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  • Chili : rejet d'une proposition de loi visant à dépénaliser l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Chili : les députés rejettent la dépénalisation de l’avortement

    2 Déc, 2021
     

    Mardi, les députés chiliens ont rejeté une proposition de loi qui visait à dépénaliser l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse[1]. Elle avait été déposée en 2018 par l’opposition de gauche (cf. Des députées chiliennes déposent un projet de loi en vue de légaliser l’avortement jusqu’à 14 semaines). Les mêmes députés l’avaient approuvée en septembre (cf. Chili : la Chambre basse du Parlement vote l’avortement jusqu’à 14 semaines), mais ils ont rejeté la version modifiée adoptée par la Commission[2]. Le texte est ainsi « gelé » et ne pourra revenir devant le Parlement avant un délai d’un an.

    Au Chili, l’avortement est légal depuis 2017 en cas de danger pour la vie de la mère, de non viabilité du fœtus ou encore en cas de viol (cf. Le Chili dépénalise l’avortement dans certains cas).

    Par ailleurs dans ce pays, une proposition de loi visant à « légaliser le mariage entre personnes de même sexe » doit être examinée lundi prochain par une commission mixte paritaire, avec des conséquences sur l’adoption et la filiation des enfants. Plusieurs points ont « suscité des désaccords », notamment « l’élimination de motifs de divorce en cas de changement de sexe » ou l’ouverture à la GPA. Si le Parlement vote ce texte, le président devra encore le ratifier.

    [1] 65 votes contre, 62 votes pour et une abstention

    [2] La Commission avait « adapté [le texte] à la loi existante sur l’identité de genre ».

    Sources : AFP (30/11/2021) ; France 24 (2/12/2021)

  • Etats-Unis : la politique d'avortement rendue au peuple ?

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Etats-Unis : « L’annulation de « Roe » rendra la politique d’avortement au peuple »

    2 Déc, 2021

    Les 1er et  2 décembre 2021, la Cour suprême examinait la plainte de Lynn Fitch, Procureur Général du Mississippi qui défend la loi de l’État sur l’avortement. Le Gestational Age Act interdit l’avortement après 15 semaines de grossesse (cf. Etats-Unis : L’avortement devant la Cour suprême). Lynn Fitch a porté plainte devant la Cour suprême des Etats-Unis, afin d’invalider son arrêt « Roe vs. Wade » qui autorise l’avortement aux Etats-Unis « tant que le foetus n’est pas “viable”, soit vers 22 à 24 semaines de grossesse ».

    Pour Scott Stewart, représentant de l’Etat, « mettre un terme à “Roe v. Wade” permettra, comme avant 1973, à chaque Etat de décider d’autoriser ou non les avortements et de rendre “la décision au peuple” ». Car lorsque la Cour suprême a rendu son arrêt Roe contre Wade, « elle a créé une série de règles spéciales qui ont confisqué la politique de l’avortement en la maintenant derrière les tribunaux, où des juges non élus décident le sort des lois du peuple », estime Lynn Fitch.

    Une Cour divisée

    Les positions des magistrats sont partagées. « Une interdiction après 15 semaines ne me semble pas un changement énorme par rapport à la viabilité, c’est la règle adoptée par une majorité de pays », estime John Roberts, le chef de la Cour.

    De son côté le juge Brett Kavanaugh estime que la Cour devrait « être scrupuleusement neutre », et donc « laisser cette décision aux élus ». « Si les gens pensent que tout est politique, comment la Cour pourrait-elle survivre ?”, estime quant à elle Sonia Sotomayor. Le président Biden a confirmé son soutien au maintien de l’arrêt.

    Des lois annulées en justice

    Depuis l’arrêt « Roe vs. Wade », les Etats ont tenté d’élaborer de nouvelles lois promouvant notamment « la défense du caractère sacré de la vie et la protection de la santé des femmes », affirme Lynn Fitch. Mais, elles ont été annulées par le pouvoir judiciaire. (Cf. Avortement au Texas : la Cour suprême laisse la loi en vigueur ; Texas : la loi interdisant les avortements après 6 semaines bloquée temporairement par un juge).

    Les évolutions du droit, des politiques publiques et de la société ont offert aux femmes la possibilité de concilier vie professionnelle et vie de famille, indique le procureur. De même, les lois « Safe Haven » existent désormais dans tous les Etats. Elles permettent aux femmes de confier leur nouveau-né à un établissement.

    Ouvrir un véritable débat

    L’arrêt « Roe vs. Wade » a créé de fortes oppositions entre les Américains, déplore Lynn Fitch. Il a plongé la « société dans un chaos », en obligeant « les Américains à décider entre être pro-vie ou pro-choix ».

    « Confiante dans le peuple américain », elle se dit « certaine que lorsque la Cour renversera Roe, un débat honnête sur une politique juste s’ensuivra » Un débat « difficile » qui pourra aboutir à des conclusions variables d’un État à l’autre« Mais c’est le rôle que la Constitution nous a donné, à nous, le peuple, et c’est le rôle que la Cour doit nous rendre maintenant. »

     

    Sources : The Washington Post, Lynn Fitch (28/11/2021) ; AFP (01/12/2021)

  • L'enquête de Famille Chrétienne sur la démission de l'archevêque de Paris

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne :

    Démission de Mgr Aupetit : les raisons de la décision du pape François
    2/12/2021

    Six jours seulement. François n’a pas traîné pour statuer sur le sort de l’archevêque de Paris. Sans l’avoir préalablement rencontré - mais joint par téléphone selon nos informations -, le pape a accepté jeudi 2 décembre la démission de Mgr Michel Aupetit. Le couperet est tombé sans crier gare et a surpris tout le monde, même les observateurs les plus aguerris des arcanes du monde ecclésial. Dans l’entourage de l’archevêque, c’est la sidération. « On ne s’attendait pas à ça, confie un proche. En vérité, c’est un choc cosmique ! Nous recevons des centaines de messages de consternation à l’archevêché. Ces gens ne croient pas à cette soi-disant affaire de ‘petite copine’. Ils estiment que cette histoire est une chose impossible et que Rome s’est tout simplement trompé. Certains messages sont même empreints de colère. »

    Mais de rares voix osent établir un lien entre la rapidité de la décision romaine et la gravité des faits qui seraient reprochés à Mgr Aupetit. Depuis la publication par l’hebdomadaire Le Point d’un article à charge contre l’archevêque parisien, les langues se délient et les accusations mettant en cause « le comportement ambigu » de Mgr Aupetit – selon ses propres mots – avec une femme s’étayent. Selon les informations recueillies par Famille Chrétienne, les faits qui lui sont reprochés pourraient être bien plus graves qu’un simple mail adressé par erreur à sa secrétaire en 2012, et justifieraient à eux seuls la décision expéditive du Saint-Père.

    Une relation intime avérée selon une source proche

    Selon une source proche du dossier, la décision de Rome est en rapport direct avec la réalité des affaires de mœurs reprochées à Mgr Aupetit par Le Point. L’archevêque de Paris avait démenti avec force auprès de l’hebdomadaire toute relation sexuelle avec la destinataire de son mail, ...

    La suite est en accès payant sur le site de Famille Chrétienne

    Le Forum Catholique en publie de larges extraits

  • La prière d'abandon de saint François-Xavier

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    Prière de Saint François Xavier (source)

    La Prière de Saint François Xavier « Je m'abandonne à Vous, ô mon Seigneur et mon Père avec la confiance la plus entière ! » :

    « Ô Dieu tout-puissant, créateur de toutes choses, c'est Vous qui m'avez créé, c'est Vous qui m'avez donné une âme, c'est Vous qui avez formé mon corps; je tiens de Vous, ô mon Dieu, tout ce que je suis et tout ce que je possède. Vous m'avez fait à votre image, à Votre ressemblance, je suis créé pour Vous, et Vous serez un jour ma suprême félicité.

    Je m'abandonne à Vous, ô mon Seigneur et mon Père avec la confiance la plus entière !

    J'espère de Votre adorable miséricorde obtenir mon salut éternel, par les mérites infinis de la sainte passion et de la sainte mort de mon Sauveur, le Seigneur Jésus, quels que soient le nombre et l'énormité des péchés que j'ai commis depuis que je suis au monde.

    Je Vous remercie, ô mon Dieu ! Je Vous rends mille actions de grâces de m'avoir accordé le bonheur de connaître la foi de l'Eglise et votre divin Fils, mon Seigneur Jésus-Christ.

    Père des miséricordes ! Mettez dans la balance de Votre justice, d'un côté tous les péchés de ma vie, et de l'autre tous les mérites de la passion et de la mort de mon divin Rédempteur, Jésus-Christ votre adorable Fils, et alors je serai pardonné, je serai délivré, j'obtiendrai la gloire éternelle du Paradis. Amen. »

    Saint François Xavier (1506-1552)

  • François Xavier : "malheur à moi si je n'annonce pas l'évangile"

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    On fête aujourd'hui saint François Xavier. Voici une lettre illustrant sa soif de porter l'évangile, adressée à Ignace de Loyola :

    Malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile !

    Nous avons traversé des villages de chrétiens qui s'étaient convertis il y a quelques années. Aucun portugais n'habite en ces lieux, car la terre y est extrêmement stérile et pauvre. Faute de prêtres, les chrétiens qui y vivent ne savent rien d'autre que dire qu'ils sont chrétiens. Ils n'ont personne pour dire la Messe ; ils n'ont personne pour leur enseigner le Credo, le Pater Noster, l'Ave Maria et les Commandements de Dieu.

    Lorsque je suis arrivé dans ces villages, je les ai tous parcourus activement et j'ai baptisé tous les enfants qui ne l'étaient pas encore. C'est pourquoi j'ai fait enfants de Dieu une grande multitude de petits enfants qui, comme on dit, ne savaient pas même distinguer leur droite de leur gauche. Les enfants m'assiégeaient tellement que je ne trouvais le temps ni de dire mon office, ni de manger, ni de prendre du repos ; il fallait absolument que je leur enseigne des prières ; je commençai alors à comprendre que c'est à eux qu'appartient le Royaume des Cieux.

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  • François-Xavier, un compagnon de Jésus très abouti (3 décembre)

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    Photo44.jpgUne homélie du père Rondet à l'occasion de la saint François-Xavier (source).

    « Allez, de toutes la nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du père, du Fils et du Saint Esprit(…) Et moi, je suis avec vous tous les jours » (Mt.28,19).

    Il n’est peut-être pas dans toute l’histoire de l’Eglise d’homme qui ait vécu plus intensément cette parole d’Evangile que François-Xavier. Mais évangéliser toutes les nations n’est pas une tâche facile, nous le savons bien aujourd’hui et il ne suffit pas de le désirer généreusement pour le réaliser. Xavier va en faire la rude expérience.

    Parti d’Europe avec les idées de son temps, il va se heurter au sud de l’Inde à des mondes entièrement nouveaux : un Islam compact, un bouddhisme dévotionnel très présent et ce qu’il n’avait pas prévu des chrétiens portugais dont l’exemple et la conduite vont se révéler comme le principal obstacle à la conversion des païens. Habitué à un monde où cité et religion s’appuient, il ne cherchera pas à entamer l’Islam, par contre, il essaiera de regrouper les nouveaux chrétiens en communautés autonomes soustraites à l’influence des portugais. Un peu comme feront plus tard les Jésuites au Paraguay avec les réductions, mais cette stratégie a ses limites et ne tient pas assez compte de l’universalité du salut en Jésus-Christ.

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