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Sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister

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Du site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice):

« La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie » Grégor Puppinck à la CPAC Hongrie

 

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d'organisations conservatrices et des milliers de militants et téléspectateurs.

Alors que ce forum international se déroule habituellement aux États-Unis, il avait lieu pour la première fois sur le continent européen, en Hongrie, pays symbole de la résistance à la culture « woke. » Victor Orban, Premier ministre hongrois fraichement réélu s’est exprimé sous la devise affichée l’événement : « Dieu, Patrie, Famille ». De nombreux orateurs se sont partagé la parole sur deux jours, notamment l’ancien député britannique Nigel Farage, les Américains Rick Santorum, Candace Owens et le célèbre présentateur de Fox News : Tucker Carlson. Deux Français enfin : Jordan Bardella, député européen du RN et Grégor Puppinck. L’ECLJ compte parmi les organisations internationales ayant à cœur de défendre le droit naturel, le bien commun et les libertés fondamentales contre la modernité positiviste, individualiste et de déconstruction de notre civilisation. Voici le discours traduit de l’anglais qu’a prononcé Grégor Puppinck dans le grandiose centre de conférence « Bálna » (baleine) de Budapest :

« Le père est un homme et la mère est une femme »

Oui, je suis bien d’accord ! En tant qu’époux et en tant que père, je peux vous assurer que le père est un homme, et la mère est une femme. Cependant, en plus de cela, l’homme se doit d’être un père. Ce que je souhaite faire comprendre par-là, c’est que l’homme se doit d’être un père, tout du moins de se comporter comme un père, même s’il n’a pas d’enfant. Un père, c’est une personne qui assure la protection et qui montre le chemin, qui fait preuve d’autorité et qui se comporte de façon responsable.

Cependant, de nos jours, malheureusement, trop de jeunes garçons n’ont pas la moindre idée de ce que cela signifie d’être un homme, un mari et un père. Où sont les exemples de tels hommes, lorsque la doxa libérale prétend vouloir « déconstruire » les genres sexuels ? En France, M. Macron incarne parfaitement l’exemple de l’homme déconstruit, affirmant qu’un père n’est pas forcément un homme.

Evidemment, sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister.

La destruction de la paternité mène à celle de la patrie, car c’est grâce à la famille que les individus prennent racine dans une terre, ainsi que dans l’histoire. C'est la famille et la terre natale qui nous permettent de vivre avec une profondeur historique, non pas de dériver au gré des événements actuels.

La famille est l'endroit unique où peuvent se transmettre la famille et la culture.

Dans un monde de plus en plus artificiel et virtuel, la famille nous enracine également profondément dans la nature, la biologie. Les liens de sang, la sexualité ainsi que la procréation sont l’expérience la plus directe et la plus belle de notre contribution à la vie naturelle. Il n'y a rien de plus écologique que la défense de la famille.

Je souhaite également ajouter que la famille est une réalité qui ne peut « s’acheter ». La famille nous rappelle que tout ce qui a le plus d’importance dans la vie n’est pas à vendre. Ce sont vos vertus plus que votre argent qui permettent de fonder une famille.

Cependant, la destruction de la famille ne mène pas seulement à la destruction de la patrie, mais également à la perte de nos véritables et fondamentales libertés.

Nous savons que le point commun de toutes les dictatures est la destruction de la famille. Elles veulent transformer la structure naturelle, organique de la société en une construction artificielle pour supplanter les parents et Dieu afin de contrôler et soumettre la société.

C’était et c'est encore aujourd'hui, la volonté des communistes et de toutes autres sortes de socialistes.

Après la Seconde Guerre mondiale, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme ont voulu s’opposer à la dictature en reconstruisant la société sur la base de la famille. La DUDH stipule que c’est la famille, et non pas l’individu, qui « est l'élément naturel et fondamental de la société », c’est-à-dire que la famille ne doit pas son existence à l'État. Depuis lors, de nombreux textes internationaux ont maintenu la compréhension naturelle et organique de la société, qui trouve son origine dans le principe de subsidiarité : l’homme n’est pas un être abstrait et isolé, mais bien une créature vivante et sociale.

Également, les rédacteurs de la Convention européenne des droits de l’homme ont souhaité protéger le droit des parents à éduquer leurs enfants. C’est à travers la famille qu’ils voulaient protéger (je cite) : « la jeunesse contre la menace de la nationalisation, de l’appropriation ou la réquisition par l’État ».

Oui, les familles sont bien un mur, un rempart contre la dictature. Elles sont un bastion de la liberté. Parce que s'est au sein de la famille que tout héritage survit et se transmet : éducation, religion, histoire et amour.

Il est faux de dire que l’individualisme est le seul moyen de contrer le collectivisme et la dictature. Car, comme nous le savons tous, l’individualisme radical mène également à l’aliénation. L’individualisme radical entraîne à une soumission similaire à l’État et aux autres autorités internationales.

À ce titre, l’idéologie postmoderne ne diffère pas des idéologies communistes et socialistes.

La famille est à l’opposé de ce que souhaitent les postmodernistes. C’est la raison pour laquelle ils la détestent tant et pourquoi ils veulent la détruire. Les familles sont attaquées de toutes parts, nous le savons. Les lois et les médias déconstruisent la famille, et les parents de plus en plus dépossédés de leurs droits et devoirs envers leurs enfants.

Aujourd’hui, malheureusement, trop nombreux sont les enfants, garçons et filles, qui ignorent ce qu’est une famille saine. Même la Cour européenne des droits de l’homme a déconstruit la famille : la famille est devenue purement subjective, un simple genre de lien émotionnel entre des individus.

La destruction de la famille se fait au nom de la liberté, de la liberté individuelle. Mais il s’agit d’un chemin vers l’asservissement.

C’est le marché des dupes des postmodernistes. Ces personnes prétendent que l’individu est enfin en train de « s’émanciper ». Pour eux, l’obtention du droit d’être mère par les hommes, ou de se donner la mort au moyen du suicide assisté, ou bien de pratiquer l’avortement, constitue la plus grande avancée de l’Humanité.

En réalité, jamais personne n’a été aussi peu autonome que ne l’est de nos jours l’individu post-moderne, qui est complètement dépendant.

Donc le meilleur moyen de combattre l’étatisme et de renforcer la société, la liberté et la responsabilité est de renforcer les familles.

Si nous souhaitons que nos pays soient forts, survivent et restent indépendants, nous nous devons de renforcer la famille sous tous ses aspects.

C’est pourquoi, en guise de conclusion, je souhaiterais féliciter la Hongrie pour la réussite de sa politique familiale. Cette politique a mené à un plus grand nombre de mariages, à une diminution des divorces et à une augmentation des naissances. Cela devrait être l’objectif de tout politicien qui se respecte.

Je vous remercie beaucoup.

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