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liturgie

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    2025, une année où La Nef a continué à soigner ses articles et à nourrir le débat de fond. Florilège ci-dessous. 

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    Vous trouverez ci-dessous quelques articles de cette année écoulée. 

    Chaque mois, La Nef prend part au débat, et s’efforce de remplir ses pages de beaux articles, en tenant une ligne d’exigence intellectuelle pour appréhender au mieux les réalités naturelles et surnaturelles, en restant fidèle au Magistère de l’Église et en cultivant l'amour des choses de l’esprit. 

    Nous sommes convaincus que tout ce travail est capital, qu’il participe fortement à former les catholiques et à faire entendre une voix catholique au-delà des frontières de l'Église.

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    Christophe et Élisabeth Geffroy 

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  • Léon XIV : Fins et commencements

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : Fins et commencements

    La messe de la veille de Noël en la basilique Saint-Pierre a été marquée par une série de symboles, illustrant tous comment le pape Léon XIV s'oriente à grands pas vers une transition définitive, qui devrait débuter véritablement dès la fin du Jubilé.

    Il y a notamment trois petits signes à prendre en compte.

    La première : Léon XIV souhaitait saluer personnellement la foule sur la place avant les festivités du soir et la remercier.

    C'est un geste qu'il affectionne particulièrement et qu'il a souvent accompli depuis son accession au pontificat. Cependant, pour la première fois, le pape portait l'écharpe blanche ornée des armoiries épiscopales. Jusqu'alors, ces armoiries n'avaient pas été portées, et beaucoup avaient interprété cette apparition comme un signe concret de continuité avec le pontificat de François, et plus précisément avec la déconstruction des symboles intervenue sous son pontificat.

    L'apparition de l'écharpe ornée des armoiries brodées contredit cependant ce récit.

    Le fait que cette écharpe soit apparue la nuit de Noël, au début de la fin de l'Année sainte ouverte par le pape François, est également révélateur.

    Le deuxième signe se trouve dans les paroles de Léon XIV .

    Son homélie de la veille de Noël présentait deux particularités : elle citait la dernière homélie de Noël de Benoît XVI en tant que pape et la dernière homélie de Noël du pape François.

    En substance, Léon XIV s'appuyait sur l'héritage de ses deux prédécesseurs, retenant le meilleur de chacun et cherchant à les harmoniser. Mais ce faisant, il affirmait aussi sa singularité en tant que pontife, un pontife qui ne renierait pas les aspects positifs du passé, mais qui tracerait également sa propre voie.

    Il s'agit d'un pontificat différent.

    Le troisième signe est en réalité apparu quelques jours plus tôt, dans les vœux de Noël de Léon à la Curie romaine le 22 décembre.

    Les discours du pape François devant la Curie romaine étaient très attendus, car il en a profité pour s'en prendre violemment à cette dernière. Nul n'a oublié son allocution sur les quinze maux qui affligent la Curie, suivie de celle consacrée aux remèdes à ces maux.

    Cependant, Léon XIV a démontré dès le départ qu'il n'avait ni l'intention ni l'envie d'attaquer ceux qui travaillaient au Vatican.

    En effet, il a déclaré d'emblée que « les papes vont et viennent, la Curie demeure », témoignant ainsi de sa reconnaissance pour le travail accompli dans l'ombre par nombre d'entre eux. Le ton de son discours n'était donc pas accusateur.

    Léon XIV a plutôt mis l'accent sur un thème : la communion. Il a conclu en demandant que l'amitié existe également au sein de la Curie romaine et qu'on ne se laisse pas aller à l'inimitié.

    Léon XIV devait gérer un héritage complexe laissé par le pape François. La fin de son pontificat, en particulier, avait alimenté l'amertume au sein de la Curie. Parallèlement, certaines intuitions cruciales du pape argentin avaient été oubliées. Ce n'était pas inhabituel dans un pontificat qui avait néanmoins duré douze années riches en événements. Léon se trouvait donc confronté à la tâche difficile de redécouvrir ces intuitions tout en évitant les écueils, ou plutôt, de panser les plaies sans condamner ni renier en bloc l'œuvre de son prédécesseur.

    Il a agi avec prudence, prenant certaines décisions gouvernementales qui ont annulé celles de François et, parallèlement, publiant les « documents suspendus » laissés à la fin du pontificat de ce dernier. Par cette prudence, le pape voulait faire passer un message : il respecte l’héritage du passé et n’a aucune intention d’instaurer un système de favoritisme si tous œuvrent de concert.

    La décision de Léon XIV de poursuivre les discussions sur la synodalité est également un signal fort à cet égard : Léon affirme clairement qu’il sera à l’écoute de tous et que chacun aura la possibilité de s’exprimer. Et, en définitive, c’est précisément l’objectif du consistoire des 7 et 8 janvier.

    Le 12 décembre, Léon XIV adressa une lettre à tous les cardinaux expliquant l'objet du consistoire . Le pape y énuméra quatre points en particulier :

    • une relecture de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium ;
    • une étude de la constitution apostolique Praedicate Evangelium, axée sur l’Église universelle et l’Église particulière ;
    • le synode et la synodalité comme instruments de collaboration avec le pontife ;
    • une « réflexion théologique, historique et pastorale approfondie » sur la liturgie, « pour préserver la saine tradition tout en ouvrant la voie à un progrès légitime », pour reprendre les termes de la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II sur la liturgie sacrée, comme le faisait Léon dans sa lettre.

    Ces quatre thèmes sont particulièrement révélateurs de la trajectoire de Léon XIV.

    Les deux premiers points concernent le texte programmatique du pape François et la constitution apostolique qui a conduit à la réforme de la Curie. D'une part, Léon XIV ne souhaite pas perdre l'élan missionnaire insufflé par le pape François, même si l'expression « Église tournée vers l'extérieur » n'a jamais été employée par lui. Le thème de la mission demeure néanmoins central.

    Il est nécessaire d'harmoniser les réformes de l'ère François, car la structure de l'Église ne peut être uniquement missionnaire. Un centre est nécessaire, et cela est compris par ceux qui, comme le Pape, ont été supérieurs d'une communauté religieuse possédant des maisons dans le monde entier.

    En outre, Léon XIV reformule l'idée de synodalité, la définissant comme une forme de collaboration avec le Pape, plaçant au centre l'idéal de communion qu'il a instauré au début de son pontificat.

    Cette communion se réalise aussi par une paix théologique sur des questions telles que la liturgie. C’était l’objectif de Benoît XVI, qui avait libéralisé l’usage du rite ancien dans le but précis de favoriser la communion et d’éliminer les courants extrémistes, notamment ceux qui considéraient la liturgie comme un instrument de contestation de l’ensemble du concile Vatican II.

    Léon XIV revient au Concile, mais il semble pleinement engagé à réaliser la pax theologica, ce qui n'intéressait pas le pape François, qui avait restreint l'usage de l'ancien rite, qualifiant de rétrogrades tous ceux qui s'en approchaient.

    L'approche de Léon XIV sera probablement modérée.

    Pas à pas, il a recentré tous les symboles de son pontificat, sans jamais renier François ; bien au contraire, il l'a cité plus que quiconque dans ses discours, allocutions et homélies. Il est peu probable que la réforme de la Curie souhaitée par le pape François subisse des revirements majeurs : ce serait complexe. Mais Léon XIV a déjà manifesté sa volonté d'apporter des ajustements et compte sur les cardinaux pour aborder la réforme dans son ensemble.

    Le fait qu'il s'appuie sur les cardinaux témoigne également de son approche synodale. Le pape François avait placé l'Église dans un état de synode permanent, mais un petit conseil de cardinaux a ensuite été convoqué pour gouverner avec lui ; cet organe, jamais institutionnalisé, servait de lieu de consultation et dépassait le cadre du collège des cardinaux.

    Le pape François a également apprécié les occasions spéciales, comme les rencontres avec les jésuites dans chaque pays qu'il a visité. Il ne s'agissait pas pour lui de favoritisme envers certains groupes religieux. Tous étaient égaux, mais certains l'étaient plus que d'autres.

    Invoquant la synodalité, Léon XIV appelle également à une plus grande participation de tous. Il le fait selon un concept de responsabilité partagée, que le pape a défini comme le « chemin de la paix » dans son homélie du matin de Noël.

    Les portes saintes commencent à se fermer ; l’Année sainte proclamée par le pape François touche à sa fin. Mais elles s’ouvrent sur un nouveau pontificat, dont les contours restent à définir : celui de Léon XIV.

  • Entretien avec le cardinal Burke sur la liturgie, Noël et le conclave

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    Du Catholic Herald :

     
    25 décembre 2025

    Entretien avec le cardinal Burke sur la liturgie, Noël et le conclave

    Ancien préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique et figure centrale de certains des débats les plus houleux de la vie catholique récente, le cardinal Burke est devenu, pour de nombreux catholiques, un symbole, parfois controversé et souvent mal compris, de continuité, de clarté et de résistance à la dérive théologique. Alors que l'Église entre dans un nouveau pontificat sous le pape Léon XIV et que les questions relatives à la liturgie, à l'autorité, à la jeunesse et à la tradition se font plus pressantes que jamais, les paroles de Burke revêtent une importance particulière.

    Dans cet entretien du jour de Noël, enregistré pour The Catholic Herald , le cardinal Burke parle du mystère de la Nativité, de son expérience du conclave, de ses espoirs pour l'Église et de la surprenante réapparition de jeunes catholiques attirés par la tradition plutôt que par la nouveauté et le spectacle.

    CH : Votre Éminence, Noël approche, et en son cœur se trouve le mystère du Verbe fait chair. Alors que l’Église s’apprête à célébrer la Nativité dans un contexte marqué par l’anxiété culturelle et les tensions ecclésiales, selon vous, à quoi les catholiques sont-ils particulièrement appelés aujourd’hui à se souvenir, ou peut-être à redécouvrir ?

    Cardinal Burke : Je crois que nous sommes appelés avant tout à nous souvenir de cette vérité simple et fondamentale : Dieu le Fils s’est fait homme. Par l’Incarnation, il a uni notre nature humaine à sa nature divine. Il a souffert, il est mort, il est ressuscité, il est monté à la droite du Père, et il est vivant avec nous aujourd’hui, présent dans l’Église et actif dans le monde.

    C’est pourquoi les catholiques doivent être remplis d’espérance. Dans le même temps, nous devons résister à la tentation du découragement, voire à celle d’abandonner notre foi catholique et la vie chrétienne. Le monde d’aujourd’hui est confronté à de nombreuses épreuves, guerres et conflits civils, ainsi qu’à de très graves problèmes moraux. Dans de telles circonstances, même les bons chrétiens peuvent se décourager ou être tentés de se retirer complètement du monde.

    Mais nous savons que le Seigneur est avec nous. Nous sommes dans le monde et nous sommes appelés, avec espérance et courage, à persévérer. Comme nous y exhorte saint Paul, nous devons « combattre le bon combat », rester fermes sur le bon chemin et être des hérauts de la vérité de Noël dans tout ce que nous disons et faisons : que le Christ est venu, qu’il demeure avec nous et qu’il sera avec nous jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

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  • Intende qui regis Israël : le plus ancien hymne de Noël attribué à saint Ambroise de Milan

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    « Intende, qui regis Israel ». Bien que cet hymne ne soit pas attribué à Ambroise lorsqu'Augustin le cite, des sources du Ve siècle nous apprennent que cet hymne est de l'évêque de Milan. Walsh confirme la probabilité qu'Ambroise ait institué le 25 décembre la fête de la Nativité à Milan, une pratique déjà en vigueur à Rome à cette époque.

    Prête l'oreille, ô roi d'Israël, toi
    qui sièges au-dessus des Chérubins,
    présente-toi devant Éphraïm,
    déploie ta puissance et viens.

    Rédempteur des Gentils, viens ;
    manifeste la naissance issue du sein de la vierge ;
    que chaque génération soit émerveillée ;
    une telle naissance est digne de notre Dieu.

    Non pas issue de la semence de l'époux,
    mais du souffle mystique de l'Esprit,
    la Parole de Dieu s'est faite chair
    et a prospéré comme fruit du sein de Marie.

    Le ventre de la vierge commence à se gonfler ;
    sa virginité reste intacte :
    l'étendard de ses vertus brille ;
    Dieu, dans son temple, vit et s'anime.

    Qu'il sorte de sa chambre,
    cour royale de chasteté,
    tel un géant de sa double nature,
    impatient de se hâter en chemin.

    Il part d'abord du Père,
    puis retourne à son Père ;
    il descend dans les royaumes d'en bas,
    puis remonte vers la demeure de Dieu.

    Tu es l'égal du Père éternel ;
    revêts-toi de ton trophée de chair
    et fortifie par ta puissance constante
    les faiblesses de notre corps.

    Ta crèche resplendit désormais,
    la nuit exhale une lumière inconnue ;
    une lumière que jamais la nuit ne pourra obscurcir,
    et qui brillera d'une foi inébranlable.

    Pour en savoir plus sur Ambroise, l'auteur de cantiques, consultez les articles ici et ici

  • Un enfant nous est né

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    Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.

    Un enfant nous est né, un fils nous est donné ; la souveraineté est sur son épaule. On l'appellera du nom d'envoyé du Grand Conseil.

    "Le texte du chant de l'Introït est extrait de l'une des grandes prophéties d'Isaïe annonçant le mystère de l'Incarnation, comme nous en avons entendu plusieurs au temps de l'Avent.

    La souveraineté sur son épaule évoque l'instrument par lequel il régnera, c’est-à-dire la Croix. Quant au Grand Conseil dont il est l'envoyé, c'est le grand dessein de la Sainte Trinité de sauver tous les hommes. Le texte d'Isaïe continue d'ailleurs par d'autres qualificatifs que l'on retrouve à d'autres moments de la liturgie de Noël, notamment à l'Introït de la messe de l'aurore. Il contraste singulièrement avec la faiblesse et la modestie de ce tout petit enfant : " Conseiller admirable, Dieu fort, Prince de la Paix, Père du siècle à venir. "

    La mélodie exprime à merveille la joie légère de Noël. Elle s'élance dès le début en un grand élan enthousiaste, puis elle s'apaise en une contemplation amoureuse, se nuançant d'un brin de mélancolie à l'évocation de la Croix, et elle s'achève par l'affirmation solennelle de la qualité de celui qui nous est envoyé. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 97 que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion : 

    Cantate Domino canticum novum quia mirabilia fecit 
    Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles.

    Commentaire extrait de Una Voce

  • Pièces grégoriennes pour la Nativité de Notre-Seigneur

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    Du site d'Una Voce :

  • O Emmanuel (antienne du 23 décembre)

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    O EMMANUEL, rex et legifer noster,
    expectatio gentium et salvator earum:
    veni ad salvandum nos, Dominus Deus noster.

    Ô Emmanuel (Isaïe 7, 14), notre roi et notre législateur (Isaïe 33, 22), espérance et salut des nations (Genèse 49, 10; Jean 4, 42): viens nous sauver, Seigneur notre Dieu (Isaïe 37, 20).

  • O Rex Gentium (22 décembre)

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    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    22 décembre

    O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti.

    O Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joint ensemble l’un et l’autre mur : Force de l’homme pétri de limon, viens, Seigneur, viens nous sauver

  • Hymne de l’Avent : Rorate caeli desuper

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    L'hymne du « Rorate Cæli desuper » est par excellence le chant grégorien du Temps de l'Avent. Son refrain est tiré du Livre d'Isaïe (45, 8) : « Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut ». Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le Juste, c'est-à-dire Dieu Lui-même, c'est le Saint-Esprit, et la terre qui s'ouvre sous cette influence céleste et fait germer le Sauveur, c'est bien évidemment le sein très pur de la Vierge Marie.  

    1. Roráte caeli désuper, et nubes pluant iustum.
    2. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste. 
    1. Ne irascáris, Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis:
    2. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice.

    ecce cívitas Sancti tui facta est desérta:

    Voici, la cité sainte est devenue déserte,

    Sion desérta facta est : Ierúsalem desoláta est:

    Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation,

    domus sanctificatiónis tuae et glóriae tuae, ubi laudáverunt te patres nostri

    la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.  

    1. Peccávimus, et facti sumus tamquam immúndus omnes nos,
    2. Nous avons péché et sommes devenus impurs.

    et cecídimus quasi fólium univérsi

    Nous sommes tombés comme des feuilles mortes

    et iniquitátes nostrae quasi ventus abstúlerunt nos :

    et nos iniquités nous ont balayés comme le vent.

    abscondísti fáciem tuam a nobis, et allilísti nos in manu iniquitátis nostrae.

    Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

    1. Vide Dómine, afflictiónem pópuli tui
    2. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple,

    et mitte quem missúrus es :

    et envoie celui que tu dois envoyer :

    emítte agnum dominatórem terrae, de petra desérti, ad montem fíliae Sion :

    envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion,

    ut áuferat ipse jugum captivitátis nostrae

    afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

    1. Consolámini, consolámini, pópule meus, cito véniet salus tua.
    2. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut,

    Quare mærore consúmeris, quia innovávit te dolor ?

    Pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ?

    Salvábo te, noli timere; Ego enim sum Dóminus Deus tuus,

    Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu,

    Sanctus Israël Redémptor tuus.

    Le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

    JPSC

  • Les pièces grégoriennes du 4ème dimanche de l'Avent

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    Du site d'Una Voce :

    Quatrième dimanche de l’Avent

    « Intr. Roráte caéli » Quatrième dimanche de l'Avent
     

    Les moniales bénédictines de l’abbaye Notre-Dame d’Argentan dirigées par notre amie Denise Lebon chantaient les cinq pièces de cette messe, isolées pour les choristes. Le disque “Dominus veniet” a paru en 1998.

    Continuer sur le site d'Una Voce

  • O Oriens (21 décembre)

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    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    21 décembre

    O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol iusticiae : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.

    O Orient, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice : Viens, Seigneur, illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort

  • 18 décembre : "O Adonaï"

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    Commentaires sur les grandes Antiennes « Ô »
    par Dom Guéranger dans « l’Année Liturgique » 

    18 décembre : « Ô Adonaï » (source)

    « Ô Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver. »

    Ô Seigneur suprême ! Adonaï ! venez nous racheter, non plus dans votre puissance, mais dans votre humilité. Autrefois vous vous manifestâtes à Moïse, votre serviteur, au milieu d'une flamme divine ; vous donnâtes la Loi à votre peuple du sein des foudres et des éclairs : maintenant il ne s'agit plus d'effrayer, mais de sauver. C'est pourquoi votre très pure Mère Marie ayant connu, ainsi que son époux Joseph, l'Edit de l'Empereur qui va les obliger d'entreprendre le voyage de Bethléhem, s'occupe des préparatifs de votre heureuse naissance. Elle apprête pour vous, divin Soleil, les humbles langes qui couvriront votre nudité, et vous garantiront de la froidure dans ce monde que vous avez fait, à l'heure où vous paraîtrez, au sein de la nuit et du silence. C'est ainsi que vous nous délivrerez de la servitude de notre orgueil, et que votre bras se fera sentir plus puissant, alors qu'il semblera plus faible et plus immobile aux yeux des hommes. Tout est prêt, ô Jésus ! vos langes vous attendent : partez donc bientôt et venez en Bethléhem, nous racheter des mains de notre ennemi.