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Patrimoine religieux

  • Le pape a reçu les responsables de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

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    Audience avec le pape Léon XIV

    Communiqué officiel de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre – Fribourg, le 20 janvier 2026

    Suite à une demande présentée par le Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, le pape Léon XIV a reçu le père John Berg en audience privée au Vatican le lundi 19 janvier 2026. Il était accompagné du père Josef Bisig, l'un des fondateurs de la Fraternité, ancien Supérieur général et actuel recteur du séminaire Notre-Dame de Guadalupe à Denton, aux États-Unis.

    Cette rencontre cordiale d'une demi-heure a permis de présenter plus en détail au Saint-Père la fondation et l'histoire de la Fraternité, ainsi que les différentes formes d'apostolat qu'elle propose aux fidèles depuis près de 38 ans. La loi propre et le charisme qui guident la sanctification de ses membres ont été rappelés.

    Cette audience a également permis d'évoquer les malentendus et les obstacles rencontrés par la Fraternité dans certains lieux et de répondre aux questions du Souverain Pontife. À l'issue de cette rencontre, le pape Léon XIV a donné sa bénédiction à tous les membres de la Fraternité.

    La Fraternité Saint-Pierre est reconnaissante au Saint-Père de lui avoir offert cette occasion de le rencontrer et encourage les fidèles à continuer de prier avec ferveur pendant les trente jours de neuvaine de préparation au renouvellement de sa consécration au Cœur Immaculé de Marie le 11 février.

    Source : www.fssp.org

  • Sainte Agnès (21 janvier), les agneaux et les pallium

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    Aujourd’hui nous célébrons la mémoire de Sainte Agnès. Adolescente et vierge romaine, Agnès a été martyrisée au temps de la persécution de l'empereur Dèce, au IIIe siècle : une persécution si violente que de nombreux baptisés reniaient leur foi devant la menace de mort.

    Le martyre de sainte Agnès a été rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence. Elle périt à l'aube du IVe s., en 303 vers l'âge de treize ans.

    La jeune martyre est souvent représentée par un agneau, à cause de son prénom agnès qui rappelle le mot agneau, ou accompagnée d'un agneau blanc, en main la palme du martyre. Elle est une des saintes protectrices des jeunes et on l'invoque pour obtenir la vertu de chasteté.

    A Rome, Agnès est spécialement honorée, en la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, qui abrite sa tombe, et a été construite au-dessus des catacombes du même nom.

    A côté de l'église médiévale - une des « sept églises » du pèlerinage de saint Philippe Néri -, on peut encore voir les ruines de l'imposante basilique construite par l’Empereur Constantin.

    L'église romaine de Sainte-Agnès-in-Agone, place Navone, et spécialement dédiée par le diocèse de Rome aux rencontres de jeunes, a été reconstruite sous la direction de Borromini. Elle se dresse à l'emplacement de l'ancien stade de Domitien, au lieu même de son martyr.

    Comme c'est la tradition chaque année en la fête de sainte Agnès, vierge et martyre, le 21 janvier, le pape bénit deux agneaux dont la laine servira à tisser les pallium que le pape remet le 29 juin aux archevêques métropolites nommés dans l'année, en signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Mais aussi en signe de la sollicitude pastorale du bon pasteur qui porte la brebis sur ses épaules.

    La cérémonie a lieu traditionnellement en la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Ces deux petits agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et ils sont présentés au pape par les Chanoines réguliers du Latran qui desservent la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

    Symbole de la brebis perdue, recherchée, sauvée et placée par le Bon Pasteur sur ses épaules, l'agneau est aussi celui du Christ crucifié, selon le titre donné au Christ par saint Jean Baptiste.

    Leur laine sera utilisée par les Bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile pour tisser les palliums de 5 centimètres de large, qui seront ornés de 6 petites croix de soie noire, symbole des plaies du Christ, et de broches d'or gemmé, autrefois utilisées pour fermer le pallium sur le cœur, le dos et l'épaule droite.

    Anciennement, le mot « pallium » désignait un manteau de laine exclusivement attribué au souverain pontife, puis il devint un signe liturgique d'honneur, symbole d'un lien de communion particulier avec le successeur de Pierre pour les évêques à la tête de juridictions métropolitaines.

    Une fois terminés, les palliums sont placés dans une urne de bronze placée dans une niche, juste au dessus de la tombe de l'apôtre, jusqu'au 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, saints patrons de l'Église de Rome et colonnes de l’Église.

    Le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est le récit de la remise du pallium à Saint Césaire d'Arles par le pape Symmaque, il y a plus de 1500 ans.

  • La communion dans la main : un abus passé de l’exception à la règle

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    De Stefano Chiappalone sur la NBQ :

    La communion dans la main : un abus passé de l’exception à la règle

    L'ouvrage de Scrosati et Bux retrace les origines et la diffusion d'une désobéissance légitime, mais non sans conséquences sur la foi eucharistique. Car notre manière de communiquer exprime (ou, à l'inverse, affaiblit) l'adoration.

    20/1/2026

    En avril 2025, l'évêque Bruno Forte de Chieti a fait la une des journaux (et de La Bussola ) en réprimandant certains fidèles « coupables » de recevoir la communion directement sur la langue (une norme universelle dans l'Église depuis plus d'un millénaire) au lieu de la recevoir dans la main (comme l'exigeaient de nombreux diocèses pendant la pandémie et encore à Chieti). Cet événement providentiel offre l'occasion d'approfondir la question avec l'aide de Luisella Scrosati et de l'évêque Nicola Bux, auteurs de l'ouvrage «  Il cibo dei serafini. Comunione sulla mano sì o no? » (La nourriture des séraphins. Communion dans la main : oui ou non ?) , publié par Omni Die dans la collection « I Libri della Bussola ».

    Initialement réservée à certaines conférences épiscopales, la pratique actuelle de la communion dans la main des fidèles demeure une exception à la norme universelle de la communion sur la langue (norme presque oubliée, surtout après 2020). Comme nous le verrons, il s'agit de l'histoire d'un abus corrigé puis répandu comme une traînée de poudre, mêlant l'accusation d'une innovation malavisée au mythe archéologique d'un retour à la pratique des premiers siècles. En réalité, les Pères de l'Église n'ont pas promu cette pratique, mais l'ont simplement attestée, la seule modalité qu'ils connaissaient, et ce d'ailleurs d'une manière bien différente d'aujourd'hui. Pour cette époque, il serait plus juste de parler non pas de communion dans la main, mais dans la paume, « car les fidèles s'inclinaient profondément et recevaient le pain eucharistique directement dans la paume de leur main droite, comme le confirme également Théodore de Mopsueste ». Même sans évoquer les ablutions et l'usage du linge mentionnés dans les études de Josef Andreas Jungmann, la communion était reçue d'une manière très différente et avec une vénération tout autre que la pratique actuelle qui consiste à « saisir » l'hostie consacrée comme un biscuit, peut-être même sans remarquer les fragments qui pourraient tomber – lesquels font autant partie du Corps du Christ que l'hostie entière !

    La « communion dans les mains », telle qu'elle s'est répandue depuis les années post-conciliaires, n'est nullement un retour aux premiers siècles : « tandis que les Pères s'efforçaient de limiter la dispersion des fragments par rapport au rite en usage, les promoteurs de la nouvelle version ont fait exactement le contraire, introduisant une modification par rapport à un rite qui avait pratiquement éliminé ce risque (...) en parfaite harmonie avec le désir des Pères, par un autre qui non seulement soulève à nouveau les problèmes des premiers siècles, mais qui a aussi introduit des changements pour le pire ». L'usage actuel constitue, à bien des égards, l'exact opposé de ce qui inspirait le rite. Les Pères de l'Église visaient entièrement à éviter la dispersion et la profanation du Corps du Christ. Le problème fut finalement résolu par l'administration de l'Eucharistie directement sur la langue des fidèles, une méthode attestée depuis saint Grégoire le Grand (ainsi que, dès le IXe siècle, par l'usage de la « fine particule », moins sujette à la dispersion que le pain levé). Ce changement offre un exemple limpide de la véritable compréhension de la Tradition et des réformes qui en découlent, car il répondait davantage aux exigences de la réalité sacramentelle et non à des idéologies qui se propagent par des abus, ensuite prétendument « tolérés ».

    Au lendemain du concile Vatican II, qui ne mentionnait aucune réforme de la distribution de la communion, et encore moins préconisait de la donner dans la main, cette pratique s'est implantée dans certaines régions et, curieusement, précisément celles les plus sensibles aux sirènes du soi-disant « catéchisme néerlandais », annonciateur de graves erreurs doctrinales, y compris concernant la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Rome a réaffirmé l'interdiction, mais pour contourner la désobéissance, il a été décidé d'y remédier, uniquement pour ces régions spécifiques. C'est la vaine illusion de vouloir endiguer un phénomène en fixant des limites invariablement bafouées : les concessions se sont multipliées même là où cette pratique n'existait pas, et la communion dans la main s'est répandue quasiment dans le monde entier entre les années 1960 et 1990.

    Par exemple, jusqu'en 1996, l'Argentine était l'un des rares pays à ne pas l'avoir introduite, et lorsque ce fut le cas, l'évêque de San Luis de l'époque, Mgr Juan Rodolfo Laise a pris des mesures pour l'interdire. Une décision « interprétée par beaucoup comme une violation de l'unité de l'épiscopat », mais en réalité approuvée par les dicastères romains qu'il avait consultés. En d'autres termes, la norme universelle était en vigueur dans son diocèse, sans exception (alors qu'ailleurs, c'est devenu la règle). À ce sujet, Mgr Laise mena une étude approfondie (« probablement la première ») qui « approfondit les aspects historiques, canoniques et théologiques de cette méthode de communion et son influence sur la dévotion et la vie spirituelle des fidèles », ainsi que les origines d'une « désobéissance légitime ».

    La suspension des nouveaux indults fut tentée par saint Paul VI, puis par saint Jean-Paul II, tous deux personnellement opposés à cet usage abusif, mais dans les deux cas, les demandes papales restèrent lettre morte. La seconde fut contrecarrée par Mgr Luigi Bettazzi (alors évêque d'Ivrée), qui s'était opposé au pape en 1984 : « Il ne me semble pas juste d'user de votre autorité de cette manière » (c'est-à-dire d'interdire la communion dans la main, qui fut en fait également introduite en Italie cinq ans plus tard). Benoît XVI a tenté de montrer l'exemple en réintroduisant, en 2008, l'administration de la Sainte Communion exclusivement sur la langue, dans la liturgie papale, et de surcroît, la génuflexion. Un signe que le Pape lui-même a qualifié de « point d'exclamation concernant la Présence réelle », comme pour dire : « Il est là, c'est devant Lui que nous nous prosternons. »

    Pourtant, certains objectent : « Ne vaudrait-il pas mieux concentrer nos efforts sur quelque chose de plus substantiel que la manière de recevoir la Communion ? » Une question apparemment raisonnable, motivée par la crainte que l'accent mis sur la forme ne conduise à oublier le fond. Au contraire, nous devons aussi redécouvrir les signes concrets, car précisément « une insistance unilatérale sur l'intériorité (…) a contribué à détruire non seulement les formes extérieures, mais a aussi érodé l'intériorité des chrétiens. » En accomplissant des actes, des gestes et des signes conformes à la foi catholique, ils ont conformé leur foi à ce qu'ils pratiquaient. C’est pourquoi la manière de recevoir le Corps du Christ est également importante, dans la mesure où elle exprime (ou, à l’inverse, affaiblit) la foi et l’adoration envers le Saint-Sacrement. Afin d’éviter de le confondre avec un aliment ordinaire et d’oublier qu’il est « la nourriture des séraphins ».

  • Le concile Vatican II : une étoile polaire pour l'Église ?

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    De sur le CWR :

    Le concile Vatican II : une étoile polaire pour l'Église ?

    Réflexions sur les récentes remarques du pape Léon XIV concernant la place et l'importance du concile Vatican II.

    Le pape Jean XXIII préside la messe d'ouverture du concile Vatican II. (Image : Lothar Wolleh/Wikipedia)
    Dans son encyclique  Aeterni Patris, qui appelait à un regain d'étude de la philosophie de saint Thomas d'Aquin, le pape Léon XIII comparait la foi à une « étoile amie » pour les philosophes. Par cette métaphore, il entendait que le dogme catholique devait servir de point de repère constant, de sorte que toute thèse philosophique contredisant la foi était nécessairement erronée.

    Le pape Léon XIV a déclaré que le Magistère du Concile Vatican II constitue aujourd'hui l'« étoile qui guide » l'Église. Lors de son audience générale du 7 janvier, il a encouragé les fidèles à lire les documents de Vatican II, affirmant qu'« il est important de se familiariser à nouveau avec le Concile, non pas par le biais de rumeurs ou d'interprétations, mais en relisant ses documents et en réfléchissant à leur contenu ».

    L'encyclique Aeterni Patris connut un grand succès. Elle suscita un regain d'intérêt pour la pensée de saint Thomas d'Aquin et le mouvement néo-thomiste du XXe siècle, qui révéla des figures philosophiques majeures telles que Jacques Maritain et Étienne Gilson. L'exhortation de Léon XIV produira-t-elle des résultats similaires ? Ceux qui imputent les erreurs et les travers des années 1960 et 1970 au Concile lui-même sont peu susceptibles de le croire. Ils adhèrent à la logique douteuse du post hoc ergo propter hoc  (après quoi, donc à cause de quoi).

    Cependant, on ne trouve dans les enseignements spécifiques de Vatican II aucune justification aux mauvaises liturgies, à la doctrine morale déformée, à la dissidence flagrante et aux autres abus qui ont eu lieu après la conclusion du Concile.

    Les progressistes pourraient également contester le projet du pape Léon XIV, car une réflexion sur le contenu de ces documents révèle que le concile n'était pas aussi révolutionnaire qu'on nous l'a fait croire. Certains théologiens, généralement attachés aux doctrines progressistes, lisent ces documents pour comprendre « l'esprit » du concile, estimant que le fond importe moins que la manière dont les choses ont été dites.

    Ainsi, ils préfèrent se concentrer sur ce qui était « non dit » dans ces documents magistériels, mais qui, d'une manière ou d'une autre, s'est néanmoins manifesté. Or, si Vatican II se veut un guide fiable pour l'Église universelle, il est essentiel de privilégier la lettre sur l'esprit, l'objectif sur le subjectif. Chercher à découvrir ce que les documents n'ont pas dit explicitement, mais qu'ils auraient transmis par allusion, ton et style, risque de faire de la théologie une affaire totalement subjective et arbitraire.

    Si les fidèles lisent ces documents pour comprendre le véritable message du Concile, ils seront surpris. Cette affirmation ne signifie pas que les enseignements du Concile soient exempts d'ambiguïtés ou d'autres problèmes. Ratzinger a d'ailleurs critiqué certains passages de Gaudium et Spes, les jugeant « délibérément pélagiens ». Mais, dans l'ensemble, le contenu doctrinal des documents de Vatican II est pleinement conforme à l'Écriture Sainte et aux traditions établies par les Conciles précédents.

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  • Omnis terra adoret te, Deus... (Introit pour le 2ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Omnis terra adoret te, Deus,
    et psallat tibi;
    psalmum dicat nomini tuo, Altissime..

    Que toute la terre vous adore, Dieu,

    et psalmodie pour vous:
    qu’elle dise un psaume à l’honneur de votre nom, Très-Haut.
    Ps.  1

    Iubilate Deo omnis terra,
    psalmum dicite nomini eius :
    date gloriam laudi eius.

    Jubilez pour Dieu, toute de la terre,
    dites un psaume à l’honneur de son nom:
    rendez gloire à sa louange !

  • Catéchèses du pape : Léon XIV va-t-il réviser Vatican II dans le sens de la tradition ?

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    De Jeanne Smits sur Réinformation TV :

    Léon Vatican Seigneur Eglise

    Les catéchèses de Léon XIV sur Vatican II, annoncées au Consistoire qui vient d’avoir lieu à Rome, ont commencé mercredi à l’audience générale avec une courte présentation de la Constitution dogmatique Dei Verbum. Sans nul doute, ces présentations par le pape qui entre en quelque sorte dans son pontificat après avoir consacré l’essentiel de ses premiers mois à exécuter ce qui était déjà prévu pour 2025 sous François, vont fortement attirer l’attention car c’est sans doute là que l’on trouvera les propos véritablement programmatiques du « pape Prevost ».

    Pour l’heure, le pape en est resté à des propos introductifs où, ayant cité les paroles de Jésus-Christ : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître », Léon XIV cite son cher saint Augustin :

    « Dans son commentaire sur ce passage du quatrième Evangile, (il) insiste sur la perspective de la grâce, seule capable de nous rendre amis de Dieu dans son Fils (Commentaire sur l’Evangile de Jean, Homélie 86). En effet, une ancienne devise disait “Amicitia aut pares invenit, aut facit”, “l’amitié naît entre égaux, ou rend tels”. Nous, nous ne sommes pas égaux à Dieu, mais Dieu lui-même nous rend semblables à Lui dans son Fils. »

    Léon XIV va-t-il réviser Vatican II dans le sens de la tradition ?

    Pas d’amitié avec Dieu sans grâce, en somme, et – comme le pape le rappelle plus loin – il appartient à l’homme de l’entretenir.

    Le pape poursuit :

    « C’est pourquoi, comme nous pouvons le voir dans toute l’Ecriture, il y a dans l’Alliance un premier moment de distance, dans la mesure où le pacte entre Dieu et l’homme reste toujours asymétrique : Dieu est Dieu et nous sommes des créatures ; mais, avec la venue du Fils dans la chair humaine, l’Alliance s’ouvre à sa fin ultime : en Jésus, Dieu fait de nous ses enfants et nous appelle à devenir semblables à Lui dans notre fragile humanité. Notre ressemblance avec Dieu ne s’obtient donc pas par la transgression et le péché, comme le suggère le serpent à Eve (cf. Gn 3, 5), mais dans la relation avec le Fils fait homme. »

    Léon XIV insiste beaucoup sur le « dialogue avec Dieu » qui est au cœur de Dei Verbum, d’abord dans le jardin de l’Eden, où il est interrompu par le péché. Puis :

    « Dans la Révélation chrétienne, lorsque Dieu, pour venir à notre rencontre, s’incarne dans son Fils, le dialogue qui avait été interrompu est définitivement rétabli : l’Alliance est nouvelle et éternelle, rien ne peut nous séparer de son amour. La Révélation de Dieu a donc le caractère dialogique de l’amitié et, comme dans l’expérience de l’amitié humaine, elle ne supporte pas le mutisme, mais se nourrit de l’échange de paroles vraies. »

    Les premières catéchèses de Léon XIV sur Vatican II évoquent le péché et la grâce

    Il en déduit la nécessité de répondre à Dieu :

    « D’où la nécessité de la prière, dans laquelle nous sommes appelés à vivre et à cultiver l’amitié avec le Seigneur. Cela se réalise tout d’abord dans la prière liturgique et communautaire, où ce n’est pas nous qui décidons ce que nous voulons entendre de la Parole de Dieu, mais c’est Lui-même qui nous parle à travers l’Eglise ; cela se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule dans l’intimité du cœur et de l’esprit. Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien. Ce n’est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui. »

    Au-delà de ce conseil de vie chrétienne on notera les propos du pape sur la liturgie : Dieu nous parle d’abord à travers l’Eglise, c’est par elle qu’Il nous atteint… et la liturgie n’est pas un choix personnel et subjectif de l’homme.

    Léon XIV conclut, loin de l’idée que la foi en la parole de Dieu suffit, en montrant que l’homme, lui, peut rompre l’alliance :

    « Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent prendre fin à cause d’un geste spectaculaire de rupture, ou d’une série de négligences quotidiennes qui effritent la relation jusqu’à la perdre. Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c’est précisément l’amitié avec Dieu qui est notre salut. »

  • Ce que le document consistorial du cardinal Roche sur la messe traditionnelle en latin a révélé

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    De Niwa Limbu sur le Catholic Herald :

    Ce que le document consistorial du cardinal Roche sur la messe traditionnelle en latin a révélé

    Un document très critique à l'égard de la messe tridentine en latin, rédigé sous l'autorité du cardinal Arthur Roche en sa qualité de préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, a été publié par les journalistes Diane Montagna et Nico Spuntoni après sa diffusion aux cardinaux lors du consistoire général extraordinaire qui s'est tenu à Rome du 7 au 8 janvier.

    Le texte, daté du 8 janvier 2026, avait été préalablement communiqué à titre privé aux membres du Collège des cardinaux. Ce document critique vivement le maintien de la messe tridentine en latin, défend avec vigueur la réforme liturgique post-Vatican II et rejette tout retour au rite romain préconciliaire comme option normative pour l'Église. Sa publication confirme l'information parue précédemment dans le Catholic Herald , selon laquelle un document relatif à la messe tridentine en latin figurait parmi les sujets abordés lors du consistoire.

    Elle présente une défense théologique et historique exhaustive de la réforme liturgique post-conciliaire et rejette clairement tout retour à la forme du rite romain d'avant Vatican II comme option normative pour l'Église.

    Le texte fonde son argumentation sur le langage du Concile Vatican II, affirmant que la réforme liturgique doit reposer sur une « réflexion théologique, historique et pastorale approfondie » afin que « la saine tradition soit préservée, tout en laissant la voie ouverte à un progrès légitime ». Ce principe, tiré directement de Sacrosanctum Concilium , est présenté comme le prisme essentiel à travers lequel toute la question de la liturgie doit être appréhendée.

    Le document affirme que la réforme a toujours fait partie intégrante de la vie liturgique de l'Église, déclarée : « Dans la vie de l'Église, la liturgie a toujours connue des réformes. » Il retrace cette évolution depuis l'usage du grec par les premiers chrétiens jusqu'au latin, en passant par les sacramentaires médiévaux, les réformes consécutives au concile de Trente, et enfin les changements prescrits par le concile Vatican II. « L'histoire de la liturgie, précise-t-il, est l'histoire de sa réforme continue, inscrite dans un processus de développement organique. »

    Abordant directement la réforme tridentine, le document rappelle les actions de saint Pie V après le concile de Trente, soulignant que son intention était la préservation de l'unité. Citant Quo primum , il note que le pape a affirmé que « de même qu'il n'y a qu'une seule manière de réciter les psaumes dans l'Église de Dieu, il ne devrait y avoir qu'un seul rite pour célébrer la messe ».

    Le texte affirme que l'unité et la réforme sont indissociables de la nature rituelle de la liturgie elle-même. « La nécessité de réformer la liturgie est étroitement liée à sa composante rituelle », précise-t-il, ajoutant que les rites comprennent nécessairement des éléments culturels « qui évoluent dans le temps et l'espace », tout en permettant la participation au mystère pascal immuable.

    Dans un passage citant le pape Benoît XVI, le document rejette toute conception de la tradition comme figée ou inerte. « La tradition n’est pas la transmission de choses ou de mots, un amas de choses mortes », affirme-t-il, mais bien « le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes ». Sur cette base, le texte insiste sur le fait que la réforme liturgique mandatée par Vatican II « est non seulement en pleine syntonie avec le sens véritable de la Tradition, mais constitue une manière singulière de se mettre au service de la Tradition ».

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  • Manille : 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue « Jésus Nazareno » à travers le centre-ville

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    De kath.net/news :

    Manila's first mega-procession of Black Nazarene after pandemic draws  millions- Detroit Catholic

    Nouveau record pour une procession catholique à Manille - Plus de 31 heures !

    13 janvier 2026

    Samedi dernier, plus de 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue « Jésus Nazareno » à travers le centre-ville.

    Un nouveau record a été établi lors de ce qui est sans doute l'événement catholique le plus important de l'année aux Philippines. Samedi dernier, plus de 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue de Jésus de Nazareth à travers le centre-ville. Le parcours de 5,8 kilomètres, du parc Rizal au sanctuaire national de Jésus de Nazareth, a duré près de 31 heures, établissant un nouveau record. L'année précédente, la marche avait duré « seulement » 15 heures. La statue de Jésus est très populaire dans tout le pays. Pendant la marche, d'innombrables personnes tentent de la toucher. Selon la police, plus de 18 000 agents ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la foule. La statue du « Nazaréen noir » a été apportée sur l'île par des missionnaires espagnols en 1606.

  • Le Saint Suaire est entré dans l’ère numérique

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    De zenit.org :

    Le souverain pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique du Saint Suaire © Vatican Media

    Le Souverain Pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique uu Saint Suaire © Vatican Media

    Le Saint Suaire entre dans l’ère numérique

    Le pape Léon XIV découvre « Avvolti », la première lecture interactive mondiale du Saint Suaire de Turin

    13 janvier 2026

    Le vendredi 9 janvier au matin, le pape Léon XIV a eu une rencontre sans précédent avec le Saint Suaire de Turin. Au sein du Palais apostolique, le souverain pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique du Saint Suaire, une initiative connue sous le nom d’Avvolti, présentée par le cardinal Roberto Repole, archevêque de Turin et gardien pontifical de la relique.

    Ce moment a marqué un tournant symbolique : l’une des images les plus étudiées et les plus énigmatiques du christianisme entre de plain-pied dans l’ère numérique. Cette initiative introduit une forme d’interaction avec le Saint Suaire qui n’avait jamais été accessible au grand public auparavant. Pour la première fois, l’image peut être explorée en ligne via une plateforme spécifique, accessible sur les sites web avvolti.org et sindone.org.

    Le programme fonctionne sur les smartphones, les tablettes et les ordinateurs, ce qui permet au Saint Suaire d’être accessible dans le monde entier sans barrières géographiques ou logistiques. Ce qui nécessitait auparavant de se rendre à Turin et d’accéder à des expositions exceptionnelles est désormais accessible depuis n’importe où dans le monde.

    L’essence du projet réside dans une reproduction numérique interactive qui permet aux utilisateurs de se déplacer à la surface du Saint Suaire comme s’ils le traçaient de leurs propres mains. Les détails clés – le visage, les marques de la couronne d’épines et d’autres éléments traditionnellement associés à la Passion – peuvent être agrandis et examinés de près. Chaque section agrandie est accompagnée de textes explicatifs et de références directes à des passages de l’Évangile décrivant la souffrance et la mort de Jésus.

    Le résultat n’est pas une expérience purement visuelle, mais une lecture guidée qui combine images, Écritures et interprétation. Les créateurs du projet ont pris soin de définir leur public cible. Si les textes et les images s’appuient sur une rigueur scientifique et des recherches approfondies, l’objectif n’est pas de créer un outil réservé aux spécialistes. Au contraire, la lecture numérique est conçue pour être compréhensible par un large public, y compris ceux qui ne connaissent pas bien le Saint Suaire.

    L’ambition est à la fois catéchétique et éducative : permettre à l’image de parler au-delà des cercles universitaires et d’atteindre les croyants ordinaires, les chercheurs et les curieux. Cette expérience numérique globale fait partie d’Avvolti, une initiative plus large lancée par le diocèse de Turin à l’occasion du Jubilé de 2025.

    Au début de l’année 2025, le projet s’est concrétisé au cœur de la ville. Du 28 avril au 5 mai, un grand chapiteau Avvolti a été installé sur la Piazza Castello, offrant aux visiteurs une série de propositions centrées sur le Saint Suaire. Parmi celles-ci, une installation impressionnante : une reproduction grandeur nature, à l’échelle 1:1, du Saint Suaire, exposée sur une table spécialement conçue de cinq mètres de long. En huit jours, plus de 30 000 personnes, provenant de 79 pays, ont visité la tente. Cette forte participation a confirmé que l’intérêt pour le Saint Suaire reste intense et international.

    La plateforme numérique, désormais disponible en ligne, est une adaptation de cette même expérience. Ce que les visiteurs ont vécu physiquement sur la table de cinq mètres a été transposé dans un format compatible avec les écrans personnels, sans perdre le sentiment de progression et de découverte. Les images et les textes de l’expérience sont également partagés sur les réseaux sociaux, tels que Facebook et Instagram, élargissant ainsi encore davantage sa portée.

    Le cardinal Repole a inscrit cette initiative dans une vision pastorale plus large. Le lancement de l’expérience numérique mondiale, a-t-il expliqué, s’inscrit dans le cadre d’un programme pastoral structuré autour du Saint Suaire, lancé par le diocèse de Turin en 2024. Avvolti en a été l’expression principale pendant l’année jubilaire 2025, mais il ne s’agit pas d’un projet unique. D’autres initiatives sont déjà en cours de planification et de développement dans le but d’accompagner les fidèles dans les années à venir vers un autre horizon significatif : le Jubilé de 2033, traditionnellement associé au bimillénaire de la Rédemption du Christ.

    Au-delà de son innovation technique, la lecture numérique du Saint Suaire soulève une question plus profonde sur le fonctionnement des symboles religieux anciens dans un monde hyperconnecté. En permettant une exploration détaillée, patiente et personnelle du Saint Suaire, le projet invite à une forme d’interaction plus lente et contemplative, qui contraste avec la consommation accélérée typique des médias numériques.

    En ce sens, Avvolti ne se limite pas à l’accessibilité. Il représente une tentative de traduire le silence, le mystère et la méditation dans un langage compréhensible pour le public contemporain, sans dépouiller la relique de sa complexité. La rencontre précoce du pape avec la plateforme souligne l’importance que le Vatican accorde à cet effort. Elle marque une ouverture à de nouvelles formes d’évangélisation qui respectent la tradition tout en adoptant la technologie.

    Le Saint Suaire de Turin, un objet qui a survécu à des siècles d’examen, de débat et de dévotion, est désormais prêt à toucher des millions de personnes d’une manière nouvelle — pixel par pixel, texte par texte —, invitant un public mondial à le regarder à nouveau, et peut-être à l’approfondir.

    Le Saint Suaire entre dans l’ère numérique | ZENIT - Français

  • À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne

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    D'Augustine Asta sur Vatican News :

    Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier. Le Cardinal Parolin dans la cathédrale de Bruxelles le 11 janvier.
    À Bruxelles, le cardinal Parolin appelle l’Europe à retrouver l'audace chrétienne
    À l’occasion des 800 ans de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège et légat pontifical, a présidé dimanche 11 janvier la messe en la fête du baptême du Seigneur. Devant les autorités religieuses et civiles, il a inscrit l’histoire de cet édifice dans une réflexion plus large sur la mission de l’Église et l’avenir spirituel de l’Europe, marquée selon lui par la fragilité, les fractures et la perte de repères.

    Dans une cathédrale chargée de huit siècles d’histoire, où ont pris place des centaines de fidèles, en premier lieu le couple royal de Belgique, le cardinal Parolin a d’emblée rappelé que la foi chrétienne ne se développe pas en dehors du temps, mais «au cœur de l’histoire, dans des lieux concrets et à travers des communautés réelles». Bien avant la construction gothique du XIIIᵉ siècle, une première chapelle dédiée à saint Michel, puis une église romane, avaient déjà marqué l’enracinement du christianisme sur la colline bruxelloise. Cette lente maturation illustre, selon le légat pontifical, la nature même de l’Église: «une réalité qui ne naît pas d’un geste isolé, mais d’une fidélité transmise de génération en génération, dans laquelle chacun reçoit, garde et transmet ce qui lui est confié». «Huit siècles d’histoire ont vu cette cathédrale accompagner la vie chrétienne de la ville et du pays», a-t-il souligné, évoquant une foi capable d’habiter les questions de son temps, non sans discernement ni conversion. 

    Saint Michel et sainte Gudule, figures d’une Église en équilibre

    Les premières fondations de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, saints patrons de la cathédrale belge, remontent en effet à 1226, lorsque Henri II, duc de Brabant, décida de construire une église à son emplacement actuel, situé au carrefour des routes menant vers la France et vers l'Allemagne. Les saints patrons de la cathédrale incarnent, aux yeux du cardinal, une vocation toujours actuelle. Saint Michel rappelle la «vigilance et le discernement», tandis que sainte Gudule témoigne de la «fidélité quotidienne». Ensemble, a-t-il poursuivi, ils dessinent le visage d’une Église appelée à conjuguer vérité et service, fermeté et douceur.

    Le Secrétaire d’État du Saint-Siège, a estimé que cette «histoire aussi longue ne referme pas les yeux sur le passé, mais les ouvre sur l'avenir», invitant à regarder au-delà des murs de la cathédrale, vers Bruxelles et sa dimension européenne.

    Bruxelles et l’Europe à l’épreuve des fractures

    Située au cœur des institutions européennes, Bruxelles symbolise pour le cardinal Parolin une ville née de la «rencontre et de la capacité à concilier les différences». Mais l’Europe ,a-t-il noté à l’inverse, traverse aujourd’hui, selon lui, «une période de fragilité profonde, faite de peurs et de fractures non seulement politiques et sociales, mais aussi intérieures et culturelles».

    Dans ce contexte, le christianisme  «n'offre pas de solutions techniques, mais propose des valeurs, des valeurs humaines essentielles» a-t-il rappelé. Le christianisme, a-t-il poursuivi, «rappelle que la dignité de la personne précède tout calcul, que la justice grandit en incluant et non en séparant, que la paix naît de la reconnaissance de l'autre et non de l'équilibre des peurs». Citant l’appel lancé par saint Jean-Paul II à Compostelle en 1982, le cardinal a aussi invité l’Europe à «ne pas avoir peur de s’ouvrir au Christ» pour sortir de l’incertitude et de la crainte.

    Une Église appelée à ne pas devenir insignifiante

    Évoquant les figures de Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, artisans de la réconciliation européenne après la guerre, le cardinal Parolin a souligné l’importance de reconstruire non seulement des structures, mais aussi la confiance. Un défi qui concerne également l’Église aujourd’hui. Pour lui, le danger principal n’est pas d’être numériquement minoritaire, mais de devenir insignifiante. «Ce n’est pas la faiblesse numérique qui fragilise le témoignage chrétien, mais la perte de l’audace évangélique», a-t-il averti, rappelant que l’Église est appelée à rester sel, lumière et levain dans l’histoire.

    “L'Église ne se place pas au-dessus de l'histoire et ne se confond pas avec elle, mais elle la traverse comme une présence qui accompagne, discerne et sert. La tradition chrétienne l'a exprimé avec des images simples et fortes. Elle est une maison parce que Dieu y habite. Elle est un corps parce que le Christ continue à vivre et à agir. Elle est un peuple parce que personne ne croit tout seul. Comme le rappelait les Pères. L’Église est sainte par le don qu'elle reçoit et fragile par les limites de ceux qui la composent.”

    Le baptême du Christ, style de la présence chrétienne

    S’appuyant sur les lectures de la fête du baptême du Seigneur, le cardinal a médité sur le Christ qui choisit d’entrer dans les eaux du Jourdain pour partager la condition humaine. Un geste d’abaissement et de proximité qui révèle un style: celui d’une justice marquée par la douceur et d’une présence qui «passe en faisant le bien». Ce style, a-t-il rappelé, concerne directement les baptisés. «Ce n’est pas nous qui édifions l’Église: nous sommes les pierres que le Seigneur utilise», a-t-il insisté.

    “L’Église grandit lorsque les différences deviennent une richesse et que l'amour est le lien qui les maintiennent unies. Dans ce cheminement, notre regard se pose sur Marie que le Concile Vatican deux contemple dans le mystère du Christ et de l'Église. En elle, l'Église apprend que la fécondité ne naît pas de la force des structures, mais de la disponibilité à l'action de Dieu, non pas de la visibilité immédiate, mais de la fidélité patiente.”

    Une prière pour Bruxelles, la Belgique et l’Europe

    Pour finir, le cardinal Parolin a confié à l’intercession de Marie l’Église, la ville de Bruxelles, la Belgique, l’Europe et la communauté des nations. Il a exprimé le souhait que la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule demeure «une maison ouverte et un espace de communion», capable de former des consciences à la justice, à la responsabilité et à l’espérance.

  • Saint Hilaire, défenseur de la foi et premier docteur de l'Eglise latine

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    saint_hilaire_poitiers_m.jpgBenoît XVI a consacré son enseignement à cette grande figure du 4e siècle lors de l'audience générale du 10 octobre 2007 :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, je voudrais parler d'un grand Père de l'Eglise d'Occident, saint Hilaire de Poitiers, l'une des grandes figures d'Evêques qui ont marqué le IV siècle. Au cours de la confrontation avec les ariens, qui considéraient le Fils de Dieu Jésus comme une créature, certes éminente, mais toutefois uniquement comme une créature, Hilaire a consacré toute sa vie à la défense de la foi dans la divinité de Jésus Christ, Fils de Dieu et Dieu comme le Père, qui l'a engendré de toute éternité.

    Nous ne disposons pas d'informations certaines sur la plus grande partie de la vie d'Hilaire. Les sources antiques disent qu'il naquit à Poitiers, probablement vers l'année 310. Issu d'une famille aisée, il reçut une solide formation littéraire, bien évidente dans ses écrits. Il ne semble pas qu'il ait grandi dans un milieu chrétien. Lui-même nous parle d'un chemin de recherche de la vérité, qui le conduisit peu à peu à la reconnaissance de Dieu créateur et du Dieu incarné, mort pour nous donner la vie éternelle. Baptisé vers 345, il fut élu Evêque de sa ville natale autour de 353-354. Au cours des années suivantes, Hilaire écrivit sa première œuvre, le Commentaire à l'Evangile de Matthieu. Il s'agit du plus ancien commentaire en langue latine qui nous soit parvenu de cet Evangile. En 356, Hilaire assiste comme Evêque au Synode de Béziers, dans le sud de la France, le "synode des faux Apôtres", comme il l'appelle lui-même, car la réunion fut dominée par des Evêques philo-ariens, qui niaient la divinité de Jésus Christ. Ces "faux apôtres" demandèrent à l'empereur Constance la condamnation à l'exil de l'Evêque de Poitiers. Hilaire fut ainsi obligé de quitter la Gaule au cours de l'été 356.

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  • Le huitième centenaire de la cathédrale des saints Michel et Gudule

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    De Bérengère de Portzamparc sur aleteia.org :

    Bruxelles fête les 800 ans de sa cathédrale

    Obraz poglądowy artykułu Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles

    A Bruxelles, l’année 2026 sera ponctuée d'événements religieux et culturels autour de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule qui fête les 800 ans de pose de sa première pierre, en 1226.

    10/01/26

    La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles fête ce dimanche 11 janvier les 800 ans de la pose de sa première pierre. Pour l'occasion, une messe y est célébrée ce jour-là en présence du cardinal Pietro Parolin  qui représentera le Pape. La cathédrale est un lieu emblématique de la vie des Belges et accueille notamment  tous les grands événements royaux. 

    Fêter les 800 ans d’une cathédrale, ce n’est pas rien ! Et c'est pourquoi à Bruxelles, l’année 2026 sera ponctuée d'événements religieux et culturels autour de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule qui fête les 800 ans de pose de sa première pierre, en 1226. 

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