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"Le christianisme n'est pas à vendre"

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Lu sur De Standaard : 

18 août 2021

p. 26 : Le christianisme n'est pas à vendre

Opinion de Monseigneur Johan Bonny :

Dans le document de vision du gouvernement flamand, l'usage pastoral ou ecclésiastique d'un bâtiment d'église est à peine mentionné, au contraire. S'il est mentionné (à la toute fin, d'ailleurs), c'est de façon négative : l'usage ecclésiastique est vu comme un obstacle à la réaffectation par le pouvoir civil. Dans le cas de la réaffectation d'une gare, d'un cinéma ou d'un théâtre, ce langage serait approprié, mais pas pour un bâtiment religieux. Les évêques ont toujours insisté - et continueront à le faire - sur le fait que les bâtiments d'église sont des édifices sacrés et, en tant que tels, méritent le respect, également en cas d'utilisation secondaire ou de réutilisation. ... le christianisme n'est pas en vente. Ce que les juifs ne peuvent imaginer dans une synagogue, les musulmans dans une mosquée ou les francs-maçons dans un temple de la Loge, les chrétiens ne peuvent l'imaginer dans une église. Le respect mutuel s'applique à tous et, in fine, par fidélité à la tradition chrétienne qui, par la nature même de son message, donne la priorité au social sur le privé, au non-profit sur le profit, au commun sur le privé. Bien sûr, toute activité a un aspect social, mais tout aspect social ne profite pas à la société dans son ensemble. 

Commentaires

  • Non, le christianisme n'est pas à vendre et le sacré non plus. Dès lors, n'importe t-il pas de se mobiliser chaque fois qu'un église risque de perdre son identité? Outre la dimension cultuelle (qui est primordiale), ne serait-il pas temps de réaliser que ces édifices ont aussi une dimension culturelle et qu'ils appartiennent à notre mémoire? Préserver notre passé n'est-il pas fondamental pour bâtir notre avenir? En Europe, nous avons la chance de pouvoir voyager non seulement dans l'espace mais aussi et surtout dans le temps. Pour que cette chance puisse perdurer, pour que cette richesse demeure intacte, comment accepterions-nous les méfaits de ceux qui veulent faire table rase de notre passé? Ayant toujours pensé que l'art est le reflet de l'âme d'une société, je ne vois pas comment le monde dans lequel nous vivons ne serait pas profondément malade, ni comment je devrais considérer que le "rap" est un plus par rapport à un J-S Bach. Vous avez dit "décadence"?

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