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Patrimoine religieux

  • Le Linceul de Turin a été pendant des siècles le seul cliché en négatif au monde

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    D'Olivier Bonnassies sur 1000 raisons de croire :

    Le Linceul de Turin a été pendant des siècles la seule image en négatif au monde

    Le concept de « négatif photographique » n’a été inventé qu’au XIXe siècle, quand Nicéphore Niepce a pris la toute première photo. Sur le sel d’argent qu’il avait mis en face de la lentille recevant l’image de sa maison, s’est en effet imprimée une image tout à fait inattendue : les noirs étaient blancs, les gris clairs étaient gris foncé et inversement. On n’avait jamais vu ça, personne n’y avait jamais pensé, et il a fallu trente ans pour trouver un procédé permettant de retrouver une image en positif à partir de ce négatif. Ainsi, avant le XIXe siècle, on ne connaît, dans l’histoire du monde, aucune image d’aucune sorte qui soit en négatif, sauf une seule : celle qui est imprimée sur le Linceul de Turin. Comment expliquer cela ? D’où cette image peut-elle alors venir ? En réalité, seules la Passion et la Résurrection du Christ peuvent expliquer cette image qui est donc une preuve supplémentaire de la vérité de la foi chrétienne.


    Les raisons d'y croire

    • L’image en négatif ne peut avoir une cause humaine, puisque ne pouvant être conçue, elle était inconcevable.
    • Elle ne semble pas non plus avoir une cause naturelle commune, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouverait alors dans l’Histoire d’autres images proches ou comparables... Or, il n’y en a strictement aucune. Absolument rien.
    • N’étant ainsi a priori ni humaine, ni naturelle, la cause de production de l’image du Linceul est donc très logiquement surnaturelle. Et l’argument décisif est que cette représentation, absolument unique et singulière, implique impérativement une cause également unique et singulière.
    • On constate, en plus, que l’image est aussi la seule à décrire admirablement un grand nombre de détails de la Passion du Christ, dont beaucoup étaient inconnus ou inconcevables au Moyen Âge. Tout est donc cohérent avec l’explication de l’authenticité du Linceul.
    • En conclusion, l’événement de la Passion et de la Résurrection du Christ apparaît comme le seul événement absolument singulier qui explique de façon rationnelle, cohérente et logique la production de cette image unique.

    En savoir plus

    L’Association Marie de Nazareth a publié à ce sujet une petite étude, une vidéo YouTube et une présentation  montrant que tous les autres éléments du dossier (500 000 heures d’analyses scientifiques de haut niveau, les analyses historiques, le test au carbone 14, les témoignages, les raisonnements) collent parfaitement avec cette conclusion, et qu’aucune autre n’est possible. Cette singularité absolue du Linceul supposant une cause, elle aussi, absolument singulière permet vraiment de conclure avec certitude, au-delà de tout doute raisonnable.

    Avant le Linceul, bien des éléments attestaient déjà de la Résurrection du Christ  :

    • Le témoignage des apôtres qui n’ont jamais renié, jusqu’au martyre.
    • Le témoignage des cinq cents autres témoins, et de tous les disciples qui les ont suivis sans hésiter.
    • Toute la période de la naissance de l’Église jusqu’à la conversion de l’Empire romain, qui ne peut s’expliquer autrement que par la foi en la Résurrection du Christ.
    • Et les innombrables apparitions et interventions du Christ, de sa Mère et des saints, à chaque époque de l’Histoire, par lesquelles sans cesse Jésus se révèle toujours vivant, etc.

    Il n’y a cependant qu’une seule preuve matérielle et il ne pouvait y en avoir qu’une seule. Pourquoi ?

    • Parce qu’au moment décisif, et singulier entre tous, où le corps physique, terrestre, du Christ est transformé en corps glorieux, il n’y avait qu’un seul objet matériel à proximité immédiate du Christ : le Linceul qui l’entourait. Il ne pouvait donc y avoir d’autre élément matériel que celui-ci...

    En conclusion, ce Linceul est bien un signe matériel incontestable de la vérité de la Passion et de la Résurrection du Christ, qui est offert providentiellement à notre époque déboussolée. N’oublions pas ce cadeau de Dieu : parlons-en autour de nous et faisons-le connaître ! À lui seul, ce linge devrait changer le monde !

    Olivier Bonnassies


    Au delà

    Le Linceul de Turin est un miroir des souffrances et de la Passion du Christ : son étude est bouleversante, et beaucoup de ceux qui ont pris le temps de rechercher la vérité sur ce linge en ont été très touchés.


    Aller plus loin

    Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin – l’enquête définitive, Tallandier, 2022. Celui-ci conclut de même, sans équivoque.


    En complément

    ... et aussi de nombreuses contributions sur ce site

  • Le critère d’embarras renforce la crédibilité historique des Évangiles

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    De Matthieu Lavagna sur 1000 raisons de croire :

    Le critère d’embarras prouve que les Évangiles ne peuvent pas être un mensonge

    Nous avons établi dans les articles précédents que les Évangiles sont précis et exacts quant aux informations objectives rapportées au sujet de la Palestine du Ier siècle. Face aux données historiques, topographiques,   archéologiques et onomastiques , on peut conclure que les évangélistes étaient suffisamment informés pour produire un récit historiquement fiable. En revanche, pouvons-nous être sûrs qu’ils n’ont pas menti délibérément pour que leur propagande religieuse se développe, tout en truffant leur récit de détails historico-géographiques exacts ? Le critère d’embarras, cher aux historiens, suffit à réduire cette thèse à néant. Lorsque l’on invente une histoire, on évite en général de s’auto-ridiculiser en relatant des détails gênants pour soi-même. Or, les évangélistes font exactement le contraire : ils racontent un bon nombre d’événements embarrassants qu’ils n’auraient sûrement pas mentionnés s’ils mentaient.


    Les raisons d'y croire

    Parmi les exemples qui remplissent le critère d’embarras, on peut citer :

    • La mort du Christ sur la croix, qui n’aurait pas pu être inventée par les évangélistes ; en particulier s’ils cherchaient à faire valoir leur religion auprès des Juifs et des païens.
    • Le discrédit total du témoignage des femmes à l’époque dans le contexte de la découverte du tombeau vide. Il aurait été parfaitement absurde de la part des premiers chrétiens d’inventer que les premiers témoins du tombeau vide de Jésus étaient des femmes (en particulier une pécheresse comme Marie-Madeleine). Cela ne pouvait que les décrédibiliser aux yeux des Juifs. Si les évangélistes voulaient mentir et inventer leur propre récit, ils auraient choisi de mettre en scène des hommes comme les apôtres afin de renforcer la crédibilité de leur fiction.
    • Le portrait ridicule de Pierre, chef des apôtres, qui se fait réprimander sévèrement par Jésus et qui le renie à plusieurs reprises. Si les Évangiles étaient un récit monté de toutes pièces dans l’unique but de faire valoir la religion chrétienne, jamais les premiers chrétiens n’auraient eu l’idée de dévaloriser leur chef ainsi.
    • Les nombreux détails embarrassants rapportés à l’égard des disciples : ils fuient devant les difficultés, ils doutent ( Mt 28,17 ) et ne comprennent pas toujours ce que dit Jésus ( Lc 24,11  ; Mt 16,23  ; Jn 14,9 ), etc. Cela n’aurait pas de sens que les disciples de Jésus ou les évangélistes aient inventé ces éléments embarrassants. Ces détails apparaissent dans les Évangiles parce que leurs auteurs ont été soucieux de rapporter ce qui s’était réellement passé.
    • Il est donc impossible de considérer que les Évangiles sont un tissu de mensonges conçus de toutes pièces. Ces écrits sont trop gênants pour les disciples et « contreproductifs » pour qu’il s’agisse de mensonges.

    En savoir plus

    Avez-vous déjà menti pour sauvegarder votre image ou votre réputation ? C’est possible. En revanche, avez-vous déjà menti en faisant exprès d’entacher votre réputation aux yeux des autres ? Certainement non ! En effet, l’être humain n’aime pas se dénigrer lui-même par plaisir. S’il relate un fait gênant à son égard, c’est parce que ce fait lui est vraiment arrivé.

    Il en est de même lorsqu’on analyse les faits embarrassants présents dans les Évangiles. Les évangélistes présentent les leaders de l'Église comme ayant souvent l'air impulsifs, incompétents, vantards ou stupides. L’Évangile de Marc décrit les disciples comme étant parfaitement incrédules, si bien qu’à de nombreuses reprises, Jésus les accuse de manquer de foi ( Mc 9,17-19 ). Ils paniquent lorsqu'ils sont confrontés à une tempête sur le lac de Tibériade ( Mc 4,35-41 ), ils sont extrêmement lents à comprendre le véritable sens des paroles de Jésus ( Mc 4,13  ; 7,18 ). Lors des moments difficiles, ils agissent comme des couards et des incrédules apeurés. Au lieu de prier avec Jésus en vue de préparer sa passion, ils s’endorment ( Mc 14,37-42 ). Et, quand le Christ se fait arrêter par les grands prêtres, ils prennent la fuite ( Mc 14,50 ).

    L’Évangile est particulièrement humiliant à l’égard de Pierre, le chef de l’Église primitive , mentionnant ainsi que celui-ci se fait sévèrement réprimander par Jésus lorsqu’il s’oppose à sa future mise à mort. Quand Pierre dit au Christ « Cela ne t’arrivera pas, Seigneur ! » ( Mt 16,22 ) Jésus répond : « Passe derrière moi, Satan. Tu m'es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »( Mt 16,23 ). Pire encore, Pierre affirme fièrement qu’il ne reniera jamais le Christ – « Quand il me faudra mourir avec toi, je ne te renierai pas » ( Mt 26,35 ) –, et les évangiles rapportent qu’il finira par le renier trois fois. Rien de plus humiliant pour le chef des apôtres ! Jamais les chrétiens n’auraient inventé un tel événement.

    On peut aussi ajouter que l’événement humiliant de la crucifixion n’a pas pu être inventé par les disciples. En clair, si vous pensez qu’un homme est le Messie, ou du moins si vous voulez le faire croire aux gens, il paraît tout à fait stupide de le faire crucifier et de l’humilier comme un moins que rien. Les Juifs de l’époque s’attendaient à un Messie fort et vaillant : l’idée d’une crucifixion était impensable pour eux. Pourquoi revendiquer haut et fort que Jésus est Dieu, et créer un scénario dans lequel ce dernier meurt lamentablement à coups de clous ? Au niveau de la crédibilité, il est difficile de faire pire si vous voulez convaincre les gens de la vérité de votre religion. D’ailleurs, au IIe siècle, le polémiste antichrétien Celse prenait un malin plaisir à ridiculiser les chrétiens à cause de ce fait même : « Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme » (Discours véritable contre les chrétiens).

    Enfin, les Évangiles affirment que ce sont les femmes qui ont retrouvé le tombeau vide. Or, le témoignage des femmes, à l’époque, n’avait aucune valeur devant les tribunaux juifs. Il n’était même pas recevable dans une affaire judiciaire. C’est typiquement le genre d’élément narratif qu’un récit inventé se voulant convaincant aurait préféré éviter car, dans la société de l’époque, rapporter un tel détail revenait à exposer son propre récit à la dérision et à la moquerie.

    En conséquence, si la découverte du tombeau vide était une légende, ceux qui auraient inventé une telle histoire auraient choisi de faire en sorte que les premiers témoins de la résurrection soient des hommes. Ils auraient ainsi évité d’ébranler la crédibilité de leur histoire auprès de cette culture largement patriarcale. C’est pourquoi l’historien N. T. Wright remarque : « En tant qu’historiens, nous sommes obligés de dire que, si ces histoires avaient été inventées cinq ans plus tard, [leurs auteurs] n’auraient jamais attribué la découverte du tombeau vide à Marie Madeleine. Pour des apologistes chrétiens, vouloir expliquer à un public sceptique que Jésus est ressuscité en invoquant des femmes serait comme se tirer une balle dans le pied. Mais pour nous, historiens, c’est le genre d’information en or. Les chrétiens n’auraient jamais pu inventer une telle chose » (cité dans Antony Flew, There is a God, HarperCollins, 2009, p. 207).

    En somme, les Évangiles contiennent des événements tellement embarrassants que leurs auteurs n’auraient jamais eu l’idée d’inventer de telles choses pour promouvoir leur religion et aller évangéliser les nations. Ils couraient le risque permanent de se ridiculiser aux yeux des Juifs et des païens. Ces faits ne nous sont connus que parce que les évangélistes ont fait preuve d’honnêteté et qu’ils ont voulu retranscrire méticuleusement les événements de la vie de Jésus, en dépit des conséquences humiliantes à leur égard.

    Bref, l’hypothèse d’un mensonge est intenable. Cela supposerait en outre que les apôtres eussent été des imposteurs masochistes, prêts à se rabaisser pour des choses qu’ils savaient fausses. La moindre des choses que nous pouvons leur accorder, c’est qu’ils étaient honnêtes et avaient l’intention de rapporter des faits exacts concernant la vie du Christ.

    Le critère d’embarras permet donc de renforcer la crédibilité historique des Évangiles, et constitue en cela une solide raison de croire au christianisme.

    Matthieu Lavagna, auteur de Soyez rationnel, devenez catholique !


    Aller plus loin

    Craig L. Blomberg, The Historical Reliability of the New Testament, 2016.

  • La Nativité de la Vierge Marie; historique de la fête

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    la Naissance de la Vierge - Giotto (XIVe s.) Padoue

    Historique de la fête de la Nativité de Marie (missel.free.fr)

    Il faut assurément chercher l'origine de la fête de la Nativité de la sainte Vierge en Orient où le synaxaire de Constantinople la marquait déjà au 8 septembre1, selon ce qu’avait décrété l’empereur Maurice (582 + 602).  Il est probable que l’Eglise de Jérusalem fut la première à honorer le souvenir de la Nativité de Notre-Dame qu’elle célébrait dans une basilique proche de la piscine probatique, sur l’emplacement de la maison où, suivant la tradition, serait née la sainte Vierge.

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  • Homélie de saint Jean de Damas pour la fête de la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre)

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    La nativité de la Vierge par Uccello (XVe s.)

    Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie, de saint Jean Damascène

    Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l'appela du nom de Marie. Quand elle l'eut sevrée, la troisième année, Joachim et elle se rendirent au temple du Seigneur et, ayant offert au Seigneur des victimes, ils présentèrent leur petite fille Marie pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu.

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  • Deux cardinaux, des évêques et des milliers de fidèles au “Rosary Rally” du premier samedi à Amsterdam

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    De Jeanne Smits sur Réinformation-TV :

    Deux cardinaux, des évêques et des milliers de fidèles au “Rosary Rally” du premier samedi à Amsterdam

    Rosary Rally premier samedi
    © Radio Maria Netherlands

    L’église de Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk) à Amsterdam était comble samedi pour l’accomplissement des dévotions du premier samedi du mois, qui a pris cette année une envergure particulière aux Pays-Bas. Deux cardinaux et plusieurs évêques – à commencer par le seul cardinal néerlandais, le cardinal Willem Eijk, archevêque d’Utrecht – ont répondu à l’invitation de Radio Maria à ce « Rosary Rally » international, elle qui prépare depuis des mois cet événement fortement symbolique.

    Le concours des clergés et des fidèles, venus très nombreux, a été le premier aspect marquant de cet événement dans un pays presque entièrement sécularisé.

    Mais il y avait un deuxième aspect : cette messe pontificale célébrée par le cardinal Burke était en rite traditionnel, avec les textes de la messe votive de la Sainte Vierge. Toutes les exigences de Traditionis custodes ont été ignorées, sans bruit et sans état d’âme : une large publicité a été donnée à l’événement dans plusieurs diocèses néerlandais, la messe était célébrée selon le rite traditionnel dans une église paroissiale, l’épître et l’évangile ont été proclamés en latin. Mais cela a été fait sous l’autorité de l’évêque du lieu, Mgr Hendriks, avec son approbation et sa présence (dans une église qui n’est pas paroissiale, elle est un apostolat de l’Opus Dei, ce qui est remarquable en soi…). Ajoutez la nombreuse présence de prélats, y compris deux princes de l’Eglise : il s’agit là d’une affirmation tranquille et hiérarchique du « droit de cité » du rite tridentin dans l’Eglise, pour reprendre l’expression de la lettre de Benoît XVI accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum.

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  • Ce couple belge redonne vie aux chapelles oubliées

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    D'Aleteia.org :

    “C’est le projet d’une vie” : Tyron et Dalila redonnent vie aux chapelles oubliées

    Tyron et Dalila, jeune couple chrétien belge, se sont lancé un défi peu commun : rénover bénévolement des chapelles abandonnées. Pour Aleteia, Tyron raconte comment cette simple initiative est devenue une véritable mission.

    Il aurait pu continuer sa route, comme les fois précédentes. Sur le chemin de son travail, en Belgique, Tyron était déjà passé plusieurs fois devant cette petite chapelle sans vraiment s’y arrêter. Un jour pourtant, il décide d’en pousser la porte, avec l’idée d’y prier. À l’intérieur, il découvre un édifice presque oublié, marqué par des années d’abandon. "C’était dramatique", se souvient le jeune homme de 27 ans. Quelques semaines plus tard, il revient avec sa compagne Dalila et du matériel dans le coffre de leur voiture. Sans grande préparation, ils se mettent à nettoyer. Une première étape qui va donner naissance à un projet devenu, aujourd’hui, une mission de vie.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Iustus es Domine (Introit du 23e dimanche du Temps Ordinaire)

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    Introït
      Ps. 118, 137 et 124
       
     Iustus es Domine, et rectum iudicium tuum : fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam. V/ Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.
     
       Tu es juste, Seigneur, * et Ton jugement est droit. Traite Ton serviteur selon Ta miséricorde, et enseigne-moi Tes préceptes. Ps. ibid., 1 Heureux ceux qui sont immaculés dans la voie, qui marchent dans la loi du Seigneur. v. Gloire au Père.
  • Une Europe sans Dieu courra à sa perte

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    De Guido Horst sur le Tagespost :

    Une Europe sans Dieu courra à sa perte

    Un continent sans âme : ce que le pape Benoît XVI a déclaré à Ratisbonne au sujet du « 11 septembre » et que l’Occident n’a pas voulu entendre.

    3 septembre 2026

    Les premiers jours de septembre marquent l’anniversaire de deux événements qui ne pourraient être plus différents, mais qui témoignent de la même évolution, qui a marqué le premier quart de ce XXIe siècle qui n’est plus si jeune : Le 11 septembre, il y a 25 ans, les États-Unis ont subi l’attaque terroriste la plus grave de leur histoire. Des kamikazes du réseau Al-Qaïda ont précipité deux avions sur les tours jumelles de New York, en ont fait s’écraser un troisième sur le Pentagone, tandis qu’un quatrième s’est écrasé au sol en Pennsylvanie après une lutte avec les passagers.

    Et le 12 septembre, il y a 20 ans, dans le cadre de sa visite en Bavière, Benoît XVI a prononcé devant des universitaires, dans l’amphithéâtre de « son » ancienne université, un discours qui allait entrer dans les annales sous le nom de « Conférence de Ratisbonne ». La partie la plus controversée de son discours : une citation tirée d’un dialogue fictif entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et un érudit persan de confession musulmane, qui abordait notamment le « djihad », la guerre sainte et la relation entre religion et violence, et dans laquelle le pape-professeur citait cette question de l’empereur qui, sortie de son contexte, allait ensuite semer le trouble dans le monde islamique : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu n’y trouveras que du mal et de l’inhumanité, comme le fait qu’il ait prescrit de propager par l’épée la foi qu’il prêchait. »

    Religion positive et religion détournée

    Les répercussions tant du « 11 septembre » que de la « conférence de Ratisbonne » ont été décrites à maintes reprises. S’ensuivirent la guerre en Afghanistan et celle contre l’Irak – et le Vatican lança une initiative de dialogue sans précédent avec le monde musulman. Les courants devenus militants au sein de l’islam sunnite (Al-Qaïda, le Hamas) et chiite (l’Iran, le Hezbollah) ont marqué, au tournant du siècle, le début d’une nouvelle ère qui continue aujourd’hui encore d’occuper la politique, les médias et les sociétés occidentales. Alors que le Turc musulman était autrefois très bien accueilli en tant que travailleur immigré, nombreux sont ceux qui voient aujourd’hui tout simplement un danger chez les migrants d’origine musulmane.

    Il n’est pas nécessaire d’apprécier l’ouvrage de Samuel Phillips Huntington publié en 1996 sur le futur « choc » ou « conflit des civilisations ». Mais le fait est que l’Occident se sent aujourd’hui menacé – notamment par un islam militant tel que celui des mollahs en Iran ou encore le wahhabisme et le salafisme. Or, comment l’Occident européen a-t-il réagi au défi islamiste que le pape Benoît XVI avait pris à bras-le-corps il y a exactement vingt ans, en le reliant à la relation entre religion et raison ainsi qu’à la juste compréhension de Dieu et de l’homme créé par Dieu ? En tout cas, pas en prenant conscience que le terrorisme à connotation religieuse touche également à la question de Dieu et qu’il faut – comme Benoît XVI – faire la distinction entre une religion égarée, qui provoque la haine et la violence, et une religion au service de l’homme. Une sorte de réaffirmation de soi aurait fait du bien aux Européens, sachant pertinemment que le « vieux » continent repose entièrement sur des fondements chrétiens qui ont créé les conditions indispensables à la vie de l’État libéral et laïc, sans que celui-ci puisse les garantir lui-même (Ernst-Wolfgang Böckenförde).

    Une communauté sans référence à Dieu

    Au lieu de cela, l’Union européenne est restée incapable de répondre à la question d’un Dieu bon et d’une religion bonne par une affirmation de sa propre identité : à savoir le christianisme. Lorsque la Convention européenne a élaboré en 2003 le projet de Constitution de l’Union européenne, elle n’est pas parvenue à ancrer une référence à Dieu dans le préambule, mais s’est contentée d’une vague allusion aux « traditions culturelles, religieuses et humanistes de l’Europe ». La Constitution européenne a ensuite échoué lors des référendums en France et aux Pays-Bas et n’a jamais acquis force de loi. Mais même le traité de Lisbonne, signé en 2007, ne mentionnait dans son préambule que « l’héritage culturel, religieux et humaniste de l’Europe », dont on puise l’inspiration, sans faire aucune référence au Dieu unique ni même au christianisme.

    Lorsque le pape Léon se rendra à Metz à l’issue de son voyage en France, notamment en mémoire de Robert Schuman, il rappellera sans doute, à l’instar de ses prédécesseurs, que pour les trois pères fondateurs de la Communauté européenne – Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer –, catholiques convaincus, l’Union était une œuvre de paix et non pas seulement une entreprise économique. Mais l’Europe postmoderne a systématiquement remplacé cet héritage chrétien par une conception laïque d’elle-même. Le monopole de la réflexion sur la « vocation chrétienne » de l’Europe est désormais dévolu aux papes.

    L'interdiction de penser de manière laïque

    Depuis le Concile Vatican II, ils ont présenté une riche doctrine sur une communauté humaine fondée sur les principes de subsidiarité, de solidarité et de bien-être, qui s'inspire de la tradition chrétienne tout en restant ouverte à toutes les personnes de bonne volonté – qu'elles croient ou non en Dieu, et quel que soit le Dieu auquel elles croient. Il suffit de penser aux encycliques « Redemptoris missio » et « Centesimus annus » de Jean-Paul II ou à la riche œuvre de Joseph Ratzinger sur l’identité et l’avenir de l’Europe. Tout cela n’est ni discuté ni pris au sérieux au niveau de l’Union – même si la situation est encore différente dans certains États membres. En ce qui concerne les racines chrétiennes, un immense processus de refoulement s’est opéré précisément au plus haut niveau des instances de la Communauté européenne, comme s’il n’y avait eu avant la Révolution française qu’un immense trou noir. La pensée dans l’esprit de Schuman, de Gasperi ou d’Adenauer n’a plus sa place.

    Au lieu de cela, on érige des murs et on a peur de l’étranger. Or, sans une âme européenne, l’homme européen ne survivra pas à la postmodernité. Les djihadistes se sentent « appelés » à intégrer l’Europe à la Oumma. Si les Européens ne savent plus à quoi ils sont appelés, ils seront trop faibles pour protéger durablement l’Europe vidée de son âme qui subsistera alors.

  • Le pape Léon se tient au-dessus des « guerres liturgiques »

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    De Larry Chapp sur le NCR :

    Le pape Léon se tient au-dessus des « guerres liturgiques »

    COMMENTAIRE : Il se dégage des propos du Saint-Père un calme qui invite les belligérants à s’éloigner du précipice liturgique et à commencer à penser de manière plus unificatrice.

    Le pape Léon XIV encense l’autel alors qu’il célèbre la messe pour la solennité des saints Pierre et Paul à la basilique Saint-Pierre, le 29 juin 2026. (photo : Daniel Ibáñez / EWTN News)

    3 septembre 2026

    Lors de son audience générale du 26 août, le pape Léon XIV a médité sur *Sacrosanctum Concilium*, le document du Concile Vatican II consacré à la liturgie, proposant ainsi sa catéchèse la plus détaillée à ce jour sur les réformes liturgiques mises en œuvre par le pape Paul VI et le soi-disant *Novus Ordo*.

    Ses propos ont depuis été décortiqués par divers observateurs à la recherche d’indices sur la direction qu’il compte prendre concernant les questions controversées qui agitent ce qu’on appelle les « guerres liturgiques ».

    Je pense que le message global qu’il a délivré est caractéristique de son style jusqu’à présent. Ses propos sont prudents mais clairs, indiquant que l’Église catholique ne s’engagera pas, sous son règne, dans une direction qui compromettrait son unité. Il ne laisse pas non plus entendre que de grands changements dans la pratique liturgique nous attendent. À ce titre, comme pour bien d’autres aspects de ce jeune pontificat, il y a dans ses propos un calme qui, selon moi, est délibérément choisi pour faire passer le message que les gens doivent s’éloigner du précipice liturgique et commencer à réfléchir de manière plus posée.

    Le pape Léon n’a absolument rien dit au sujet de la messe traditionnelle en latin, et il n’a donné aucun indice laissant entendre qu’il s’apprêtait à abroger *Traditionis Custodes*, la lettre apostolique du pape François qui imposait de fortes restrictions à sa célébration. Il n’a pas non plus mentionné le *motu proprio* antérieur du pape Benoît XVI, *Summorum Pontificum*, qui libéralisait l’accès à l’ancien rite de la messe et que le pape François a ensuite annulé.

    Par conséquent, ceux qui cherchaient dans ses propos une affirmation enthousiaste de l’une ou l’autre approche ont très probablement été déçus. Certains pourraient faire valoir que si son objectif est d’apaiser les tensions et de promouvoir l’unité ecclésiale, cette stratégie consistant à ignorer l’éléphant dans la pièce peut fonctionner à court terme, mais qu’à un moment donné, la question le mettra au pied du mur et qu’il devra abattre ses cartes.

    Mais si l’on lit attentivement ses propos, il y a un point incontournable, et c’est un point qui ne réjouira pas bon nombre de ceux que l’on appelle les « traditionalistes ». À savoir que la messe de Paul VI est là pour rester, qu’elle ne présente aucun défaut fondamental, qu’elle témoigne bel et bien d’une continuité avec la tradition et qu’elle met fidèlement en œuvre les principes liturgiques énoncés lors du Concile. Il ne dit pas ce qu’il adviendra de la messe traditionnelle en latin. Mais ce qu’il dit, c’est que la messe de Paul VI ne disparaîtra pas en tant que forme normative de la messe, et que toutes les autres considérations sont subordonnées à ce simple fait.

    Cela dit, au cœur de ses efforts pour apaiser les tensions se trouve son affirmation selon laquelle la messe de Paul VI est en parfaite conformité avec la tradition de l’Église et qu’elle incarne bel et bien bon nombre des réformes préconisées par le Concile. Il déclare :

    Le futur pape saint Paul VI a affirmé que les fidèles « ne peuvent et ne doivent plus rester silencieux et passifs. Leur présence physique ne peut se concilier avec leur absence spirituelle. »

    La similitude entre ces déclarations et celles qui figureront au n° 48 de la Constitution conciliaire est évidente : « L’Église […] désire vivement que les fidèles du Christ, lorsqu’ils assistent à ce mystère de la foi, n’y soient pas comme des étrangers ou des spectateurs silencieux. »

    Ce que Léon souligne dans ses remarques, c’est que le Concile avait compris qu’une réforme générale de la liturgie était nécessaire pour accroître la participation active des laïcs à la messe. Les laïcs ne doivent pas être « silencieux et passifs », comme s’ils n’étaient que de simples « spectateurs » d’un événement clérical au sein duquel ils ne jouent qu’un rôle minime. Il y a ici une allusion claire au fait que la liturgie préconciliaire favorisait effectivement une telle passivité silencieuse et que les laïcs n’étaient en réalité que trop souvent de simples spectateurs.

    De nombreux détracteurs de la réforme s'indignent face à de telles remarques et soulignent que la contemplation silencieuse pendant la messe est une forme de participation active ; par conséquent, l'accusation selon laquelle la messe tridentine favorisait la passivité est un argument fallacieux. Et même s’il y a une part de vérité dans cette observation, celle-ci est trop abstraite et fait abstraction de la réalité historique de la pratique dans de nombreuses paroisses d’avant le concile, où il était courant que les laïcs s’adonnent à diverses dévotions privées pendant la messe ou restent assis en silence, attendant passivement le moment de communier. 

    En d’autres termes, il y a une raison pour laquelle un mouvement liturgique fort existait au sein de l’Église bien avant le Concile. Et ce mouvement, porté par de nombreux papes et théologiens, n’était en aucun cas une tentative libérale extravagante visant à saper la messe. 

    Le pape Léon le précise clairement dans ses remarques et souligne les nombreuses modifications apportées à la messe qui avaient déjà été mises en œuvre par les papes précédents :

    De plus, le désir d’une « réforme générale » n’est pas apparu soudainement, mais s’était manifesté dans les actions des papes successifs depuis le début du XXe siècle, conformément aux exigences du Mouvement liturgique. L’affirmation selon laquelle les fidèles ne devaient pas assister aux célébrations « en tant qu’étrangers ou spectateurs silencieux » avait déjà été soulevée dans la constitution apostolique Divini Cultus du pape Pie XI.

    Par ailleurs, on peut rappeler les interventions de Pie XII concernant l’organisation des rites de la Semaine Sainte, qu’il a reprogrammés aux heures correspondant aux événements de Pâques, après qu’ils avaient été, pendant des siècles, avancés aux heures du matin. Il ne faut pas non plus oublier que saint Jean XXIII a jugé nécessaire de simplifier les rubriques du Bréviaire et du Missel, approuvant cette mesure par le motu proprio Rubricarum Instructum du 25 juillet 1960, dans lequel il faisait référence à la proposition de principes fondamentaux pour une réforme de la liturgie.

    Cette observation de Leo le conduit alors à une conclusion critique :

    La réforme liturgique promue par le Concile Vatican II est donc fermement enracinée dans la tradition vivante de l’Église. Une compréhension correcte de celle-ci nous permet également de rejeter les abus qui se sont produits dans certains secteurs de l’Église au cours de la période postconciliaire, et qui, malheureusement, se produisent encore de temps à autre aujourd’hui, là où certains des principes sous-jacents à la réforme elle-même ont été poussés à l’extrême ou mal compris.

    Beaucoup ne seront pas d’accord avec cette conclusion. Ils souligneront que le fait que le Concile n’ait plus exigé que le chant grégorien et le latin occupent une « place d’honneur » dans la messe constitue une preuve que la nouvelle messe n’était pas une mise en œuvre véritablement fidèle du Concile. Ils conviendront avec Léon que des « abus » sont effectivement apparus dans la pratique liturgique après le Concile, mais soutiendront que ces abus étaient rendus presque inévitables par l’abondance d’occasions, au sein des nouvelles rubriques, permettant à la « créativité » cléricale de se déchaîner. 

    Ce sont là des critiques importantes, qu’il ne faut pas prendre à la légère. En effet, une personnalité aussi éminente que le pape Benoît XVI s’est elle aussi montrée critique à l’égard de certains aspects de la réforme liturgique. Et même le pape Léon XVI affirme que certains abus liturgiques ont encore lieu aujourd’hui. De plus, si la messe tridentine, vieille de plusieurs siècles, a pu être modifiée de manière aussi radicale, pourquoi ne pourrions-nous pas admettre que la messe de Paul VI, qui n’a que 57 ans, est elle aussi susceptible de nouvelles réformes, comme l’ont proposé de nombreux théologiens partisans d’une « réforme de la réforme » ? 

    Il est toutefois important de noter ce que le pape Léon ne dit pas. Il ne dit pas qu’une nouvelle réforme de la réforme est hors de question. Il ne dit pas que la mise en œuvre de la nouvelle messe a été parfaite et qu’il n’y a désormais plus de place dans l’Église pour l’ancienne messe. Mais ce qu’il dit, et je suis d’accord avec lui, c’est que la nouvelle messe est parfaitement orthodoxe, conforme à la tradition, conforme à l’appel conciliaire en faveur d’une liturgie réformée, et qu’elle constitue la forme ordinaire de la messe pour 99 % des catholiques du monde. Ainsi, toute idée fantaisiste selon laquelle elle aurait besoin d’être remplacée n’est qu’une entreprise vouée à l’échec. 

    La messe de Paul VI n’est pas le fruit d’une infiltration maçonnique ni d’un désir secret de la rendre protestante. C’est la messe de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, promulguée par un pape et réaffirmée par plusieurs autres. Elle est orthodoxe et remplie des grâces nécessaires au salut, non pas en dépit d’elle-même, mais grâce à son orientation tout à fait louable vers la langue vernaculaire et la participation active des fidèles.

    Tel est le message du pape Léon. Et c’est un message dont nous devons tous tenir compte.

    Larry Chapp a obtenu son doctorat en théologie à l’université Fordham en 1994, avec une spécialisation dans la théologie de Hans Urs von Balthasar. Il a enseigné la théologie pendant 20 ans à l’université DeSales, près d’Allentown, en Pennsylvanie, avant de prendre une retraite anticipée pour fonder la ferme « Dorothy Day Catholic Worker » près de Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, avec son épouse Carmina et son ami et ancien étudiant, le père John Gribowich. Auteur de nombreux articles et ouvrages, il est également le fondateur et l'auteur principal du blog Gaudiumetspes22.com.

    Lire aussi : Benoît était une exception en matière de liturgie

  • Saint John Henry Newman demeure une référence essentielle pour les questions de conscience, de foi et de développement doctrinal

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    Saint John Henry Newman demeure une référence essentielle pour les questions de conscience, de foi et de développement doctrinal.

    Proclamé Docteur de l’Église le 1er novembre 2025 par le pape Léon XIV lors de la messe de la solennité de la Toussaint, dans le cadre du Jubilé du monde de l’éducation, saint John Henry Newman (1801-1890) a rejoint le cercle restreint des 38 Docteurs de l’Église. Il a également été nommé co-patron de l’éducation catholique aux côtés de saint Thomas d’Aquin. Cette reconnaissance solennelle souligne l’influence durable de ce convertisseur anglican devenu cardinal sur la théologie contemporaine, particulièrement en matière de conscience, d’autorité ecclésiale et d’évolution des dogmes.

    La 36e Académie théologique internationale d’été, organisée du 31 août au 2 septembre 2026 à Haag (Basse-Autriche, diocèse de Saint-Pölten), et non à La Haye aux Pays-Bas, a précisément été consacrée à ce nouveau Docteur. Dirigée par Helmut Prader, théologien moral et directeur de l’académie, cette rencontre de trois jours a rassemblé une soixantaine de participants sur place (dont l’archevêque Mieczysław Mokrzycki de Lviv, président de la Conférence des évêques d’Ukraine, et l’évêque auxiliaire suisse émérite Marian Eleganti) et autant en ligne. Le changement de lieu, après des décennies à Aigen im Mühlkreis, s’explique par de meilleures liaisons, des coûts plus modérés et la disponibilité d’une salle paroissiale. Elle s’est tenue en collaboration avec la Société Cardinal Scheffczyk.

    Une biographie marquée par la quête de vérité

    Né à Londres le 21 février 1801, Newman connaît une première conversion religieuse à 15 ans. Étudiant brillant à Oxford, il devient fellow d’Oriel College à 21 ans, est ordonné prêtre anglican et joue un rôle central dans le Mouvement d’Oxford à partir de 1833. Son étude approfondie des Pères de l’Église et de l’histoire de la doctrine le conduit progressivement à la conviction que l’Église catholique est la véritable continuation de l’Église apostolique. « Ce sont les Pères qui m’ont fait catholique », résumait-il. Il se convertit en 1845, perd ses fonctions anglicanes et une grande partie de son statut social et universitaire. Ordonné prêtre catholique, il fonde l’Oratoire de Birmingham, tente de créer une université catholique à Dublin (expérience qui inspire ses conférences de 1852 sur The Idea of a University), et est créé cardinal par Léon XIII en 1879. Il meurt le 11 août 1890 à Edgbaston. Canonisé en 2019 par le pape François, il est aujourd’hui célébré pour l’unité de son œuvre, anglicane puis catholique.

    Sœur Birgit Dechant, du centre international de la Newman Society à Littlemore près d’Oxford, a rappelé lors de l’académie que « l’appel de la conscience était plus fort » que les attachements personnels. Cette trajectoire illustre le lien intime, chez Newman, entre recherche théologique de la vérité et décisions de conscience personnelles.

    La conscience : « vicaire aborigène du Christ »

    Helmut Prader a souligné que la conception newmanienne de la conscience est celle qui a été reprise et consacrée dans Gaudium et spes (n. 16) au concile Vatican II : au plus profond de sa conscience, l’homme découvre une loi qu’il ne se donne pas lui-même, mais à laquelle il doit obéir ; cette voix l’appelle à aimer le bien et à fuir le mal. Pour Newman, la conscience n’est ni pure subjectivité ni simple sentiment, mais « la voix de Dieu dans la nature et le cœur de l’homme », « le témoin interne de l’existence et de la loi de Dieu », le « vicaire aborigène du Christ ».

    Dans sa célèbre Lettre au duc de Norfolk (1875), répondant aux critiques de Gladstone sur l’infaillibilité pontificale, Newman écrit : « Je boirai à la santé du Pape, si vous voulez, mais à la conscience d’abord, et au Pape ensuite. » Cette formule, souvent détournée pour justifier un subjectivisme, signifie en réalité le contraire. La conscience a des droits parce qu’elle a des devoirs : elle est appelée à être formée, éclairée par la Révélation et le Magistère. Newman refuse absolument de l’opposer à l’autorité de l’Église. La conscience bien formée et le Magistère convergent vers la même vérité objective. Cette tension féconde entre conviction personnelle et autorité demeure d’une actualité brûlante dans les débats contemporains sur la liberté religieuse, la morale et le discernement.

    Le développement des dogmes

    Autre pilier de sa pensée, l’Essay on the Development of Christian Doctrine (1845) explique comment la doctrine peut croître organiquement sans se corrompre, à la manière d’un germe qui se déploie. Newman propose sept « notes » pour distinguer un développement légitime d’une corruption : préservation du type, continuité des principes, pouvoir d’assimilation, anticipation anticipée, séquence logique, action conservatrice sur le passé, et vigueur chronique. Cette théorie a profondément marqué la théologie du XXe siècle et le concile Vatican II. Le père Johannes Nebel a insisté lors de l’académie sur le fait que la tradition est un développement continu, mais toujours dans la continuité de l’Écriture et de la tradition apostolique, et non selon l’opportunisme social.

    L’idée d’université

    Wolfgang Klausnitzer a présenté la vision newmanienne de l’université : elle ne doit pas se réduire à une formation professionnelle utilitaire, mais offrir une éducation libérale complète, favorisant le dialogue entre les disciplines et empêchant qu’aucune science ne s’érige en vérité unique. L’université forme l’esprit à une « habitude philosophique » : curiosité, capacité de penser au-delà des frontières disciplinaires, ouverture. Oxford représentait pour Newman l’idéal de cette culture intellectuelle. Ses conférences de Dublin restent parmi les textes les plus importants sur le sujet.

    Une actualité qui ne se dément pas

    Newman n’était pas un théologien systématique, mais un auteur d’essais, de sermons et d’une correspondance abondante. Sa force réside précisément dans cette approche existentielle et historique de la vérité. Dans un monde marqué par le relativisme, le subjectivisme et les tensions entre conscience individuelle et institutions, sa pensée offre des ressources précieuses pour articuler fidélité à la tradition et ouverture au développement authentique, autorité et liberté responsable, foi et raison.

    L’académie de 2027 portera sur la pertinence de Jésus-Christ pour la société, en lien avec le centenaire de la naissance de Joseph Ratzinger (grand admirateur de Newman). En attendant, la proclamation de Newman comme Docteur de l’Église confirme ce que l’académie de Haag a mis en lumière : sa théologie de la conscience et du développement doctrinal reste un guide sûr pour l’Église et pour tout chercheur de vérité.

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  • Quand les cathédrales historiques d'Angleterre se transforment en discothèques

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Les cathédrales historiques d'Angleterre se tournent vers les concerts pop et les silent discos

    Alors que les cathédrales de l'Église d'Angleterre sont confrontées à de graves difficultés financières, des lieux autrefois centraux dans l'histoire chrétienne de la Grande-Bretagne accueillent des spectacles de reprises, des « raves dans la nef » et se transforment en boîtes de nuit, ce qui suscite des accusations de profanation.

    La silent disco de la cathédrale de Canterbury aura lieu le 15 août 2026.
    La silent disco de la cathédrale de Canterbury a débuté le 15 août 2026. (Photo : Cristina Ruiz)

    CANTERBURY, Angleterre — Des « concerts aux chandelles » ont lieu chaque semaine cet automne dans de nombreuses cathédrales anciennes, historiques et autrefois catholiques de Grande-Bretagne, mais il ne s'agit pas de représentations solennelles de musique sacrée ou même classique. 

    Dans la cathédrale de Worcester, fondée en 680, reconstruite par saint Wulfstan et où repose le roi Jean, auteur de la Magna Carta, les plus grands succès de la regrettée chanteuse Whitney Houston seront interprétés . D'autres soirs, la nef, jadis sacrée, accueillera des groupes de reprises jouant des chansons des Eagles, de Coldplay et de Tina Turner.

    L'abbaye de Selby dans le Yorkshire, qui a survécu à la dissolution des monastères par Henri VIII et est célèbre pour sa « fenêtre de Washington » du XIVe siècle, qui a inspiré le drapeau américain, accueillera en octobre des groupes hommage aux Beatles et à Queen. 

    Un imitateur de Luther Vandross s'est produit en septembre dans la nef de la cathédrale de St Albans, le plus ancien lieu de culte chrétien continu en Grande-Bretagne, qui se dresse sur le lieu de sépulture du premier martyr britannique, saint Alban. 

    Par ailleurs, la cathédrale de Wells, fondée en 1175 et première cathédrale entièrement de style gothique en Grande-Bretagne, accueillera le 21 novembre un concert imitant David Bowie.

    Toutes les cathédrales médiévales d'Angleterre semblent accueillir ces concerts , à l'exception de deux : l'abbaye de Westminster et la cathédrale Christ Church d'Oxford. Ces événements, destinés principalement à générer des fonds indispensables, sont gérés commercialement par une société espagnole nommée « Fever », qui les a lancés début 2021 avec de la musique classique. Un an plus tard, les concerts se sont diversifiés et proposent désormais des reprises pop et rock. Le journal The Register a contacté la société pour obtenir des commentaires, mais celle-ci n'avait pas répondu au moment de la publication.

    Plus controversées encore que les concerts aux chandelles sont les « silent discos », organisées par la société londonienne MEGA Events, qui se tiennent depuis quelques années dans certaines des cathédrales les plus historiques d'Angleterre. L'une des plus récentes a eu lieu à Canterbury, cathédrale mère de l'Angleterre depuis des siècles, où saint Thomas Becket a subi le martyre, à l'occasion de la solennité de l'Assomption. Le principe ? Danser sur des tubes pop des années 80 et 90 au-dessus des tombeaux de nobles défunts, casques sur les oreilles et lumières stroboscopiques à la main.

    La dernière discothèque organisée à la cathédrale de Canterbury proposait plusieurs bars et stands dans les bas-côtés de la nef, vendant alcool et autres produits dérivés. Le doyen a insisté sur le fait que l'événement se déroulait loin du lieu du martyre de saint Thomas Becket en 1170. Les cathédrales historiques de St Albans, Truro, Durham et Salisbury organisent également ce type de soirées disco, qualifiées de « raves dans la nef » par leurs détracteurs. La société MEGA Events a été contactée pour obtenir un commentaire. 

    Les réactions en ligne à la récente soirée disco de Canterbury — la deuxième depuis 2024 — ont été majoritairement négatives, y compris de la part des anglicans. 

    « Je déteste cela », a déclaré Adrian Hilton, commentateur anglican, en réaction à la discothèque de Canterbury diffusée sur X. « C’est la profanation d’un lieu sacré. » Tim Dieppe, responsable des politiques publiques de Christian Concern, un groupe de défense des intérêts chrétiens évangéliques, a commenté que l’Église d’Angleterre « ne croit plus au pouvoir d’attraction de l’Évangile et se tourne vers la musique profane ». 

    L'opposition s'affaiblit

    En 2024, une pétition contre les premières silent discos a recueilli plus de 3 000 signatures et une veillée de prière a été organisée devant la cathédrale de Canterbury. Mais l’opposition s’est depuis estompée et ces événements sont désormais devenus monnaie courante, déplore Cajetan Skowronski, qui avait organisé ces manifestations. 

    « On nous invite maintenant à transformer la cathédrale Saint-Paul en boîte de nuit et à danser sur les tombeaux de héros nationaux comme Nelson, Wellington, Wren et Fleming », a-t-il déploré, faisant référence à l' annonce du 1er septembre selon laquelle Saint-Paul, église mère du diocèse anglican de Londres, avait signé un contrat de quatre ans avec un propriétaire de boîte de nuit londonien pour y organiser des événements musicaux. Cette cathédrale anglicane baroque anglaise du XVIIIe siècle, conçue par Sir Christopher Wren, a été le théâtre de nombreux événements d'importance historique nationale. 

    « Combien de temps faudra-t-il avant que, ivres, nous profanions les tombes de la reine Élisabeth II à la chapelle Saint-Georges de Windsor, à l'invitation de l'Église d'Angleterre ? » s'est interrogé Skowronski. « Aucune nation digne de ce nom ne se comporte ainsi avec ses lieux sacrés. Nous sommes comme des gobelins descendants de géants, semant le chaos dans leurs temples glorieux. » Les descendants de Lord Horatio Nelson ont dénoncé un affront à sa mémoire et un « triste constat sur l'état actuel de l'intégrité spirituelle et du christianisme ».

    Le père Gerald Murray, canoniste à l'église Saint-Joseph de New York, a déclaré que l'usage « profane » de ces églises, dont beaucoup appartenaient autrefois à l'Église catholique, est « scandaleux et regrettable ». « Un édifice religieux est un lieu de culte, et non un endroit agréable pour danser, dîner ou écouter de la musique profane », a-t-il déclaré au Register. « Ces églises ont été construites pour promouvoir la pratique religieuse et cela doit être respecté. » 

    La raison principale de l'organisation de ces événements est, de l'aveu même de l'Église d'Angleterre, de générer des fonds pour assurer leur pérennité. « Les cathédrales ne reçoivent aucun financement régulier de l'État et très peu de l'Église d'Angleterre. Nous devons donc faire preuve d'imagination et de proactivité pour préserver ces lieux anciens et précieux pour l'avenir, tout en poursuivant nos prières et louanges quotidiennes », a déclaré la révérende Jo Kelly-Moore, doyenne de St Albans et présidente de l'Association des cathédrales anglaises. « Les cathédrales sont confrontées à d'importantes difficultés financières, et environ les trois quarts d'entre elles fonctionnent à déficit », a-t-elle indiqué au Register. 

    Andrea Tadiwala, assistante du doyen de la cathédrale de Canterbury, a affirmé que les discothèques permettaient à un public qui n'y serait jamais entré auparavant de découvrir la cathédrale. Elle a également souligné que la nef était utilisée depuis le Moyen Âge pour « de nombreuses activités autres que le culte », même si les historiens insistent sur le fait que ces activités étaient souvent contestées par les évêques et surtout par les Pères de l'Église . Les retours reçus ont été « extrêmement positifs », a-t-elle déclaré au Register.  

    Interrogée sur la possibilité que Dame Sarah Mullally, l'archevêque de Canterbury, partage son point de vue sur ces événements, une porte-parole a déclaré au Register qu'elle était « absente et ne ferait donc aucun commentaire à ce sujet ». 

    Dans un article publié sur son blog Substack , Gavin Ashenden, converti au catholicisme et ancien vicaire anglican, a déclaré que ces discothèques constituaient une profonde profanation, découlant d'une divergence fondamentale de conception du temps et de l'espace entre catholiques et protestants. Selon la théologie sacramentelle catholique, explique-t-il, la messe rend présent le sacrifice du Christ – une « invasion du temps par l'éternité » – tandis que la conception protestante perçoit le culte et les édifices sacrés principalement comme des lieux de mémoire, de rencontre et d'usage. 

    Ashenden a ensuite opposé l'iconoclasme de la Réforme, qui détruisait ouvertement images et reliques pour des raisons théologiques, à ce qu'il appelle l'iconoclasme moderne, plus subtil : conserver l'édifice de la cathédrale tout en le vidant de sa signification sacrée et en le transformant en un lieu de divertissement. Ce dernier, selon lui, est pire, car il équivaut à « la profanation de l'esprit et de la sainteté » de la cathédrale, « polluant le lieu d'un autre esprit, celui de Dionysos, le dieu païen du sexe et de la danse ». 

    Il a ajouté que nous vivons à une époque « qui a perdu le sens du respect pour les choses de Dieu et qui considère que le divertissement, et non la foi et le culte de Dieu, est le principal intérêt et la principale préoccupation de l'homme ». D'autres, comme Riccardo Cascioli, rédacteur en chef du quotidien catholique La Nuova Bussola Quotidiana, ont lié ces événements à une grave crise de foi qui touche l'ensemble du monde chrétien, y compris les catholiques.  

    Évêques catholiques : Aucun commentaire

    Les évêques catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles ont préféré ne pas commenter cette utilisation d'anciens lieux de culte catholiques. 

    « Sur ce sujet, nous ne prétendons pas parler au nom de l’Église d’Angleterre, dont les membres et les dirigeants sont les mieux placés pour expliquer leur propre position », a déclaré une porte-parole au Register.

    Une question se pose : ces concerts, aussi profanes que beaucoup les considèrent, sont-ils aussi sacrilèges que les communions simulées qui ont longtemps eu lieu dans ces cathédrales devenues catholiques à la Réforme ? Des canonistes ont déclaré au Register que, d’un point de vue catholique, les rites anglicans étant invalides et enracinés dans le sacrilège persistant de la Réforme, ils ne simulent pas les sacrements catholiques, car les anglicans demeurent hors de l’Église et ne sont donc pas soumis au droit canonique.

    En revanche, des abus comparables au sein des églises catholiques peuvent constituer à la fois des péchés graves et des infractions au droit canonique, même si la discipline est parfois négligée. La distinction essentielle, soulignent-ils, reprenant l'argument d'Ashenden, réside dans le fait que l'enseignement catholique considère encore ces abus comme des déviations, tandis que la pratique anglicane accepterait un usage profane comme normal, révélant une perte croissante de foi, de respect et de transcendance qui remonte à plusieurs siècles. La société Fever organise, de manière ostentatoire, uniquement des concerts de musique classique aux chandelles dans les cathédrales catholiques espagnoles, et non des concerts de groupes pop ou rock.

    Et pourtant, malgré les contraintes canoniques, l'Église catholique n'a pas été à l'abri de tels événements, et ce, tout au long de son histoire. La différence, du fait qu'ils sont reconnus comme des déviations et des violations du droit canonique, réside dans le fait qu'ils ont souvent été rapidement réprimés. 

    L’historienne de l’art religieux Elizabeth Lev a rappelé comment, au XVIIe siècle, des artistes flamands organisaient des fêtes en toge au-dessus du mausolée de Sainte-Constance, le prenant pour le tombeau de Bacchus, dieu romain du vin, de l’agriculture et de la fertilité. « Cela nous montre que les mauvaises manières et la bêtise ne sont pas l’apanage de notre époque », a-t-elle déclaré au Register, tout en précisant que le pape Clément XIV « y a mis fin en 1720 ». 

    Plus récemment, Lev a relevé que la basilique Santa Croce in Gerusalemme à Rome avait été temporairement fermée en 2011, suite à des soirées en boîte de nuit organisées dans ses locaux pour des « amis de Santa Croce », parmi lesquels la chanteuse Madonna. Après cette brève fermeture, le Vatican a destitué la communauté cistercienne qui gérait la basilique. 

    D'autres cathédrales catholiques ont également été le théâtre d'événements profanes, notamment en 2019, lorsque la cathédrale Saint-Étienne de Vienne a autorisé un concert d'activistes homosexuels dans sa nef. « Je crains que ce phénomène ne prenne de l'ampleur et ne s'arrête pas, y compris dans les églises catholiques », a déclaré le père Murray. 

    Pour Lev, le meilleur moyen de mettre un terme à ces événements serait peut-être que les gens « retournent soutenir leurs églises, les fréquenter, et cessent de fréquenter l'espace sacré devenu profane et d'expliquer pourquoi ce n'est "pas cool" de le faire ».

    « Je pense que si nous voulons que les autres respectent notre espace, nous devons le respecter nous-mêmes », a-t-elle ajouté. « Rares sont les mosquées qui se transforment en discothèques. »

  • Saint Gilles (1er septembre)

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    saint_gilles_biche.jpgSaint Gilles est à l'honneur dans nos régions. Voici la légende de saint Gilles (par Jacques de Voragine) (source) :

    Aegidius vient de e, sans, geos, terre, et dyan, illustre ou divin. II fut sans terre en méprisant les choses terrestres, illustre par l’éclat de sa science, divin par l’amour qui assimile l’amant avec l’objet aimé.

    (Aegidius), Gilles, né à Athènes, de lignée royale, fut, n'es son enfance, instruit dans les belles lettres. Un jour qu'il se rendait à l’église, il donna sa tunique à un malade gisant sur la place et demandant l’aumône : le malade s'en revêtit et fut aussitôt guéri. Après quoi, son père et sa mère étant morts dans le Seigneur, il fit J.-C. héritier de son patrimoine. Une fois, en revenant de l’église, il rencontra un homme qui avait été mordu par un serpent. Saint Gilles alla au-devant de lui, fit une prière et expulsa le venin. Il y avait dans (église un démoniaque qui troublait les fidèles par ses clameurs, saint Gilles chassa le démon et rendit cet homme à la santé. Or, comme le saint redoutait le danger de la faveur humaine, il s'en alla en cachette sur le rivage de la mer, où ayant vu des matelots luttant contre la tempête, il fit une prière et calma les flots. Les matelots abordèrent et ayant appris que Gilles allait à Rome, ils le remercièrent de sa bienfaisance et lui promirent de le transporter sans frais.

    Après être arrivé à Arles, où il resta deux ans avec saint Césaire, évêque de cette ville, il y guérit un homme attaqué de la fièvre depuis trois ans mais conservant toujours le goût du désert, il s'en alla secrètement et demeura longtemps avec un ermite d'une sainteté remarquable, appelé Vérédôme : et il mérita de faire cesser la stérilité de la terre.

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