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USA : Kamala Harris, une candidate abortiste et extrémiste

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De Stefano Magni sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana; traduction de "Benoît et moi" :

Kamala Harris, la candidate abortiste et extrémiste

13 août 2020

Joe Biden a choisi sa vice-présidente: Kamala Harris. D’elle, on dit seulement que c’est une « femme » et qu’elle est « noire », et c’est ce sont les seules choses qui intéressent. Mais en tant que procureur général de Californie et comme sénateur, elle s’est révélée être une extrémiste pro-avortement et ultra-progressiste sur tous les sujets.

À la veille de la Convention nationale démocrate, le candidat à la présidence Joe Biden a choisi sa vice-présidente, Kamala Harris. Tout ce qu’on dit d’elle, c’est qu’elle est une femme, et une femme noire. Ils ont également calculé le nombre de records qu’elle battrait si le « ticket » présidentiel démocrate gagnait en novembre: la première femme vice-présidente, la première vice-présidente asiatique et la première vice-présidente afro-américaine. Oui, parce qu’en plus d’être « noire », Kamala est la fille d’une mère indienne, donc elle représenterait aussi la minorité asiatique en plus de celle noire. C’est plutôt l’influence africaine qui est plus difficile à prouver, étant donné que le père est jamaïcain et que la Jamaïque a toujours été un melting-pot de groupes ethniques.

Hormis les discours sur le sexe et l’origine ethnique, qui sembleraient typiques d’une société raciste (mais à l’envers), on sait et on dit peu de choses sur les idées politiques de Harris. Pourtant, dans sa carrière de procureur général, de sénateur puis de candidate à la présidence elle-même (contre Biden, dans les primaires démocrates), on comprend très bien quel est son programme.

Commençons par les thèmes de l’éthique, parce qu’en tant que procureur général de San Francisco puis de l’État de Californie, elle s’est particulièrement distinguée en matière d’avortement. Quand le Center for Medical Progress, l’association pro-vie, a lancé une enquête sur Planned Parenthood et apporté des preuves, grâce à des vidéos réalisées avec une caméra cachée, que la puissante organisation d’avortement vendait des morceaux de fœtus humains aux laboratoires (en violation de plus d’une loi fédérale), Harris a commencé à enquêter sur le… Center for Medical Progress et non sur Planned Parenthood. Harris est soupçonné de conflit d’intérêt avec l’organisation abortiste en raison d’une série de courriels documentant la façon dont ils ont rédigé ensemble des lois pour museler le mouvement pro-vie.

En matière d’avortement, l’actuelle candidate à la vice-présidence, en accord avec Joe Biden lui-même, est déterminé à rendre irréversibles les effets de l’arrêt « Roe contre Wade », qui a de fait rendu l’avortement légal en 1973. Pour être clair, elle a l’intention de faire obstruction aux États qui veulent adopter des lois pour défendre la vie de l’enfant à naître. Dans sa campagne électorale pour l’élection au Sénat, elle s’est vantée de ses actions contre l’objection de conscience, dans les entreprises ayant des propriétaires religieux et dans les centres de réanimation.

Son opposition au catholicisme est claire: lorsqu’elle s’est prononcée contre la nomination du juge Brian Buescher, pour le tribunal de district du Nebraska, elle l’a jugé inapte à jouer le rôle, en tant que membre de l’organisation catholique des Chevaliers de Colomb, « une société entièrement masculine, composée principalement d’hommes catholiques ».

En plus d’être une avorteuse engagée, Kamala Harris défend la cause des LGBT, déclare qu’elle a elle-même célébré des mariages homosexuels et est convaincue que le gouvernement fédéral doit « protéger les droits des plus faibles lorsque les États ne le font pas », enlevant ainsi toute autonomie de jugement aux gouvernements locaux en matière de mariage homosexuel.

Son combat contre le racisme vise directement Christophe Colomb : selon elle, le Columbus Day doit être rebaptisé « Journée des peuples indigènes ». Elle est favorable au versement de réparations pour l’esclavage, même un siècle et demi après son abolition, sous la forme d’énormes investissements publics en faveur de la communauté afro-américaine.

Soutien du mouvement Black Lives Matter, elle estime avoir été « à l’intérieur du système » de justice pénale pour « le changer de l’intérieur ». Mais elle est néanmoins accusée d’hypocrisie par les courants plus progressistes du Parti démocrate. Ses idées ne coïncident pas toujours avec sa carrière de procureur. Par exemple, elle dit être contre la peine de mort, mais en tant que procureur général, elle l’a soutenue devant le tribunal. Sa philosophie, cependant, n’est pas de punir, mais de prévenir. Où « prévenir » signifie: créer les conditions sociales pour ne pas criminaliser, en investissant dans les communautés. Un principe sacro-saint, sur le papier, mais qui tend à se traduire, dans la pratique, par des expériences d’ingénierie sociale qui ont presque toujours échoué.

Dans sa course à la vice-présidence, elle sera certainement soutenue par les grandes entreprises de la Silicon Valley, dont Facebook. Mais elle ne veut pas rendre la pareille: elle est contre la réduction d’impôts accordée par l’administration Trump, elle veut frapper principalement les grandes entreprises et les banques, elle pense que Facebook est un service d’intérêt public et veut le réglementer en conséquence. Nous verrons jusqu’à quel point l’idéologie des jeunes entrepreneurs et managers prévaudra sur leurs propres intérêts. Assurément, la candidate « vice » leur fait plaisir avec son programme écologique: pas de forage, pas de pétrole, rentrer dans les accords de Paris, atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2030, promotion active du Green New Deal.

Bien entendu, on ne peut échapper aux portes ouvertes à l’immigration, à la régularisation des clandestins, à la démolition du mur. Dans son expérience en tant que procureur général de Californie, elle a été parmi les principaux responsables de la naissance des « villes sanctuaires » où les lois sur l’immigration étaient tout simplement ignorées et la présence d’immigrants illégaux tolérée. La Californie, cependant, est aussi un exemple brillant de l’échec de l’intégration, où les immigrants sud-américains arrivés pauvres restent pauvres, sans papiers et sans emploi légal.

Avec de telles idées, Harris deviendra sûrement l’idole des observateurs politiques européens.

Mais les Américains ne sont pas des Européens, pas encore.

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