Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

A Bruxelles : des soins palliatifs à bout de souffle

IMPRIMER

Une synthèse de presse de gènéthique.org :

Bruxelles : des soins palliatifs à bout de souffle

29 septembre 2026

En région bruxelloise, « l’explosion du nombre de demandes de prise en charge, le sous-financement chronique des équipes de soins, les défaillances du système global de santé et la politique d’austérité budgétaire minent gravement le fonctionnement des associations » qui assurent des à domicile.

Des besoins en forte croissance

« Aujourd’hui, on parle de soins palliatifs précoces et intégrés. Précoces, parce qu’ils peuvent être entamés dès le diagnostic de la maladie incurable, et intégrés, parce qu’ils ne sont pas en opposition avec les soins curatifs, comme on l’entend parfois », explique Céline Van der Cam, directrice de la Palliative and Continuing Care Federation of Brussels.

En outre, le suivi s’étend aux maladies chroniques auxquels s’ajoutent les patients gériatriques. « Bien qu’ils ne soient pas atteints d’une pathologie incurable, ils présentent de multiples fragilités et entrent désormais dans le champ des soins palliatifs », indique la directrice de la fédération.

Des lits qui « coûtent cher » et « rapportent peu »

A Bruxelles, pour l’ensemble du réseau hospitalier, seule une soixantaine de lits palliatifs est disponible. « Les lits de soins palliatifs coûtent très cher, davantage que les lits de soins aigus, en raison de la norme de personnel qui y est attachée : 1,5 équivalent temps plein par lit », précise Céline Van der Cam.

« Or, s’ils coûtent cher, ces lits rapportent peu, car en fin de vie, les actes techniques qui génèrent des revenus pour l’hôpital ne sont plus pratiqués s’ils ne procurent pas de confort supplémentaire au patient », souligne-t-elle.

« Faute de moyens suffisants, le nombre de patients qui n’ont pas pu être assistés a augmenté de 210% entre 2024 et 2025 »

Ainsi, « faute de moyens suffisants, le nombre de patients qui n’ont pas pu être assistés a augmenté de 210% entre 2024 et 2025. Et la tendance s’amplifie malheureusement en 2026 », déplore la directrice. « Pour les équipes de soignants, c’est un crève-cœur, confie-t-elle. Leur travail consiste à accompagner les patients et leurs proches le mieux et le plus rapidement possible. Or, même en déployant une énergie folle, ils n’y arrivent plus. » La conséquence : « des patients sont mis de côté ».

Céline Van der Cam interpelle : « Plutôt que comme une dépense, le financement des soins palliatifs à domicile devrait être vu par les pouvoirs publics avant tout comme un investissement, susceptible d’épargner beaucoup d’argent à la sécurité sociale, par exemple en limitant les hospitalisations sauvages ou les soins techniques qui ne sont plus nécessaires ». « Les soins palliatifs, c’est un véritable win-win, tant pour les soignants, qui peuvent travailler de manière plus sereine, que pour le patient et sa famille, qui sont pris en charge correctement et à temps, avec un vrai projet thérapeutique permettant d’éviter les situations d’urgence catastrophiques. »

Source de la synthèse de presse : Paris Match, Frédéric Loore (27/09/2026)

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel