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Patrimoine religieux

  • Premier dimanche de l'Avent: ouverture de la nouvelle année liturgique ce 27 novembre 2022

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    Chant d’entrée de la messe 

    « Ad te, Domine, levavi animam meam:

    Deus meus, in te confido; non erubescam.

    Neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui sustinent te, non confundentur.

    Vias tuas, Domine, demonstra mihi, et semitas tuas edoce me. 

    Vers toi j'élève mon âme, mon Dieu, en toi je mets ma confiance, je n'aurai pas à en rougir. Que mes ennemis ne se moquent pas de moi, car tous ceux qui t'attendent ne seront pas confondus.

    Seigneur, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers »

    (Psaume 24, 1-4) 

    Ce tout premier chant de l'année liturgique est emprunté au psaume 24, un des psaumes les plus utilisés dans la liturgie. Quand le psalmiste chante sa peine, son angoisse, sa joie, sa confiance, ce n'est jamais une prière purement individuelle. Au contraire, c'est toujours une prière qui inclut les deux dimensions personnelle et communautaire. On ne se sauve pas tout seul, mais ensemble, en famille. On comprend pourquoi l'Église a su, avec son instinct d'épouse et de mère, recueillir en elle ce trésor unique de la prière biblique et le dispenser à ses enfants, notamment à travers la liturgie.

  • Le Pape a Istanbul : aspects œcuméniques et interreligieux

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    Du Tagespost :

    Le pape Léon en Turquie

    Aspects œcuméniques et interreligieux

    Le pape Léon XIV portait ostensiblement sa croix pectorale lors de sa visite à la Mosquée Bleue. Contrairement à ses prédécesseurs, il s'est abstenu de prier dans la mosquée.

    29 novembre 2025

    Le pape Léon XIV a donné un ton résolument interreligieux lors de son voyage en Turquie samedi matin, en visitant la mosquée Sultan Ahmed à Istanbul. La « Mosquée bleue », principal site touristique de la ville, avait déjà été visitée par le pape Benoît XVI en 2006 et le pape François en 2014 – immédiatement après la basilique Sainte-Sophie, qui a servi d'église patriarcale chrétienne et de lieu de couronnement byzantin pendant plus d'un millénaire.

    Contrairement à ses prédécesseurs, le pape Léon XIV n'a pas visité Sainte-Sophie car cette église, qui fut jadis la plus grande de la chrétienté, est de nouveau utilisée comme mosquée depuis 2020 – comme elle l'avait été pendant près de 500 ans sous la domination ottomane.

    La magnifique mosquée Sultan Ahmed, avec ses six minarets, n'a jamais été une église, mais fut construite par celui qui lui a donné son nom au début du XVIIe siècle. Le pape Léon XIV, comme tout le monde, ôta ses chaussures en entrant dans la mosquée, mais conserva sa croix pectorale en argent, pourtant bien visible. Accompagné du président de la Direction des affaires religieuses (Diyanet) et de deux cardinaux de la Curie, le pape visita la mosquée comme un touriste, écoutant les explications et posant des questions. Contrairement aux papes Benoît XVI et François lors de leurs visites, cependant, Léon XIV ne s'arrêta pas un instant pour prier ou méditer en silence. Ce geste de Benoît XVI avait suscité une vive attention en 2006, quelques semaines seulement après son discours de Ratisbonne.

    Église syriaque orthodoxe dans un cimetière catholique

    L'un des moments forts de la visite du Pape samedi, sur le plan œcuménique, a sans aucun doute été sa rencontre avec les responsables des Églises chrétiennes actives à Istanbul. Le métropolite syriaque orthodoxe Filüksinos Yusuf Çetin a accueilli le Pape, accompagné du cardinal Kurt Koch , devant l'église Mor Ephrem, la seule église nouvellement construite en République de Turquie. Elle se dresse sur l'emplacement d'un ancien cimetière catholique, dans le quartier traditionnel d'Istanbul de Yeşilköy (Village Vert). Le président Erdoğan avait personnellement approuvé cette construction, en totale contradiction avec la tradition de la République de Turquie laïque et sans consulter les autorités locales, et avait également assisté à la cérémonie d'inauguration. 

    Dix-sept représentants de diverses Églises et communautés religieuses attendaient le pape à l'intérieur de la nouvelle église syriaque orthodoxe. La rencontre œcuménique entre les responsables religieux s'est ensuite déroulée discrètement, sans la présence des médias. On estime à environ 25 000 le nombre de chrétiens syriaques orthodoxes, originaires du Tur Abdin, dans le sud-est de la Turquie, rien que dans la métropole d'Istanbul.

    Lire aussi : Erdoğan fait l'éloge du pape et l'instrumentalise

  • Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu.

    Sur le site même où s'est tenu le premier concile il y a 1 700 ans, Léon XIV a récité le Credo aux côtés du patriarche Bartholomée et d'autres chefs des Églises orthodoxes. Le désir d'une pleine communion et la mise en garde contre le nouvel arianisme qui réduit le Christ à un chef charismatique, niant ou ignorant sa divinité.

    29/11/2025

    (Photo AP/Khalil Hamra) Associate Press/LaPresse

    Le point culminant du premier voyage apostolique de Léon XIV a eu lieu hier, lors des fouilles de l'ancienne basilique Saint-Néophyte d'Iznik. Près des rives du lac, le pape a présidé une prière œcuménique avec Bartholomée de Constantinople et d'autres responsables des Églises orthodoxes.

    En ce lieu même où fut proclamée la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu, il y a 1 700 ans, l'anniversaire du concile de Nicée a été commémoré. Les chefs religieux chrétiens ont récité ensemble le Credo, incarnant ce que Léon XIV a appelé dans son discours « le désir de pleine communion entre tous ceux qui croient en Jésus-Christ ».

    Ce geste symbolique, d'une grande portée, a été accompli à l'endroit même où le Credo fut professé et récité pour la première fois en 325. La confession de foi christologique, a déclaré le pape, « est un lien profond qui unit déjà tous les chrétiens ».

    L'œcuménisme de Léon fut une fois de plus confié à son « maître », saint Augustin, dont il emprunta la citation : « Bien que nous, chrétiens, soyons nombreux, en un seul Christ, nous sommes un. » « Plus nous sommes réconciliés », observa Prévost, « plus nous, chrétiens, pouvons témoigner avec crédibilité de l'Évangile de Jésus-Christ. » La partie la plus importante de son discours, cependant, était consacrée à la mise en garde des chrétiens qui « risquent de réduire Jésus-Christ à une sorte de leader charismatique ou de surhomme, une distorsion qui conduit finalement à la tristesse et à la confusion. » Cette tentation est comparée – et, à certains égards, assimilée – à celle d'Arius qui, « en niant la divinité du Christ, (...) l'a réduit à un simple intermédiaire entre Dieu et les hommes, ignorant la réalité de l'Incarnation, de sorte que le divin et l'humain sont restés irrémédiablement séparés. »

    Léon quitta Iznik en hélicoptère, comme il y était arrivé, et retourna à Istanbul en fin d'après-midi pour une rencontre privée avec les évêques de la délégation apostolique. Avant son passage dans l'antique Nicée, le pape avait visité la maison de retraite gérée depuis plus d'un siècle par les Petites Sœurs des Pauvres. S'adressant aux hôtes, il déplora que « dans de nombreux contextes sociaux, où prédominent l'efficacité et le matérialisme, le respect des personnes âgées se soit perdu ».

    Le deuxième jour de son voyage débuta par une rencontre avec des évêques, des prêtres , des diacres, des religieux et religieuses, ainsi que des agents pastoraux, à la  cathédrale du Saint-Esprit. Le pape les a définis comme la « communauté appelée à cultiver la semence de la foi qui nous a été transmise par Abraham, les Apôtres et les Pères ». Le petit nombre de catholiques en Turquie ne devrait pas poser problème ; au contraire, « cette logique de petitesse est la véritable force de l’Église », car, comme l’a dit Léon XIV, « elle ne réside pas dans ses ressources et ses structures, et les fruits de sa mission ne proviennent ni d’un consensus numérique, ni d’une puissance économique, ni d’une influence sociale », puisque l’Église « vit de la lumière de l’Agneau et, rassemblée autour de lui, est portée dans les rues du monde par la puissance du Saint-Esprit ». Aujourd’hui, le pape visitera la Mosquée bleue, tout comme Benoît XVI et François. 

  • "Sacré Coeur" : beau succès du film en Belgique et ce n'est pas terminé

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    De Vincent Delcorps sur cathobel :

    Le film Sacré Cœur franchit la barre des 14.000 spectateurs en Belgique!

    Publié le 

    Le film-événement poursuit sa tournée triomphale. Ce jeudi soir, il était projeté à Louvain-la-Neuve et a franchi un nouveau cap.

    En France, de semaine en semaine, le film Sacré Coeur bat de nouveaux records. Après avoir franchi la barre des 400 000 téléspectateurs, il se dirige vers celle des 500 000. S'il reste loin du record de Microcosmos (3,5 millions de vues), ce succès est devenu un véritable phénomène. Surtout pour une production à petit budget (environ 800 000€).

    De nombreuses séances encore prévues

    Le 22 octobre, le documentaire réalisé par le couple Gunnell est sorti dans les salles de Belgique. Et ici aussi, le succès est au rendez-vous. Du 20 au 27 novembre, les radios RCF et CathoBel ont d'ailleurs organisé un cycle spécial de six conférences en présence d'Edouard Marot et d'Alicia Beauvisage. La séance de ce jeudi 27 novembre, tenue à Louvain-la-Neuve, a permis au film de passer la barre des 14 000 vues. Et de nombreuses séances sont encore prévues dans les salles de Wallonie et de Bruxelles dans les prochains jours, notamment à Namur, Bastogne, Liège, Braine l'Alleud et Bruxelles.

    Les larmes aux yeux

    Ce jeudi soir, la salle du cinéma de Louvain-la-Neuve était bien remplie. Une majorité d'adultes, une série d'étudiants aussi. "La pureté de Marguerite-Marie, son cœur m'a beaucoup touchée", réagissait Hélène au sortir de la séance. "Mais c'est surtout les témoignages qui me parlent".

    "J'avais un peu les larmes aux yeux tout au long du film", partageait Anna. "J'ai pris conscience de la chance que j'avais aussi d'avoir à certains moments cette connexion avec Jésus."

    Miguel, lui, regardait le film pour la deuxième fois. "Je trouve qu'il vaut mieux voir le film deux fois, cela permet de mieux comprendre. Les témoignages sont vraiment poignants, je vois vraiment l'œuvre de Dieu qui est occupé à se déployer dans le monde. Il n'y a pas que des horreurs, il faut être capable de le voir."

  • Le pape Léon XIV : « Le latin est la langue de l'Église »; les cardinaux retournent à l'école

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    De Francesco Capozza sur Il Tempo :

    Le pape Léon XIV : « Le latin est la langue de l'Église. » Les cardinaux retournent à l'école.

    Le latin est la langue officielle de l'Église, et ceux qui ne la maîtrisent pas, même parmi les cardinaux (comme cela a été clairement démontré lors du dernier conclave en mai dernier), devraient désormais reprendre leurs manuels scolaires, car Léon XIV l'a entériné dans le nouveau « Règlement général de la Curie romaine » publié hier. Certes, il n'est pas nouveau que le latin soit la langue ecclésiastique dans laquelle les prélats du monde entier communiquaient jusqu'à il y a quelques décennies, mais certains ont récemment souhaité que cette langue ancienne soit universellement remplacée par l'italien.

    Suite au décès du pape François le 21 avril, tous les cardinaux du monde entier se sont réunis à Rome. Plusieurs personnalités éminentes se sont retrouvées démunies face à la nécessité de dialoguer et d'échanger des idées en vue de l'élection du nouveau pontife. La plupart d'entre eux ne parlent pas italien (et, à vrai dire, pourquoi le devraient-ils), mais le plus surprenant fut que nombre de cardinaux ignoraient même le latin. C'est le nouveau pape lui-même qui mit fin à ce chaos linguistique. Près de sept mois après son élection au Siège de Pierre, il jugea indispensable de clarifier la situation une fois pour toutes.

    Le nouveau Règlement de la Curie romaine est un document divisé en deux parties : la première, adressée aux plus hauts gradés de la hiérarchie ecclésiastique qui constituent le gouvernement central de l’Église, comprend 52 articles ; la seconde, destinée aux employés de second rang, aux prélats et aux laïcs, comprend 92 articles qui traitent de divers aspects du travail au Saint-Siège, de la mobilité à la retraite, de l’avancement de carrière à la rémunération ordinaire et extraordinaire, des motifs de licenciement aux congés. Toutefois, comme indiqué, ce règlement concerne principalement le personnel laïc employé au Vatican, des huissiers aux employés de la poste, par exemple.

    L’essence même de ce nouveau règlement réside cependant dans sa première partie, qui concerne les cardinaux, les archevêques et les prélats de haut rang travaillant dans les dicastères (ministères) du Siège apostolique. Et c’est précisément dans cette première partie, au titre XIII, intitulé « Langues en usage », article 50, que Léon XIV établit que « les institutions curiales doivent, en règle générale, rédiger leurs actes en latin ». Pour ceux qui, malheureusement, ne le connaissent pas si bien (et malheureusement, ils sont nombreux, même dans les hautes sphères du Vatican), le pape crée, au paragraphe suivant, « un office pour la langue latine au sein du Secrétariat d’État, au service de la Curie romaine » – en somme, une sorte d’école de rattrapage prête à instruire ceux qui ont oublié la langue qui a été la langue officielle de l’Église pendant des siècles.

    Le texte substantiel publié hier vise à réglementer les aspects purement opérationnels et administratifs de la Constitution apostolique « Praedicate Evangelium », promulguée par le pape François le 19 mars 2022. Cette Constitution a profondément transformé la Curie romaine, le gouvernement central de l’Église, mais n’a pas codifié les règlements internes des dicastères ni mis en place une structure bureaucratique efficace pour ceux qui y travaillent au quotidien. Une fois encore, comme pour le Motu Proprio relatif au Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, publié il y a seulement trois jours, Prévost corrige, ou plutôt « rafistole », comme on dit à Rome, ce que Bergoglio a publié à la hâte et, peut-être, avec une certaine superficialité.

  • Le Pape en Turquie : un Credo sans Filioque pour préserver l’unité

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    D'Hortense Leger sur aleteia.org :

    Léon XIV en Turquie : un Credo sans Filioque pour préserver l’unité

     
    27/11/25

    Léon XIV doit se rendre ce 28 novembre sur les rives d’Iznik (Turquie) pour commémorer, avec une vingtaine de responsables chrétiens, les 1.700 ans du Concile de Nicée. Point d’orgue de cette cérémonie : la récitation du Credo dans sa version originelle, sans la mention “Filioque”. En renonçant à cet ajout théologique, le Pape et les responsables chrétiens présents souhaitent placer l’unité au-dessus des clivages historiques, le temps d’une profession de foi commune.

  • Bruxelles : une crèche qui fait débat

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Bruxelles opte pour une crèche de Noël en tissus et sans visage: « Un mélange inclusif pour que tout le monde s'y retrouve »

    Peut être une image de une personne ou plus, foulard et estrade

    La crèche traditionnelle de Noël a été remplacée par des poupées sans visages censées représenter le « mélange de toutes les couleurs de peau ». Un choix qui ne fait pas l’unanimité. 

    Exit les santons traditionnels. Cette année, pour la  crèche  de la Grand-Place, la ville de  Bruxelles  a choisi d’installer des poupées de chiffons… sans visages. Marie et Joseph sont bien là. Même l’Enfant Jésus et  les rois mages  ont pris un peu d’avance. Mais à la place des faces souriantes tournées vers la mangeoire, une surface plane faite d’assemblages de tissus gris, rouge, beige, noir et brun. Un choix de la créatrice Victoria-Maria, rapporte  La Libre. Le journal belge cite même un membre de l’organisation, qui explique que cet assemblage de couleurs hétérogènes traduit « un mélange inclusif de toutes les couleurs de peau, pour que tout le monde s’y retrouve ».

    Sauf que ce choix ne fait pas l’unanimité, tant s’en faut : plusieurs internautes ont manifesté leur désapprobation sur les réseaux sociaux. « On touche le fond… et on continue de creuser », a tweeté le footballeur du LOSC et international belge Thomas Meunier. 

    « Admirez la crèche “inclusive” de Bruxelles, capitale de l’Europe », s’est désolée une internaute. D’autres soulignent que cette représentation rappelle la charia, la loi islamique, qui interdit de représenter les visages humains. « Pour l’instant, Joseph n’a qu’une femme. La burka sera pour l’an prochain », ironise un autre internaute. « Noël charia compatible sur la Grand-Place à Bruxelles », a tweeté Florence Bergeaud-Blackler, docteur en anthropologie et présidente du Cerif (Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme).

    Du marché de Noël aux « Plaisirs d’hiver »
    La Ville de Bruxelles aurait décidé de se séparer de son ancienne crèche, car celle-ci serait devenue trop vétuste et difficile à transporter, rapporte la presse belge. La Libre assure également que les autorités de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, la cathédrale de Bruxelles, ont été associées à la démarche et ont validé le projet. Cette nouvelle version de la Nativité du Christ, réalisée avec l’Atelier By Souveraine, de Forest, devrait être en place a minima pour les cinq prochaines années. Dans cette nouvelle crèche inclusive intitulée « Étoffes de la Nativité », les personnages sont même vêtus de tissus fins de stock et de matières recyclées ! Le tout, présenté sur le « Plaisirs d’hiver » : c’est ainsi que les autorités ont rebaptisé le marché de Noël de la ville. L’artiste prévoit de réaliser une conférence de presse ce vendredi pour expliquer sa démarche, rapporte La Libre.

    Des polémiques impliquant des figures sans visage ont déjà éclaté par le passé. En janvier 2022, un  documentaire « Zone interdite»  sur le séparatisme lié à l’islam radical,  notamment à Roubaix  (Nord) diffusé sur M6 avait fait grand bruit : il montrait des boutiques où des poupées sans visage étaient vendues. « Seul Allah crée », expliquait une vendeuse. À Lyon cet été, l’inauguration d’une fresque dans les parties communes de la tour d’une cité de Villeurbanne avait fait polémique. On y voyait une  fillette voilée et un personnage sans visage.

    Sur Facebook, Georges Dallemagne commente :

    La crèche de Noël défigurée.
    Voilà la nouvelle trouvaille de la ville de Bruxelles. Marie, Joseph, Jésus, les Rois Mages présentés tels des zombies sans visage…pour cause « d’inclusivité »… « pour que chacun s’y retrouve »… Ben tiens ! On croit à chaque fois avoir touché le fond, mais l’inventivité woke n’a semble-t-il aucune limite à Bruxelles. C’est donc Noël sans Noël. L’effacement de notre histoire, de la tendresse de Noël, de la douceur de cette crèche qui évoque, quelles que soient nos croyances, la paix et la tendresse de la nativité.
    Pour avoir été souvent admirer la féerie de Noël sur notre tellement belle Grand-place de Bruxelles, je peux affirmer que ni les non croyants, ni les musulmans, ni les juifs, ni les martiens ne se sont jamais offusqués de la crèche de Noël. Chacun connaît le trésor de cette tradition. Mais quelques hurluberlus hors sol en ont décidé autrement. Nous aurons cette année des fantômes sans visage, sans sexe, des patchworks de mauvais goût.
    Souvenez-vous: les autorités régionales de Bruxelles avaient déjà voulu faire disparaître de la rue Montagne du Parc la splendide statue « La Maturité », de Victor Rousseau, jugée trop paternaliste. Nous nous y étions opposés avec succès. Après s’être attaqués à La Maturité, voilà qu’on s’attaque à la Nativité.
    Et après on s’étonnera de voir l’extrême droite marquer des points partout en Europe…
    Rendez-nous Noël !
    Et sur X :
    « J’ai grandi avec des crèches chaleureuses et familières, et toutes les traditions chrétiennes qui ont façonné ce pays. Ce qui se passe aujourd’hui est absurde : une petite élite autoproclamée progressiste démantèle notre propre culture au nom d’une idée creuse d’« inclusion ». Aucune minorité n’a réclamé cela. Personne n’est offensé par une crèche. Ce sont toujours les mêmes ingénieurs culturels laïcs qui tentent d’imposer leur vide idéologique à tous. Ce n’est pas du progrès, c’est un effondrement culturel que personne n’a jamais souhaité », écrivait le chroniqueur belge Fouad Gandoul sur X.
  • Le pape réorganise le diocèse de Rome et annule les réformes de son prédécesseur, le pape François

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    De kath.net/news :

    Le pape réorganise le diocèse de Rome et annule les réformes de son prédécesseur, le pape François.

    27 novembre 2025

    Léon XIV rétablit la zone pastorale du centre-ville de Rome, que François avait dissoute environ un an auparavant.

    Cité du Vatican/Rome (kath.net/KAP) Le pape Léon XIV a annulé la réorganisation du diocèse de Rome mise en œuvre par son prédécesseur, François. Par un décret publié mercredi par le Bureau de presse du Vatican, Léon XIV rétablit le territoire pastoral du centre de Rome, dissous par François il y a environ un an. 

    Son principal atout réside dans la vieille ville historique, qui abrite une concentration unique au monde d'églises, de monastères et d'autres institutions ecclésiastiques. Pour des raisons à la fois ecclésiastiques et symboliques, François a dissous le centre historique, où résidait la majeure partie du clergé romain, et l'a intégré aux quatre quartiers extérieurs de la ville.

    Léon XIV voit les choses différemment.

    Dans sa brève lettre, le pape explique que les raisons invoquées par son prédécesseur pour la réforme territoriale demeurent valables. Il constate cependant que l'Année sainte en cours a clairement démontré l'homogénéité du centre urbain de Rome. En conséquence, il décrète que le centre-ville redevienne un district distinct au sein du diocèse. Le nombre de secteurs pastoraux passe ainsi à cinq : un dans le centre et quatre dans les districts périphériques.

    Le pape est le chef de l'Église catholique et l'évêque de Rome. Le démantèlement du centre dans le diocèse de Rome, ordonné par le pape François le 4 octobre 2024 avec le motu proprio « La vera bellezza » (La vraie beauté), a suscité de vives critiques de la part du clergé et n'a été mis en œuvre qu'à contrecœur et sans conviction.

    À l'époque, François avait déclaré vouloir rapprocher le centre romain, qu'il craignait de devenir un musée à ciel ouvert, de la périphérie de la ville. La majorité des trois millions d'habitants de la métropole vivent dans les quartiers périphériques ; pourtant, on y trouve relativement peu de prêtres et d'églises.

    initiative personnelle

    Le nouveau document de Léon XIV s'intitule « Immota manet » (en latin : « Il reste inchangé… »). Il est daté du 11 novembre 2025 et a également le rang de « Motu Proprio ».

    Un « motu proprio » est un décret papal promulgué de l'initiative personnelle du pape. Il se distingue des autres formes de législation papale, qui sont édictées en réponse à une demande. Son nom provient de l'expression latine « motu proprio datae » (« promulgué de sa propre initiative »). Ces mots figurent toujours en exergue du document et soulignent l'implication personnelle du pape.

  • Le latin n'est plus la première langue officielle du Vatican.

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    De kath.net/news :

    Le latin n'est plus la première langue officielle du Vatican.

    25 novembre 2025

    Le règlement révisé de la Curie romaine stipule : « Les autorités de la Curie rédigent généralement leurs documents en latin ou dans une autre langue » – l’exigence d’une « bonne connaissance du latin » pour les employés du Vatican est supprimée.

    Cité du Vatican (kath.net/KAP) Le latin n'est plus la langue officielle privilégiée au Vatican. C'est ce que stipule le règlement révisé de la Curie romaine, publié cette semaine et approuvé par le pape Léon XIV. Le chapitre relatif aux langues d'usage au Vatican précise désormais : « Les autorités de la Curie rédigent généralement leurs documents en latin ou dans une autre langue. »

    Dans l'ancienne version du « Regolamento », la langue de César et de Cicéron occupait encore une place prépondérante. Il y était stipulé : « Les autorités de la Curie rédigent généralement leurs dossiers en latin, mais elles peuvent également utiliser d'autres langues plus courantes aujourd'hui pour leur correspondance ou la rédaction de documents, selon les besoins spécifiques de l'époque. »

    L’exigence d’une « bonne connaissance du latin » a également été supprimée du nouveau règlement applicable aux employés du Vatican. À l’avenir, seules une bonne connaissance de l’italien et d’une autre langue seront requises. Toutefois, le « Bureau de la langue latine », rattaché à la Secrétairerie d’État du Vatican et accessible à l’ensemble de la Curie romaine, sera maintenu.

  • À quel point l'Orient et l'Occident peuvent-ils se rapprocher à Nicée ?

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    D'Ed. Condon sur The Pillar :

    À quel point l'Orient et l'Occident peuvent-ils se rapprocher à Nicée ?

     
    Le pape Léon XIV a appelé dimanche à un engagement renouvelé en faveur de l'œcuménisme entre les confessions chrétiennes, exhortant tous les chrétiens et leurs dirigeants à approfondir leur communion dans les principes communément confessés de la foi.
    Le pape Léon XIV rencontre le patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople. Crédit : Médias du Vatican.

    Dans une lettre apostolique publiée avant un voyage papal à Nicée — au cours duquel Léon XIV rejoindra le patriarche de Constantinople pour commémorer le 1700e anniversaire du concile œcuménique qui a élaboré le credo éponyme —, Léon XIV a rappelé les querelles doctrinales âpres et clivantes qui ont précédé et suivi la formulation du Credo de Nicée.

    Le pape a souligné qu'après des générations de divisions et d'hérésies concernant la nature essentielle de la Trinité, une grande partie du christianisme mondial est aujourd'hui unie dans la confession de la nature essentielle de Dieu.

    « Nous devons donc laisser derrière nous les controverses théologiques qui ont perdu leur raison d’être afin de développer une compréhension commune et plus encore, une prière commune au Saint-Esprit, afin qu’il nous rassemble tous dans une seule foi et un seul amour », a déclaré le pape.

    Bien sûr, l’œcuménisme a toujours été une priorité pour tous les papes, et plus particulièrement depuis le concile Vatican II. Et, comme l’a observé Léon XIV dans sa lettre intitulée In Unitate Fidei , « en vérité, ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise ».

    Léon a observé que « dans un monde divisé et déchiré par de nombreux conflits, l’unique communauté chrétienne universelle peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, jouant un rôle décisif dans l’engagement mondial en faveur de la paix. »

    Mais si cela résonne profondément, sur le plan émotionnel et spirituel, pour de nombreux chrétiens de différentes confessions, la situation actuelle des relations œcuméniques présente un tableau complexe.

    Bien que les points de divergence actuels ne soient pas d'ordre trinitaire, certains trouvent sans doute leur origine dans des désaccords concernant d'autres articles du credo et la nature des sacrements. D'autres encore, sans être nécessairement insolubles, peuvent paraître l'être en pratique, du moins pour le moment.

    Dans quelle mesure la vision d'unité de Léon XIV entre les Églises d'Orient et d'Occident pourra-t-elle se rapprocher dans les années à venir ?

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  • Sainte Catherine d'Alexandrie (25 novembre)

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    catherineMemling1479.middle.jpgSouvent représentée (ici par Memling, XVe s.) à l'occasion de son mariage mystique avec le Christ, sainte Catherine d'Alexandrie symbolise l'union de la philosophie et de la religion. Plus que sur l'histoire, c'est sur la tradition que s'appuie la dévotion à cette sainte martyrisée au 4e siècle.

    "Alors âgée de dix-huit ans, Catherine s'opposera à Maximinus à l'origine de nombreuses persécutions. Incapable de répondre aux arguments de la jeune femme, l'empereur demandera à cinquante philosophes de lui fournir les arguments. Catherine les convertira. L'empereur les fera brûler sur un bûcher et demandera à Catherine de l'épouser. Celle-ci, qui avait reçu un anneau d'or du Christ, refusera. Battue et emprisonnée, Catherine sera sauvée par le Christ qui lui apparaîtra de nouveau et lui enverra une colombe blanche pour la nourrir. Elle convertira la femme de l'empereur, Faustina, et le chef de sa garde, Porphyrius, qui à son tour convertiront deux cents gardes impériaux. Ils seront tous exécutés. Catherine, qui subira le supplice d'une roue parsemée de clous et de rasoirs, sera libérée par miracle durant l'épreuve. Elle sera finalement décapitée. De l'huile recueillie sur ses ossements sera à l'origine de guérisons miraculeuses durant plusieurs siècles. Son corps sera transporté par des anges, au IXème siècle, au sommet du Mont Sinaï, dans le monastère de la Transfiguration du Christ fondé en 542, qui sera ensuite rebaptisé monastère Sainte Catherine. Sainte Catherine appartiendra aux visions de Jeanne d'Arc, avec sainte Marguerite." (insecula.com)

  • Dans son nouvel ouvrage, le cardinal Sarah explore en profondeur le culte, la liturgie et la musique sacrée

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    De Paul Senz sur le CWR :

    Dans son nouvel ouvrage, le cardinal Sarah explore en profondeur le culte, la liturgie et la musique sacrée.

    Dans Le Chant de l'Agneau , explique l'intervieweur Peter Carter, « le cardinal Sarah expose clairement les définitions et les principes de la liturgie et de la musique sacrée, qu'il est toujours rafraîchissant de comprendre à nouveau et d'approfondir. »

    Le cardinal Robert Sarah brandit un encensoir lors de la messe qu'il célèbre à Port-au-Prince le 12 janvier 2010. (Photo CNS/Paul Jeffrey)
    Au sein de l'Église, de nombreux débats animent la question de ce qui est approprié ou non dans le cadre de la liturgie. Ces « guerres liturgiques » font rage sur de multiples fronts, touchant à divers aspects de la messe. Il convient de souligner que l' intensité de ce débat tient au fait que tous les participants reconnaissent que la messe est au cœur de la vie de l'Église et doit donc être célébrée avec le respect qu'elle mérite.

    L'un des fronts liturgiques est celui de la portée musicale.

    Le Chant de l’Agneau : Musique sacrée et liturgie céleste (Ignatius Press, 2025) est le dernier ouvrage du cardinal Robert Sarah, fruit d’un dialogue avec Peter Carter, directeur du Catholic Sacred Music Project . Leur conversation explore la riche tradition spirituelle de la musique sacrée catholique, se penche sur la confusion liturgique qui règne actuellement et propose non seulement un diagnostic des problèmes, mais aussi une voie vers un véritable renouveau, y compris au niveau paroissial.

    Le cardinal Robert Sarah  est l'ancien préfet de la Congrégation (aujourd'hui Dicastère) pour le Culte Divin au Vatican, et l'auteur de nombreux ouvrages (dont plusieurs entretiens de la longueur d'un livre), parmi lesquels  Le pouvoir du silence : contre la dictature du bruit ,  La journée est déjà bien ava ), parmi lesquels  Le pouvoir du silence : contre la dictature du bruit ,  La journée est déjà bien avancée ,  Dieu ou rien : une conversation sur la foi avec Nicolas Diat ,  Il nous a tant donné : un hommage à Benoît XVI et  Du plus profond de nos cœurs : sacerdoce, célibat et crise de l'Église catholique . ncée ,  Dieu ou rien : une conversation sur la foi avec Nicolas Diat ,  Il nous a tant donné : un hommage à Benoît XVI et  Du plus profond de nos cœurs : sacerdoce, célibat et crise de l'Église catholique .

    Peter Carter s'est récemment entretenu avec  Catholic World Report au sujet de son entretien majeur avec le cardinal Sarah, du rôle de la beauté dans l'évangélisation et de l'importance de la liturgie sacrée.

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