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  • Saint Claude de la Colombière, apôtre de la confiance (15 février)

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    Saint Claude La Colombière, apôtre de la confiance

    « Si tu crois, tu verras la puissance de mon Coeur »

    En ce 15 février, nous fêtons saint Claude La Colombière, mort en 1682 à Paray-le-Monial, canonisé par le pape Jean-Paul II le 31 mai 1992.

    Il fut celui qui rassura Marguerite-Marie et sa supérieure sur l’authenticité de ce qu’elle vivait et le premier apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur. Mais il y a plus que cela ; doué de qualités humaines et spirituelles exceptionnelles, ayant saisi et expérimenté la valeur éminente du message reçu par la religieuse visitandine et associé à sa divulgation, il en est aujourd’hui encore un témoin exceptionnel, qui nous offre de découvrir, par sa vie et ses écrits, une expérience vécue, accessible et lumineuse, bouleversante et actuelle, de l’amour passionné de Dieu pour chacun de nous, qui, lorsqu’il est accueilli avec une confiance à sa (dé)mesure, saisit et oriente radicalement notre être vers sa fin bienheureuse: «Si tu crois, tu verras la puissance de mon Cœur».

    Etre à Dieu sans réserve

    Claude La Colombière est né le 2 février 1641 à Saint Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné, au sein d’une famille profondément chrétienne : sur les cinq enfants qui survécurent, trois des quatre garçons devinrent prêtres et l’unique fille religieuse visitandine. Après avoir fait ses études à Lyon chez les Jésuites, Claude entra à 17 ans au noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon, pour répondre à l’appel de Dieu et lui appartenir « sans réserve », selon la devise de sa famille. Au terme de ses deux années de noviciat, son père maître fait état des qualités exceptionnelles du jeune profès : « Claude La Colombière a de très grands dons, un rare bon sens, une prudence remarquable, une expérience déjà assez développée ; il a pris un bon départ pour les études. Son tempérament est plein de douceur. Ses forces physiques sont délicates. Il est fait pour assumer toute tâche (Ad omnia factus) ». Témoignage du soin que l’on prit de sa formation, il fut envoyé par le Père Général à Paris pour faire ses études de théologie, et fut ainsi témoin des débuts de la controverse anti-janséniste. C’est là qu’il est ordonné prêtre le 6 avril 1669.

    Le « fidèle serviteur et parfait ami » de Jésus-Christ

    « Il me dit qu’il m’enverrait son fidèle serviteur et parfait ami qui m’apprendrait à le connaître et à m’abandonner à lui sans plus de résistance ». Telle est la promesse que le Christ fità Marguerite-Marie, religieuse au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial, alors qu’elle était en proie aux critiques et au doute concernant les visions et apparitions dont le Christ la gratifiait. Quelques temps plus tard, elle rencontrait notre jeune jésuite qui, avec un jugement sûr, reconnut immédiatement l’origine divine de ces manifestations.

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  • "Je m'en souviens encore" (Jean-Pierre Snyers)

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    Je m'en souviens encore,
    malgré tous mes oublis,
    de ce monde où j'étais
    avant d'avoir trahi.
    Tu ne me demandais rien,
    sinon d'accepter d'être
    et de boire à la source 
    qui me donnait la vie.
    Au feu de ton amour,
    j'étais libre et heureux,
    vaillant et immortel,
    jusqu'à cette rupture
    qui me coupa de Toi.
    Comment au-je pu, Seigneur,
    trahir ma liberté,
    marchander le néant
    contre l'éternité?
    Le jour où je le fis
    je le sais Tu pleuras 
    et seul dans Tes pensées,
    tu me regardais vivre
    dans l'envers du décor,
    dans ce décor de mort
    que le temps façonna.
    Alors, pris de chagrin,
    Toi le Dieu créateur, 
    en cet homme que je suis,
    Tu Te fis créature.
    Au risque de Te perdre,
    mon néant Tu le pris,
    pour qu'un jour à nouveau,
    je sois ce que je fus.
     
    Jean-Pierre Snyers
     

  • Quand Jésus vient accomplir la Loi et les Prophètes (6e dimanche du temps ordinaire)

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    les lectures (EAQ)

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (fsJ) (Homelies.fr - Archive 2011)

    « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix » (1ère lect.). Ce verset tiré de la première lecture de la liturgie de ce dimanche, pourrait être une illustration des deux Arbres du livre de la Genèse : l’Arbre de la vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2, 9). Nous ne sommes pas « déterminés » au mal ; le péché n’est pas une fatalité ; mais nous sommes invités à discerner le bien à la lumière de l’Esprit, et à l’accomplir dans la force qu’il nous donne : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Telle est la Bonne Nouvelle annoncée par le Sage, et réalisée en Jésus, mort au péché, et ressuscité dans la puissance de l’Esprit de liberté et de vie. Car la vraie liberté consiste à pouvoir discerner et choisir ce qui promeut la vie que le Père nous donne et dont il veut nous combler.

    La Révélation nous enseigne qu’après la rupture du péché, qui avait conduit au triomphe de la mort, cette liberté nous est à nouveau donnée dans la participation à la vie filiale de Jésus (cf. 2 P 1, 4). Tel est le projet de Dieu sur nous, « sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse » (2ème lect.). 

    Dès lors, si la vérité de notre condition humaine consiste à vivre uni au Christ, l’union à Jésus par la foi est l’unique chemin qui nous conduit à l’Arbre de vie, nous restaure dans une relation filiale avec Dieu, et nous ouvre à la fraternité universelle. 

    On comprend dès lors que loin de vouloir « abolir » les commandements qui balisent notre marche sur le chemin de la liberté et de la vie, Notre-Seigneur est tout au contraire venu « accomplir la Loi et les Prophètes », afin de mettre en pleine lumière la voie qui conduit à Dieu son Père et notre Père, en passant par l’obéissance à sa Parole.

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  • Esto mihi in Deum protectórem (Introit du 6e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 30, 3-4  
    ESTO mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias: quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu: et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me. Ps. ibid., 2 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum: in iustítia tua líbera me, et éripe me. ℣. Glória Patri. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, afin que Tu me sauves. Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton nom, Tu seras mon guide et Tu me nourriras. Ps. 30,2 J’ai espéré en Toi, Seigneur : que je ne sois jamais confondu, dans Ta justice, délivre-moi et sauve-moi.
  • Dieu ne nous sauve pas sans nous (homélie pour le 6ème dimanche du T.O.)

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    Dieu ne nous sauve pas sans nous

    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 6e dimanche de l’année A, 15 février 2026

    Avez-vous déjà ressenti le vertige de votre liberté ? Cette possibilité de faire basculer notre vie vers la lumière ou vers les ténèbres ? L’Écriture aujourd’hui nous fait mesurer l’enjeu de ce don immense que Dieu nous a fait : notre liberté. Nous lisons en effet : « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. » (Sir 15,17)

    Bien sûr il y a des choix anodins, comme de mettre du ketchup ou de la mayonnaise sur ses frites, ou de manger ceci plutôt que cela. Mais d’autres choix sont des choix qui nous impliquent profondément. Ils concernent tellement notre identité de fils, de fille de Dieu, qu’ils deviennent des choix de vie ou de mort.

    Bien sûr, en régime chrétien, si nous parvenons au salut, à la vie éternelle, c’est en raison de l’œuvre du Christ, c’est le don de sa vie qui peut nous rendre vivants pour toujours. Nous ne faisons pas la conquête du Ciel par nous-mêmes. Mais Dieu ne nous sauve pas sans nous. La façon dont il a formé son peuple pendant toute l’histoire du peuple hébreu depuis la sortie d’Égypte doit nous instruire. C’est en donnant une Loi aux hommes que Dieu leur témoigne son amour. Bien souvent il dit que c’est en écoutant sa parole qu’on trouvera la paix et la vie. Cette Loi, Jésus affirme qu’il ne vient pas pour l’abolir, en messie cool qu’il serait. Il dit qu’il vient « l’accomplir » (Mt 5,17), et il enseigne comment.

    Il enseigne que ce n’est pas anodin, la façon dont nous traitons les autres, dont nous les respectons ou pas. Il en va de notre salut. Bien sûr, il n’est pas question de tuer ; mais on ne peut pas non plus penser être sauvé en insultant son frère, en le méprisant — et, cela va sans le dire, en le frappant. Si on veut donner à Dieu l’occasion de nous saisir pour nous donner la vie, il est temps de faire notre partie du chemin et prendre notre part de la réconciliation. Bien sûr, l’autre pourra refuser, ou demeurer une telle menace que nous devrons rester loin de lui. Mais notre cœur au moins voudra la paix et le pardon.

    Jésus parle aussi de la manière dont on traite les personnes qui nous attirent. Même la façon de regarder une femme dit quelque chose de ce qui se joue en nous, salut ou perdition. L’exemple que Jésus donne de se couper une main ou s’arracher un œil pour demeurer dans la pureté nous montre l’intensité du combat que beaucoup d’entre nous ont à mener. Il ne s’agit pas de se rassurer en pensant : tout le monde vit comme cela. Et bien que ce combat soit parfois décourageant, il faut le mener sans cesse, et demander souvent à Dieu la grâce. Il en est de même pour la fidélité dans le mariage. Elle n’est pas donnée une fois pour toutes, vous le savez bien. Mais dans l’évangile Jésus vient de disqualifier le remariage. Il est bon d’en tenir compte, d’accueillir son interpellation et, le cas échéant, voir comment avancer vers mieux.

    Enfin, nos choix de vie ou de mort se jouent aussi au niveau de notre parole. Dans un monde où le mensonge revient en force, où les personnes les plus haut placées étalent leur mauvaise conduite, ne nous laissons pas non plus décourager. La société, la famille, ont besoin d’hommes et de femmes de parole, pour qui « oui » est « oui » et « non » est « non », même quand cela leur coûte. Qu’il est bon de pouvoir avancer dans la lumière de la vérité et de s’abriter à l’ombre d’un cœur droit !

    Enfin, si dans tous ces domaines nous avons l’impression de perdre quelque chose en écoutant le Christ, sachons que nous gagnons tout et que le Maître de la vie saura nous récompenser. Que l’Esprit Saint nous montre comment coopérer à notre salut, comment traduire dans nos choix l’œuvre de vie que Dieu veut faire en chacun de nous !