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Patrimoine religieux

  • Saint Gilles (1er septembre)

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    saint_gilles_biche.jpgSaint Gilles est à l'honneur dans nos régions. Voici la légende de saint Gilles (par Jacques de Voragine) (source) :

    Aegidius vient de e, sans, geos, terre, et dyan, illustre ou divin. II fut sans terre en méprisant les choses terrestres, illustre par l’éclat de sa science, divin par l’amour qui assimile l’amant avec l’objet aimé.

    (Aegidius), Gilles, né à Athènes, de lignée royale, fut, n'es son enfance, instruit dans les belles lettres. Un jour qu'il se rendait à l’église, il donna sa tunique à un malade gisant sur la place et demandant l’aumône : le malade s'en revêtit et fut aussitôt guéri. Après quoi, son père et sa mère étant morts dans le Seigneur, il fit J.-C. héritier de son patrimoine. Une fois, en revenant de l’église, il rencontra un homme qui avait été mordu par un serpent. Saint Gilles alla au-devant de lui, fit une prière et expulsa le venin. Il y avait dans (église un démoniaque qui troublait les fidèles par ses clameurs, saint Gilles chassa le démon et rendit cet homme à la santé. Or, comme le saint redoutait le danger de la faveur humaine, il s'en alla en cachette sur le rivage de la mer, où ayant vu des matelots luttant contre la tempête, il fit une prière et calma les flots. Les matelots abordèrent et ayant appris que Gilles allait à Rome, ils le remercièrent de sa bienfaisance et lui promirent de le transporter sans frais.

    Après être arrivé à Arles, où il resta deux ans avec saint Césaire, évêque de cette ville, il y guérit un homme attaqué de la fièvre depuis trois ans mais conservant toujours le goût du désert, il s'en alla secrètement et demeura longtemps avec un ermite d'une sainteté remarquable, appelé Vérédôme : et il mérita de faire cesser la stérilité de la terre.

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  • Un saint patron des femmes enceintes et des enfants qu'elles portent

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    Saint Raymond Nonnat, fêté le 31 août (source)

    Peut être une image de texte

    "Raymond, né à Portel, au diocèse d'Urgel, en Catalogne, en 1204, fut surnommé « Nonnat » (non natus) parce que sa mère mourut avant de lui donner le jour, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes et de l'enfant qu'elles portent. Sa mère était morte d'une grave maladie dont elle se vit attaquée au septième mois de sa grossesse ; les médecins assuraient que l'enfant était mort aussi, et que c'était même sa mort qui avait provoqué celle de sa mère ; le père, néanmoins, ne put jamais se résoudre à la voir conduire en terre sans avoir la connaissance de ce qu'elle portait dans ses entrailles ; un de ses parents, qui le vit dans cette perplexité, eut la hardiesse de tirer un poignard de son sein pour en fendre le côté gauche de la défunte, et l'on vit paraître aussitôt un bel enfant plein de vie, contre toute espérance humaine et au grand étonnement de tous ceux qui étaient présents. Son père était de la noble famille des Sarrois, depuis appelée Segers, alliée aux maisons de Foix et de Cardone. Enfant pieux et studieux, fort dévôt à Vierge Marie, il était bouleversé par la misère physique et morale...

    Entré dans l'Ordre des Mercédaires[1], récemment fondé par Pierre Nolasque[2] pour venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des musulmans, Raymond Nonnat fut chargé d'aller à Alger pour racheter ceux que les barbaresques avaient réduits à l'esclavage. Quand il n'eut plus d'argent, il se livra lui-même contre quelques captifs. D'abord traité durement, il obtint ensuite la permission de circuler pour encourager ses compagnons d'infortune et, comme il avait profité de cette relative liberté pour enseigner quelques musulmans qui se convertirent et qu'il baptisa, il aurait été condamné à être empalé si ceux qui lui servaient de caution n'étaient intervenu ; il fut fouetté dans les rues, puis on lui perça les lèvres avec un fer rouge pour y placer un cadenas dont le gouverneur avait la clef.

    Saint Pierre Nolasque finit par rassembler la rançon de Raymond qui, bien qu'il eût voulu rester pour soulager les esclaves chrétiens, obéit à l'ordre de rentrer en Espagne. Peu après, le pape Grégoire IX qui l'appela auprès de lui, le créa cardinal, au titre de Saint-Eustache, sans lui imposer de quitter l'habit de son Ordre. Raymond Nonnat mourut près de Barcelone, avant que d'avoir rejoint le Souverain Pontife. Dès que Raymond Nonnat fut entré dans la maison du comte de Cardone qui était à deux journées de Barcelone, il fut saisi d'une fièvre très-violente, accompagnée de convulsions et de tous les symptômes qui pouvaient être les marques d'une mort prochaine. Il voulut s'y disposer par les moyens ordinaires que l'Eglise présente à tous les fidèles. Mais les religieux de la Merci dépendaient du curé du lieu qui était absent ; il fallut l'attendre pour lui administrer les derniers Sacrements. Alors Raymond, qui craignait de mourir sans être muni du saint Viatique, éleva les yeux au ciel et pria Dieu de ne pas permettre qu'il fût privé de ce bien qu'il désirait avec tant d'ardeur, quoiqu'il s'en reconnût indigne ; et aussitôt il entra, par la porte de la salle où il était couché, en présence du comte, des religieux et de plusieurs autres personnes qui l'assistaient, une belle procession d'hommes inconnus, revêtus d'habits blancs, comme les religieux de la Merci, et tenant chacun un flambeau allumé à la main. Notre-Seigneur les suivait ayant un saint ciboire entre ses mains ; mais la lumière qu'il répandait était si grande, que tous ceux de l'assemblée en furent éblouis : de sorte que personne ne put voir ce qui se passa dans la suite d'une action si miraculeuse qui dura une bonne demi-heure ; après quoi la procession s'en retourna dans le même ordre qu'elle était venue, avec cette différence seulement, qu'en venant, les religieux n'avaient paru que depuis la porte de la chambre jusqu'autour du lit, et, au retour, ils prirent le chemin de la rivière qui arrose le pied du village, et la passèrent à pied sec, marchant sur les eaux comme sur la terre ferme, et disparurent ensuite. Le comte et tous les assistants, qui étaient sortis pour voir la fin de cette merveille, trouvèrent à leur retour le saint cardinal, les genoux en terre, les yeux baignés de larmes, le visage et les mains levés vers le ciel, et comme sortant d'un profond ravissement ; on lui demanda ce qui s'était passé ; mais il ne dit que ce mot de David : « Que le Dieu d'Israël est bon à ceux qui ont le cour droit et innocent[3] ! » Enfin, il avoua qu'il avait reçu le très-auguste Sacrement de nos autels. Ainsi, tous ses désirs étant accomplis, peu de temps après il rendit son esprit à son Créaleur, en prononçant ces paroles du Sauveur expirant sur la croix : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »

    Son visage, après sa mort, devint beau et éclatant comme celui de Moïse, quand il descendit de la montagne où il venait de parler avec Dieu ; et, bien que la chaleur de la saison fùt extrême, et qu'elle fût encore augmentée par le grand concours du peuple qui venait de tous côtés, pour honorer ses précieuses dépouilles, son corps néanmoins ne donna jamais aucune marque de corruption ; il répandait au contraire, par toute la salle, une odeur plus suave que le baume et que les parfums les plus précieux, et il se fit même beaucoup de guérisons surnaturelles, en faveur de ceux que la piété y avait amenés et qui avaient le bonheur de le toucher. Cependant il fallut penser au lieu où l'on mettrait en dépôt un si précieux trésor, et il s'éleva à ce sujet un nouveau ditférend entre le comte de Cardonne qui le voulait retenir, et les religieux de la Merci, qui le voulaient emmener dans leur couvent. Pour apaiser leur contestation, on convint que le saint corps serait mis dans une châsse et ensuite chargé sur une mule aveugle qui ne serait guidée que par son propre instinct, et que le lieu où elle s'arrêterait serait choisi pour cette sépulture. Cet accord fut fidèlement exécuté : car la mule, ayant marché quelque temps, alla s'arrêter enfin proche de l'ermitage de Saint-Nicolas où le serviteur de Dieu avait vu naître sa dévotion envers la sainte Vierge et où cette bonne Mère lui avait fait goûter ses faveurs. Jamais il ne fut possible de faire aller plus avant cette bête : elle fit trois fois le tour de l'ermitage, et ensuite elle tomba morte à la porte de la chapelle.


    [1] Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la Rédemption des captifs.

    [2] Issu de la noble famille des Nolasco, apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse et aux rois d'Aragon, Pierre Nolasque, né vers 1189 au mas des Saintes-Puelles, dans l'ancien diocèse de Saint-Papoul, après avoir renoncé au mariage pour se consacrer à Dieu, rejoint les armées de Simon de Montfort. A la bataille de Muret où le roi Pierre d'Aragon est tué, son fils, Jacques, âgé de six ans, est fait prisonnier ; Simon de Monfort le met sous la garde de Pierre Nolasque puis les envoie tous deux en Espagne. Loin de la cour, Pierre Nolasque enseigne son royal élève et lui montre l'exemple de sa piété et de sa charité.

    [3] Psaume LXI 1.

    La suite ICI : http://missel.free.fr/Sanctoral/08/31.php

  • Miserere mihi Domine; introit du 22ème dimanche du temps ordinaire

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    Introitus

    Miserere mihi Domine,
    quoniam ad te clamavi tota die :
    quia tu Domine suavis ac mitis es,
    et copiosus in misericordia
    omnibus invocantibus te.
     
    Ayez pitié de moi, Seigneur,
    car j’ai lancé vers vous mon appel tout au long du jour :
    car vous, Seigneur, vous êtes doux et bon :
    et abondant en miséricorde
    pour tous ceux qui vous invoquent.
    Ps.  1

    Inclina, Domine, aurem tuam,
    et exaudi me :
    quoniam inops, et pauper sum ego.

    Inclinez l’oreille, Seigneur,
    et exaucez-moi :
    car livré à moi-même, je suis sans ressource et malheureux.

  • Le Nouveau Testament : l’un des textes de l’Antiquité les mieux attestés

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    Les plus anciens manuscrits du Nouveau Testament

    Nous le savons tous : aucun original de la Bible n’a survécu. Ce que nous possédons, ce sont uniquement des copies. Pour le Nouveau Testament, ces copies sont particulièrement nombreuses et, pour certaines d’entre elles, remarquablement anciennes. De quand datent les plus anciens manuscrits ? Voici un panorama plus complet et nuancé.

    Les tout premiers témoins ne sont pas de grands livres reliés, mais de petits fragments de papyrus, découverts principalement en Égypte. Leur datation repose exclusivement sur la paléographie (l’étude comparative des écritures). Il s’agit donc de fourchettes approximatives, parfois discutées par les spécialistes, et non de dates précises.

    Le plus célèbre, et généralement considéré comme le plus ancien, est le Papyrus 52 (ou Papyrus Rylands). C’est un minuscule fragment de la taille d’une carte de crédit, contenant quelques versets du chapitre 18 de l’Évangile selon Jean (18,31-33 et 37-38). On l’a longtemps daté vers l’an 125. Des études plus récentes élargissent prudemment la fourchette à environ 125-175, voire un peu plus tard. Même avec cette nuance, il reste l’un des plus anciens, sinon le plus ancien fragment connu du Nouveau Testament.

    Un peu plus tardif, le Papyrus 90, daté de la fin du IIe siècle (environ 150-200), contient également des portions de l’Évangile selon Jean (18,36-19,7). Contrairement à ce que l’on peut parfois lire, il ne comporte pas de texte de Matthieu.

    Vers l’an 200 apparaissent des manuscrits nettement plus substantiels. Le Papyrus 46 (Chester Beatty II) est un codex qui contenait originellement une grande partie des épîtres de saint Paul ainsi que l’Épître aux Hébreux. Il nous en reste environ 86 feuillets, avec de larges portions de Romains, des deux Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 Thessaloniciens et Hébreux. Sa datation se situe autour de 200 (souvent 175-225).

    À la même époque, le Papyrus 66 (Bodmer II) offre une large portion de l’Évangile selon Jean : presque complet jusqu’au chapitre 14, puis des passages jusqu’au chapitre 21. On le date généralement du début du IIIe siècle, avec une fourchette allant de 150 à 250.

    D’autres papyri importants complètent ce tableau. Le Papyrus 104 (IIe siècle) conserve un fragment de Matthieu. Le Papyrus 45 (début-milieu du IIIe siècle) contient des portions des quatre Évangiles et des Actes. Le Papyrus 75 (début du IIIe siècle) offre de larges extraits de Luc et de Jean, et se révèle très proche textuellement du célèbre Codex Vaticanus.

    Malgré la richesse de ces fragments, il faut attendre le IVe siècle pour disposer de manuscrits presque complets du Nouveau Testament. Après la légalisation du christianisme par Constantin (édit de Milan, 313), les chrétiens ont pu faire copier de grands codex sur parchemin. Deux d’entre eux se distinguent particulièrement :

    • Le Codex Vaticanus, daté d’environ 325-350, contient presque tout le Nouveau Testament (il manque la fin d’Hébreux, les épîtres pastorales, Philémon et l’Apocalypse).
    • Le Codex Sinaiticus, daté d’environ 330-360, est le plus ancien manuscrit connu contenant l’intégralité du Nouveau Testament. Il renferme également une grande partie de l’Ancien Testament (version grecque de la Septante), ainsi que l’Épître de Barnabas et le Pasteur d’Hermas.

    Trois cent cinquante ans après les événements rapportés dans le Nouveau Testament, c’est à la fois court et long. Court, si l’on compare avec les œuvres des philosophes ou des historiens de l’Antiquité : pour Platon, Aristote ou la Guerre des Gaules de César, les plus anciennes copies complètes datent souvent de huit cents à quatorze cents ans après la rédaction originale. Long, si l’on imagine que le plus ancien récit des apparitions de la Vierge à Beauraing (1932-1933) ne daterait que de 2280 ou 2300.

    Parallèlement à la transmission des textes, la question du canon se pose : quels livres font autorité ? La première liste qui correspond exactement aux vingt-sept livres du Nouveau Testament tel que nous le connaissons apparaît en 367, dans la 39e lettre festale de saint Athanase d’Alexandrie. Cette liste est ensuite confirmée au concile de Rome de 382 sous le pape Damase Ier, puis aux conciles d’Hippone (393) et de Carthage (397 et 419). Ce n’est toutefois qu’au concile de Trente, en 1546, que l’Église catholique a solennellement défini ce canon (Ancien et Nouveau Testament) comme un dogme, en réaction aux contestations de la Réforme.

    Aujourd’hui, on dénombre plus de 140 papyri du Nouveau Testament, dont une soixantaine antérieurs à l’an 300, et plus de 5 800 manuscrits grecs au total. Cette abondance exceptionnelle, combinée à la relative proximité chronologique des plus anciens témoins, fait du Nouveau Testament l’un des textes de l’Antiquité les mieux attestés.

    (avec l'IA)

  • Décollation de saint Jean-Baptiste (29 août)

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    Décollation de saint Jean-Baptiste par le Caravage (Malte - La Valette - Musée de Saint-Jean)

    "Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur. Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages.

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  • L’opposition à la messe traditionnelle en latin disparaîtra avec la génération de 1968 (cardinal Sarah)

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    De Diane Montagna sur son substack :

    Cardinal Sarah : L’opposition à la messe traditionnelle en latin disparaîtra avec la génération de 1968.

    Dans une nouvelle interview, le cardinal qualifie les restrictions imposées par le pape François à l'ancien rite de « ni sages ni respectueuses » envers Benoît XVI.

    Dans un nouvel entretien accordé au journaliste italien Nico Spuntoni et publié aujourd'hui dans Il Giornale , l'ancien préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements affirme que l'opposition à la liturgie traditionnelle se limite à des « cercles culturels repliés sur eux-mêmes », davantage ancrés dans la psychologie que dans le fond. Il prédit qu'une fois l'influence de la génération de 1968 passée, les « positions unilatérales et sans fondement » qui ont nui au rayonnement culturel du catholicisme latin disparaîtront également – ​​un changement qu'il entrevoit pour la messe traditionnelle en latin et pour la tradition en général.

    Le cardinal porte également un jugement sévère sur les restrictions imposées en 2021 par le pape François à l'ancien rite. Il juge l'encyclique Traditionis Custodes peu judicieuse et irrespectueuse envers Benoît XVI, qui, selon lui, a accepté cette décision avec la douceur d'un agneau, même lorsqu'elle lui a été imposée de son vivant. L'accès aux formes rituelles « reconnues et utilisées depuis des siècles », insiste le cardinal Sarah, ne saurait être légitimement restreint par décret. Il condamne sans équivoque l'hostilité envers les catholiques attachés à la tradition, la qualifiant de « myope », de « purement idéologique » et, en définitive, de « nuisible et destructrice pour l'Église ».

    Voici la traduction anglaise de l'intégralité de l'interview, publiée avec l'aimable autorisation de l'auteur.


    « Mais c’est la messe traditionnelle qui aide les prêtres à mieux célébrer. »

    par Nico Spuntoni

    La dénonciation des abus liturgiques excessifs est l'un des thèmes de prédilection du cardinal Robert Sarah, ancien préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Il revient sur ce sujet dans son dernier ouvrage, Le Cantique de l'Agneau : Musique sacrée et liturgie céleste , coécrit avec Peter Carter et publié aux éditions Cantagalli.

    Éminence, croyez-vous qu'il existe une aversion pour le chant latin et grégorien dans certaines parties de l'Église ?

    Il me semble qu'il s'agit d'une aversion confinée à quelques cercles culturels autoréférentiels — davantage une question de psychologie que de fond — et je pense qu'il s'agit simplement d'un problème générationnel : une fois que la génération de 1968 aura disparu, ces positions unilatérales et sans fondement, qui diminuent la stature culturelle même du catholicisme latin, disparaîtront avec elle.

    Benoît XVI était convaincu que la forme extraordinaire — la messe en latin — pouvait influencer positivement les célébrations de la forme ordinaire qui manquaient de sens du sacré. Avait-il raison ?

    Parmi les effets de la libéralisation de la forme extraordinaire, on note une influence positive – que je qualifierais même de correctif – sur les éventuels abus dans la célébration de la forme ordinaire. Ces abus sont des actes extrêmement graves, mais il ne faut jamais les confondre avec la forme ordinaire elle-même. De nombreux prêtres témoignent que la découverte de la forme extraordinaire les a aidés à mieux célébrer. Je crois que l’intention de Benoît XVI reflétait aussi un instinct profondément humble et démocratique : garantir l’accès le plus large possible à cette forme, afin que, au fil des décennies, le peuple de Dieu puisse choisir lui-même celle qui incarnait le mieux sa foi vécue. Mais tout cela a été anéanti par Traditionis Custodes , du vivant même du pape émérite.

    Comment jugez-vous cela ?

    Cela ne me semblait ni sage ni respectueux. Mais Benoît, humble comme un agneau, s'est laissé aller à l'humilité et, dans le silence et la prière, a offert ses souffrances à Dieu, afin de mieux participer aux souffrances du Christ pour son Église et de la purifier.

    Que pensez-vous des appels à abroger ces restrictions ?

    L'accès aux formes rituelles reconnues et utilisées depuis des siècles ne saurait être artificiellement restreint par décret. Si un rite cessait de servir la foi, il disparaîtrait de lui-même ; mais s'il la préserve et la nourrit, ne le limitons jamais, car ce faisant, nous entraverions la préservation et la diffusion de la foi elle-même.

    Que diriez-vous aux nombreux fidèles attirés par l'ancienne liturgie et qui doivent parfois parcourir des kilomètres pour assister à une messe ?

    Je ne peux qu'admirer cette profonde expression d'amour pour Dieu. Ce phénomène se répand. Si la hiérarchie se montre capable de véritablement déchiffrer les signes de notre époque — plutôt que ceux de 1968, qui arrivent une fois de plus trop tard —, alors un dialogue fraternel et pacifique pourra s'instaurer.

    En tant qu'Église, nous ne pouvons pas condamner ceux qui assistent fidèlement à la messe simplement parce qu'ils préfèrent une forme de messe à une autre. Ce serait une position à courte vue, purement idéologique, non pastorale et non chrétienne. Elle serait nuisible et destructrice pour l'Église.

  • Le combat chrétien selon saint Augustin, père de l'Eglise (28 août)

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    003.jpgA consulter : http://peresdeleglise.free.fr/Augustin/augustin.htm

    Le combat chrétien

    La couronne de la victoire n'est promise qu'à ceux qui combattent. Dans les divines écritures, nous trouvons continuellement que la couronne nous est promise si nous sommes vainqueurs. Mais pour ne pas abuser des citations, on lit en toutes lettres dans l'apôtre Paul : « J'ai parfait mon oeuvre, j'ai achevé ma course, j'ai conservé la foi, je n'ai plus à attendre que la couronne de justice. »

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  • Monique : la sainteté d'une mère

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    On célèbre aujourd'hui la fête de sainte Monique, mère de saint Augustin. Elle occupe une large place dans les Confessions. Nous reproduisons ci-dessous un entretien entre cette mère et son fils sur le bonheur de la vie éternelle (chapitre X):

    A l’approche du jour où elle devait sortir de cette vie, jour que nous ignorions, et connu de vous, il arriva, je crois, par votre disposition secrète, que nous nous trouvions seuls, elle et moi, appuyés contre une fenêtre, d’où la vue s’étendait sur le jardin de la maison où nous étions descendus, au port d’Ostie. C’est là que, loin de la foule, après les fatigues d’une longue route, nous attendions le moment de la traversée.

    Nous étions seuls, conversant avec une ineffable douceur, et dans l’oubli du passé, dévorant l’horizon de l’avenir ( Philip. III, 13), nous cherchions entre nous, en présence de la Vérité que vous êtes, quelle sera pour les saints cette vie éternelle « que l’oeil n’a pas vue, que l’oreille n’a pas entendue, et où n’atteint pas le cœur de l’homme (I Cor. II, 9). » Et nous aspirions des lèvres de l’âme aux sublimes courants de votre fontaine, fontaine de vie qui réside en vous (Ps. XXXV, 10), afin que, pénétrée selon sa mesure de la rosée céleste, notre pensée pût planer dans les hauteurs.

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  • Bon pour l'âme (et la terre) : l'abbaye de Boulaur en France propose une recette originale pour le renouveau monastique

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    Bon pour l'âme (et la terre) : l'abbaye de Boulaur en France propose une recette originale pour le renouveau monastique

    Après avoir lancé un projet agricole ambitieux qui privilégie à la fois la santé des sols et celle de l'âme, ces religieuses cisterciennes attirent des personnes de tous horizons vers un lieu de rencontre – inspiré par la nature – entre le cloître et le monde extérieur.

    Cette communauté de moniales cisterciennes du Gers, dans le sud-ouest de la France, puise son inspiration dans la nature.
    Cette communauté de moniales cisterciennes du Gers, dans le sud-ouest de la France, puise son inspiration dans la nature. (photo : Solène Tadié)

    Dans la nature, le périmètre d'une forêt ne s'interrompt pas brutalement, comme s'il était coupé par un trottoir ou un mur. Il s'éclaircit progressivement, s'ouvre et laisse pénétrer davantage de lumière jusqu'à atteindre une clairière, où se produit un phénomène inattendu. Cette zone de transition devient elle-même plus riche en végétation que la forêt ou le champ qu'elle borde. Il en va de même à l'embouchure d'une rivière ou à l'endroit où un récif corallien cède la place à la pleine mer. Les écologues appellent ces zones intermédiaires des « écotones ». Paradoxalement, ce sont parmi les milieux les plus densément peuplés du monde naturel et, dans des conditions favorables, ils peuvent contribuer au repeuplement des écosystèmes situés de part et d'autre.

    C’est ce concept inspiré par la nature qu’une communauté de moniales cisterciennes du Gers, dans le sud-ouest de la France, a choisi pour décrire sa vocation. Elle offre ainsi un exemple frappant de la manière dont cette réalité biologique peut se traduire dans la vie humaine et spirituelle.

    Abbaye de Boulaur
    La ferme de l'abbaye de Boulaur est devenue un véritable phénomène régional. (Photo : Solène Tadié)

    Bien que son histoire remonte à plusieurs siècles, la communauté de l'abbaye de Boulaur a commencé à attirer l'attention internationale en 2020, lorsqu'elle s'est lancée dans le projet ambitieux de reconstruire une grange cistercienne — une ferme monastique autosuffisante sur le modèle de celles qui parsemaient l'Europe d'entreprises florissantes à l'apogée de l'expansion médiévale de l'ordre cistercien.

    Depuis, la ferme est devenue une sorte de phénomène régional, attirant l'attention de chercheurs en nutrition, une vague de jeunes stagiaires en agriculture et en artisanat, et une petite armée d'artisans locaux qui comptent désormais autant sur elle qu'elle compte sur eux.

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  • Notre-Dame des Victoires : le sanctuaire aux 37 000 prières exaucées

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    L'autre Notre-Dame de Paris : le sanctuaire aux 37 000 prières exaucées

    Alors que la visite du pape en France en septembre attire l'attention du monde entier sur la cathédrale Notre-Dame et Lourdes, une basilique moins connue — liée à sainte Thérèse de Lisieux et à saint John Henry Newman, aux Augustins, et même à Mozart — perpétue l'une des dévotions mariales les plus vivaces de France.

    Une statue de Notre-Dame est visible dans la Basilique Notre-Dame des Victoires à Paris.
    Une statue de Notre-Dame est visible dans la Basilique Notre-Dame des Victoires à Paris. (photo : Par Guilhem Vellut de Paris, France ; Basilique Notre-Dame des Victoires @ Paris, CC BY 2.0, Wikimedia Commons)

    La dimension mariale du voyage apostolique du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre est déjà évidente dans l'itinéraire détaillé publié par le Vatican, comprenant des vêpres solennelles à la cathédrale Notre-Dame de Paris récemment restaurée (nommée d'après Notre-Dame), suivies d'un week-end à Lourdes, où la Sainte Vierge est apparue 18 fois à une jeune paysanne en 1858. 

    Cette attention portée à la spiritualité est aussi l'occasion de mettre en lumière d'autres lieux importants de dévotion mariale disséminés dans tout le pays, même s'ils ne figurent pas au programme de la prochaine visite papale. Par exemple, de nombreux catholiques connaissent la célèbre chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac, où la Vierge Marie serait apparue à sainte Catherine Labouré. Mais il existe un autre lieu, moins connu mais non moins emblématique, situé à deux pas de la Bourse de Paris : la basilique Notre-Dame des Victoires.

    Ses murs, du sol au plafond, sont recouverts de plus de 37 000 plaques votives en marbre, chacune rendant grâce pour une prière exaucée – une dévotion qui reste vivante à ce jour, la plaque la plus récente ayant été ajoutée en 2021. 

    Érigé en remerciement d'un triomphe militaire du XVIIe siècle, ce sanctuaire a vu passer, au fil des siècles, l'empreinte discrète de saints, de cardinaux et d'une foule d'écrivains et de musiciens. 

    Une série de victoires

    La façade baroque sobre de Notre-Dame des Victoires, inspirée de l'église du Gesù à Rome, est volontairement dépourvue d'ornements, conformément au vœu de pauvreté des Augustins déchaux, connus sous le nom de petits pères , qui furent les premiers gardiens de l'édifice. Cependant, une fois à l'intérieur, l'austérité laisse place à la grandeur de la Contre-Réforme. Huit vitraux illuminent la nef unique, y maintenant une atmosphère feutrée même en plein jour. Seul le chœur resplendit de couleurs vives et de dorures, dominé par sept tableaux monumentaux, dont six illustrent la vie de saint Augustin. 

    L'histoire de ce monument, qui a survécu de sa construction en 1629 jusqu'à nos jours, est à juste titre celle d'une série de victoires remportées contre toute attente. La première est l'événement qui a donné son nom à l'église : un vœu fait par le roi Louis XIII, tenu après une victoire militaire sur le bastion protestant de La Rochelle en 1628. Carle Van Loo, peintre à la cour de Louis XV, a dédié le septième tableau monumental à Louis XIII, le représentant offrant à la Vierge Marie un dessin de l'église même qu'il avait promis de lui construire. Mais il fallut plus d'un siècle, et le patronage de trois autres monarques, avant que l'édifice ne soit finalement achevé en 1740. 

    Puis vint la Révolution française et sa ferveur anticléricale dévastatrice. Les frères augustins qui avaient construit l'église furent expulsés, leur bibliothèque de 40 000 volumes saisie, et l'édifice lui-même dépouillé de sa vocation religieuse : réquisitionné d'abord pour servir de siège à la loterie nationale, puis d'annexe à la bourse voisine. 

    Lorsqu'elle fut rendue au culte catholique en 1809, sa survie était loin d'être assurée, car sa paroisse avait été vidée de sa substance par des décennies de déchristianisation.

    Durant l'hiver 1836, le curé, le père Charles Éléonore Dufriche-Desgenettes, songea à démissionner après quatre années de ministère qui semblaient infructueuses. Le 3 décembre de cette année-là, alors qu'il célébrait la messe devant une poignée de fidèles, il entendit à deux reprises une voix l'exhortant à consacrer sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie. Il agit sans tarder. En quelques jours, il rédigea les statuts d'une association de prière dédiée à la conversion des pécheurs. Une semaine plus tard, près de 500 personnes – dix fois plus que l'assemblée habituelle du dimanche – assistèrent à sa première réunion. L'archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, fondée cet hiver-là, allait compter par la suite des millions de membres à travers le monde, et le flux de pèlerins qu'elle a attiré vers cette paroisse autrefois désertée n'a cessé de croître depuis.

    Un mur de prières exaucées

    Ce qui n'était qu'un filet d'eau se compte désormais en dizaines de milliers. Chaque surface disponible à l'intérieur de la basilique — murs, piliers, même les escaliers — est recouverte de plaques ex-voto en marbre , plus de 37 000 au total, chacune racontant une grâce que les catholiques croient avoir obtenue par l'intercession de la Vierge Marie. 

    Cependant, cette dévotion est bien antérieure à 1836 et a attiré, au fil des siècles, une grande diversité de visiteurs. Jean-Baptiste Lully (1632-1687), le grand compositeur de la cour de Louis XIV, repose dans une chapelle latérale près de la nef. Un siècle plus tard, Wolfgang Amadeus Mozart, alors âgé de 22 ans, avait pris l'habitude de s'y arrêter lors de ses séjours à Londres ; dans une lettre à son père datée de juillet 1778, il écrivait qu'il ne manquait jamais de « réciter [son] chapelet, d'aller à Notre-Dame des Victoires ». 

    Saint John Henry Newman lui-même visita l'église pour rendre grâce après sa conversion, tout comme Alphonse Ratisbonne, qui avait vécu sa propre conversion soudaine à Rome en 1842. Colette Willy, Georges Bernanos et Édith Piaf comptent également parmi ceux qui ont prié entre ses murs.

    Mais l'association la plus emblématique de l'Église avec la sainteté est sans conteste celle de sainte Thérèse de Lisieux. En 1883, alors que Thérèse, âgée de dix ans, était gravement malade, son père fit dire à Paris une neuvaine de messes à Notre-Dame des Victoires pour sa guérison. Elle guérit, attribuant sa guérison au sourire d'une statue de la Vierge à son chevet. Quatre ans plus tard, de passage à Paris pour se rendre à Rome et solliciter auprès du pape Léon XIII l'autorisation d'entrer au Carmel, alors qu'elle était adolescente, elle s'arrêta au sanctuaire. Les doutes qui subsistaient quant à la grâce reçue dans son enfance, écrivit-elle, furent dissipés en ce lieu : « Notre-Dame était d'une grande beauté, et je l'ai vue me sourire. »

    Aujourd'hui, le sanctuaire est animé par une petite communauté de sœurs bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, qui travaillent aux côtés du recteur actuel de la paroisse, le père Antoine d'Augustin. 

    Avec des sanctuaires mariaux comme Notre-Dame de la Victoire qui se dressent comme symboles d'une foi inébranlable en France — pays jadis considéré comme la fille aînée de l'Église —, il reste à voir quels fruits spirituels découleront de la visite dans la capitale française du premier pape augustinien de l'histoire, sur fond de renouveau catholique aussi inattendu que profond. 

  • Inclina, Domine, aurem tuam ad me et exaudi me (Introït du 21ème Dimanche du Temps ordinaire)

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    Incline, Seigneur, ton oreille vers moi et écoute-moi ;

    sauve ton serviteur, ô mon Dieu : il espère en toi !

    aie pitié de moi, Seigneur, car je crie vers toi tout le jour.

    V/ Réjouis l’âme de ton serviteur, car vers toi, Seigneur, j’élève mon âme.

     

    Inclina, Domine, aurem tuam ad me et exaudi me ;

    salvum fac servum tuum Deus meus, sperantem in te

    miserere mihi Domine quoniam ad te clamavi tota die.

    V/ Laetifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam levavi.

    (Ps 85, 1-4)

     

    Introït du 21ème Dimanche du Temps ordinaire.

  • Pape Léon XIV : Le patrimoine musical de l'Église doit être préservé

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    D'Ismaël Adibuah sur EWTN News :

    Pape Léon XIV : Le patrimoine musical de l'Église doit être préservé

    L'audience générale du pape, le 19 août, était consacrée au rôle de la musique sacrée dans la liturgie.

    19 août 2026

    CITÉ DU VATICAN — Le pape Léon XIV a souligné l'importance de la musique sacrée dans la liturgie, appelant à préserver le patrimoine musical de l'Église tout en favorisant une saine inculturation des traditions locales.

    « C’est pourquoi le compositeur de musique sacrée est appelé à connaître et à préserver le patrimoine musical de l’Église, lui permettant d’inspirer de nouvelles compositions au service de la liturgie, tout en respectant les sensibilités contemporaines et les différentes traditions culturelles », a déclaré Léon XIV.

    Dans son discours prononcé lors de son audience générale au Vatican le 19 août, le pontife a poursuivi sa catéchèse sur la constitution du concile Vatican II sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium .

    Cette audience générale était la troisième du mois à se tenir à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre en raison des fortes températures estivales à Rome.

    La musique sacrée — partie intégrante de la liturgie

    Léon XIV a évoqué l'importance accordée par le Concile Vatican II au rôle de la musique sacrée dans la liturgie.

    « Le document stipule que “la tradition musicale de l’Église universelle est un trésor d’une valeur inestimable, plus grande encore que celle de tout autre art” », a expliqué Léon XIV.

    Il a également expliqué que la musique sacrée favorise à la fois la prière et la communion entre les fidèles.

    « La musique fait partie intégrante de l’action liturgique et n’est pas un simple élément décoratif de la célébration », a déclaré Léon XIV. « Elle exprime notamment la dimension affective de la prière, comme le dit saint Augustin : “Cantare amantis est”, c’est-à-dire “le chant appartient à ceux qui aiment”. »

    « Le chant favorise aussi la communion. Il contribue à l’unité des cœurs, surmonte les différences entre les personnes et rassemble tout le monde dans la louange de Dieu à travers la symphonie des voix », a-t-il ajouté.

    Tradition, inculturation et participation active

    Le pape a ensuite expliqué que, la musique sacrée étant si importante, la liturgie devait être célébrée avec dignité, au son d'une musique à la fois noble et simple. Il a également souligné le rôle du chant grégorien et de l'orgue pour nourrir la ferveur durant la liturgie.

    « Le Concile accorde donc une grande importance au chant grégorien, sans pour autant exclure les autres genres de musique sacrée de la célébration. Une attention particulière est également portée à l’orgue, tandis que l’utilisation d’autres instruments est permise « à condition que ces instruments soient adaptés, ou puissent être adaptés, à un usage sacré, qu’ils soient en accord avec la dignité du temple et qu’ils contribuent véritablement à l’édification des fidèles », a déclaré Léon XIV.

    Léon XIV a également abordé la question de l'inculturation dans la musique religieuse afin d'y intégrer diverses cultures.

    « L’inculturation, notamment dans le domaine de la musique sacrée, est un thème central de la réforme du Concile. S’agissant des traditions musicales des différentes cultures, le Concile souligne l’importance de les prendre sérieusement en considération, car elles font partie intégrante de la vie religieuse et sociale des peuples. »

    Le pape a également encouragé les fidèles à participer aux chants de la messe afin de refléter les mystères sacrés célébrés.

    « La Constitution Sacrosanctum Concilium accorde une attention particulière au thème de la participation active des fidèles », a déclaré Léon XIV. « Quant à la manière concrète d’y parvenir grâce au rôle spécifique de la musique sacrée, la Constitution apporte une réponse claire : “le peuple doit être encouragé à participer par les acclamations, les répons, les psaumes, les antiennes et les chants” et “le silence respectueux” doit être favorisé. »