent les non-croyants, le chrétien ne demande pas dans la sainte communion l’oubli mais la force. La force d’accomplir son devoir d’état, de faire face aux difficultés et épreuves de la vie, la force d’obéir, de faire la volonté de Dieu. De prier avec ferveur. Or, ce n’est pas facile de prier, ce l’est encore moins de bien prier. C’est une grâce qu’il convient d’implorer tant il est vrai qu’il faut demander pour recevoir, chercher pour trouver, frapper pour que le Bon Dieu nous ouvre. -
Bruxelles (Cambre), 5 juin : Grande procession des enfants pour la fête du Saint-Sacrement
Grande procession des enfants le vendredi 5 juin prochain (tous âges sont naturellement admis même sans enfants)Les enfants qui arrivent avant 17h30 auront tous un rôle.Procession dans les jardins et le cloître de l'abbaye suivi d'un grand goûter avec même des frites et des glaces! -
Pentecôte : les sept dons de l’Esprit ou l’Échelle intérieure
Plus de sept siècles avant la naissance de Jésus, le prophète Isaïe parle ainsi du Messie : “Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété ; et l’esprit de crainte du Seigneur le remplira” (Is. 11, 2-3).Cette mystérieuse énumération ne s’applique pas seulement au Fils de Dieu incarné, elle propose à notre humanité une voie de sanctification, car nous sommes invités à recevoir les mêmes dons, à gravir les mêmes échelons spirituels pour progresser sur le Chemin, dans la Vérité, vers la Vie. Comme l’écrit Dom Prosper Guéranger dans son Année liturgique (qui a inspiré la substance de ce texte) : “L’humanité de Jésus est le type surnaturel de la nôtre, et ce que l’Esprit-Saint a opéré pour la sanctifier doit en proportion avoir lieu en nous”.
On vient de le lire, la première liste des dons de l’Esprit est descendante ; Isaïe décrit le Messie comme s’il le voyait d’en haut, commençant par la sagesse et terminant par la crainte. Or, le rédacteur inspiré du livre des Proverbes affirme que “la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse” (Prov. 9, 10), comme s’il contemplait les mêmes dons de l’Esprit d’en bas, depuis le sol de notre nature humaine, là où l’aventure spirituelle commence...
Posons le pied sur le premier échelon : la crainte de Dieu. Cette crainte n’est en rien de la peur ou de la défiance vis-à-vis de Dieu ; au contraire, elle exprime la situation initiale objective de la créature face au Créateur : la petitesse. Considérant l’infinité de Dieu, l’homme ne peut que reconnaître d’emblée sa propre insuffisance, ses carences, son péché. La vision du sommet d’une très haute montagne, l’infini des mathématiques ou le ciel étoilé peuvent donner une idée du rapport initial qui s’établit entre Dieu et celui qui le découvre. La vertu primordiale pour entamer et poursuivre jusqu’au bout le voyage spirituel est donc l’humilité. Lestée de son orgueil natif, l’homme peut entamer avec confiance son ascension, sûr que Jésus-Christ le précède tout au long du parcours, car s’il a pris notre condition humaine, c’est pour nous entraîner à sa suite. Il a reconnu le parcours, l’a balisé, équipé de relais...
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A Liège : la célébration de la Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026
Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)
La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.
- La Fête-Dieu en bref
- Tout le programme des festivités : ci-dessous
- Confrérie du Saint Sacrement : comprendre et rejoindre
- Qu’en disent les papes ?
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Le jeudi de la Fête-Dieu en une minute :
Programme complet de la Fête-Dieu à Liège
Dimanche 31 mai
19h30: projection du Film Sacré-Coeur, au collège saint-Louis
Accès direct à la billetterieLundi 1 juin
19h30: projection du Film « Maximilien Kolbe », au collège saint-Louis
Accès direct à la billetterieMercredi 2 juin
18h00 : Messe solennelle de la fête de la bienheureuse Eve de Saint-Martin, basilique saint-Martin
19h00 : inauguration de l’exposition sur la « théologie de la Fête-Dieu par Benoit XVi – Joseph Ratzinger » du jeudi 2 juin au mardi 30 juin à l’église du Saint-Sacrement.
Mercredi 3 juin
9h00-17h00 : Journée d’adoration chez les sœurs de Notre-Dame des Anges, Rue E. Vandervelde 67.
Jeudi 4 juin – Journée de la Fête-Dieu
9h30 Laudes par la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.
10h00-18h00 Journée d’adoration à Saint-Martin; De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.
19h00 780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront également présents, voyez la page de l’évènement.
20h15 Procession solennelle des peuples du monde « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.
21h00-24h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix, Cathédrale Saint-Paul.
Toute la nuit : nuit d’adoration à la cathédrale.
Vendredi 5 juin
9h Eucharistie à la cathédrale Saint-Paul, et introduction à la journée d’adoration.
10h-17h Journée d’adoration, Cathédrale Saint-Paul, animée par le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL).
12-14h : Adoration du Saint-Sacrement à l’Eglise du Saint-Sacrement.
Samedi 6 juin
9-17h : Journée d’adoration en divers endroits du diocèse et dans les sanctuaires du jubilé.
9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.
11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège
15h Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux (forme extraordinaire)
18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement et vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.
Dimanche 7 juin
Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.
A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.
9-17h : Messe de la Fête-Dieu et journée d’adoration au Sanctuaire de Sainte-Julienne du Mont-Cornillon avec les sœurs clarisses et le béguinage.
10h : Eucharistie de la Fête-Dieu, à la cathédrale de Liège
Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon
8h00 : messe du dimanche de la Fête-Dieu
9h00-17h00 : adoration eucharistique, avec les sœurs clarisses
12h00 : Banquet de la Fête-Dieu
14h00-17h00 : Fête des Familles et des enfantsSanctuaire Notre-Dame de Banneux
10h30 Messe internationale
14h00 Procession du Saint Sacrement dans le Sanctuaire suivie du Salut et la Bénédiction des malades,
16h00 Messe en français -
Le pape Léon XIV a accepté la démission de Mgr Jean-Pierre Delville de son poste d'évêque de Liège
Du service communication du diocèse de Liège :
Le pape Léon XIV a accepté la démission de Mgr Jean-Pierre Delville de son poste d'évêque de Liège.
Le Saint-Père, le pape Léon XIV, a informé Mgr Jean-Pierre Delville que sa démission de la charge d'évêque de Liège avait été acceptée, mais qu'elle ne prendrait effet qu'après la nomination de son successeur. Il l'a remercié pour ses services rendus à l'Église.
Dans l’intervalle, le Pape a chargé le Nonce apostolique en Belgique, Son Excellence Monseigneur Franco Coppola, de mener une consultation publique concernant la nomination du successeur. Toute personne souhaitant exprimer son avis à ce sujet peut le faire en contactant le Nonce (*).
La durée de ce processus peut varier, mais il faudra au moins plusieurs mois avant la nomination du 93e évêque de Liège. Dans l'intervalle, Mgr Delville demeure évêque de droit et exerce pleinement sa mission de pasteur du diocèse.
Prions à la veille de la Pentecôte pour que le Saint-Esprit éclaire notre Église locale dans ce processus de consultation et guide les pas de notre futur évêque.
(*) Nonciature apostolique, Avenue des Franciscains 9, 1150 Uccle na.belux@diplomat.va
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Un catholicisme en déconstruction
De Paul Vaute sur Le Passé belge :
Un catholicisme en déconstruction
Sa minorisation dans notre société a conduit de nombre d’organismes et de personnalités à s’engager dans la voie du pluralisme ou à chercher des ajustements avec les idéologies dominantes, quitte à se distancier du magistère ecclésial. Mais il y eut aussi, même si elles peinaient à se faire entendre, des voix pour prôner la résistance (1945-)
D’un rapport d’activités publié en 2023 par l’Eglise de Belgique, il ressort que la moitié de nos compatriotes se déclarent catholiques [1]. Dans les années 1970, selon l’European Value Study, ils représentaient pas loin de trois quarts de la population (72 %). Le même rapport estime à près de 9 % la proportion des Belges qui se rendent au moins une fois par mois à une célébration religieuse. Les sociologues Liliane Voyé et Karel Dobbelare en avaient dénombré moins de la moitié en 2012: seulement 4 % [2].
Paradoxalement, cette bérézina n’affecte pas ou très peu les principales composantes du pilier catholique – syndicale, mutualiste, scolaire, universitaire… Les chiffres ne peuvent toutefois masquer que le rapport de ces structures à la foi fait l’objet d’interrogations et qu’un pluralisme de fait s’est imposé en leur sein. Même parmi bon nombre de fidèles pratiquants, la prise de distance à l’égard des enseignements du magistère ecclésial, surtout quand ils vont à rebours des idéologies dominantes, a été établie par maintes enquêtes d’opinion. On a pu forger à leur propos le concept de « catholaïques » . C’est principalement à l’étude de ces transformations du paysage religieux que s’est consacrée Cécile Vanderpelen-Diagre, professeur d’histoire contemporaine à l’Université libre de Bruxelles [3].
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Message du vicaire général du diocèse de Gap-Embrun à l’occasion de la messe de départ de Monseigneur André Léonard
Messe de départ de Monseigneur André Léonard
16 mai 2026Message du père Jean-Michel Bardet, vicaire général du diocèse de Gap-Embrun, à l’occasion de la messe de départ de Monseigneur André Léonard, évêque émérite de Namur et archevêque émérite de Malines Bruxelles – Savines-le-Lac – Samedi 16 mai 2026.
Monseigneur,
En 2015, lorsque vous répondiez positivement à l’invitation de l’évêque de Gap d’alors – Mgr Jean-Michel di Falco Leandri – de venir résider dans le département des Hautes Alpes, vous aspiriez sans doute à un temps de retraite paisible, et mérité.C’était peu vous connaitre que de penser que pour vous la retraite consisterait à profiter du soleil et de l’air sec des Alpes du Sud. De fait, durant plus de 10 ans, votre présence parmi nous aura été l’occasion de manifester votre âme de Pasteur auprès des pèlerins de Notre Dame du Laus, des paroissiens du Savinois, et sans doute bien d’autres personnes.
En effet, au sanctuaire tout d’abord vous avez participé au ministère des Chapelains avec zèle et passion pour le Christ, au service de la Grâce du Laus où la tendresse de Marie se fait proche. Les prêtres du diocèse se souviennent sans aucun doute de la retraite que vous leurs aviez prêchée ; et les pèlerins auront pu savourer au long de ces années votre très beau charisme de prédicateur.
Puis vous avez accepté de partager votre temps en prenant pied au bord du lac, à Savines, pour apporter votre soutien à la Pastorale de ce secteur paroissial. D’archevêque, vous deveniez « vicaire paroissial », ce que vous aimiez souligner avec humour et humilité, ajoutant votre prénom à ceux de trois autres confrères, les pères André Bernardi et André Foy. (Je me demande parfois pourquoi nous n’avons pas donné comme St Patron à la nouvelle paroisse du savinois : St André !)
A 80 ans, vous avez – comme l’on dit à la capitainerie – « réduit la voilure », en vous recentrant sur ce ministère paroissial, et sans aucun doute sur vos lectures érudites des ouvrages de votre bibliothèque, apportant aux paroissiens votre connaissance des Mystères de la Foi, et les renforçant dans leur vie spirituelle. (Je parle volontiers à cet instant en tant que curé de Briançon : merci encore pour la récollection que vous nous aviez prêché en introduction à la Semaine Sainte, et merci pour ces temps de partages simples et heureux avec les confrères au presbytère à cette occasion)
Comme pour tout un chacun, il y a habituellement deux temps de retraite : le premier est actif – autant que nos forces physiques nous le permettent ; le second est plus contemplatif, et c’est sans doute cette nouvelle période qui s’ouvre aujourd’hui pour vous, avec ce retour vers votre Belgique natale.
Avant d’entrer dans l’Eucharistie, je voulais très simplement, au nom des fidèles du Diocèse de Gap-Embrun et de notre Evêque, vous remercier pour la place que vous avez tenue parmi nous avec générosité et passion. Que le Seigneur puisse toujours vous soutenir, ainsi que Veerle votre soutien fidèle et précieux, dans cette profonde confiance en la présence du Seigneur « tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».
Père Jean-Michel Bardet, vicaire général
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Saint Servais, évêque de Tongres (13 mai)
De Joseph Grandjean sur un site consacré à l'histoire de la principauté de Liège :

Saint Servais
Après la mort de St Materne, évêque de Cologne, vers 328, son diocèse fut démembré en plusieurs autres dont ceux de Cologne, Tongres et Cambrai. En érigeant le nouveau diocèse de Tongres, on lui donna pour limite la circonscription civile de la cité et c’est vers 344 que St Servais occupa pour la première fois son siège. Des documents authentiques nous révèlent en lui un homme de premier plan, un pasteur qui ne se contentait pas de régir son troupeau, mais se préoccupait des intérêts de l’Eglise universelle, il fut un défenseur acharné de la vraie doctrine. C’est dans les controverses ariennes que St Servais se distingua car il y joua un rôle essentiel.
Rappelons que le Concile de Nicée, de 325, qui définissait la divinité de la seconde personne de la Trinité, condamna formellement les théories d’Arius. Mais les Eusébiens, appelés ainsi du nom du principal évêque arianisant, Eusèbe de Nicomédie, arrachent à l’empereur Constantin le rappel d’Arius, exilé, et la proscription du champion de l’orthodoxie nicéenne, Athanase, évêque d’Alexandrie. C’est notamment lors de son exil qu’Athanase fit à Trèves, un séjour resté célèbre.
Après la mort de Constantin, en 337, son empire est divisé entre ses trois fils Constantin II, Constance et Constant. Constantin II est assassiné rapidement ; Constant, partisan de l’orthodoxie défendue au concile de Nicée devient empereur d’Occident, tandis que Constance, fervent de la doctrine d’Arius, est nommé empereur d’Orient.
En 339, au synode d’Antioche, les évêques orientaux déposent Athanase. Mécontent, Constant, réclame à son frère Constance, la réunion d’un nouveau concile des deux Eglises afin de confirmer les conclusions de Nicée. Ce concile eut lieu à Sardique (Sofia), en 343 et, malgré l’opposition des Eusébiens, le symbole de Nicée y fut confirmé et Athanase y fut absous et rétabli sur son siège. St Servais, évêque de Tongres, assista à ce concile en compagnie de Maximin de Trèves et d’Euphrate de Cologne. Il figure également sur la liste des 282 évêques favorables à la cause d’Athanase.
Après le concile de Sardique, Vincent de Capoue et Euphrate de Cologne sont chargés par l’empereur Constant de se rendre chez son frère afin d’obtenir de lui la fin de la persécution contre les catholiques en Orient. Ils réussirent dans leur mission, cependant Euphrate, après son retour, est accusé lui-même d’arianisme et déposé par le concile de Cologne, en 346. A cette assemblée, St Servais aurait déclaré, avec d’autres évêques, qu’Euphrate n’était plus digne de l’épiscopat.
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A propos du Miracle eucharistique de Bruxelles; une page définitivement tournée ? Lettre ouverte co-signée par plus de 100 chrétiens
A propos du Miracle eucharistique de Bruxelles.
Une page définitivement tournée ?
Lettre ouverte co-signée par plus de 100 chrétiens
Au surlendemain d’une cérémonie troublante
Elle était attendue par les uns, redoutée par les autres. Les conclusions tirées de la conférence (loin d’être impartiale) ont confirmé les inquiétudes de nombreux fidèles. Les autorités diocésaines ont choisi de remettre en question non seulement une dévotion portée durant cinq siècles par des générations de croyants, avec les fruits spirituels abondants qu’elle a suscités, mais aussi la reconnaissance d’un miracle accordée par une succession ininterrompue de décrets pontificaux et épiscopaux.
Tout s’est terminé dans une étreinte émue entre le grand Rabin Guigui, Mgr Terlinden et Mgr Jean Kockerols, évêque référendaire pour le judaïsme.
Vraiment terminé ?
Le communiqué pastoral demeure en effet hésitant dans sa formulation. Il y est question de ne plus « promouvoir » ni la mémoire ni le culte lié à ce qui est désormais qualifié de « prétendu miracle ». Plus loin, le texte évoque le fait de ne plus « favoriser de démonstration publique ». Sur le blog de l’abbé, il est question « ne plus encourager, et même de ne plus permettre aucune dévotion publique à ce soi-disant "miracle du Saint-Sacrement ». Dans les faits, beaucoup comprennent qu’il est désormais interdit de parler de ce qui est devenu une « légende - car, définitivement, c'en est une ! - du miracle eucharistique », poursuit-il.
Le conférencier a défendu l’idée que les événements rapportés relevaient d’une hallucination collective : quand on veut voir ce qu’on veut voir on finit par le voir.
La raison invoquée par les détracteurs du miracle est l’impossibilité qu’il y aurait de parler de ce miracle eucharistique sans risquer d’alimenter des formes de discrimination ou d’hostilité antisémite.
Pour de nombreux fidèles attachés à cette mémoire, telle n’a pourtant jamais été la signification de cette dévotion. Ce qui importe à leurs yeux n’est pas l’identité des profanateurs, mais l’appel spirituel contenu dans la contemplation du Christ que nous avons crucifié, comme dit saint Paul. Ils y voient une invitation à reconnaître leurs propres péchés, à accueillir la miséricorde de Dieu dont le Sang est le signe, pour eux-mêmes et le monde entier. À leurs yeux, cette dévotion est d’abord une démarche de foi et d’amour, non d’hostilité envers quiconque.
Comme l’écrivait en 1980 Mgr Raffaello Martinelli, alors officiel de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : « même si personne n’est obligé d’y croire, le chrétien sera respectueux à l’égard du miracle eucharistique dont l’authenticité a été reconnue par l’Église ».
C’est, au fond, tout ce que demandent la centaine de signataires de la lettre ouverte ci-dessous ainsi que la signataire du recours canonique introduit auprès de Mgr Luc Terlinden, dont vous pourrez lire le contenu en substance ci-après.
- Lettre ouverte co-signée par une centaine de chrétiens, profondément blessés par la cérémonie du 22 avril 2026 à la cathédrale des Saint-Michel et Gudule à Bruxelles
« Nous souhaitons exprimer, avec gravité et respect, le trouble profond ressenti par de nombreux chrétiens, mais aussi par d’autres citoyens, à la suite de la cérémonie organisée le 22 avril à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule.
Ce malaise s’inscrit dans un contexte plus large, où beaucoup sont déjà éprouvés par les persécutions anti-chrétiennes observées aujourd’hui dans diverses régions du monde. Dans ce climat, la cérémonie a été perçue non comme un geste d’apaisement, mais comme une source supplémentaire de blessure.
Une première interrogation concerne la réitération d’une demande de pardon à l’égard du peuple juif déjà formulée par le cardinal Suenens lors d’une cérémonie qui eut lieu le 17 novembre 1977 à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule avec leurs autorités en Belgique. Dans la foi catholique, un péché confessé et pardonné n’appelle pas à être publiquement répété sans motif nouveau clairement établi. Dès lors, pourquoi cette répétition aujourd’hui ? Beaucoup y ont vu une démarche unilatérale, ne tenant pas compte des blessures que des chrétiens peuvent également ressentir, notamment au regard de faits contemporains d’hostilité envers leur foi. Cette asymétrie est difficilement comprise et suscite une attente légitime d’explication, voire de réparation.
D’autres motifs de trouble tiennent au choix du conférencier le père jésuite, Robert Godding, directeur des Bollandistes et ami du doyen Benoit Lobet. Il reconnait ouvertement ne pas croire aux miracles eucharistiques de Bruxelles. Pas davantage aux autres en fait. « Je crois qu’aucune hostie n’a jamais saigné » dit-il (Cathobel 23-04-26). Dans ces conditions, la conférence ne pouvait qu’être orientée, tendant à convaincre l’auditoire, en grande partie juif, qu’il s’agissait d’une construction à caractère antisémite.
Plus largement, la conférence a donné le sentiment d’un discours à sens unique, insistant sur les souffrances du peuple juif, réelles et incontestables, mais sans contextualiser les faits.
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Vincent Dujardin publie un livre évènement sur le règne du Roi Baudouin
Du site de l'UOPC :
Nous aurons le plaisir de recevoir l’historien belge Vincent Dujardin pour son livre événement : « Baudouin. Un roi face aux crises de son temps » :

Grâce à l’accès exceptionnel aux archives du roi Baudouin jusque-là inédites, à ses carnets personnels, à de nombreuses autres archives et à des témoignages de première main (entourage familial dont la reine Fabiola, anciens (Premiers) ministres, chefs de cabinet du roi, Jacques Delors, Benoît XVI,…), cet ouvrage de référence livre de nombreuses révélations et lève des zones d’ombre, depuis son enfance, marquée par la guerre et la souffrance, jusqu’aux circonstances exactes de son décès brutal.
Pourquoi les conclusions de l’affaire Lumumba doivent-elles être fondamentalement revues? Quels liens entretenait le roi avec les dirigeants de son temps, tels de Gaulle, Habyarimana, Franco, Mobutu, Sadate, Gorbatchev, Bush, Elizabeth II, Juan Carlos, le Shah d’Iran, le président chinois, l’empereur du Japon, Mitterrand, ou Jean-Paul II ?
Quelle influence a exercé son père, Léopold III, ou sa belle-mère, la princesse Lilian sur le jeune roi ? Comment a-t-il rencontré la reine Fabiola ? Comment a-t-il vécu les semaines qui ont précédé sa décision de ne pas sanctionner la loi sur l’avortemen t? Comment a-t-il pesé dans le dénouement de la « grève du siècle » de 1960 ou dans les débats institutionnels belges ?
Qui était l’homme auquel des centaines de milliers de Belges ont rendu hommage avant ses funérailles grandioses rassemblant des dirigeants venus du monde entier ? Fruit d’une enquête menée durant 20 ans à travers la Belgique, l’Europe (France, Royaume-Uni, Espagne, …) ou les États-Unis, cet ouvrage propose une immersion au cœur des secrets d’un règne d’exception.
De son côté, l'abbé Michel de Sivry (FSSPX) s'interroge sur l'héroïcité des vertus du Roi.
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La communauté des jésuites de Liège bientôt fermée
Après Mons, Charleroi, Verviers..., c'est à présent la communauté jésuite de Liège qui va fermer ses portes. Cette page qui se tourne ne devrait pas laisser indifférents tous ceux qui ont été formés par les "bons pères" au Collège Saint-Servais. C'est sans doute une fatalité à laquelle on a du mal à se résigner mais la réalité est là avec des vocations qui se raréfient et des effectifs qui vieillissent... On ne peut pourtant que déplorer l'extinction de ces communautés dont l'enseignement a produit tant de fruits chez de nombreuses générations d'élèves mais qui ont aussi participé à la vie intellectuelle et culturelle des cités où elles étaient établies. Faut-il considérer que leur disparition est aussi un des fruits du "nouveau printemps de l'Eglise" ?
De Vincent Delcorps sur cathobel :
Les jésuites s’apprêtent à fermer une nouvelle communauté en Belgique…
Les communautés jésuites belges francophones appartiennent à la Province d'Europe Occidentale Francophone (EOF). Le provincial, le Belge Thierry Dobbelstein, a pris la décision de fermer la communauté de Liège. "Mais la tradition pédagogique jésuite continue", insiste-t-on.
Le 13 juin prochain sera une date importante pour la Compagnie de Jésus: ce jour-là, un temps d'action de grâce se tiendra pour rendre hommage aux jésuites qui, au fil des siècles, ont assuré une présence dans la ville de Liège. Dans la foulée, la communauté de Liège sera fermée.
Une présence séculaire
C'est loin dans le passé qu'il faut se plonger pour trouver trace des premiers jésuites dans la Cité ardente. "Pierre Canisius [religieux néerlandais, l'un des premiers membres de la Compagnie de Jésus, ndlr] y résida un certain temps et un collège fonctionnait en 1582", relit André Moreau, actuel supérieur de la communauté. "En 1616, les jésuites anglais en exil y fondèrent le 'Collège des Anglais'. Saint Servais, premier évêque de la principauté de Liège, fut choisi comme patron d’un collège que les jésuites reprirent en 1838. En 1892, fut créé le collège Saint-Louis, avec une église riche en fresques de saints jésuites."
Au fil des siècles, et jusqu'à aujourd'hui, la mission des jésuites dans la ville s'est particulièrement exprimée dans trois types d'engagement : l'éducation (en particulier à travers l'Institut Gramme et le Centre scolaire Saint-Benoît-Saint-Servais), la mission spirituelle et l'engagement social.
Un temps d'action de grâce
Le 13 juin, l'invitation est large: élèves, anciens élèves, membres du corps enseignant, habitués de l’espace Loyola et fidèles de la chapelle Saint-Joseph... Tous sont invités à rendre grâce. A 18h, une messe d'action de grâce se tiendra en l'église Saint-Christophe. S'ensuivra une séance académique ("L’éducation jésuite d’hier à demain – Plus de 450 ans d’histoire à Liège") au 104 de la Rue Saint-Gilles.
Si les jésuites s'apprêtent à quitter Liège, "la tradition pédagogique jésuite continue", insiste-t-on dans les rangs de la Province EOF.
Encore six communautés
La fermeture de la communauté jésuite de Liège intervient cinq ans après la fermeture de la communauté jésuite de Charleroi. Les jésuites restent toutefois encore bien implantés en Belgique francophone. Ils seront ainsi encore présents à Bruxelles (Saint-Michel, La Viale et La Colombière), Namur (Communauté Notre-Dame de la Paix), Wépion (La Pairelle), et Louvain-la-Neuve.
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